Wiki Guy de Rambaud
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                                Sidoine Apollinaire

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Esquisse à l'huile de Baumgartner. Sidonius 5projet Tägliche Erbauung à Augsbourg (calendriers de saints et autres gravures de dévotion).

Noble gallo-romain de Lugdunum.

Sidoine Apollinaire.

Sidoine Apollinaire, Caius Sollius Apollinaris Sidonius, Sidonius Apollinaris est né le 5 novembre 431 à Lugdunum in Gallia[1] ou 432[2]. Il est décédé en août 486 à Augustonemetum, devenue Arvernis, (Civitas Arvernorum, en Arvernie)[3]. Il est enterré dans une église d'Arvernis (Clermont), et immédiatement considérée comme un saint par la vox populi. Ses reliques sont vénérées jusqu'à la Révolution où le reliquaire est détruit par des foules désireuses d'effacer du visage de la France les signes de son passé superstitieux et monarchique[4].


C'est un patricien gallo-romain. Son père, son grand-père, son arrière-grand-père, occupent la charge de praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules), sont praefectus urbi (préfet de Rome), ou ont des commandements en chef au Palais et à l'Armée[5][6]. Sa mère est sans doute apparentée aux Avitus, l'une des plus grandes familles d'Arvernie[7]. Il est gendre de l'empereur Avitus, qui lui-aussi est un Avitii.

Sidoine Apollinaire se cherche des protecteurs dans l'aristocratie de Rome[8]. Il devient un homme politique[9]. Il soulève Lugdunum in Gallia contre Majorien. C'un préfet de Rome en 468[10], comes d'Arvernie (Auvergne). Il est aussi sénateur romain, diplomate àToulouse.

Sidoine Apollinaire se retire de la cour et des affaires, en 461, dans la villae d'Avitacum, en Arvernie, que sa femme, fille de l'empereur Avitius a eu à son mariage en 452. C'est une villae rusticae, qui a des parties résidentielles, pars urbana, notamment une bibliothèque, des thermes et une piscine [11].

Sidoine, laïc, devient évêque d'Arvernis (Clermont) de 470 à 486, durant les dernières heures de l’empire romain. Emprisonné il est rétabli dans son siège. Il est vénéré comme un saint par l'Église catholique. À ne pas confondre avec saint Sidoine d'Aix, également vénéré dans le sud de la France.

Les dernières paroles éloquentes, inspirées du patriotisme romain, c'est l'évêque de Clermont qui les prononcent Il est bien remarquable que la terre de Vercingétorix soit aussi la dernière à résister, au nom de Rome, à l'invasion et à la conquête barbares.

On a les lettres de ce saint homme. Poète de qualité, Chateaubriand le met au premier rang de son siècle[12]. Il est l'auteur survivant le plus important de la Gaule du Ve siècle, selon Eric Goldberg.

Ses connaissances connues incluent l'évêque Faustus de Riez et son adversaire théologique Claudianus Mamertus. Sa vie et ses amitiés le placent au centre des affaires romaines du Ve siècle[13].

Apollinaire est l'un des quatre aristocrates gallo-romains du cinquième au sixième siècle dont les lettres survivent en quantité. Les autres sont l'évêque Ruricius de Limoges (mort 507), Alcimus Ecdicius Avitus, évêque de Vienne (mort 518) et Magnus Felix Ennodius d'Arles, évêque de Ticinum (mort en 534). Tous sont apparentés ou liés dans le réseau aristocratique gallo-romain qui fournit les évêques de la Gaule catholique.

Depuis 20 ans, l'archéologie fournit également des éléments de réflexion aux recherches sur cet héroïque défenseur d’une des dernières provinces attachées à Rome[14] et les débuts du christianisme en Gaule.

La Revue d’Auvergne nous dit que :

Pour quiconque s’intéresse à l’effondrement des empires et de leurs dieux, aux sinistres plaisanteries de l’histoire, aux ralliements douteux et aux trahisons manifestes, Sidoine Apollinaire apporte un témoignage indispensable[15].

""Lugdunum"" du temps d'Auguste.

SES AÏEUX, SES PARENTS ET SA JEUNESSE[]

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Sidoine descend d'une ancienne famille patricienne, qui a donné des sénateurs à la ville de Rome[16], une dynastie familiale de praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) ou praefectus urbi (préfet de Rome), sans oublier des commandements en chef au Palais et à l'Armée[17].

Ses ancêtres[]

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Le blason de la commune d'Aydat nous rappelle son ancien hôte illustre et ses fonctions.

Sidonius est certainement un descendant d'un autre Apollinaris qui est praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) sous Constantin II entre 337 et 340. Par contre sur son lien de parenté avec le gendre de Domitianus, nommé Apollinaris, ancien agens de l’intendance du Palais du César, comme son père autre Apollinare exilés, puis mis à mort, aucun historien n'en parle. C'est comme au lac d'Aydat où un aucune fouille n'est entreprise[18].

Son père, son grand-père, cet ancêtre (337 - 340), occupent la charge de praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules)[19]. Une autre caractéristique des préfets du prétoire des Gaules, réside dans la présence de véritables dynasties familiales récipiendaires de cette fonction, comme au Ve siècle les familles d'Avitus et de Sidoine Apollinaire.

Apollinaris, dit l'ancien[]

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Temple d'Apollon à Polignac.

Ruines du château de Polignac.

Apollinaris, dit l'ancien, soutient l'usurpateur Jovin.

Apollinaris est praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) sous Constantin III en 408-410.

Duchesse de Polignac, gouvernante du Dauphin, futur Louis XVII.

Son bisaïeul, du nom d', dit l'ancien, est praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) sous Constantin III en 408/409[20][21] ou jusqu'en 410[22]. La préfecture du prétoire des Gaules s'étend du Maroc jusqu'en Grande-Bretagne, comprenant la Gaule et l'Espagne.

Originaire d'Auvergne, dit l'ancien est le fils d'un officier supérieur païen, et le descendant d'un autre Apollinaris qui est praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) sous Constantin II entre 337 et 340.

Sidoine Apollinaire, son petit-fils, premier comte d'Arvernie, parle du château de Polignac comme de sa maison paternelle[23]. Mais pour les historiens Apollinaris dit l'ancien, grand-père paternel de Sidoine Apollinaire, est d'origines lyonnaises[24]. Selon plusieurs auteurs les Apollinaires possèdent des terres arvernes[25].

Profondément versé et efficace dans les choses de la terre, des services publics et du barreau. Il les cultive tour à tour. Il reste libre sous le règne des tyrans[26]. Il exerce la préfecture du prétoire dans les Gaules sous les usurpateurs Constantin III et son fils Constant II. Il est aussi Praefectus urbi d'Arelate (Arles). En 408, il accompagna Constant, en Espagne. Il est remplacé, probablement par Decimio Rustico, avec la nomination de Constant comme empereur (probablement en 409 ).

dit l'ancien soutient un autres usurpateur Jovin, ce qui explique les propos peu amènes de Sidoine Apollinaire sur le préfet Claudius Posthumus Dardanus, homme d'origine modeste, qui exécute en 413 Jovin.

Comme nous l'apprend d'autre part Sidoine lui-même, son grand-père, dit l'ancien, est le premier de sa famille à renoncer au culte sacrilège, à l'idolâtrie pour embrasser le christianisme[27]. Est-il avant cela oracle sur l'oppidum que certains généalogistes, s'appelant Apollianique ou apolliniaque donne le nom des Apollinaris et par évolution phonétique, le nom de Polignac[28] ? Les vicomtes de Polignac descendent-ils d'un Apollinaire, vicomte de Velay[29].

L'historien Alexandre Pau mène des recherches sur le château. En octobre 2007, sa thèse de doctorat intitulée L'invention de Polignac, vient faire un point complet sur la question[30]. De même on en rencontre dans les maisons du bourg. Auguste Aymard retrouve des cippes dans l'église de Polignac. Les dernières fouilles archéologiques (celles de Louis Simonnet en 1984 et celles du groupe Hadès en 2003) montrent que le site de Polignac est occupé à l'époque de la Tène III (vers 150 avant Jésus-Christ) et à l'époque gallo-romaine. Un historique du peuplement du lieu depuis la préhistoire est même reconstitué par Alexandre Pau. Selon l'auteur, d'importants blocs d'arkose d'époque gallo-romaine se retrouvent enchâssés à la base des parties les plus anciennes du château (fin XIe siècle). Il y en a aussi dans le rempart entre la roche et les murs. D'où la déduction d'une part que le matériau est présent avant que les châtelains ne construisent leur forteresse et d'autre part que ces derniers se sont servis sur un ou plusieurs monuments environnants.

L'on peut ajouter que dès que Sidoine est promu à l’épiscopat de Clermont, il fait élire Apollinaire son frère, vicomte de Velay, qui est alors un pays uni à l'Auvergne; dignité qui le rend comme lieutenant du comte en ces quartiers-là. Est-ce de lui que descendent les vicomtes du pays de Velay ou de Polignac, qui subsistent encore aujourd'hui ?

dit l'ancien est le père d'Alcimus, Apollinaris II, Eulogius (archevêque de Bourges) et Thaumastus de Narbonne (400 - ap. 469), Vir illustris, beau-père de Flavius ​​Probus, sénateur[31].

Thaumastus de Narbonne (400 - ap. 469) est le grand-père de Firminus (ca 450 - 507), sénateur d'Arles[32]. En 482, le dernier livre des lettres de Sidoine Apollinaire, le livre IX est dédicacé à ce Firminus. Thaumastus de Narbonne (400 - ap. 469) est aussi le grand-père de Papanilla, épouse du préfet Tonantius Ferreolus[33].

Alcimus Apollinaris[]

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Alcime Apollinaris est praefectus praetorio Galliarum (préfet du prétoire des Gaules) en 408 - 410.

Flavius Julius Agricola (365 - 421).

Sidonius est né à Lugdunum (Lyon). Son père, Alcimus Apollinaris, né vers 405[34] est préfet du prétoire des Gaules sous les empereurs Honorius et Valentinien III (448 - 449).

Lyon est l'un des centres intellectuels de la chrétienté au ve siècle.

En 449, Sidoine Apollinaire assiste à dix-neuf ans, debout à côté de la chaise d'ivoire de son père Alcimus Apollinaris (ca 405 - 450)[35]., aux fêtes données en Arles pour l'inauguration du consulat d'Astère (Flauius Astyrius) et de Protogène (Flauius Florentius Romanus Protogenes).

Sa mère, Eparchia Avita Agricola, est sans doute apparentée aux Avitii, l'une des plus grandes familles de la région[36].

Elle est la fille de Flavius Julius Agricola (365 - 421), homme politique de l'Empire Romain, préfet du prétoire des Gaules (416 - 418), puis consul (421). C'est probablement le père de l'empereur romain d'Occident Eparchius Avitus, le beau-père de l'empereur Pétrone Maxime ainsi que le grand-père du César Palladius[37].

Donc Sidoine se marie avec une cousine proche. Il est apparenté avec Flavius Constantius Felix, Flavius Anicius Petronius Maximus, Ommatius Agricola, sénateur d'Arverne, père de Papianilla Agricola, femme de Tonantius Ferreolus, et de Hiberia, femme de Rurice de Limoges.

La famille de Firminus d'Arles est composée de proconsuls d'Afrique apparentés à l'empereur Avitus, fils de Flavius ​​Julius Agricola, consul en 421. Ils sont aussi apparentés à Ruricius et Sidoine Apollinaire.

Sa jeunesse (431 - 456)[]

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Jean-Claude Golvin. Lugdunum (Lyon).

Les Germains envahissent l'empire. La capitale de la Gaule devient Arles.

Les thermes de Constantin deviennent au moyen-âge palais comtal, à Arles où il est aussi élevé.

Sidoine Apollinaire reçoit une éducation très classique chez un arlésien du nom d'Eusébius.

Comme sa famille se convertit très tard au christianisme il est donc hautement probable que Sidoine soit lui-même baptisé dans ses premières années, à fortiori à une époque où le baptême infantile tend à devenir la norme, notamment dans le milieu aristocratique[38].

C'est un grand seigneur entre l'Empire et la Royauté. L'installation des barbares dans l'Empire s'étale sur près d'un siècle, entre le passage du Danube par les premiers contingents Wisigoths[39].

Avant la naissance de Sidoine à Lyon, en l'année 431, l'état de l'empire s'est détérioré et la situation des Gaules s'est encore aggravée pendant sa jeunesse[40].

Les Wisigoths saccagent Rome en 410, et vont s'installer en Aquitaine. Ils se sont bientôt établis comme royaume séparé accroissant leur emprise en Espagne et en Narbonnaise[41]. On permet aux Burgondes de s'installer en Savoie, et le long du Rhône supérieur[42].

Vers 431, les envahisseurs Vandales, s'emparent en Afrique du grenier à blé le plus riche. Ils contrôlent la mer et anéanti le commerce romain sur la Méditerranée occidentale[43].

En 437, quand naît Remi de Reims, les chrétiens sont inquiets pour leur avenir. Nicaise, onzième évêque de Reims, est tué en 407 par les Vandales[44]. Les chrétiens sont encore presque tous des Gallo-Romains, comme c'est le cas de Sidoine Apollinaire, ou d"Avit de Lyon, ou de Nicaise de Reims. Ils imaginent mal que le christianisme puisse se développer hors des cadres de la civilisation romaine, d’où le drame et l’inquiétude vécus par toutes ces consciences[45].

Les provinces italiennes, particulièrement Rome, sont favorisées aux dépens de régions plus exposées. Plutôt que de laisser de côté des intérêts personnels, le gouvernement central est devenu le lieu de conspirations et de trahisons presque continues. Les barbares profitent de ces divisions. Les dépenses lourdes du gouvernement, salaires, dessous de table, et surtout la défense, sont couvertes par une imposition extrêmement inégale dans laquelle les provinces éloignées paient plus que l'Italie[46].

Comme l’ensemble de ses semblables gallo-romains de cette époque, Sidoine Apollinaire reçoit des grammairiens et rhéteurs gallo-romains une brillante éducation fondée sur la connaissance approfondie de l'Antiquité païenne[47], de leçons de philosophie, de rhétorique, de littérature et de poésie, en compagnie des fils du consul Magnus, Felix et Probus, chez un arlésien du nom d'Eusébius. L'intérêt du jeune Sidoine pour la sphère politique est très tôt stimulé par l'action d'un père et d'un grand-père, tous deux préfets du prétoire. Il écoute avec attention le discours prononcé par l'avocat Flavius Nicetius en l'honneur du consul Astyrius, le premier janvier 449, à Arles. Cet habile orateur, conseiller de son père alors qu'il est préfet des Gaules, doit avoir une certaine incidence dans le développement des aptitudes rhétoriques du futur panégyriste, qui reste lié à lui toute sa vie, et dont il écoute souvent […] les brillants discours[48].

Le talent de Sidoine devient particulièrement recherché par les personnalités officielles les plus illustres.

Liens de parenté[49].


SIDOINE APOLLINAIRE AU SERVICE D'AVITUS ET MAJORIEN (455 - 461)[]

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Sidoine gendre de l'empereur Avitus (455 - 457)[]

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Avitus est le beau-père de Sidoine qui l'accompagne vraisemblablement à Toulouse pour une mission diplomatique. Toulouse est la capitale du royaume Wisigoth au Ve siècle.

Avitus : solidus en or frappé à Arles le 9 juillet 455.

L'empereur Maxime nommé le gaulois Avitus généralissime, et il le charge de renouveler l'ancien traité. Avitus est le beau-père de Sidoine qui l'accompagne vraisemblablement à Toulouse lors de cette mission diplomatique. Sidoine Apollinaire est donc un témoin oculaire de premier ordre[50].

Favorisé par la conjoncture politique et l’appui de la faction wisigothique, Avitus, désormais beau-père de Sidoine Apollinaire, devient empereur en 456 et fait de son gendre son panégyriste officiel. Sidoine l'accompagne à Rome après que ce dernier sot proclamé Augustus, à Arles, le 9 juillet 455. Ses lettres d'alors témoignent du souci de s'élever dans la carrière des honneurs, et manifestent le refus de l'oisiveté juvénile, puisque Sidoine y exhorte ses amis à embrasser au plus tôt la carrière administrative au service du bien public[51].

Le premier janvier 456, le Panégyrique d'Avitus -Panegyricus Avito Auguto socero dictus - prononcé en l'honneur de son beau-père promu au principat, vaut à Sidoine d'être récompensé par le Sénat, à l'unanimité, par une statue de bronze sous le portique de Trajan au milieu des écrivains des deux bibliothèques. Mais l'empereur Avitus (455 - 456) est défait à Plaisance par Majorien (457 - 461), entraîne Sidoine dans sa chute[52].

La fortune ne favorise cependant pas durablement le poète gallo-romain puisque son champion Avitus est vaincu, en 457, à Plaisance par les forces conjuguées de Majorien et du gotho-suève Ricimer. Majorien prive Avitus de l'empire. Apollinaire soulève Lugdunum in Gallia contre Majorien, mais ce dernier s'empare de la ville de Lyon.

Sidoine et l'empereur Majorien (457 - 461)[]

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Au cours de ses quatre ans de règne, Majorien reconquiert la majeure partie de l'Hispanie et du sud de la Gaule, tout en réduisant les Wisigoths, les Bourguignons et les Suèves à un statut fédéré.

La Curia Iulia, lieu de réunion du Sénat, parmi les vestiges du Forum Romanum.

Son règne est connu par le Panégyrique de Majorien, composé par Sidoine Apollinaire.

Sidonius soulève donc Lugdunum in Gallia et il lutte deux ans avec la noblesse gauloise contre Majorien, mais il est fait prisonnier. Cependant, la réputation de l'apprentissage de Sidonius conduit Majorien à le traiter avec le plus grand respect. Il bénéficie de la grâce du nouvel empereur, puisqu'il affirme que l'éloge que contient le panégyrique à Majorien - Panegyricus Julio Valerio Maioriano Augusto dictus - est le prix de [s]a vie... ainsi moi-même j'ai succombé naguère dans les rangs de votre adversaire et vous m'invitiez alors, ô vainqueur, à n'avoir pas l'âme d'un vaincu[53].

Protégé par sa notoriété, Sidoine se montre reconnaissant envers son nouveau protecteur et lui consacre un nouveau panégyrique, célébrant un empereur énergique et volontaire, notamment dans son action contre les Vandales installés en Afrique.

Sidoine souligne l'écart de leur situation par le polyptote inuicto/uictor, dans le panégyrique qu'il prononce en son honneur lors de sa venue à Lyon, en décembre 458. Intercédant en faveur de sa ville natale et animé d'un sensible sentiment patriotique, Sidoine prie le nouvel empereur, à la fin de son panégyrique, de se montrer clément à l'égard de Lyon, reprise par Majorien en novembre 458 après une révolte que soutenue par les Burgondes. Il poursuit sa prière de clémence dans une épigramme, le 'carmen, afin de voir sa patrie libérée de ses ruines et d'obtenir un dégrèvement d'impôts pour lui, et pour ses concitoyens[54].

En 459 ou 460, Sidoine est convié à un banquet, sans doute donné à Arles, en présence d'autres éminents poètes. Apollinaire se présente alors encore sous les traits d'un poète traditionnel, amateur de banquets et de réjouissances mondaines[55].

Cet éloge lui vaut une statue à Rome et le titre de comes d'Arvernie.

En 460, Sidoine avec une charge qu'il nomme commilitium, et peregrinatio. participe à l'expédition d'Espagne entreprise par Majorien cette année-là. En tout cas, en 461, Sidoine, revêtu du titre de comes, est suffisamment revenu en faveur auprès de Majorien pour être convié à la table de l'empereur, à l'occasion du banquet que ce dernier donne pour les jeux du cirque à Arles. Là, il doit se défendre d'avoir rédigé une satire contre des proches de l'empereur. Le faux coupable improvise habilement un quatrain par lequel il se disculpe, en même temps qu'il fait naître l'admiration pour la vivacité de son esprit[56].

L'assassinat de Majorien, sur ordre de Ricimer; survenu en août 461 entraîne, directement ou non, provoque le retrait temporaire de Sidoine des affaires publiques. Il s'installe dans sa Villae rusticae d'Avitacum.

Plusieurs critiques estiment qu'il est baptisé entre 458 et 468, et que c'est à cet événement que se réfère, de façon allégorique, le carmen 16, intitulé Eucharisticon, composé par Sidoine à l'adresse de Fauste de Riez en 469 au plus tard. Il nous paraît plus plausible que Sidoine fasse plutôt référence à sa conuersio (conversion), et non à son baptême[57].

SÉJOUR DANS SA VILLA D'AVITACUM (461 - 467)[]

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Théodoric II Balthes.

Du fait de son retrait de la vie politique, en raison du climat aussi orageux, il consacre environ six années, dans sa villa d’Aydat nommée Avitacum (domaine d'Avitus), près d'Arvernis, à ses activités littéraires ainsi qu'à l'entretien de ses relations sociales par de régulières visites[58].

Apollinaire se livre là aux plaisirs studieux de l’otium pendant sept ans.

Encore jeune il s'est fréquemment rendu à Toulouse, à la cour du roi Wisigoth Théodoric II, qui régna sur les Wisigoths de 454 à 466. Il fréquente à nouveau la cour du roi wisigothique Théodoric II, à Toulouse, qu'il dit petit-fils d'Alaric, mais aussi sa famille, dont son successeur.

L'autre aspect important que souligne le portrait de Théodoric est sa civilitas qui d'après Sidoine, est renommée, et qu'il mentionne en premier. La ciuilitas, mot qu'A. Loyen traduit imparfaitement par courtoisie, ne signifie pas exactement civilisé. Il implique tout un ensemble de qualités morales, civiques et sociales, mais surtout politiques. Aucun mot français ne peut en rendre la plénitude. Le mot civilitas» est lié à civis et désigne, en fait, la façon de gouverner. Marc Reydellet propose de le traduire par respect du droit, sans se satisfaire tout à fait de cette approximation[59].

La Villae rusticae des Avitii[]

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Villae rusticae.

Sa Villae rusticae d'Avitacum n'est pas très éloignée de Augustement et du puy de Dôme.

Les fondations de sa Villae rusticae sur les bords du lac d'Aydat.

Le lac d'Aydat et de rares fondations de la Villae rusticae des Avitii.

Sidoine Apollinaire traite des domaines ruraux de l’aristocratie sénatoriale du Midi de la Gaule. Ainsi, le domaine auvergnat qui lui vient de sa femme, Avitacus, au bord du lac d’Aydat, mais aussi Vorocingus et Prusianum, propriétés d’Apollinaris II, son oncle, et de Tonance Ferreol, au nord de Nîmes, aux travers d'une lettre et d'un poème[60].

Papianilla acquiert lors de son mariage en 452 la propriété d'Avitacum, actuellement située sur la commune d'Aydat, en Auvergne. Le nom d'Aydat est une évolution phonétique d'Avitacum (domaine d'Avitus).

Sidoine Apollinaire se retire de la cour et des affaires, en 461, dans sa villae d'Avitacum, en Arvernie C'est une villae rusticae, qui a des parties résidentielles, pars urbana, notamment une bibliothèque, des thermes et une piscine [61].

Les propriétés de Sidoine, à Avitacum, sont composées de la villa proprement dite et du lac dont les flots baignent les murs de l'édifice[62].

En juin 465, Sidoine Apollinaire décrit à son ami Domitius sa villa d'Avitacum, située selon la tradition autour du lac d'Aydat (Epistulae, II, 2,7) :

La face intérieure des murs se satisfait de la seule blancheur de la pierre polie (…). Si d’autre part tu t’inquiètes de mes marbres, c’est un fait que Paros, Carystos, Proconèse, la Phrigie, la Numidie, Sparte n’ont point déposé en ces lieux les plaques aux couleurs variées de leurs carrières, et les pierres de mes thermes n’offrent point non plus aux regards cette apparence trompeuse d’un semis d’écailles que donnent les rochers d’Éthiopie et leurs montagnes de pourpre teints d’un rouge naturel. Mais si nous ne sommes riches de la solidité d’aucune pierre étrangère, ma chaumière ou, si tu préfères, ma cabane possède au moins la fraîcheur du pays. Prête donc attention à ce que nous possédons plutôt qu’à ce que nous ne possédons pas[63].

Au milieu du lac d'Avitacum, se trouve une petite île, où s’élèvent, sur des pierres disposées par la nature, des bouts de rames dignes des naumachies des Troyens à Drépan[64].

Tels sont les alentours d'Avitacum. La villa se dresse sur le rivage. Elle a, selon l'exigence de la vie sociale, à cette époque, un portique, un vestibule, les appartements d'hiver et d'été, et une salle de bains[65].

Dans le plan d'Avitacum, on ménage deux aspects, celui du nord, et celui du midi. On arrive par une galerie à l'habitation d'hiver. Sidoine Apollinaire ne nous laisse sur elle aucun détail. Il réserve sa rhétorique pour la station d'été. Celle-ci regarde le lac : elle se compose d'un pavillon, d'un portique, d'une aire élégante et de plusieurs appartements affectés à divers usages[66].

Le pavillon ou la salle à manger domine la rive. Son mobilier est simple et riche. Il y a un lit pour les convives, et un brillant buffet pour la vaisselle et les mets[67].

Au-dessus du pavillon, se trouve l'aire ou la plate-forme. Un portique y conduit par un escalier large et commode. Lorsqu'Avitacum est visitée par de nobles consulaires de l'Auvergne et de la Lyonnaise, ou par quelques préfectoriens de la Gaule, on choisit ce lieu de préférence pour les honneurs de l'hospitalité. On peut y jouir à la fois des plaisirs de la table et d'une vue délicieuse[68].

La villa d’Apollinaris II, son oncle (vers 430 – vers 490)[]

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Tonantius Ferreolus.

Chez Consentius de Narbonne, dans la riche propriété de l'ager Octauianus, ainsi qu'au Burgus de Pontius Leontius, Sidoine s'adonne, ici et là, à l'activité poétique, tout en participant à des discussions littéraires avec ses congénères. De même, à Vorocingus, chez Ferreolus, où il peut utiliser une bibliothèque relativement complète[69].

Description de la villa d’Apollinaris II, l’oncle de Sidoine Apollinaire située à Vorocingus, dans la vallée du Gardon (vers 430 – vers 490) :

… J’ai fait le séjour le plus délicieux qui soit dans les propriétés si agréables des hommes les plus aimables de la terre, Ferreolus et Apollinaris. Leurs domaines ont des limites communes, leurs résidences sont voisines et la promenade qui les sépare, si elle fatigue un homme à pied, n’est pas assez longue pour qu’on la parcoure à cheval. Les collines qui s’élèvent au dessus des maisons sont cultivées en vignes et en oliviers : on dirait que c’est Aracynthe et Nysa, ces sommets célébrés dans les chants des poètes. L’une des demeures a vue sur un paysage plat et ouvert, l’autre sur les bois, mais leurs sites différents n’en procurent pas moins un égal plaisir[70].

Narbonne dispose toujours des murailles héritées de l'époque romaine ; chantées par l'évêque Sidoine Apollinaire en 465.

Éducation des enfants de Clovis dans un palais anciennement gallo-romain du Soissonais.

SIDOINE APOLLINAIRE AU SERVICE D'ANTHEMIUS (467 - 472)[]

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Anthémius (467 - 472).

Sénateurs.

Que le jour recommence. Sidoine Apollinaire.

Le retour de Sidoine Apollinaire dans les affaires publiques coïncide avec l’avènement du nouvel empereur Anthémius (467 - 472) auquel il consacre un nouveau panégyrique en 468 - Panegyricus quem Romae Sidonius dixit Anthemio Augusto bis consuli. L'empereur Anthémius part de Constantinople et arrive à Rome où il est harangué le 8 janvier 468 par Sidonius[71].

En récompense, le poète est pourvu de la très honorifique charge de praefectus urbi (préfet de Rome) pour l’année 468, qu'il occupe jusqu'en 469, puis à la dignité de patricien et sénateur. Pour lui ces dignités sont héréditaires dans sa famille, il ne peut les refuser[72].

Son séjour dans l’Urbs n’est pourtant pas à la hauteur de ses espérances. Depuis la prise de Carthage par les Vandales de Genséric en 439, Rome n’est plus en effet approvisionnée en blé africain et peine à nourrir sa population. Sidoine Apollinaire doit donc faire face à d’importantes famines et à des mécontentements populaires qui l’empêchent de s’illustrer comme il le voudrait[73]. Après un an seulement, Sidoine retourne en Gaule.

Là encore, Sidoine Apollinaire se retrouve exposé à la polémique puisqu’il s’engage dans la défense de son ami Arvandus, à qui il est reproché d’avoir exhorté le roi wisigoth Euric Balthes (ca 430-484) à attaquer l’empereur Anthémius. La condamnation du traître, auquel est associé Sidoine, contribue à faire du panégyriste un infréquentable notoire.

Sidoine Apollinaire nous montre même que, dès 469, Alethius fait partie des premiers parmi les citoyens de Lyon. Il n'a que 41 ans lors de ces fêtes en honneur de saint Just. Ne se mélangeant pas autres catégories sociales, ils se réunissent auprès du caveau du consul Flavius ​​Afranius Syagrius (334 - 382), et se livrent à des jeux. Ils sont peu nombreux : Sidoine Apollinaire, deux femmes de rang Clarissima Merola et Procula, Alethius et Syagrius, père de Syagria de Lyon, qui va se marier avec le fils d'Alethius[74].

Sidoine Apollinaire est un de ces sénateurs qui vont investir la seule structure solide de l'empire et en faire un bastion de la romanité[75], mais c'est aussi un moyen de se protéger d'une condamnation.

Mosaïque à Ravenne datant de la chute de l'Empire romain.


SIDOINE APOLLINAIRE ÉVÊQUE D'AUVERGNE (470)[]

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L’Auvergne survit au milieu du Ve siècle et les antagonismes entre religions : païennes, chrétiennes et juives. La pensée chrétienne est devenue la pensée officielle. Il faut se dire chrétien pour l’administration[76].

Sidoine Apollinaire évêque (470 - 486)[]

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Représentation de saint Sidoine Apollinaire, église d'Aydat.

Euric Balthes.

C'est vraisemblablement en l'an 469, ou peu de temps avant, que Sidoine fait sa conversion, c'est-à-dire qu'il se met à mener une vie plus continente, pour se préparer à entrer dans les ordres. Il est très plausible qu'il exerce une charge de diacre ou de prêtre avant de devenir évêque[77].

Avant d'entrer dans les ordres vers 470, Sidoine se présente à nous sous les traits traditionnels d'un aristocrate raffiné, goûtant les joies de la vie mondaine et s'adonnant volontiers aux douceurs de l'otium classique, au premier rang desquels les banquets littéraires[78].

Pourtant, le poète est immédiatement pressenti pour remplacer Eparchius comme évêque d'Arvernis (Clermont) en 470. Les prérogatives de l’évêque sont alors très importantes, dans le domaine religieux bien sûr, mais également dans les domaines politiques, diplomatiques et administratifs. Il reste l'évêque d'Arvernis jusqu'à sa mort en 486.

Promu à l'épiscopat de Clermont entre 470 et 471, Apollinarus se voit confier les plus hautes fonctions civiles, religieuses et militaires. Le mariage n’est pas un obstacle ; avoir un fils est gage de stabilité et permet la succession. Sidoine est toutefois l’un des derniers évêques élus ; ensuite, la décision appartiendra au prince mérovingien.

Sidoine sollicite souvent l'appui de ses collègues à l'épiscopat pour l'aider à remédier à une ignorance jusqu'à présent entretenue par la vie séculaire. Plusieurs lettres sont alors adressées aux principaux évêques des Gaules, tels Loup de Troyes, Leontius d'Arles, Eutropius d'Orange, Fonteius de Vaison ou Patiens de Lyon, pour leur demander conseil et bénédiction. Sidoine assume la charge cléricale avec une telle mauvaise conscience qu'il en tombe vraisemblablement malade. Vers le même temps, il publie le deuxième livre de sa correspondance[79].

Dès les débuts de son épiscopat, soit en 470 ou 471, il est chargé, alors qu'il ne s'en trouve pas légitime, d'organiser l'élection épiscopale de Bourges, dont le siège est vacant[80].

Devenu évêque, il apprend les écritures puis les explique et semble se rallier sincèrement au christianisme. Dans ses écrits, on le voit dresser le portrait de ses ouailles, membres des vieilles familles praticiennes, essayant de faire coïncider pratiques chrétiennes et bonnes chères[81]

Seul, l’Auvergne et la Narbonnaise sont encore romaines. Sidoine doit défend énergiquement Clermont attaqué par les Goths d'Euric Balthes (ca 430-484)[82]

Défense de Augustonemetum devenue Arvernis (471 à 475)[]

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Enceinte romaine du Bas-Empire, rue Boirot Clermont-Ferrand.

Château de Clermont dans l'Armorial d'Auvergne, de Guillaume Revel.

Soulagement avec la libération d'une ville assiégée; Empire romain occidental, début du Ve siècle.

Au IVe siècle, alors que le christianisme s'implante, la population de Augustonemetum (Civitas Arvernorum, en Arvernie) n'est plus estimée qu'à environ 700 habitants. La ville prend alors le nom d'Arvernis, du nom du peuple gaulois habitant la région.

La forteresse de Clarus Mons est construite pour protéger Arvernis, qui s'est installée sur les ruines de la cité gallo-romaine d'Augustonemetum, au sommet de la butte où se situe encore aujourd'hui le centre ville historique de Clermont-Ferrand. Les fortifications sont à l'époque percées de cinq portes qui existent pendant tout le Moyen Âge. Le château se retrouve au niveau de l'enceinte est de la cité. Sont également présentes la basilique Notre-Dame-du-Port ainsi que la cathédrale.

Les restes de la ville antique sont abandonnés à la ruine ou réduits à l'état de petits faubourgs comme celui de Fontgiève. Néanmoins, le tracé des cardo et decumanus maximus, ainsi que le tramage des rues romaines en découlant, survit partiellement jusqu'à nos jours, où certaines rues et voies en forment la continuation directe, notamment en centre-ville.

Au milieu du Ve siècle l’évêque saint Namace installe dans la ville l’église épiscopale jusque-là établie en dehors de celle-ci, dans le vicus christianorum (lieu occupé plus tard par l’abbaye de Saint-Alyre).

Victorius, aristocrate arverne, ami de Sidoine Apollinaire, fervent chrétien est au service du roi wisigoth Euric Il est nommé comte d'Auvergne, puis par la suite dux Aquitaniae primae vers 470. Sa cour siège à Clermont[83]. Est également évoqué le titre de dux septem civitates, c'est-à-dire duc des Sept Provinces méridionales.

C'est précisément dans ce cadre que le nouvel évêque organise, conjointement avec Ecdicius, la défense de la ville d'Arvernis (Clermont) de 470 à 475 face aux troupes wisigothes du roi Euric, désormais hostiles au pouvoir romain. De 471 à 475, les Wisigoths assiègent plusieurs fois Arvernis. En 471, l'empereur Anthémius envoie en Gaule une armée dirigée par son propre fils Anthemiolus, peut-être pour venir en aide aux Auvergnats, mais elle est vaincue par les Wisigoths près d'Arles.

Le patrice Ecdicius, Ecdicio Avito, participe avec Sidoine Apollinaire (son beau-frère), à la résistance de l'Auvergne contre les tentatives de conquête des Wisigoths[84], qui font plusieurs fois le siège de la ville entre 471 et 474[85].

La légende veut qu'Ecdicius ait réussi à entrer dans la ville malgré le siège avec seulement 10 ou 18 hommes. Il fournit des défenseurs et des vivres en provenance de ses propres domaines, et par sa diplomatie obtient peut-être l'appui des Burgondes de Chilpéric II avec les Bretons du roi Riothamus qui se sont retirés en Bourgogne, après la bataille de Déols.

Euric Balthes (ca 430-484), roi des Visigoths, assiège Arvernis sans succès en 473. Cette ville est alors défendue par les Burgondes et par les habitants, commandés par l’évêque Sidoine Apollinaire et le patrice Ecdicius, son beau-frère. Mais, toujours en 473, les Wisigoths prennent Arles et Marseille et menacent de poursuivre jusqu'en Italie.

En 474, pour ses exploits face au siège wisigoth, Ecdicius est fait patrice et nommé magister militum praesentalis par le nouvel empereur Julius Nepos.

Apollinaire de 475 à 486[]

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Enluminure du Bréviaire d'Alaric le Wisigoth : notables gallo-romains.

L'Aquitaine du temps des Wisigoths.

Portrait de Sidoine Apollinaire[86].

Arvernis va connaitre après la disparition de l’Empire romain en 476, des heures sombres.

Iordanes rapporte que Euric prend l'Auvergne. Dans la réalité, au milieu de l'année 474, l'Auvergne est cédée aux Wisigoths, par l'empereur Julius Nepos en échange de la Provence.

Ecdicius (son beau-frère) est rappelé en Italie et remplacé par Flavius Oreste comme magister militum praesentalis. Il doit fuir Clermont et se réfugie, peut-être, chez les Burgondes. Victorius fait mettre à mort le noble Eucharius, sans doute pour une haine personnelle.

Euric Balthes (ca 430-484), irrité de la longue résistance que les habitants de Clermont lui ont opposée, ennemi d’ailleurs des peuples qui professent le christianisme, tandis que lui est de la secte des ariens, tourne toute sa colère sur l’évêque Sidoine. En conséquence, Sidoine est envoyé en exil à Livia, près de Carcassonne[87].

Victorius intervient en sa faveur auprès d'Euric et l'adoucit. C'est ainsi qu'il a par ailleurs la charge d'Arvernis, avec le titre de Comes civitatis Arvernensis, et grâce à lui la ville est relativement épargnée et ne subit pas de châtiment.

Leo, chancelier d'Euric, et lettré lui aussi, obtient qu'il soit assigné à résidence à la cour du roi à Bordeaux. Il attend deux mois une audience jusqu'à ce qu'il obtienne le il est ensuite libéré de captivité par Euric Balthes (ca 430-484), roi des Goths, et.pardon du roi wisigoth Euric grâce à une sorte de panégyrique indirect du Wisigoth. Toutes ces platitudes lui permettent de reprendre possession de son siège épiscopal[88], entre 476 et le début de l'année 477[89].

Quand il est à Bordeaux il fait construire une des principales villae aquitaines : le domaine de Praemiacum, qui va appartenir à l'archevêque de Bordeaux et saint, Léonce de Bordeaux, mari de son arrière-petite-fille sainte Placidine. Praemiacum devient résidence épiscopal de Bordeaux.

La Provence est reprise par Euric en 476. Son royaume est proclamé état indépendant dans le sud-ouest de la France en 476, après la déposition de l'empereur Romulus Augustule, dernier empereur romain, par les Ostrogoths.

À son retour à Arvernis, Sidoine publie un volume des sept premiers livres de sa correspondance : son dernier livre contient notamment l'épitaphe du récemment défunt moine Abraham qui a fondé, près de Clermont, le monastère saint-Cirgues. Sidoine adjoint à cette publication un huitième livre de correspondance, en 479.

Il continue à conduire son troupeau comme il l'a fait auparavant. Sidoine poursuit sa mission épiscopale, pratique de plus pieuses lectures et visite régulièrement ses paroisses tout en continuant à écrire. Ses dernières lettres sont teintées de nostalgie et renferment notablement des pièces poétiques inédites, composées au temps de sa jeunesse[90].

Il meurt à l'époque où la terreur des francs se propage dans ces pays. La fin de sa vie est plus discrète et plus éloignée du tumulte politique où sa naissance l'a placé.Il est décédé en août 486 à Augustonemetum, devenue Arvernis, (Civitas Arvernorum, en Arvernie)[91]. Il est enterré dans une église d'Arvernis (Clermont), et immédiatement considérée comme un saint par la vox populi. Ses reliques sont vénérées jusqu'à la Révolution où le reliquaire est détruit par des foules désireuses d'effacer du visage de la France les signes de son passé superstitieux et monarchique[92]. La tradition veut qu'il soit enterré à Aydat.

Arvernis va connaitre à la disparition de l’Empire romain en 476 et pendant tout le haut Moyen Âge, des heures sombres, subissant la convoitise des peuples qui envahissent périodiquement les royaumes mérovingiens. A Aydat aucune fouille n'est entreprise pour retrouver l'emplacement de la villa d'un ancien empereur, puis son gendre, pourtant illustres auvergnats.

Inscription évoquant Sidoine Apollinaire dans l'église Saint-Sidoine d'Aydat.

ŒUVRES D'APOLLINAIRE[]

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Le rôle de Sidoine Apollinaire est aussi considérable au point de vue littéraire qu'au point de vue historique et politique[93].

Grégoire de Tours parle de Sidonius comme d'un homme qui pourrait célébrer la messe de mémoire (sans sacramentaire) et prononcer des discours non préparés sans aucune hésitation.

Ses premières œuvres[]

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Sidoine et Avitus.

A l'exemple des grands hommes de l’Antiquité Sidoine Apollinaire a donc une maison de campagne, où il recherche dans le culte des lettres l'oubli des disgrâces de la fortune [94].

Habitué aux exercices de l'école (panégyriques, déclamations, controverses philosophiques, lieux communs, poèmes) il est, dès l'adolescence, formé à ces travaux dont le principal mérite est la difficulté vaincue, et dont le souvenir obsédant le gêne, dès qu'il s'essaie à des œuvres personnelles. Ces diverses productions, dont l'inspiration est nettement païenne, et où le christianisme n'est que pour la forme, font à Sidoine Apollinaire une célébrité dès sa jeunesse[95].

En 461 ou 462, Sidoine rédige un Épithalame en l'honneur de Polemius et d'Araneola ; en 462 ou 463, un autre pour Ruricius et Hiberia[96].

Ses poèmes (avant 470)[]

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Le poète romain Ausone.

Comme la correspondance de Sidoine Apollinaire ses poèmes sont très utiles à l'histoire du Ve siècle. Les Carmina (Poèmes) regroupent 24 poèmes, tous écrits avant 470 (Sidoine ne pouvant pas, selon l’éthique ecclésiastique, continuer de s’adonner à la poésie après sa prise de fonction en tant qu’évêque).

Les poèmes de Sidoine, au nombre de vingt-quatre (hexamètres, distiques élégiaques et hendécasyllabes), sont peu intéressants pour le sujet et en général encombrés d'un fatras d'érudition mythologique. Beaucoup d'entre eux sont, on l'a vu, des pièces officielles, panégyriques ou épithalames. Il semble imiter de préférence et même copier textuellement, suivant la poétique du temps, Stace, Ausone, surtout la Moselle, et Claudien, sans compter les poètes classiques qu'il commet bien[97].

Vers 470, Sidoine Apollinaire écrit un poème à son ami Fauste, abbé de Lérins, qui permet d’identifier le site de Saint-Maurin (La Palud-sur-Verdon, Alpes-de-Haute-Provence)[98].

Teuffel voit en lui la personnification de la littérature gallo-romaine. Il semble qu'Ausone mérite ce titre bien plus que l'évêque de Clermont, qui est sans doute utile pour l'histoire du Ve siècle, mais absolument sans valeur comme poète ou comme prosateur[99].

Poète de qualité, Chateaubriand le met au premier rang de son siècle[100].

Eric Goldberg voit en lui l'auteur survivant le plus important de la Gaule du Ve siècle. Apollinaire est l'un des quatre aristocrates gallo-romains du cinquième au sixième siècle dont les lettres survivent en quantité. Les autres sont l'évêque Ruricius de Limoges (mort 507), Alcimus Ecdicius Avitus, évêque de Vienne (mort 518) et Magnus Felix Ennodius d'Arles, évêque de Ticinum (mort en 534). Tous sont apparentés ou liés dans le réseau aristocratique gallo-romain qui fournit les évêques de la Gaule catholique.

Ses panégyriques (avant 470 - 477)[]

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Recherches historiques sur les panégyriques de Sidoine Apollinaire.

Les célèbres panégyriques d’Avitus, de Majorien et d’Anthémius sont écrits sur le modèle du Panégyrique de Trajan et de Statius, Ausonius et Claudian. Ses panégyriques sont sur différents empereurs, mais ses poèmes nous documentent aussi sur plusieurs événements politiques importants.

Panegyricus Avito Auguto socero dictus est un panégyrique de son beau-père Avitus lors de son investiture comme empereur.

Panegyricus Julio Valerio Maioriano Augusto dictus est un panégyrique de Majorien, qui offre la preuve que Sidonius surmonte la suspicion et l'hostilité naturelles envers l'homme qui est responsable de la mort de son beau-père. Cela démontre aussi qu'il n'a pas envie de mourir ou en prison.

Panegyricus quem Romae Sidonius dixit Anthemio Augusto bis consuli est un panégyrique de l'empereur Anthémius, faisant partie des efforts de Sidonius pour être nommé préfet urbain de Rome.

Joseph Grzywaczewski, de l’Institut Catholique de Paris, montre les multiples références aux dieux païens par Sidonius Apollinaris, au Ve siècle, dans ses panégyriques (Sidonius Apollinaris’ pagan vision of the ancient Roma Bellatrix in Christian Rome). Même s’ils sont chrétiens, la plupart des évêques ont reçu une éducation classique, et connaissent donc non seulement la philosophie païenne, mais aussi les divinités païennes. Par exemple, Sidoine Apollinaire connaît la rhétorique, et l’utilise donc dans ses discours, ayant alors recours à la mythologie comme à tout autre outil rhétorique[101].

Ses lettres (469 - 482)[]

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Lettres de Sidonius Apollinaris.

Le début des lettres de Sidonius dans le manuscrit de Berlin, Staatsbibliothek, Ms. lat. fol. 591, fol. 1r.

On a les lettres de ce saint homme. Les Epistulæ (Lettres) constituent une solution permettant à Sidoine de garder contact avec les belles lettres entre 470 et 482. Destinée à la publication, cette correspondance est donc loin de se rapprocher de la correspondance « courante ». Sur le modèle de celle de Symmaque, celle-ci concentre les papiers les plus fameux, censés attester de la virtuosité littéraire de son auteur et de la sincérité de son engagement politique. La plupart des lettres sont adressées à des personnalités issues de l’aristocratie gallo-romaine.

Sidoine Apollinaire laissé neuf livres de lettres où se trouvent de nombreux morceaux de poésie. Il se vante lui-même d'avoir imité Pline le Jeune et Symmaque[102].

Ces lettres affectées, prétentieuses, gonflées de métaphores, nous révèlent le caractère de cet évêque, bonhomme, vaniteux et au fond paresseux et ami des plaisirs[103].

Petronius de Nîmes est l'aïeul de Valens[104]. Sidoine Apollinaire écrit à Pétronius. Son livre ne contient aucune lettre postérieure à 470, on peut estimer que cette lettre, comme la précédente, est écrite vers 469[105].

On a aussi de lui plusieurs échantillons de versets occasionnels et neuf livres de lettres, à propos de laquelle WB Anderson note :

Quoi que l'on puisse penser de leur style et de leur diction, les lettres de Sidonius sont une source inestimable d'informations sur de nombreux aspects de la vie de son temps.

Bien que très guindées dans la diction, ces Lettres révèlent Sidonius comme un homme de caractère génial, aimant la bonne vie et le plaisir. Une lettre de Sidonius adressée à Riothamus, King of the Brittones (c. 470) est particulièrement intéressante, car elle fournit la preuve qu'un roi ou un chef militaire ayant des liens avec la Grande-Bretagne a vécu à peu près à l'époque du roi Arthur.

La meilleure édition est celle de la Monumenta Germaniae Historica (Berlin, 1887), qui donne un aperçu des manuscrits. Une traduction anglaise de sa poésie et de ses lettres par WB Anderson, accompagnée d'un texte latin, a été publiée par la Loeb Classical Library (volume 1, contenant ses poèmes et les livres 1-2 de ses lettres, 1939 ; reste des lettres, 1965). Parmi ses œuvres perdues, figure celle d'Apollonius de Tyane.

En 482, le dernier livre des lettres de Sidoine Apollinaire, le livre IX est dédicacé à Firminus, riche sénateur arlésien que nous retrouvons presque vingt ans plus tard. Dans ce neuvième livre de correspondances qui se referme avec un poème autobiographique dans lequel Sidoine commente son itinéraire politique, littéraire et spirituel, et exprime la volonté de ne plus composer dorénavant que des hymnes en l'honneur des martyrs[106].

En dépit de ces conditions, le ton des lettres de Sidoine laisse penser qu'il ne perçoit pas réellement la mauvaise direction que prennent les affaires romaines, remarque Lynn Harry Nelson[107].

REMI CORRESPOND AVEC SIDOINE APOLLINAIRE[]

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Remi.

Vitraux de la cathédrale de Clermont-Ferrand, avec saint Sidonius Apollinarius.

Caii Sollii Apollinaris Sidonii Opera.

Les déclamations de Remi de Reims sont admirées de façon savante par Sidoine Apollinaire, dans la lettre à Remi élégamment écrite (Livre IX, 7), mais elles sont perdues.

Sidoine, au seigneur Pape Rémi, salut.
Quelqu'un de notre pays ayant eu occasion d'aller d'Auvergne en Belgique (quoique je connaisse la personne, j'ignore pour quel motif, et d'ailleurs cela n'importe), et s'étant arrête à Reims, a trouvé moyen je ne sais si c'est par argent ou par service, avec ou sans ta permission, de se procurer, auprès de ton secrétaire ou de ton bibliothécaire, un manuscrit fort volumineux de tes sermons. De retour ici tout glorieux d'avoir rapporte tant de volumes, quoique d'abord il se les fût procurés dans l'intention de les vendre, en sa qualité de citoyen, dont il est bien digne il est venu nous en faire un présent. Tous ceux qui étudient et moi, après les avoir lus avec fruit, nous avons pris à tache d'en apprendre la plus grande partie par cœur, et de les copier tous. Tout le monde a été d'accord qu'aujourd'hui il n'y a que bien peu de personnes capables d'écrire ainsi. En effet, on trouverait difficilement quelqu'un qui réunît tarit d'habileté dans la disposition des motifs, le choix de l'expression et l'arrangement des mots. Ajoutez à cela l'heureux a propos des exemples, l'autorité des témoignages, la propriété des épithètes, l'urbanité des figures, la force des arguments, le poids des pensées, la rapide facilité du style, la rigueur foudroyante des conclusions. La phrase est forte et ferme; tous ses membres bien liés par des conjonctions élégantes: toujours coulante, polie, et bien arrondie; jamais de ces alliances malheureuses qui offensent la langue du lecteur, ni de ces mots rocailleux qu'elle est obligée de balbutier en les roulant avec peine sous la voûte du palais elle glisse et court jusqu'à la fin avec une douce aisance c'est comme lorsque le doigt effleure avec l'ongle un cristal ou une cornaline, sans rencontrer ni aspérité, ni fente qui l'arrête. Que te dirai-je enfin ? je ne connais point d'orateur vivant que ton habileté ne puisse surpasser sans peine, et laisser bien loin derrière toi ? Aussi je soupçonne presque seigneur évêque, je t'en demande pardon, que tu es un peu fier de ta riche et ineffable éloquence. Mais, quel que soit l'éclat de tes talents d'écrivain comme de tes vertus, nous te prions de ne pas nous dédaigner, car si nous ne savons pas bien écrire, nous savons louer ce qui est bien écrit. Cesse donc aussi désormais de décliner des jugements dont tu n'as à craindre ni critiques mordantes, ni reproches sévères. Autrement, si tu refuses de féconder notre stérilité par tes éloquents entretiens, nous serons aux aguets de tous les marchés de voleurs, et nous subornerons et aposterons d'adroits fripons dont la main subtile ravagera ton portefeuille. Et alors, te voyant dépouillé peut-être seras-tu sensible au larcin, si tu ne l'es pas aujourd'hui à nos prières et au plaisir d'être utile[108].

A l’autorité que lui donnent ses richesses et l’illustration de sa race, Remi de Reims joint celle de ses talents personnels. Il va être, après la mort de Sidoine Apollinaire, le premier écrivain et le premier poète des Gaules.

MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Les relations de Sidonius sont retracées sur plusieurs générations comme un récit de la fortune d'une famille, de l'importance de l'époque de son grand-père paternel au déclin ultérieur au VIe siècle sous les Francs. Côté généalogie, une descendance est connue sur quelques générations : son fils est au service des Wisigoths, son petit-fils, Arcadius, dans l’entourage du franc Childebert, son arrière-petite-fille, sinte Placidina, épouse Léonce, puissant archevêque de Bordeaux.

Son mariage[]

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Reconstitution hypothétique des liens de parenté entre les quatre évêques-épistoliers Sidoine, Rurice, Ennode et Avit.

Descendance des Avitus.

En épousant Papianilla (432 - 490), la fille du sénateur Avitus, en 452, le jeune poète ne s'apparente pas à l’une des familles les plus influentes de Gaule : celle des Avitus et ne s'offre pas une ouverture vers Clermont. Eparchus Avitus devient empereur romain d'Occident. Car, Sidonius est un Avitus, cousin peut-être germain de son épouse Papianilla, petite-fille de Flavius Julius Agricola (365 - 421). Elle est sœur d'Ecdicius et Agricola. Elle est apparentée à une autre Papianilla (épouse du préfet Tonantius Ferreolus).

Avant l'accession de son père au trône impérial en 455, elle est mariée à Sidoine Apollinaire (431 - 486). Elle acquiert lors de son mariage la propriété d'Avitacum, actuellement située sur la commune d'Aydat, en Auvergne.

Selon Grégoire de Tours, son mari donne des vases d'argent de leur maison aux pauvres, cela la met en colère, alors il les rachètent

Papianilla (432 - 490) est enterrée dans l'église Saint-Saturnin de Clermont.

Ils ont selon les différentes sources, trois ou quatre enfants.

Sa descendance[]

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L'Auvergne de Sidoine Apollinaire à Grégoire de Tours.

Sidoine a quatre enfants, dont trois filles, Roscia, Severiana, Alcima et un garçon, Apollinaris[109].

Cette union donne un fils, Apollinaris et au moins deux filles. Sidonius mentionne dans ses lettres :

¤ Severina

¤ Roscia,

¤ une troisième, Alcima, n'est mentionnée que beaucoup plus tard par Grégoire de Tours. Theodor Mommsen émet l'hypothèse qu'Alcima pourrait être un autre nom pour l'une de ses autres filles[110]. Cette dernière n'est mentionnée que dans les textes de Grégoire de Tours et il est possible que ce nom ne corresponde qu'à un autre nom d'une de ses filles. Vers 479-480, Victorius part pour Rome avec Apollinaire, le fils de Sidoine, et est tué là-bas. Son ami quant à lui rentre en Auvergne et en devient le comte sous le règne d'Alaric II.

¤ Apollinaris, qui suit.

Apollinaris de Clermont (455 - 515)[]

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Apollinaire de Clermont ou Amalaric, deuxième chef de l'armée wisigothique. Blason d'après celui des comtes d'Auvergne, version de Châlons.

Royaume wisigoth à la fin du règne d'Alaric II.

Sidoine de Clermont, son fils se bat à la bataille de Vouillé (507).

Apollinaris (455 - 515) est le fils de Sidoine Apollinaire (431 - 486) et de son épouse Papianilla et fait partie via cette famille des Avitii de la haute aristocratie lyonnaise et arverne. Il est né et mort à Arvernis (Clermont).

Après la cession aux Wisigoths de l'Auvergne par l’Empire Romain en échange de la Provence, en 475, Apollinaris est proche de la cour de son ami le duc Victorius. Ce dernier va fuir Clermont suite à un soulèvement de la population, en 479 - 480. Il rejoint l'Italie avec Apollinairis, fils de son ami Apollinaire. Après la lapidation du duc Victorius en 480, Apollinaris est envoyé en exil à Milan[111].

Apollinaris de Clermont (455 - 515) rentre dans sa ville natale en 481/482. Il se marie, après 486, avec Placidina (470/475 - 537), une aristocrate de l'Auvergne wisigothique. Elle est selon Michel Rouche apparentée à la dynastie de Théodose, dernier empereur de l'Empire romain unifié (392 - 395)[112].

En 489, le roi wisigoth Alaric II Balthes (458-507)) le nomme comte d'Auvergne pour remplacer son ami Victorius. Apollinaris correspond avec ses cousins évêques Ruricius de Limoges et Avit de Vienne.

Alaric II Balthes (458-507) élabore un code de lois, connu sous le Bréviaire d'Alaric (506), pour ses sujets romains. Les Arvernes appliquent le droit du peuple wisigoth.

Alaric II Balthes (458-507) cherche à maintenir dans le sud de la Gaule tout comme il l'a trouvé. Mais cela contrarie les plans du roi des Francs, Clovis. Le royaume des Wisigoths ne garde pas longtemps ses limites.

En 507, les Francs de Clovis franchissent la Loire pour prendre les territoires gothiques de la Gaule. Le roi wisigoth Alaric II Balthes (458-507) lève des troupes dont un nombre important d'Auvergnats et de Clermontois. Le comte Apollinaris de Clermont dirige le contingent arverne de l'armée wisigothique. L'historien Grégoire de Tours écrit dans son Historia Francorum le déroulement de la bataille de Vouillé où les troupes auvergnates combattent dans le même rang que les Wisigoths d'Alaric II Balthes contre l'armée franque de Clovis. Grégoire de Tours écrit :

On vit marcher contre les Francs, avec une intrépidité étonnante, 10 000 citoyens de la ville d'Auvergne ayant à leur tête le fils du célèbre Sidoine Apollinaire. Le nouveau conquérant, Clovis, ne fut vainqueur que lorsqu'il ne trouva plus aucun Auvergnat pour lui disputer la victoire [...][113].

Les deux armées se retrouvent confrontées à la bataille de Vouillé. Alaric II Balthes (458-507) est tué à la bataille de Vouillé, et l'Aquitaine est perdue. Ses troupes sont battues, malgré les secours envoyés d'Italie par Théodoric, roi des Goths orientaux ou Ostrogoths.

Apollinaris ayant survécu réussit à mener la retraite des restes de l'armée wisigothique et à rejoindre Clermont. Une fois arrivé dans la cité Apollinaire reste sur place avec une partie des troupes tandis que la majorité des soldats se replient sur Toulouse, la capitale du royaume wisigoth afin d'accompagner le jeune héritier au trône, Amalaric. Les Wisigoths ne conservent en Gaule que la Septimanie.

Son retour en la capitale auvergnate marque notamment l'envoi de lettres à son cousin écrivain.

À une date difficile à déterminer, une contre-offensive wisigothe a repris au moins les cités de Rodez et d'Albi. Grégoire de Tours nous raconte les mésaventures de l'évêque Quintien, un prêtre du patriarcat de Carthage exilé en Gaule à cause des Vandales et qui devient évêque de Rodez. Chassé de sa cité par le parti pro-wisigoth, il se réfugie à Clermont, dont l'évêque paraît avoir été mis en place par les Burgondes alliés de Thierry.

À la mort d'Euphraise en 515, le clergé l'élit pour son successeur, mais un complot ourdi par les femmes de la gens Apollinaris le renverse. Placidina avec sa belle-sœur Alcima , incitent Apollinaris à se rendre à la cour du roi des Ostrogoths, Theuderic, et à demander la cathédrale[114]. Le roi installe à sa place l'ancien comte, Apollinaire de Clermont, qui reste fidèle au royaume wisigoth. Lui et sa famille comptent et souhaitent le retour des Wisigoths. Il est évêque de Clermont pendant quatre mois jusqu'à sa mort en 515.

C'est l'occasion d'une première intervention du roi du fils de Clovis, Thierry Ier, impossible à dater. La putsch des Apollinaris lui sert de prétexte pour intervenir en Auvergne et définitivement l'annexer. Pour le reste, il se contente de rétablir Quintien, Apollinaris étant mort. L'Auvergne reste sous l'administration d'un comte, Hortensius, d'origines gallo-romaines, mais désormais dans la mouvance franque.

Avec Placidina, Apollinaris laisse derrière lui une fille également du nom de Sidonia et un fils du nom d'Arcade, qui suit.

Sidonia et Arcadius de Clermont[]

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Selon Settipani, Sidonia mariée à Cadence ou Fidentius, et mère de Ferréol d'Uzès, 5e évêque d'Uzès de 553 à 581[115]. ferréol est né dans la province de Narbonne vers 521. Il reçoit une brillante éducation chez ses oncles les évêques Ruricius de Limoges et saint Firmin d'Uzès


Arcade de Clermont ou Arcade de Bourges (ca 500 - 549) est un sénateur clermontois qui devient en 538 suite à un exil forcé le 22e évêque de Bourges, en Berry. Devenu sénateur à Clermont, Arcade va à l'instar de son père d'allégeance wisigothique, appeler les Auvergnats à se soulever contre les Francs croyant que le roi Thierry Ier est mort en Thuringe, en 532. Ce dernier bien vivant apprend la nouvelle et prend l'Auvergne. Il la met à feu et à sang en prenant soin néanmoins de laisser une sauveté de 8 milles autour de la cité de Clermont. Cette défaite amène à des conséquences immédiates du pouvoir mérovingien. Sa mère Placidina et la tante d'Arcade sont arrêtées à Cahors et condamnées à l'exil. Leurs biens sont confisqués. Quant à Arcade lui-même, il parvient à se réfugier à Bourges – qui appartient à Childebert qui est son allié contre Thierry Ier. Plus tard, il devient évêque de la cité biturige et finit même par être honoré localement sous le nom de saint Arcade.


Le domaine de Praemiacum, à côté de Bordeaux, créé par Sidoine Apollinaire, va appartenir à l'archevêque de Bordeaux et saint, Léonce de Bordeaux, mari de son arrière-petite-fille sainte Placidine. Praemiacum devient un temps la résidence épiscopale de Bordeaux.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. The History and Literature of Christianity, Pierre De Labriolle, Routledge, 2013. ISBN 1136202056, 9781136202056.
  2. Jill Harries: Sidonius Apollinaris and the Fall of Rome, AD 407–485. Oxford 1994.
  3. Les ancêtres de Charlemagne, Volume 16 de Prosopographia et Genealogia, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2015. ISBN 1900934159, 9781900934152.
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  5. H. Desgranges, Les Apollinaires : Histoire d’une famille gallo-romaine pendant trois siècles, Paris, Hachette, 1948, p.22.
  6. Lucie Desbrosses. Sidoine Apollinaire et la Gaule chrétienne au Ve siècle. Histoire. Université Bourgogne Franche-Comté, 2018. Français. ffNNT : 2018UBFCC015ff.
  7. L'Auvergne de Sidoine Apollinaire à Grégoire de Tours: histoire et archéologie : actes des XIIIèmes Journées internationales d'archéologie mérovingienne, Clermont-Ferrand (3-6 octobre 1991), Volume 12. Bernadette Fizellier-Sauget. Presses Univ Blaise Pascal, 1999. ISBN 287741082X, 9782877410823.
  8. La Fin Du Monde Antique, André Chastagnol, Nouvelles Editions Latines, 1996. ISBN 2723305260, 9782723305266.
  9. Que le jour recommence. Sidoine Apollinaire. Société des Écrivains, 2011. ISBN 2748367820, 9782748367829.
  10. La Fin Du Monde Antique, André Chastagnol, Nouvelles Editions Latines, 1996. ISBN 2723305260, 9782723305266.
  11. DUTOUR, THIERRY (2003), La ciudad medieval. Orígenes y triunfo de la Europa urbana, p. 92. — Paidós, Buenos Aires, 2005. ISBN 950-12-5043-1.
  12. Que le jour recommence. Sidoine Apollinaire. Société des Écrivains, 2011. ISBN 2748367820, 9782748367829.
  13. Sidoine Apollinaire
  14. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/AmA-101R.pdf cercle gnalogique - Cercle Généalogique et Héraldique de l'Auvergne et du Velay]
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  16. Le Grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, qui contient en abrégé l'histoire fabuleuse des dieux & des héros de l'antiquité païenne.... Louis Moréri. chez les libraires associés, 1759.
  17. Lucie Desbrosses. Sidoine Apollinaire et la Gaule chrétienne au Ve siècle. Histoire. Université Bourgogne Franche-Comté, 2018. Français. ffNNT : 2018UBFCC015ff.
  18. REVUE DES ETUDES TARDO-ANTIQUES
  19. H. Desgranges, Les Apollinaires : Histoire d’une famille gallo-romaine pendant trois siècles, Paris, Hachette, 1948, p.22.
  20. La Fin Du Monde Antique, André Chastagnol, Nouvelles Editions Latines, 1996. ISBN 2723305260, 9782723305266.
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  26. Genèse et évolution du deuxième royaume burgonde (443-534): les témoins archéologiques, Volume 2, Katalin Escher, Archaeopress, 2005.
  27. Genèse et évolution du deuxième royaume burgonde (443-534): les témoins archéologiques, Volume 2, Katalin Escher, Archaeopress, 2005.
  28. Madame de Polignac, Nathalie Colas des Francs, Tallandier. ISBN 9791021019355.
  29. Encyclopédie du dix-neuvième siècle: répertoire universel des sciences, des lettres et des arts. Édition 3. Bureau de l'Encyclopédie du XIXe siècle, 1870.
  30. Alexandre Pau, L’invention de Polignac, 4 vol., sous la direction de Monsieur Christian Amalvi, thèse de doctorat d’histoire contemporaine, Montpellier : Université Paul Valéry, 2007.
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  33. Francia, Volume 18, Partie 1. Deutsches Historisches Institut (Paris, France), Germany (West). Bundesministerium für Bildung und Wissenschaft. Artemis Verlag, 1991. ISBN 3799572244, 9783799572248
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  38. Lucie Desbrosses. Sidoine Apollinaire et la Gaule chrétienne au Ve siècle. Histoire. Université Bourgogne Franche-Comté, 2018. Français. ffNNT : 2018UBFCC015ff.
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  40. Sidoine Apollinaire
  41. Sidoine Apollinaire
  42. Sidoine Apollinaire
  43. Sidoine Apollinaire
  44. San Nicasio di Reims
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  46. Sidoine Apollinaire
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  64. Saint Sidoine Apollinaire et son siècle, ouvrage couronné par l'Académie de Clermont, Volume 1. Louis Antoine Chaix. Ferdinand Thibaud, 1867.
  65. Saint Sidoine Apollinaire et son siècle, ouvrage couronné par l'Académie de Clermont, Volume 1. Louis Antoine Chaix. Ferdinand Thibaud, 1867.
  66. Saint Sidoine Apollinaire et son siècle, ouvrage couronné par l'Académie de Clermont, Volume 1. Louis Antoine Chaix. Ferdinand Thibaud, 1867.
  67. Saint Sidoine Apollinaire et son siècle, ouvrage couronné par l'Académie de Clermont, Volume 1. Louis Antoine Chaix. Ferdinand Thibaud, 1867.
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  69. Lucie Desbrosses. Sidoine Apollinaire et la Gaule chrétienne au Ve siècle. Histoire. Université Bourgogne Franche-Comté, 2018. Français. ffNNT : 2018UBFCC015ff.
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  92. Sidoine Apollinaire
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  94. Avitacum: Essai de critique sur l'emplacement de la villa de Sidoine Apollinaire, G.-Régis Crégut, Collection XIX, 2016. ISBN 2346065331, 9782346065332.
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  101. Compte rendu de colloque (suite) : Pagans and Christians in the Late roman Empire, MAËL GOARZIN (2015)·
  102. Sidoine Apollinaire
  103. Sidoine Apollinaire
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  105. Sidoine Apollinaire, Volume 2, Collection des universités de France, Rédacteur André Loyen, Société d'édition "Les Belles Lettres,", 1970.
  106. Lucie Desbrosses. Sidoine Apollinaire et la Gaule chrétienne au Ve siècle. Histoire. Université Bourgogne Franche-Comté, 2018. Français. ffNNT : 2018UBFCC015ff.
  107. Sidoine Apollinaire
  108. FLODOARD, HISTOIRE DE L’ÉGLISE DE RHEIMS
  109. Sidoine Apollinaire
  110. Sidoine Apollinaire
  111. Les ancêtres de Charlemagne, Volume 16 de Prosopographia et Genealogia, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2015. ISBN 1900934159, 9781900934152.
  112. Les ancêtres de Charlemagne, Volume 16 de Prosopographia et Genealogia, Christian Settipani, Occasional Publications UPR, 2015. ISBN 1900934159, 9781900934152.
  113. Histoire des Francs, Grégoire de Tours. Traduction Guizot. L. I, p. 104.
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  115. Cf. Dom Devic, dom Vaissète, Histoire générale de Languedoc.
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