Wiki Guy de Rambaud
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Seigneur et dame noble, au XIe siècle.

Raoul le Large de Déols, son père, qui fait bâtir le Chasteau Raoul à Châteauroux.

L'an 1107, le pape Pascal II se trouve en l'abbaye de Déols...

Raoul le Chauve de Déols (ca 935 – 953 - 1012), deuxième du nom, dit le Chauve ou le Grand est Prince de Déols & Baron de Château-Raoul, selon La Chenaye-Desbois[1] et seigneur d’Issoudun. Il est né vers 935 au Château Raoul et y meurt en 1012, selon la Chronique de Déols.


Radulphus Calvus succède à son père, Raoul le Large de Déols, qui, selon la même Chronique de Déols, meurt en 953. La Foundation for Medieval Genealogy nous dit qu’un manuscrit intitulé Progenies Dolensium Principum, cite Radulphus Calvus, comme fils d’un Radulphi Largi.

Durant sa jeunesse, Radulphus Calvus, prince très pieux oblige Raoul le Large de Déols, son père, à donner à l'abbaye de Saint-Gildas le manoir et les terres d'Escorchebœuf avec ses dépendances. Après 952, devenu Prince de Déols il donne à cette abbaye le moulin et le manoir de Tournesac avec ses fermages [2].

Dans le même temps le pape Jean XIII (938 – 965 - 978) déclare l'abbaye Déols, en janvier 968, franche et quitte de toute dépendance[3].

L'abbaye de Déols continue à prospérer sous sa protection. Raoul le Chauve poursuit la politique de bonnes œuvres de son père et de son aïeul, Ebbes le Noble de Déols vis-à-vis de cette abbaye. Il trouve ses bâtiments peu dignes de sa haute réputation et de l'affluence des pèlerins, car, le monastère de Déols a été ruiné par les courses des barbares dans les années 935 et 941. Raoul le Chauve fait rebâtir entièrement en 992, et en fait vraiment, selon l'exergue de son blason, le premier et le plus beau monastère du Berry primum et nobilissimum monasterium.

Les moines tiennent désormais sous leur joug un nombre considérable de familles de serfs. A tel point que lorsqu'un garçon de Déols épouse une fille de Saint-Gildas, les deux abbés stipulent que les enfants issus de ce mariage soient partagés entre elles, comme le produit d'un troupeau commun. Les barons de Châteauroux finissent par regretter les libéralités de leurs ancêtres et envier les immunités du couvent de Déols. Ce sentiment va les faire attenter, soit à sa fortune, soit à ses privilèges. Il va en résulter des troubles souvent calmés par des interventions de la cour de Rome[4]. Une Bulle de Sylvestre II (ca 950 – 999 - 1003), confirme les privilèges de l'abbaye de Déols, en 1003. En 1004, l’abbaye de Déols récupère le prieuré des SS. Donatien et Rogatien, situé à Nantes et des dons sont faits audit prieuré par Erolcus, évêque de Nantes, et par le comte Judicaël.

La même chronique rapporte que, l'an 1107, le pape Pascal II se trouve en l'abbaye de Déols avec l’évêque de Plaisance, et Léger, archevêque de Bourges. Le pape consacre l'autel dédié aux saints apôtres Pierre et Paul. Le monastère est dédié pour la seconde fois le 24 de janvier 1021.

Pierre de Bomez est témoin d'une donation faite à l'abbaye de Chezal-Benoît, par Raoul le Chauve, Prince de Déols, en 1102, selon Le Borgne.

MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Tenue féminine du temps d'Adela ou Dadda (ca 955 - 1015).

Leurs vassaux rendent hommage aux Princes de Déols.

La motte féodale du château de la Mothe, au cœur de la forêt de Châteauroux, est tout ce qu'il reste de l'ancienne place forte en bois des Princes de Déols.

Le Bas-Berry est une principauté qui a des lien l'Aquitaine. Les vicomtes de Bourges sont souvent leurs ennemis.

Raoul le Chauve a pour épouse Adela ou Dadda (ca 955 - 1015), dont on ne connaît pas la maison. Elle prend le titre de comtesse sur une charte de Levroux qu’elle signe avec son mari.

Au sud de Déols, La Châtre-en-Berry a des origines de obscures, comme celles de la plupart des petites villes qui n'ont pas d'attestations historiques anciennes. Or La Châtre n'en a pas avant le XIe siècle. C'est seulement à cette époque que son existence est révélée par une brève mention de l’Histoire des princes de Déols, du Père Jehan de la Gougue, prieur de Saint-Gildas, répétée ensuite par le P. Péan, et un peu amplifiée par La Thaumassière. D'après ce document Raoul le Chauve, prince de Déols, mort en 1012, a six fils, dont le dernier se nomme Ebbes de La Chastre. La Thaumassière ajoute que cet Ebbes, fils de Raoul, est seigneur à la fois de La Châtre et en même temps de Charenton. Il faut voir en cet Ebbes la souche des deux maisons de Charenton et de La Châtre. En 1012, la maison de Déols, crée la châtellenie de La Châtre qui est donnée en apanage à Ebbes, 6e fils de Raoul de Déols[5].

Jehan de La Gougue, dans son Histoire des princes de Déols, publiée par Grillon des Chapelles, confirme que :

Cestuy (Raoul le Chauve) avoit six fils masles, c'est a savoir Odes, Launon, Raoul le Fier, Eudes le Scrabreux. Raoul, Ebbes de la Chastre.

Dans sa Chronique des princes de Déols, le P. du Péan, cordelier, écrit :

Celuy-cy seigneur eut six enfans masle sçavoir : Odes, Launon, Raoul le Fier, Heudes le Galeux, Raoulx, et Hèbes de La Chastre.

Raoul le Chauve et Adela-Dadda ont donc au moins sept enfants :

¤ Eudes l'Ancien de Déols (ca 975 – 1012 – 1044), qui suit,

¤ Eldeburge (ca 985 - après 1057), mariée avant 1013 à Geoffroy le Noble, vicomte de Bourges (ca 980 – 1012 – 1038)[6]. Elle est citée dans une charte de Gersende de  Déols, sa nièce, de l'an 1057[7]. Thaumas de la Thaumassière, dans sa Chronique de Déols, nous dit qu’avec Aymon, archevêque de Bourges, son mari fait la guerre contre la famille de sa femme, les Princes de Déols. Geoffroy tue son neveu Ebles, comte de Champagne, fils d’Eudes l'ancien de Déols, en 1037, dans un combat devant Châteauneuf. Geoffroy et l’archevêque sont vaincus la même année. Geoffroy et Eldeburge font rétablir l'abbaye de Saint-Ambroise que les guerres ont ruinée et à laquelle il donne de grands biens[8].

¤ Launon, dont on ignore le sort.

¤ Raoul le Fier, dont on ignore le sort.

¤ Eudes le Scrabieux (galeux), dont on ignore le sort,

¤ Raoul, dont on ignore le sort.

¤ Ebbes de La Châtre (ca 990 – 1012 - 1037), alias Ebbo, reçoit en apanage La Châtre, dont il prend le nom (voir chapitre V BRANCHE DE LA CHÂTRE)[9]. Il se marie, vers 1020, avec Mathilde Maudat de Charenton (ca 1000 – 1070) et est aussi la tige de la branche de Charenton (voir chapitre VI BRANCHE DE CHARENTON), quoique certains donnent une origine bourguignonne/nivernaise ou bourbonnaise aux premiers Charenton.

Reconstitution 3D de l'abbaye Notre Dame (société AB Prod) consultable sur borne au Point Info Tourisme de Déols[10].

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  2. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  3. Compte rendu des travaux de la Société du Berry à Paris, 1863, p.173.
  4. Histoire des villes de France: avec une introd. générale pour chaque province, Volume 4, Aristide Guilbert, Furne, 1845, p.216.
  5. Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, Société des antiquaires du Centre (Bourges) 1905 (VOL29), p.41.
  6. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  7. Vicomtes et vicomtés dans l'Occident médiéval, Tempus (Toulouse), Hélène Débax, Presses Univ. du Mirail, 2008, p.281.
  8. Journal. L'Investigateur, Société des études historiques, Investigateur; p.85.
  9. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  10. A la découverte de la ville
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