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Les origines des Goths. A la fin du XIXe siècle, l'assyriologue Jules Oppert cherche à relier les Gutis, Indo-Européens des monts Zagros, ancêtres des Tokhariens[1], voisins des Mésopotamiens, connus à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et durant les siècles suivants, avec les Goths. Pour les Goths les rois de la dynastie des Balthes sont des Ases, des demi-dieux[2]. Les Balthes et les Balthes sont une famille d'origines scandinaves, de la Scandza, selon l'historien romain Jordanes[3].


Voir article détaillé : Balthes


Voir article détaillé : Culture de Wielbark


Voir article détaillé: Culture de Tcherniakhov


Age du bronze : navires de pierre sur l'île de Gotland.

Gutis et Goths ???[]

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Existe t'il un lien entre les Gutis et les Goths ?

Nobles tokhariens.

Thor au marteau est le dieu de la foudre, comme Adad, dieu mésopotamien.

Les Gutis (ou Goutis, Qutis ou Goutéens), terme issu de l'ancien akkadien qutium ou gutium, sont un peuple et une région des monts Zagros, dans le voisinage de la Mésopotamie à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et durant les siècles suivants. Un conflit entre les personnes du Gutium et l'Empire akkadien est lié à l'effondrement de l'empire, vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C.. Les Gutis ont ensuite traversé le sud de la Mésopotamie et formé une dynastie royale sumérienne.

Walter Bruno Henning (1908 – 1967) remarque que les différentes finalités des noms de leurs rois des Gutis ressemblent à des terminaisons dans les langues des Tokhariens, une branche d'origine indo-européenne, connue par des textes trouvés dans le bassin de Tarim (au nord-ouest de la Chine moderne) datant du VIe au VIIIe siècle avant J.-C..

Walter Bruno Henning voit dans le gutien la langue indo-européenne la plus ancienne documentée. Il suggère que les Gutis ont migré vers les Tarim[4].

Tamaz V. Gamkrelidze et [Vyacheslav IvanovVyacheslav Ivanov] voient dans l'hypothèse de Henning une preuve possible pour leur proposition d'un Urheimat indo-européen au Proche-Orient[5][6].

Les Gutis ont disparu et leur nom est tombé dans l'oubli pendant des siècles. Ultérieurement des formes variées de noms tels que: Guti, Gauth, Geti, Gothi, Gudo, et Gad qui sont employées pour désigner les Goths qui s'installent en Suède[7].

A la fin du XIXe siècle, l'assyriologue Jules Oppert cherche à relier les Gutis, Indo-Européens des monts Zagros, ancêtres des Tokhariens[8], voisins des Mésopotamiens, connus à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et durant les siècles suivants, avec les Goths.

Cambridge ancient history admet que les Hittites sont liés aux Gutis[9]. Par ailleurs, Waddel mentionne que les Jats indiens sont apparentés aux Goths européens et ces anciens Gutis[10].

Selon l'historien Henry Hoyle Howorth, les assyriologues Ignace Gelb (1907 - 1985) et Theophilus Pinches et l'archéologue Léonard Woolley (1880 - 1960), les Goutis sont pâles de peau et de chevelure blonde. Cette identification est proposée lorsque Jules Oppert (assyriologue juif réfugié en France) publie une série de tablettes qu'il a découvert, où il est dit nommé en Hourrite que les esclaves Goutis comme namrum ou namrûtum, qui signifie "teint clair" ou "lumière colorée". Ce caractère racial des Goutis, blonds à la peau claire, est également repris par Georges Vacher de Lapouge et plus tard par l'assyriologue (linguiste et archéologue) Sidney Smith (1889 - 1979) dans son Histoire des débuts de l'Assyrie (1928).

Les Balthes : des Ases ?[]

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Détail d'Odin-Gaut, ancêtre des Balthes, et des Goths en général, chevauchant Sleipnir sur la pierre de Tjängvide.

Réunion des Ases dans le Walhalla.

Gaut est à l'origine, le Dieu principal des Goths, le dieu de la guerre, le Mars des Romains. Gaut est l'un des nombreux noms eddaïques d'Odin.

Le nom de ce dieu scandinave de la guerre est probablement à l'origine du nom des Goths. Selon la tradition orale des Wisigoths et des Ostrogoths, il est l'ancêtre des deux principaux lignages gothiques : le lignage des Amales, pour les Ostrogoths, et le lignage des Balthes, pour les Wisigoths.

Bien que le christianisme, et surtout l'arianisme, commence peu à peu à toucher les Goths à partir de l'année 341, ces deux lignages issus de ce Dieu païen conservent néanmoins jusqu'au milieu du VIe siècle au moins, leur prestige et leur côté sacré, mythique.

La signification du nom de ce Dieu est peut-être identique à la signification du nom de goth : semence, géniteur, Homme.

L'épée nommée Terving est donnée directement au premier ancêtre des Balthes par le Dieu de la guerre Gaut. Elle est un instrument de combat victorieux et de justice triomphante. Elle est transmise de génération en génération et symbolise l'origine du pouvoir royal. Elle est aussi appelée Tyrfing dans la mythologie nordique, notamment un poème de l'Edda Poétique appelé Hervararkviða et la saga Hervarar. Le nom est également utilisé dans la saga pour désigner les Goths. La forme Tervingi se retrouve dans des sources romaines au IVe siècle. L'épée nommée Terving symbolise l'origine du pouvoir royal. Elle incarne la guerre, mais aussi la gards (terre) et le thuida (peuple) des Goths.

Pour les Goths les rois de la dynastie des Balthes sont des Ases, des demi-dieux[11].

La terre des Goths[]

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Pot de terre datant de l'Age de fer (Gotland).

Arme de l'âge de fer suédois, trouvé à Gotland.

Carte de la Scandza, avec les peuples qui la composent. Il n'est pas certain que les Goths aillent directement de Gotland à la Vistule. Ils ont du suivre les côtes sud de la Baltique car ils n'ont pas de voiles.

Les Balthes et les Balthes sont une famille d'origines scandinaves, de la Scandza, selon l'historien romain Jordanes[12].

Baltia est une île légendaire dans la mythologie romaine, censée se trouver au nord de l'Europe. Cette soi-disant île est mentionnée par Xénophon, d'après l'Histoire Naturelle de Pline l'Ancien. On peut ainsi admettre l'identité de ce peuple avec les Gotones, signalés par Tacite, au Nord-Est de la Germanie[13].

Plusieurs auteurs grecs ou romains signalent les Goutons et les Goutis des deux côtés de la Baltique. Or, Gutis en Mésopotamie se prononce gouti. Ptolémée parle de Gutis, une tribu de Scandia. La théorie de Jules Oppert sur ​​cette connexion est reprise par certains Indo-Européistes.

Claudius Ptolémée fait mention de la Scandinavie dans le second livre de son œuvre en disant :

Il y a dans l'océan Arctique une grande île nommée Scandza; elle figure une feuille de cédratier; ses côtés s'étirent en longueur et se resserrent pour l'enclore. D'elle encore Pomponius Mela rapporte qu'elle se trouve dans le golfe Codanus (Cattégat ? Baltique ?) entre les rives duquel s'introduit l'Océan. Elle est située en face du fleuve Vistule, qui sort des montagnes sarmates (Carpates) et qui, en regard de l'île de Scandza, se jette dans l'Océan par trois embouchures, séparant la Germanie de la Scythie. A l'est, au sein des terres, cette île contient un lac très large; c'est de ce lac, comme d'un ventre, que sort le fleuve Vagi (ou Vagus), qui roule à grands flots vers l'Océan. A l'ouest, elle est entourée par l'immensité de la mer (= de l'Océan). Au nord aussi, elle est enserrée par ce même Océan infini sur lequel on ne peut naviguer et d'où se détache, comme une sorte de bras, le bassin élargi de la mer germanique. Là il y a des îles, petites mais nombreuses, où les loups, dit-on, s'ils y passent profitant de ce que la mer est gelée par le froid, perdent leurs yeux. Ainsi cette terre n'est pas seulement cruelle aux hommes, elle l'est aussi aux bêtes féroces. Quant à l'île de Scandza, elle est habitée par un grand nombre de nations diverses, quoique Ptolémée n'en nomme que sept... Toutes ces races, qui sont supérieures aux Germains en taille et par leur courage, avaient l'habitude de combattre avec une férocité de fauves[14].

Les Goths ont leurs origines anciennes dans le Jutland qui mille ans avant leur première s'appelle Gotland[15].

Le Reidgotalan des sagas de la mythologie nordique désigne la terre des Goths. Ils sont cités par Pythéas, le Marseillais, après son expédition jusqu'à Thulé, en 327 av. J.-C..

L'île des origines, scandinave, est appelée Scandza, mais certains auteurs antiques la qualifient de royale, Balissa (le pays des rois) ou balthe, nous dit Pline.

Les Balthes, avant d'être des rois en Hispanie et dans le sud de la Gaule sont des juges et des sages, partageant le pouvoir goth, avec la famille royale des Amales. Ces derniers et les Balthes sont la mémoire des origines pour ce peuple[16].

Voir article : Culture de Wielbark Voir article : Culture de Tcherniakhov

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Henning, W.B. (1978). The first Indo-Europeans in history In Ulmen, G.L. Society and History, Essays in Honour of Karl August Wittfogel. The Hague: Mouton. pp. 215–230. ISBN 978-90-279-7776-2.
  2. Véronique Gazeau, Identité et ethnicité : concepts, débats historiographiques, exemples (IIIe-XIIe siècle), Publications du CRAHM,‎ 2008.
  3. Burenhult, Göran, Människans historia, VI. 1996: p.94.
  4. Henning, W.B. (1978). The first Indo-Europeans in history In Ulmen, G.L. Society and History, Essays in Honour of Karl August Wittfogel. The Hague: Mouton. pp. 215–230. ISBN 978-90-279-7776-2.
  5. Gamkrelidze, TV ; Ivanov, VV (1989). Первые индоевропейцы на арене истории: прототохары в Передней Азии (Les premiers Indo-Européens dans l'histoire: les proto-Tocharians en Asie Mineure). Journal of Ancient History (1): 14-39.
  6. Gamkrelidze, TV; Ivanov, VV (2013). Индоевропейская прародина и расселение индоевропейцев: полвека исследований и обсуждений (la patrie indo-européenne et les migrations: un demi-siècle d'études et de discussions). Journal of Language Relationship. 9 : 109-136.
  7. Origine, Yair Davidy, Lulu.com, 2008.
  8. Henning, W.B. (1978). The first Indo-Europeans in history In Ulmen, G.L. Society and History, Essays in Honour of Karl August Wittfogel. The Hague: Mouton. pp. 215–230. ISBN 978-90-279-7776-2.
  9. Jats, the Ancient Rulers: A Clan Study, Bhim Singh Dahiya, Éditeur Sterling, 1980.
  10. Jats, the Ancient Rulers: A Clan Study, Bhim Singh Dahiya, Éditeur Sterling, 1980.
  11. Véronique Gazeau, Identité et ethnicité : concepts, débats historiographiques, exemples (IIIe-XIIe siècle), Publications du CRAHM,‎ 2008.
  12. Burenhult, Göran, Människans historia, VI. 1996: p.94.
  13. Les Goths
  14. Dagron Gilbert. 1. Une lecture de Cassiodore-Jordanès : les Goths de Scandza à Ravenne. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 26ᵉ année, N. 2, 1971. pp. 290-305.
  15. [http://www.dandebat.dk/eng-dk-historie12.htm Denmark's History - The Goths.
  16. Les Goths, Renée Mussot-Goulard, Atlantica, 1999.
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