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                  Salvat, Sauvat, Sauveur, Salvador... Dubernad ou du Bernad

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Acte de baptême de Salvat Dubernad.

A Séville, les Dubernad s'associe avec les Lannux de Morlaix, dès 1761.

Le port de Morlaix.

Salvat, Sauvat, Sauveur, Salvador... Dubernad ou du Bernad est né le 16 mars 1745, Maison de Bourdet, rue des Tendes (de nos jours rue d'Espagne), à Bayonne. Il est mort après 1820.


Homme d'affaires, homme politique, ilustrado (homme des lumières), commandant de la Garde civique impériale et diplomate français.

Salvat Dubernad est le descendant de deux vieilles familles un temps sur Laplume, capitale du Brulhois, les Be(r)nard ou du Bernât - de la branche de Brana - et les Fo(u)rcade, côté maternel. Ses proches parents sont négociants avec l'outre-mer, armateurs, banquiers, diplomates... et ont tous un lien avec l'Espagne[1].


Voir article détaillé : La famille de Salvat et Joseph Dubernad


Salvat et Joseph Dubernad créent une maison de commerce à Séville, connue sous la raison sociale Pratmeur Dubernad et cie, qui va devenir très importante. Par exemple, Pratmeur Dubernad et Co. est citée parmi à la réunion des gros extracteurs et négociants en Huile d'olive, nationaux et étrangers, qui a lieu à Séville, en 1767[2]. Cette société est dirigée par Salvat Dubernad, et les Lannux, famille de la femme de Joseph Dubernad détiennent les 3/8e des actions. C’est une société qui a plus d’un million de capital[3].

En 1773. Francisco Cabarrús s'entoure de sa famille, notamment de ses cousins proches, Joseph Dubernad et son frère, Salvat Dubernad, qui sont aussi ses amis et des francs-maçons comme lui. Il les fait nommer, comme commissionnaires, pour percevoir les fonds de l’emprunt du canal de Murcie[4].

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Vue de son château, Paradis, près de La Bourdaisière, le château de son frère, Joseph Dubernad.

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SA FAMILLE[modifier | modifier le wikicode]

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Monsieur et Madame de la Chapelle, et le Ministre Dominique de Lesseps, cousin issu de germain de Dubernad.

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Joseph Dubernad est le descendant de deux vieilles familles un temps sur Laplume, capitale du Brulhois, les Be(r)nard ou du Bernât - de la branche de Brana - et les Fo(u)rcade, côté maternel. Il fait des études au Collège catholique de Bayonne.

Avant La Plume, on a comme tige côté Dubernad :

Raimond de Bernard (1255 - avant 1301), donzel de Grignols, est qualifié chevalier par un acte de 1292. Il épouse Alaïs de Seguin, fille de Gailhard de Seguin[5].

Et côté Fo(u)rcade :

Le casal de Gassie-Doat de Forcade qui doit donner sept pains, deux conques d'annone, un porc entre 1150 et 1167 à Saint-Cricq-du-Gave (canton de Peyrehorade)[6]. Sur les âges obscurs et primitifs de cette famille, on peut juste dire qu'elle est mentionnée par des actes publiés dès 1170, à Orthez, mais que sa filiation n'est suivie que bien plus tard[7].


Voir article détaillé : La famille de Joseph Dubernad

Voir article détaillé : La Bastide de Clairence


Son parrain est Salvat Dubernad, son oncle paternel. Sa marraine est Marie Duhagon, sa grand-mère. Mais c'est Marie Fourcade, épouse Cabarrus, ancêtre de Francisco Cabarrús, qui tient l'enfant à sa place. C'est la soeur de son aïeule.

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Les du Bernad et les Fo(u)rcade sont un temps sur Laplume.

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AVANT 1789[modifier | modifier le wikicode]

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Séville (1767 - 1784)[modifier | modifier le wikicode]

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Les Dubernad font, entre autres, le commerce des laines d'Espagne.

Joseph Dubernad, crée avec son frère une maison de commerce à Séville, connue sous la raison sociale Pratmeur Dubernad et cie qui va devenir très importante. Par exemple, Pratmeur Dubernard et Co. est citée parmi à la réunion des gros extracteurs et négociants en Huile d'olive nationaux et étrangers qui a lieu à Séville, en 1767[8]. Cette société est dirigée par Salvat Dubernad, et les Lannux détiennent les 3/8e des actions. C’est une société qui a plus d’un million de capital[9].

En 1773. Francisco Cabarrús s'entoure de sa famille, notamment de ses cousins proches, Joseph Dubernad et son frère, Salvat Dubernad, qui sont aussi ses amis et des francs-maçons comme lui. Il les fait nommer, comme commissionnaires, pour percevoir les fonds de l’emprunt du canal de Murcie[10].

En 1783, la guilde gagne un procès contre don Salvador Dubernad y Cia., Marchand de Séville, pour la partition de 882 arrobas de laine du Cabildo de la cathédrale de Plasencia. En 1784 , les fabricants Diego Lopez, Jose Hernandez et Ventura Hernandez Agero Bien lancent une action en justice en 1788 qui est en cours contre la même maison de commerce sévillane en marquant les producteurs de laine à Brozas. En 1792 Diego López a maintenu une autre poursuite pour le procès de ...[11].

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Salvat du Bernad est Consul de Toscane à Morlaix[modifier | modifier le wikicode]

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Léopold Ier, frère de Joseph II et de Marie Antoinette, le fait Consul du Grand-Duché de Toscane.

Selon les Archives départementales du Finistère :

Sauveur Dubernad, futur Consul de Toscane à Morlaix, et Joseph Dubernad, qui va être le premier président du tribunal de commerce, habitent Séville avant de venir se fixer a Morlaix[12].

Sauveur devient un personnage important de Morlaix. Il traduit son prénom Salvat, très basque, en Sauveur et l'orthographe exacte de son nom est souvent du Bernad, comme ses ancêtres de La Plume. Ses entreprises de négoce international sont prospères. Le Grand Duc de Toscane Léopold Ier, frère de Joseph II et de Marie Antoinette, le fait Consul du Grand-Duché de Toscane[13].

Le rôle juridictionnel des consuls est fréquemment évoqué dans les dictionnaires d’Ancien Régime, de même que dans les traités du droit des gens et du droit commercial de l’époque moderne[14].

Rares sont, néanmoins, les travaux consacrés explicitement aux consuls italiens. La Toscane est le seul État pré-unitaire ayant fait l’objet d’une monographie[15]. Les consuls de Toscane représentent en 1784 aussi l’Autriche, et ceux d'Autriche la Toscane.

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Premier mariage (avant 1784)[modifier | modifier le wikicode]

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Sánchez-Pleités, marquis de Sotomayor.

Beatriz est bien la fille de Francisco Sánchez-Pleités.

Le frère de Beatriz Sánchez-Pleités, Juan Pedro Sánchez Pleités.

Salvat du Bernad se marie vers 1780 à Séville avec Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza (1761/1762 - 1784). Elle est la fille de Francisco Sánchez-Pleités y Rosso (1729 - 1775), Vizconde de Moralejo, puis marquis de Sotomayor, le 6 février 1774, et hermano de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla[16]. Les armes de cette maison sont :

En campo de oro una espada de plata puesta en banda, punta abajo, engolada en dos cabezas de dragantes de sinople. C'est une famille andalouse d'Osuna (Jaén). Elle prouve sa noblesse dans les ordres de Catratrava (1793) et de Carlos III (1795 et 1817)[17]. Les Sánchez-Pleités sont marquis en 1774, avant le mariage de leur fille aînée avec du Bernad[18].

Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza a comme mère Manuela Maria Hurtado de Mendoza y Baena (1746 - 1819), Señora de Bolaños, qui hérite du titre et des biens des Marquis de Villamagna[19]. Manuela Hurtado de Mendoza est la Xe marquise de Villamagna.

L'épouse de Salvat Dubernad, Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza (1761/1762 - 1784) a deux frères :

Don Hermenegildo Sánchez Pleites et Hurtado de Mendoza qui est maréchal de l'armée royale, ministre du Conseil suprême de la guerre, gentilhomme de la chambre de Sa Majesté le Roi, au service de l'Infante Carlos María Isidro.
Juan Sánchez Pleités y Hurtado de Mendoza (1766 - 1856), en 1819 est XIe Marquis de Villamagna, VIIe de Gelo et IIe de Sotomayor[20], Grand d'Espagne, en 1849, pour ce dernier titre. Il est lieutenant des gardes royales espagnoles, chevalier de l'Ordre de Calatrava, marié à María Josefa Garcia de la Peña y Torres, IIe Marquise de Perijá[21].

Beatriz a le même prénom que sa grand-mère paternelle, Beatriz Rosso et Cantalejos[22]. Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza décède le 13 mai 1784 à Séville.

Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza doit être née vers 1761 - 1763. Ses parents se marient fin 1760. Elle a une soeur cadette Estefania, son frère Juan Pedro qui naît en 1766, puis Josefa Maria et Hermenegildo[23]. Elle se marie vers 1780 très certainement à Séville, où vit Salvat du Bernad et sa famille.

La grandesse d'Espagne est l'échelon le plus haut de la noblesse espagnole, immédiatement inférieur à celui des infants, les enfants du souverain. Il est très rare que la soeur d'un Grand d'Espagne se marie avec un négociant étranger, même Consul et d'une famille noble fort ancienne.

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Deuxième mariage (1784)[modifier | modifier le wikicode]

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Sauveur Dubernad se marie avec Marguerite Lannux de la Chaume

Veuf de Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza, le consul de Morlaix, Salvat du Bernad, se remarie trois mois après avec Marguerite Lannux de la Chaume à Morlaix. Il fait des affaires avec les Lannux et son frère, Joseph Dubernad est marié à une des sœurs de Marguerite, mon ancêtre.

Voici l'acte :

Ce jour 12 octobre 1784 en conséquence d'une publication faite sans opposition pour première et dernière publication au prone de la grande messe... du dix de ce mois dispense obtenue comme les deux autres ... du onze de ce mois. Des promesses de mariage entre noble homme Sauveur Dubernad, consul de cette ville de Morlaix et du grand duc de toscane et négociant de cette ville, veuf de dame beatrice sanchez pleytes, originaire de baionne, domicilié de seville, d'une part et demoiselle marguerite lannux de la chaume, fille de noble homme jean Lannux de la Chaume, vice consul d'Espagne, ancien maire et négociant de cette ville et dame marie catherine saulnier originaire et domiciliée de cette paroisse d'autre part. Vu préalablement texte de liberté du dit lieu contractant établi judiciairement suivant les loix despagne en pareil cas par devant sieur datoly commandant a seville et juge pour toutes les causes appartenant aux sujets des puissances étrangères; ainsi que les examens juridiques des quatre témoins qui ont déposé sur leur serment que le dit sieur contractant n'a formé aucun engagement de mariage depuis l'instant de jour veuvage qui date du 13 may dernier suivant l'extrait mortuaire de la dite dame sanchez pleytes joint aux dites preuves desquelles nous sommes nantis. Nous recteur de cette paroisse après avoir publiquement et séparément interrogées les dites parties de leur mutuel consentement nous avons premièrement fiancés...

C’est un grand mariage et la réussite dans les affaires et la politique des Lannux et des Dubernad étonne même les nobles bretons.


Dans une lettre adressée à Madame du Las par le comte Le Behan de Pennelé, concernant plusieurs mariages à Morlaix en 1784, nous avons relevé le texte suivant :

Ma très chère cousine... dans votre dernière lettre vous aviez la bonté de donner le détail des belles fêtes que procurait, dans votre quartier le séjour de madame la Duchesse (la duchesse d'Elboeuf à Rostrenen). Notre ville n'a pas vu de grandeurs, mais tout le mois dernier s'est écoulé en plaisirs. La noce de Mademoiselle de la Chaume a été des plus brillantes (fille d'un membre de la maison de maison de Lannux, Sr de Kermabon de la Chaume, du Rascoët... évêché de tréguier). Cette maison a produit trois maires de Morlaix de 1753 à 1776). Le bal, l'assemblée, grand souper, auquel toute la ville était invitée, annonçaient l'opulence déjà reconnue qui règne dans la maison de Lannux. Aujourd'hui, tous les parents et les amis s'empressent de traiter cette belle dame qui doit partir pour Cadix le 3 du mois prochain. Son mari est très aimable, autant que son frère, mais beaucoup plus riche. Vous conviendrez que Mademoiselle Margoton n'a pas perdu pour attendre

Le comte Le Bihan de Pennelé est major de la capitainerie garde-côtes Morlaix en 1757 et d'une très ancienne famille noble morlaisienne. Madame Jegou du Las est de petite noblesse bretonne très pauvre et catholique. Les deux frères Dubernad et les Lannux prêtent des millions de livres au roi d’Espagne.

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APRES 1789[modifier | modifier le wikicode]

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Joseph Dubernad n'est pas le seul à regagner la France en 1789. Par contre, son frère, Salvat Dubernad, et son cousin, Francisco Cabarrús restent. Ils vont être des Français très fréquemment cités du temps du Roi espagnol frère de Napoléon.

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Fabrique royale des tabacs de Séville[modifier | modifier le wikicode]

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Une des façades de la manufacture des tabacs de Séville.

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Dès la déclaration de guerre, les Espagnols accusent le frère de Joseph Dubernad, Salvador du Bernad, de Lannux Père et fils Dubernad et Cie, et son ami David Pierre Behic, d’avoir voulu incendier la Fabrique royale des tabacs de Séville. Ils sont emprisonnés, mais pas massacrés.

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Château de Paradis (1792)[modifier | modifier le wikicode]

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Sauveur Dubernad et Marguerite Lannux, sa femme, deviennent propriétaires du Château de Paradis, à La Croix-en-Touraine en 1792. Le château en 1769.

Dubernad achète le Château de La Bourdaisière, détruit par Choisel, comme bien national. Il fait construire de 1794 à 1799 un nouveau château, adossé au sud du manoir Babou, de style néo-classique, cubique, seulement décoré par un portique central, à l'antique.

Le Paradis est acquis en 1767 par le duc de Choiseul, auprès d’Alexis Duvau, trésorier de France à Tours. Les documents d’archives précisent qu’il ne s’agit pas d’un achat mais d’un échange, le duc donnant la châtellenie d’Ecueillé à Duvau en échange de la seigneurie de Paradis[24].

Ce manoir de Paradis, construit au XVIe siècle et situé à quelques kilomètres du château de Chanteloup sur la commune de La Croix-en-Touraine, est reconstruit en majeure partie par Choiseul. Il conserve le corps de bâtiment principal et l’aile en retour d’équerre mais suréleve et agrandit cet ensemble[25].

L’histoire locale raconte que le duc achète Paradis pour y loger ses hôtes lorsque Chanteloup n’y suffit plus, ainsi Paradis est-il considéré comme une sorte d’annexe du château. Une allée, tracée à travers la forêt d’Amboise, relie directement les deux châteaux[26].

Le 15 octobre 1779, Choiseul fait don de cette demeure à son intendant, Ambroise Ribot (1725 - 1787), en remerciement de dix-huit années de bons et loyaux services. Ambroise Ribot (1725 - 1787) est aussi avocat & conseiller du Roi, avocat en parlement, et contrôleur ordinaire des guerres à Tours. La famille Ribot le conserve jusqu’à la Révolution[27].

Le 2 mai 1792, les héritiers d'Ambroise Ribot vendent le Château de Paradis pour 304.800 livres à Salvador Dubernad, négociant demeurant à Séville (Espagne) et Marguerite Delachaume. Une somme de 115.600 livres doit être versée par l'acquéreur à divers créanciers, dont madame veuve Ribot mère, à laquelle il est encore dû 60.400 livres sur le prix de l'adjudication de 1788. Cet acte nous apprend qu'il est dû chaque année à la cure de La Croix de Bléré : 22 sous, 2 poulets et un quart de vin, au cy-devant chapitre de Saint-Gatien 10 livres et à la cure de Civray 50 livres. Dubernad achète comme autre dépendance La Maison Blanche, le 5 messidor an II (23 juin 1794)[28].

Mais ils revendent le tout dès le 30 Fructidor an V (16 septembre 1797) à Jean-René Chauveau[29]. Salvador Dubernad repart à Séville[30].


Salvador, Dubernad et Ce[31].


Don Salvador Dubernad est dit Français résidant à Séville, dans Las salinas de Araya y el origen de la armada de Barlovento. Son frère, Don Joseph Dubernad est dit transeúnte résidant à Séville dans le même ouvrage. Don Joseph Dubernad, Salvador, et Pedro Echearre (Français résidant à Séville) et Francis Lannux de La Chaume sont associés dans la Casa de Comercio titulada Lannux Padre Dubernad, y Compañía[32].

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Troisième mariage (après 1797)[modifier | modifier le wikicode]

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Salvador du Bernad se marie, après 1797, avec Maria Catalina Mexia, fille de Don Carlos Mexia et Theresa, de Tocino (Andalousie). Don Carlos Mexia est membre de la Real Sociedad Patriótica de Sevilla, en 1779, et son correspondant à Tocino[33]. Elle est la petite-fille de Juan Valentín Mexia, maire de Tocino en 1743[34].

Marie-Délamparo-Jeanne-Salvadora-Rigoberta Joumard est née à Bayonne (Rue de la Poissonnerie, n° 61) le 4 janvier 1813. Fille de Sieur Jacques Joumard, âgé de 45 ans, négociant, et de Dame Anne Marie Mexia. Sont présents Sieur Joseph Joumard, âgé de 22 ans, commis négociant domicilié à Bayonne, représentant M. Jean Morlanx, agriculteur, âgé de 66 ans, grand-oncle maternel de l’enfant, et Sieur Sauveur Dubernad, âgé de 66 ans, négociant et consul de France à Séville, actuellement à Bayonne.


Principales maisons de commerce de Séville en 1805 : Salvador Dubernad et Cie[35].

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Procès (1808)[modifier | modifier le wikicode]

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Le Sieur Picardos est porteur de onze lettres de change tirées de Paris, savoir la première de 2.000 pistoles par les Sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 17 mars 1808, sur le sieur Salvador Dubernad, à Séville, payable à quatre-vingt-dix jours de date, au domicile du sieur Levato, à Cadix. Cette lettre, échue le 15 juin, fut protestée en temps utile, sur le refus de payer, motivé sur ce que les tireurs n'avaient pas fourni les fonds ni donné d'avis ; les deuxième et troisième lettres de change, montant ensemble à 1,600 pistoles, tirées également par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808, sur le sieur Salvador Dubernad, à Séville, étaient payables à cent jours de date, dans Cadix, aussi au domicile du sieur Levato. Ces deux lettres, échues le 22 juill., furent protestées par le même motif que les précédentes. Une expédition de ce protêt, délivrée par un notaire de Cadix, portait la date du 22 avr., antérieure de trois mois à l'échéance des traites. Une nouvelle expédition certifiée conforme donnait au protêt la date du 22 juill. jour de leur échéance. Les huit dernières traites, montant ensemble à 2,741 pistoles, tirées de Paris les 29 mars, 15 et 23 avr., par les sieurs Gilles et Raillemont sur Malibrans et Domingo, de Séville, endossées par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, payables à quatre-vingt-dix jours de date, dans Cadix, toujours au domicile du sieur Levato, subirent le même sort que les autres. Ces protêts furent dénoncés aux sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, comme tireurs des trois premières lettres de change et endosseurs des autres, avec assignation en paiement de la somme totale et des comptes de retour ...[36].
... Par tous ces motifs, et attendu que, dans l'espèce, des neuf lettres de change dont il s'agit, les sieurs Gaudelet, Dubernard et compagnie, auxquels on en demande le remboursement, y figurent, soit comme tireurs, soit comme endosseurs solidaires avec les tireurs ; Attendu que les protêts ont été régulièrement faits ; que s'ils n'ont pas été dénoncés en temps utile par suite des événemens de force majeure qui ont interrompu les communications entre l'Espagne et la France, lesdits sieurs Gaudelet, Dubernard et compagnie sont passibles de ces événemens. Le tribunal condamne les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, à rembourser audit sieur Picardos le montant desdites neuf lettres de change, à quoi faire il seront contraints par toutes voies de droit...[37].

Statuant en second lieu sur les deux lettres de change faisant partie des onze mentionnées ci-dessus, savoir celle de 1,000 piastres et celle de 600 pistoles, tirées par lesdits sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808, à cent jours de date, et acceptées sur Salvador Dubernad, de Séville, payables, dans Cadix, chez Levato, indûment protestées le 22 avr., plus de soixante jours avant l'échéance, ce qui est constaté par le protêt représenté à l'audience[38].

Attendu que ce protêt est prématuré ; que c'est en vain que les porteurs prétendent que cette date prématurée est le résultat d'une erreur; que l'on ne peut voir dans les actes que ce qui y est formellement énoncé[39].
Le tribunal déclare le sieur Picardos non recevable quant à présent, sauf à lui à justifier que la provision n'existait pas au jour de l'échéance[40].
Appel par Gaudelet, Dubernad et compagnie. — Appel incident par Picardos, en ce que le jugement n'avait pas prononcé contre les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, la condamnation des deux lettres de change, formant ensemble la somme de 1,600 pistoles, tirées par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808 ; et à l'appui de son appel incident il a représenté une nouvelle copie du protêt de ces traites et dans laquelle il avait pour date le 22 juill.[41].

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Commandant de la garde civique impériale (1812)[modifier | modifier le wikicode]

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La Garde civique impériale est commandé par Dubernad.

Avec des Français vivant en Espagne et des Espagnols partisans de la Révolution et l'Empire le Roi Joseph fait former des soldats impériaux, membres de la Garde Civique sous serment, créé à Séville par ordre royal en février 1810[42].

Ces gardes sont invités dans toutes les fêtes bonapartistes avec les dirigeants français et espagnols, quel que soit leurs grades. Les señores de la garde civique impériale et espagnole, et ceux de la garde d'honneur se retrouvent dans les bals et banquets au palais du général en chef de la place[43].


Soult écrit en avril 1812 :

J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse copie du rapport que le général Rignoux m'a fait sur ce qui s'est passé à Séville et aux environs, dans les dix premiers jours de ce mois. Elle y remarquera avec satisfaction que ce général fait un grand éloge des divers dépôts qu'il a employés, et qu'il cite honorablement les corps espagnols au service de Sa Majesté Catholique qui, dans ces moments difficiles, se sont particulièrement distingués, entre autres, l'escadron de lanciers et la compagnie de gendarmerie espagnole, commandés par M. le chef d'escadron Aguado; le bataillon suisse, un détachement de la garde royale, capitaine Thomas; la compagnie d'escopeteros de Séville, capitaine San-Vicente; l'escadron de chasseurs de Carmona, commandé par M. Figuera; trois compagnies de la garde civique impériale, commandées par M. Dubernad; et enfin la garde civique de Séville, commandée par M. le maréchal de camp retiré marquis de Gelo[44].

Salvat Dubernad et le duc Altamira sont arrêtés, maltraités et emprisonnés à Jerez de la Frontera.

Le roi Joseph Bonaparte, dans ses Mémoires et correspondance politique et militaire, reproduit une lettre de Soult à Berthier, écrite à Séville le 14 avril 1812, qui fait un grand éloge de Salvat Dubernad qui combat un ennemi supérieur en nombre avec trois compagnies de la garde civique impériale[45].

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Consul de France à Séville (1813)[modifier | modifier le wikicode]

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Le vice-consulat de Séville et San Lucar dépend du consulat de Cadix.

L'agent consulaire de France à Séville, sous le premier Empire, se nomme Dubernad. On rencontre parfois son nom dans les correspondances du ministère des Affaires étrangères à Paris. Il fournit des renseignements commerciaux, mais est absorbé, hiérarchiquement, par ses supérieurs les consuls de Cadix, et il laisse à Séville moins de traces de son administration que dans les cartons du quai d'Orsay[46].

Le 3 juillet 1822, Jacques Joumard, ancien négociant en Espagne, est en procès contre le ministère de la marine. En 1811, le corsaire Le Roi de Rome a capturé le navire espagnol Le Saavedra, chargé de cacao, et l’a conduit à San Lucar. Par un arrêté du 2 novembre 1811, le maréchal Soult en ordonne la vente. Joumard est nommé président de la commission chargée de l’organiser. La cargaison est conduite à Séville, où elle est vendue. Par la suite, un jugement adjuge la prise au corsaire capteur. Le consul général de France en Andalousie se fait rendre compte de la vente et par suite de la liquidation, Joumard est constitué rétentionnaire d’une somme de 16.739 francs. Joumard fait appel de cette décision au conseil d’Etat. Il affirme qu’on ne lui a pas alloué en dépense, une somme de 2.643 F, pour frais de livraison du cacao à Séville, ainsi qu’une somme de 7.500 F qu’il a payée au sieur Dubernad, pour ses appointements de membre de la commission chargée de la vente. Les requêtes de Joumard sont rejetées. Sauveur Dubernad a épousé une sœur d’Anne-Marie Mexia.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[modifier | modifier le wikicode]

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  1. LES ORIGINES DE LA FRANC-MACONNERIE, Les Maçons Célèbres
  2. La Economía española al final del Antiguo Régimen: Comercio y colonias, Alianza universidad: Textos, Volume 3 de La Economía española al final del Antiguo Régimen, Gonzalo Anes Alvarez, ISBN 8420689890, 9788420689890, Alianza, 1982.
  3. Marthe Le Clech et Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  4. Michel Zylberberg, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France, Études générales, 1993.
  5. SEGUIN, Branche existant à LA REOLE, d'après : L'ouvrage de Monsieur J. de Bourrousse de Laffore - Edition 1860 - Tome troisième
  6. Cartulaire de l’abbaye Saint-Jean-de-Sorde, Traduction de J.-F. Robert Martin. Éditions Atlantica, Biarritz, 1999.
  7. Revue d'Aquitaine et du Languedoc, Volume 7, 1863.
  8. La Economía española al final del Antiguo Régimen: Comercio y colonias, Alianza universidad: Textos, Volume 3 de La Economía española al final del Antiguo Régimen, Gonzalo Anes Alvarez, ISBN 8420689890, 9788420689890, Alianza, 1982.
  9. Marthe Le Clech et Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  10. Michel Zylberberg, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France, Études générales, 1993.
  11. La industria textil lanera de Béjar (1680-1850): la formación de un enclave industrial, Barrio de Maravillas, Estudios de Historia/Castilla y León (España). Consejería de Educación y Cultura Series, Rosa Ros Massana, Junta de Castilla y León, Consejería de Educación y Cultura, 1999.
  12. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Articles B 4160-4670 et appendice. Inventaire des fonds des Amirautés de Morlaix and de Quimper, du Consulat and de Tribunal de commerce de Morlaix. Rédigé par J. Lemoine and H. Bourde de La Rogerie. A. Jaouen, imprimeur de la Préfecture, 190.
  13. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.202.
  14. DE L’UTILITÉ COMMERCIALE DES CONSULS. L’INSTITUTION CONSULAIRE ET LES MARCHANDS DANS LE MONDE MÉDITERRANÉEN (XVIIE-XXE SIÈCLE). Arnaud Bartolomei, Guillaume Calafat. Mathieu Grenet.
  15. M. Aglietti, L’istituto consolare tra Sette e Ottocento. Funzioni istituzionali, profilo giuridico e percorsi professionali nella Toscana granducale, Pisa, 2012.
  16. Extracto de los expedientes de la Orden de Carlos 3o, 1771-1847. Vicente de Cadenas y Vicent · 1979.
  17. Nobiliario español: diccionario heráldico de apellidos españoles y de títulos nobiliarios, Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Éditeur M. Aguilar, 1948.
  18. Extracto de los expedientes de la Orden de Carlos 3o, 1771-1847. Vicente de Cadenas y Vicent · 1979.
  19. La obra de Julio de Atienza y Navajas, barón de Cobos de Belchite y marqués del Vado Glorioso, en "Hidalguía", Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Ediciones Hidalguia, 1993.
  20. La obra de Julio de Atienza y Navajas, barón de Cobos de Belchite y marqués del Vado Glorioso, en "Hidalguía", Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Ediciones Hidalguia, 1993.
  21. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  22. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  23. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  24. [http://www.mba.tours.fr/TPL_CODE/TPL_COLLECTIONPIECE/98-18e.htm?PIECENUM=220&NOMARTISTE=HOUEL+Jean-Pierre-Louis-Laurent HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup]
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  26. [http://www.mba.tours.fr/TPL_CODE/TPL_COLLECTIONPIECE/98-18e.htm?PIECENUM=220&NOMARTISTE=HOUEL+Jean-Pierre-Louis-Laurent HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup]
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  36. Journal du Palais. Recueil le plus ancien et le plus complet de la jurisprudence française, Volume 1809, Philippe Ledru-Rollin, Stephan Cuenot, Édition 3 Lange Levy, 1838.
  37. Journal du Palais. Recueil le plus ancien et le plus complet de la jurisprudence française, Volume 1809, Philippe Ledru-Rollin, Stephan Cuenot, Édition 3, Lange Levy, 1838.
  38. Journal du Palais. Recueil le plus ancien et le plus complet de la jurisprudence française, Volume 1809, Philippe Ledru-Rollin, Stephan Cuenot, Édition 3, Lange Levy, 1838.
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  40. Journal du Palais. Recueil le plus ancien et le plus complet de la jurisprudence française, Volume 1809, Philippe Ledru-Rollin, Stephan Cuenot, Édition 3, Lange Levy, 1838.
  41. Journal du Palais. Recueil le plus ancien et le plus complet de la jurisprudence française, Volume 1809, Philippe Ledru-Rollin, Stephan Cuenot, Édition 3, Lange Levy, 1838.
  42. [http://institucional.us.es/revistas/arte/24/t2_art_6.pdfVanidad imperial y estética del artificio: fiestas napoleónicas en la Sevilla ocupada, Álvaro Cabezas García Universidad Pablo de Olavide, España]
  43. [http://institucional.us.es/revistas/arte/24/t2_art_6.pdf Vanidad imperial y estética del artificio: fiestas napoleónicas en la Sevilla ocupada, Álvaro Cabezas García, Universidad Pablo de Olavide, España]
  44. Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph, Volume 8, Joseph Napoléon Bonaparte (roi d'Espagne), Éditeur Perrotin, 1857.
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  46. La France et l'Espagne pendant le premier Empire (archives espagnoles), M. Geoffroy de Grandmaison, Charles-Alexandre (1858-1931), Jacquin (Besançon), 1899, p.47.
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