Wiki Guy de Rambaud
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                  Salvat ou Saubat, Sauveur, Salvador... Dubernad ou du Bernad

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Ses parents habitent Maison de Bourdet, rue des Tendes (de nos jours rue d'Espagne), face à la rue de Luc[1].

A Séville, les Dubernad s'associe avec les Lannux de Morlaix, dès 1761.

Le port de Morlaix.

A Séville, la Maison Lannux père, Dubernad et Cie, reçoit les souscriptions pour del Banco de San Carlos.

Premiers actionnaires de la Banque de San Carlos.

Salvat ou Saubat, Sauveur, Salvador... Dubernad ou du Bernad est né le 16 mars 1745, Maison de Bourdet, rue des Tendes (de nos jours rue d'Espagne), à Bayonne. Il est mort après 1820.


Riche homme d'affaires, homme politique, ilustrado (homme des lumières), chatelain, commandant de la Garde civique impériale et diplomate toscan, puis français, français, marié à deux aristocrates espagnoles et une Lannux.

Salvat Dubernad est le descendant de deux vieilles familles un temps sur Laplume, capitale du Brulhois, les Be(r)nard ou du Bernât - de la branche de Brana - et les Fo(u)rcade, côté maternel. Ses proches parents sont négociants avec l'outre-mer, armateurs, banquiers, diplomates... et ont tous un lien avec l'Espagne[2]. Il est d'une grande famille négociante bayonnaise, parente des Cabarrus, Lesseps, Behic, Batbedat, Bergeret...[3]. Ses proches parents sont négociants avec l'outre-mer, armateurs, banquiers, diplomates... et ont généralement un lien avec l'Espagne[4]. Il est parent proche de plusieurs ministres, dont Francisco Cabarrús, Antoine d'Argout, Victor Lefranc, Charles Duclerc, ou de Tallien (par alliance) et Teresa de Cabarrus, princesse de Chimay.


Voir article détaillé : La famille de Salvat et Joseph Dubernad

Joseph Dubernad crée une autre maison de commerce à Séville, connue sous la raison sociale Pratmeur Dubernad et cie qui va devenir très importante. Par exemple, Pratmeur Dubernard et Co. est cité parmi à la réunion des gros extracteurs et négociants nationaux et étrangers en Huile d'olive qui a lieu à Séville, en 1767[5][6]. Cette société est dirigée par son frère, Salvat Dubernad, et les Lannux détiennent les 3/8e des actions. C’est une société qui a plus d’un million de capital[7].

En 1773. Francisco Cabarrús s'entoure de sa famille, notamment de ses cousins proches, Joseph Dubernad et son frère, Salvat Dubernad, qui sont aussi ses amis et des francs-maçons comme lui. Il les fait nommer, comme commissionnaires, pour percevoir les fonds de l’emprunt du canal de Murcie[8].

Salvador, qui est encore à Séville, du temps de la République, du Consulat et de l'Empire, se met au service de José Bonaparte et à partir de 1808 est l'agent consulaire de France à Séville[9]. consul de France à Séville, actuellement à Bayonne le 4 janvier 1813 présent à la naissance de sa nièce[10].

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Vue de son château, Paradis, près de La Bourdaisière, le château de son frère, Joseph Dubernad.

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SA FAMILLE[]

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Acte de mariage Dubernad/Fourcade.

Acte de baptême de Salvat Dubernad.

Monsieur et Madame de la Chapelle, et le Ministre Dominique de Lesseps, cousin issu de germain de Dubernad.

Son parent proche Francisco Cabarrús, fondateur de la banque Saint Charles à Madrid (1782) et ministre des finances du roi Joseph (1808), après l'avoir été du roi Ferdinand VII, fait des affaires en Espagne en s'appuyant sur sa famille.

Salvat Dubernad est né Maison de Bourdet face et entrée rue de Luq, qui est une maison bayonnaise intra muros, d'après le recensement de la population de Bayonne établi en 1730, dans le Quartier du maire. En 1730 11 personnes y vivent[11]. Son parrain est son grand-oncle paternel de La Bastide de Clairence, Salvat Dubernad. Sa marraine est Marie du Hagon (1676 - 1748), veuve d'Arnaud de Fourcade, armateur négociant avec l'outre mer, perruquier, propriétaire... Elle est représentée par Marie Fourcade, veuve de Barthélémy de Cabarrus, qui en 1716, va marquer de son nom le territoire Canadien. Il baptise Cabarrus un morceau de la côte du territoire de l'île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, au large de l'embouchure du Saint-Laurent. Il y a maintenant là bas un lac, une baie et un petit port de pêche qui portent tous le nom de Cabarrus, devenu Gabarus. L'acte d'anoblissement que Louis XVI donnera à la famille en 1789 stipule bien que Barthelemy a laissé son nom à ce coin de terre[12].


Salvat Dubernad est le descendant de deux vieilles familles un temps sur Laplume, capitale du Brulhois, les Be(r)nard ou du Bernat - de la branche de Brana - et les Fo(u)rcade, côté maternel. Il fait des études au Collège catholique de Bayonne.

Avant La Plume, on a comme tige côté Dubernad :

Raimond de Bernard (1255 - avant 1301), donzel de Grignols, est qualifié chevalier par un acte de 1292. Il épouse Alaïs de Seguin, fille de Gailhard de Seguin[13].

Et côté Fo(u)rcade :

Le casal de Gassie-Doat de Forcade qui doit donner sept pains, deux conques d'annone, un porc entre 1150 et 1167 à Saint-Cricq-du-Gave (canton de Peyrehorade)[14]. Sur les âges obscurs et primitifs de cette famille, on peut juste dire qu'elle est mentionnée par des actes publiés dès 1170, à Orthez, mais que sa filiation n'est suivie que bien plus tard[15].


Voir article détaillé : La famille de Joseph Dubernad

Voir article détaillé : La Bastide de Clairence


Son parrain est Salvat Dubernad, son oncle paternel. Sa marraine est Marie Duhagon, sa grand-mère. Mais c'est Marie Fourcade de Cabarrus, qui tient l'enfant à sa place. Elle est veuve de Barthélémy Cabarrus, navigateur qui a donné son nom à la baie et au Cap Cabarrus situés sur l'île du Cap Breton, au Canada. Marie Fourcade et Barthélémy Cabarrus sont les ancêtres de Francisco Cabarrús, comte et ministre. C'est la soeur de son aïeule. .

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Les du Bernad et les Fo(u)rcade sont un temps sur Laplume.

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AVANT 1789[]

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LANNUX PADRE, DUBERNAD Y CIA. (1761)[]

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Les Dubernad font, entre autres, le commerce des laines d'Espagne.

A Séville, les Dubernad s'associent avec les Lannux de Morlaix, dès 1761.

La laverie de laines de San Miguel, à Cáceres, entre 1776 et 1809, appartient à Lannux Père, Dubernard y Cia., de Séville.

Joseph Dubernad créé avec son frère une maison de commerce à Séville, connue sous la raison sociale Pratmeur Dubernad et cie qui va devenir très importante. Par exemple, Pratmeur Dubernard et Co. est citée parmi à la réunion des gros extracteurs et négociants en Huile d'olive nationaux et étrangers qui a lieu à Séville, en 1767[16]. Cette société est dirigée par Salvat Dubernad, et les Lannux détiennent les 3/8e des actions. C’est une société qui a plus d’un million de capital[17].

En 1773. Francisco Cabarrús s'entoure de sa famille, notamment de ses cousins proches, Joseph Dubernad et son frère, Salvat Dubernad, qui sont aussi ses amis et des francs-maçons comme lui. Il les fait nommer, comme commissionnaires, pour percevoir les fonds de l’emprunt du canal de Murcie[18].

En 1783, la guilde gagne un procès contre don Salvador Dubernad y Cia., marchand de Séville, pour la partition de 882 arrobas de laine du Cabildo de la cathédrale de Plasencia. En 1784 , les fabricants Diego Lopez, Jose Hernandez et Ventura Hernandez Agero Bien lancent une action en justice en 1788 qui est en cours contre la même maison de commerce sévillane en marquant les producteurs de laine à Brozas. En 1792 Diego López a maintenu une autre poursuite pour le procès de ...[19].

la firme Lannux Padre, Dubernard y Cía., de Séville, usufruit exclusif de la blanchisserie San Miguel entre 1776 ...

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Salvat du Bernad Consul de Toscane (Morlaix)[]

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Léopold Ier, frère de Joseph II d'Autriche et de Marie Antoinette, le fait Consul du Grand-Duché de Toscane.

Selon les Archives départementales du Finistère :

Sauveur Dubernad, futur Consul de Toscane à Morlaix, et Joseph Dubernad, qui va être le premier président du tribunal de commerce, habitent Séville avant de venir se fixer a Morlaix[20].

Sauveur devient un personnage important de Morlaix. Il traduit son prénom Salvat, très basque, en Sauveur et l'orthographe exacte de son nom est souvent du Bernad, comme ses ancêtres de La Plume. Ses entreprises de négoce international sont prospères. Le Grand Duc de Toscane Léopold Ier, frère de Joseph II et de Marie Antoinette, le fait Consul du Grand-Duché de Toscane[21].

Le rôle juridictionnel des consuls est fréquemment évoqué dans les dictionnaires d’Ancien Régime, de même que dans les traités du droit des gens et du droit commercial de l’époque moderne[22].

Rares sont, néanmoins, les travaux consacrés explicitement aux consuls italiens. La Toscane est le seul État pré-unitaire ayant fait l’objet d’une monographie[23]. Les consuls de Toscane représentent en 1784 aussi l’Autriche, et ceux d'Autriche la Toscane.

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Premier mariage (avant 1784)[]

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Blason des Sánchez-Pleités, marquis de Sotomayor.

Le marquis de Sotomayor est un titre noble créé en 1774 par le roi Carlos III pour Francisco Sánchez-Pleités y Rosso, son beau-père. Manuela Hurtado de Mendoza, sa belle-mère est Xe marquise de Villamagna.

Beatriz est bien la fille de Francisco Sánchez-Pleités.

Le frère de Beatriz Sánchez-Pleités, Juan Pedro Sánchez Pleités.

Salvat du Bernad se marie, vers 1780, à Séville, avec Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza (1761/1762 - 1784). Elle est la fille de Francisco Sánchez-Pleités y Rosso (1729 - 1775), Vizconde de Moralejo, puis marquis de Sotomayor, le 6 février 1774, et hermano de la Real Maestranza de Caballería de Sevilla[24]. Les armes de cette maison sont :

En campo de oro una espada de plata puesta en banda, punta abajo, engolada en dos cabezas de dragantes de sinople. C'est une famille andalouse d'Osuna (Jaén). Elle prouve sa noblesse dans les ordres de Catratrava (1793) et de Carlos III (1795 et 1817)[25].

Les Sánchez-Pleités sont marquis en 1774, avant le mariage de leur fille aînée avec du Bernad[26]. Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza a comme mère Manuela Maria Hurtado de Mendoza y Baena (1746 - 1819), Señora de Bolaños, qui hérite du titre et des biens des Marquis de Villamagna[27]. Manuela Hurtado de Mendoza est la Xe marquise de Villamagna. Beatriz a le même prénom que sa grand-mère paternelle, Beatriz Rosso et Cantalejos[28]. Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza décède le 13 mai 1784 à Séville. L'épouse de Salvat Dubernad, Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza (1761/1762 - 1784) a deux frères :

Don Hermenegildo Sánchez Pleites et Hurtado de Mendoza qui est maréchal de l'armée royale, ministre du Conseil suprême de la guerre, gentilhomme de la chambre de Sa Majesté le Roi, au service de l'Infante Carlos María Isidro.
Juan Sánchez Pleités y Hurtado de Mendoza (1766 - 1856), en 1819 est XIe Marquis de Villamagna, VIIe de Gelo et IIe de Sotomayor[29], Grand d'Espagne, en 1849, pour ce dernier titre. Il est lieutenant des gardes royales espagnoles, chevalier de l'Ordre de Calatrava, marié à María Josefa Garcia de la Peña y Torres, IIe Marquise de Perijá[30].


Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza doit être née vers 1761 - 1763. Ses parents se marient fin 1760. Elle a une soeur cadette Estefania, son frère Juan Pedro qui naît en 1766, puis Josefa Maria et Hermenegildo[31]. Elle se marie très certainement vers 1780 à Séville, où vit Salvat du Bernad et sa famille.

La grandesse d'Espagne est l'échelon le plus haut de la noblesse espagnole, immédiatement inférieur à celui des Infants (les enfants du souverain). Il est très rare que la soeur d'un Grand d'Espagne se marie avec un négociant étranger, même Consul et d'une famille noble fort ancienne, mais non maintenue.

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Franc-maçon (1782)[]

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Il existe plusieurs fiches au nom des Dubernard dans les fiches FM Fichier Bossu pour les loges de Morlaix. Joseph Dubernad est officier de l’École des Mœurs. Salvat Dubernad, son frère, en est le trésorier en 1787.après avoir été celui de la Noble amitié (1782).

Salvat Dubernad est trésorier de deux loges morlaisiennes.

Joseph Dubernad va continuer à faire des affaires en Espagne, mais contrairement à son cousin Francisco Cabarrús qui devient ministre, puis comte espagnol, il ne vit plus dans ce pays en permanence, et il ne s’est pas marié avec une Espagnole. Joseph revient à Morlaix.

A Cadiz, l’une des villes les plus riches et les plus cosmopolites du monde. Du fait de la proximité de Gibraltar, colonie britannique, les loges maçonniques y sont nombreuses et puissantes. Les négociants avec l’outre-mer, les marins et les diplomates des plus diverses nationalités sont très souvent francs-maçons. Cela leur permet d’être accueillis par des frères dans le monde entier et puis ils ont une vision de la société moins figée que le paysan ou le bourgeois qui vit au fin fond des provinces. Joseph a une raison supplémentaire d’adhérer à la maçonnerie, toute sa famille en est, à commencer par son protecteur, Francisco Cabarrús, et les Lannux, sa belle-famille[32].

Joseph Dubernad en revenant d’Andalousie occupe des fonctions importantes dans la principale loge maçonnique de Morlaix, l’École des Mœurs et va être plusieurs fois cité par Augustin Cochin, dans son étude sur Les Sociétés de pensée et la révolution en Bretagne, et par la suite par Henri Stofft et Jean Ségalen[33]. Il est l'un des officiers de cette loge, son orateur[34]. Il semble ne pas avoir été Vénérable Maître de cette loge maçonnique. De 1816 à 1820, le Vénérable Maître est un Armand Dubernard, dit aîné, négociant, mais c'est son fils[35].

Les ateliers maçonniques sont à l’origine de La Chambre de littérature et de politique de Morlaix. Après la cabale des dévots en 1780 contre l’Encyclopédie[36].

Les Maçons Célèbres (pp. 119, 231) cite les Cabarrus et les Lannux-Dubernad comme maçons célèbres.

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Deuxième mariage (1784)[]

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Sauveur Dubernad se marie avec Marguerite Lannux de La Chaume

Veuf de Beatriz Sánchez-Pleités Hurtado de Mendoza le 13 mai 1784, le consul de Morlaix, Salvat du Bernad, se remarie trois mois après avec Marguerite Lannux de la Chaume à Morlaix. Il fait déjà des affaires avec les Lannux et son frère, Joseph Dubernad est marié à une des sœurs de Marguerite, mon ancêtre. Voici l'acte :

Ce jour 12 octobre 1784 en conséquence d'une publication faite sans opposition pour première et dernière publication au prone de la grande messe... du dix de ce mois dispense obtenue comme les deux autres ... du onze de ce mois. Des promesses de mariage entre noble homme Sauveur Dubernad, consul de cette ville de Morlaix et du grand duc de toscane et négociant de cette ville, veuf de dame beatrice sanchez pleytes, originaire de baionne, domicilié de seville, d'une part et demoiselle marguerite lannux de la chaume, fille de noble homme jean Lannux de la Chaume, vice consul d'Espagne, ancien maire et négociant de cette ville et dame marie catherine saulnier originaire et domiciliée de cette paroisse d'autre part. Vu préalablement texte de liberté du dit lieu contractant établi judiciairement suivant les loix despagne en pareil cas par devant sieur datoly commandant a seville et juge pour toutes les causes appartenant aux sujets des puissances étrangères; ainsi que les examens juridiques des quatre témoins qui ont déposé sur leur serment que le dit sieur contractant n'a formé aucun engagement de mariage depuis l'instant de jour veuvage qui date du 13 may dernier suivant l'extrait mortuaire de la dite dame sanchez pleytes joint aux dites preuves desquelles nous sommes nantis. Nous recteur de cette paroisse après avoir publiquement et séparément interrogées les dites parties de leur mutuel consentement nous avons premièrement fiancés...

C’est un grand mariage et la réussite dans les affaires et la politique des Lannux et des Dubernad étonne même les nobles bretons, car il montre l'opulence déjà reconnue qui règne dans la maison de Lannux. Dans une lettre adressée à Madame du Las par le comte Le Bihan de Pennelé, concernant plusieurs mariages à Morlaix en 1784, nous avons relevé le texte suivant :

Ma très chère cousine... dans votre dernière lettre vous aviez la bonté de donner le détail des belles fêtes que procurait, dans votre quartier le séjour de madame la Duchesse (la duchesse d'Elbeuf à Rostrenen). Notre ville n'a pas vu de grandeurs, mais tout le mois dernier s'est écoulé en plaisirs. La noce de Mademoiselle de la Chaume a été des plus brillantes (fille d'un membre de la maison de maison de Lannux, Sr de Kermabon de la Chaume, du Rascoët... évêché de tréguier). Cette maison a produit trois maires de Morlaix de 1753 à 1776). Le bal, l'assemblée, grand souper, auquel toute la ville était invitée, annonçaient l'opulence déjà reconnue qui règne dans la maison de Lannux. Aujourd'hui, tous les parents et les amis s'empressent de traiter cette belle dame qui doit partir pour Cadix le 3 du mois prochain. Son mari est très aimable, autant que son frère, mais beaucoup plus riche. Vous conviendrez que Mademoiselle Margoton n'a pas perdu pour attendre[37].

Le comte Le Bihan de Pennelé est major de la capitainerie des garde-côtes de Morlaix en 1757 et d'une très ancienne famille noble morlaisienne. Madame Jegou du Las est de petite noblesse bretonne très pauvre et catholique. Les deux frères Dubernad et les Lannux prêtent des millions de livres au roi d’Espagne.

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Les Lannux sont originaires de la Bigorre. Ils vont en Aragon et forment deux branches : les Lanuza qui s'y installent. Les Lanuza deviennent Grands Justiciers d'Aragon d'Aragon et des comtes très estimés à la cour de ce royaume. Tandis qu'une branche cadette, les Lannux, s'installe en Gascogne. Du Béarn, au XVIIe siècle, une branche va dans l'Angoumois et l'autre, les Lanux, à Paris, puis dans l'Océan Indien. Ceux des Charentes émigrent à Morlaix au XVIIIe siècle. Ces Lannux font du négoce avec l'outre-mer et des activités financières à Séville et Cadix et sont Consuls d'Espagne à Morlaix à cette époque.

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APRÉS 1789[]

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Joseph Dubernad n'est pas le seul à regagner la France en 1789. Par contre, son frère, Salvat Dubernad, et son cousin, Francisco Cabarrús restent. Ils vont être des Français très fréquemment cités du temps du Roi espagnol frère de Napoléon.

A Séville, la Maison Lannux père, Dubernad et Cie, reçoit les souscriptions pour del Banco de San Carlos.

La laverie de laines de San Miguel, à Cáceres, entre 1776 et 1809, appartient à Lannux Père, Dubernard y Cia., de Séville.

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Fabrique royale des tabacs de Séville[]

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Une des façades de la manufacture des tabacs de Séville.

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Dès la déclaration de guerre, les Espagnols accusent le frère de Joseph Dubernad, Salvador du Bernad, de Lannux Père et fils Dubernad et Cie, et son ami David Pierre Behic, d’avoir voulu incendier la Fabrique royale des tabacs de Séville. Ils sont emprisonnés, mais pas massacrés.

Salvador, Dubernad et Ce[38].

Don Salvador Dubernad est dit Français résidant à Séville, dans Las salinas de Araya y el origen de la armada de Barlovento. Son frère, Don Joseph Dubernad est dit transeúnte résidant à Séville dans le même ouvrage. Don Joseph Dubernad, Salvador, et Pedro Echearre (Français résidant à Séville) et Francis Lannux de La Chaume sont associés dans la Casa de Comercio titulada Lannux Padre Dubernad, y Compañía[39].


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CHÂTEAU DE PARADIS (1792 - 1797)[]

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Le château de Paradis avant Dubernad[]

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Étienne-François, duc de Choiseul-Stainville (1719 - 1785) fait don du château de Paradis demeure à son intendant en 1779.

L'entrée du château.

Le bureau du duc de Choiseul au château de Paradis.

Le Paradis est acquis en 1767 par le duc de Choiseul, auprès d’Alexis Duvau, Trésorier de France à Tours. Les documents d’archives précisent qu’il ne s’agit pas d’un achat mais d’un échange, le duc donnant la châtellenie d’Écueillé à Duvau en échange de la seigneurie de Paradis[40]. Ce manoir de Paradis, construit au XVIe siècle et situé à quelques kilomètres du château de Chanteloup sur la commune de La Croix-en-Touraine, est reconstruit en majeure partie par Choiseul. Il conserve le corps de bâtiment principal et l’aile en retour d’équerre mais surélève et agrandit cet ensemble[41]. L’histoire locale raconte que le duc achète Paradis pour y loger ses hôtes lorsque Chanteloup n’y suffit plus, ainsi Paradis est-il considéré comme une sorte d’annexe du château. Une allée, tracée à travers la forêt d’Amboise, relie directement les deux châteaux[42].

Le 15 octobre 1779, Choiseul fait don de cette demeure à son intendant, Ambroise Ribot (1725 - 1787), en remerciement de dix-huit années de bons et loyaux services. Ambroise Ribot (1725 - 1787) est aussi avocat & conseiller du Roi, avocat en parlement, et Contrôleur ordinaire des guerres à Tours. ibot agrandit à plusieurs reprises son patrimoine. Le 22 août 1780, il acquiert le lieu de Mesvres de monsieur de Belfond, avec son château du XIIe siècle, le 12 juillet 1783. Le sieur Lelarge d'Hervault lui vend les Cartes et Le Mée. Son épouse, dans la succession de ses parents, monsieur et madame Blin hérite de La Bourrellerie.

La famille Ribot conserve le Château de Paradis jusqu’à la Révolution[43]. Après sa mort, les héritiers font procéder à la licitation des biens. Le premier mars 1788, en l'audience du duché d'Amboise, Le Paradis avec Les Cartes, Mée, Mesvres et La Bourrellerie (fief noble à La Croix-en-Touraine) sont adjugés à Charles-Marie-Marthe-Jacques Reverdy, Conseiller du roi et à son épouse Béatrix Félicité Ribot.

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L'achat de l'ensemble (1792)[]

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Sauveur Dubernad et Marguerite Lannux, sa femme, deviennent propriétaires du Château de Paradis, à La Croix-en-Touraine en 1792.

Château de Mesvres à Civray-de-Touraine fait partie de l'ensemble acheté 304.800 livres, somme considérable.

Mais les Reverdy ne gardent pas la propriété longtemps, car le 2 mai 1792, ils revendent l'ensemble pour 304.800 livres à Salvador Dubernard, négociant demeurant à Séville (Espagne) et Marguerite [Lannux] Delachaume. Une somme de 115.600 livres est versée par l'acquéreur à divers créanciers, dont madame veuve Ribot mère, à laquelle il est encore dû 60.400 livres sur le prix de l'adjudication de 1788[44]. L'ensemble cela veut dire Le Paradis avec Les Cartes, Mée, Mesvres et La Bourrellerie (fief noble à La Croix-en-Touraine).

Cet acte nous apprend que Salvat Dubernad et Marguerite Lannux de La Chaume doivent chaque année :

¤ à la cure de la Croix de Bléré : 22 sous, 2 poulets et un quart de vin,

¤ au ci-devant chapitre de Saint-Gatien 10 livres

¤ et à la cure de Civray 50 livres par suite d'une fondation assignée sur la maison de Mesvres.

L'acquéreur s'engage à continuer à verser ces redevances.

Le citoyen Dubernard ajoute aux diverses dépendances du Château de Paradis le lieu de La Maison Blanche, acheté le 5 messidor an II (23 juin 1794) du citoyen Bassonneau, fabricant à Amboise et d'Anne Claire Potet)[45].

Puis après avoir fait couper les ormeaux d'une pièce de quatre arpents dépendant des Cartes il retourne à Séville et le 1 thermidor an V (4 août 1797), il donne procuration à Louis Baudry, demeurant à la Goguerie à Saint-Cyr pour revendre le domaine[46].

Celui-ci est acquis le 20 fructidor an V (6 septembre 1797) par Jean-René Chauveau, ancien maître de forges, demeurant à Mayenne et Florence-Marie-Suzanne Thomas Dutaillis[47][48].

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Le Château de La Bourdaisière et l'autre Dubernad[]

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Joseph Dubernad achète le Château de La Bourdaisière.

En 1794, son frère, Joseph Dubernad achète le château de La Bourdaisière, comme bien national, grâce au concours du frère de son futur gendre, Henri Jacques Goüin-Moisant, pour 183 000 livres.

Il reconstitue l’ensemble en rachetant aussi le parc de 69 arpents, pour 110 000 livres. Il se rend aussi acquéreur d’une partie du vignoble de Montlouis-sur-Loire. Il compose autour du château, avec 34 adjudication, un domaine de 100 hectares, qui s'effrite à la vente du château.

Pendant la Terreur, Joseph Dubernad commence la reconstruction du château, en grande partie détruit par le Duc de Choiseul. Il fait construire de 1794 à 1799 un nouveau château, adossé au sud du manoir Babou, de style néo-classique, cubique, seulement décoré par un portique central, à l'antique. Il en fait un château style Empire.

Au XIXe siècle, avec le baron Angelier qui décide de reconstruire le château, en copiant le style Renaissance[49].

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Château de Paradis (Amboise).

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TROISIÈME MARIAGE (après 1797)[]

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Las armes des Mesía, Mexía ou Mejía, sont : escudo de oro y tres fajas de azur[50].

Le château du roi de Duio dans une gravure de "Historia del Apóstol Santiago Zebedeo, Patrón y Capitán General de las Españas, publiée en 1610, par Mauro Castellà Ferrer (BNE).

La forteresse de Mesía (XIIIe s.).

Original de l'hommage judiciaire de Don García Díaz de Mesía à l'archevêque Don Lope de Mendoza en 1427.

Sépulcre de D. Lope Pérez de Mesía y Mendoza conservé dans le cloître de la cathédrale de Santiago[51].

Salvador du Bernad se marie, après 1797, avec Maria Catalina Mexia, fille de Don Carlos Mexia et une certaine Teresa, de Tocina (province de Séville). Don Carlos Mexia est membre de la Real Sociedad Patriótica de Sevilla, en 1779, et son correspondant à Tocina[52]. Elle est la petite-fille de Juan Valentín Mexia, maire noble de la ville de Tocina en 1743[53]. Les Mexia, issus des lignages ruraux d’origine septentrionale, dans leur cas galiciens sont les pourvoyeurs essentiels des ordres militaires. Le blason des Mexia a une croix, en forme de fleur de lys, rappelle les armes de Santiago[54]. A Tocina les Mexia sont ancêtres de chevaliers garde-marines ou de maires nobles de Tocina[55]. Le grade de « caballero guardiamarina » (chevalier garde-marine) est le grade d'élève-officier de la marine espagnole. Les élèves de l’Escuela Naval Militar portent ce grade pendant leurs quatre ans d'études. A cette époque ils ont, comme chez nous, des acncêtres nobles.

El fabuloso linaje del Rey de Duio: los Mesía nous parle d'une origine légendaires des Mexia avec en plus des liens avec les Origines païennes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Ce genre d'origines est facile à trouver, mais impossible à prouver.

Mejia/Mexia/Mesia est un nom de famille d'origine galicienne qui peut se traduire par messie. Son épouse est la descendante de Don Diego Oveques (° 1040), Señor de la Torre, dans le Royaume de Galice, Ricohombre de Don Fernando le Grand, Roi de León, selon un document signé par le Souverain lui-même en 1064[56]..

Son petit-fils, Gonzalo Díaz Mexia, vit dans les années 1140, sous le règne de Don Alfonso VII, qu'il sert dans les guerres contre les Maures. C'est un seigneur courageux, très estimé en Galice, où il épouse Teresa de Anes y Fornelos, fille de Don Juan Aires de Fornelos et a des descendants qui continuent son nom.

Une branche passe en Extrémadure, s'installent à Trujillo, d'où émerge plus tard l'illustre branche du Portugal. Les Mejia/Mexia/Mesia passent également en Castille et Murcie, avec la Reconquista. Pedro Mexia est l'un des six premiers conseillers de l'île de Tenerife. Il est répertorié comme Regidor jusqu'en novembre 1505 et doit être décédé peu de temps après. Il avait une répartition des terres à Adeje, dont la date est fixée au 15 septembre 1504 ; Il est le neveu de Beatriz de Bodadilla, seconde épouse d'Alonso Fernández de Lugo...[57].

La maison de Mesía ou Mexía est l'une des plus nobles et des plus anciennes de Galice, d'où ses fils distingués partent à la conquête de l'Andalousie, s'installent à Úbeda, Baeza et principalement à Cordoue[58], Cordoue ville proche de Tocina.

La maison commerciale Lannux padre, Dubernad y compañía de Séville, crée, en 1761, dans cette ville, par Jean Lannux de La Chaume et Salvat du Bernad achète 9 actions de la loterie du Canal de Aragon et en cède une à Doña Maria Catalina Mexia[59].

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Son beau-frère, Jacques Joumard[]

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Le Maréchal Soult nomme Joumard président de la commission chargée d’organiser la vente d'une prise. Dubernad en est membre.

Salvador du Bernad a une nièce, Marie-Délamparo-Jeanne-Salvadora-Rigoberta Joumard, née à Bayonne (Rue de la Poissonnerie, n° 61) le 4 janvier 1813. Elle est la fille de Sieur Jacques Joumard, âgé de 45 ans, P=propriétaire rentier, négociant, commissaire-voyer, et de Dame Anne Marie Mexia. Sont présents Sieur Joseph Joumard, âgé de 22 ans, commis négociant domicilié à Bayonne, représentant M. Jean Morlanx, agriculteur, âgé de 66 ans, grand-oncle maternel de l’enfant, et le Sieur Sauveur Dubernad, âgé de 66 ans, négociant et consul de France à Séville, actuellement à Bayonne. Sauveur Dubernad est l'époux d'une sœur d’Anne-Marie Mexia.

Le 3 juillet 1822, Jacques Joumard, ancien négociant en Espagne, est en procès contre le ministère de la marine français. Car, en 1811, le corsaire Le Roi de Rome capture le navire espagnol Le Saavedra, chargé de cacao, et le conduit à Sanlúcar (province de Cadix). Par un arrêté du 2 novembre 1811, le maréchal Soult en ordonne la vente. Joumard est nommé président de la commission chargée de l’organiser. La cargaison est conduite à Séville, où elle est vendue. Par la suite, un jugement adjuge la prise au corsaire capteur. Le consul général de France en Andalousie se fait rendre compte de la vente et par suite de la liquidation, Joumard est constitué rétentionnaire d’une somme de 16.739 francs. Joumard fait appel de cette décision au conseil d’Etat. Il affirme qu’on ne lui a pas alloué en dépense, une somme de 2.643 F, pour frais de livraison du cacao à Séville, ainsi qu’une somme de 7.500 francs payée au sieur Salvat Dubernad, pour ses appointements de membre de la commission chargée de la vente. Les requêtes de Joumard sont rejetées.

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Procès (1808)[]

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Principales maisons de commerce de Séville en 1805 : Salvador Dubernad et Cie[60].

Le Sieur Picardos est porteur de onze lettres de change tirées de Paris, savoir la première de 2.000 pistoles par les Sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 17 mars 1808, sur le sieur Salvador Dubernad, à Séville, payable à quatre-vingt-dix jours de date, au domicile du sieur Levato, à Cadix. Cette lettre, échue le 15 juin, fut protestée en temps utile, sur le refus de payer, motivé sur ce que les tireurs n'avaient pas fourni les fonds ni donné d'avis ; les deuxième et troisième lettres de change, montant ensemble à 1,600 pistoles, tirées également par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808, sur le sieur Salvador Dubernad, à Séville, étaient payables à cent jours de date, dans Cadix, aussi au domicile du sieur Levato. Ces deux lettres, échues le 22 juill., furent protestées par le même motif que les précédentes. Une expédition de ce protêt, délivrée par un notaire de Cadix, portait la date du 22 avr., antérieure de trois mois à l'échéance des traites. Une nouvelle expédition certifiée conforme donnait au protêt la date du 22 juill. jour de leur échéance. Les huit dernières traites, montant ensemble à 2,741 pistoles, tirées de Paris les 29 mars, 15 et 23 avr., par les sieurs Gilles et Raillemont sur Malibrans et Domingo, de Séville, endossées par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, payables à quatre-vingt-dix jours de date, dans Cadix, toujours au domicile du sieur Levato, subirent le même sort que les autres. Ces protêts furent dénoncés aux sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, comme tireurs des trois premières lettres de change et endosseurs des autres, avec assignation en paiement de la somme totale et des comptes de retour ...[61].
... Par tous ces motifs, et attendu que, dans l'espèce, des neuf lettres de change dont il s'agit, les sieurs Gaudelet, Dubernard et compagnie, auxquels on en demande le remboursement, y figurent, soit comme tireurs, soit comme endosseurs solidaires avec les tireurs ; Attendu que les protêts ont été régulièrement faits ; que s'ils n'ont pas été dénoncés en temps utile par suite des événemens de force majeure qui ont interrompu les communications entre l'Espagne et la France, lesdits sieurs Gaudelet, Dubernard et compagnie sont passibles de ces événemens. Le tribunal condamne les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, à rembourser audit sieur Picardos le montant desdites neuf lettres de change, à quoi faire il seront contraints par toutes voies de droit...[62].

Statuant en second lieu sur les deux lettres de change faisant partie des onze mentionnées ci-dessus, savoir celle de 1,000 piastres et celle de 600 pistoles, tirées par lesdits sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808, à cent jours de date, et acceptées sur Salvador Dubernad, de Séville, payables, dans Cadix, chez Levato, indûment protestées le 22 avr., plus de soixante jours avant l'échéance, ce qui est constaté par le protêt représenté à l'audience[63].

Attendu que ce protêt est prématuré ; que c'est en vain que les porteurs prétendent que cette date prématurée est le résultat d'une erreur; que l'on ne peut voir dans les actes que ce qui y est formellement énoncé[64].
Le tribunal déclare le sieur Picardos non recevable quant à présent, sauf à lui à justifier que la provision n'existait pas au jour de l'échéance[65].
Appel par Gaudelet, Dubernad et compagnie. — Appel incident par Picardos, en ce que le jugement n'avait pas prononcé contre les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, la condamnation des deux lettres de change, formant ensemble la somme de 1,600 pistoles, tirées par les sieurs Gaudelet, Dubernad et compagnie, le 7 avr. 1808 ; et à l'appui de son appel incident il a représenté une nouvelle copie du protêt de ces traites et dans laquelle il avait pour date le 22 juill.[66].

En 1810, le chef d'une maison de banque et de commerce de Morlaix, M. Delville, membre du Corps législatif, ami des Dubernad, fait faillite. Cette catastrophe produit d'autres faillites à Brest et à Lannion. Puis c'est M. Dubernad, armateur et banquier dans notre sous-préfecture, qui suspend ses paiements, en même temps que son cousin, M. Diot, président du tribunal de commerce et consul des Etats-Unis : Les événements ont écrasé cette petite ville[67].

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GARDE CIVILE IMPERIALE (COMMANDANT 1812)[]

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Création de la Garde Civique en Andalousie[]

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Le roi d'Espagne, Joseph Bonaparte, en 1811.

L'armée française sous les ordres de Soult prend l'Andalousie, sauf Cadix.

Une partie de la Garde civique impériale est commandée par Dubernad.

Le 1er février 1810, une armée française sous les ordres de Soult entre à Séville. Elle tente de s'emparer de la junte qui refuse de se soumettre à Joseph Bonaparte, roi d'Espagne par la volonté de son frère, Napoléon Ier. Mais la junte, qui réclame le retour des Bourbons prisonniers en France, parvient à s'enfuir à Cadix, ultime foyer de la résistance espagnole.

Le 8 février 1810, en présentant le décret de création de la guardia cívica, les rédacteurs de la Constitution n’hésitent pas à assurer que la constitution tiene por base las máximas del Evangelio. Le 12 février 1810, José Napoléon Ie passe en revue la Garde civique de Séville, formée dans la ville selon les décrets publiés les 8 et 9 du même mois[68].

Avec des Français vivant en Espagne, résidants ou naturalisés, des Italiens, et quelques Espagnols partisans de la Révolution et l'Empire le Roi Joseph fait former des compagnies comme la Garde Nationale en France. Les membres de la Garde Civique impériale prêtent serment. Cette garde est créé à Séville par ordre royal en février 1810[69]. Tout cela est mis en place par un arrêté du maréchal Soult du 7 septembre 1811[70].

L'essai de cette troupe a lieu à Malaga, Xérez, San-Lucar, Puerto Real, Chiclana, Puerto Santa-Maria. Dans cette dernière ville, c'est un escadron à cheval. Cette garde fonctionne tant bien que mal. Les demandes de dispense sont nombreuses. Elle prend fin le 23 août 1812. Une lettre du général commandant la ligne de blocus au consul de France l'avertit qu'il autorise à se retirer, en même temps que l'armée française qui lève le siège, dont les gardes civiques[71]

Si Manuel Gómez Ímaz est hyper critique du fait point de son patriotisme avec les Gardes Civiques, qu'il voit composés de quelques dizaines d'escrocs, qui se sont si vite vus avec des uniformes et des armes et quelques attelages royaux...[72].


Ces gardes sont invités dans toutes les fêtes bonapartistes avec les dirigeants français et espagnols, quel que soit leurs grades. Les señores de la garde civique impériale et espagnole, et ceux de la garde d'honneur se retrouvent dans les bals et banquets au palais du général en chef de la place[73].

6 février 1810 - Garde civique dans les royaumes quarto d'Andalousie

Cordoue, Jaén, Grenade et Séville pour former 1 ou plusieurs bataillons de milice civique Le bataillon devait comprendre un quartier général de 8 hommes et 6 compagnies de 100 hommes. Compagnie : capitaine, lieutenant, sous-lieutenant, premier sergent, 4 sous-sergent. 8 cabos, 2 tambours 82 soldats QG de bataillon : commandant de bataillon, 2 assistants (dont un faisant office de major), porte-étendard, tambour-major, 2 piphans

Compagnie de cavalerie : Capitaine, Lieutenant, Sous-lieutenant, Maréchal des logis-chef, 3 Maréchal des logis, 6 Brigadiers, 2 trompettistes, 55 cavaliers.

1810 Février - Milice Civique de Grenade (1 Bataillon - 6 Compagnies de 100 hommes)

Mars - Régiment (2 Bataillons de 6 Compagnies)

1810 Février - Milice Civique de Séville (1 Bataillon - 6 Compagnies de 100 hommes)

Mai - 4 Bataillons

1812 - 1 Bataillon

1810 Février - Jaen Civic Militia (1 Bataillon - 6 Compagnies de 100 hommes chacune)

1810 Février - Milice Civique de Cordoue (1 Bataillon - 6 Compagnies 100 hommes

1811 Mars - Régiment (2 Bataillons)

1812 - 1 Bataillon

1810 mars - Milice civique de Malaga (1 régiment - 2 bataillons, chacun de 6 compagnies

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Grand éloge de Salvat Dubernad[]

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Le siège de Tarifa, en 1811-1812.

Soult écrit en avril 1812 :

J'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse copie du rapport que le général Rignoux m'a fait sur ce qui s'est passé à Séville et aux environs, dans les dix premiers jours de ce mois. Elle y remarquera avec satisfaction que ce général fait un grand éloge des divers dépôts qu'il a employés, et qu'il cite honorablement les corps espagnols au service de Sa Majesté Catholique qui, dans ces moments difficiles, se sont particulièrement distingués, entre autres, l'escadron de lanciers et la compagnie de gendarmerie espagnole, commandés par M. le chef d'escadron Aguado; le bataillon suisse, un détachement de la garde royale, capitaine Thomas; la compagnie d'escopeteros de Séville, capitaine San-Vicente; l'escadron de chasseurs de Carmona, commandé par M. Figuera; trois compagnies de la garde civique impériale, commandées par M. Dubernad ; et enfin la garde civique de Séville, commandée par M. le maréchal de camp retiré marquis de Gelo[74].

Le roi Joseph Bonaparte, dans ses Mémoires et correspondance politique et militaire, reproduit une lettre de Soult à Berthier, écrite à Séville le 14 avril 1812, qui fait un grand éloge de Salvat Dubernad qui combat un ennemi supérieur en nombre avec trois compagnies de la garde civique impériale[75].

Salvat Dubernad et le comte d'Altamira sont arrêtés, maltraités et emprisonnés à Jerez de la Frontera avant le retrait français de la ville, le 26 août 1812. Il est vrai que pendant la guerre d'indépendance, ce Vicente Joaquín Osorio de Moscoso fait partie du Conseil central suprême et en devient le président (1808-1809).


Néanmoins, en 1812, après une défaite décisive subie par le maréchal Marmont à la bataille de Salamanque (12 juillet), les troupes françaises sont obligées d'évacuer l'Andalousie. À la demande de Joseph Bonaparte avec lequel, comme tous les autres maréchaux, il est toujours en désaccord, Soult quitte l'Espagne.

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Gibralfaro, le dernier refuge des noirs[]

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Fuite du roi Joseph Bonaparte. Salvat Dubernad reste à Séville. Son frère et Francisco Cabarrús sont morts.

Gibralfaro offre un refuge sûr aux Français et à leurs partisans.

Dès lors, seul Gibralfaro offre un refuge sûr aux Français et à leurs partisans. D’Héralde rapporta comment, à deux reprises, la garnison doit s’y réfugier. Elle est suivie des survivants du 6e de ligne josefino (environ 300 hommes, aux ordres du colonel Francisco Enríquez), de 120 membres de la garde civique – pour leur majorité, des résidents français et italiens, s’il faut en croire Proharam 65 –, et de quelques femmes compromises 66. Car la ville, même fermée, est notamment occupée le 14 juillet, à la grande joie d’une majorité de ses habitants. Mais comme la forteresse tenait rues et places sous son feu, et que la garnison ne cessait d’opérer des sorties audacieuses, les hommes de Ballesteros durent évacuer Málaga sans tarder. Une ultime preuve de l’importance désormais attachée à cette position par les Français fut la décision d’en ruiner totalement les installations lors de l’abandon définitif de l’Andalousie. L’artillerie lourde fut enclouée, les citernes comblées, les emplacements de batterie arasés 67. Enfin, le donjon de l’Alcazaba fut détruit par un fourneau de mine.

Ses rapports du 16 juillet 1811 et du 17 février 1812 insistent sur le fort absentéisme régnant parmi la garde civique espagnole, et le faible degré de confiance qu’elle mérite[76].

Mendoza y Rico souligna par ailleurs que s’y développa précocement un influent parti de collaborateurs. Le journal de ce dernier démontre combien l’ambiance était tendue entre « Blancs »ou « partisans du cheval blanc »(appellation des patriotes, dont il ne fournit pas l’origine) et « Noirs », partisans des Français. Ces derniers s’étaient rangés derrière l’occupant, s’enrôlant dans diverses formations paramilitaires (garde civique, cavalerie de la côte, guides, etc.) en nombre conséquent 69, créant une loge maçonnique. Par là, il y a bien une dimension de guerre civile au sein de la guerre d’Indépendance, trop longtemps négligée par les historiens, espagnols comme hispanisants.

5.000 hommes pour l’ensemble de la préfecture en novembre 1811[77].

les troupes françaises et son armée s’est logée au château jusqu’à ce qu’ils abandonnent Malaga en 1814.

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CONSUL DE FRANCE A SEVILLE (1808 - 1813)[]

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Salvat Dubernad est consul de Séville (1808 - 1813).

Le comte de La Forest, ambassadeur de France en Espagne écrit

M. Dubernad, agent consulaire de France à Séville, était dans les environs à la campagne, et allait revenir. Il a souffert mille persécutions. Il passe pour constant que MM. d'Altamira et l'évêque de Laodicée ont été dans leur fuite reconnus par le peuple à Xerez, arrêtés, maltraités et emprisonnés. On assure que d'autres membres de la Junte ont essuyé un traitement plus sévère encore[78].

Sauveur Dubernad, agent consulaire à Séville de 1808 à 1812 nommé à ce poste par le consul général Le Roy avec approbation de M. de Beauharnais. Une note de service le signale comme l'un des Français les plus probes et les plus estimables de l'Andalousie[79].

Le 21 novembre 1813 l'armée impériale se retire de l'Espagne sous le commandement du Maréchal Soult.

L'agent consulaire de France à Séville, sous le premier Empire, se nomme Dubernad. On rencontre parfois son nom dans les correspondances du ministère des Affaires étrangères à Paris. Il fournit des renseignements commerciaux, mais est absorbé, hiérarchiquement, par ses supérieurs les consuls de Cadix, et il laisse à Séville moins de traces de son administration que dans les cartons du quai d'Orsay[80].


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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Hector Iglesias. Ier partie : Présentation du territoire et des sources. - Chapitre VI : Noms de lieux de la juridiction de Bayonne : Noms de lieux et de personnes à Bayonne, Anglet et Biarritz au XVIIIe siècle. Noms de lieux et de personnes a Bayonne, Anglet et Biarritz au XVIIIe siècle : origine, signification, localisation, proportion et fréquence des noms recensés, Elkarlanean 2000, ISBN : 2-913156-32-0
  2. LES ORIGINES DE LA FRANC-MACONNERIE, Les Maçons Célèbres
  3. Guy Antonetti, Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire (II): Dictionnaire biographique 1814-1848, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2013.
  4. LES ORIGINES DE LA FRANC-MACONNERIE, Les Maçons Célèbres
  5. La Economía española al final del Antiguo Régimen: Comercio y colonias, Alianza universidad: Textos, Volume 3 de La Economía española al final del Antiguo Régimen, Gonzalo Anes Alvarez, ISBN 8420689890, 9788420689890, Alianza, 1982.
  6. Sevilla y los hombres del comercio (1700-1800) - Page 112. Antonia Heredia Herrera · 1989.
  7. Marthe Le Clech et Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  8. Michel Zylberberg, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France, Études générales, 1993.
  9. GAMERO ROJAS, Mercedes. Secularización y tradición en el seno de la comunidad mercantil extranjera en la Sevilla del siglo xviii In : Secularización en España (1700-1845) : Albores de un proceso político Madrid : Casa de Velázquez, 2020.
  10. Joumard
  11. Hector Iglesias. Ier partie : Présentation du territoire et des sources. - Chapitre VI : Noms de lieux de la juridiction de Bayonne : Noms de lieux et de personnes à Bayonne, Anglet et Biarritz au XVIIIe siècle. Noms de lieux et de personnes a Bayonne, Anglet et Biarritz au XVIIIe siècle : origine, signification, localisation, proportion et fréquence des noms recensés, Elkarlanean, ISBN : 2-913156-32-0, 375 p., 2000.
  12. Famille CABARRUS
  13. SEGUIN, Branche existant à LA RÉOLE, d'après : L'ouvrage de Monsieur J. de Bourrousse de Laffore - Édition 1860 - Tome troisième
  14. Cartulaire de l’abbaye Saint-Jean-de-Sorde, Traduction de J.-F. Robert Martin. Éditions Atlantica, Biarritz, 1999.
  15. Revue d'Aquitaine et du Languedoc, Volume 7, 1863.
  16. La Economía española al final del Antiguo Régimen: Comercio y colonias, Alianza universidad: Textos, Volume 3 de La Economía española al final del Antiguo Régimen, Gonzalo Anes Alvarez, ISBN 8420689890, 9788420689890, Alianza, 1982.
  17. Marthe Le Clech et Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  18. Michel Zylberberg, Une si douce domination, Les milieux d’affaires français et l’Espagne en 1780-1808, Histoire économique et financière de la France, Études générales, 1993.
  19. La industria textil lanera de Béjar (1680-1850): la formación de un enclave industrial, Barrio de Maravillas, Estudios de Historia/Castilla y León (España). Consejería de Educación y Cultura Series, Rosa Ros Massana, Junta de Castilla y León, Consejería de Educación y Cultura, 1999.
  20. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Articles B 4160-4670 et appendice. Inventaire des fonds des Amirautés de Morlaix and de Quimper, du Consulat and de Tribunal de commerce de Morlaix. Rédigé par J. Lemoine and H. Bourde de La Rogerie. A. Jaouen, imprimeur de la Préfecture, 190.
  21. Une si douce domination: les milieux d'affaires français et l'Espagne vers 1780-1808, Michel Zylberberg, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.202.
  22. DE L’UTILITÉ COMMERCIALE DES CONSULS. L’INSTITUTION CONSULAIRE ET LES MARCHANDS DANS LE MONDE MÉDITERRANÉEN (XVIIE-XXE SIÈCLE). Arnaud Bartolomei, Guillaume Calafat. Mathieu Grenet.
  23. M. Aglietti, L’istituto consolare tra Sette e Ottocento. Funzioni istituzionali, profilo giuridico e percorsi professionali nella Toscana granducale, Pisa, 2012.
  24. Extracto de los expedientes de la Orden de Carlos 3o, 1771-1847. Vicente de Cadenas y Vicent · 1979.
  25. Nobiliario español: diccionario heráldico de apellidos españoles y de títulos nobiliarios, Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Éditeur M. Aguilar, 1948.
  26. Extracto de los expedientes de la Orden de Carlos 3o, 1771-1847. Vicente de Cadenas y Vicent · 1979.
  27. La obra de Julio de Atienza y Navajas, barón de Cobos de Belchite y marqués del Vado Glorioso, en "Hidalguía", Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Ediciones Hidalguia, 1993.
  28. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  29. La obra de Julio de Atienza y Navajas, barón de Cobos de Belchite y marqués del Vado Glorioso, en "Hidalguía", Julio de Atienza y Navajas (barón de Cobos de Belchite), Ediciones Hidalguia, 1993.
  30. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  31. Caballeros de la Orden de Calatrava que efectuaron sus pruebas de ingreso durante el siglo XVIII, números 544 al 622, anexos I, II, III. Años 1784 a 1799. IV. Volume 4, Vicente de Cadenas y Vicent. Ediciones Hidalguia, 1987.
  32. LES ORIGINES DE LA FRANC-MACONNERIE, Les Maçons Célèbres
  33. Augustin Cochin, Les Sociétés de pensée et la révolution en Bretagne (1788-1789), Plon 1925, v.1-2, p.43 et 112 ; Henri Stofft et Jean Ségalen, dans leur biographie : Bouëstard de la Touche ; Médecin, philosophe, franc-maçon et jacobin, Dossen 1989. le citent en deuxième, page 91, après Bouëstard de la Touche.
  34. Un orateur est chargé de surveiller la régularité des travaux conformément aux règlements de l'obédience, de donner des conclusions sur ceux-ci ou de parler au nom de la loge.
  35. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, article: v.127 1998, p.343.
  36. Qui se traduit à Morlaix juste par la non-vente de l’exemplaire acheté 800 livres par la Chambre à un prix pourtant nettement inférieur
  37. Baudry Joséphine, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution: à propos d'une correspondance inédite, 1782-1790, H. Champion, 1905, article: v.1, p.273.
  38. Almanach du commerce de Paris, des départemens de la France et des principales villes du monde, Almanach du Commerce, 1820.
  39. Las salinas de Araya y el origen de la armada de Barlovento, Biblioteca de la Academia Nacional de la Historia: Fuentes para la historia colonial de Venezuela, Jesús Varela Marcos, Juan M. Morales Alvarez, Academia Nacional de la Historia, 1980.
  40. HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup
  41. HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup
  42. HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup
  43. HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent (Rouen, 1735 - Paris, 1813), Vue de Paradis près de Chanteloup
  44. Archives départementales. Acte Boisquet du 2 mai 1792.
  45. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Georget-Joubert (Tours) 1983.
  46. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Georget-Joubert (Tours) 1983.
  47. Mémoires de la Société archéologique de Touraine - Page 12, Société archéologique de Touraine - 1883.
  48. Archives départementales. D'après la transcription d'un acte Héry à Château la Vallière du 20 fructidor an V.
  49. LES PLUS BEAUX CHATEAUX DE L'INDRE-ET-LOIRE
  50. Nobiliario de los reinos y señoríos de España, F. Piferrer-1857.
  51. Photo Lamigueiro xenealoxiasdoortegal.net
  52. Memorias de la Real Sociedad Patriotica de Sevilla, 1779.
  53. Diplomática del documento moderno, 1.- Acuerdos y autos del Concejo de Tocina, 1738-1785, en Tocina Estudios Locales. Revista de Investigación Local, Nº 3 (2014), pp. 141-178. Julio Alberto Ramírez Barrios.
  54. JOSSERAND, Philippe. La noblesse pour appui : Le rapprochement entre les ordres militaires et le groupe social dominant In : Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique : Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369). Madrid : Casa de Velázquez, 2004.
  55. 'Real compañía de guardias marinas y Colegio naval: catálogo de pruebas de caballeros aspirantes, Volume 3, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Spain). Instituto Histórico de Marina, 1945.
  56. Heráldica de los apellidos canarios - Volume 2 - Page 31, Lino Chaparro d'Acosta · 1980 Valverde San Sebastian Estudios técnicos del Blason, Las Palmas. Prologo de Vicente de Cadenas y Vicent.
  57. Heráldica de los apellidos canarios - Volume 2 - Page 31, Lino Chaparro d'Acosta · 1980 Valverde San Sebastian Estudios técnicos del Blason, Las Palmas. Prologo de Vicente de Cadenas y Vicent.
  58. El fabuloso linaje del Rey de Duio: los Mesía
  59. Gaceta de Madrid - Volume 2 - Page 1082. 1807.
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