Wiki Guy de Rambaud
Advertisement



                               Ra(y)mbaud de Dulion(s)



Les Rambaud/Raymbaud sont seigneurs du Lions, La Bâtie-Verdun, Gisfort/Durfort, Sainte-Euphémie, Saint-Auban.

Maison forte des Rambaud du Lions, dans les Baronnies, à La Bâtie-Verdun.

Sur le plateau de Gisfort-Durfort il ne reste rien de cet autre château de mes ancêtres.

Saint-Auban est cité en 1277 et 1310 en fief des Rambaud et des Adhémar, relevant de la baronnie de Montauban[1].

Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze est fortifiée au moyen-âge.


Ra(y)mbaud de Dulion(s) sont les descendants des Raymbaud de Lachau


Les Rambaud/Raymbaud sont seigneurs dans le nord de la Provence qui devient le sud du Dauphiné. Mais une branche se retrouve dans les Baronnies, sur deux anciens anciens fiefs des Mevouillon. Ses modestes seigneurs s'établissent sur les possession régionales de leur famille. L'ascendance directe des Ra(y)mbaud se campe sur le site des Mevouillon avant 1063[2].

Sous les Dauphins, les Raimbaud ou Rambaud possèdent La Bâtie et Dulion. Castrum de Delion, en 1284 de Lionz, Dalton et Dollion, entre Sainte-Euphémie, Vercoiran, Autane, Buxet, La Bâtie—Verdun et Saint-Auban, obéit aux Rambaud dès 1268[3].

Leurs descendants s'implantent par la suite à Aix-en-Provence au XIVe siècle. Comme la branche de Montgardin et Furmeyer ils choisissent pendant les guerres de religion le camp protestant.

Dulion[s] est une montagne et un quartier de la commune de Saint-Sauveur (Nyons). C'est un ancien fief des barons de Mevouillon, acquis en 1268, des Condorcet, par les Rambaud[4]. - Castrum de Lyonis, en 1277[5] - Castrum de Delions, en 1284[6] - Castrum de Lionz, en 1294 [7], pour le prix de 4.000 sols viennois[8]. A cette époque une livre Tournois vaut 8,271 gr d’or fin et 20 sols viennois[9].

La Bâtie-Verdun, de nos jours sur la commune de Saint-Sauveur, est un ancien fief de la baronnie de Mevouillon, qui, appartient en 1277 aux Ra[y]mbaud[10]. Bastida de Merduno, en 1284[11] - Bastida de Verduno, en 1294[12] - Castrum de Bastida, en 1377[13].

Les Montauban et, après eux, les Dauphins ont pour vassaux, en 1330 les Raimbaud ou Rambaud pour le fort, la juridiction et les mandements de Dulion[s] et La Bâtie-Verdun[14].

Sur les limites de Saint-Auban, Lemps et La Fare, au quartier de Gis-fort, existent au moyen-âge un château, un cimetière et une église dédiée à Saint-Michel, sous le nom de Durfort. Les Rambaud et les Durfort se partagent le fief en 1277[15]. Mais sur le plateau de Gisfort (1119 m), il ne reste du village et un château fort, au confluent de quatre vallées marchandes, qu'une bergerie.

En 1277, Raymond Ra[y]mbaud, frère de Bertrand II, que nous croyons être également seigneur ou co-seigneur de Sainte-Euphémie, rend hommage à Randonne de Montauban, pour la terre de Saint-Auban[16]. Effectivement à Saint-Auban-sur-l'Ouvèze, toujours dans les Baronnies, le château Pudelais est cité en 1310 en fief des Rambaud et des Adhémar, relevant de la baronnie de Montauban[17].

Effectivement, au point de vue féodal, Sainte-Euphémie est une terre de la baronnie de Montauban, qui, possédée en 1277 par les Rambaud et les Gaufridi, est partagée vers 1334 entre les Dauphins, qui donnent à ses habitants une charte de libertés municipales (1341), et plusieurs coseigneurs : les Remuzat, les Barrière, les Durfort, les Mauvoisin, les Ollivier et encore les Rambaud. En 1349, on y trouve les Du Puy et en 1407 les Villette, héritiers des Rambaud[18].

Raymond Ra(y)mbaud de Dulion(s) (ca 1235 - après 1277)[]

.

Autre vue du château des Ra[y]mbaud Dulion[s].

A cette époque les Rambaud ont le péage du col du Lion.

Raymond Ra(y)mbaud de Dulion[s] se marie à une Damoiselle d'Auberuffe.

Auberuffe ou Albaruffo sont une famille d’ecclésiastiques que l'on retrouve en Provence et à Gap, dès le XIIIe siècle. Pierre Ra(y)mbaud de Suse est le neveu de Rostain d'Auberuffe.

Le Barroux est mentionné en 1133 sous le nom d'Albaruffum.

Pierre Raymbaud est seigneur de Suze.


Voir article détaillé sur Les Raymbaud de Lachau


Raymond Ra(y)mbaud de Dulion[s] (ca 1235 - après 1277) est seigneur ou co-seigneur - avec son frère - de Dulion[s] (1268), Sainte-Euphémie (1277), La Bâtie-Verdun (1277), Saint-Auban (1277), Gisfort-Durfort (1277).

Dès le 10 septembre 1268, Guillaume de Condorcet vend à Raymond et Bertrand Ra[y]mbaud, fils d'autre Bertrand (ca 1190 - avant 1268), certainement fils de Pierre Rambaud de Montgardin, le château, terre et juridiction de Dulion[s], pour le prix de 4.000 sols Viennois[19]. Aux ides de septembre 1268, le même Guillaume de Condorcet vend le castrum de Nyons, sous réserve des droits de Dragonet de Montauban, seigneur de Montauban, présent et acceptant, à Raymond Rambaud de Dulions et à Bertrand Rambaud[20]. Il semble y avoir une erreur. Nyons et Lyons sont confondus par la Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays Bourguignons, Comtois et Romands. Histoire, archéologie, topographie et statistique de l'arrondissement de Nyons précise que :

Le fort et le péage de Dullion, Dollion, Dorion, du Lion et de Lionz, devaient se trouver près de là: les Rambaud l'acquirent, en 1268, des Condorcet[21].

Ce chevalier[22] rend hommage pour la terre de Saint-Auban à Randonne de Montauban en 1277[23].

Sancte Heufemie, en 1286, est un village, bâti dans la vallée de l’Ouvèse, n’était pas de facile défense, bien que fortifié. Comme fief, le territoire se divise en deux parts et dépend des barons de Montauban et des Dauphins, leurs successeurs. En 1277, Raymond Raimbaud en a une et Raymond Gaufridi, l’autre[24].

Marie-Pierre Estienne écrit dans Châteaux médiévaux dans les Baronnies : Xe - XIVe siècles :

En 1293, lors de l’annexion delphinale, il est précisé que si un changement de seigneur ou de vassal s’opère dans les huit mois à compter de la date de réquisition des castra. Raymond de Mévouillon devra prêter hommage lige au Dauphin (AD38, B 3658). Les Orangeois, les Mevouillon et les Montauban semblent avoir largement utilisé le fief de reprise dans la constitution de leurs vastes domaines. Aux environs de 1220, les nombreuses inféodations à de petites seigneuries locales ne sembleraient-elles pas plutôt témoigner d’une rétrocession dont la donation préalablement à l’inféodation n’aurait pas laissé de trace dans la documentation écrite ? Il implique souvent une restitution du castrum par le vassal à chacune de ses mutations ou simplement lorsque le seigneur le demande. Ainsi, à l’occasion de la vente du château de la terre et de la juridiction de Dulions par Guillaume de Condorcet à Raymbaud et Raymond Raymbaud, frères, et à Bertrand Raymbaud, fils d’un autre Bertrand, le premier se réserve la restitution du castrum pendant un jour à chaque mutation de vassal. Il détiendra le service de guerre quand il lui plaira, avec hommage et reconnaissance dans le mois suivant l’acquisition [RD, t. II, 10680 (1268)][25].

Raymond se marie à une membre de la Famille d'Auberuffe, soeur de Rostain d'Auberuffe (Album Ruffum, de Albaruffo), des Provençaux, connus depuis le XIIIe siècle[26]. Le Livre rouge du comte de Toulouse, datant de cette époque, parle des Albaruffo. Ils sont seigneurs du château du Barroux, à Malaucène (Vaucluse), Carumbo (Caromb), et Thoro (Le Thor), selon Les états du Comté Venaissin depuis leurs origines jusqu’à la fin du XVIe siècle. Raymond Raymbaud de Dulions et une d'Auberuffe ont au moins deux fils : Pierre Ra(y)mbaud de Suze (1270 - 1340) et Pons Ra(y)mbaud de Dulions (1280 - 1373), qui suit.

¤ Pierre Ra(y)mbaud de Suze (1270 - 1340), seigneur de Suse (dans la Drôme), d'abord sacristain (1317 - 1332), puis archidiacre de Gap (1332 - 1338)[27]. Rostaing d'Alberousse, son oncle, lui lègue un hôpital. Pierre Ra(y)mbaud est l'oncle de Pierre II Ra[y]mbaud (ca 1320 - après 1365), recteur d'un hôpital à Aix.


Voir article détaillé : Pierre Ra(y)mbaud de Suze (1270 - 1340)


Pons Ra(y)mbaud de Dulions (1280 - 1373)[]

.

La Bâtie-Verdun.

Pons Ra(y)mbaud de Dulions (1280 - 1373) marié vers 1305 à Jeannette de La Bâtie Verdun. Ils sont les parents de Raymond Ra(y)mbaud de La Bâtie Verdun et Pierre Raymbaud (ca 1310 - après 1365), recteur de l'hôpital Saint-Jacques, à Aix-en-Provence, du 22 janvier 1363/4 au 3 novembre 1365, dont les descendants dont des jurisconsultes. Nous commençons à connaitre sa descendance à partir d'actes notariés et de sources écrites publiées. C'est un membre appartenant à cette époque de la famille Rambaud/Raymbaud. Ils vont vivre à Aix-en-Provence et au Pertuis.

¤ Raymond Ra(y)mbaud, seigneur de La Bâtie Verdun est le père de Bertrand Ra(y)mbaud de La Bâtie Verdun.


A Venelles, en 1328, dont les Raymbaud vont être coseigneurs, nous avons un Guillaume Raymbaud qui a un casal (métaielerie), au Tholonet[28]. On retrouve le prénom Guillaume chez les Ra(y)mbaud d'Aix-en-Provence, et Tholonet est à côté d'Aix et de Venelles.

Le castra familial de Dulions est abandonné en 1388, malgré une église castrale et donc un fort degré d'attraction du château vis à vis de l'habitat[29].

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

.

  1. L'Atlas des châteaux forts en France, Charles Laurent Salch, Joëlle Burnouf, José Federico Finó, Publitotal, 1977. p.272.
  2. Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze dans la Drôme d'après ses archives, Pierre Varlet, Éditeur P. Varlet, 1990.
  3. Le canton du Buis: histoire, géographie et statistique, André Lacroix, Berger-Dupont 1875.
  4. 26329 - Saint-Sauveur-Gouvernet
  5. Inventaire des Dauphins, 229.
  6. Valbonnais, II, 118.
  7. Valbonnais, II, 242118.
  8. Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tome 2, Fascicules 4-6, Chevalier, Ulysse (1841-1923). Impr. valentinoise (Valence), 1913-1926. p.801.
  9. Enquête sur les structures administratives et les ordres privilégiés en Forez à la veille de la Révolution, Université de Saint-Etienne.
  10. 26329 - Saint-Sauveur-Gouvernet
  11. Valbonnais, II, 118.
  12. Inventaire des Dauphins, 243).
  13. Inventaire des Dauphins, 229.
  14. L'arrondissement de Nyons: Histoire, topographie, statistique. Tome 1-2, Alfred Lacroix, 1901.
  15. L'arrondissement de Nyons: Histoire, topographie, statistique. Tome 1-2, Alfred Lacroix, 1901.
  16. La destinée des Fort de Saint-Auban - Les Auschitzky de Bordeaux
  17. L'Atlas des châteaux forts en France, Charles Laurent Salch, Joëlle Burnouf, José Federico Finó, Édition 19 Publitotal, 1977. p.272.
  18. 26303 - Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze
  19. Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tome 2, Fascicules 4-6, Chevalier, Ulysse (1841-1923). Impr. valentinoise (Valence), 1913-1926. p.801.
  20. Mémoires, Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays Bourguignons, Comtois et Romands, Dijon 1960.
  21. Histoire, archéologie, topographie et statistique de l'arrondissement de Nyons, Volume 2, Bibliothèque d'histoire et d'études régionales, André Lacroix, Volume 2, André Lacroix. Éditeur Chantemerle, 1973.
  22. Mémoires, Société pour l'histoire du droit et des institutions des anciens pays Bourguignons, Comtois et Romands, Dijon 1960.
  23. La destinée des Fort de Saint-Auban
  24. Le canton du Buis: histoire, géographie et statistique, André Lacroix, Berger-Dupont, 1875.
  25. Marie-Pierre Estienne. Chapitre 2. Donjons romans, symboles de l’apogée des Baronnies: Châteaux médiévaux dans les Baronnies : Xe - XIVe siècles. Lyon : Alpara, 2008.
  26. Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, Fol. 118. De Crest, de Rastello, de Interquallis, de Albaruffo, de Malaucena, Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXIV. Carpentras. Tome I. Fonds général, Livre rouge du comte de Toulouse, XIIIe siècle.
  27. Volume 6 de Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Hautes-Alpes (France). Archives, Paul Guillaume, Jouglard, 1901.
  28. Le mémorial d'Aix (1898)
  29. Châteaux, villages, terroirs en Baronnies Xe-XVe siècle, Marie-Pierre Estienne. Presses universitaires de Provence, 8 févr. 2013.
Advertisement