Wiki Guy de Rambaud
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                            Pierre André de Suffren

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Bailli Pierre André de Suffren de Saint-Tropez, Postes Sovrano Militare Ordine di Malta (1989).

Vice-Amiral Pierre André de Suffren.

Trumeau de Suffren au ministère de la Marine.

Thomas Villaret de Joyeuse (1747 - 1812), comme Benoît de Rambaud gagnent l'indéfectible estime de Suffren et se retrouvent au mariage de Benoît de Rambaud.

Marins français célèbres : Suffren et Villaret de Joyeuse.

Pierre André de Suffren de Saint-Tropez, Haut et puissant Seigneur, dit le Bailli de Suffren, également connu sous le nom de Suffren de Saint-Tropez, né le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat, près d'Aix-en-Provence, et mort le 8 décembre 1788 à Paris.


Pierre André de Suffren de Saint-Tropez est né dans une famille noble et illustre d'Aix-en-Provence. Il va être bailli de l'Ordre de Malte, dernier grade avant Grand-Maître, Grand croix de Saint Jean de Jérusalem, et ambassadeur de l'Ordre auprès du Roi.

Pierre André de Suffren Vice-Amiral français, Chevalier des Ordres du Roi, est membre de l'Olympique de la Parfaite Estime[1].

Sa famille provençale est riche seulement de bois, de garrigues sèches. Ce sont des jurisconsultes liés au Parlement d'Aix-en-Provence[2].

Suffren apprend la mer à Saint-Tropez, fief de sa grand-mère maternelle, Geneviève de Castellane. Élève à l’École des Gardes de la Marine à Toulon, il connaît dès l’âge de quatorze ans et demi le baptême du feu sur Le Solide, l’un des vaisseaux de la flotte franco-espagnole qui défit les Anglais au cap Sicié, près de Toulon. C’est en accomplissant ses caravanes dans la flotte de la Religion (de l'ordre de Malte) qu’il apprend merveilleusement son métier et devient successivement chevalier puis commandeur et enfin Bailli de l’Ordre de Saint-Jean de Malte. Il participe à presque toutes les batailles navales, bien souvent malheureuses, que Louis XV doit livrer aux Anglais durant les guerres de succession d’Autriche et de Sept Ans. Deux fois prisonnier, il est libéré par les traités d’Aix-la-Chapelle, en 1748, et de Paris, en 1763[3].

Fort heureusement pour son destin et pour celui de la Marine française, Louis XVI monte sur le trône en 1775. Ce roi ne s’intéresse pas qu’à la serrurerie ! Il aime aussi la mer. Aidé par Vergennes, Castries et l’ingénieur Sene, il crée une magnifique flotte dont le rassemblement à Brest illustre la réussite de sa politique. Ses vaisseaux appareillent le 22 mars 1780 et se séparent en deux divisions sept jours après[4]..

L’une, forte de 98 voiles et commandée par le Comte de Grasse va libérer les jeunes États Américains, l’autre, n’ayant que 22 unités et commandée par le chevalier de Suffren sur son fameux Héros, part libérer les Indes[5].

C’est en 1781 et 1784 que se déroule la magnifique campagne où le Bailli révéle au monde ses qualités exceptionnelles : grand organisateur, grand exécutant, attentif aux moindres détails, grand opportuniste, toujours énergique et plein de ressources, jamais désorienté, jamais découragé[6].

Grand amateur de livres et connaissant à fond l’histoire de la marine, mais dans l’action pareil à la foudre et ne cherchant que le combat pour attaquer, accabler, briser la ligne adverse !.... C’est ainsi qu’un historien naval anglais le juge !

Remarquable stratège, Suffren affronte pendant trois ans, avec panache et résolution, la flotte de Hughes, l’amiral britannique, jusqu’à ce qui va constituer sa plus belle victoire : Gondelour[7].

Thomas Villaret de Joyeuse et Suffren ont un grand respect réciproque et partagent les mêmes vues pour une réforme du corps des officiers de marine. Avec de tels officiers la marine de Louis XVI sait affronter avec succès la Royal Navy pendant la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.

Louis XVI récompense Suffren par un vice-amirat, l’ordre du Saint-Esprit et l’octroi des grandes entrées. Ambassadeur de Malte et couvert de gloire, administrateur de la Compagnie du Sénégal, il finit ses jours comme il a vécu... dangereusement ! Il est mort en effet le 9 décembre 1788 des suites d’un mystérieux duel qui se déroule dans un bosquet du parc de Versailles. Il a cinquante-neuf ans. On ne connaît pas avec certitude le nom de son adversaire[8].

Napoléon à propos de ce vice-amiral déclare :

Pourquoi cet homme n’a-t-il pas vécu jusqu’à moi [...] ? J’en eusse fait notre Nelson, et les affaires eussent pris une autre tournure[9].

Bel hommage pour celui qui est, à l’étranger, le plus connu des marins français. Pourtant le personnage n’a jamais manqué de détracteurs. Après les officiers trop bien nés et incompétents, on en est à des soi-disant historiens qui font d'un bailli de l'Ordre de Malte un descendant de juifs convertis, récemment anoblis.

Si les uns retiennent son immense popularité auprès des hommes, son souci permanent de leur santé et de leur moral, les autres parlent de sa tenue débraillée et de sa vulgarité de langage.

Mais c’est le commandement de l’escadre française envoyée aux Indes qui va lui donner l’occasion de faire éclater son génie.

Le plus grand théoricien maritime français, l’amiral Cartex, le considère, avec Ruyter et Nelson, comme l’un des trois noms immortels qui jalonnent l’histoire de la marine à voiles[10].


Article détaillé : Benoît de Rambaud dans l'océan Indien


Article détaillé : Thomas Villaret de Joyeuse


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Ouverture des Etats Généraux. Portraits de l'Amiral Suffren et Louis XVI.

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SA FAMILLE ET SA JEUNESSE[]

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La maison de Suffren[]

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Paul de Suffren (1679 - 1756), son père.

Suffren apprend la mer à Saint-Tropez, fief de sa grand-mère maternelle, Geneviève de Castellane. Sur la plaque que l'on aperçoit à droite de l'angle, on peut lire : Ancien château du Bailly de Suffren, né en 1729, mort en 1788. L'amour de la Patrie est ta suprême loi, tes talents a ton char enchaînent la victoire ; couronné de lauriers par les mains de ton roi. Que peut-il te manquer ?. Cette plaque est placée en 1890 en vertu d'un vote du conseil municipal.

La maison de Suffren a pour auteur, selon d'Artefeuil et François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Hugon Suffredi (ca 1460 - après 1529), qui s'établit en Provence au XVe siècle. Hugon de Suffren, occupe à l’Hôtel de ville de Salon-de-Provence la charge de trésorier en 1528[11]. Il se marie avec Laurette de Dons. Il est originaire de la république de Lucques, d'où il est forcé de fuir lors des guerres des Guelfes et des Gibelins. Du fait des maures beaucoup de villages provençaux sont à reconstruire et à repeupler. -

Le patronyme Suffren est celui d’une famille de Salon-de-Provence, ennoblie en 1557 par le roi Henri II.

Les descendants de Palamède de Suffren (1576-1623) constituent la branche aînée des Marquis de Suffren qui s’éteint en 1974 au décès de Fernand de Suffren.

L’autre branche issue de Jean Baptiste Suffren (1582- 1647) est dite branche de Saint-Cannat.

Jean-Baptiste de Suffren est anobli par lettres patentes du roi François Ier[12].

Son père, Paul de Suffren de Saint-Tropez (1679 - 1756), marquis de Saint-Cannat (1725), seigneur de Saint-Tropez, de Richebois et de La Molle est le Premier procureur des Pays de Provence en 1723, et procureur joint de la noblesse en 1749[13]. Il est aussi maire-consul de Salon-de-Provence en 1713 et premier consul d’Aix-en-Provence en 1725. Il exerce aussi à Nice la fonction de procureur général au sénat, la principale cour de justice du comté. Il est marié à Marseille en 1711 à Hiéronyme de Bruny, mère de Pierre André. Jean-Baptiste de Bruny (1665 - 1723), père de Hiéronyme, passe pour l’homme le plus riche de Marseille ayant fait fortune dans le commerce maritime comme importateur et exportateur, armateur fréteur, assureur maritime et banquier[14]. Lorsqu’il meurt en 1723, son grand-père maternel laisse une fortune estimée à 2.243.000 livres[15].

Pierre André a quatorze frères et sœurs. Quatre garçons sont officiers généraux (bailli de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour les deux derniers). Deux des filles se marient avec des gentilshommes provençaux et deux autres entrent au couvent[16] :

¤ Un de ses frères, Pierre-Julien, est capitaine des vaisseaux de la Religion (de l'ordre de Malte).

¤ Un autre, est marquis et bailli de Saint-Tropez, maréchal de camp et pair de France en 1817.

¤ Le troisième, Louis-Jérôme de Suffren (1721 -1796), est évêque de Sisteron de 1764 à 1789, puis évêque de Nevers. Il fait creuser un grand canal pour irriguer la région de Sisteron.

¤ Jean Joseph Baptiste de Suffren de Saint Tropez, chevalier de Saint-Louis, premier consul d'Aix-en-Provence et procureur du pays de Provence en 1779-1780, marié le 21 février 1744 avec Louise Pulchérie Gabrielle de Goësbriand.

¤ Une sœur est mariée à Alphonse Louis d'Arnaud, baron de Vitrolles.

¤ Une autre est mariée le 8 février 1748 avec Paul Auguste Bernier de Pierrevert, marquis de Pierrevert.

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Sa jeunesse[]

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Suffren n'a pas vraiment de jeunesse.

Une légende raconte que sa mère, résidant alors à Aix dans son hôtel du cours Mirabeau, souhaité faire ses couches au château de Richebois tout près de Salon est surprise sur la route par les douleurs et accouche au château de Saint-Cannat qui lui appartient aussi[17].

Après une enfance turbulente, mais aussi studieuse, passée au château familial de Saint-Cannat, ou dans un autre fief familial à Richebois, situé à côté de Salon de Provence et à Saint-Tropez. Il fait des études chez les Jésuites de Toulon.

La décision de faire entrer dans l’ordre de Malte Pierre-André et son frère Paul-Julien, de un an son cadet, est prise très tôt par leur père. Ce dernier a obtenu dès le mois de septembre 1737 des brefs du pape Clément XII l’autorisant à faire entrer dans l’Ordre ses deux fils avec grâce de minorité et dispense de la preuve de noblesse des quatre quartiers maternels[18]. Son père falsifie son acte de baptême. Donc, Pierre André de Suffren est admis dès l'âge de 8 ans - et pas 11 - comme chevalier de minorité de l’ordre de Malte, en 1737.

Suffren entre dans la compagnie des gardes de la marine de Toulon le 30 octobre 1743. Son sort se dissocie alors de celui de son frère Paul-Julien qui n’appartiendra jamais à la marine royale. Pierre-André est âgé de 14 ans, 3 mois et 13 jours. La date de son entrée dans la carrière est bien établie. Elle est portée sur le registre des revues[19].

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LA GUERRE DE SUCCESSION D'AUTRICHE (1740 – 1748)[]

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Depuis la mort de Jean-Baptiste Colbert, en 1683, la Marine périclite.

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Le Cap Sicié (22 février 1744)[]

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En 1743, à l'âge de 14 ans, Pierre André, comme beaucoup de jeunes provençaux nobles, rentre dans le très aristocratique corps des Gardes de la marine. Un an après, il connaît son premier combat le 22 février 1744 à la bataille du Cap Sicié, où 29 vaisseaux britanniques affrontent une force de 15 vaisseaux français et 12 espagnols, bataille qui se termine par une victoire franco-espagnole. Le port de Toulon n'est plus bloqué par la flotte britannique. Louis XV peut déclarer la guerre à la Grande-Bretagne, le 15 mars 1744.

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Les Antilles et combat de Saint-Vincent (25 octobre 1746)[]

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Pierre André de Suffren monte alors sur le Pauline qui fait partie de l'escadre de M. Macnémara[20] qui croise en face des côtes des Indes occidentales.

En 1746, il fait partie de l'expédition désastreuse de l'amiral Jean-Baptiste de Roye de la Rochefoucauld, duc d'Anville, pour reprendre l'Île du Cap-Breton. Les naufrages et la peste déciment la flotte française.

À son retour, Suffren, sur le Monarque, est fait prisonnier en escortant un convoi de troupes de deux cent cinquante vaisseaux dans les eaux du Cap Finisterre, le 25 octobre 1747[21]. Comme il n'y a plus de munitions, il doit amener le pavillon mais il le fait uniquement à la troisième sommation. Pierre André est relâché trois mois après à la paix.

Il trouve à son retour en France son brevet d'enseigne de vaisseau, mais sollicite un congé et part à Malte, où il fait ses caravanes et devient ainsi chevalier de majorité, de 1748 à 1751[22].

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LA GUERRE DE SEPT ANS (1756 - 1763)[]

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Pierre André de Suffren embarque sur le vaisseau le Dauphin Royal qui est attaqué par l'amiral Boscawen, avant toute déclaration de guerre, en juillet 1755, au large de Terre-Neuve. Sa belle conduite vaut à Suffren une promotion au grade de lieutenant de vaisseau.

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Port-Mahón[]

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Pierre André de Suffren combat avec fougue dans le bâtiment-guide de la flotte qui protège les troupes françaises qui attaquent Minorque. Il est à la bataille navale de Port-Mahon (1756), qui est une victoire et à la bataille de Minorque. Le gouvernement britannique fait fusiller l'amiral Byng. C'est une de ses premières défaites continentales. Sur l'Orphée Suffren participe à la victoire du comte de La Galissonnière[23].

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Bataille de Lagos[]

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Suffren est maltraité, mais officier prisonnier sur parole, il est libéré par la suite d'un cartel d'échange. Pierre André de Suffren rédige un mémoire sur les moyens d'attaquer Gibraltar[24].

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MALTE (1761), LE MAROC (1767)[]

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Malte (1761)[]

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En 1761, Pierre André de Suffren retourne à Malte. Il fait le choix d'être Chevalier-Profès. Il est surtout venu à Malte pour naviguer et chasser les barbaresques. Depuis des centaines d'années les marins provençaux sont faits prisonniers et vendus comme esclaves à Alger, Tunis, Tripoli (Libye)… Il en résulte une haine souvent héréditaire pour les pirates barbaresques en Provence.

La signature du traité de Paris, le 10 février 1763, met fin à la guerre de Sept Ans. La France doit renoncer à son premier empire colonial avec la perte du Canada et le repli aux Indes sur le comptoir de Pondichéry. Pour l’opinion publique et pour Voltaire, l’essentiel était d’avoir conservé les îles à sucre des Antilles, un comptoir à Gorée pour faire la traite au Sénégal et les droits de pêche à Terre-Neuve[25].

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Maroc (1767)[]

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Pierre André de Suffren commande pour la première fois, mais un simple chébec, pendant l'expédition conduite par le comte Louis Charles du Chaffault de Besné (1708 - 1794 dans les prisons de Nantes) qui bombarde Salé et ne peut débarquer à Larache. Cette terre du Maroc qu'il vient par là, de découvrir, le fascine et il veut y retourner… Pierre André de Suffren obtient d'accompagner en 1767 Pierre Hodenau, seigneur de Breugnon, Chef d’Escadre des Armées Navales du Roi, Ambassadeur de France auprès du Sultan du Maroc, lors des négociations pour la signature du traité de Paix et d’Amitié franco-marocain, qu'il signe en (1767).

Suffren trace des plans des côtes du Maroc et surtout de l'Algérie pour préparer leurs invasions.[26] Il rédige aussi un mémoire sur le Maroc.

Au retour de cette campagne, il retourne à Malte se battre contre les barbaresques, comme déjà en 1754 et en 1761, sur la galère de la Religion, la Saint-Antoine[27]. C'est à cette époque qu'il est élevé au grade de commandeur de l'Ordre de Malte[28] Il va aussi canonner les côtes de Tunisie avec l'escadre de Malte et une division française commandée par le comte de Broves (pilonnage des ports et installations militaires de Tunis et de Bizerte).

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CROISIERES EN MEDITERRANNEE (1772 - 1776)[]

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En 1772, il est enfin capitaine de vaisseau, mais ne commande que la Mignonne, une frégate. Il fait une croisière à Saïda, aux Échelles du Levant, à Smyrne, dans l'archipel grec. Puis il commande une nouvelle frégate l’Almacène et navigue des côtes du Maroc à Ouessant[29].

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LA GUERRE D’INDÉPENDANCE DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE[]

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A l'inverse de ses prédécesseurs, et de ses successeurs, le jeune roi Louis XVI, dès sa jeunesse, s'intéresse aux problèmes maritimes. Jamais, dans toute son histoire, la marine française n’avait été aussi bien préparée avant d’entrer en guerre contre la Grande-Bretagne. Depuis plusieurs années, nous l’avons vu, des armements importants avaient été faits dans les principaux ports et des escadres d’évolution avaient permis d’entraîner, sinon au combat, du moins à la manœuvre et à la tactique les meilleurs officiers généraux et supérieurs[30].

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SUFFREN DANS L’OCÉAN ATLANTIQUE[]

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Les combats[]

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L'amiral d'Estaing apprécie beaucoup Suffren. Il est son chef, il deviendra son frère maçonnique à l'Olympique de la Parfaite Estime. Suffren lui doit beaucoup.

1777, il commande le Fantasque, vaisseau de 64 canons, et c'est avec ce bâtiment qu'il se bat pendant 20 mois au sein de l'escadre de l'amiral Charles Henri d'Estaing, aux Antilles.

Le 8 août 1778, il force un barrage, pénètre dans la baie de Newport (Rhode Island) et détruit cinq frégates, deux corvettes, et un brick britannique. Bravo, Suffren ! lui crie l'amiral Charles Henri d'Estaing à son retour.

Suffren combat à plusieurs reprises des vaisseaux britanniques plus nombreux que les siens et supérieurs. Il défend les colonies françaises et affament celles des Britanniques. Après avoir désarmé Cavalion, une des Grenadines, Suffren rejoint l'escadre à la Guadeloupe pour y prendre des troupes de débarquement, pendant que d'Estaing ayant vainement cherché à provoquer Biron revient à Saint-Domingue. Le 9 septembre 1779, il force l'ennemi à détruire les fortifications de l'île Tilbée. À Georgetown, Pierre André de Suffren est une nouvelle fois à l'avant-garde.

Le comte d'Estaing, vaillamment secondé par le commandeur de Suffren, se couvre de gloire sur les côtes d'Amérique, et le marquis de Bouillé s'empare de la Dominique[31]

À son retour en France, le commandeur, Pierre André de Suffren, se trouve désigné par d'Estaing à la reconnaissance publique. D'Estaing seul, sous qui Suffren venait de servir, lors de l'expédition d'Amérique, a pénétré le grand homme de mer dans le capitaine de frégate.[32] Le comte d'Estaing, en désignant Suffren au choix du ministre Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries, fait acte de patriotisme, écrira, un siècle plus tard, la Revue maritime et coloniale de 1867, en employant des termes de son époque.[33]. D'Estaing certifie à Antoine de Sartine que « ce capitaine sera peut-être le meilleur chef d'escadre que Sa Majesté puisse avoir à son service ». Le roi, le 1er mars 1780, lui accorde une pension de 1 500 livres, mais 40 capitaines de vaisseau plus anciens que lui attendent de l'avancement.

Sur la relation entre Charles Henri d'Estaing et Suffren les avis cependant divergent. Pour plusieurs historiens, en particulier des XVIIIe et XIXe siècles, les deux hommes sont totalement opposés de caractère et de culture.

L'amiral d'Estaing est un ancien officier de terre, deux fois prisonnier en Grande-Bretagne, puis transformé en marin par la grâce de Choiseul en 1765, cas unique dans la marine royale avec celui de Bougainville également officier de terre.

Suffren est, nous l'avons vu, un marin depuis le plus jeune âge et déplore les hésitations surprenantes de son amiral lors de plusieurs engagements décisifs, voire la maladresse de ses manœuvres. Il n'est pas le seul Georges Pléville Le Pelley le critique lui-aussi dans ses Mémoires.

Les recommandations de l'amiral auprès de Castries sont difficilement évitables par l'amiral compte tenu des exploits de son adjoint et de ses propres échecs.

C'est précisément Charles Henri d'Estaing, remplaçant de Sartines (expulsé par Necker) qui, après un dîner mémorable, sait se faire une religion du Bailli en le recommandant au roi pour commander provisoirement le convoi vers l'Inde. C'est ensuite le hasard du décès de l'amiral d'Orves qui permet à Suffren de prendre le commandement de l'escadre de l'Inde.

En 1780, Suffren commande le Zélé à Cadix pour assiéger Gibraltar.

Charles Henri d'Estaing l'apprécie beaucoup, même s'il trouve qu'il aime un peu trop la table. Il remarque qu'avant chaque départ Pierre André de Suffren fait embarquer force volailles et autres provisions de table, plutôt que de la poudre et de boulets, comme il le lui conseille. Par la suite devenu chef d'escadre dans l'océan Indien, Suffren refuse de rencontrer une délégation d'habitants d'Achem en prétextant que sa religion lui interdit de s'occuper d'autres choses que de manger.

Mais Suffren ne pense pas uniquement à la nourriture. Dès cette époque, il préconise d'équiper les vaisseaux de pompes à incendie, de doter les mâts du conducteur électrique de M. Franklin, d'avoir à bord 5 ou 6 canots et surtout il veut des coques doublées en cuivre. Antoine de Sartine va écouter ses conseils et le roi aussi.

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SUFFREN DANS L’OCÉAN INDIEN (1781 - 1784)[]

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Le Bailli de Suffren embarque ses troupes à Toulon.

Après avoir participé à la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, Pierre André de Suffren est désigné en 1781 pour commander en qualité de chef de l'escadre rejoignant les Indes orientales, cinq vaisseaux envoyés en renfort aux Indes.

En réalité les historiens des XVIIIe et XIXe siècles divergent encore sur les conséquences de cette décision. En 1781, nous sommes encore en pleine guerre dans l'Atlantique-nord, pourquoi diminuer notre puissance navale. Mais les opérations dans l'océan indien font partie d'un tout global puisqu'elles obligent les Britanniques a dégarnir leur front occidental.

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Bataille de Porto Raya (16 avril 1781)[]

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Suffren à La Praya.

Plan de la bataille avec mouvement des vaisseaux français et d'une partie des Anglais (carte d'Alfred Mahan).

Suffren doit avant d'arriver dans l'océan Indien battre une escadre britannique à la bataille de Porto Praya, au Cap-Vert, le 16 avril 1781.

Les deux escadres sont en route vers le cap de Bonne-Espérance, les Britanniques pour le prendre aux Hollandais, les Français pour aider à le défendre et les possessions françaises dans l'océan Indien. Le convoi britannique et son escadre d'escorte mouillent à Porto Praya (aujourd'hui Praia), dans les îles du Cap-Vert, pour prendre l'eau, lorsque l'escadre française arrive et les attaque à l'ancre. Les forces sont inégales. La flotte anglaise a 1.000 canons, les Français 340[34].

En raison de la nature inattendue de la rencontre, aucune flotte n'est prête à livrer bataille, et dans la bataille peu concluante, la flotte française subit plus de dégâts que les Britanniques, bien qu'aucun navire ne soit perdu. Johnstone essaie de poursuivre les Français, mais est forcé de ramener sa flotte pour réparer les dommages que ses navires ont pris.

Les Français remportent donc une victoire stratégique, car Suffren arrive avant Johnstone au Cap et renforce la garnison de nos alliés hollandais. Il s'y ravitaille avant de poursuivre son voyage vers l'Île de France (Mauritius).

L’escadre de Suffren n’arrive aux Indes que le 25 octobre 1781, selon le Journal de bord de Suffren. Il doit réparer sa flotte, et punir les insoumissions de quelques subordonnés. Le chef d’escadre d’Orves en 1780 n’a pas remporté de victoire. Il a même refusé d’hiberner aux Indes, malgré ses ordres.

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La bataille de Porto Praya, le 16 avril 1781. L'attaque de Suffren bouscule l'escadre de Johnstone.

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Porto-Novo[]

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Commémoration de la campagne des Indes Orientales.

La flotte composée de l’escadre qui s’est battue à bataille de Porto Praya et de celle présente dans l’océan Indien, conduisent aux Indes, les troupes[35] L’escadre de Suffren appareille de Port-Louis (Maurice), sur l'Île de France]], le 7 décembre 1781.[36].

Mais la manœuvre de sortie du port commence par deux accidents. Tromelin inaugure son commandement en faisant échouer l’Annibal. Le transport de Maurepas a le même problème. L'appareillage est remis au lendemain. L'Orient est en tête de file, le pavillon de chef d'escadre du comte d'Orves déployé et sur le Héros, l’étamine de Suffren. Ainsi réunies, les deux divisions Suffren et d'Orves, de concert - vingt-huit voiles, dont onze vaisseaux et le Toscan un navire-hôpital, constituent la flotte la plus considérable que la France n’ait jamais envoyé dans l'océan Indien.

L'expédition est toutefois assez mal préparée. Les effectifs sont insuffisants pour défendre nos possessions et nos alliés face à l’armée britannique des Indes. Suffren a déjà attaqué l’ennemi, mais sans grands résultats du fait de certains de ses capitaines :

a quli pouarc au la gadoulo au cuou, qui peut se traduire par ces porcs ont la gadouille au cul.

Le ministre veut envoyer 6.000 hommes, recruter 6.000 auxiliaires indiens ou cipayes sur place. Nous disposons de très peu d'argent 900.000 livres en lettres de change. Le nombre d'administrateurs, dont Benoît Mottet de La Fontaine, est encore plus faible que celui des combattants. Par ailleurs, les objectifs du Ministre et M. de Souilac, gouverneur français de la colonie regroupant l'île Maurice, les Seychelles et La Réunion, divergent : le premier est partisan d’une alliance avec Haidar Alî, le second pense s’allier avec les Mahrattes, ses ennemis. Les troupes débarquent le 9 mars 1782 à Porto-Novo, alors sous pavillon du Nabab Haidar Alî (1722 - 1782), dans une contrée ravagée par cinq ans de guerres civiles et étrangères.

Thomas Villaret de Joyeuse (1747 - 1812), en 1781 est capitaine de brûlot et il rejoint l'escadre de Suffren qui lui confie des commandements, puis l'appelle, en 1782, comme aide de camp. Villaret de Joyeuse gagne l'indéfectible estime de Suffren après le succès de son intrépide mission sur Madras et son courageux sacrifice qui permettent de sauver l'escadre française d'un anéantissement certain.

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Bataille pour Gondelour (3 avril 1782)[]

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Rencontre de Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez (1729 - 1788) avec Haidar Ali (1728 - 1782), quelques mois plus tard, à Gondelour, le 26 juillet 1782.

De Porto Novo, les troupes partent à Gondelour, une forteresse britannique, qu’ils prennent.

Suffren tombe malade et ses relations avec Haidar Alî, très déçu, malgré les victoires de Suffren par l’insuffisance en nombre des troupes terrestres françaises, sont très mauvaises. Les officiers français apprennent que les Britanniques refusent l'échange des prisonniers qui encombrent l'escadre et les forts. La présence de nombreux malades et blessés,[37] tant dans l'armée que dans l'escadre, la recherche de ravitaillement et d'équipement pour réparer l'escadre, les soldes non payées… tout cela contribue à l’affaiblissent du moral des troupes.

Malgré la supériorité numérique britannique et les tempêtes, Pierre André de Suffren réussit à vaincre les Britanniques. Mais, il doit faire construire un hôpital de 1.500 lits pour ses marins. Il manque sérieusement de poudre et boulets.

A Versailles, malgré l’opposition d’une partie de ses ministres, Louis XVI ordonne que l’on envoie des renforts aux Indes. Mais, à Port-Louis (Maurice), François de Souillac essaie de contraindre Suffren à abandonner les Indes. Suffren refuse et pendant des mois il essaie de capturer des vaisseaux marchands pour ravitailler le corps expéditionnaire et ses marins. Ne pouvant plus nourrir, soigner et héberger les prisonniers britanniques, il les livre à Haidar Alî. Cette décision provoque l’indignation même de ses amis, comme le capitaine de vaisseau Trublet de Villejégu, qui parle d’un procédé inhumain….[38].

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Combat de Negapatam (6 juillet 1782)[]

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L’Artésien.

Bataille de Négapatam (6 juillet 1782).

Autre aspect de la Bataille de Négapatam (6 juillet 1782).

[Fichier:Abr46.jpg|thumb|260px|Suffren.]]

Bailli Pierre André de Suffren, le soir après la bataille de Negabatam.

Cette victoire de Gondelour est chèrement payée. Le bailli doit réparer ses vaisseaux qui sont en piteux état. Il va à Gondelour et débarque les blessés et les malades. Il se voit une fois de plus obligé de demander de l’aide à Haidar Alî - l'un des principaux opposants à l'installation du pouvoir britannique en Inde - afin d'augmenter son effectif[39].

Il doit aussi commercer pour donner à manger à ses marins et ses troupes. Il écrit dans son journal de bord :

Les capitaines me désolent pour leurs tables.

Le père Delphine leur répond :

Messieurs, nous ne sommes pas ici pour manger, mais pour combattre.

Outre la faim, une épidémie de variole qui emporte une bonne partie des survivants. Le moral des troupes et des équipages est au plus bas, même si Suffren capture un navire avec 6.000 bouteilles de vin.

L'un des objectifs du Bailly de Suffren, chef de l'escadre, est de prendre Négapatam : la plus importante colonie hollandaise sur la côte de Coromandel.

Benoît Rambaud embarque sur le vaisseau de 64 canons l'Artésien, le 28 juin 1782[40]. Le 2 juillet 1782 avant de lever l'ancre, Suffren écrit à Souillac :

J’ai embarqué 700 Européens et 800 cipayes, en voilà bien assez pour attaquer les Anglais, prendre Negapatnam si nous les battons, et secourir Ceylan au besoin. Je n'ai pas voulu embarquer un seul homme sans l’avis du nabab. Je laisse à terre 800 malades ; envoyez-moi du monde et de l'argent, avec cela tout ira bien, mais sans cela rien ne peut aller. La misère est telle dans ce pays que, même avec des marchandises, on trouve difficilement de l’argent.

Suffren embarque la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, une poignée de volontaires du régiment de Bourbon et un détachement du régiment d’Austrasie. De l’Espinassy dirige l’artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer, en face de Negapatam. Lors de ce combat, le 6 juillet 1782, Rambaud commande les troupes embarquées sur le vaisseau L’Artésien[41].

Le Bailly de Suffren échoue, en partie à cause de l'indiscipline de ses troupes[42], notamment de certains officiers nommés grâce à leurs relations, parents, familles[43].

Suffren a une solution. Nous savons par un courrier de l’amiral au ministre de la Marine, figurant dans son dossier militaire, que Benoît Rambaud est blessé pendant cette bataille. Suffren demande à Castries, le ministre de la marine des récompenses pour les officiers méritants. Mais, très lucide, il conclut en faisant observer au ministre :

... que j'ai demandé bien peu pour être plus sûr d'obtenir mais que dans l'Inde, par cela seul qu'on est longtemps sans jouir des grâces accordées, que l'on est éloigné de toutes relations, parents, familles [... ] il serait très juste que des récompenses fussent, plus fortes qu'en Europe. Il serait même convenable que les généraux eussent des Croix de Saint-Louis et des brevets en blanc pour récompenser le mérite, ce qui produirait un très bon effet, car l’espérance éloignée d'obtenir au bout de deux ou trois ans, ne saurait exciter l'émulation[44].

Effectivement... après ces deux batailles, Benoît de Rambaud va effectivement attendre 1784 pour être fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis, ne parlons pas de ses grades de capitaine, puis de lieutenant-colonel, attribués lors des batailles par ses supérieurs, mais sans cesse contestés à Versailles par les bureaucrates.

Et pourtant Suffren n'a garde d'oublier les modestes et les braves de la bataille :

Grâce demandée par Le Bailly de Suffren, en faveur des officiers blessés dans les combats du 6 juillet 1782, et cela le 3 septembre 1782 à la commission de capitaine. Le sieur Rambaud est le 6e lieutenant de son corps et il n'a le grade d'officier que depuis le mois de septembre 1778. Les lieutenants avant lui ont le grade de capitaines[45].

Le Commandeur observe aussi que :

Cet officier est rempli de zèle et de valeur militaire soutenue d'une très bonne conduite[46].

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Combat de Negapatam, 6 juillet 1782[47].

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Bataille de Trinquemalay (25 - 31 août 1782)[]

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L'entrée de ce qui reste du Fort Fredrick, à Trinquemalay.

Lle fort d'Ostembourg à Trincomalee, Sri Lanka, 1775-1799.

Navire britannique se rendant aux Français lors de la bataille de Trincomalee, 1782.

Suffren navigue vers Trincomalee et y débarque 2.400 hommes le 26 août, à l'est des principales fortifications de la forteresse. Ce jour-là, débarquant avec l'armée, Benoîtil sauve du naufrage quatre pièces d'artillerie et quantité de munitions de guerre, en se jetant a la mer, et en forçant sa troupe de suivre son Exemple[48].

Deux batteries pilonnent le fort Frederick pendant trois jours, jusqu'à ce que les murailles soient brisées.

Son dossier militaire nous dit que :

C'est lui qui à l'attaque de Trinquemalay, sous les yeux de Monsieur le Bailly de Suffren, a fait par son zèle plusieurs services à la fois à son corps, à l'artillerie et au génie[49].

Les Français et leurs alliés hollandais et indiens repoussent une sortie anglaise, le 27 août 1782. Benoît de Rambaud, avec 25 hommes, sous le feu de l'ennemi, relève 150 hommes dans un bastion aux avant-postes. Le 27 août 1782, il...

... soutient une brusque sortie cinq a six fois plus fort que sa troupe et n'abandonna le poste que lorsqu'il fut incendié[50].
Pendant toute la durée du siège, il lui fut permis et ordonné toutes sortes de services. Il ne quitta ni jour, ni nuit, la tranchée, et la batterie, où il fut assez heureux rétablir et perfectionner l'une d'elles que le feu de la place avait endommagé[51].

Suffren commande les assiégeants avec son énergie habituelle. Il craint néanmoins le retour de l’escadre anglaise. Donc, le 30 août, Suffren somme déjà le gouverneur de capituler. Les pourparlers aboutissent presque immédiatement. En échange de leur reddition rapide, la garnison anglaise sort avec les honneurs de la guerre de la forteresse, le 31 août 1782.

Il reste un fort à prendre ou à contraindre à la capitulation, celui d’Ostembourg, qui commande l’entrée de la rade. Dès la nuit du 30, les fantassins s’emparent d’une petite redoute sur une hauteur. Le 31, le colonel-baron, François Auguste d'Agoult le chef de la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine fait sommation de se rendre. Il menace d'envoyer les Anglais comme prisonniers dans les geôles indiennes.

L'Amiral Suffren maintient une forte garnison dans le fort et attend les Britanniques. Le 3 septembre, l'amiral Hughes arrive en face de Trincomalee et les flottes s'engagent dans la bataille navale de Trincomalee.

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Bataille navale de Trincomalee.

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La 2e bataille pour Gondelour (navale et terrestre)[]

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CPA : Bataille en vue de Gondelour (1783).

Bataille navale de Gondelour (1783).

Le 29 juin 1783 la frégate parlementaire Médée apporte la nouvelle de la paix, entre la France et la Grande-Bretagne, ratifiée à Versailles le 9 février 1783. La suspension d'armes est immédiate.

En deux ans et demi de campagne, Suffren n'a livré que des batailles indécises, mais il est parvenu à entretenir son escadre, de manière quasi incroyable aux plus loin de ses bases, tout en sauvant la présence française aux Indes. Les Britanniques du fait de l’indépendance américaine conservent leur empire aux Indes. À Gondelour, sur terre, les Français ont perdu 18 officiers tués et 33 blessés, et 113 soldats tués et 293 blessés. Les pertes britanniques en tués sont de 62 officiers, 900 européens et 1.400 cipayes. Des 300 cavaliers, 225 fantassins, et 75 artilleurs de la Troisième légion de volontaires étrangers de la marine, les 2/3 sont morts. Cornwallis écrira à Stuart qui criait victoire : Encore une victoire comme celle que vous prétendez avoir remportée et il n'y aura plus d'armée britannique dans le Carnatic….

Le général Stuart est destitué. Alors que Suffren atteint ici au fait de son service de génie de marin, mis au service de sa volonté de rester dans l'Inde, écrit Jean-François de Lapérouse (1741 - 1788).

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LA PAIX (1783)[]

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SUFFREN REVIENT DES INDES[]

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Trinquemalay - Pondichéry (automne 1783)[]

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Vue des magasins de la Compagnie des Indes à Pondichéry. de l'amirauté et de la maison du gouverneur.

25 septembre 1783 : lettre de Suffren à Bussy sur un de ses protégés, Benoît de Rambaud[52].

Les exploits militaires de Benoît de Rambaud sont bien connus de Suffren, de Bussy, commandant en chef aux Indes et des autres généraux français de le campagne des Indes[53].

De ce fait Rambaud est donc soigné sur le vaisseau-amiral et protégé par Suffren.

Neuf jours après la bataille arrive la dépêche de la signature de la paix en Europe, signée cinq mois avant.

L'escadre arrive va à Trinquemalay, y arrive le 6 août 1783. Suffren reste dans sa base des Indes, dont Benoît de Rambaud a levé les plans et restauré jusqu'au 15 septembre 1783.

Puis, ils font escale à Pondichéry du 17 septembre 1783 au 26 septembre 1783. Suffren retourne alors à Trinquemalay. Il y voit si la paix est rétablie dans l'océan Indien du 29 septembre 1783 au 6 octobre 1783.

Comme c'est le cas, il décide de retourner en France. Il laisse par précaution 5 vaisseaux et 3 frégates en Inde, avec comme chef d’escadre Peynier. Suffren rapatrie Benoît de Rambaud à Toulon, à ses frais.

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Retour vers la France (6 octobre 1783)[]

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Cette carte représente le Héros. Elle reprend le texte d'une médaille réalisée pour Suffren par les Etats de Provence ; la ville d'Aix fait graver le portrait du bailli à l'avers et au revers inscrit la liste de ses exploits.

Suffren.

Suffren privilégie l’embarquement de marins provençaux pour faciliter le retour dans leurs familles, sachant qu’il a choisi de rentrer sur Toulon et non pas Brest. Suffren utilise aussi le vaisseau comme transport de passagers à ses frais. Ils arrivent à Toulon avec lui. Thomas Villaret de Joyeuse, son autre protégé, part de son côté pour Brest.

Son retour vers la France est triomphal. Le 6 octobre 1783, Le Héros lève l’ancre en compagnie du Vengeur et arrive à l'île de France le 12 novembre. Le gouverneur de Port-Louis,le vicomte de Souillac, sous les ordres duquel Rambaud a fait un plan, vient saluer Suffren à bord du vaisseau. Le bailli est salué par 21 coups de canons lorsqu’il met pied à terre. Benoît de Rambaud demande une croix de chevalier de Saint-Louis, de l'hôpital de l'Isle de France, le 15 novembre 1783, il y joint un autre certificat de santé.

Le 29 novembre, accompagné cette fois de la frégate la Cléopâtre, le bâtiment appareille pour le Cap qui est atteint le 22 décembre. Le hasard veut qu’au même moment une escadre anglaise de neuf vaisseaux fasse escale dans la colonie hollandaise. La plupart de ces navires ont combattu Suffren pendant la campagne des Indes, mais sa renommée est telle que tous les officiers anglais se rendent en corps à bord du Héros pour saluer en personne un maître de leur profession[54].

Le 3 janvier 1784 le navire reprend sa route. Il franchit le détroit de Gibraltar le 19 mars. Le 22 mars 1784 Benoît de Rambaud se dit encore extrêmement faible et pas du tout guéri, mais il approche de la France à bord du Héros.

Le comte Charles-Georges d'Hoffelize (1728 - 1795), ancien commandant en second de toute l'armée, revient lui-aussi en France, en 1784, avec le Bailli de Suffren, et Benoît. Dans le dossier militaire de ce dernier il témoigne du courage de Rambaud et de la gravité de sa blessure.

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L'accueil des Français des façades maritimes[]

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Ode au Roi, à l'occasion du retour de M. de Suffren de son expédition aux Indes orientales.

L'accueil des populations de Maurice et de la Réunion est triomphal. Il en est de même au Cap. Suffren écrit :

je suis accablé de vers, de compliments, de chansons[55].

Le Héros, vaisseau-amiral de Suffren se présente devant Toulon le 26 mars. L’accueil de la population est extraordinaire. À Toulon et dans toute la Provence, il écoute des dizaines de discours et est applaudi par des foules immenses.

Le peuple s’est porté en foule pour le recevoir ; et les cris de Vive le roi, vive le bailli de Suffren ! y ont renouvelé la scène attendrissante du cap de Bonne-Espérance...

La foule se presse pour venir saluer le héros de la campagne des Indes. Une grande fête est organisée à l’hôtel de l’Intendance. Une gazette locale, Le Courrier d'Avignon, nous apprend qu’un dessert surprise est servi à Suffren :

On écrit de cette ville (Toulon) qu’il lui fut présenté à un dîner un emblème, dont l’allégorie est aussi ingénieuse que délicatement exprimée. On apporta au dessert un petit vaisseau en sucrerie fait sur le modèle du Héros, ayant le pavillon du commandant ; il était mis sous un bocal de verre au-dessus duquel était placé une couronne de laurier ; à la poupe du vaisseau était écrit en gros caractères le nom du navire, Le Héros, et plus bas on lisait :
À cette table où tout flatte le goût,
Qu’un cercle brillant environne,
Ce qu’on doit admirer surtout,
C’est Le Héros que la vertu couronne

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L'accueil de la Cour[]

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Le 27 mars, Suffren quitte Toulon et le 2 avril, Suffren arrive à Versailles. Sept jours à peine se sont écoulés depuis Toulon. Suffren, visiblement très pressé de goûter aux honneurs de la Cour roule de nuit pour brûler les étapes, au point de surprendre le roi à table, au dire du Courrier d’Avignon. Le roi lui remet sa charge de Vice-amiral, lui octroie l'Ordre du Saint-Esprit et lui accorde les Grandes Entrées dans sa chambre. L'Ordre de Malte le nomme Grand-croix de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et ambassadeur auprès du roi de France. Suffren use de son pouvoir pour favoriser la promotion des officiers ayant de réelles qualités sans tenir compte du rang aristocratique[56].

Les courtisans, qui ont presque marché sur les pieds du Bailli lors de sa précédente venue à l'audience royale, l'acclament. Le traité de Versailles est signée, le roi crée pour lui un troisième vice-amiral. Louis XVI lui octroie aussi le prestigieux Ordre du Saint-Esprit, et lui accorde les Grandes Entrées,[57] en 1784. Tous ses parents obtiennent des honneurs de la Cour. Ses deux neveux sont faits colonels. Un de ses frères qui a un petit évêché obtient celui de Nevers. On évalue sa fortune à 100 000 livres de rente, ce qui est considérable, surtout pour un cadet de Provence.[58]

Les gardes du corps font la haie pour lui faire les honneurs. La reineMarie-Antoinette lui dit :

Vous avez fait du bon travail, maintenant je vous montrer le mien

et elle fait chercher le futur Louis XVII.

L’Ordre de Malte le fait Grand Croix de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem et le nomme ambassadeur auprès du roi de France. Sur la demande du roi il avait obtenu le généralat des galères de Malte il obtient du Grand maître de Malte que son frère, le bailli de Saint-Tropez, prenne ce commandement à sa place.

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Un homme généreux[]

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Suffren est membre de l'Olympique de la Parfaite Estime[59].

Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Thomas Villaret de Joyeuse. Ils sont tous les deux les témoins au mariage de Benoît de Rambaud, à Versailles en 1785[60].

Thomas Villaret de Joyeuse estime effectuer des missions très dangereuses sur un bâtiment médiocre, une charrette, le bailli lui répond :

Si quelqu'un peut tirer parti de cette charrette, c'est vous.

Villaret commentera ce propos quelques années plus tard :

Le seigneur Jupiter savait dorer la pilule.


La vie privée de Suffren reste fort mal connue. Nous n’en savons que des bribes fournies, pour l’essentiel, par une correspondance certainement très vaste, mais dont une faible partie est actuellement disponible. L’homme, derrière une faconde méridionale, cache un caractère secret et fait preuve en général d’une retenue qui s’efface parfois devant le plaisir de faire un bon mot[61].


Mais Suffren assez bizarrement écrit :

Je me sens plus considéré que je ne le mérite.

Cet homme modeste et simple, membre de la loge maçonnique : l'Olympique de la Parfaite Estime[62] va profiter de ses nouveaux pouvoirs et de la considération dont il jouit désormais pour aider de jeunes officiers moins bien nés que lui à devenir officiers supérieurs, du fait de leurs qualités.

Lui qui avait envoyé par contre plusieurs aristocrates, capitaines de ses vaisseaux, en prison, pour incapacité et désobéissance aux ordres. Voici un exemple parmi tant d'autres de sa la générosité qui l'anime : l'héroïsme d'André de Rambaud qui avait été blessé deux fois lui avait plu.[63].

Pierre André de Suffren est le premier témoin au mariage de ce simple lieutenant devenu grâce à lui capitaine avec d'Agathe de Rambaud, Berceuse des Enfants de France, le 7 mars 1785, à la paroisse Saint Louis de Versailles. Sur cet acte Pierre André de Suffren est dit :

Haut et puissant Seigneur Pierre André de Suffren Saint Tropez, Chevalier des Ordres du Roi, Grand croix de Saint Jean de Jérusalem, vice Amiral de France. Ambassadeur de l'Ordre de Malte.

Un autre témoin de cette union est un ami du marié et un autre protégé de Pierre André de Suffren, le jeune Thomas Villaret de Joyeuse, capitaine de vaisseau,[64] promis à un grand avenir.

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La Compagnie du Sénégal[]

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Saint-Louis du Sénégal, d'où il part pour le fort Saint-Joseph de Galam. Il tombe rapidement malade sur le fleuve et il est mal soigné à l'hôpital de la ville, et enterré.

M. de Suffren gère avec d’autres administrateurs la Compagnie du Sénégal[65].

Quand, en 1783, le traité de Versailles restitue officiellement le Sénégal à la France. Le monopole de la gomme revient à la Compagnie du Sénégal. Le bureau de Paris est composé du maréchal Emmanuel-Félicité de Durfort[66] d’un lieutenant général des armées du roi, le comte de Blangy, d’un mestre de camp de dragons, le marquis de Saisseval, d’un conseiller de la grande chambre du Parlement, Saint-Romain, d’un directeur faisant fonction de rapporteur, Fraisse et de Suffren. Ce dernier leur conseille d'envoyer là-bas le capitaine Benoît de Rambaud, ingénieur-géographe, comme commandant de la troupe du Sénégal et du fort Saint-Joseph de Galam[67][68] Ils demandent au jeune chevalier de Saint Louis d'établir une sorte de protectorat français sur le royaume de Galam, à 500 km des côtes et avec des moyens dérisoires. C'est un échec. le commandant meurt des fièvres contractées sur le fleuve Sénégal. Il faudra attendre 70 ans pour que ce royaume de Galam, à la frontière du Mali, soit colonisé.

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Sa mort[]

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Le roi le voit présider les Etats généraux de 1789 et se sentant menacé par les Britanniques lui confie le commandement des escadres de l'Atlantique. Mais le bailli de Suffren meurt à Paris le 8 décembre 1788. La veille l'un de ses neveux et sa nièce l'ont trouvé alité depuis trois jours. Il est inhumé dans l'église du Temple.

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APRES SA MORT[]

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Estadua de Pèire Andrieu de Sufren (Sant Tropetz).

En 1793, les restes de Suffren, encore très reconnaissables, sont jetés sur un tas d’ordures, comme le corps d'Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau chassé du Panthéon de Paris.[69] Marie-Joseph Chénier est-il à l’origine de cette décision ? Selon, Roger Glachant, cela se fit par les soins d'une catégorie spéciale d'idéologues, qui comptaient récupérer des bagues dans les cercueils[70]. L'amiral Caron parle lui de révolutionnaires réduit à profaner en 1793 ses restes ensevelis en l'église du Temple[71] De toutes façons, l'église du Temple sera vendue en 1796 avec le cimetière à un particulier qui la fera raser.

Napoléon regrettera de ne pas avoir Suffren à ses côtés pour combattre Nelson et il sera souvent comparé à ce dernier ou à Ruyter sur les plans tactiques et stratégiques.

Sa statue à Saint-Tropez est coulée avec les bronzes des canons pris à l'ennemi que Napoléon III offrira à la ville en 1866. À l'inauguration de la statue de Suffren à Toulon, la foule chante la belle chanson de Mireille (opéra) pour honorer la mémoire de ce cadet de Provence[72].

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Les huit Suffren[]

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Frégate lance-missile, Suffren (D602).

Suffren va devenir un exemple à suivre pour les marins français. Huit bâtiments de la Marine nationale seront nommés ainsi en l'honneur de l'amiral Suffren :

  1. Un navire de ligne de 74 canons (1791 - 1794), rebaptisé Le Redoutable, en 1794, qui participe à la Bataille de Trafalgar.
  1. Un navire de ligne de 74 canons (1801 - 1815)
  1. Un navire de ligne de 90 canons (1824 - 1865)
  1. Une frégate armée (1866 - 1897)
  1. Un cuirassé, Le Suffren (1899 - 1916)
  1. Un croiseur, Le Suffren (1926 - 1963)
  1. Une frégate lance-missile, Suffren (D602) (1968 - 2001)
  1. Un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) du type Barracuda, Le Suffren.

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Feuillet de la poste : Pierre André de Suffren

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Dictionnaire des marins francs-maçons, Gens de mer et professions connexes aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles : Travaux de la loge maritime de recherche La Pérouse - Kronos N° 56, Jean-Marc Van Hille, L'Harmattan, 2011.
  2. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  3. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  4. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  5. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  6. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  7. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  8. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  9. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  10. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  11. Suffren ou Les caprices de la gloire: Épisodes de la rivalité franco-anglaise sur mer au XVIIIe siècle, Destins du Sud, Jean Figarella, Éditeur FeniXX 1984. ISBN 9791036900907.
  12. Annuaire de la noblesse de France et des maisons..., 1864, pp. 173 et 174.
  13. Claude des Presles, Suffren dans l'océan Indien, Economica (1999). p. 3.
  14. Luc Antonini, Les Bruny, 13420 Septèmes-les-Vallons, 2003.
  15. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  16. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  17. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  18. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  19. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  20. Jean-Baptiste Macnémara (1690 - 1756), lieutenant général en 1752. En 1755, il sera appelé pour mener des vaisseaux au Canada. Il sera nommé vice Amiral l'année suivante, et il décèdera la même année. (Taillemite, Étienne, 2002)
  21. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  22. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  23. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  24. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  25. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  26. Bulletin de la Société de géographie, 2e série, tome XIV
  27. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161
  28. Histoire du bailli de Suffren Par Charles Cunat, p. 33.
  29. Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  30. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  31. Le Bailli de Suffren dans l'Inde, Joseph Siméon Roux, p. 48
  32. Louis XVI et sa cour Par Amédée Renée, p. 192
  33. Revue maritime et coloniale, 1867, p. 196.
  34. Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, France Empire 1976. p. 379.
  35. Le régiment d'Austrasie, le 2e} bataillon de l’Isle de France, ainsi qu’une unité d’artillerie de 220 hommes, 142 volontaires de l’île Bourbon, 470 noirs et cipayes, et 366 autres : des officiers, des volontaires, et leurs domestiques. En tout, 3.101 hommes, qui sont commandés par le comte du Chemin, maréchal de camp.
  36. Quatre fois moins que pour l'opération de Minorque de 1781.
  37. 1.200 à 1.500 selon un article dans la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens, n°18 décembre 1997
  38. Suffren ne lui en voudra pas. Il lui fera obtenir la croix de Saint-Louis du fait de sa conduite aux batailles pour Gondelour. Il finira contre-amiral.
  39. Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  40. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  41. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  42. [http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/record/10106 Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  43. Les prodigieuses batailles du bailli de Suffren, Paul Chack, Le gerfaut, 2003.
  44. Les prodigieuses batailles du bailli de Suffren, Paul Chack, Le gerfaut, 2003.
  45. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 17.
  46. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 17.
  47. [http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/record/10106 Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  48. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  49. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. pp. 17, 18, 26
  50. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  51. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  52. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1690-1789. Bibliothèque publique (Pondichéry). E. Leroux (Paris) 1922-1936. Gaudart, Edmond (1859-1942). Éditeur scientifique.
  53. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1690-1789. Bibliothèque publique (Pondichéry). E. Leroux (Paris) 1922-1936 Contributeur : Gaudart, Edmond (1859-1942). Éditeur scientifique.
  54. George Alexander Ballard, The last Battle fleet struggle in the bay of Bengal, The Mariner's Mirror, vol. 13, 1927.
  55. Claude des Presles, Suffren dans l'océan Indien, Economica (1999). p.155.
  56. Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Villaret de Joyeuse
  57. Grandes Entrées, dans sa chambre, honneur réservé aux officiers de la Couronne, au grand chambellan, au grand-maître de la garde-robe, au premier valet de garde-robe et à quelques rares très grands seigneurs
  58. Collectif, Histoires de marins, Sortilèges (15 novembre 2002), p. 92
  59. Dictionnaire des marins francs-maçons, Gens de mer et professions connexes aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles : Travaux de la loge maritime de recherche La Pérouse - Kronos N° 56, Jean-Marc Van Hille, L'Harmattan, 2011.
  60. Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Villaret de Joyeuse
  61. Suffren, Rémi Monaque, Tallandier 2009. ISBN 9791021002364.
  62. Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, p. 372. L'un des frères de cette loge est l'amiral Charles Henri d'Estaing
  63. Grâce demandée par Le Bailly de Suffren, en faveur des officiers blessés dans les combats du 6 juillet 1782, et cela le 3 septembre 1782 à la commission de capitaine. Le sieur Rambaud est le 6e lieutenant de son corps et il n'a le grade d'officier que depuis le mois de septembre 1778. Les lieutenants avant lui ont le grade de capitaines. Mr de Suffren observe que cet officier est rempli de zèle et de valeur militaire soutenue d'une très bonne conduite.
  64. Acte de mariage d'Agathe de Rambaud numérisé par les AD 78, 1112523, M, Versailles paroisse Saint Louis, 1785, p. 23, mais aussi conservé par les archives de la mairie de Versailles
  65. Guy de Rambaud, Pour l'amour du Dauphin, p. 38.
  66. Membre de la loge maçonnique : l'Olympique de la Parfaite Estime, Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, p. 372
  67. Acte de baptême de Auguste de Rambaud, numérisé par les AD 78, 1112631, B, Versailles paroisse Saint Louis, 1786, p. 9.
  68. Dossier CAOM/Benoît de Rambaud.
  69. Guy de Rambaud, Pour l'amour du Dauphin, p. 131
  70. Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, France Empire 1976. p. 379.
  71. Caron, Amiral F., Suffren, Vincennes, 1996
  72. Jean Boutière, Correspondance de Frédéric Mistral, p. 229.


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Bibliographie[]

  • Caron, Amiral F., Suffren, Vincennes, 1996
  • Castagnon Robert, Gloires de Gascogne, éditions Loubatière (en partie sur Villaret de Joyeuse)
  • Cunat Charles, Histoire du bailli de Suffren, (Consultable en ligne)
  • Glachant Roger, Suffren et le temps de Vergennes, éditions France-Empire, 1976
  • Klein Charles-Armand, Mais qui est le bailli de Suffren Saint-Tropez ? - Mémoires du Sud - Éditions Equinoxe, 2000.
  • Le Pelley-Fonteny, Monique, Itinéraire d'un marin granvillais : Georges-René Pléville le Pelley (1726-1805). Neptunia (les mémoires un autre grand marin navigant à la même époque)
  • Ortholan, colonel Henri, L'amiral Villaret-Joyeuse : Des Antilles à Venise 1747-1812, Bernard Giovanangeli (26 janvier 2006)
  • Claude des Presles, Suffren dans l'océan Indien, Economica (1999).
  • Roux Joseph Siméon, Le Bailli de Suffren dans l'Inde (Consultable en ligne)
  • Suffren, Pierre André de, Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde (1781 - 1784), avec une préface par le vice-amiral Edmond Jurien de La Gravière, Henri Moris, Paris : Challamel, 1888
  • Unienville, Raymond d', Hier Suffren, Mauritius Printing 1972
  • Vergé-Franceschi Michel, La Marine française au XVIIIe siècle, CDU SEDES (1 novembre 1996). p. 161.
  • Vidal-Mégret, Mme J., Lettres du Bailli de Suffren de St-Tropez, 1726-1788, concernant la Campagne en Inde, 1782-83.

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Liens externes[]

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