Wiki Guy de Rambaud
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                     Noël Lannux de la Chaume


Blason des Lannux (ancien).

Blason des Lannux.

Blason de Nersac.

Noël Lannux de la Chaume est natif de Jago ou Jagou, ancienne paroisse devenue hameau important de Garos[1], dans le Soubestre (terroir du nord du Béarn). Sa date de naissance peut être fixée en 1625, ses parents s’étant mariés en 1624 et il a un soeur aînée. Il décède avant le 24 octobre 1709, paroisse de Saint-Pierre de Roullet en Angoumois.


Membre de la très ancienne famille Lannux, Noël de Lannux est le fils aîné de Joan de Lannux (1595 - 1674), propriétaire terrien et négociant de Garos, et de Jeanne de Cauhapé (1610 - 1691). Il apparaît dans des documents d’inventaire des biens de son père fait après le décès de sa mère le 5 juillet 1691.

Lannux est Procureur général et spécial de Pierre de Puybusque de La Genebrière (1675 et l'intendant du marquis de Langallerie, premier baron de Saintonge à cause de Tonnay-Charente, Henri François de Gentil (1628 - 1693), lieutenant-général. Le Roy le remercie pour son courage, lors de la traversée du Rhin (1672), en lui donnant le Régiment de Langallerie-Cavalerie (1679) et gouverneur de la Provence[2]. Ce grand seigneur est souvent absent de son château La Mothe-Charente. Noël Lannux de la Chaume y vit avec sa femme et la seconde épouse du propriétaire, depuis le 26 septembre 1660, Marie de Couleurs, fille de Pierre, vicomte d'Arnas.

Noël Lannux de la Chaume est l'ancêtre des Lannux de Morlaix.


Voir article détaillé : Lannux


Voir article détaillé : Lanux


Voir article détaillé : Descendance de Marie Catherine Saulnier de Cugnon


Les Lannux sont originaires de la Bigorre. Ils vont en Aragon et forment deux branches : les Lanuza qui s'y installent tandis que les Lannux vont en Gascogne. Du Béarn, au XVIIe siècle, une branche s'installe dans l'Angoumois et l'autre, les Lanux, à Paris. Ceux des Charentes émigrent à Morlaix au XVIIIe siècle. Ces Lannux font du négoce à Séville et Cadix et sont Consuls d'Espagne à cette époque. On a aussi la branche parisienne que l'on retrouve dans l'Océan Indien.

BIOGRAPHIE[]

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Ses parents[]

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Le logo de la communauté de commune du canton d'Arzacq semble inspiré par le blason des Lannux.

Noël de Lannux est un membre de la famille Lannux, natif de Garos (nord du Béarn), fils aîné de Joan de Lannux (1590 - 1674) et Jeanne de Cauhapé (1610 - 1691), petit-fils d'un Arnaud, jurat. Il a trois frères et une soeur, dont Jean-Baptiste de La Nux, tige de la branche des Lanux.


Voir article détaillé : Joan de Lannux


Voir article détaillé : Lanux

La plupart des Lannux quittent Garos au XVIIe siècle.

Sa jeunesse[]

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Noël de Lannux ne fait pas partie de la haute domesticité royale comme ses frères. Il n'est pas Écuyer Ordinaire de la Reine et héritier en partie des Ducs de Foix.

Noël de Lannux quitte Garos en 1641, pour émigrer vers l'Angoumois, certainement à Nersac. Il a 15/16 ans.

Comme il devient Procureur général et spécial, puis Intendant de deux grands seigneurs on peut en déduire qu'il est déjà fort instruit.

Il revient à Garos quelquefois dans sa jeunesse, jusqu'en 1657. Puis il reste 17 ans sans y revenir pour le décès de son père, Joan de Lannux, en 1674.

A Nersac, vers 1670, il se marie avec Elisabeth Gaudin et a trois enfants. Entre 1673, date à laquelle nous trouvons le premier document le concernant, et 1687, Noël de Lannux demeure au château de La Mothe, paroisse de Nersac, appartenant au Marquis Henry François de Gentil (1628 - 1693).

Procureur général de Pierre de La Genebrière (1675)[]

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Noël de Lannux est Procureur général et spécial, en 1675, de Pierre de Puybusque de La Genebrière, descendant de Raymond de Puybusque, Capitoul en 1409.

Par acte du 17 juin 1675 Noël de Lannux est nommé Procureur général et spécial de Pierre de Puybusque de La Genebrière, né le 28 janvier 1675.

Le bébé est représenté par Louis Roy, dit Châtellerault, du bourg du Perat en la Valette, cavalier dans la compagnie de M. de Langallerie en Angoumois, lequel lui donne pouvoir de comparaître pour lui par-devant tous juges ou notaires.

Dans cet acte, Noël de Lannux est cité comme demeurant au château de La Mothe-Charente et l’acte est signé en ce château des Langallerie[3].

Procureur fondé de procuration du premier baron de Saintonge[]

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Noël de Lannux est Fondé de procuration du Général-Gouverneur Henry François de Gentil (1628 - 1693) et vit au château de la Mothe, à Nersac.

Le salon du château de la Mothe.

Le fils du Marquis de Langallerie, Philippe de Gentil (1661 - 1717), premier baron de Saintonge, général de la cavalerie de l'Empire.

Manifeste De Philippe De Gentil, Marquis De Langalerie, Cy-devant Lieutenant Ge....

Le seigneur de Langallerie et sa seconde épouse, prêtent de l'argent à Noël de Lannux en 1670 et 1671, peut-être car il vient de se marier.

Henri François de Gentil (1628 - 1693) est le premier marquis de Langalerie (Limousin), le premier baron de Saintonge du fait de Tonnay-Boutonne, Lieutenant général des armées du roi (10 mars 1690), gouverneur de Provence et du comté de Nice. Le Roy le remercie pour son courage, lors de la traversée du Rhin (1672), en lui donnant le Régiment de Langallerie-Cavalerie (1679)[4]. Ce grand seigneur est souvent absent de ses châteaux en Charente et ans le Limousin. Selon Saint-Simon c'est un fort bon général[5].

Dans un acte du 2 mai 1683[6], Noël de Lannux est alors procureur fondé de procuration de messire Henry François de Gentils, chevalier seigneur de Langallerie maître du camp de cavallerie de sa majesté, la dite procuration passée à Sedan le 30 mai 1680 par Robin Durlou en sa minute et par les héritiers de défunt Antoine Ordonneau. Il est cité sur cet acte comme demeurant au Château de la Mothe. Il transige avec la demoiselle Julienne de La Boissière, veuve de de defunt Geoffroy Mouger vivant sieur de La Buseguine comparante pour elle et ses enfants et feu Mathurin Mouger demeurante en la ville d’Angoulême. Noël de Lannux doit payer une somme d’argent pour le compte du seigneur Langallerie.

Le 22 novembre 1684 on le retrouve toujours au château de La Mothe dans un acte de transaction avec un nommé Louis Jean Briand[7]. Il est alors sieur de La Chaume et il agit comme étant chargé par le seigneur de Langallerie auprès d’un de ses métayers Louis Jean Briand, à la métairie de Nantillac. Parmi les dépendances plus lointaines de ce fief est un moulin à blé à deux roues sur la Charente, paroisse de Trois-Palis[8].

Le 12 mai 1686, par acte[9], le seigneur de Langallerie, Henri François de Gentil (1628 - 1693) demande des comptes à Noël de Lannux, sur la gestion des fermages dont il a la charge, pour la période allant de 1678 jusqu’à 1684, et notamment sur la récolte de l’année 1677.

Le 20 juin 1686, il y a une transaction entre le seigneur de Langallerie, Henri François de Gentil (1628 - 1693), et Noël de Lannux sur les comptes de la gestion faite par ce dernier des biens appartenant au seigneur. Gestion faite entre 1677 et 1678, et également pour l’année 1680, où le seigneur guerroyait pour le roi.

En 1686, la seconde épouse du Marquis, Marie de Couleurs, fille du vicomte d'Arnas (Président trésorier de France en la Généralité de Lyon, conseiller du roi), est encore vivante. Elle est soignée par la femme de Noël de Lannux au château de La Mothe.

En 1687, Noël de Lannux règle définitivement ses comptes avec le seigneur de Langallerie, dont un prêt qui lui a été fait le 7 mai 1670, un autre le 7 avril 1677 et un autre par la seconde épouse du seigneur le 2 juillet 1671, à la date de cet acte. Noël de Lannux est toujours domicilié au château de La Mothe, en 1687.

Ce logis, où château fait partie d’une série de belles demeures, sur la commune de Nersac, qui donnent sur les rives sud de la Charente[10]. Philippe de Gentil de Langallerie (1661 - 1717), Chevalier, maréchal des camps du Roy, est son fils. Lamothe-Charente est vendu par la veuve de ce dernier en 1717.

Le marquis est surtout connu pour sa conduite héroïque au passage du Rhin par Louis XIV, en 1672.

Lannux, sieur de La Chaume[]

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Carte de Cassini (en 1750). Roullet. La Chaume.

Il est dit sieur de La Chaume le 22 novembre 1684 dans un acte de transaction avec un nommé Louis Jean Briand[11].

Au lieu-dit La Chaume paroisse de Roullet. Roullet est une seigneurie qui appartient à Henry François de Gentil (1628 - 1693).

D'après les recherches que nous avons faites en Charente, dans les minutiers des notaires, il ressort que Noël figure comme sieur de La Chaume (paroisse du Roullet). Il a une terre à La Chaume, raison pour laquelle il est dit sieur de La Chaume, mais vit à Nersac au château de Lamothe.

Le 25 avril 1685, dans un acte[12], Noël de Lannux achète au sieur Jean de Latour et sa femme Catherine Normand, demeurant au Roullet, trois pièces de pré situé au lieu appelé La Préderie du Roullet, qui est bordé d’un côté du pré de feu Jacques Jolly et sur les deux autres côtés au pré de Jean Tiffon pour 600 Livres. Sur cet acte Noël de Lannux est domicilié au château de La Mothe.

Héritage[]

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Noël de Lannux revient à Garos, en 1674, après le décès de son père. Puis ce Lannux de La Chaume se rend à Garos pour faire l’inventaire des biens de ses parents, au décès de sa mère, en 1691, après avoir reçu un acte de donation de ses frères Jean-Baptiste de La Nux et Dominique de Lannux (1634 - 1718), passé chez Lenormand notaire à Paris.

Le 5 juillet 1691 il fait l’inventaire de la succession de sa mère. Il loue tous les biens en terres et maisons à son cousin Jean de Sans pour 998 francs bourdalois.

Noël de Lannux est dit sieur de Castel et de la Chaume, mais ne semble guère riche, car ses frères, serviteurs de la famille royale, lui cèdent leur part d'héritage. Son père, Joan de Lannux (1590 - 1674), ne l'est plus guère plus, car Noël de Lannux n'accepte l'héritage que sous réserve d'inventaire et la succession est peu importante 998 livres et quelques meubles paysans. Comme ce marchand et propriétaire terrien payait dans sa jeunesse beaucoup d'impôts on peut en déduire qu'il a fait de mauvaises affaires.

MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Son mariage (1670 / 1675)[]

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Eglise de Nersac.

Eglise de St-Jean de la Palue (La Couronne).

Eglise de Roullet.

Vers 1670, Noël de Lannux épouse Elisabeth Gaudin, fille d’Antoine Gaudin et de Marie Chaignau, née vers 1650, soit à la Couronne, soit à La Fuye, paroisse de Nersac où l’on retrouve pas mal d’individus portant ce patronyme. Lannux doit notamment une somme de 300 livres prêtée lors de son mariage à Elysabeth Gaudin, sa femme, par Judith de La Motte-Fouqué, la mère du Marquis. Vers 1670 les Langallerie leur prêtent plusieurs sommes, certainement du fait de leur mariages ou de naissances.

Elle est déjà décédée avant 1709, car Noël de Lannux et sa femme apparaissent comme décédés sur le contrat de mariage de leur fille le 4 octobre 1710, et sur le contrat de mariage de leur fils le 24 octobre 1709.

Nous ne sommes pas sur que Marie Chaignau soit la mère de Elisabeth Gaudin, en effet son père se marié deux fois et a trois enfants du premier lit, Elisabeth et deux Jean et du second lit un seul enfant, Michel Hubert. Nous avons trouvé la trace de Marie Chaignau dans un acte passé le 28 octobre 1673[13]. Sur cet acte, Antoine Gaudin est dit maître charpentier, demeurant au village de Lafuie, paroisse de Nersac. Il donne en fermage pour cinq années consécutives, une maison située au village de Flouanceau.

Le 19 aout 1680 ont reçu la bénédiction nuptiale dans l’église de Roullet, Antoine Gaudin et Michèle Lambert de cette paroisse... témoin à ce mariage Lannux. Signé Lannux.

Nous avons trouvé la trace des frères Elisabeth dans un acte du 25 mai 1687[14], concernant un consentement que donne Noël de Lannux à ses beaux-frères sur la succession pour régler les frais de l’enterrement de leur père :

¤ Jean l’aîné, maître cordonnier demeurant au village de La Fuye, paroisse de Nersac.

¤ Jean le second, maître ?, demeurant également au village de La Fuye.

¤ Michel Hubert Gaudin, demi-frère demeurant à Claix, paroisse de St Estèphe, encore mineur enfant d’un second mariage d’Antoine Gaudin.

Le 25 novembre 1687, par contrat passée par-devant Ordonneau Notaire[15] Noël de Lannux reçoit quittance de M. Gibert et Mme Berrion, sa femme, d’une somme de 200 livres dont il etait tenu par leur contrat de mariage du 13 juillet 1682 par-devant le même notaire[16]. Il demeure au château de La Mothe.

Sa descendance[]

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Dominique de Lannux, son fils, est Maître chirurgien à Roullet et à Angoulême.

Morlaix, rue du Pavé (paroisse Saint-Mathieu).

De son mariage avec Elisabeth Gaudin nous avons retrouvé la naissance de deux enfants. En en 1709, son fils Dominique reçoit de sa sœur Marie Anne un acte de renonciation de l’héritage de ses parents, en sa faveur et faisant de ses seuls enfants ses héritiers.

- Dominique de Lannux de La Chaume reste à Roullet, où il fait souche et a une nombreuse descendance qui migre en partie sur Morlaix, Cadix et Séville.

- Marie de Lannux quitte l'Angoumois vers 1701 pour Paris où elle vit alors auprès de ses deux oncles encore vivant et ses cousins germains. Elle épouse un conseiller du Roi originaire d’Auvergne, et va s'installer à Morlaix où elle finit ses jours sans postérité. Certains enfants de Dominique de Lannux de La Chaume, vont rejoindre leur tante à Morlaix où ils font souche et deviennent d'importants notables.

- François Lannux (ca 1670 - avant 1709) est peut-être le frère de Dominique de Lannux de La Chaume. Sa veuve a accompagné ses neveux, et sa belle-soeur, Marie de Lannux, à Morlaix. La veuve de François Lannux vit au Pavé de Morlaix en 1720. La veuve du sieur François Lannux paie une capitation de 40 Livres, en 1720, somme qui en fait l'un des principaux contribuables[17].

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Revue historique et archéologique du Béarn et du pays basque, G. Lescher-Moutou, 1935.
  2. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente, Volume 3, Société Archéologique et Historique de la Charente, 1866.
  3. AD 16. 2E 4369 Notaire Gambier.
  4. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente, Volume 3, 1866.
  5. Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, Constantin 1866.
  6. AD Angoulême. 2E 4854.
  7. AD Angoulême. 2E 4855.
  8. Vigier de la Pile, Histoire de l’Angoumois. Montaigut de M.B. Philippe de Gentils, S.A.H.C 1865 p.157.
  9. AD Angoulême 2 E 4855.
  10. Vigier de la Pile, Histoire de l’Angoumois, Montaigut de M.B. Philippe de Gentils, S.A.H.C 1865. p.157.
  11. AD Angoulême 2E 4855.
  12. AD Angoulême 2 E 4855 Nre Ordonneau.
  13. 2E 4369 AD Angoulême Nre Gambier.
  14. 2E 4854 AD Angoulême Nre Ordonneau.
  15. 2 E 4856.
  16. voir Ordonneau 2 E 4853 AD Angoulême
  17. [https://morlaix1720.wordpress.com/2016/02/06/le-pave/ La ville de Morlaix, quartier par quartier, d'après la capitation de 1720
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