Wiki Guy de Rambaud
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                  Origines païennes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle

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El camino secreto de Santiago: la ruta pagana de los muertos (le chemin secret de Santiago (le secret des morts).

Le château du roi de Duio dans une gravure de "Historia del Apóstol Santiago Zebedeo, Patrón y Capitán General de las Españas, publiée en 1610, par Mauro Castellà Ferrer (BNE).

Origines païennes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle

Le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle par la côte, Camino de la Costa, Ruta de la Costa, est un ancien itinéraire qui longe le littoral pour aller et revenir du Peregrinatio Compostellana (pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle), contrairement au Camino francés, qui est aussi appelé la Ruta Interior. il est également appelé Camino del Norte (Chemin du Nord)[1]. Il est la continuité en territoire espagnol de la voie de Soulac, voie côtière française.

Le Chemin de Compostelle est orienté en Espagne d’Est en Ouest. Il suit la Voie Lactée, et est aussi nommé Le Chemin des Étoiles[2]. L'attraction mythique du Cap Finisterre attire les voyageurs depuis l'Antiquité[3]. Les orientaux viennent par le mer. Les Celtes, les Suèves (Souabes) et les Vandales suivent une route ancienne, liée à leurs traditions religieuses, à travers la Gaule et le nord de la péninsule ibérique qui correspond au Camino del Norte[4]. Bâtie sur les ruines de Assegonia, mansio (ville étape) romaine, Compostelle a un toponyme qui peut provenir de Campus Stellae (Champ de l'étoile).

L'émergence du Camino del Norte pour les chrétiens est justifiée par la découverte de la tombe de l'apôtre Jacques, sous le règne d'Alphonse II des Asturies (791 - 842), en 813 (ou après 818). Le sanctuaire de saint Jacques le Grand, dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle,en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne, devient vite le point de convergence de réseau de chemins de pèlerins ou de pèlerinages.


Article détaillé : Chemin de Saint-Jacques de Compostelle par la côte


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L'ATTRACTION DU FINISTERRE DÈS L'ANTIQUITÉ[]

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La fin de la terre sur la Côte de la Mort.

Au sommet du promontoire de Fisterra, sur la montagne appelée del Facho, se trouvent les Pierres Sacrées.

Le Cap Finisterre est considéré depuis la nuit des temps comme un endroit magique et il attire plus tard l’attention des géographes et historiens gréco-romains. D’après la tradition, les Romains trouvent sur le site un autel consacré au soleil (Ara Solis), érigé par les anciens peuples habitant les lieux avant eux. Le Cap Finisterre est un lieu de pèlerinage où se rendent déjà les peuples préchrétiens, même du bassin oriental de la Méditerranée (Phéniciens, Chaldéens, Grecs...), car c'est pour eux la fin du monde[5].

Au Moyen Âge le Cap Finisterre reste un endroit très visité par les pèlerins qui continuent la route depuis Santiago. La chapelle de Santa María das Areas, qui date de la fin du XIIe siècle en témoigne. L'hôpital soigne les pèlerins blessés ou malades au milieu de certaines pierres censées guérir.

De nos jours certains pèlerins ne s’arrêtent pas à Compostelle, on marche jusqu’au Finistère, là où finit la terre et où la Voie Lactée plonge dans l'Océan[6].


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Du temps des Celtes[]

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Vestiges païens de la tribu celtique de Dugium (Finisterre).

Village celte de Galice.

La Grande ours.

Maisons Palloza en Galice, une forme évoluée des rotondes locales de l'âge du fer.

Le Chemin de Compostelle est orienté en Espagne d’Est en Ouest. Il suit la Voie Lactée, et est aussi nommé Le Chemin des Étoiles[7]. L'attraction mythique du cap Finisterre attire les voyageurs depuis l'Antiquité[8].

Les Celtes sont arrivés en Galice vers l'an 600 avant J.C. en raison de la poussée d'autres races. C'est un peuple indo-européen d'Europe centrale. Les Celtes pratiquent la religion panthéiste, basée sur la croyance que Dieu est l'univers. Ils vénèrent plus d'une centaine de dieux tels que le fleuve, la montagne, l'arbre, les pierres. De nombreux rochers sur le promontoire sont associés à des légendes religieuses. Il y a aussi le tombeau de la divinité celtique Orcabella. Cette déesse est associée au Cabo Fisterra (en galicien : Cap Finisterre), qui fait partie de la Costa de Morta (côte de la mort). Cette zone côtière porte ce nom pour deux raisons :

• Cette côte atlantique est extrêmement rocheuse et traîtresse, site de nombreux naufrages.

• Finisterre signifie Fin de la Terre. La cosmologie celtique l'envisage littéralement comme la fin de la route, le point d'embarquement des navires vers les îles des morts[9]. C'est là que commence la terre des morts[10].

Dans l'Antiquité, le Finisterre galicien possède deux grands pôles d'attraction. L'un est la ville de Dugium et l'autre le promontoire Nerio.

Selon Higinio Martins Esteves, dans son ouvrage Las Tribos Calaicas (Proto-história da Galiza à luz dos dados linguísticos) (Les tribus Calaicas : proto-histoire de la Galice à la lumière des données linguistiques), nous dit que les Arbastros (ceux du nord) sont du pays bordant la Grande Ourse, c'est-à-dire du nord. Le mythe de la Grande Ourse est d'origine indo-européenne, antérieur à sa diffusion dans la Grèce classique.

La légende raconte l'ancienne cité celtique de Dugium (actuelle paroisse de Duio) est inondée au Ier siècle avant J.C., soit par une catastrophe naturelle, soit par un châtiment divin. Cela correspond à la mythologie indo-européenne, notamment viking[11].

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L'Ara Solis[]

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Le blason de la Galice est un calice surmonté d'un soleil.

L'Ara Solis de Silverio Rivas, symbole de l'endroit où les pèlerins vont admirer le coucher de soleil à côté de la Tour d'Hercule à La Corogne.

Ruines des temples de l'Enclos du Soleil au centre de Hatra (Haute Mésopotamie).

Dans la région, il existe de nombreux vestiges de monuments pré-chrétiens et de lieux sacrés liés à la tribu celtique de Dugium. Au Cap Finisterre, il y a d'abord un Ara Soli (autel du soleil), où les Celtes se livrent au culte du soleil et à divers rituels. Les environs du cap sont considérés comme un lieu magique depuis des temps immémoriaux. L'Ara Solis est un autel que partagent les Phéniciens pratiquent eux-aussi le culte du soleil. Le Monte Facho, au Cap Finisterre, est le lieu où les Nerios de Dugium effectuent leurs offrandes et rites en l'honneur du soleil. L'Ara Solis devient un point d'attraction international. Il y vient des dévots d'Orient qui y viennent[12].

Le temple est formé par quatre colonnes qui supportent une coupole, avec un autel en ardoise sur lequel on trouve une grande coupe en étain et sur ce calice un soleil en or[13]. On dit d'ailleurs aussi que le calice et l'hostie du blason de Galice, représentation du Saint-Graal, procèdent d'une forme chrétienne de l'autel païen où le calice symbolise l'horizon de la mer et l'hostie le soleil au couchant. Le nom antique de la Galice est Callaecia (calice).

Au cap Finisterre, les Phéniciens ont une route commerciale maritime avec les îles britanniques à l'âge du bronze[14]. Ils sont là pour importer de l'étain et de l'ambre d'Angleterre et ont des relations commerciales avec l'Orient[15]. Le temple naît de la croyance très répandue chez les Syriens, Chaldéens et Grecs que le soleil a sa maison dans le Cap Finisterre ibérique et qu'il y grossit avant de tomber à la Costa de Mar Verde[16]. C'est pour ces dévots un spectacle sublime que ces couchers de soleil depuis le promontoire Nerium[17].

Une pierre en forme de table carrée située à quelques mètres dans la mer, en face du au promontoire du cap, reçoit aussi le nom d'Ara Solis, peut-être en raison de sa ressemblance avec une table d'autel.

Pour les Celtes de Galice et les Phéniciens, Grecs, carthaginois... le promontoire Nerium est un lieu de dévotion et de pèlerinage et il va le rester pendant des périodes romaines à nos jours[18].

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Les autels élevés en l'honneur d'Auguste[]

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L'autel à la Paix Auguste à Narbonne.

Le pedrón de Padron, christianisé au début de la tradition jacobéenne.

Taureau Apis. Iria Flavia (Padrón).

L'apotre Jacques ne revient pas en Galice sur un navire en pierre, mais transportant des pierres.

Selon une légende chrétienne le roi païen suève Rechila incendie Dugium et détruit les temples païens.

Joseph-Romain Joly, reprenant l'Histoire Naturelle de Pline l'Ancien (23 - 79 CE), nous dit que :

Le promontoire Nerium ou Celtique est le plus occidental de l'Europe. Ce qui donna lieu aux anciens, qui ne connoissoient rien au-delà, de l'appeler "caput finis terrai", ou le bout du monde. C'est aujourd'hui le cap Finisterre. Les Callæcins Lucenses avoient encore dans leur territoire Aræ solis que d'autres anciens ont appelé Aræ sestianæ. C'étoit trois autels dressés sur un promontoire au nord-est de la même péninsule, dédiés à la gloire d'Auguste[19].

Selon Mentelle, historiographe de monseigneur le Comte d'Artois :

Aræ sestianæ, petit lieu sur la côte de l'Hispanie dans le pays des Pésiques, entre Flavionavia et Noega. C'étoient huit autels élevés en l'honneur d'Auguste[20].


Iria (Padrón) est une ville voisine galicienne où après la fin de Dugium est construit un important temple d'Isis pour les Celtes et les étrangers[21]. C'est une vallée fertile où se côtoient les orangers, les palmiers et les pins. La ville est située au confluent de la rivière Sar et de la rivière Ulla et est un port important.

Iria est la capitale du pays du conventus iuridicus Lucensis de la province Hispania Citerior Tarraconensis, située sur la route de Bracara Augusta à Asturica Augusta le long de la côte. Pomponio Mela, un géographe de Cadix, écrit sur l'existence d'un monument dédié à Auguste, situé dans l'avant-port d'Iria à côté de l'embouchure de la rivière Sar dans l'Ulla. Cita Pomponio. On peut admirer le piédestal sous le maître-autel de l'église Padrón.

Sous Vespasien, par l'édit de Latinidad de l'an 74, elle est transformée en municipe, et prend le nom d'Iria Flavia.

En Hispanie wisigothe, Iria Flavia est le siège épiscopal de l'Église catholique, suffragante de l'archidiocèse de Braga, qui comprend l'ancienne province romaine de Gallaecia dans le diocèse d'Hispanie. Ainsi, elle est le siège épiscopal dès le Bas-Empire et du temps des Suèves et des Wisigoths, jusqu'à ce qu'Alphonse II transfère l'évêché à Saint-Jacques-de-Compostelle (alors appelé Compostelle) à l'occasion de la découverte du tombeau de Santiago el Mayor, l'apôtre.

Par contre, le pedrón de Padron est christianisé et à l'origine Ǎde la tradition jacobéenne. Le pedrón est, comme son nom l'indique déjà, un morceau de granit sculpté de taille considérable (il mesure 167 centimètres de haut) qui sert à l'origine d'autel dans les cérémonies dédiées au dieu Neptune. À sa surface, on peut lire l'inscription :

NO ORI ESES DSP, que les experts traduisent par À Neptune avec la contribution des Iriens, ce qui les amène à confirmer une invocation au dieu romain des eaux[22].

Beaucoup plus tard, la roche est christianisée avec l'ajout d'une croix gravée. Le récit jacobéen donne à ce morceau de roche, déjà important pour son passé romain, un rôle important dans le voyage du corps de saint Jacques des côtes de Palestine à celles de Galice[23].

Les Celtes se sont d'abord installés autour du port naturelle d'Iria, puis les Phéniciens sont arrivés pour commercer, les Romains pour transporter l'or de la rivière Sil à Rome. L'Apôtre Jacques est venu prêcher, plus tard ses disciples amènent son corps à enterrer, puis viennent les invasions des barbares, des Vandales, des Suèves et des Wisigoths, et enfin des Arabes et des Vikings. C'est la longue histoire d'Iria.

Dugium, ou l'ara solis, Iria Flavia de Iris occupent une place importante dans les croyance druidiques des Celtes galiciens[24].

Les autels élevés en l'honneur d'Auguste sont détruits par l'Église et non par le roi Rechila.

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La christianisation du Cap Finisterre[]

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L'église de Santa María das Areas de Fisterra est située à l'emplacement d'un fort de l'époque pré-romaine. Le zèle christianisant a placé les temples dédiés au Christ sur les Citanias celtiques.

Baptême de la reine Lupa par saint Jacques Apôtre. Fonte do Carme, Padrón .

Les taureaux de la reine Lupa conduisent les restes de saint Jacques au sacré Libredón.

Découverte du tombeau de l'Apôtre Santiago par Mgr Teodomiro, en 813.

Non loin du supposé tombeau de l’apôtre se trouvent les côtes torturées et déchiquetées du Cap Finisterre, le Finis Terrae, la Fin de la Terre... Là où d’après le mythe fondateur accoste le bateau menant en Galice la dépouille de Jacques un lieu considéré par certains comme le but ultime du Chemin[25]. C'est un pays de légendes...

La légende de la reine Lupa. Les disciples de Jacques, puissants et riches, lui demandent un endroit pour enterrer le corps de l'apôtre. La reine les trompe et les envoie au grand prêtre d'Ara Solis à Dugium, qui les emprisonnent. Ils réussissent à s'échapper. Les disciples retournent vers Lupa mais elle les induit à nouveau en erreur. Elle leur dit d'aller à Pico Sacro chercher des bœufs. Mais au lieu de cela, ils trouvent des taureaux sauvages et réussissent à les apprivoiser. La reine s'est alors, parait-il, convertie au christianisme et le corps de l'apôtre est inhumé à Santiago. Les taureaux de la reine Lupa conduisent les restes de saint Jacques au sacré Libredón.

Une autre légende raconte que le corps de l'apôtre saint Jacques est amené ici pour être enterré. En guise de punition divine, la ville est enterrée à jamais. Une version différente de la légende raconte l'incendie causé par le roi Suève Rechila contre les chrétiens du Dugium qui détruit les temples païens. Mais c'est l'apôtre Santiago qui paraît-il ordonne de le détruire. Certes ce n'est pas ce personnage qui n'a certainement jamais existé, mais quelques uns des vandales chrétiens qui détruisent le patrimoine des anciennes religions de l'Europe ou le christianisent.

Selon encore une autre légende le corps de Jacques s'est levé en l'air et s'est retrouvé au centre du soleil[26].

La tradition s'est néanmoins poursuivie à l'époque médiévale, notamment celle de guérir, lorsque des hôpitaux sont créés pour accueillir les pèlerins blessés ou malades le long de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle à Finisterre, par le curé de la paroisse, Alonso García, en 1469[27]. Ce qui correspond aux croyances des païens sur les pierres qui guérissent. Le christianisme s'est approprié ce lieu de culte et de pèlerinage antérieur pour l’adapter à sa doctrine. Le Chemin de Compostelle est la version chrétienne d’une ancienne route de pèlerinage ancestrale sur le Chemin des Étoiles[28].

Les Orientaux viennent par le mer. Les Celtes, les Suèves (Souabes) et les Vandales suivent une route ancienne, liée à leurs traditions religieuses, à travers la Gaule et le nord de la péninsule ibérique qui correspond au Camino del Norte[29].

De nos jours beaucoup de pèlerins ne s'arrêtent plus à Saint-Jacques. Ils vont à l'extrémité du continent, au Cap Finisterre à l'emplacement de l'ara solis celtique. Ces pèlerins brûlent leurs vieux vêtements et leurs vieilles chaussures pour accéder à une vie nouvelle. Cette pratique est condamnée par l'Eglise. Pour elle, les pèlerins doivent aller au Cap Finisterre juste pour faire du tourisme[30].

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Guillaume de Gellone et le Finisterre ?[]

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Guillaume de Gellone.

Les vestiges de l'ermitage d'un San Guillermo marquent l'emplacement de l'ancien Ara Solis, lieu de culte du soleil, pendant 4.000 ans (Crédit : Olivier Guiberteau - BBC).

Cap Finisterre.

Ermida de San Guillerme, Fisterra.

Ermida de San Guillerme.

C'est sur pierre que les couples sans enfant ont des relations sexuelles pour essayer d'avoir des enfants, selon un rite celtique de fertilité.

Guillaume X d"Aquitaine sur son lit de mort à Saint-Jacques de Compostelle.

Martín Sarmiento (1695 - 1772), quand il arrive à l'ermitage, voit une statue de pierre de saint Guillaume.

Le cap Finisterre, Celticum, ou Nerium promontorium, dont nous parle l'Encyclopédie de Diderot.

Cabo Fisterra.

Saint Guillaume de Gellone (752 - 812) combat notamment dans le comté d'Urgell et à Barcelone pour son parent Charlemagne, mais aucun historien ne parle de son séjour en Galice. Pourtant, au cap Finisterre a encore lieu de nos jours un culte à un saint Guillaume dont on a bien du mal à cerner l’identité[31].

En 1414, le pèlerin Nompar de Caumont écrit :

… Notre Dame de Finibus terre… laquelle est au port de la mer et de la en avant l’on ne trouve plus terre, auquel lieu fait de beaux miracles et y a une grant montaigne ou est un hermitage de saint Guilhaumes du désert[32].

A l’en croire, il existe là-bas un ermitage voué à saint Guilhem de Gelone. Aujourd’hui, à Finisterre, le plus haut sommet, le mont Enquieira, dit mont Saint-Guillaume est un ensemble archéologique déclaré bien d’intérêt culturel en 1985. On y voit encore le lit de saint Guillaume, ce qui laisse supposer la possibilité d'un séjour de Saint Guillaume de Gellone en ces lieux[33].

Mais ce lit passe pour être une tombe, à laquelle sont attribuées, encore aujourd’hui, des propriétés fertilisantes pour les couples sans enfant. Pourtant, dès le XVIIIe siècle, l’Eglise ordonne la destruction d’un sarcophage de pierre considéré comme le tombeau de l’ermite, pour éviter que les couples stériles continuent à y avoir des rapports sexuels, convaincus que la force miraculeuse du lieu leur donnera la progéniture tellement désirée[34]. Certains rochers sont censés guérir les maladies ou douleurs.

Quel rapport avec saint Guilhem ? La vie de Saint Guillaume de Gellone ne le montre en aucune façon ermite en Galice, ou mort en Galice, et pas davantage comme un recours à la stérilité. Il s'agit assurément d’un homonyme local, mort en odeur de sainteté.

C’est ce que semblent confirmer, siècle après siècle, les récits de plusieurs visiteurs. Dès 1353, lorsque le Hongrois Georges Grissaphan, demande aux chanoines de Compostelle de lui indiquer un lieu isolé pour qu’il s’y fasse ermite, ils l’envoient, à deux jours de voyage, dans un endroit portant le nom de saint Guillaume, près de l’église de Sainte-Marie de Finistierra, situé parmi de très hautes montagnes et pas beaucoup visité, hormis par le voisinage[35].

En 1426, le voyageur allemand Sebald Rieter écrit :

Ici repose le corps du vénérable seigneur saint Guillaume qui fait beaucoup de miracles en Finisterre.

En 1484, un autre voyageur allemand, Nicolas Popplau voit dans l’église Sainte-Marie de Fisterra un bras de saint Guillaume dans un reliquaire d’argent (On dit plus tard que ces reliques ont été volées en 1552 par des soldats français).

En 1584, un autre voyageur, Erich Lassota von Steblau développe et raconte ce qu’il a vu et entendu sur place, en particulier un épisode de la vie du saint ermite. Dans une haute montagne, il visite la chapelle où, devant l’autel, repose le corps de saint Guillaume. Non loin, est une grotte dite de saint Guillaume, dans laquelle est supposé avoir vécu l’ermite. A côté, la fontaine où saint Guillaume a coutume de boire et se laver. On lui raconte qu’un jour, quelques français débarquent sur la plage, non loin de là et se sont arrêtés au pied de la montagne. A l’ermite descendu pour les voir, ils offrent un baril de vin rouge, qu’il essaie de remonter sur son dos. Mais un démon déguisé en paysan s’est offert à l’aider mais au contraire, en montant, il le tire toujours en arrière. Finalement, saint Guillaume lâche le baril qui dévale la pente en lui cassant bras et jambe. Le tonneau se brise sur les rochers et le vin répandu peut, paraît-il, encore se voir au bord de la mer. Mais Erich Lassota von Steblau ajoute :

je n’ai pas pu le voir car la mer était très agitée[36].

En 1607, le cardinal Jeronimo del Hoyo qui visite l’ermitage raconte la même légende et voit le tombeau vide du saint.

En 1745, frère Martin Sarmiento (1695 - 1772), quand il arrive à l'ermitage, voit une statue de pierre de saint Guillaume, habillé en augustin.

Aujourd’hui prévaut néanmoins l’idée qu’il ne peut pas s’agir d’un saint local canonisé par les villageois des alentours, ce qui est pourtant le cas, très vraisemblablement. Et on mélange allègrement les Guillaume, ducs d’Aquitaine ayant eu un lien avec le Finisterre. On prête la sainteté de Saint Guillaume de Gellone, duc d’Aquitaine au IXe siècle à Guillaume V d’Aquitaine (969 - 1030) qui va souvent à Compostelle, mais également à Guillaume X d’Aquitaine, pèlerin mort à son arrivée à Compostelle, en 1137[37]. Tout ceci permet de rêver à la fois de ces liens qui unissent à cette époque l’Aquitaine à la Galice et de la manière dont se tissent les légendes[38].

Très probablement, c'est un anachorète inconnu qui choisit ce site pour passer ses derniers jours en union avec la nature et l'infini.personne, retiré de la société séculière pour des raisons religieuses, afin de mener une vie ascétique consacrée à la prière et à l'Eucharistie. L'anachorétisme s'est très largement répandu au cours du déclin de l'Empire Romain et du Haut Moyen Âge. A l'endroit où le Soleil meurt et le monde se termine, il est logique qu'il y ait un culte de ce roi des étoiles. Ce culte païen persiste jusqu'au XIe siècle, date à laquelle il est christianisé et le lieu détruit pour en faire un lieu sacré pour les chrétiens qui y édifient une petite chapelle dédiée à Saint Guillaume. Des restes de murs qui ferment une enceinte sont conservés où se trouve une grande pierre avec une grande cavité, a cama do santo un lit de pierre lié aux rites de fertilité qui conserve des représentations solaires et un sépulcre anthropomorphe[39].

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Avant Saint-Jacques, Assegonia[]

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Assegonia.

Aire présumée occupée par les Romains.

Assegonia dans l'Itinéraire d'Antonin, Assegoniom dans l'Anonyme de Ravenne et Aseconie dans la IIe Table d'Astorga, est pour beaucoup d'historiens une ville romaine à l'emplacement de Compostelle, tandis que d'autres la voient à Boqueixón ou à Noia. Des fouilles récentes montrent qu'il y a bien une ville avant Saint-Jacques-de-Compostelle, dans la zone autour de sa cathédrale[40].

Depuis le Ier siècle après J.-C. cette ville romaine est bâtie sur le flanc d'une colline. C'est d'abord un mansio (ville d'étape). La plupart des chercheurs associent désormais cet endroit à Assegonia. Au nord duquel se trouve un castro. Le fort de Castrondouro, contrôle un carrefour important : la voie romaine de Braga à Lugo, la route de Padrón aux Ordres, ou encore celle qui mène au Cap Finisterre[41].

Dans l'espace qu'occupent aujourd'hui la cathédrale et la Plaza de la Quintana, un puit et des vestiges de murs romains sont apparus lors des fouilles effectuées dans les années 1940 ; mais aussi des vestiges de céramiques de luxe (terra sigillata) et des céramiques à parois minces de Melgar de Tera (Zamora). Il y a aussi, bien que rare, présence de céramiques traditionnelles castreña et des castreños (moules pour la coulée du bronze). Dans la fondation du pilier du bras sud du transept de la cathédrale figure un autel dédié à Jupiter, divinité romaine officielle, que les chefs romains sont obligés d'adorer par mandat impérial. Le mansio (ville d'étape), dans le cadre de l'infrastructure routière de l'Empire romain est une enclave fondamentale dans le réseau de transport romain de la Galice d'alors[42].

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Avant les Romains (IIe s. a. J.-C.)[]

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Fragas do Eume, la plus grande forêt atlantique de Galice, mais aussi la plus sacrée du temps des anciennes religions de l'Europe.

Oppidum Noeta ou Noega (milieu du VIIe siècle av. J.C.).

La muraille romaine de Lugo.

Saint-Jacques de Compostelle est un lieu de culte druidique. Comme on l'a vu la ville est au centre de nombreux petits ports galiciens, comme Padrón, anciennement Iria Flavia. Une tradition de sacralité est déjà très implantée dans cette région.

Les Copori, peuple de la Galice, voisins de Lugo, avec leur oppidum Noeta (var. Noega), sont connus de Ptolémée, qui les appelle à tort Capori. Les Romains choisissent cette forêt sacrée ou nemetón, appelé au IXe siècle Libredón (Liberum Donum) sur le flanc de la colline au pied d'un fort, suivant peut-être le schéma de synchronisme avec la culture indigène utilisée dans le ville de Lugo. Dans cette ville le camp, et plus tard la ville de Lucus Augusti, s'élève sur le versant de la montagne où se trouve la forêt sacrée ou nemeton (ou lucus romain)[43].

Les Cobelci, les Copori, les Zoelae, malgré l’octroi du ius Latii, constituent toujours des références qui n’ont plus la même visibilité dans les régions méridionales et orientales[44].

La conquête romaine de la Galice (de 137 à 22 avant Jésus-Christ) est motivée par la richesse en minerais, et créé, au fil des siècles, une culture où les éléments indigènes se sont manifestés avec une force croissante. Les voies romaines, les ponts (Bibei, Ourense), les murailles (Lugo) et les exploitations agricoles autour des villae changent peu à peu l'image du pays. Les Romains établissent un mausolée dans cette ville qu’ils s’appellent Assegonia.

La population vient de partout même si cette ville est une colonie indigène. Ses créateurs et habitants sont des individus entièrement romanisés excepté des immigrants indigènes venant d'autres régions voisines. Assegonia est née au début du Ier siècle sur le bord de l'une des voies de communication tracées par les Romains pour relier les nouvelles agglomérations qui se sont fondées dans cette partie de la Tarraconaise.

L'influence la plus durable laissée par les Romains demeure la langue galicienne qui se développe à partir du latin vulgaire parlé dans cette région.

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Emplacement[]

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Carte de la Galice actuelle à l'époque romaine. Assegonia est surligné en bleu.

Asseconia est un ancien mansio (ville étape) de la Via XIX de l'itinéraire Antonino qui relie Braga (Portugal) et Astorga (Léon). Nous savons que certains mansio deviennent des Vici (petites villes), c'est le cas de Saint-Jacques de Compostelle (mansio Assegonia)[45].

On estime que sa configuration de la ville est allongée et qu'elle occupe un peu plus d'un hectare. La colonie romaine est située entre l'Azabacheria, la croix de la cathédrale, la Quintana, Praterías et le début de Rúa do Vilar et Rúa Nova. Elle est bâtie sur une colline et il semble que les bâtiments soient disposés d'une manière préalablement planifiée.

Sur la base des vestiges archéologiques trouvés, la recherche moderne détermine que la ville romaine occupe une zone autour de l'emplacement actuel de la cathédrale ; précisément, le sol du même, le cloître de la cathédrale, la place Quintana, la rue Azabachería ainsi qu'une partie des rues Villar et Nova.

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Religions[]

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A ra a Mitra ? est cité par Pereira Menaut et Bouza Brey et A. D´Ors. Deo / Invicto / Soli M [ithrae (?) ... (Au dieu Soleil Invaincu M [itra ?])[46].

Dédicace à Jupiter Optimum Maximum.

Sous la basilique Alphonse III[47].

Le culte de Mitra apparaît de nouveau en Iran au début de l'ère chrétienne et se répand dans tout l'Empire romain. Mais le Mithra des mystères a assimilé tant d'éléments non iraniens qu'il est difficile de reconnaître en lui le Mitra archaïque du Veda et de l'Avesta. Le culte de Mitra a des adeptes dans la péninsule ibérique.

Dans la périphérie de Santiago ou dans la ville un autel certainement à Mitra est trouvé dans des circonstances inconnues :

Deo / Invicto / Soli M [ithrae (?)] ...[48].

En 1902, il est à Santiago, dans le musée disparu de la Société des Amis du Pays. Il figure à l'Exposition Archéologique de 1909. Le Roux et Tranoy voient dans le M à la fin de la troisième ligne l'abréviation de Mithrae. Pereira y voit le cas unique d'une association du dieu e Soleil et du culte de Mitra en Hispanie, bien qu'il s'agisse d'une observation erronée après la découverte de la mitra de Lugo[49].

Une inscription dédiée à Jupiter est trouvée dans la cathédrale, sur l'un des piliers du transept sud lors des fouilles archéologiques menées par Chamoso Lamas dans les années cinquante du XXe siècle. Il se lit comme suit :

I (ovi) O (ptimo) M (aximo) / FLACCI / NIUS M (...) i / E (x) V (oto)[50].

La cathédrale possède un important sous-sol. Des vestiges d'un établissement romain correspondant à un mansio sont été retrouvées, peut-être Assegonia, sur la route XIX, qui est abandonnée jusqu'au VIIe siècle et devient par une nécropole, en partie détruite par la médiévale. Dans les fouilles de 1878 et 1879, sur lesquelles López Ferreiro laisse documents (recherches auxquelles Labín Cabello a également participé), plusieurs briques en forme de coin sont apparues qui auraient fait partie d'un hypocauste (chauffage par le sol), des morceaux de pâte de verre bleuâtre, un morceau de stuc et d'autres matériaux. Aucune nouvelle fouille n'est plus effectuée jusqu'en 1946 lorsque Chamoso Lamas fouille tout le sous-sol de la cathédrale avec l'apparition de structures et de matériaux (des travaux sont également effectués dans les environs, entre autres sur la Plaza de la Quintana)[51].

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Du temps des Romains[]

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Grand mur romain dont les bâtisseurs de la cathédrale se servent.

Reconstitution du théâtre à Assegonia dans son emplacement d'origine[52].

Assegonia.

Emplacement de l'ancienne ville romaine. La ville chrétienne est construite sur les ruines romaines (monuments ou tombes). Elles servent de soubassements ou de carrières de pierre.

Le projet d'origine des Romains pour Assegonia suit les mêmes orientations que les autres villes parrainées par Auguste[53].

La ville et le paysage urbain du temps des Romains introduisent une rupture avec le passé celte dans la mesure où les villes d'avant les Romains ignorent les éléments caractéristiques des agglomérations municipales, tels que le forum, le théâtre, des thermes... et, bien sûr, les architectures religieuses constituées par les temples des dieux citoyens installés officiellement[54]. On retrouve un forum, un théâtre, des thermes et un temple à Asseconia. L'existence d'un théâtre de proportions similaires à celui fouillé à Bracara nous permet de considérer l'importance qu'a sur le territoire de laCallaecia (la Galice du temps des Romains) l'enclave d'Assegonia. Un tel bâtiment avec ses caractéristiques est un facteur dans l'importance de l'enchâssement où il est érigé. Le théâtre est un bâtiment représentatif du pouvoir de Rome et sa fonction est culturelle avec bien entendu une valeur de propagande parmi les classes dirigeantes[55].

Selon Franco-Taboada, la Compostelle romaine naît comme bastion de contrôle de la route qui va de Padrón à Lugo et à La Corogne. Sous le maître-autel de la cathédrale de Compostelle, il y a certainement les ruines d'un mausolée romain et des thermes avec en plus une muraille à droite et des tombes dans la nef centrale.

Cette thèse est élargie avec celle de Vicente López et Julio Prado Seijas dans leur "Compostelle, un lieu de divertissement", qui a contribué à l'idée que ce petit endroit était un carrefour où il y avait un "mansio" romain, un arrêt sur la voie romaine XIX étant un nœud de communication entre les différentes routes secondaires de la Gallaecia romaine. L'existence de ce cimetière justifiait l'idée d'une petite ville.

Un moule de coulée de bronze et des vestiges de ce matériau permettent de supposer l'existence d'un atelier de fonderie. De même, les poids des métiers trouvés dénotent une certaine activité textile.

Outre ces vestiges de bâtiments, il y a également eu des restes de céramiques hispaniques en terre sigillée d'origine probable dans la région de la Rioja actuelle et des céramiques peintes ou à céramiques à parois minces similaires à celles fabriquées dans la région de l'actuelle province de Zamora.

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De l'Empire à la découverte du tombeau[]

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Mur romain dans la Rúa de San Paio de Antealtares[56].

Nécropole païenne à côté de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle.

Une partie du vieux Saint-Jacques de Compostelle date en partie du temps des Romains.

Les vestiges archéologiques localisés aux alentours témoignent d'un environnement romanisé à l'époque de sa création. La colonie est restée occupée jusqu'au Ve siècle Et la typologie des céramiques retrouvées permet de supposer qu'elle a subi un déclin économique lent mais continu. Au cours dudit Ve siècle, l'enclave était pratiquement inhabitée puisqu'aucun vestige matériel n'a été trouvé indiquant une présence significative de colons. Cela s'est traduit par une déstructuration de la population provinciale au cours de ce siècle avec une dispersion identique et une moindre utilisation des routes.

C'est en 409 que la Gallaecia romaine, ou Galécie, tombe au pouvoir des Quades et des Marcomans coalisés sous la direction du roi suève Herméric. Assegonia est abandonnée avant le Ve siècle. La fonction ville d'étape du manoir semble changer pour devenir une nécropole romaine avec des tombeaux en briques et des tegulas (tuiles romaines). Il existe des références documentaires aux stèles funéraires elles-mêmes[57].

Au Ve siècle, les Suèves (Souabes) continuent à enterrer leurs morts avec les mêmes techniques que les Romains[58]. L'utilisation de cet espace funéraire continu jusqu'au début du VIIe siècle. Sa surface augmente du fait d'une faible densité de sépultures. Cette circonstance est interprétée comme un signe qu'une colonie voisine est restée habitée et que ses habitants et a recours pendant un certain temps au cimetière d'Assegonia pour l'enterrement. Jusqu'à ce que finalement, au VIIIe siècle, ils arrêtent de le faire.

C'est dans le grand cimetière abandonné au IXe siècle, que Pelayo est guidé par une étoile jusqu'à des tombes. Les autorités de l'époque les identifient comme le tombeau de l'apôtre Santiago el Mayor. Un mausolée de plan quadrangulaire y est entouré, sur au moins trois de ses côtés, de murs en pierre. Ce vaste espace sépulcral est situé sous l'espace aujourd'hui occupé par la cathédrale de Compostelle et ses abords. On peut considérer qu'une partie importante de la ville d'Assegonia, et des murs de son enceinte monumentale, sont restés debout au VIIIe siècle favorisant la fondation de Santiago à partir de l'ancienne enclave d'origine païenne[59]. Les friches urbaines et les pierres favorisent la fondation d'un nouveau siège épiscopal[60].

En raison de la réutilisation de nombreux matériaux dans les constructions de la Compostelle initiale, peu de vestiges de ses bâtiments d'origine sont retrouvés. Des murs dont les caractéristiques permettent de supposer l'existence de constructions de bonne qualité, un immeuble — qui possède un puit — et un espace funéraire situé hors les murs sont les seules de cette cité romaine. Dans cet espace funéraire se trouve un mausolée de plan quadrangulaire entouré, sur au moins trois de ses côtés, de murs en pierre. La tradition chrétienne place dans cet édicule le tombeau de Santiago el Mayor.


Article détaillé : Chemin de Saint-Jacques de Compostelle par la côte


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Recréation du Forum et Théâtre d'Asseconia-Saint-Jacques-de-Compostelle.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  2. L’HISTOIRE DU PÈLERINAGE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
  3. The Camino de Santiago's ancient secret
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  5. L’HISTOIRE DU PÈLERINAGE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
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  7. L’HISTOIRE DU PÈLERINAGE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
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  19. L'Ancienne géographie universelle comparée à la moderne. Tome 1 / , ou l'on voit les royaumes, les provinces, les villes et les lieux où se sont passés des évènemens remarquables ; les mers, les côtes, les golfes, les caps et détroits..., Joly, Joseph-Romain (1715-1805). A.-A. Lottin (Paris), Éditeur : A. Bertrand (Paris) : 1801.
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