Wiki Guy de Rambaud
Advertisement

.

.

.

.

.


                                 Vicomtes de Castellbó


.

.

.

.

.


La vallée de Castellbó.

Blason commun aux Castellbó et aux Mottet sur la collégiale de Santa Maria de Castellbò, Alt Urgell.

Castellbò vu de la Creu del Pal (années 1920, la croix est détruite à la masse pendant la Guerre Civile, en 1936[1].

Légendes de Castellbo, Vilamur et des valles d'Andorre.

Stèle commémorant le paréage de 1288.

Evolution de la vicomté de Castellbò.

Plusieurs comtes de Foix, descendants des vicomtes de Castelbon, utilisent les armoiries de Castellbò dans leurs propres armoiries, comme Roger IV, fils de Ermessenda (1286 - 1230) Vicomtesse de Castellbò et de Cerdagne (1226 - 1230).


Vicomtes de Castelllbó (Castelbon). Le blason des vicomtes de Castellbó - D'or au chef de sable chargé de trois losanges d'or - est aussi le blason des premiers Mot(t)et (Arles-Dauphiné-Tarascon-Provence-Mantes-Paris). Jean de Matha ou Mota, qui est de la famille des Motet-Mota qui vient à Arles ou au sud des Alpes, avec les princes de Barcelone, est le :

... descendant d'une noble famille, qui était, nous disent d'anciens historiens, la troisième des neuf baronnies instituées par Charlemagne pour être l'honneur et le soutien de son trône. Cette famille, établie dans la péninsule espagnole, s'était illustrée encore dans les guerres sanglantes intervenues entre les chrétiens et les Maures...[2].

Les premiers vicomtes d'Urgel remplacent les Comtes d'Urgell quand ils vont au loin et touchent des impôts et des taxes comme les comtes et évêques d'Uugel. Ils doivent bien remplir leur mission[3]. Les Comtes d'Urgell ont des vicomtes dont le nom évolue avec le temps[4].

Ermemiro, Guiscafred, Ranlo, Simplici, Quintilla... sont les noms de ces vicomtes non héréditaires et oubliés d'Urgel, bien que leurs succès soient la clé pour que leur dernier descendant, le dernier vicomte d'Urgel, reçoive le pouvoir de leur seigneur sur le territoire, la vallée de Castellbò[5]. Les PREMIERS vicomtes d'Urgel résident tout au long du Xe siècle à Ciutat' (actuellement Castellciutat), dans le palais des Comtes d'Urgell[6].

Le titre de vicomte d'Urgel devient héréditaire en 953 du temps de Miró Ier cinquième vicomte d'Urgel (953 – 977)[7][8].

Borrel, comte d'Urgel et de Barcelone, abandonne en 989 le haut pays d'Urgel à Guillem Ier d'Urgel, sixième vicomte d'Urgel (977 - 1035)[9]. On ne peut comprendre la figure et l'importance de Guillaume Ier sans exhumer le souvenir de ses prédécesseurs[10]. La vallée de Castelllbó (Castelbon) est appelée Castro Leonis (Castell Lleó) avant le milieu du XIe siècle[11].

En 1094, les seigneurs du lieu sont dits vicomtes de Alto Urgel. Sur les terres méridionales de la Reconquista, les Cabrera, vicomtes de Gérone, descendants par les femmes du fameux Arnau Mir de Tost, leur bloquent toute possibilité d’extension au sud. Ils s’intitulent d’Ager. Nos vicomtes ne peuvent guère garder le nom d’Urgel car leur domaine se situe entre les vallées de Sant Joan et de Cabó[12].

La Vicomté de Castelbon est une juridiction féodale du (450 - 950), qui comprend la Vallée de Castellbó, la Vallée d'Aguilar et la Vallée Pallerols[13]. La vallée de Castelllbó (Castelbon) est toutefois appelée Castro Leonis (Castell Lleó) avant 950[14]. Elle est située sur le chemin entre le comté d'Urgell et le comté de Pallars. La transformation du toponyme de Castro Leonis en Castro Bono, peut bien marquer l’affirmation d’un nouveau pouvoir, celui du ban châtelain monopolisé ici par les héritiers des plus anciens vicomtes d’Urgel[15].

Le château de Castellbò (en français Castelbon) devient la résidence des vicomtes d'Urgel. Raimond-Mir du Haut-Urgel est sans doute le fils d'un Miro, vicomte de Urgel, en 1069, et le père d'un Pierre-Raimond, qui devient vicomte de Castelbon en 1126[16]. Car, passé le premier quart du XIIe siècle (1126), l’historique lignée des vicomtes d’Urgel, puis de Alto Urgel, prend le titre de Castelbon, car lleó (lion) devient (bon). C'est du temps de Pere vicomte de Alto Urgel, puis Ier Vicomte de Castellbò et Cerdagne(1114 – 1135)[17]

Une soi-disant indication claire de l'origine arthurienne du nom Castellbó est supposée exister, car le village s'appelle à l'origine Castel Leó . C'est une grave erreur de traduction. Castel Leó n'est pas dérivé du gallois Caerleon, qui correspond à Caer legionis et peut se traduire par la forteresse ou ville de la légion. Legio vient du verbe legere (lever une troupe) et n'a aucun lien avec le Leó (lion).

La proximité des vicomtes de Castelbon, dont les domaines touchent ceux de l'évêque d'Urgel, constitue un danger permanent pour ces prélats, car ils sont querelleurs avec leurs suzerains[18]. Les possessions de l'église d'Urgel, enchevêtrées dans celles des vicomtes de Castelbon, sont en effet constamment menacées par les garnisons des châteaux de ces seigneurs[19]. En 1135, une sentence arbitrale d'Ermengol VI d'Urgel accorde à Pere vicomte d'Urgel, puis Ier Vicomte de Castellbò (1114 – 1135) la possession de Castellciutat.

Arnaldeta de Caboet (Cabo c. 1164 - Castellbò 1201 ou 1203) se marie en 1185 avec Arnau Ier vicomte de Castellbò (1185 - 1226). Ce mariage avec est un évènement clé dans l'histoire d'Andorre. Le patrimoine des Caboet est incorporé à la vicomté de Castellbò, en 1199 : les vallées de Cabó et de Sant Joan et les droits sur la vallée d'Andorre en tant que seigneurs féodaux de l'église d'Urgel. Car Andorre appartient après ce mariage toujours à l'évêque d'Urgel.

C’est en apparence par le truchement d’un même fief que les trois maisons de Caboet, Castelbon et Foix s’immiscent en Andorre[20].

Au début du XIIIe siècle Arnaud de Castelbon se distingue, avec le comte de Foix, par des profanations d'églises dans l'Alt-Urgell et la Cerdagne. Les deux seigneurs seront jugés par l'Inquisition comme hérétiques cathares à titre posthume et, quarante ans après sa mort, le corps d'Arnaud de Castelbon sera exhumé et brûlé. A Castellbò, en 1237, 40 cathares sont brûlés vifs.

La fille d'Arnau Ier vicomte de Castellbò (1185 - 1226), Ermessenda (1286 - 1230) Vicomtesse de Castellbò et de Cerdagne (1226 - 1230) épouse en 1208 Roger-Bernard comte de Foix, le comte Roger Bernat II de Foix, qui règne sur la vicomté (Roger Bernat Ier de Castellbò) de 1230 jusqu'à sa mort (1240) au nom de leur plus jeune fils, Roger Ier vicomte de Castellbò (1230 - 1265), Roger-Bernard III, qui reçoit aussi par son mariage le Béarn.

Avec l’alliance des maisons de Castelbon et de Foix disparaît la dynastie des vixomtes de Castellbò issue de Miro. La vicomté de Castelbon fait, depuis le XIIIe siècle, partie des domaines de la maison de Foix[21]. La vicomté de Castelbon reste possession des comtes de Foix jusqu'au XVIe siècle.

.

.

.

.

.

Le comté d'Urgel (en brun foncé) dans le contexte de la Couronne d'Aragon. Castellbó est situé entre la Seu de Urgell et Sort dans le Pallars Sobira.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

BLASONS IDENTIQUES ET ORIGINES COMMUNES[]

.


Les Mottet/Mota d'origines catalanes selon Calixte de la Providence[]

.

Blason des Castelbon peint sur une poutre de la fin du XIIIe siècle (Gascón Chopo, R. Lobo i Sastre Càtars al pirineu català).

La famille Matha/Mota/Motet descend selon Calixte de la Providence d'un fameux guerrier, Mataplana, un Germain venu combattre pour Charlemagne les moros en 780, l'un des Neuf Barons de la Renommée[22].

Blason Mottet médiéval (Dauphiné-Provence).

Le blason des vicomtes de Castellbó - D'or au chef de sable chargé de trois losanges d'or - est aussi le blason des premiers Mottet (Arles-Dauphiné-Provence), mais aussi et surtout de leurs descendants (les Mottet de Tarascon et Paris).

En 1112, Douce de Gévaudan épouse Raimond-Bérenger III de Barcelone, comte de Barcelone, qui devient Raimond-Bérenger Ie de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat, pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partage le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone, lesquels s'opposent entre 1144 et 1162 à la maison des Baux au cours des guerres Baussenques. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Garsende de Sabran de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.

Jean de Matha ou Mota, qui est de la famille des Motet qui vient à Arles ou sud des Alpes, est le :

... descendant d'une noble famille, qui était, nous disent d'anciens historiens, la troisième des neuf baronnies instituées par Charlemagne pour être l'honneur et le soutien de son trône. Cette famille, établie dans la péninsule espagnole, s'était illustrée encore dans les guerres sanglantes intervenues entre les chrétiens et les Maures, et, pour léguer à ses descendants le souvenir toujours vivant des hauts faits d'armes de leurs ancêtres, elle avait fait graver dans ses armoiries un homme enchaîné proférant un cri de détresse ...[23].

Par ailleurs, la branche espagnole des trinitaires fait tout son possible pour employer la graphie Matha. En vain ! C’est un historien trinitaire, le père Giulio Cipollone découvre que la première mention de saint Jean de Matha ou Mota (1160 - 1213) parle Jehan de Mota, dans un document de 1545[24]. Ce nom de Mota est celui d’une famille qui compte des coseigneurs de La Motte, des proches du comte de Provence, des juristes, des ecclésiastiques, sans oublier les du Mottet de Séchilienne qui sont de l'ancien diocèse d'Embrun, comme Faucon. Bref, c’est un nom bien implanté en Provence. La famille Matha/Mota/Motet d'Arles compte des consuls, mais aussi des commandeurs de plusieurs ordres religieux. Le gentilhomme-troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1225 - 1300) est un membre de cette famille.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Hugue de Mataplana[]

.

Uc Mataplana.

Hugue de Mataplana est un guerrier d'origines germaines qui devient l'un des Neuf Barons de la Renommée qui reconquièrent l’ancienne Tarraconaise colonisée par les Sarrasins. Il est le capitaine des armées d'un prince germain ou gascon, Otger Cataló qui entre en Catalogne en 733 pour en chasser les Maures, avec 5.000 hommes. 733 c'est du temps de Charles Martel. Donc, il n'est pas un des soi-disant neuf barons que Charlemagne envoie vers 795 dans la Marca Hispanica (nord de la future Catalogne)[25], mais il s'agit peut-être d'un membre de sa famille.

Les premiers comtes et vicomtes sont des fonctionnaires amovibles de l'empire carolingien dans les différents territoires de la Marca Hispanica. À la fin du IXe siècle, il n'existe plus les baronnies primitives, dites immémoriales (Pinós, Mataplana, Montcada, Queralt, Erill, Orcau, Cervelló, Cruilles, Centelles, Castellvell, etc.)[26]. Il est donc impossible d'établir une généalogie et même un lien entre Mataplana et ses éventuels descendants.

En ce qui concerne Gombreny, un document ancien parle du château de Montgrony, dans la Plà de Sant Pere, existant en 875, et qui doit être une tour romaine[27]. Le château de Mataplana, bâti vers 950, et refait ou restauré au XIIe/XIIIe siècles, n'est peut-être pas à l'emplacement du premier château. La plà c'est la plana. Mata c'est tuer mais mota c'est la motte notamment castrale en espagnol.

Il est très difficile d'établir une généalogie ascendante avant Ermeniro, premier vicomte d'Urgel (929 - 941) et d'Osona, qui est mentionné en l'an 929. Il est identifié à Ermeniro Ier vicomte d'Osona. Celui-ci est l'ancêtre commun des Castellbó et des Mottet.

.

.

.

.

.


Un des deux mythes fondateurs de la Catalogne : neuf barons venus de Germanie devenus des chevaliers jurent devant l’autel de la Vierge noire de débarrasser la terre sainte de la future Catalogne et de la rendre aux chrétiens, dont Mataplana.

.

.

.

.

.

Les vicomtes de Fenouillet[]

.

Château vicomtal de Saint-Pierre de Fenouillet.

Raymond-Berenguer IV fait Euphème de Mota baron et lui donne la terre de Faudon.

La demeure familiale. Seule la tour est d'époque.

Ses parents sont Euphème de Mota et Marthe de Marseille, tous deux aussi nobles par le sang que par leurs mœurs chrétiennes. On pense qu'ils sont seigneurs de ce village et probablement aussi de la villa de Mathos[28].

La baronnie d'Euphème de Mota est un présent de choix offert en Provence par Raimond-Bérenger IV de Barcelone, comte de Catalogne, régent de Provence (1113 - 1162), à son vassal Euphème de Mota, pour reconnaître son loyalisme lors des Guerres baussenques (1144 - 1162). Euphème de Mota se bat aux côtés de son suzerain à Tarascon et Digne. En février 1147, Raimond-Bérenger IV de Barcelone prend Tarascon, où il reçoit l'hommage de trente barons provençaux. Il marche jusqu'à la Provence et les Alpes, en combinant les succès militaires et la diplomatie habile. Il reçoit les serments de fidélité de cinquante seigneurs anciens partisans de Raymond des Baux. Euphème de Mota contribue à vaincre Raymond, comte des Baux[29].

Euphème s'installe en son fief, tout empanaché de gloire et d'amour. Il épouse en 1156 une Marseillaise, Marthe, fille du vicomte Raimond de Fenouillet][30], cela ne veut pas dire que Raimond de Fenouillet, son grand-père est vicomte de Marseille, comme le racontent certains hagiographes. Les vicomtes de Fenouillet sont Catalans. On trouve en effet en 1067 et 1073 un Udalger de Fenouillet, vicomte de Fenouillèdes, qui souscrit en 1070, avec son fils Pierre, à l'union du monastère Saint-Martin de Lez-sur-l'Aude, dans le même païs, à celui de Saint-Pons[31].

Pierre de Fenouillet, fils d'Hugues de Saissac et petit-fils de Pierre de Fenouillet, dernier vicomte de Fenouillet, demande l'annulation de la condamnation de son grand-père par l'Inquisition en 1269. Le famille de Jehan perd sa vicomté car ils sont cathares, mais aussi vassal du roi d'Aragon. Pierre de Fenouillet de Barbaira, faydit ?comme les Vicomtes de Castellbó, prend part à la victoire occitane de Baziège en 1219[32]

Euphème de Matha, baron de Faucon, son père, et Marthe de Fenouillet et Champeaux, sa mère, sont aussi pieux que nobles[33]. Toujours selon ses hagiographes, sa mère est avertie par Marie des destinées futures de l’enfant qu’elle porte encore dans son sein.

Raymond Motet (ca 1160 - 1225) est certainement l'un de ses frères. Il est précepteur général (1222-5) des Hospitaliers au Moyen-Orient[34].

.

.

.

.

.


Vue du château vicomtal Saint-Pierre de Fenouillet depuis le château de Sabarda.


.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LES VICOMTES DE URGELL - ALTO URGEL - CASTELLBO Y CERDAÑA - FOIX Y CASTELLBO[]

.

La collégiale Santa Maria de Castellbò et le château vicomtal connu entre les IXe et Xe siècles en tant que Castro Leonis[35].

Les Vicomtes de Castelllbó (Castelbon) sont d'abord des vicomtes d'Urgel non héréditaires, c'est eux qui remplacent les Comtes d'Urgell quand ils ont au loin. Ils doivent bien remplir leur mission[36]. Les Comtes d'Urgell ont des vicomtes dont le nom évolue avec le temps[37].

Les vicomtes d'Urgel deviennent une dynastie à partir de 953, puis en 1094 ils sont cités comme vicomtes de Alto Urgel. La vallée de Castelllbó (Castelbon) est appelée Castro Leonis (Castell Lleó) avant le milieu du XIe siècle[38]. Les vicomtes de Alt Urgell prennent le nom de cette vallée, en 1026, mais lleó (lion) devient (bon).

Au XIe siècle, les vicomtes d'Urgell, déjà de Castellbò, comme nous le verrons plus loin, on le droit à une partie des impôts et taxes comme les Comtes d'Urgell et les évêques de la Seu d'Urgell[39].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LES VICOMTES D'URGELL (929 - 1094)[]

.

La capitale du comté d'Armengol est Castellciutat, château qui de nous jours domine la ville de la Seu d'Urgell.

L'absence de références documentaires ne doit pas faire douter que les vicomtes d'Urgell résident tout au long du Xe siècle à Ciutat (actuellement Castellciutat), lieu où les Comtes d'Urgell ont leur palais[40].

Les vicomtes ne sont que des administrateurs des comtes et n'ont pas de territoire à eux. Ce n'est e qu'à la fin du Xe siècle, qu'ils ont des fiefs importants à eux. C'est pourquoi nous pensons pouvoir avoir placer les vicomtes au plus près du cœur du pouvoir politique d'Urgell de ces années, et cet endroit n'est autre que le palais de Ciutat (actuellement Castellciutat)[41].

Castellciutat, indistinctement appelé Castello Ciutat par les habitants du village, peut être considéré comme un faubourg de la cathédrale. C'est là, en face de la ville épiscopale de la Seu de Urgell que se trouve le centre des domaines des vicomtes de Castelbon. .

.

.

.

.

Les vicomtes d'Urgell non héréditaires (929 - 953)[]

.

Charlemagne rejoignant la Marca Hispánica par la vallée voisine du futur comté d'Urgell, celle d'Andorre. Les familles régnant sur les principautés sont d'origines wisigothes.

Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò (A l'époque des vicomtes d'Urgell : origines, histoire et territorialisation de la lignée Castellbò).

Église romane, vue sur les trois absidioles et les remparts. Simplicio, quatrième vicomte d'Urgell (95? - 953)], en 946 fait don d'un allodialis du comté d'Urgell au monastère de La Grassa.

Au printemps 949, le vicomte Simplici, accompagné de son épouse, la vicomtesse Quintilla, fait don à Santa Cecília d'Elins de l'église de Sant Pere d'Abella.

Les premiers vicomtes d'Urgell ne sont pas connus avant le Xe siècle. Ils ont des propriétés allodiales dans le pagus d'Urgell, ce qui semble indiquer qu'ils se connaissent, mais on ne pas de titre héréditaire, selon la Gran enciclopèdia catalana (GEC). Ils sont quatre vicomtes :

- Ermemiro,

- Guiscafredo,

- Maiol,

et Simplicio.

Ils ne sont pas parents entre eux, ni avec Guillem Ier d'Urgell, vescomte d'Urgell (977 - 1035)Guillaume. Ce titre ne devient héréditaire qu'au Xe siècle[42] du temps du père de Guillaume, Miró Ier cinquième vicomte d'Urgell (953 – 977).


  • Ermeniro (ca 900 - 949), Premier vicomte d'Urgell (929 - 941), qui est mentionné en l'an 929. Il est identifié à Ermenir Ier vicomte d'Osona[43].


  • Giscafredo, cité en 941, est un bourreau, fonction attribuée à d'éminents propriétaires ruraux. Du fait de sa position élevée, il peut s'élever au plus haut dans la société au milieu du Xe siècle. A Urgell, le bourreau Giscafredo accède à la vicomté vers 949[44]. Il a des propriétés en franc-alleu dans le pago de Urgell en 941[45]. La première mention d'un vicomte d'Urgell se trouve dans l'année 923. A cette date, le vicomte Guiscafred et sa femme Ranlo se rendent à acquérir par achat auprès de l'abbé Teoderic de Sant Serni de Tavèrnoles certaines terres situées dans la ville d'Eres, dans la vallée de Castellbò[46]. Le Vicomte Guiscafred, quelques années plus tard, en 941, vend à la comtesse Adélaïde, qui n'est pas la fille de Sunyer comte d'Urgel et de Barcelone et Riquilda de Tolosa, quelques tours et l'église de Santa Léocadie[47]. Guiscafred et sa femme Ranlo, qui est abbesse à la fin de sa vie sont les parents de Simplicio quatrième vicomte d'Urgell (95? - 953).


  • Mayol est le troisième vicomte d'Urgell (9?? - avant 953) et est mentionné en l'an 946. Il est marié à Esther, mais pas le père de Simplicio quatrième vicomte d'Urgell 956 - c. 960, qui suit[48]. Le donateur en 946 au monastère de La Grassa d'une propriété allodiale situé dans le comté d'Urgell n'est pas le même personnage que Mayol de Narbonne ou de Macon, connu uniquement de façon posthume par une donation du 15 juin 911. Maiol est peut-être vicomte d'un autre territoire et posséde des biens à Urgell, comme

le vicomte Ermemir d'Osona possessionné aussi à Urgell[49].


  • Simplici est le quatrième vicomte d'Urgel (949 - 958). Il est mentionné en l'an 956. C'est lui qui en 946 fait don d'un allodialis (qui a trait à un alleu) du comté d'Urgell au monastère de La Grassa, dont les possessions s’étendent de l’Albigeois jusqu’à Saragosse. Il n'est pas le fils du vicomte Mayol de Narbonne ou du vicomte de Macon. Simplici est marié à Quintilla[50]. Au printemps 949, le vicomte, accompagné de son épouse, la vicomtesse Quintilla, fait don à Santa Cecília d'Elins de l'église de Sant Pere d'Abella propter remedium animas nostres sive et de patre nostro Wiscafredo vicescomite, et de matre nostra Ranilo abbatisie[51].

.

.

.

.

.

Les vicomtes d'Urgel héréditaires (953 - 1094)[]

.

Vicomtes d'Urgel, puis de Castelbon[52].

Guillem Ier d'Urgell, vicomte d'Urgel (977 - 1035) est le premier à hériter les possessions et titres à la mort de son père, Miró Ier cinquième vicomte d'Urgel (953 – 977)[53].

La donation du comte Borrel au vicomte Guillem Ier d'Urgell, vescomte d'Urgell (977 - 1035), en 988 est l'origine de la puissance territoriale des vicomtes de Castelbon[54].

Guillem Ier d'Urgell, vescomte d'Urgell (977 - 1035) transmet le tout à son fils Miro II, 1037 – 1079, vicomte de Castelbon[55]. Ramon d'Urgell neuvième vicomte d'Urgell (1079 - 1094) devient en 1094 Ramon d'Urgell vicomte de Alto Urgel (1094 – 1114)[56] qui teste en 1141.

.

.

.

.

.

Miró Ier cinquième vicomte d'Urgell (953 – 977)[]

.

Miró obtient, en 975, de l'évêque Guisad (II) d'Urgell la consécration de l'église (futur cathédrale) Santa Maria de Solsona.

Miró Ier cinquième vicomte d'Urgell (953 – 977)[57] est né vers 925. Miró est un vieux nom, provenant de la racine gothique mir (célèbre, éminent)[58], un patronyme assez fréquent au moyen-âge. Miron Ier Vicomte d'Urgel est cité entre 953 et 975. C'est à l'été 959 que le comte Borrell II vend à son fidèle Miró un alou qu'il faut imaginer de grande taille[59]. Avec cette vente, au sud de la ville de Solsona, Borrell demande à son fidèle vicomte d'installer de nouveaux colons pour organiser une sorte de réseau défensif sur la frontière qui, au moins, alerte des raids des musulmans[60]. Miró obtient, en 975, de l'évêque Guisad (II) d'Urgell la consécration de l'église (futur cathédrale) Santa Maria de Solsona.

Miró Ier meurt avant 984 : cette année là, un moine nommé Oliba fait don d'un vignoble à Sant Pere de Solsona pour le bien de son âme et de celle du vicomte Miró[61].

Miró Ier épouse Riquilda, avec qui il a un fils, Guillem Ier d'Urgell, vescomte d'Urgell (977 - 1035)[62].

Nous ne savons pas qu'elle est son lien de parenté avec Ramon Ier sixième vicomte d'Urgell (977 - 988), cité en 988.

.

.

.

.

.

Ramon Ier sixième vicomte d'Urgell (977 - 988)[]

.

Ramon Ier sixième vicomte d'Urgell (977 - 988). Il est cité en 988.

.

.

.

.

.

Guillem Ier septième vicomte d'Urgell (988 - 1035)[]

.

1921. Castellbò, Alt Urgell. Les arches des rues médiévales de la ville. Les pierres viennent certainement des ruines du château.

Homme en armures datant du temps d'Ermengol Ier d'Urgell, comte d'Urgell (993 - 1010), portant le blason des comtes d'Urgell.

Guillem Ier, vescomte d'Urgell (977 - 1035)[63] doit être né vers les années 960 ou 965[64]. Guillaume hérite du titre de vicomte d'Urgel de son père Miron (Miró), il est le premier dans ce cas. Sa généalogie ne remonte malheureusement pas plus haut que son père Miron. Borrellus come et marchio (Borrel comte d'Urgel et de Barcelone et marquis) vend le fief dans le comitatu Urgellitano in valle Castro Leonià Gillelmo vicecomite et uxori tue Sancia par charte du 8 octobre 988 et cède notamment à l'évêque d'Urgel ses droits sur l’Andorre (988)[65]. Le testament de Borellus come du 24 septembre 993 nomme Filio meo Ermengaudo comite…et Guillelmo vicecomite et Wisballo cum filio suo Miro. Le testament de Ermengaudus... comes et marchio, en date du 28 juillet 1010, nomme Guillelmus vicecomes parmi ses exécuteurs testamentaires, et fait des legs aux maisons religieuses. Ermengaudo… comes et marchio accorde des alodes… in comitato Orgello in apenditio de Sancto Azisclo… dans villa Ortonoves… et dans villa Turbias situé en partie à Kastellobono…de Solanelo… à Monte-Kanino et à Jovo, à Atto par charte du 28 février 1029, souscrite par Guillemo vicecomes, Miro Guillelmo. Guillelmus vicecomes, Arnalli de Tost... ont souscrit la charte du 13 mars 1030 en vertu de laquelle Ermengaudus Urgellensis comes et marchio a fait don de biens à l'église d'Urgell (avant le 8 octobre 988)[66]. Guillem Ier vescomte d'Urgel (977 - 1035) combat dans plus d'une bataille comme celles d'Albesa (1003), de la Tora (1006) et, très probablement, de Cordoue (1010) aux côtés de Ermengol Ier d'Urgell, comte d'Urgell (993 - 1010). Dans ses cinquante dernières années, Guillem joue un important rôle politique dans le comté d'Urgell et a jete les bases de la vicomté de Castellbò. Ainsi, en 1036, lorsqu'il décide de s'engager sur le chemin de la Terre Sainte, il se rend compte qu'il a rempli sa tâche. A plus de soixante-dix ans ce vicomte d'Urgell quitte ses terres dans le but d'effectuer son dernier voyage[67]. Guillem Ier vescomte d'Urgel (977 - 1035) se marie deux fois. La première fois avec une dame nommée Sancha... Gillelmo vicecomite et uxori tue Sancia par charte du 8 octobre 988. Le testament de la vicomtesse Sancie est daté du 13 avril 1016 et nomme son fils Miro II[68]. La deuxième fois avec Ermengarda de Pallars. Il a deux enfants : son successeur Miro II est le huitième vicomte d'Urgel (1036 - 1079) et Riquilda.

.

.

.

.

.

Miro II huitième vicomte d'Urgell (1036 - 1079)[]

.

Mort de Ermengol III au siège de Barbastro, en 1065, dont Miro devient un collaborateur efficace et fidèle.

Miro II est le huitième vicomte d'Urgell (1037 - 1079)[69]. Fils et successeur de Guillem, vicomte d'Urgell et seigneur de Castellbò, et de sa première épouse Sança. Le testament de la vicomtesse Sancie est daté du 13 avril 1016 et nomme son fils Miron. Miron-Guillaume prête hommage au comte de Cerdagne à titre de vicomte d´Urgel par charte datée de 1040[70]. Miro II s'allie au comte et évêque Guillem Guifré de Cerdagne, bien qu'il s'en sépare bientôt et retourne à l'obéissance du comte d'Urgell, Ermengol III, dont il devient un collaborateur efficace et fidèle. Une charte datée de 1050 rapporte que Ermengaudus comes de Urgello in potestate Raimundi comitis de Barcelona et Elizabeth comitissæ donne en otages Mironem vicecomitem filium Guillelmi et Dalmacium Isarni pour l'exécution de son alliance avec Raimundus comes de Barchinona et Elizabeth comitissa contre Raimundum comitem de Cerdaniaet explique les causes du différend entre les parties[71]. Miron filius qui fui Sancie vicecomitisse jure hommage à l'évêque d'Urgel par charte du 4 novembre 1066[72]. Miro II épouse Gerberga fille de Miró ou Mir de Tost, soeur de Arnau Mir de Tost. Ils ont quatre enfants. Il est remplacé par son fils Ramon.

.

.

.

.

.

Ramon II d'Urgell neuvième vicomte d'Urgell (1079 - 1094)[]

.


Ramon d'Urgell neuvième vicomte d'Urgell (1079 - 1094) devient Ramon d'Urgell vicomte de Alto Urgel (1094 – 1114)[73]. Il devient Vicomte d'Alt Urgell à partir de 1094 (voir chapitre qui suit).

.

.

.

.

.

La Creu del Pal de Castellbò est détruite détruite à la masse pendant la Guerre Civile (1936)[74].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LES VICOMTES DE ALTO URGEL (1094 - 1126)[]

.

Le pont de Castellbó et trois blasons de cette famille.

Passé le premier quart du XIIe siècle (1126), l’historique lignée des vicomtes d’Urgell, puis de Alto Urgell (1094) prend le titre de Castelbon. Sur les terres méridionales de reconquête, les Cabrera, vicomtes de Gérone aux origines, mais surtout descendants par les femmes du fameux Arnau Mir de Tost, bloquent toute possibilité d’extension et s’intitulent d’Ager. Les notres ne peuvent guère garder le nom d’Urgel, qui glisse toujours plus au sud, quand leur domaine reste au cœur des Pyrénées. Possessionnés pour beaucoup entre les vallées de Sant Joan et de Cabó, ils optent pour la désignation de Castelbon où leur domination se révèle particulièrement nette (la transformation du toponyme de Castro Leonis en Castro Bono, peut bien marquer l’affirmation d’un nouveau pouvoir, celui du ban châtelain monopolisé ici par les héritiers des plus anciens vicomtes d’Urgell)[75].

.

.

.

.

.

Ramon II d'Urgell vicomte de Alto Urgel (1094)[]

.

Ruines du château de Tor qui cité est en 1102. Compte tenu de son emplacement stratégique, il intéresse la vicomté de Castellbò, l'évêché d'Urgel et les Comtes de Pallars.

Ramon II vicomte Alt Urgell (1094- 1114). L’historique lignée des vicomtes d’Urgell devient les vicomtes d'Alto Urgel (1094)[76]. Il y a des intrigues de Raimond et d'Arnaud de Castelbon pour obtenir la succession de la maison de Caboet. On a aussi les empiétements de Ramon sur les droits de l'Eglise de Urgel et ses intrigues en Andorre[77]. Ramon II aide efficacement ses seigneurs les Comtes d'Urgell dans la lutte contre les Sarrasins et la conquête de la partie sud du comté, du château de Gerp (1092) et de Balaguer (1106). En 1108, il conclut un accord avec l'évêque d'Urgell, Ot, sur le château de Terrassa, dont il obtient l'investiture féodale. Ramon II de Alt Urgell se marie avec Ermessenda, avec qui il a quatre enfants :

  • Estefania Malasignada, qui épouse le vicomte Guerau II de Cabrera (1066 - 1132), vicomte de Gérone, vicomte du Baix Urgell (anciennement vicomte d'Àger), seigneur de Cabrera et d'Àger.
  • Baldéric,
  • Guillaume.

.

.

.

.

.

Pere Ier Vicomte de Alto Urgel (1114 - 1126)[]

.

Pere Ier Vicomte de Alto Urgel (1114 - 1126) est le fils du vicomte (1079 - 1114) Ramon Bernat Ier d'Alt Urgell et d'Ermessenda. Il succède à son père Ramón Ier de Alto Urgel en 1114. Pierre Ier devient le premier vicomte de Castellbò, en 1126, après son union avec Sibila de Cerdaña (11?? - 1141), vicomtesse de Cerdaña et de Conflent (1134 - 1141). Il est l'illustre rejeton de l’ancienne famille des vicomtes d’Urgel, puis d'Alto Urgel.

.

.

.

.

.

La vallée de Castellbò, d'où les vicomtes d'Urgell prennent leur nom (Photo : Lluís Obiols Perearnau).

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LES VICOMTES DE CASTELBO Y CERDAÑA (1126 - 1226)[]

.

Vicomtes de Castellbó.

Le château de Castellbò (en français Castelbon) est la résidence des vicomtes d'Urgel qui prennent au début du XIIe siècle (1126) le nom de Castelbon. Bien que le titre de vicomte existe depuis quatre générations, il n'a jamais été réellement porté. Pere Ier Vicomte de Castellbò (1114 – 1135) est le premier vicomte à utiliser le nom de Castelbo, en 1126. C'est lui que nous considérons comme le plus ancien Castelbon.

C’est en apparence par le truchement d’un même fief que les trois maisons de Caboet, Castelbon et Foix s’immiscent en Andorre[78].

Les vicomtes de Castellbò le sont aussi de Cerdagne, puis avec Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226) seigneurs des vallées de Cabo, de Sant-Juan et d'Andorrer[79].

Mais du fait du mariage de Ermessende (1186 - 1237), vicomtesse de Castelbon, (en catalan Ermessinda de Castellbò, en espagnol Ermessenda de Castellbò), sa fille unique et héritière avec le comte de Foix, Roger-Bernard II de Foix (Roger Bernat), la dynastie des vicomtes de Castelbon issue de Miron tombe en qenouille.

.

.

.

.

.

Pere Ier Vicomte de Castellbò (1114 – 1135)[]

.

Transmission du titre vicomtal de Cerdagne entre 1080 et 1130[80].

Testament de Pierre de Castelbon en 1141.

Pere Ier Vicomte de Castellbò (1114 – 1135)[81] teste en 1141. L'union du Haut-Urgel et des vicomtés de Cerdagne et de Conflent attire à Pierre bon nombre d'inimitiés, dont celle de l'évêque d'Urgel qui voit d'un mauvais œil la montée de ce contre-pouvoir. Pierre de Castelbo épouse en 1126 Sibylle (Sibila) de Cerdagne, réunissant ainsi les deux vicomtés de Haut-Urgel et de Cerdagne. La charge de vicomte du Haut-Urgel perd alors sa fonction pour devenir un titre purement honorifique, et Pierre choisit ensuite de porter le titre de vicomte de Castelbon. Le fils de Ramon Bernat Ier vicomte d'Alt Urgell, Pere conserve le titre vicomtal et la seigneurie sur les trois castras. Dans le premier tiers du XIIe siècle, cette union matrimoniale offre à ces puissants vicomtes la possibilité d’étendre leur influence, depuis leur castrum de Castellbó, sur une écharpe de terres allant du Pallars au Conflent. Sur le terrain, le resserrement du pouvoir laïc autour d’une poignée de très puissants lignages rompt l’équilibre du jeu politique de ces hautes vallées et porte en germe les violentes querelles qui secouent la région aux XIIe et XIIIe siècles[82].

.

.

.

.

.

Ramon II de Castellbò 2e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1150 - 1185)[]

.

Ermengol VII d’Urgell (1154 – 1184) et son épouse Douce de Foix.

Ramon II de Castellbò est le 2e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1150 - 1185). Il est marié à Porcaria. Il y a des conflits au sujet du château de Ciutat (1130 à 1154) et celui de Terraza. Cet important château reste au vicomte de Castelbon. En 1161, Ramon II de Castelbon consent à oublier ses griefs contre son ancien allié, Arnau de Caboet[83]. Les premiers liens de vassalité entre les vicomtes de Castelbon et l'église d'Urgel datent de 1162 et concernent les châteaux de Monfarrer et de Terraza et la vallée d'Andorre[84]. Réconcilié avec l'église en 1171 par l'évêque d'Elna, qui agit comme arbitre dans ces différends, il joue un rôle de premier plan dans la concorde entre le prélat d'Urgell Arnau de Preixens et les hommes de la vallée d'Andorre en 1176.

La paix avec l'évêque de Urgel est conclue par l'entremise de G. Jordan, évêque élu d'Elne (1171)[85].

Raymond-Roger, Comte De Foix, accompagne le Roi Philippe-auguste en son second voyage d'Outremer, et à son retour fait la guerre à Ermengol VII, Comte d'Urgell, puis prend depuis le parti des Albigeois, ce qui lui attire une cruelle guerre dans son pays. Le fils de Ramon II, Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226), devient l'allié du comte de Foix et se marie en 1186 avec Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet.

.

.

.

.

.

Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226)[]

.

Arnaldeta de Caboet (Cabo c. 1164 - Castellbò 1201 ou 1203). Son mariage avec Arnau de Castellbò est un évènement clé dans l'histoire d'Andorre.

Arnaldeta de Caboet apporte en dot les vallées de Cabo, de Sant-Juan et d'Andorre.

Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226)] protège Guillem de Berguedà (environ 1138 - 1196), seigneur féodal et troubadour catalan qui dénonce les viols et sodomies de l'évêque.

Ermessende est élevée dans la foi cathare.

Contrat de mariage d'Ermessende.

Le petit-fils de Pere Ier Vicomte de Castellbò (1114 – 1135) est Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226). Arnaud, épouse vers 1185 Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet. Elle est la fille de Arnaud Mir de Caboet (1120 - 1170) et Ermergarda de Taus.

Le 19 juillet 1159, l'évêque Bernard Sanç signe un traité avec le seigneur Arnaud de Caboet, père de Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet. Ce traité confirme la souveraineté de l'évêque sur l'Andorre en même temps que le pays devient un fief des Caboet. Cependant, les deux signataires ne se soutiennent pas vraiment, notamment parce que les Caboet sont cathares. Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet vit sous la protection du comte d'Urgel, Ermengol VII, toute son enfance. Pour écarter la maison de Castelbon des possessions de celle de Caboet, l'évêque Arnaud de Perexens donne la main, en 1180, d'Arnalde de Caboet à Bertran de Tarascó à la demande du même comte[86]. Mais Bertran de Tarascó meurt peu de temps après († 1183/1184). S’il semble que par la suite les évêques d’Urgel n’ont guère à se plaindre d’Arnau de Caboet, ils subissent mille avanies de ses successeurs[87].

En 1185, le pacte se retourne contre le comte et l'évêque d'Urgel. Désobéissant aux conseils du successeur et fils d'Ermengol VII, Ermengol VIII, Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet épouse Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226) lié au catharisme. Arnaud obtient du comte d'Urgel l'investiture de la comtorie de Caboet (1185). L'évêque se plie aux circonstances et lui en donne lui-même l'investiture (1186)[88]. Ermengol VIII Lui fait cadeau du château d'Enclar, en 1190[89].

Les hostilités d'Arnaud contre le comte et l'évêque d'Urgel (1190 - 1194) reprennent. Le roi d'Aragon intervient. La paix conclue par Arnaud avec le comte d'Urgel, le 2 octobre 1190, lui vaut la concession du château de San Vicens en Andorre par ce dernier : c'est une nouvelle cause de dissentiment avec l'Eglise. Un accord est toutefois conclu entre elle et Arnaud par l'intermédiaire du roi d'Aragon (27 août 1194)[90].

Bertran de Tarascó, fils d'Arnalda meurt vers 1194/1198. Les droits de suzeraineté des Caboet sur les vallées de Cabo, de Sant-Juan et d'Andorre passent à la famille de Castellbó en 1199.

Avec Arnaud, la puissance des Castelbon est à son apogée et l'opposition avec l'évêque d'Urgel également. Mais à cause des nombreux conflits d'intérêts, et du fait qu'Arnaud est cathare, l'Inquisition le reconnaît comme hérétique. Quarante ans après sa mort, son corps et celui de sa fille sont exhumés et brûlés.

Ermessende (1186 - 1237), vicomtesse de Castelbon décide avant cela d'épouser un comte de Foix. Les Foix sont aussi cathares et veulent aussi posséder le trône de la couronne d'Aragon-Catalogne. C'est le début d'une guerre entre l'évêque et les Castellbò qui durera tout le reste du Moyen Âge.

Les Castellbò décident de ne pas rendre la vassalité à laquelle ils sont obligés et trouvent, à la fois, évêque et Castellbò, l'occasion d'affronter lors des croisades albigeoises. Au cours de ce conflit, les croisades contre les Albigeois sont l'occasion idéale pour débuter l'expansion. Le comte de Foix crée la ligue des barons, qui met à sac l'Andorre et la cathédrale d'Urgel. Le roi catalan-aragonais décide de protéger l'évêque d'Urgel. Mais une fois les croisades terminées, le problème n'est toujours pas résolu.

.

.

.

.

.


Dans les vestiges de l'ancien prieuré de Santa Maria de Costoja, dans la vallée de Castellbò, représentation du spectacle Cercamon, la pièce basée sur le roman de Lluís Racionero qui explique l'histoire du vicomte Arnau de Castellbò et de sa fille Ermessenda vers le XIIIe siècle.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

MARIAGE FOIX-CASTELBON[]

.

Timbre à l’effigie d’Ermessende vicomtesse de Castelbon (avec en bas les trois losanges d’or du blason de sa famille).

Ermessenda, fille unique d'Arnau de Castellbó et d'Arnalda de Caboet, épouse le comte de Foix, Roger Bernat II.

Ermessende (1186 - 1237), vicomtesse de Castelbon, (en catalan Ermessinda de Castellbò, en espagnol Ermessenda de Castellbò), est La fille unique d'Arnaud 3e Vicomte de Castellbò et de Cerdagne (1185 – 1226), marié en 1185 à Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet[91], fille et héritière d'Arnau de Caboet († 1170), marié à Ermergarda de Taus. La mère d'Ermessenda, Arnalda (Arnaua ou Arnaldeta) de Caboet, cède à son mari les droits sur les vallées d'Andorre, de Caboet et de Sant Joan (1199).

En 1208, cette relation évolue encore lorsque Ermessenda de Castellbo, la fille d'Arnalda de Caboet et du vicomte Castellbo, épouse le comte Roger Bernard II de Foix, transférant ainsi le fief d'Andorre à la maison de Foix[92]. Ce mariage unit trois des maisons les plus fortes des Pyrénées : Castellbó, Caboet et Foix.

Ermessende (Ermessinda) épouse Roger Bernat II de Foix en 1208, bien que l'évêque et le comte d'Urgel, Ermengol VIII, s'opposent à ce mariage. Ermessenda de Castellbò est vicomtesse de Castellbò et, par mariage, comtesse de Foix. Ermessenda de Castellbò joue un rôle décisif dans le cours des événements historiques, où elle se distingue par toute sa personnalité et sa foi indestructibles[93].

Roger Bernat II de Foix est administrateur de la vicomté de Castellbò (1230 - 1240), car leur fils est mineur.

A Castellbò, en 1237, 40 cathares sont brûlés vifs. En 1267, l'inquisiteur général de Catalogne, Pere de Cadireta, ordonne l'exhumation des restes d'Arnau de Castellbò et de sa fille Ermessenda, accusés d'hérésie cathare et les brûlent, laissant les cendres voler dans le vent. Les habitants de Castellbò s'emparent de l'inquisiteur et le mettent sur une chaise et lui jettent des pierres au point de le tuer, d'où le nom de Cadireta[94].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

COMTES DE FOIX-CASTELLBO (1208 - 1472)[]

.

Sceau du comte Roger IV de Foix (1241 - 1265) représentant le château et l'écu des vicomtes de Castellbò.

Els pariatges (segle XIII).

Gaston IV (27 novembre 1422 - 25 ou 28 juillet 1472) est le vicomte souverain de Béarn et le comte de Foix et Bigorre en France de 1436 à 1472. Il occupe également les vicomtés de Marsan, Castelbon, Nébouzan, Villemeur et Lautrec et est, en vertu du comté de Foix, coprince d'Andorre. À partir de 1447, il est également vicomte de Narbonne. Par son mariage avec Éléonore héritière du royaume de Navarre , il détient également le titre de prince de Navarre.

Avec l'alliance des maisons de Castelbon et de Foix la dynastie des vicomtes de Castelbon issue de Miro tombe en quenouille. Ermesenda de Castellbó i Caboet se marie à Roger-Bernard II de Foix, l'Andorre revient donc à la maison de Foix. Le temps et les alliances entre seigneurs n'atténuent pourtant pas les divergences entre les détenteurs des droits sur l'Andorre et les évêques d'Urgel, qui ne s'entendent pas avec les comtes de Foix.

  • Ermessinde de Castelbon, épouse Roger-Bernard II de Foix (Ier de Castelbon)

Les descendants d'Ermessende et Roger-Bernard II se succèdent pendant deux siècles, formant la dynastie dite de Foix-Béarn car les comtes de Foix sont alors également vicomtes de Béarn.

  • Roger IV de Foix (Ier de Castelbon)
  • Roger-Bernard III de Foix (II de Castelbon). Par son mariage en 1290, il devient vicomte de Béarn. Il est fils de Roger IV, comte de Foix, et de Brunissende de Cardona.
  • Gaston Ier de Foix-Béarn (1287 - 1315)
  • Roger-Bernard III de Foix-Castelbon
  • Roger-Bernard IV de Foix-Castelbon
  • Mathieu de Foix-Castelbon, dernier vicomte de Castelbon (1374 - août 1398). Son beau-père le roi Jean Ier d'Aragon meurt en 1395, sans laisser de fils. Mathieu revendique la succession, mais les Cortès choisissent Martin, le frère du roi pour lui succéder. Le duc de Berry et Mathieu lèvent une armée pour tenter le conquête du royaume, mais sont battus après dix huit mois de guerre. En représailles, Martin d’Aragon confisque la vicomté de Castelbon. Mathieu meurt à son tour en 1398 sans héritier, et sa sœur Isabelle de Foix-Castelbon lui succède jusqu'en 1412. Isabelle étant mariée à Archambault de Grailly, leur descendance formera la seconde dynastie, dite de Foix-Grailly.

Le jeu des alliances aboutit à une concentration des titres de noblesse sur un petit nombre de personnes, et Gaston IV de Foix-Grailly, comte de Foix de 1436 à 1472 est à la fois comte de Foix et de Bigorre, vicomte de Béarn, vicomte de Castelbon et vicomte de Narbonne. Même s'il descend des vicomtes de Castelbon, il nous est difficile de le considérer véritablement comme un porteur du nom Castelbon, et l'on franchit là la limite arbitraire de la zone d'intérêt de ce site.

Les comtes de Foix deviennent par alliance rois de Navarre en 1472, puis en 1589 Henri III de Navarre est couronné roi de France sous le nom d'Henri IV. C'est par cette lignée reliant Ermessende de Castelbon à son arrière-arrière petit-fils Henri IV que la co-principauté d'Andorre passe des vicomtes de Castelbon aux rois de France.


Les vicomtes de Castelbon cathares sont à l'origine de la principauté d'Andorre.

.

.

.

.

.

Les vallées d'Andorre, de la Seu de Urgell, de Villebo (Carte d'une partie de la Catalogne ... 1718-1719).

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

.


  1. Declaren bé cultural d'interès local la Creu del Pal de Castellbò
  2. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  3. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  4. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  5. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  6. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  7. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  8. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  9. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  10. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  11. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  12. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  13. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  14. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  15. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  16. Inventaires et documents: Layettes du Trésor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  17. Inventaires et documents: Layettes du Trésor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  18. Bibliothèque de l'Ecole des chartes - Page 100, 1885.
  19. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  20. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  21. Anthony R. Notes sur la vicomté de de Castelbon au début du XVIe siècle (1512-1528). In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 52, N°205, 1940. pp. 5-21.
  22. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  23. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  24. Giulio Cipollone, L'Ordre de la Sainte Trinité et de la rédemption des captifs (1198), les Trinitaires dans le Midi, dans Cahiers de Fanjeaux : Islam et chrétiens du Midi" (XIIe- XIV s.), 1983, p.135-156.
  25. Journal encyclopédique, Volume 1, Partie 1, Éditeur Everard Kints, 1775.
  26. Hidalguía, Volume 36, Partie 1. 1988.
  27. Els castells de Catalunya: nomenclàtor històric, toponímic per comarques, Monografies històriques de Catalunya, Lluís Almerich, Editorial Millà, 1947.
  28. Histoire des Alpes maritimes: une histoire de Nice et des Alpes du sud des origines au 17e siècle, Partie 1, Bibliouteca gioffrediana, Pietro Gioffredo, Hervé Barelli, Nice Musées, 2007.
  29. Les captifs libérés: les Trinitaires et Saint-Mathurin de Paris, Suzanne Moreau-Rendu, Nouvelles Editions Latines, 1974.
  30. Ruffi. Histoire de Marseille, t.2 . p.62. Achard, Histoire des Hommes illustres de la Provence ancienne et moderne, t.1, p.414.
  31. Histoire générale de Languedoc: avec des notes et les pièces justificatives, Alexandre Du Mège, Claude de Vic, Joseph Vaissete, Alexandre Du Mège, J.B. Paya 1842.
  32. La frontière des origines à nos jours: actes des journées de la Société internationale d'histoire du droit tenues à Bayonne, les 15, 16, 17 mai 1997, Maïté Lafourcade, Presses Univ de Bordeaux, 1998.
  33. Annales franciscaines, Volume 21, Poussielgue, 1897, p.352.
  34. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008.
  35. Baraut i Obiols, C., 1988-1989, p. 211-212 ; Baraut i Obiols, C., 1990-1991, pp. 57-58 et 143-145 ; Castells Catalans, Els , 1967-1979, VI (2), pp. 1209-1232 ; Catalunya Romànica, 1984-1998, VI , pp. 231-233 ; Gascon i Chopo, C., 2009, p. 7-8 ; Avalé, P., 1982, p. 6 et 8-9.
  36. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  37. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  38. Andorre, 10.000 ans d'histoire, Hugues Lafontaine, ‎Association La Méridienne du Monde Rural · 2016.
  39. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  40. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  41. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  42. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  43. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  44. La época medieval: administración y gobierno - Page 251. Pedro Andrés Porras Arboledas, ‎Eloísa Ramírez Vaquero · 2003.
  45. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  46. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  47. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  48. Révisât Hidalguía número 159. Año 1980 - Page 156.
  49. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  50. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  51. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  52. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  53. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  54. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  55. Inventaires et documents: Layettes du Tre︠sor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  56. Inventaires et documents: Layettes du Trésor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  57. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  58. Ensayo histórico etimológico filológico sobre los apellidos castellanos, José Godoy Alcántara, Éditeur M. Rivadeneyra, 1871.
  59. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  60. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  61. COSTA I BAFARULL, Domènec. Memorias de la ciudad de Solsona y su iglesia. Ed. Balmes. Barcelona. 1959. p. 614.
  62. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  63. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  64. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  65. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  66. VESCOMTES d'URGELL
  67. Quan els vescomtes d’Urgell eren: orígens, història i territorialització del llinatge dels Castellbò. Oliver Vergés Pons
  68. VESCOMTES d'URGELL
  69. Inventaires et documents: Layettes du Tre︠sor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  70. VESCOMTES d'URGELL
  71. VESCOMTES d'URGELL
  72. VESCOMTES d'URGELL
  73. Inventaires et documents: Layettes du Tre︠sor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  74. Declaren bé cultural d'interès local la Creu del Pal de Castellbò
  75. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  76. Inventaires et documents: Layettes du Tre︠sor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  77. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  78. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  79. Histoire et archéologie des terres catalanes au Moyen Âge, Soc003000 · 2017.
  80. BILLE, Élisabeth. Des vicomtes dans le Comté de Cerdagne : Du fidèle du comte au seigneur féodal (ixe–xiie siècle) In : Vicomtes et vicomtés : Dans l’Occident médiéval. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2008.
  81. Inventaires et documents: Layettes du Trésor des Chartes, Archives nationales (France) · 1909.
  82. BILLE, Élisabeth. Des vicomtes dans le Comté de Cerdagne : Du fidèle du comte au seigneur féodal (ixe–xiie siècle) In : Vicomtes et vicomtés : Dans l’Occident médiéval. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2008.
  83. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  84. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  85. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  86. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  87. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  88. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  89. Histoire et archéologie des terres catalanes au Moyen Âge, Soc003000 · 2017.
  90. Ecole nationale des chartes. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de ... pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Ecole nationale des chartes (France) · 1886.
  91. VIADER, Roland. L’Andorre du ixe au xive siècle : Montagne, féodalité et communautés. Nouvelle édition. Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2003.
  92. Southern Europe: International Dictionary of Historic Places - Page 30. Trudy Ring, ‎Noelle Watson, ‎Paul Schellinger · 2013.
  93. Actes del vuitè Col·loqui Internacional de Llengua i Literayura catalanes. Antoni M. Badia i Margarit, Michel Camprubí · 1989.
  94. Ermessenda de Castellbò. L'Enciclopèdia.cat. Barcelona: Grup Enciclopèdia Catalana.
Advertisement