Wiki Guy de Rambaud
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                           Prosopographie des Erlaut-Herlaut


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Blason Herlaut-Herlau-Erlaut (d'Hozier).

Le prévôt et les échevins de la ville de Paris. Henri Herlau est au centre un peu en retrait.

Prosopographie des Erlaut-Herlaut : la famille Erlaut-Herlaut-Herlant est fort ancienne. Nous avons un don par Marie, veuve de Philippe Maillart, par devant Geoffroi, doyen de Beauvais (1229), d'une rente de trois sous sur la maison d'Eude Herlant, sise in deserto belvacensi, à la maison de Saint-Lazare de Beauvais[1].

Le premier Erlant-Erlaut-Herlaut, dont les armes sont : D'argent au chevron d'azur, accompagné de trois roses du même, tigées & feuillées de sinople, selon Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial du Comte Henry Coustant d'Yanville est [2], est Nicole/Nicolas Erlaut (ca 1390 - ap. 1468). Il est Maître extraordinaire de la Chambre des comptes de Paris, conseiller de monseigneur le roy, receveur gênerai de Languedoc, le 22 avril 1467[3].

Les Herlant ou Erlaut, officiers de finance ou de judicature sont nombreux de Charles VII (21 octobre 1422 – 22 juillet 1461) à Charles VIII (30 août 1483 – 7 avril 1498)[4].

A part Antoine Herlaut (ca 1500-1573), Premier confesseur de la Reine Catherine de Médicis et évêque, il faut attendre un siècle pour retrouver des Herlaut illustres.

Article détaillé : Antoine Herlaut

Article détaillé : Henri Herlau (ca 1630 - 1703)

Article détaillé : Nicolas-Jérôme Herlaut

Article détaillé : Jérôme Herlaut de La Motte

Article détaillé : Jérôme II Herlaut de La Motte

Article détaillé : Louis Mottet de La Motte

Article détaillé : Nicolas Mottet de La Motte

LES HERLANT/ERLAUT/HERLAU/HERLAUT AU MOYEN-AGE[]

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Les Herlant ou Erlaut, officiers de finance ou de judicature sont nombreux de Charles VII (21 octobre 1422 – 22 juillet 1461) à Charles VIII (30 août 1483 – 7 avril 1498)[5].

Eudes Herlant (1203 et 1229)[]

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Les premières chartes de l’abbaye Notre-Dame de Beauport.

La famille Erlaut-Herlaut-Herlant est fort ancienne. Nous avons un don par Marie, veuve de Philippe Maillart, par devant Geoffroi, doyen de Beauvais (1229), d'une rente de trois sous sur la maison d'Eude Herlant, sise in deserto belvacensi, à la maison de Saint-Lazare de Beauvais[6].

Nous avons un Eude Herlant, chantre de Saint-Brieuc, qui fait une donation à l'église de Plouézec, en 1206, dans les premières chartes de l’abbaye Notre-Dame de Beauport[7]. Il s'agit certainement du même Eude.

Jacques Herlant (ca 1360 - après 1413)[]

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La halle au vin est transportée place de Grève en 1413. Jacques Herlant en est la garde des vins à l'étape.

Jacques Herlaut (ca 1360 - après 1413) assure...

...la sûreté des vins & des voitures qui étoient exposés fur l'étape a la Grève; le Bureau de la ville rendit, le 28 Octobre 1413 une ordonnance portant provision & nomination de Jacques Herlant, pour faire les fonctions de garde des vins à l'étape, & lui attribua pour salaire trois deniers par charrette chargée de vin arrivant à la Grève, qui seroit vendue sans être déchargée, douze deniers pour chaque charrette , & seize deniers pour chaque charriot chargé de vin qui resteroit par chaque nuit fur l'étape, à la charge de tenir la place nette, d'enlever les immondices, de fournir des trétaux à chaque voiture , & de garder pendant la nuit les voitures & les vins[8].

Nicole/Nicolas Erlaut (ca 1390 - après 1468)[]

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Louis XI accueillant François de Paule, autre membre de ma famille.

Nicole/Nicolas est reçu Maître extraordinaire de la Chambre des comptes de Paris (1461) et trésorier-général de Languedoc (1468).

Compiègne au XVe siècle. Jean Herlaut (ca 1410 - 1481) se marie avec Thiephaine Charmolue, autre enfant de Jacques Charmolue, greffier de la prévôté de la ville de Compiègne.

Le premier Erlaut-Herlaut, dont les armes sont D'argent au chevron d'azur, accompagné de trois roses du même, tigées & feuillées de sinople, selon Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial, par le Comte H. Coustant d'Yanville[9], est Nicole/Nicolas Erlaut (ca 1390 - ap. 1468). Il est dit dans des quittances royales :

Notre amé et feal secretaire maistre Nicole Erlaut, receveur général dudit aide.

Dans une autre quittance en 1431, on peut lire :

Nous, comte d'Estarac, confessons avoir eu et receu de maistre Nicolas Erlaut, receveur général de l'ayde de..., selon Sceaux gascons du moyen âge : (gravures et notices) [10].

Nicole/Nicolas est reçu Maître extraordinaire de la Chambre des comptes de Paris, le 16 novembre dudit an 1461, en exercice jusqu'au 9 août 1465.

Le 16 février 1468, à Montils-lez-Tours, on a un mandement de Louis XI à son amé et féal, lui annonçant qu'il a commis en Languedoc pour y lever des subsides entre autres Nicolas Erlaut, trésorier-général de Languedoc, et le priant de bien accueillir leurs demandes, selon la Bibliothèque de l'École des chartes[11]. Nicolas Erlaut est conseiller de monseigneur le roy, receveur gênerai de Languedoc, le 22 avril 1467[12].

Nicole/Nicolas Erlaut (ca 1390 - après 1468) est le père de :

¤ Antoine Erlaut (ca 1410 - après 1471) est reçu général de la Cour des aides en 1461. Créée par une ordonnance de 1390 et érigée en cour souveraine dès 1454, la Cour des aides de Paris connaît en dernier ressort, au civil comme au criminel, de tous les contentieux relatifs aux impositions (tailles, aides, traites, gabelles, droits d’octroi), des contentieux sur les fermes et des litiges relatifs aux exonérations fiscales. Puis est Premier Général des séances ou audiences au Conseil et aux Plaidoiries de la Cour des aides, selon le Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France[13].

¤ Jacques Herlaud (ca 1410 - 1483) remplace certainement son père comme Maître extraordinaire de la Chambre des comtes de Paris, jusqu'en 1483, selon Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial, par cte H. Coustant d'Yanville, Chambre des comptes de Paris (1866-1875).'
¤ Jean Herlaut (ca 1410 - 1481). Thiephaine Charmolue, autre enfant de Jacques Charmolue, greffier de la prévôté de la ville de Compiègne, épouse d'abord Jean Herlaut; elle en est veuve en 1481 lorsqu'elle déclare, en cette année, à l'abbaye de Saint-Corneille, qu'elle possède une pièce de vigne à Clairoix (Chartier de Saint-Corneille). Elle épouse en secondes noces Arnoult Pochon. On ne lui connaît pas de descendance de ses eux maris.
¤ Nicole ou Nicolas II d'Erlaut (ca 1410 - avant 1469) qui suit.

Nicole ou Nicolas II d'Erlaut (ca 1410 - avant 1468)[]

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Un receveur général des finances.

Traité de Péronne en 1468. Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1445 - avant 1509) est nommé par Louis XI général des finances en Bourgogne.

Nicole ou Nicolas II d'Erlaut (ca 1410 - avant 1468) est trésorier général du Dauphiné, selon Mémoires de Messire Philippe de Comines..., de Philippe de Commynes[14][15]. Il est décédé avant le 18 août 1468. Sa femme, Jeanne de Vi(c)try (ca 1420 - après 1494), est peut-être d'une famille de secrétaires du roi parisiens. Ils ont au moins cinq enfants :

¤ Jehan Erlault (ca 1435 - 1471) est reçu en l'office de général maître des monnoyes (1457 - 1471), selon le Recueil de documents relatifs à l'histoire des monnaies frappées par les rois de France, depuis Philippe II jusqu'à François Ier, de Félicien de Saulcy (1879 - 1892).
¤ Marie Erlaut (ca 1440 - après 1485) qui se marie avec Nicole Bataille (1438 - 1482), le plus grand légiste du royaume de France, avocat à Nancy en 1473. Il meurt de chagrin car sa femme, mère de 12 enfants, le trompe avec un ancien varlet du roi[16]. 1485, 16 juillet. Bail par noble Gillette Bataille, veuve de noble Pierre Clutin, conseiller au Parlement, noble Marie Erlaut, veuve de Nicolas Bataille, pour neuf ans à Jean Robinot le jeune, laboureur au Tremblay-en-France, fils de Guillaume Robinot, laboureur en ce lieu, d'un hôtel de cent vingt arpents de terre au Tremblay, moyennand six muids de grain par an.
¤ (hyp.) Estienne Erlault (ca 1440 - après 1481), de Bienville, franc-archer de Compiègne, demeure à Bienville. Il prend part, en 1477, aux mémorables campagnes de Bourgogne et d'Artois.
¤¤ (hyp.) Quelques années après, naît dans une commune voisine, à Mareuil-Lamotte, un paysan portant ce nom peu répandu et destiné à lui donner quelque éclat dans le clergé. Le baron de Bonnault d'Houët lui a consacré une notice biographique sous ce titre : Un Picard, Antoine Herlaul, confesseur de Catherine de Médicis, évêque de Chalon-sur-Saône[17]. Antoine Herlaut (ca 1500-1573) est prieur de la Sorbonne et Docteur en théologie de la Faculté de Paris. Hospes en 1533, Socius en 1536, docteur en 1540, il est choisi, cette dernière année, avec Démocharès, pour professer au collège. C'est alors qu'il commente Pierre Lombard. Recteur de l'Université de Paris il est choisi pour être le Confesseur & Premier Aumônier de la reine Catherine de Médicis. Prédicateur du Roi Charles IX, il est nommé évêque de Chalon-sur-Saône (1561 - 1573)... Il est certainement d'une branche relativement pauvre de cette famille que l'on retrouve à Paris et dans l'Oise.
¤ Guillaume Erlaut (ca 1440 - 1491) est conseiller au Parlement de Paris (1461 - 1492)[18]. Il est l"lu du roi et du parlement. A la mort de Guillaume Erlaut, conseiller clerc, maître Louis Doreille obtient des lettres royaux de nomination datées du 9 novembre 1492[19].
¤ Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1440 - avant 1509), qui suit.

LES ERLAUT/HERLAU/HERLAUTde 1492 A 1789[]

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Villers-sous-Saint-Leu ; Le fief de Gaucourt est en 1498 à Jacques Erlaut, notaire et secrétaire du Roi et en 1526 à son fils Jean, écuyer[20].

Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1440 - avant 1509)[]

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C'est la veuve de Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1445 - avant 1509) qui prête l'hommage pour le fief de Gaucourt, commune de Villers-sous-Saint-Leu, le 13 juillet 1509[21].

Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1440 - avant 1509), le 14 avril 1469, est commis. Il est notaire et secrétaire du roi, receveur des gages du parlement et de la court en 1497[22], mais aussi payeur. Le fief de Gaucourt en 1498 est à lui. Lors de son hommage, le 22 août 1498, il est aussi écuyer, et seigneur de Villers-sous-Saint-Leu. Puis il est nommé général des finances en Bourgogne, selon Lettres de Louis XI, roi de France: publiées d'après les originaux pour la Société de l'histoire de France, Bernard Édouard de Mandrot (1890). Par la suite il est contrôleur de la recette général en Normandie, puis receveur au Parlement de Paris[23]. Jacques épouse, par contrat du 8 juillet 1496, Sidonie de Cyvrieu (ca 1480 - 1553). Son père, Geoffroy de Civrieu, fait la demande à Louis XI, de l'office de garde de la monnaie de Lyon, que possède Perenet Siroddes, de Grenoble. Geoffroy de Cyvrieu était décédé avant l'année 1478 où son héritier Henry apparaît dans les registres des délibérations du Conseil de ville de Lyon. Les Sivrieu, ou Civrieu, sont une famille chevaleresque de Lyon, qui a donné un chanoine de St-Jean. Elle tient son nom du village de Sivrieu. Sidonie de Cyvrieu (ca 1480 - 1553) rend hommage pour Gaucourt, le 18 juillet 1509. Sidonie, dame de Villiers, se remarie avec Charles du Plessis (1484 - 1559), de 10 mai 1511. Jacques Erlaut de Gaucourt (ca 1440 - avant 1509) et Sidonie de Cyvrieu (ca 1480 - 1553) ont 4 enfants, dont :

¤ Jehan Herlaut de Gaucourt (1498 - après 1539) qui suit.

Jehan Herlaut de Gaucourt (1498 - après 1539)[]

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Jean de Herlaut est seigneur de Villers.

Jehan Herlaut de Gaucourt (1498 - après 1539) rend hommage pour Gaucourt en 1526. Aux assemblées de la noblesse de Senlis, en 1539, Jean de Herlaut, escuyer, seigneur de Villers sous Saint Leu, est absent, nonobstant la comparence qu'ayant offert faire pour luy Daniel Vizet son procureur aux causes à Senlis, nous dit le Nouveau coutumier général, ou Corps des coutumes générales et particulières de France: et des provinces connues sous le nom des Gaules; exactement verifiées sur les originaux conservez au greffe du Parlement de Paris, & des autres cours du royaume, de Charles Antoine Bourdot de Richebourg, Julien Brodeau, Toussaint Chauvelin, Charles Du Moulin, François Rageau, Jean-Marie Ricard, Gabriel Michel de La Rochemaillet (1724). Il est à noter qu'à partir de lui Erlaut devient Herlaut.

Nicolas Herlaut (XVIe siècle)[]

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L'armorial de Rietstap’s nous dit que les Herlaut sont de Paris et portent D'or, au chevron d'azur, accompagné de trois roses de gueules.

Jean Herlaut (ca 1590 - ap. 1640)[]

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Henri Herlau(t)est debout à droite.

Hôtel des Rats à Compiègne.

Champlieu, Donneval, La Motte.

Le château de La Motte à Béthisy-Saint-Martin appartient à la famille Erlaut-Herlaut, puis aux Mottet.

Allées et carrefour en forêt de Compiègne, par J.B. Oudry.

Maître Antoine Nicolas Rémond de Champlieu, son beau-frère (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Blason Mottet de La Motte.

Jean Herlaut possède, en 1640, la troisième partie d'une maison, sise dans le ravelin de la porte du Pont, proche le moulin Bocquet. Jean est maître poissonnier à Compiègne. Il est peut-être le père de :

¤ 1. Henri Herlau (ca 1630 - 1703) est échevin de Paris en 1687, gendre de Simon Lourdet, tapissier ordinaire du Roi, fondateur de la Manufacture de la Savonnerie. Il est lui-même le père de :
¤¤ Antoine Herlau (ca 1650 - 1734) est prêtre, prend le bonnet de docteur en Théologie de la Faculté de Paris le 13 août 1682, gouverneur de l'Hôtel-Dieu en 1689.


Article détaillé : Henri Herlau (ca 1630 - 1703)


¤ 2. Jérôme Herlaut (ca 1620 - après 1685), n'est qu'un riche marchand marinier, à Compiègne et à Paris. Il achète le petit hôtel des Rats à Compiègne en 1683, pour 4.050 livres, à Jean le Caron de Brissocourt, maître des Eaux et Forêts de la forêt de Laigue, selon le Bulletin de la Société historique de Compiègne (1911). Son fils, Nicolas-Jérôme lui constitue une rente. Le 24 juillet 1685, il est un marchand résidant ordinairement en la ville de Compiègne. Il n'est toutefois pas pas qu'un négociant. Il est l'élu de Compiègne. Cette charge consiste à répartir l'impôt et à juger en première instance les contribuables.
Nicolas-Jérôme Herlaut, son fils, est né vers 1650 et mort le 12 mai 1716 à Paris. Ce financier, très proche de Michel Chamillart (1652 - 1721), est le trésorier général des Gardes-Françaises et des Gardes suisses, l'un des six grands financiers lotisseurs de la place Vendôme. Son prénom est parfois écrit Nicolas-Hierosme et son nom orthographié Herlaud ou Herlant. Il se marie à Claude Leguilier, le 13 février 1681, à Compiègne, paroisse Saint-Jacques.
La fille de Jérôme Herlaut (ca 1620 - après 1685), Claude Herlaut, est mariée à Pierre Cressent, maître de la Poste de Gournay.


Article détaillé : Nicolas-Jérôme Herlaut


¤ 3. Jérôme Herlaut de La Motte, père, conseiller du Roy, est controlleur ordinaire des guerres. Il acquiert cette charge en 1685, est estably à Compiègne et estimé riche de cent mil livres et plus, selon Revue nobiliaire, héraldique et biographique (1862), Etats des privilégiés en 1688.

Les Foucault, seigneurs de la Motte, Donneval, à Béthisy, et de Champlieu, au sud de la forêt de Compiègne, viennent, au milieu du XVIIe siècle, s’établir au château de La Mothe, bâti avec les ruines d’un ancien manoir et monopolisent les fiefs d’Orrouy et des Eluats, avec des droits sur Champlieu. Mais Messire Antoine de Foucault, chevalier, Maistre de camp, est tué en 1650, et Henri de Foucault l'est en 1673, comme mousquetaire du roi, fils aîné de Mr d’Orrouy.

En 1673, la famille est sûrement éteinte et ses terres sont vendues à Nicolas-Hiérosme Herlaut. Jérôme père achète,le 18 mai 1683, La Motte, Champlieu, Donneval, avec leurs maisons seigneuriales, selon Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, francfiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729). Marguillier de la paroisse Saint Antoine, il n'apprécie pas de ne plus être aux côtés du prêtre à certains moments, comme d'habitude. Cette querelle va durer des années, de 1702 à 1705, et il va jusqu'à ne plus fournir de registres paroissiaux neufs. Le prêtre fait intervenir des huissiers, puis la justice. Il se marie d'abord à une cousine de Guillaume Baron, Sieur du Tiagou, Conseiller du Roy, Subdélégué à Mortagne et Louis Crosson. Veuf, en 1671, il se remarie avec Antoinette de Lavaux, veuve de Pierre Moreau, marchand de bois, bourgeois de Paris, intéressé dans les affaires du roi. Sa belle-fille, Suzanne Moreau, se marie avec l'un de ses fils. Son beau-fils, Pierre Moreau de Champlieu se marie avec la fille de son beau-frère Mottet.

La petite-fille de sa femme, Marie Moreau (1704-1782) se marie en 1727 avec Jean Michelin, écuyer - Conseiller & secrétaire du Roy, Commissaire ordinaire des guerres, demeurant rue Beaubourg, l'ancêtre des Michelin.


Nous avons aussi Marguerite Herlant mariée le 15 février 1683 à Louis Mottet de La Motte de la branche de la famille Mottet de Paris, Mantes, et Compiègne.


Les terres de La Motte, Donneval et Champlieu.

Nicolas Mottet de La Motte est officier de vénerie.

Article détaillé : Jérôme Herlaut de La Motte

¤ 1. Jérôme Herlaut de La Motte (ca 1630 - 1708), bourgeois de Compiègne, marchand de bois, est conseiller du Boy, controlleur ordinaire des guerres. Il acquiert cette charge en 1685, est estably en cette ville et estimé riche de cent mil livres et plus[24]. Cette charge lui permet de prendre le titre d'écuyer. Jérôme Herlaut achète le 18 mai 1683 La Motte, Champlieu, Donneval et avec leurs maisons seigneuriales[25]. Jérôme Herlaut de La Motte se marie vers 1665 avec Marguerite Lesguillier (ca 1645 - 1678), fille d'un marchand marinier de Compiègne, et petite-fille d'un marchand marinier de la paroisse Saint- Jacques, maître port de Neuilly. Marguerite Lesguillier est la soeur aînée de Claude Lesguillier (1650 - avant 1696), veuve Marescot, épouse de son neveu Nicolas Jérôme Herlaut. Jérôme Herlaut de La Motte et Marguerite Lesguillier sont les parents de :

1.1. Marguerite Herlaut de La Motte (ca 1667 - 1735), mariée en février 1683, à Paris (paroisse Saint-Germain de l'Auxerrois), avec Louis Mottet de La Motte (1651-1733), Écuyer
1.2. Jérôme II Herlaut de La Motte (ca 1670 - 1731/1746) est seigneur de La Motte, Champlieu, Donneval. Un acte du Conseil d'Etat du Roy, fait à Versailles, le 5 février 1692, ordonne que l’article neufiéme de l’Edit du mois de février 1689 et l’arrest du dix-neufiéme may 1691 seront executez, en faveur du sieur Hyerosme Herlaut Conseiller de Sa Majesté, Receveur des Consignations de Beauvais, Chaumont et autres lieux.... Il se marie avec Suzanne Moreau (1668 - 1749), fille d'un marchand de bois à Paris, bourgeois de Paris, intéressé dans les affaires du roi et d'Antoinette de Lavau. Elle se remarie avec le père de Nicolas Jérôme Herlaut. La petite-fille de sa femme, Marie Moreau (1704 - 1782) se marie en 1727 avec Jean Michelin, écuyer - Conseiller & secrétaire du Roy, Commissaire ordinaire des guerres, demeurant rue Beaubourg, l'ancêtre des Michelin.
1.5. Sébastien Herlaut (ca 1670 - ap. 1695)


¤ 3. Jérôme Herlaut (ca 1630 - après 1685), qui suit.

Hôtel des Rats à Compiègne.

L’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne.

Jérôme Herlaut (ca 1630 - 1690), père de Nicolas Jérôme Herlaut, est un riche marchand marinier, à Compiègne et à Paris. Du fait de l'Oise et de la Seine la navigation fluviale permet de transporter les marchandises, le bétail, le poisson et les personnes. Son père est aussi l'élu de Compiègne. Cette charge consiste à répartir l'impôt et à juger en première instance les contribuables. A cette époque, l'office d'élu non-seulement est vénal, contrairement au sens même de cette dénomination, mais de plus il peut s'exercer par délégation[26]. Il est également conseiller du roi[27].

Jérôme Herlaut (ca 1630 - 1690) achète l’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne en 1683, pour 4.050 livres, à Jean le Caron de Brissocourt, maître des Eaux et Forêts de la forêt de Laigue. Jérôme Herlaut est sur l'acte marchand à Paris[28].

Son fils, Nicolas-Jérôme lui constitue une rente. Le 24 juillet 1685, il est dit marchand résidant ordinairement en la ville de Compiègne[29].

Antoinette de Lavau (ca 1645 - 1722), veuve en premières noces de Pierre Moreau de Champlieu (ca 1635 - 1671) et en secondes de Jérôme Herlaut, conseiller du roi, élu à Compiègne, possède une maison sise à Compiègne, appelée la Vache au Long, le 28 juillet 1714 d'une valeur de 1.500 livres[30].

La fille de Jérôme, Claude Herlaut, soeur de Nicolas Jérôme Herlaut, est mariée à Pierre de Cressent, maître de la Poste de Gournay. Ils ont un fils qui hérite en partie de son oncle du fait de sa persévérance[31].

En 1683, à la suite d'une vente par licitation, l'hôtel Henri IV ou des Rats, devient la propriété de Jérôme Herlaut, marchand à Paris, moyennant 4.050 livres[32].

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Enrichissements de la Bibliothèque nationale de 1945 à 1960: dons et acquisitions, Bibliothèque Nationale, 1960.
  2. Enrichissements de la Bibliothèque nationale de 1945 à 1960: dons et acquisitions, Bibliothèque Nationale, 1960.
  3. Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, Anselme de Sainte-Marie, Éditeur libr. associés, 1728.
  4. Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France : 1932.
  5. Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France : 1932.
  6. Enrichissements de la Bibliothèque nationale de 1945 à 1960: dons et acquisitions, Bibliothèque Nationale, 1960.
  7. Autour de la naissance de l’abbaye de Beauport
  8. Code de l'Hôpital-général de Paris, ou Recueil des principaux édits, arrêts, déclarations et règlements qui le concernent, ainsi que les maisons et hôpitaux réunis à son administration. Impr. de Vve Thiboust (Paris) n : 1786.
  9. Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial, par le Comte H. Coustant d'Yanville, Chambre des comptes de Paris (1866-1875).
  10. Sceaux gascons du moyen âge : (gravures et notices), de Paul Laplagne Barris (1888-1892).
  11. Bibliothèque de l'École des chartes, Volumes 86 à 87 (1925).
  12. Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, Anselme de Sainte-Marie, Éditeur libr. associés, 1728.
  13. Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l’Île-de-France 1933 (A60).
  14. Chroniques ... Contenans les cruelles guerres civilles entre les maisons d'Orleans et de Bourgongne ... commenceant l'an 1400. ou finist celle de Jean Froissart, et finissant l'an 1467. ... Reveue, corrigee et enrichie sur les exemplaires de la Librairie du Roy, Enguerrand de Monstrelet, Chez Marc Orry, 1603.
  15. Volume premier des chroniques d'Enguerran de Monstrelet [avec la continuation de Pierre Desrey], Enguerrand de Monstrelet, chez Pierre l'Huillier, 1572.
  16. Volume premier des chroniques d'Enguerran de Monstrelet [avec la continuation de Pierre Desrey], Enguerrand de Monstrelet, chez Pierre l'Huillier, 1572.
  17. Les francs archers de Compiègne 1448-1524, Xavier baron de Bonnault d'Houët, Société historique de Compiègne, H. Lefebvre, 1897.
  18. Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France : 1932.
  19. Histoire du Parlement de Paris, de l'origine à François Ier, 1250-1515: Organisation. Compétence et attributions. Procédure. I. II. Volume 1 de Histoire du Parlement de Paris de l'origine a Francois 1er 1250-1515, Félix Aubert (i.e. Joseph Félix). Picard, 1894.
  20. Tribunaux et gens de justice dans le bailliage de Senlis à la fin du Moyen Age: (vers 1380-ers 1550). Bernard Guenée. Les Belles Lettres, 1963.
  21. Mémoires, Volume 16, Société des antiquaires de Picardie 1859.
  22. Volume 21 de Ordonnances des roys de France de la troisième race: recueillies par ordre chronologique, Claude Emmanuel Joseph Pierre marquis de Pastoret, Imprimerie royale, 1849.
  23. Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France : 1932.
  24. Revue nobiliaire, héraldique et biographique. 1862 Etats des privilégiés en 1688 p.141.
  25. Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, franc fiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729).
  26. 16 I, partage Herlaut (financier) et l'inv ap d le père était élu de Compiègne
  27. Chappée 131 (cote) • Caix 0 • 740 nº. Caix 631 - 1371 (voir la présentation du fonds Chappée et la concordance des cotes du catalogue de Caix)
  28. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  29. Arch. dép. Sarthe 1 E 959
  30. Chappée 131 (cote) • Caix 0 • 740 nº. Caix 631 - 1371 (voir la présentation du fonds Chappée et la concordance des cotes du catalogue de Caix)
  31. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  32. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
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