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Otto von Kerpen.

Otto von Kerpen est né vers 1125 au château des Kerpen, dans l'Eifel, et mort le 7 février 1209[1], à Saint-Jean d'Acre et y est enterré dans un endroit inconnu.


Ce chevalier est le second Grand Maître de l'Ordre. Il officie de septembre 1208 à 1209[2], nous dit A History of the Crusades: The Impact of the Crusades on the Near East[3]. Comme Heinrich Walpot, il est d'une famille de ministeriales (hauts fonctionnaires) rhénans, les Seigneurs de Kerpen. Comme l'écrivent María Dolores Burdeus, Elena Real et Joan Manuel Verdegal, de la Universitat Jaume I, dans Las órdenes militares: realidad e imaginario (2000) :

Point n'est besoin, tant que l'Ordre est hospitalier, que ses membres fournissent des preuves de noblesse ; mais quand il devient militaire, ses règles exigent que les chevaliers soient non seulement nobles, mais aussi de noblesse ancienne. Ce qui est exigible pour un simple Chevalier Teutonique l'est encore plus des Grands Maîtres[4].

Otto von Kerpen accompagne l'Empereur Henri VI à la Croisade de 1197, également connue sous le nom de Croisade allemande (Deutscher Kreuzzug). L'Empereur meurt. La croisade se termine brusquement après la chute de Sidon et Beyrouth en 1198. Otto von Kerpen rejoint les Chevaliers Teutoniques. Il est cité comme, comme Heinrich Walpot, parmi les 40 chevaliers qui fondent l'Ordre Teutonique.

Après la mort du Grand Maître Heinrich Walpot quelque temps avant 1208 Otto est élu Grand Maître. Durant son mandat, il fait des efforts pour donner à l'Ordre plus d'indépendance et des privilèges égaux à ceux des ordres militaires plus anciens, à savoir les Templiers et les Hospitaliers[5].

Les premiers Grands Maîtres de l'Ordre (Siebmachers Wappenbuch).

SA FAMILLE[]

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Blason des Kerpen dans l'Eifel.

Kerpen Burg dans l'Eifel.

Dans l'église du monastère de Niederehe la nef latérale sud est crée du temps des premiers Kerpen, entre 1162 et 1175. Ils sont enterrés dans cette église.

Otto von Kerpen est Rhénan, comme son prédécesseur, Heinrich Walpot. Ce vieillard octogénaire appartient à la famille des Seigneurs de Kerpen. Cette Maison est fort ancienne, Uradelsgeschlechts, comme disent les Allemands (noblesse d’extraction)[6]. Otto von Kerpen descend du Reichsministerialen Warnerus de Kerpene, cité pour la première fois en 1065 - 1071[7][8].

Warnerus de Kerpene (ca 1030 - après 1071) est certainement le père de :
¤ Wilhem de Kerpen (1068 - 1071), lui-même père d'un autre Wilhem de Kerpen (1102 - 1156).
¤ et Sigibertus de Kerpen (1080 - 1142), père de :
¤¤ Henrich von Kerpen (ca 1115 - 1177) est à l'origine de la loi sur le patronage et la dîme de Niederehe. En 1162, ses fils : Albero (1158 - 1197), Alexander (1168 - 1197) et Dietrich (1173 - 1201) reçoivent l'approbation de l'archevêque de Cologne Philippe de Heinsberg pour accueillir à Niederehe les vierges de familles aristocratiques. Ensuite, les frères font d'importants dons, en 1175, à Niederehe et commencent la construction d'un monastère allodium in villa, qua dicitur Ye[9]. Albero de Kirpina (Kerpen) apparaît également parmi les témoins de l'archevêque Hillin von Trier, en 1158, accordée en fief au comte de Lurenburg le château de Nassau[10]. Comme on peut le noter ils décèdent au début du XIIIe siècle.
¤¤ Otto von Kerpen (ca 1125 - 1209).
¤¤ Hildegard von Kerpen se marie à Wennemar von Manderscheid.

Wennemar von Manderscheid hérite de la famille Kerpen, au début du XIIIe siècle, de la seigneurie de Kerpen dans l'Eifel, qui est maintenant appelée Kerpen-Manderscheid. En 1461, Theodoric II reçoit en héritage Kerpen, et Wilhelm (Willekin) II, son frère, Manderscheid...


De cette famille est issu un autre membre qui va périr le 2 juillet 1307, pendant les combats pour Riga, et le Chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Johann Walter von Kerpen.


De la Maison Kerpen sont sorties plusieurs branches :


¤ Maison Wolkenburg, mentionnée en 1125

¤ Maison Merode, mentionnée en 1174

¤ Haus Bell, mentionné en 1183

¤ Maison Bergerhausen, 1250

¤ Maison Leutesdorf, apparaît dans des documents depuis la seconde moitié du XIIIe siècle.

Ascendants de Johann Walter von Kerpen.

LE SECOND GRAND MAÎTRE DE L'ORDRE[]

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La croisade des Allemands (1097 - 1098)[]

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La croisade des Allemands (1097 - 1098).

Reprise de Beyrouth, occupée par les troupes du sultan Saladin, par les Allemands, en 1198.

Otto von Kerpen accompagne l'Empereur Henri VI à la Croisade de 1197, également connue sous le nom de Croisade allemande (Deutscher Kreuzzug). L'Empereur meurt. La croisade se termine brusquement après la chute de Sidon et Beyrouth en 1198. Otto von Kerpen rejoint les Chevaliers Teutoniques. Il est cité comme, comme Heinrich Walpot, parmi les 40 chevaliers qui fondent l'Ordre Teutonique.

Otto participe, en 1197, à la croisade de Henry VI, dite la croisade des Allemands (Deutscher Kreuzzug). Il est cité dans tous les documents de cette époque comme l'un des quarante chevaliers d'origine, et pas un riche bourgeois donateur originaire de Brême. Comme l'écrivent María Dolores Burdeus, Elena Real et Joan Manuel Verdegal, de la Universitat Jaume I, dans Las órdenes militares: realidad e imaginario (2000), :

Point n'est besoin, tant que l'Ordre est hospitalier, que ses membres fournissent des preuves de noblesse ; mais quand il devient militaire, ses règles exigent que les chevaliers soient non seulement nobles, mais aussi de noblesse ancienne. Ce qui est exigible pour un simple Chevalier Teutonique l'est encore plus des Grands Maîtres[11].

Les chroniques nous parlent d'un Chevalier Otto von Kerpen digne dans tous les sens, courageux et audacieux.

Grand Maître de l'Ordre[]

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Les Ordres de Chevalerie.

Heinrich von Tunna n'est nommé Grand-Maître de l'Ordre Teutonique qu'en 1209.

La maison cheftaine de l’Ordre Teutonique est située à Saint-Jean-d'Acre. Tour des Chevaliers Teutoniques dans la ville de Saint-Jean d'Acre.

Ce chevalier est le second Grand Maître de l'Ordre. Il officie de septembre 1208 à 1209[12], nous dit A History of the Crusades: The Impact of the Crusades on the Near East[13].

Pendant le règne d'Otto von Kerpen, l’Ordre Teutonique est toujours une institution dépendante des Hospitaliers et aussi en partie des Templiers. Otto ne dispose probablement que d'une petite troupe de chevaliers armés. Devant les tribunaux du Royaume de Jérusalem, se déroulent plusieurs procès acharnés dont la cause est la tenue des chevaliers. Les Templiers portent le manteau blanc avec la croix rouge et disent que les Chevaliers Teutoniques ne doivent pas porter le même manteau blanc avec la croix noire. En 1211, le Pape Innocent III fait cesser ces disputes en donnant son accord pour l'octroi du manteau blanc avec la croix noire. En 1206, Philippe de Souabe accorde à l'Ordre le privilège d'acquérir des fiefs d'empire.

L'expansion de l'Ordre a lieu sous Heinrich, puis Otto. Il y a une prise de conscience croissante dans les pays de langue allemande, en particulier chez les partisans des Staufen. Ces derniers ont crée de l'hôpital de Saint-Jean d'Acre et la communauté des jeunes chevaliers

Cependant, l'implication personnelle d'Otto von Kerpen ne peut être déterminée. Sa date de décès est le 7 février. Comme il est encore mentionné dans un document en septembre 1208, on peut supposer l'année du décès 1209. Lui aussi, laisse des traces dans la construction de l'Ordre Teutonique, certes bien moins importantes que son second successeur, Hermann von Salza (1209 - 1239)[14].

Le règne d'Otto von Kerpen dans l’Ordre Teutonique est très court. En 1205, les infidèles s'étant avancés avec une piaffante armée jusqu'à une lieue de Saint-Jean d'Acre, le roi Amaury de Lusignan (1145 - 1205) se défend de son mieux.

Le Grand-Maître qui commande les Chevaliers Teutoniques, en 1205, c'est toujours Heinrich Walpot. Ce n'est pas Heinrich von Tunna, qui est sur les champs de bataille en 2005, comme il est parfois écrit. En 2008 il est cité dans un acte de vente en Thuringe.

Amaury II de Lusignan, ne se voyant pas en état de résister longtemps à des ennemis si supérieurs en nombre, et n'attendant aucun secours de l'Europe, prend le parti de conclure la paix en septembre avec Al-`Adil. Ce dernier lui permet de récupérer les villes de Ramla, Jaffa et Lydda[15].

Le deuxième grand maître de l'Ordre Teutonique est mort le 7 février 1209 à Saint-Jean d'Acre et y a été enterré dans un endroit inconnu.

Des commanderies sont fondées en Achaïe et en Arménie, et les chevaliers teutoniques reçoivent la distinction de l'ajout de la Croix de Jérusalem à leurs armes. Mais c'est surtout en Europe que l'Ordre commence à se développer.

Les Chevaliers Teutoniques en Europe (début du XIIIe s.)[]

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Une église et un couvent pré-existant sont donnés par la Sérénissime en 1256 aux Chevaliers Teutoniques pour les remercier de l'aide apportée dans la lutte contre Gènes. Leur présence à Venise date du temps d'Otto von Kerpen.

La première implantation de l’Ordre sur le territoire de l'Empire, au nord des Alpes, est en 1202 un hôpital à Halle-an-der-Saale (Saxe-Anhalt)[16]. Il lui donne le nom de Sainte-Cunégonde, en hommage à l'impératrice canonisée Cunégonde, l'épouse de Henri II.

L’Ordre teutonique s’établit en Thuringe, puis dans le sud du Tyrol, un hôpital en 1202 à Bolzano (Tyrol) et la même année en Bohême[17].

En 1203, c'est à Friesach (Carinthie) et en Styrie (aujourd'hui Slovénie)[18].

Les autres implantations sont à Vienne avant 1204, à Prague avant 1206 et en Thuringe, à Hessian Reichenbach, en 1207[19].

Le chemin à travers les Alpes est balisé par des centres appartenant à l'Ordre facilitant l'afflux de nouveaux religieux, d'une part via la route du Brenner, de l'autre via Semmering, Drau et Pustertal et aussi vers la route du Brenner, puis vers la troisième via le Frioul vers Venise.

Cette ville était l'un des ports d'embarquement les plus importants pour le passage à la Terre Sainte, et l'Ordre a développé de bonnes relations avec elle[20].


Heinrich von Tunna succède à Otto von Kerpen en 1209. A cette époque l'Ordre, qui a participé à déjà bien des combats, a des problèmes de recrutement et de financement.

Saint-Jean-d'Acre (triangles rouges : implantations des Teutoniques.

NOTES ET RÉFÉRENCE[]

  1. Heinrich Walpot
  2. Heinrich Walpot
  3. A History of the Crusades: The Impact of the Crusades on the Near East, Volume 5 de A History of the Crusades: Fourteenth and Fifteenth Centuries, Robert Lee Wolff, Robert Lee Wolff, Harry Williams Hazard, Kenneth M. Setton. Univ of Wisconsin Press, 1985.
  4. Las órdenes militares: realidad e imaginario, Volume 2 de Humanitats (Universitat Jaume I), María Dolores Burdeus, Elena Real, Joan Manuel Verdegal, Publicacions de la Universitat Jaume I, 2000.
  5. Johannes Voigt:Vgl. Geschichte Preußens, von den ältesten Zeiten bis zum Untergang der Herrschaft des Deutschen Ordens, 2. Band: Die Zeit von der Ankunft des Ordens bis zum Frieden 1249. Gebr. Bornträger, Königsberg 1827, S. 55 ff.
  6. Severin Corsten : Kerpen in Geschichte und Gegenwart, Kerpen und das Reich, S. 63.
  7. Constantin von Wurzbach : Merode und Merode-Westerloo, die Grafen, Genealogie. In: Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich. 17. Theil. Kaiserlich-königliche Hof- und Staatsdruckerei, Wien 1867, S. 400–402.
  8. Hans J. Domsta: Geschichte der Fürsten von Merode im Mittelalter, Dürener Geschichtsverein, 1981, S. 26.
  9. Aperçu historique du monastère de Niederehe
  10. Denkwürdiger und nützlicher rheinischer antiquarius: welcher die wichtigsten und angenehmsten geographischen, historischen und politischen merkwürdigkeiten des ganzen Rheinstroms, von seinem ausflusse in das meer bis zu seinem ursprunge darstellt, Denkwürdiger und nützlicher rheinischer antiquarius: welcher die wichtigsten und angenehmsten geographischen, historischen und politischen merkwürdigkeiten des ganzen Rheinstroms, von seinem ausflusse in das meer bis zu seinem ursprunge darstellt, Christian von Stramburg, Anton Joseph Weeidenbach, Éditeur R.F. Hergt, 1853.
  11. Las órdenes militares: realidad e imaginario, Volume 2 de Humanitats (Universitat Jaume I), María Dolores Burdeus, Elena Real, Joan Manuel Verdegal, Publicacions de la Universitat Jaume I, 2000.
  12. Heinrich Walpot
  13. A History of the Crusades: The Impact of the Crusades on the Near East, Volume 5 de A History of the Crusades: Fourteenth and Fifteenth Centuries, Robert Lee Wolff, Robert Lee Wolff, Harry Williams Hazard, Kenneth M. Setton. Univ of Wisconsin Press, 1985.
  14. Arnold Udo, Otto von Kerpen, Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
  15. René Grousset, Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem, Paris, Perrin, 1936 (réimpr. 1999).
  16. Arnold Udo, Otto von Kerpen', Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
  17. Arnold Udo, Otto von Kerpen', Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
  18. Arnold Udo, Otto von Kerpen', Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
  19. Arnold Udo, Otto von Kerpen', Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
  20. Arnold Udo, Otto von Kerpen', Die Hochmeister des Deutschen Ordens 1190-1994, Marburg 1998, S. 10-11.
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