Wiki Guy de Rambaud
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                                   Raoul Coustant


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Le port de la Palée en 1637 (Plan Jollain - BNF).

La cour-le-Roi, le port et les halles à cette époque.

La Maison Coustant, n° 6, Rue de la Corne de Cerf, en 1919.

Raoul Coustant, Raoult, est né vers 1565, peut-être à Noyon[1], et décédé en 1623 à Compiègne.


De 1593 à 1788, les Coustant s'honorent d'une suite non interrompue de services rendus dans la magistrature et l'armée. Par leurs alliances avec les familles les plus anciennes de Compiègne (où ils jouissent de toutes les prérogatives de la noblesse), ils sont apparentés aux maisons les plus distinguées du Beauvaisis[2].

Raoul Coustant, premier du nom, est écuyer et marchand. Il est le premier membre de la Famille Coustant, dont on connait la descendance. Raoult est certainement fils d'un notaire de Noyon, apparenté à des officiers dans le Nord et des Coustant isolés à Compiègne. Il vient se fixer dans cette ville[3].

Raoult Coustant a certainement favorisé localement la victoire d’Henri IV, car il est nommé commandant du port de Compiègne, à la fin du XVIe siècle, du temps du règne de ce roi (1589 - 1610)[4]. Il épouse, le 5 juin 1593. Anne de Pron[n]ay, d'une famille de gouverneurs attournés de Compiègne.

Comme il est commandant du port de Compiègne il achète la Maison Coustant, n° 6. Rue de la Corne de Cerf, Tour des Halles, qui appartient, au XVIe siècle, à Adam Morel et Antoinette Bleuet[5]. Le vendeur, Waleran Diée, conseiller du roi, et Louise Bleuet, sa femme, lui vendent, en 1598. C'est une maison consistant en deux corps d'hôtel séant près les halles, pas très loin du port. Cet immeuble, que possède auparavant Adam Morel, mari d'Antoinette Bleuet, tient d'une part à l'hôtel particulier du Dauphin. Il est par devant à la rue qui descend du Moulinet à la rue des Barbeaux, et par derrière à la Cour Le Roi[6].

Raoult Coustant et Anne de Pron[n]ay ont dix enfants, dont Raoul II Coustant.


Article détaillé : Famille Coustant

Plan de Compiègne des bords de l'Oise, à Compiègne, avec le port, dont le premier des Raoul Coustant est gouverneur.

SA FAMILLE[]

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Les Coustant[]

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Sceau de Rogier Coustant, neveu de Guillaume d'Ercuis, clerc de 1290 à 1293, est écuyer à partir de 1296[7].

Blason des premiers Coustant.

Guillaume d'Ercuis est un des premiers membres de la Famille Coustant, dont parle d'Hozier[8].

Lieutenant-Colonel Henry Coustant d'Yanville.

Le Nobiliaire universel, de Magny, l’Armorial général de d’Hozier, le Bulletin héraldique de France d’octobre 1890, Les hommes illustres du département de l'Oise, et l’Annuaire de la Noblesse... font descendre la Famille Coustant d’un oncle de Guillaume d'Ercuis, précepteur de Philippe IV de France, dit le Bel.

On a au XIIe un seigneur possessionné du côté d'Ercuis. La seigneurie d’Ercuis relève du comté de Clermont[9]. Il a au moins deux fils, l'un va être à l'origine des Beaumont, l'autre à la fois des Ercuis, des Foucaud et de la Famille Coustant. Philippe le Bel dans des lettres patentes du mois de mai 1294 écrit pourtant : quanquam de nobilium genere non sit procreatus. Donc les Ercuis sont certainement des enfants naturels peut-être des comtes de Beaumont-sur-Oise.

Thibault d'Ercuis, cousin de Guillaume d'Ercuis prend le surnom de Coustant, qui devient le nom patronymique de ses descendants, la Famille Coustant. Thibault Coustant d'Ercuis meurt à Ercuis, en 1296, ayant épousé demoiselle Hodierne.

Son fils, Rogier Coustant, écuyer du roi, en l'année 1293, s'unit à Pétronille du Hamel, fille de Robert du Hamel, écuyer, et d'Agnès de Pressy. Le sceau des Coustant représente deux fleurs de lis, l'une & sénestre en chef, l'autre en pointe, et une étoile à six rais (une molette sans doute) à dextre en chef'. Ces figures héraldiques rappellent probablement les fonctions des membres de la Famille Coustant dans la maison royale, selon d'Hozier[10].

Pendant les XIIIe, XIVe et XVesiècles, on voit un grand nombre de membres de cette Famille Coustant figurer dans les monstres et les rôles de nobles et fieffés convoqués pour les guerres en Beauvaisis, Île-de-France, Picardie, etc.[11].

De 1593 à 1788, les Coustant s'honorent d'une suite non interrompue de services rendus dans la magistrature et l'armée. Par leurs alliances avec les familles les plus anciennes de Compiègne (où ils jouissent de toutes les prérogatives de la noblesse), ils sont apparentés aux maisons les plus distinguées du Beauvaisis. Plusieurs des rejetons de la Famille Coustant sont gouverneurs et échevins de Compiègne, notamment Charles Coustant de Belle-Assise. D'autres sont entrés dans les ordres, notamment chez les Bénédictins, et l'un d'eux, dom Pierre Coustant, célèbre érudit, devient prieur de Nogent-sur-Coucy et meurt doyen de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, en 1721. De nos jours, Thérèse Coustant de Jouy, mariée au frère de [Claude-Jean-Joseph Brulley de La Brunière], évêque de Mende, est mère de l'abbé Maxime-Paul de la Brunière, coadjuteur de l’évêque de Colomby, évêque de Trinita, en Mandchourie, mort martyr de la foi, en 1846[12].


Le colonel Henry Coustant d'Yanville écrit sur ses ancêtres : Dom Pierre Coustant et Guillaume d'Ercuis, Comptes-rendus du Congrès de Senlis.

Puis il écrit : Notice sur Guillaume d'Ercuis, précepteur de Philippe-Le-Bel (1864).

Dans les bulletins Société académique de l'Oise il est l'auteur de plusieurs articles :

- Notice sur DOM Pierre Coustant, bénédictin

- Notice sur DOM Pierre Coustant, bénédictin (suite)

- Guillaume d'Ercuis, précepteur de Philippe le Bel. Son testament, sa famille.

- Vidimus de l'official de Paris du testament de Guillaume d'Ercuis.

- Ratification de la donation en pure aumône faite dans son testament par Guillaume d'Ercuis.

- Notice sur Dom Pierre Coustant, prêtre, religieux-bénédictin, deuxième supplément.


Article détaillé : Guillaume d'Ercuis

Article détaillé : Famille Coustant


Ses parents[]

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Blason des Fresnet : de gueules, au chevron d'argent, accompagné de trois molettes du même[13].

La maison Coustant à Compiègne appartient en 1513, à la veuve de Charlot Coustant.

La maison forte de Toppenset, ou Tostpensée, à Saint-Hilaire-sur-Helpe est renommée Coutant ou Constant dans les actes.

Pendant plus de deux siècles, les archives locales restant muettes sur les descendants de Thibaut d'Ercuis, dit Coustant, contemporain de Guillaume d'Ercuis, l'on en est réduit à des renseignements isolés. D'autres familles du même nom apparaissent avec elle dès les plus anciens registres des paroisses; et par des alliances identiques, par le concours réciproque de leurs membres, comme signataires et témoins dans différents actes relatifs soit aux Coustant, soit aux de Pronay, aux de Crouy, aux Seroux, aux Esmengart de Beauval et de Bournonville, leurs alliés, elles semblent toutes avoir une souche commune avec celle qui fait l'objet de cette notice, dont toutefois elles semblent détachées avant le premier degré, celui de Raoul Coustant en 1593[14].

La maison Coustant, actuellement au n°7 rue de la Sous-Préfecture, appartient en 1513, à la veuve de Charlot Coustant (après 1470 - avant 1513). Elle est chargée de 8 sous parisis de cens, tient à la maison ci-après d'un côté, et par derrière au jardin des Arbalétriers[15]. Nous ne savons pas quel est la profession de ce Charlot Coustant, mais vue sa maison c'est un bourgeois de Compiègne. Il est peut-être le fils de Jehan III Coustant, qui se marie le 7 janvier 1470, à Beauvais, avec Jeanne de Fresnet, fille de Pierre de Fresnet, écuyer, seigneur dudit lieu, et d'Anne Pardieu. Les armes des Fresnet : de gueules, au chevron d'argent, accompagné de trois molettes du même[16].

Etienne Coustant figure, dans une montre d'hommes de guerre sous les ordres de Jehan de Chereul, seigneur de Langue, faite au camp de Mont-Saint-Jean, dans le Luxembourg, le 18 juin 1543. A la même époque, on donne à la seigneurie et maison forte de Tostpensée ou Toppenset, dans le Hainaut, le nom de Coustant qui sert encore aujourd'hui à désigner le château de Coûtant, situé près d'Avesnes-sur-Helpe. En 1543, elle est assiégée par le maréchal d'Annebaud, et en 1545, on parle de la seigneurie de Tostpensée ou Coûtant. N'y a-t-il pas lieu de penser qu'un fait de guerre d'un Coustant motive ce changement de nom ? On a aussi à la même génération ou époque Oudinet Coustant. Il est présent dans une montre de vingt archers sous les ordres de Roland Berthelot, prévôt des maréchaux, pour le maréchal Robert de la Marck, maréchal de France, à Sedan le 2 août 1549.[17].

La famille de Raoult Coustant est depuis longtemps établie dans le pays et elle nous fournit un nouvel exemple de cette ascension des personnes au milieu d'une société fortement hiérarchisée, nullement fermée, où on ne brûle pas les étapes mais où toutes les ambitions sont permises. Dès le milieu du XVIe siècle Antoine Coustant est notaire à Noyon, et plusieurs Coustant occupent la même charge à Compiègne[18]. Antoine Coustant est cité comme notaire royal le 22 juin 1556. Par lettres de provision du 29 juin 1556, Henri II fait donation à un écuyer de la duchesse de Valentinois, nommé Nicolas de la Chaussée, « de la maistrise et administration de la Maison Saint-Ladre de Noyon[19].

COMMANDANT DU PORT DE COMPIÈGNE[]

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Le port de la Palée a une activité très importante et est aussi un chantier naval.

Le port de la Palée et le chantier naval, en 1680, ont une activité encore importante.

Le port de Compiègne au XVIIIe siècle a beaucoup moins d'activités.

Le port à Bateaux lui-même se nomme port Mailloquet et port des Capucins[20].

Compiègne est l’une des capitales pour le négoce du vin durant quatre siècles, du XIIe au XVe siècle[21].

Au port Compiègne on y décharge toutes les denrées et marchandises que l’on négocie en ville. Il est à la Palée en amont du pont de Saint Louis, une île aujourd’hui rattachée à la ville. On désigne encore de notre temps cet endroit comme le port aux vins[22].

Le transport fluvial offre à cette époque, et même en 1593, de grands avantages de sécurité et de rapidité. Il se fait par nef de plus ou moins grandes dimensions ; durant les XIIe et XIIIe siècles, des coches d’eau partent 2 fois par semaine vers Soissons et Pontavaire par l’Aisne. Un autre remonte l’Oise jusqu’à Chauny, un 3e la descend jusqu’à Beaumont. Mariniers et voituriers par eau amènent les vins de Bourgogne et de Loire, le sel de Rouen, les poissons de mer et d’eau douce, les pierres extraites des carrières du Soissonnais, les blés du Valois, les bois de la forêt de Cuise[23].

Compiègne est aussi un chantier naval :

Le port de Compiègne est couvert d’ordinaire de forts gros bateaux qui mesme se façonnent en ce lieu, à cause de la proximité de la forêt[24].

Cependant en 1396 Charles VI constate que la foire de la mi-carême ne se distingue plus d’un simple marché ordinaire et une charte royale de la même époque signale l’affaiblissement du commerce du vin ; le roi transfère alors le grenier à sel de Noyon à Compiègne afin de stimuler le commerce local[25].

Vinrent les malheurs de la première moitié de XVe siècle qui voit véritablement sombrer le commerce compiégnois. Les campagnes environnantes sont désertées et les terres abandonnées. Le commerce du vin n’est que l’ombre de lui-même et l’insécurité sévit sur les routes et les chemins, résultat de l’état de guerre permanent qui gêne la circulation des marchandises bloquées dans leur région de production et dans les ports de transbordement. Les cargaisons transportées par voie fluviale ont quelques chances d’arriver au port de Compiègne, car la voie d’eau offre des avantages de sécurité en temps de guerre. Par contre à partir de Compiègne, il est quasi impossible d’acheminer par charroi la marchandise vers le nord de la France et le sud des Pays Bas[26].

En 1441 Charles VII débarrasse la vallée de l’Oise des anglais et la région retrouva une certaine prospérité.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, Compiègne redevient un port fluvial et un grand entrepôt à vin, mais les derniers 40 ans ne sont pas exempts de problème : en 1453 Compiègne connait la peste et les marchandises cessoient à courir que ceux des villes voisines marchands et autres n’y osoint communiquer[27].

Pourtant en 1507, les bourgeois de Rouen se plaignent : 40.000 fûts de vins bourguignons et français passent par Compiègne au lieu de Rouen, chiffre certainement exagéré mais qui montre une certaine vitalité du port de Compiègne[28].

SON MARIAGE, SA DESCENDANCE[]

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Son mariage (1593)[]

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Blason des Pronay.

Anne de Pro[n]nay (1571 - après 1616) est d'une famille de gouverneurs attournés de Compiègne.

Raoul se marie, à Compiègne (paroisse Saint-Antoine), par contrat du 15 juin 1593, avec Anne de Pro[n]nay (1571 - après 1616). Anne est fille de Jean de Pronnay (1550 - après 1620), marié à Jacqueline Allart, le 15 novembre 1564, à Compiègne. Il est notaire royal, conseiller du Roi et procureur de sa majesté au bailliage de Compiègne, issu d'une famille de robe[29].

Dans l'assemblée tenue à l'hôtel de ville, le 26 août 1575, sous la présidence de Philippe de Brouilly, gouverneur de Compiègne est votée la répartition d'un impôt. Y assistent : Antoine Le Féron, lieutenant de M. le Bailli de Senlis... Jean de Pronnay...[30].

La maison de Pronnay, n° 32 rue des Boucheries, est en 1620, à Jean de Pronnay, son beau-père[31].

Les Pronnay portent : d'argent au chevron de gueules. Leur nom réapparaît souvent dans les actes de la Famille Coustant, et donne entre autres rejetons : Anne-Antoine de Pronnay, seigneur de Dianval, Thou­rotte… lieutenant général en l'élection qui fait partie de l’assemblée de la noblesse du bailliage en 1789.

Nous avons trouvé deux documents où le frère du beau-père de Raoul est cité comme gouverneur attourné avec Nicolle Pïcart et Pïerre Poulletier, en 1562 - 1565[32] et le 12 Janvier 1568 avec Jehan de Sains et Jehan Bayart[33]. Les ancêtres de sa femme sont souvent cités comme gouverneurs attournés. Ces gouverneurs sont nommés avec l'avis du roi. Ils font payer les impôts, taxes et emprunts dus au roi et logent les militaires des régiments de passage chez les habitants de Compiègne et des environs.

Sa descendance[]

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Raoul Coustant et An))ne de Pron[n]ay ont dix enfants :


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Carte des chantiers de Saint Louis. Jehan de Crouy, âgé d'une cinquantaine d'années en 1282, est apparemment le maître d'œuvre des monuments édifiés à Compiègne même par les soins du roi[34].

L'Hôtel- Dieu Saint-Nicolas.

Louis IX, l’Hôtel-Dieu Saint-Nicolas, et les moines.

Antoinette Coustant née le 1er janvier 1594 épouse à Compiègne Arthur de Crouy, Greffier des Prévosts de le ville de Compiègne en 1611, Procureur du Roi en 1629. Arthus de Crouy appartenant à une famille très ancienne[35]. On trouve les premières traces de la Maison de Croÿ au XIIe siècle, en Picardie. Elle tire son nom du village de Crouy-Saint-Pierre (Somme), ce qui explique que le nom Croÿ se prononce toujours en français croui, avec un i voyelle (et non pas croye, avec un i semi-consonne). Ce sont alors des seigneurs locaux sans fortune ni influence. La famille de Crouy devient une famille des plus illustres de la ville de Compiègne. De François de Crouy, issu de l'illustre maison de Crouy ou Croy en Flandre, demeurant depuis quelques années à Compiègne, y vivant fort honorablement, on ne sçait pas les facultés. Les Crouy de Compiègne portent : d'azur à 2 palmes d'or posées en sautoir accompagnées de deux étoiles du même, une à chaque flanc, et en pointe un croissant d'argent, au chef d'argent fretté de sable.

Mestre Jehan de Croy (= Crouy), maçon bourgeois de Compiègne, figure parmi les témoins des miracles dans l'Histoire de Saint Louis, par le confesseur de la Reine Marguerite :

Ce maître maçon, bourgeois de Compiègne, âgé d'une cinquantaine d'années en 1282, fut apparemment le maître d'œuvre des monuments édifiés à Compiègne même par les soins du roi Louis, tels l'Hôtel- Dieu Saint-Nicolas (encore conservé) et les églises et couvents des cordeliers et des jacobins (aujourd'hui détruits)... Or jusqu'ici son nom n'avait pas encore été relevé parmi les architectes de ce temps ; nous sommes donc heureux de pouvoir l'identifier avec maître Jean le maçon, de Crouy, laïc ("magister Johannes Lathomus de Croiy, laicus"). Ce personnage et sa femme, Ameline de Billy, élisent leur sépulture à Saint- Médard de Soissons et donnent à l'abbaye le tiers de l'héritage de maître Légier {magistri Liejeri, alias Liegery), sans doute un autre architecte, jadis oncle dudit Jean, les deux parts de la maison où ils demeuraient à Crouy, appelée « la maison d'Erembout », ainsi que leurs acquêts. Cette donation est passée en l'an 1261, le lendemain de la Saint- Luc, évangéliste (19 octobre), par devant maître Pierre de Saint-Martin, officiai de Soissons...[36].


¤ Un Coustant, dont la veuve Marguerite Leclerc, d’une famille connue de Compiègne habite aussi le quartier Saint-Pierre, Tour de la porte de Soissons, en 1627[37].


¤ Pierre Coustant (ca 1596 - après 1678) est marchand, bourgeois de cette ville. En 1617 Pierre Coustant habite près du coin du Marché au blé et de la rue de la Heuse. Ils habite aussi le quartier Saint-Pierre, Tour de la porte de Soissons, en 1627[38]. En 1643, Pierre Coustant, receveur des tailles, et Barbe Idée, sa femme, vendent leur maison 4 rue Saint Nicolas. Ils possèdent une maison vers 1650. Barbe Idée est née en 1611 et fille de L"on et Florence Ballon.


¤ Jehan Coustant est marchand à Compiègne (quartier Saint-Pierre, Tour de Saint Pierre), en 1627[39].


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Blason des Loisel.

Raoul II Coustant, avocat au Parlement, né le 10 juin 1610, décédé le 24 août 1680. Ce second Raoul Coustant épouse, le 15 juin 1636, Louise Loisel (1618 - 1678), fille de Niçaise Loisel (1593 - 1652) et soeur de Marie Loisel, mariée à Elie Charmolue. Les Loisel donnent à la France, outre le célèbre jurisconsulte, Antoine Loisel, un médecin des rois Louis XII et François Ier, deux lieutenants généraux en l'élection de Senlis, des conseillers au parlement, deux maires de Beauvais et un conseiller-maître à la cour des comptes sous le Premier Empire. Cette Famille Loisel est maintenue au Conseil le 20 novembre 1668, et en la Cour des comptes des Aides, le 29 avril 1644. De ce mariage naissent quatorze enfants, dont l'un, le onzième, religieux bénédictin, acquiert une certaine célébrité, sous le nom de dom Pierre Coustant, et meurt le 16 octobre 1721 à Paris, à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.


¤ Henry Coustant est parrain d'Henry Coustant le 2 février 1666. C'est un bourgeois de Compiègne.


¤ Honorable personne Barbe Coustant mariée à Claude Picart, Président de l'élection de Compiègne et Conseiller du roi.


¤ Jeanne Coustant mariée à Pierre Baudouin, Lieutenant des chasses


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La femme de Samson Coustant (1610/1615 - 1663) est élevée au château de Vic-sur-Aisne.

Plan du Château de Montois acheté par le beau-père de SAMSON..

Samson Coustant (1610/1615 - 1663) est receveur du taillon (supplément ajouté à la taille en 1549 en remplacement des vivres et du logement que les habitants doivent aux troupes) de la ville et élection de Compiègne. Samson Coustant épouse Lucrèce Levesque (1610/1615 - après 1683), Jean Levesque, seigneur de Roqueville, marchand bourgeois de Compiègne, conseiller du roi, receveur admoniateur du revenu de la châtellenie de Vic-sur-Aisne. Jean Levesque de Roqueville a épousé Jeanne Bontemps par contrat passé devant Pierre Charmolue, tabellion à Compiègne, à la date du 5 septembre 1601. Le 21 octobre 1611 il prend à bail, de l'abbé de Saint-Médard, François Hotman, le revenu de la châtellenie avec le château de Vic-sur-Aisne qu'il vient habiter avec sa famille, à la Saint-Jean de l'année 1613[40]. Jean Levesque de Roqueville rachète le fief de Montois à Claude Molin, en 1623. En 1627, Jean Levesque de Roqueville marie sa fille aînée Jeanne au célèbre historien de France Adrien de Valois. Jean Levesque de Roqueville rentre à Compiègne où il décède en 1645. Au partage de la succession, le domaine du Montois‚ choit aux dames Pottier, Baudouin et Coustant, et reste indivis entre elles[41]. Le 30 juin 1662, une rente est transférée à Samson Coustant, receveur du taillon à Compiègne, qui meurt peu après, et le remboursement est fait à sa veuve. Lucrèce Levesque, veuve de Samson Coustant, vend sa part en diverses fois, dans les années 1677, 1678, 1683 et autres, à son frère Louis qui se trouva ainsi propriétaire des deux tiers du domaine[42].


Article détaillé : Famille Coustant

Article détaillé : Raoul II Coustant

Article détaillé : Pierre Coustant

Article détaillé : Charles Coustant de Belle-Assise

Article détaillé : Henry Coustant d'Yanville


NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Bulletin de la Société historique de Compiègne. Compiègne : 1911.
  2. Le Bulletin héraldique de France; ou, Revue historique de la noblesse ..., Volumes 9 à 10, Louis de La Roque 1890.
  3. Le Bulletin héraldique de France; ou, Revue historique de la noblesse ..., Volumes 9 à 10, Louis de La Roque 1890.
  4. Chroniques et souvenirs du pays d'Oise / Mermet, J.. Progrès de l'Oise (Compiègne) : 1925.
  5. Chroniques et souvenirs du pays d'Oise / Mermet, J.. Progrès de l'Oise (Compiègne) : 1932.
  6. Topographie de l'ancien Compiègne, Bazin, Arthur (1849-19..). Impr. de H. Lefebvre (Compiègne) : 1905.
  7. Armorial général de la France, Louis Pierre d'Hozier, Firmin-Didot, 1868.
  8. Armorial général de la France, Louis Pierre d'Hozier, Firmin-Didot, 1868.
  9. Caroline Bourlet, Elisabeth Lalou. Guillaume d’Ercuis et son livre de raison. Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Île-de-France, 2014. ffhal-01652395f.
  10. Armorial général de la France, Louis Pierre d'Hozier, Firmin-Didot, 1868.
  11. Sur les Ercuis : Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, p. 135 et suivantes
  12. Le Bulletin héraldique de France; ou, Revue historique de la noblesse ..., Volumes 9 à 10, Louis de La Roque 1890.
  13. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, pp. 299 et suivantes
  14. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, pp. 299 et suivantes
  15. Topographie de l'ancien Compiègne, Bazin, Arthur (1849-19..). Impr. de H. Lefebvre (Compiègne) : 1905.
  16. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, pp. 299 et suivantes
  17. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, pp. 299 et suivantes
  18. Bulletin de la Société historique de Compiègne. Compiègne : 1911.
  19. Comptes rendus et mémoires lus aux séances / Société archéologique, historique et scientifique (Noyon, Oise). Noyon : 1895.
  20. Topographie de l'ancien Compiègne, Bazin, Arthur (1849-19..). Impr. de H. Lefebvre (Compiègne) : 1905.
  21. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  22. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  23. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  24. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  25. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  26. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  27. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  28. Compiègne, une capitale du négoce de vin (XII°- XV° siècles), par Jean-Pierre Duterne
  29. Chroniques et souvenirs du pays d'Oise / Mermet, J.. Progrès de l'Oise (Compiègne) : 1925.
  30. Topographie de l'ancien Compiègne, Bazin, Arthur (1849-19..). Impr. de H. Lefebvre (Compiègne) : 1905.
  31. Topographie de l'ancien Compiègne, Bazin, Arthur (1849-19..). Impr. de H. Lefebvre (Compiègne) : 1905.
  32. CC 45 : Registre 1562-1565, 183 feuillets papier. Comptes de la ville, par Jehan le Clerc
  33. CC 47 : Registre 1565-1568, 229 feuillets papier. Couverture en parchemin. Comptes de la ville par Simon Daraine.
  34. Carolus-Barré Louis. Le Procès de canonisation de Saint Louis (1272-1297). Essai de reconstitution. Rome : École Française de Rome, 1994. 328 p. (Publications de l'École française de Rome, 195)
  35. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1869, pp. 299 et suivantes
  36. Carolus-Barré Louis. Le Procès de canonisation de Saint Louis (1272-1297). Essai de reconstitution. Rome : École Française de Rome, 1994. 328 p. (Publications de l'École française de Rome, 195)
  37. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume 4, La Société, 1878.
  38. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume 4, La Société, 1878.
  39. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume 4, La Société, 1878.
  40. LE CHATEAU DE MONTOIS - RESSONS LE LONG
  41. LE CHATEAU DE MONTOIS - RESSONS LE LONG
  42. LE CHATEAU DE MONTOIS - RESSONS LE LONG
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