Wiki Guy de Rambaud
Advertisement

.

.

.

.

.


                                 René Leclerc


.

.

.

.

.

René Leclerc est né au manoir de Pont-Bodin, en 1743.

Tour ronde, incluse dans les bâtiments de la ferme actuelle, ruine de l'ancien château des Pins datant du XVe siècle, où René habite avec son épouse.

Le château de Girardet, ancien fief, est incorporé au domaine des Pins au XVIIIe siècle et devient donc la propriété de Leclerc en 1804.

Frédéric Le Clerc.

Anne Augustin René Leclerc est né au manoir de Pont-Bodin et baptisé le 28 octobre 1743 à Villedieu-en-Beauce. Il est décédé, le 19 juillet 1806, en son château des Pins[1]. René Leclerc est enterré dans la chapelle Saint-Laurent qui appartient à un de ses frères. Cette chapelle est profanée et détruite par les monarchistes sous la Restauration.


Même si ses frères sont révolutionnaires, ses aïeux, la Famille Le Clerc sont nobles. Son père, Nicolas II Le Clerc, fils d'un procureur fiscal de Broussey-en-Blois, jeune gentilhomme de la duchesse de Lorraine, est fermier général de La Ribochère et de la baronnie de Villedieu, en 1735, négociant en blés. Il meurt en 1769 riche.

René est contrairement à ses frères, Claude-Nicolas Leclerc, et Joseph Leclerc un étudiant avec un caractère très doux, portant un cœur sensible et généreux. Il se marie, en 1769, avec la fille de Léonard Georget d'Alnoncourt, inspecteur des Hôpitaux militaires, Maître en chirurgie du roi en son artillerie et conseiller en l'académie de chirurgie[2], membre de la Famille Georget.

Son père lui achète la charge de receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel à Condom, dans l'Armagnac, en 1771, qu’il échange en 1777 contre la même charge, mais à Beaumont la Charte (Beaumont-sur-Dême), à 4 lieues de Villedieu, puis avec une autre à Neuvy-le-Roi en 1789, jusqu'en 1790[3].

René est régisseur des terres et du château des Pins après la mort le 25 décembre 1783, où il habite avec sa famille. De 1791 à 1806, il est maire de la commune des Pins qui a 147 habitants en 1793. Mus par le sentiment de la reconnaissance, les Mandat préfèrent vendre leurs terres et château à leur régisseur, devenu leur intime ami par ses procédés si généreux et bienveillants. Leclerc fait l'acquisition de cet ancien fief et par cette belle opération qui lui est si avantageuse, il triple sa fortune[4].

René Leclerc est le père d'Augustin Leclerc, Luc Leclerc et Marie Renée Adélaïde Leclerc.


Article détaillé : Augustin Leclerc


Article détaillé : Luc Leclerc


Article détaillé : Frédéric Le Clerc


Article détaillé : Famille Le Clerc


.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

SA FAMILLE, SES PARENTS[]

.


La famille Le Clerc[]

.

La Famille Le Clerc dans L'Armorial général de la Touraine[5].

Alix Le Clerc (1576 - 1622). Affiche : Alix Le Clerc : la Révolution de l'instruction.

Statue de Chrestienne Le Clerc du Vivier au Musée du Louvre.

Jean Leclerc de Pulligny, polytechnicien.

Ida Leclerc de Pulligny, épouse du comte Louis Jouffroy d'Abbans (1851 - 1914), diplomate.

La Famille Le Clerc, ou Leclerc de Pulligny (1355 - 2019), ou Leclerc, appartient d'abord à la noblesse de Lorraine. Ses membres pendant presque sept siècles vont devoir affronter bien des épreuves du fait de leur conversion au protestantisme ou leurs idées révolutionnaires[6].

Quand Saffroy écrit : Les Le Clerc ont perdu leurs titres du fait des guerres de religion, il ne se trompe pas. Effectivement leur grand-père est écuyer, seigneur de Pulligny, Ceintrey, Voinémont, Malaucourt-sur-Seille, Chamagne, Érize-Saint-Dizier, Saint-Dizier... Les frères Le Clerc, dont le père calviniste est mort en exil, mettent leurs épées au service de Venise dans sa lutte contre l'Empire ottoman. La République de Venise les fait Chevaliers de Saint-Marc et le Duc de Lorraine leur confère la noblesse héréditaire, le 28 mai 1623. 

Comme les fils Leclerc sont révolutionnaires, cette famille est dite par l'abbé monarchiste Paul Brisset, dans La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce, la plus obscure et sans fortune[7].

Pourtant, la Famille Le Clerc, est d'origines authentiquement nobles. Ils figurent dans Bibliographie généalogique, héraldique et nobiliaire de la France (Paris, 1968-1988). Une douzaine de pages leur sont consacrées dans Le Calendrier de la Noblesse de Touraine, de 1868, de Carré de Busseroles. François-Alexandre de la Chenaye-Aubert parle d'eux et de leurs alliances, et Badier aussi dans son Dictionnaire de la noblesse. Il figure tout naturellement dans le Nobiliaire de Lorraine et du Barrois d'Ambroise Pelletier, car ils vivent longtemps dans le du Barrois. Nous les retrouvons dans le Grand dictionnaire historique de Louis Moréri, l'Armorial de Rielstrap. Leurs blasons figurent aussi chez Charles René d'Hozier, comme celles de tous leurs familles alliées. De nos jours les Le Clerc sont présents dans différents numéros d’Héraldique et généalogie, et dans Le Nobiliaire de Normandie d'Edouard de Magny. Les lettres de noblesse de leurs ancêtres sont déposées aux archives de la préfecture du département de la Meurthe. À voir aussi sur les Le Clerc :

¤ Comte Doynel de La Sausserie, Postérité de Philippe Louis Thibault de Senneterre, marquis de la Carte et de la Ferté,

¤ d’Armagnac del Cer, comte de Puymege, Les vieux noms de la France du Nord et de l’Est,

¤ Tisseron Annales historiques, nobiliaires et biographiques,

¤ Répertoire des généalogies françaises imprimées du Colonel Arnaud.

Les descendants du très catholique et dévoué aux ducs de Lorraine, puis aux rois de France Pierre Leclerc du Vivier, sont souvent des aristocrates célèbres. On trouve au Louvre (et avant à Versailles) une statue de sa fille, Chrestienne Le Clerc du Vivier, fondatrice du couvent des Carmes-Déchaussés de Charenton. Son tombeau y accompagne la statue de son mari, Robert Bailly (+ 1627), Président de la Chambre des comptes[8].

Mengin Le ClercMoingins dis li clers, nous dit le Trésor des chartes de Lorraine, semble être le premier Le Clerc (ou Leclerc) connu. Mengin Le Clerc, de Deyvittei (Deyviller, Vosges, duché de Lorraine), vend en 1355, à Jean de Nomeny, deux parts en héritages de feu Philippin de Girecourt, écuyer, en la ville de Folz sous le château de Faucompierre, moyennant 26 petits Florins d'or[9].

On a aussi la bienheureuse Alix Le Clerc, qui d'après la Mère Saint-Louis de Gonzague, a comme père, Jean Le Clerc, qui est le fils soit de Claude Le Clerc de Pulligny, soit de Thierry Le Clerc seigneur de Roville-aux-Chênes, à côté d'Épinal, tous deux fils de Mengin II Le Clerc, lui-même fils de Jehan Leclerc de Pulligney et descendant de Mengin Le Clerc.

Bien qu'en famille avec ces Lorrains très catholiques Claude II Leclerc de Pulligny abjure et les Ducs de Lorraine saisissent ses biens. Ses fils, Jean Le Clerc et Alexandre Le Clerc sont faits chevalier de Saint-Marc et doivent recevoir à nouveau une lettre leur conférant la noblesse héréditaire le 28 mai 1623. Jean Le Clerc est aussi un peintre célèbre.

Malgré cela, leurs descendants ne semblent pas avoir été maintenus dans leur noblesse et en 1789, même s’ils ont pour parrains et marraines des membres de la noblesse et du clergé tourangeaux, ils sont très favorables à la Révolution et sont francs-maçons. Claude-Nicolas Leclerc est même député à la Convention nationale. Toutefois, les excès de certains révolutionnaires vont faire que René Leclerc, aïeul de tous les Le Clerc, va protéger la famille du marquis Galiot Mandat de Grancey et rachète leurs biens.

Ses descendants sont faits comtes et peuvent porter le nom de Leclerc de Pulligny. Ils sont alliés à de très anciennes familles nobles et surtout ils sont cliniciens ou ingénieurs et ont des idées en avance sur leur époque.

Avec la mort de Jean Leclerc de Pulligny la famille ne s’éteint pas, comme il est affirmé sur Wikipédia, sans possibilité de rectification. Frédéric Le Clerc est le descendant de Frédéric Le Clerc et il a un frère et des enfants.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Ses parents[]

.

Blason des Rivière.

Son père est fermier général de la baronnie de Ville Dieu.

Texte sur la dalle mortuaire de Nicolas II Le Clerc.

Plus près de nous, l'arrière-grand-père de Claude-Nicolas Leclerc, Alexandre II Le Clerc (1652 - 1695) n'est plus qu'un petit seigneur lorrain au XVIIe siècle, qui fait un beau mariage.

René est le fils de Nicolas II Le Clerc (1705 - 1769) et Renée Rivière (1711 - 1795)[10]. Sa mère est une très belle femme, selon le manuscrit de maître Moreau, notaire du village. Elle est la fille de Yves Rivière, marchand et bourgeois de Thoiré-sur-Dinan. Elle n'est toutefois que la descendante de marchands d'une bourgade à la limite de la Sarthe et du Vendômois.

Son père, selon ses contemporains, porte une belle figure pleine d'animation et d'expression, pourvu d'intelligence, annonçant de la vivacité, de la gaieté, de la franchise. Le couple est peint

La baronne Ruau du Tronchot confie à son père la charge vacante de fermier général de la baronnie de Ville Dieu, en 1735. Il a 30 ans. Cette place est très lucrative dans le temps, comme l'écrit l'abbé Brisset, auteur d'une monographie des Leclerc à Villedieu en Beauce. Suffisamment riches en tous les cas pour que le couple demande à Jean-Baptiste Greuze de faire leurs portraits et paie des études et des charges à ses enfants.

Néanmoins même si Nicolas II Le Clerc achète une partie des terres et de belles demeures tout autour de Ville-Dieu, l'abbé Brisset le voit employé dans les plus bas degrés des services... sans instruction, mais d’une grande intelligence, d’une prodigieuse activité, très soigneux de l’intérêt de ses maîtres.

À sa mort, il est toujours Fermier général des dîmes de la paroisse de Villedieu et Régisseur du château et des terres de La Ribochière, appartenant du marquis de Querhoent (1710 - 1788)[11].

La pierre tombale de son père, Nicolas II Le Clerc, sera enlevée par des maçons sur ordre de curés monarchistes fanatiques du milieu de l'église, pour en faire une marche d'un escalier sur le côté de l'édifice. Traduction de l'épitaphe :

Ici repose le corps d'honorable homme, Don Nicolas Le Clerc, mort le 8 jour du mois de Novembre, en l'an 1769, qu'il repose en paix[12].


Article détaillé : Nicolas II Le Clerc


.

.

.

.

.

Son père, Nicolas II Le Clerc, est un jeune gentilhomme de la duchesse de Lorraine, qui finit sa vie au château de Commercy, après 1737, à côté de Broussey, son village natal.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

UN ETUDIANT DOUX, SENSIBLE ET GÉNÉREUX[]

.


Sa jeunesse[]

.

Les aristocrates qui signent son acte de baptême vont être victimes des idées généreuses de ses frères. René a aussi un frère jumeau mort jeune.

La maison de son père, rue de Grizon.

Mon ancêtre, René Leclerc a comme parrain Messire Augustin-Emmanuel de Grouches de Chépy, conseiller du Roy, abbé commendataire de l'abbaye royale de Saint-Mesmin-de-Micy-lez-Orléans, seigneur de Seillac et autres lieux, et par dame Marie-Anne Lépineau, veuve de Messire Charles Ruau du Tronchot, conseiller secrétaire du Roy, maison couronne de France, et de ses finances, dame de cette paroisse.  

René Il étudie dès son plus jeune âge, comme ses frères. En décembre 1753, la baronne Ruau du Tronchet, sa marraine, décède. Il est très triste, car elle a été très bonne avec lui et avec ses parents. L’abbé Brisset dit de ce Leclerc :

Son portrait nous a été également transmis et nous devons le placer dans cette galerie à côté de celui de ses deux aînés. D'un caractère très doux, portant un cœur sensible et généreux, il sut faire la conquête de beaucoup d'amis qui lui furent attachés bien cordialement. Il fut peut-être celui des trois frères qui possédaient le moins de talens et de connaissances, mais il fut celui qui eut le plus de douceur, de prudence, de franchise, de sensibilité et d'humanité. Ayant toutes les qualités sociales, il se distinguait par une grande urbanité, beaucoup de politesse et de gaîté une figure agréable, une aimable courtoisie disposaient les dames ordinairement si exigentes et si capricieuses à lui accorder quelques sympathies. Son cœur bon et compatissant était toujours disposé à adoucir les malheurs de l'indigence[13].

.

.

.

.

.

Son mariage (1769)[]

.

Blason des Georget[14].

Léonard Georget d'Alnoncourt est inspecteur des Hôpitaux militaires, Maître en chirurgie du roi en son artillerie.

L'hôtel de Testars, 14, rue de Braque, où son beau-père termine sa vie.

René Leclerc épouse une jeune parisienne Marie-Adélaïde Georget, née dans la capitale, le 28 septembre 1747, fille de Léonard Georget d'Alnoncourt, inspecteur des Hôpitaux militaires, Maître en chirurgie du roi en son artillerie et conseiller en l'académie de chirurgie[15]. Le Journal de Paris du 30 avril 1777 annonce l'enterrement de M. Léonard Georget, membre de l'université de Paris, de l'Académie royale de chirurgie, conseiller vétéran, seigneur d'Alnoncourt. Ce grand-père de Luc, Léonard Georget d'Alnoncourt, est le beau-frère de Robert Bunon (1702 - 1748), dentiste de Mesdames et de la Maison des Enfants du roi, savant, mais aussi de Jean François Watier, maître chirurgien. Luc Leclerc a aussi un oncle maître-es-arts chirurgien à Paris, Pierre Charles Georget.

La Famille Georget est une ancienne et illustre famille tourangelle. Ces juristes acquièrent le fief de Morillon (Azé). Jehan Georget est seigneur de La Rivière (Rocé), du Vau (Sougé), du Grand Léhon (Savigny)[16]. Jehan Georget est chastellain et garde de justice en la cour de Vendosme[17][18]. Ils sont seigneurs d'Alnoncourt (Maine), Saint-Quentin-lès-Trôo, Mazangé, Trôo, Villavard, Thoré, Sougé, Villetrun (XVe au XVIIe)[19]. Ils sont alliés aux famille Briçonnet, de Beaune et Binet, premiers maires de Tours. Leur blason est :

d'azur à une fasce d'or, accompagnée de trois pointes de dards d'argent[20].

Marie-Adélaïde Georget amène toute la fraîcheur de ses 22 printemps aux fêtes de mariage et de baptême qui se solennisent dans le cours de juillet 1769, et où Joseph Leclerc, jeune prêtre, leur frère et beau-frère, fait ses débuts dans le ministère. Au mariage Dronault-Denet (4 juillet), René Le Clerc figure comme témoin, et au baptême de l'enfant Denet-Deschamps (19 juillet), Madame Leclerc née Georget, sert de marraine, et son beau-frère oratorien, Joseph Leclerc, comme parrain[21].

Nous ne saurions dire si le mariage a lieu à Paris, mais le notaire Jean-Michel Delage est parisien[22].

Les jeunes époux font connaissance car Léonard Georget d'Alnoncourt est natif de Tours et d'une vieille famille du Vendômois. L'abbé Brisset comprend devine que la Famille Georget habite la Touraine dans les environs de Saint-Paterne Racan[23], cependant le régisseur du château des Pins n'est qu'un cousin lointain des Georget de la Viollière. Le mariage de Charles Georget, sieur de la Viollière, avec Marguerite Lebeuf, se fait, en 1673, en présence du marquis Antoine de Bueil Racan (1632 - 1684), seigneur de Racan, marquis de Bueil[24].

En 1740, Mme Veuve Bunon, belle-sœur de Léonard Georget d'Alnoncourt, mariée en 1740 à Paris à Robert Bunon (1702 - 1748), dentiste de Mesdames et de la maison des Enfants du roi, demeure dans la maison de Georget, à la suite du décès de son mari. Elle est pharmacienne, et commercialise en juin 1748 les remèdes de feu son mari, des élixirs & des opiats[25]

En 1757, Léonard Georget d'Alnoncourt, maître chirurgien, un des neuf médecins et chirurgiens ordinaires du roi habite toujours l'hôtel de Testars[26] Il est membre de l’Académie royale de chirurgie, le 1er janvier 1757[27], membre de l’Université de Paris, conseiller vétéran du comité.

En 1777, le Journal de Paris, du 30 avril 1777, nous apprend que Léonard Georget d'Alnoncourt décède le 28 avril 1777 à 6 heures du soir au coin de la rue de Braque et de la rue Sainte-Avoye[28].

Pierre Leclerc du Vivier (1530 - 1598), membre de la Famille Leclerc habite aussi rue de Braque, deux siècles plus tôt. Il est Conseiller et surintendant des finances des finances du cardinal Charles de Lorraine et du duc Philippe-Emmanuel de Lorraine, Pierre Leclerc du Vivier est aussi conseiller du roi de France. Jacques de Vassan, maître ordinaire de l'hôtel du roi, trésorier des parties casuelles, conseiller du roi en ses conseils, capitaine des levrettes de la Chambre du roi, commissaire général des vivres, munitions et magasins de France, habite près de l'hôtel des Guise, certainement un hôtel lui venant de son beau-père, Pierre Leclerc du Vivier.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

RECEVEUR DE GRENIERS A SEL (1771 - 1790)[]

.

CPA de Condom en 1905.

René Leclerc est receveur du grenier à sel de Neuvy-le-Roy (1789).

Son père lui achète la charge de receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel à Condom, dans l'Armagnac, en 1771. Sous les noms de Marie-Adélaïde et Augustin Leclerc, on baptise leurs premiers enfants, le 9 décembre 1771, en l'église Saint-Pierre de Condom[29].

René échange sa charge de receveur en 1777 contre la même charge, mais à Beaumont la Charte (Beaumont-sur-Dême), à 4 lieues de Villedieu. C'est là que naît et est baptisé, le 22 octobre 1780, Louis René Luc Leclerc, futur médecin, professeur et directeur de l'hospice de Tours.

Par suite d'une permutation avec un fonctionnaire du même grade, il devient receveur du grenier à sel de Neuvy-le-Roi, en 1789. Dix kilomètres tout au plus le sépare maintenant de Villedieu[30]. Neuvy est un grenier de vente volontaire. Les particuliers peuvent aller acheter dans ce grenier leur sel de devoir, selon sa leur commodité aux jours et heures d’ouverture. C'est le cas des greniers plus éloignés du Poitou. Bien entendu ce grenier doit tenir la comptabilité de la distribution.

La gabelle est abolie par l'Assemblée nationale constituante le 1er décembre 1790[31].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

RÉGISSEUR DU MARQUIS DE MANDAT (1783 - 1792)[]

.

Château des Pins.

Château des Pins : le verger. C'est peut-être là qu'est né l'intérêt de Frédéric Le Clerc, son petit-fils, pour la faune et le flore.

Opinion de Claude-Nicolas Leclerc, député du département de Loir et Cher, sur le sort de Louis Capet. Les Leclerc vont protéger les biens des Mandat et ainsi pouvoir les racheter.

René se rapproche de Villedieu, car il obtient la régie de la terre des Pins, qui appartient à Antoine Jean Galiot Mandat, dit le Marquis de Mandat (1731 - 1792), chevalier, marquis, seigneur de Berny-en-Santerre et des Pins dans le Vendômois, baron de Neuilly et autres lieux, conseiller du roi en ses conseils, maître des requestes ordinaire de son hôtel, colonel des Gardes-Françaises, puis commandant-général de la Garde nationale et dame Marie-Anne Chérouvrier-Desgressières.

Un parent lointain de sa femme, Joseph Augereau, fils de Joseph et de Françoise Georget est régisseur des terres et du château des Pins. Leclerc vient travailler à la régie avec le vieil homme. Il habite au château et après la mort de ce dernier le 25 décembre 1783.

Il succède dans cette lucrative fonction à Joseph Augereau, que nous avons vu titulaire dès le 25 juillet 1751, et qui meurt aux Pins le 4 décembre 1783. Cette nouvelle fonction ne lui fait point abandonner sa charge de receveur des grandes gabelles au grenier à sel de Neuvy-le-Roi en Touraine[32].

Mandat et sa famille vivent à Versailles. René Leclerc fixe sa résidence au château des Pins avec Marie-Adélaïde Georget, son épouse[33].

Le château et la seigneurie des Pins appartiennent alors aux trois enfants de Antoine Jean Galiot Mandat (1731 - 1792), à savoir :

. Antoine-Jean Gallyot-Mandat, chevalier, ancien lieutenant des gardes françaises

. Jean-Marie Gallyot-Mandat de Berny, chevalier, enseigne aux gardes françaises

. et dame Marie-Françoise-Félicité Mandat, veuve de Guillaume-Simon Brissonnet, marquis d'Oysonville, et épouse en deuxièmes noces d'Ambroise-Nicolas Fraguier, ancien mousquetaire, père d'Antoine-Geneviève-Amédée, marquis de Fraguier.

C'est l'aîné de ces trois enfants, Antoine-Jean qui prend part à l'assemblée de la noblesse du Vendômois, tenue le 27 mars 1789, sous la présidence de Donatien-Marie-Joseph Vimeur [34].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LA RÉVOLUTION[]

.


Les débuts de la Révolution (1789 - 1792)[]

.

Les charges de receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel sont supprimées.

René Leclerc voit le commencement de la Révolution avec joie et bonheur, comme ses frères. Il en discute avec eux, au mariage de sa fille, Marie Adélaïde, le 17 mai 1789, qui a lieu en partie au château des Pins, où ils demeurent.

Son futur gendre Jacques Canchan, est né à Querhohent-Montoirs[35]. Il est le fils de Sébastien, receveur lui aussi des grandes gabelles et de Geneviève Victoire Boudin.

Leur vieille mère est présente à ce mariage qui a lieu moins de deux mois avant le commencement de la Révolution. René Leclerc perd du fait de la loi de 1790 sa charge de Receveur du grenier à sel de Neuvy-le-Roi. On assiste à la suppression des gabelles, des greniers à sel et à la fin de la Ferme Générale. Pour beaucoup d’employés, c’est une catastrophe...

Pas pour ce Leclerc dont la fortune grossit, selon les archives départementales de Tours qui nous apprennent quelques acquisitions faites par lui de biens nationaux au département d’Indre-et-Loire, parfois ailleurs qu'aux Pins où il achète le presbytère, mais aussi au Sentier (commune de Monthodon), où il est devenu propriétaires de quelques terrains, affirme Brisset.

.

.

.

.

.

Le massacre de Mandat (10 août 1792)[]

.

La famille royale lors de la journée du 20 juin 1792.

The Radical's Arms, caricature de George Cruikshank.

Mandat présentant des Gardes Nationaux fidèles à Louis XVI qui vont défendre le Palais des Tuileries Le 10 août 1792.

Le Marquis de Mandat, général de la Garde Nationale, est-il assassiné sur ordre de Pétion aux marches de l'hôtel de ville de Paris, le 10 août 1792 ? C'est à l'hôtel de ville que Poix est emprisonné.

L'assaut des Tuileries le 10 août 1792.

Mandat déclare : Je sais le sort qui m'est réservé, mais je réponds du sort du Roi jusqu'à mon dernier soupir. Je ne quitterai jamais mon poste volontairement.

Le marquis Antoine Jean Galliot de Mandat (1731 - 1792) est un seigneur aimé de tous aux Pins. Il partage les idées de Leclerc et est connu dans l’histoire comme un noble ayant embrassé le parti révolutionnaire [36].

En 1789, il quitte les Gardes Françaises, où il est colonel, et devient le commandant général de la Garde Nationale de Paris. C’est un homme très courageux, qui déclare :

Je sais le sort qui m'est réservé, mais je réponds du sort du Roi jusqu'à mon dernier soupir. Je ne quitterai jamais mon poste volontairement.

L'assassinat de Mandat, général de la Garde Nationale, est-il du aux partisans de Petion. C'est lui qui est chargé de la défense des Tuileries lors de l'insurrection du 10 août 1792.

Avant l’attaque, Mandat est convoqué à l’hôtel de ville par la nouvelle Commune de Paris, à trois quatre heures du matin. L'idée est de Danton. Il s'y rend avec son aide de camp, après avoir refusé de s'y rendre. Comme lui a dit Roederer :

Le commandant de la Garde nationale est aux ordres de la municipalité.

Les révolutionnaires l’entourent, l’interrogent sur l’ordre qu’il a donné. Mandat dit avoir agi sans recevoir des ordres du maire de Paris. Pourtant, il lui envoie des billets pour lui demander des ordres[37]. De son côté Mandat écrit à Jérôme Petion de Villeneuve :

Monsieur le Maire, Votre présence est nécessaire, les apparences sont menaçantes, et comme magistrat du peuple, vous êtes mieux que personne dans le cas de faire entendre raison à ceux qui se sont égarés. Je vous prie donc de joindre vos efforts aux miens. Le commandant-général Mandat[38].

Toutefois quarante-sept sections sur quarante-huit ont adjoint à la municipalité chacune trois commissaires ayant pour missions de se réunir à la commune, et de sauver la patrie. Mandat va donc avoir affaire à une nouvelle municipalité constituée de ces insurgés.

Mandat se retrouve au milieu d'une foule qui le pousse aux marches de l'Hôtel de Ville de Paris. Il laisse là son aide de camp qui n'est pas inquiété. Tous les regards sont fixes sur le commandant général. En arrivant dans la grande salle de l'Hôtel de Ville, Mandat se trouve en face de visages inconnus et sévères[39].

Un des membres de la nouvelle Commune s'avance, et lui demande au nom de tous :

- Par quel ordre as-tu doublé la garde du château ?
- Par ordre du maire de Paris.

Un membre de la nouvelle Commune apporte une lettre décachetée, et demande à en faire tout haut la lecture. Mandat n'a besoin que de jeter un coup d'œil sur cette lettre pour comprendre qu'il est perdu. Cette lettre, c'est l'ordre envoyé, à une heure du matin, au commandant du bataillon posté à l'arcade Saint-Jean, et enjoignant à celui-ci d'attaquer par derrière l'attroupement qui se porterait sur le château, tandis que le bataillon du Pont-Neuf l'attaquerait en flanc[40].

Les révolutionnaires l’arrêtent, le fouillent et l’interrogent sur l’ordre qu’il a donné, et ils l’envoient à la prison de l'Abbaye. Le président Sulpice Huguenin, dit Peltier [41], fait un geste horizontal très expressif en disant :

Qu'on l'entraîne !

Parmi les nouveaux membres de la Commune, Prudhomme assure lui que c’est Jean Antoine Rossignol qui a donné l’ordre aux émeutiers de massacrer Mandat[42].

En sortant, à peine Mandat a-t-il descendu trois marches du perron de l'Hôtel de Ville de Paris, qu'au moment où son fils s'élance à sa rencontre, un coup de pistolet lui casse la tête. Le général n'est que blessé, il se relève et, à l'instant même, retombe frappé de vingt coups de pique. Son fils tend les bras, et crie :

Mon père ! Mon père !

On ne fait point attention aux cris de l'enfant. Puis, bientôt, de ce cercle où l'on ne voie que bras plongeant au milieu des éclairs des sabres et des piques, s'élève une tête sanglante et détachée du tronc. C'est la tête de Mandat. L'enfant s'évanouit. L'aide de camp part au galop pour annoncer aux Tuileries ce qu'il a vu. Les assassins se partagent en deux bandes : les uns vont jeter le corps dans la Seine ; les autres, promener, au bout d'une pique, la tête de Mandat dans les rues de Paris. Malgré les larmes de son fils, les révolutionnaires ne repêchent pas son corps.

Cet acte sanglant paralyse la défense des Tuileries. Louis XVI ce matin-là traverse les rangs des troupes de Mandat, mais toute défense est devenue impossible. Roederer a gagné. Le Roi se réfugie à l’Assemblée. La monarchie est morte.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LES BIENS DE LA FAMILLE DE MANDAT[]

.


Leclerc conserve en régisseur fidèle le patrimoine des Mandat (1792 - 1803)[]

.

Fouquier-Tinville envoie la soeur de Mandat à la guillotine.

Les enfants de Mandat échappent aux massacres et Leclerc protège leurs biens.

René, frère d’un conventionnel et d'un ancien abbé devenu révolutionnaire, à la mort de Mandat change d’attitude :

Quand il s’aperçut que le gouvernement se lançait sur les voyes de l’iniquité et du crime, il lui manifesta son mépris et sa réprobation.

Il conserve en régisseur fidèle le patrimoine de ses jeunes maîtres, qui risque d’être vendu comme biens nationaux. Et en demandant certainement de l’aide à ses frères et ses amis, il leur évite l’échafaud. Hélas, il ne peut rien faire pour la sœur du marquis qui est arrêtée. Fouquier-Tinville, accusateur public comme ses frères, a ces mots terribles en juin 1794, devant le tribunal révolutionnaire :

Il n'y a rien contre la citoyenne, mais c'est une Mandat, je conclus à la mort.

Elle est guillotinée à l’âge de 24 ans.

René Leclerc régit la terre des Pins sous le Consulat, comme il l'a fait durant toute la période révolutionnaire. Nous trouvons au chartrier des Pins ses comptes du 24 Nivôse an IX (13 janvier 1801) et 29 Nivôse an X (18 janvier 1802) qu'il rend aux propriétaires. Les Mandat reconnaissent que c'est exact et qui sont toujours reconnaissans d'une conduite aussi loyale et généreuse[43].

.

.

.

.

.

René Leclerc achète les biens des Mandat dans le Vendômois (1803)[]

.

Le château de Girardet, ancien fief, est incorporé au domaine des Pins au XVIIIe siècle, propriété de la famille Mandat, qui le vend le 12 mars 1803 à René Leclerc, qui le transmet à son fils Augustin Leclerc[44].

Alexandre Mandat et sa sœur Marie-Claudine Mandat, épouse de Guillaume-Edmé-François Faviere se déterminent à vendre leur terre des Pins. Leclerc se met au nombre des concurrents qui désirent faire cette acquisition. Les vendeurs n'oublient pas l'éminent service rendu par Leclerc en les faisant maintenir dans la possession de leur terre, en repoussant courageusement les propositions du gouvernement, sans considérer les périls auxquels il s'exposait[45]. Sa conduite est loyale et généreuse, nous dit l'abbé Brisset.

Mus par le sentiment de la reconnaissance, les Mandat préfèrent leur régisseur devenu leur intime ami par ses procédés si généreux et bienveillants. Leclerc fait l'acquisition de cette terre et par cette belle opération qui lui est si avantageuse, il triple sa fortune[46].

Cette vente a lieu dans la dernière année du Consulat. En Nivôse an XII (décembre-janvier 1804, Leclerc est mentionné comme propriétaire. Le maire des Pins devient de ce chef possesseur de l'ancienne seigneurie de Girardet, de la Courbetière, la Reuzerie, du Moulin, du Gué Bordier, des Jacotins, du presbytère des Pins, etc..

Désormais le château est à lui. Il n’a rien à voir avec le château actuel. C’est un ancien château-fort qui comporte à cette époque sept pièces au R.D.C., sept au 1er étage et une chambre à feu, ainsi qu’un grenier au second.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

PROPRIÉTAIRE ET MAIRE DES PINS[]

.

La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire.

Depuis 1791, il est maire de sa petite commune des Pins. L'abbé Brisset, auteur de La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce, nous dit aussi que :

C'était une personnalité de marque, élu maire des Pins pendant 15 ans.

Il est effectivement maire, jusqu’à sa mort, de cette ancienne commune, rattachée à Epeigné-sur-Dême à la fin du mandat d'un de ses fils.

.

.

.

.

.

Le château primitif des Pins[]

.

Section A2 des Pins. 1834. Cote intellectuelle : 6NUM10/101/004.

Le château primitif des Pins doit ressembler au château fort de Bagneux à Bournan.

Tour ronde, ruine de l'ancien château datant du XVe siècle.

Château des Pins.

Château des Pins : le verger. C'est peut-être là qu'est né l'intérêt de Frédéric Le Clerc, pour la faune et le flore.

Ce hameau porte le nom de Terra de Pinibus, Ecclesia de Pinis (1056, cartulaire de l'abbaye de la Trinité de Vendôme). C'est une ancienne paroisse du doyenné de La Charte, de l'archidiaconé et de l'élection du Mans[47].

Le château primitif des Pins doit ressembler au château fort de Bagneux à Bournan, construit au XVe siècle. La seigneurie des Pins est aussi attestée depuis le XVe siècle.

Du château primitif des Pins qui s’élève pratiquement au même emplacement que le château actuel, nous ne disposons d'aucune représentation, sinon sa disposition sur le cadastre napoléonien et la description qui en est donnée dans l'acte de vente de 1823 :

château flanqué de 2 tourelles, composé au rez-de-chaussée de 4 pièces, un premier étage de plusieurs vaisseaux, grenier sur le tout, et des bâtiments d'exploitation et d'habitation pour les réserves", dont il reste 2 vestiges : la base d'une pièce circulaire, située à l'Ouest du château actuel et une tour ronde, incluse dans les bâtiments de la ferme actuelle. Le domaine des Pins échoit en 1823 à César Budan de Russé, officier de cavalerie, qui décide la reconstruction d'un nouveau château.

Les tours sont rondes, mais aux Pins se sont des tourelles. Le logis possède des fenêtres à meneaux. Comme le château fort de Bagneux à Bournan, Les Pins a un étage avec des pièces d’habitation et au second un grenier. Ces châteaux montrent la transition entre une forteresse militaire et une demeure d'agrément. Certaines description de l'ancien château-fort des Pins parlent de sept pièces au rez-de-chaussée, sept pièces au premier étage et une chambre à feu.

Le fief des Pins est acheté en 1480 par Jean Bourré (1424 - 15061), ministre de Louis XI, gouverneur du dauphin à partir de 1478, au conseil de régence des Beaujeu en 1484, ministre de Charles VIII, chambellan du Roi, seigneur de Montplacé.

Marie-Louise de Saint-Offange (1639 -1694), veuve de Charles du Plessis, marquis de Jarzé (1641 - 1672), est Dame des Pins.

Guyot de Mandat figure sur le Catalogue des gentilshommes de l`Orléanais, Beauce, Vendômois, et du Blaisois (en 1789), car il est seigneur des Pins.

L'ancien château datant du XVe siècle est acheté par René Leclerc. Luc Leclerc en hérite et le vend en 1823.

Les matrices cadastrales indiquent la démolition du précédent château en 1851, la construction nouvelle est imposée fiscalement en 1857, une lettre de C. Budan de Russé du 30 août 1852 parle d'un projet pour l'Orangerie qu'il soumet à M.Vestier, et la lucarne centrale de la façade Sud-Ouest porte la date de 1852[48]. César Budan de Russé est un ancien officier de cavalerie.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

SA FIN DE VIE[]

.

Ruines de la chapelle Saint-Laurent.

Après des années passées dans l’enregistrement et à s’occuper de la terre des Pins, d’abord pour les Mandat, puis pour son compte personnel, Anne-René-Augustin Le Clerc n'a pas la satisfaction de jouir longtemps de sa belle position. Pourtant une forte organisation lui donnait l'espérance de vivre bien des années, mais une goutte remontée, qui résiste à tous les efforts de l'art médical et qui le fit souffrir durant cinq ou six semaines, termine sa carrière, comme plusieurs membres de sa famille.

Il est décédé le 19 juillet 1806, à neuf heures du soir, en son château des Pins. René est encore maire. En l'absence de son adjoint, c'est René Augereau, membre du conseil municipal, qui reçoit les deux témoins du décès. Le défunt a 62 ans et 10 mois environ[49].

René Le Clerc est inhumé à Villedieu, dans la chapelle Saint-Laurent, propriété de son frère, Augustin Leclerc, qui lui offre un asile pour y dormir son dernier sommeil[50].

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

SA FEMME ET SES ENFANTS[]

.

Augustin Leclerc, frère de Luc Leclerc, organise le retour de Napoléon aux Tuileries.

Essai sur la péritonite de Luc Leclerc (1807).

Sa veuve, Marie Adélaïde Georget, loge à la fin de sa vie au 10, rue de la Préfecture à Tours, mais son fils Luc Leclerc gère le château et la terre des Pins, dont elle reste l’usufruitière.

A sa mort le 10 avril 1816, à Tours, Luc Leclerc, médecin, est toujours maire des Pins et elle est dite propriétaire. Il est témoin sur les registres de d’état-civil de la mairie de Tours du décès de sa mère.

Ce couple a trois enfants :

¤ Augustin Leclerc est né le 9 décembre 1771 à Condom en Armagnac. Le 20 mars 1815, il commande le poste des Gardes nationaux et est le premier à proclamer le retour de l'Empereur. Il fait croiser les baïonnettes au pied du grand escalier des Tuileries, éteindre le feu et il accueille Napoléon, qu'il fait porter à l'intérieur du palais par ses gardes. Il devient chef de correspondance à la direction nationale de l'enregistrement et des domaines[51]. Par brevet du 4 février 1837 du prince de Genzano, 3e duc Sforza Cesarini, Lorenzo Sforza-Cesarini, Augustin se voit conférer le titre de comte et la haute décoration de Speron d’Oro (l'Éperon d'or)[52].

¤ Marie Renée Adélaïde Leclerc est née le 9 décembre 1771 à Condom. Elle est morte le 10 avril 1816 à Tours. Elle représente la marraine de son frère Louise Claude Catherine de Laucirnière, à son baptême le 22 octobre 1780. Elle n’hérite pas de ses oncles. Marie s’est mariée avec Sébastien Canchan le 17 mai 1789, au château des Pins, où elle demeure, puis le 19 mai 1789 à Saint-Calais (Maine) à l'âge de 16 ans. Jacques Canchan ou Canhau, est né à Querhohent-Montoirs[53]. Il est receveur des grandes gabelles au grenier à sel de Querhoent, et le fils de Sébastien, receveur lui aussi des grandes gabelles et de Geneviève Victoire Boudin. Comme un de ses amis est traité comme un émigré en débarquant à Cherbourg Canchan va trouver Ysabeau, élu député à la Convention par le département d'Indre-et-Loire au milieu de la Convention, qui est son obligé. Il le reçoit comme le père le plus tendre accueiller son fils et lui fait de suite expédier des ordres pour que son ami soit libéré[54]. Mon loin des Pins, sur la commune d'Epeigné-sur-Dême, habitent Sébastien-Jacques Canehau et Marie-Adélaïde, qui ont quitté leur domicile de Montoire, en la rue Saint-Laurent. Canchan est le cousin-germain de Auguste, Guillaume Josse-Beauvoir, dont la mère est une Boudin, soeur de sa mère. Ce manufacturier et propriétaire devient, en 1801, membre du conseil général de Loir-et-Cher. Auguste, Guillaume Josse-Beauvoir est élu, comme royaliste ultra, le 22 août 1815, député de Loir-et-Cher. Marie Leclerc et Sébastien Canchan sont les parents de deux fils qui meurent au combat l'un à Victoria et l'autre à Salamanca.

¤ Louis René Luc Leclerc, médecin, futur professeur et directeur de l'hospice de Tours, père de Frédéric Le Clerc...


Article détaillé : Augustin Leclerc


Article détaillé : Luc Leclerc


.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

  1. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  2. Paris (Paris, France) | AN Y16. Scellés apposés par des commissaires au Châtelet - index (FEUG-GLOS).
  3. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  4. La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire
  5. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  6. Éloge de M. Leclerc,... dessinateur et graveur ordinaire du Cabinet du roi ; avec le catalogue de ses ouvrages, et des réflexions sur quelques-uns des principaux, Pierre Le Lorrain de Vallemont. 1715.
  7. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915.
  8. Chrétienne Leclerc (+ 1627)
  9. Le département de Vosges: description, histoire, statistique, Volume 6, Léon Louis, E. Busy, 1887.
  10. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  11. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, Devaure-Henrion libraire (Vendôme), 1913 (T52), p.154.
  12. L'enfance de Nicolas Le Clerc, La famille Le Clerc de Villedieu en Beauce.
  13. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  14. Communes du Loir-et-Cher - Héraldique en Loir et Cher
  15. Paris (Paris, France) | AN Y16. Scellés apposés par des commissaires au Châtelet - index (FEUG-GLOS).
  16. Histoire du Vendômois, Marc Bouyssou, Cherche-lune, 2007.
  17. Arch. nat., P 657, n° 19, 1429.
  18. Histoire de Vendôme et de ses environs. SIMON (Canon of Saint George, Vendôme.) 1834.
  19. Communes du Loir-et-Cher - Héraldique en Loir et Cher
  20. Communes du Loir-et-Cher - Héraldique en Loir et Cher
  21. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  22. Number/Source : RE/XIV/7
  23. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  24. Racan (1589-1670) Histoire Anecdotique Et Critique de Sa Vie Et de Ses œuvres. Éditeur Slatkine (1970).
  25. Sieur C. J. Claude Jordan, Suite de la Clef, ou Journal historique sur les matieres du tems : contenant aussi quelques nouvelles de litterature, & autres remarques curieuses.
  26. Almanach royal de 1757 à 1758.
  27. Mémoires de l’Académie royale de chirurgie, 1752.
  28. L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, mensuel de questions et réponses…, 1951, p.1094 et 1095.
  29. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  30. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  31. Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, (ISBN 2-930384-15-8), 2006.
  32. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  33. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  34. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Éditeur : Vendôme 1914.
  35. La seigneurie de Montoire est érigée en marquisat pour M. de Querhoent et sous son nom en 1760
  36. Dictionnaire biographique et historique des hommes marquants de la fin du dix-huitième siècle : et plus particulièrement de ceux qui ont figuré dans la Révolution française. 2004-01-01. PAYS ET TERROIRS (EDITIONS). ISBN:97827516001801800.
  37. Mortimer Ternaux, Histoire de la Terreur 1792-1794, Hachette Livre BNF (1 septembre 2017).
  38. Mortimer Ternaux, Histoire de la Terreur 1792-1794, Hachette Livre BNF (1 septembre 2017).
  39. Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, Chapitre CLII, Robert Laffont (26 novembre 1990).
  40. Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, Chapitre CLII, Robert Laffont (26 novembre 1990).
  41. Philippe Sagnac La Révolution du 10 Août 1792 : La Chute De La Royauté. BiblioLife (4 octobre 2008).
  42. Histoire générale et impartiale des erreurs, des fautes et des crimes commis pendant la Révolution française. Tome 1 / L. P. Prudhomme, Louis-Marie (1752-1830). (Paris) Date d'édition : 1797.
  43. La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire
  44. Château de Girardet
  45. La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire
  46. La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire
  47. [lieuxditsdetouraine.blogspot.com/2016/06/epeigne-sur-deme-les-pins.html Epeigné-sur-Dême - Les Pins].
  48. [lieuxditsdetouraine.blogspot.com/2016/06/epeigne-sur-deme-les-pins.html Epeigné-sur-Dême - Les Pins].
  49. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  50. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  51. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  52. Le Clerc, éc., sgrs de Pulligny (Lorraine, Touraine, Normandie, etc.). Jacques-Xavier Carré de Busserolle (Pseud. J. de Château-Chalons.) 1867.
  53. La seigneurie de Montoire est érigée en marquisat pour M. de Querhoent et sous son nom en 1760
  54. Les conventionnels en exil, Albert Tournier, Flammarion, 1910.

  


. La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce / Paul Brisset in Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915 ([01/01/1915])

. La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce / Paul Brisset in Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915 ([01/01/1915])

. La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce / Paul Brisset in Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915 ([01/01/1915])

. La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce (Suite p. 240-247) / Paul Brisset in Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1914 ([01/01/1914])


. Conseil Général d'Indre-et-Loire - 1 J 975 Généalogie manuscrite de la famille Georget-Leclerc, par M. Du Mesnil du Buisson. (Don de l'auteur, 1956)

Advertisement