Wiki Guy de Rambaud
Advertisement

.

.

.

.

.


                               Nicolas Mottet de La Motte

.

.

.

.

.


Nicolas Mottet de La Motte est officier de vénerie et le Comte de Toulouse, Grand veneur de France.

En 1693 Mottet naît place de l'École.

Nicolas loge dans la demeure du Roy, le château de Compiègne (vue du palais au moment de sa mort en 1768).

Le Château de La Motte à Béthisy-Saint-Martin appartient à la famille Erlaut-Herlaut, puis aux Mottet.

Nicolas Mottet de La Motte, ou Claude Nicolas de Motte naît le 29 mars 1693 à Paris, place de l'Ecole, dans le 1er arrondissement[1]. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois, paroisse des rois de France. Il décède le 29 mars 1768 à Compiègne et comme il est l'un des ''Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne'' il est enterré par la paroisse du Crucifix (Crucifixus in ecclesia Sancti Cornelii) et repose avec son épouse dans l'église de l'Abbaye de Saint-Corneille jusque son saccage par les révolutionnaires[2].


Le baron Nicolas Mottet de La Motte est un membre de la famille Mottet (XIIe-XXIe siècle.), de la branche des Mottet d'Île-de-France. Il est le fils du prévôt Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et de Marguerite Herlaut, parente proche du célèbre financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut.

Nicolas Mottet de La Motte est l’un des ''Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne''[3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13].

Le baron Nicolas Mottet de La Motte se marie avec Madeleine Coustant, le 6 avril 1723, à Compiègne (paroisse Saint-Jacques). Elle est la fille de Charles Coustant de Belle-Assise, personnage important à Compiègne et à Paris, d'une famille noble fort ancienne et illustre. Du fait de ce mariage il possède en partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Il fait construire le Château de La Motte avec les pierres de celui de Donneval.

Claude-Nicolas Mottet, seigneur de la Motte, se livre, avec son beau-frère Pierre Moreau de Champlieu, à un important négoce des bois. Nicolas et Moreau ont un procès avec le Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons et le roi. Ils sont en partie ruinés par une décision inique[14].

Nicolas est procureur en 1729 à Paris[15], avocat au Parlement de Paris, et Intéressé dans les affaires du Roi.

Nicolas Mottet est aussi officier dans les venneries du roy[16][17], principalement en forêt de Compiègne, en 1758. Comme le Comte de Toulouse, enfant naturel reconnu de Louis XIV, est aussi secrétaire à la marine, deux des dix enfants de Nicolas Mottet vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine. Du fait de ses fonctions Claude-Nicolas Mottet, seigneur de la Motte, est officier dans la demeure du Roy, le château de Compiègne.

Mais, Mottet est aussi seigneur des fiefs de La Fontaine Donneval, de La Motte[18], à Orrouy, non loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne.

A Yerville, Maître Halley indique, après Messire Le Bret, Louis Mottet de la Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers. Aucun ne semble avoir résidé, même quelques semaines, dans cette paroisse où ils afferment des terres... Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet. Plusieurs d'entre eux ont des installations secondaires et des propriétés à Yerville, Saint-Etienne-le-Vieux, Cideville, Limésy et Emanville[19], dans le Pays de Caux.

.

.

.

.

.

Le Comte de Toulouse, Grand veneur de France, chasse avec Nicolas. Comme le prince est aussi Chef du Conseil de la Marine, Benoît Mottet de La Fontaine et Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet, fils de cet officier de vénerie, deviennent du fait de leurs qualités des responsables du Ministère de la Marine.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

SA FAMILLE, SA JEUNESSE[]

.


Sa famille[]

.

Saint François de Paule.

Assassinat du duc de Guise.

Vue du quai du Louvre et Port Saint-Nicolas.

Nicolas Mottet est un membre de la Famille Mottet (XIIe-XXIe siècle.) Filiations bretonnes, d'Henri de la Messelière, et l'Histoire généalogique de la maison de Lantivy nous disent que les Mottet se fixent à Mantes-la-Jolie et y occupent des fonctions dans l’administration royale[20]. Mais ils ne sont pas Bretons, juste alliés à une famille noble bretonne au XIXe siècle.

Ce sont des Provençaux qui forment plusieurs branches. Son arrière-grand-père, Jean Motet, est le deuxième premier Mottet installé en Île-de-France. Il devient franc-archer de la ville de Paris, en 1595. Jean épouse Nicole Gosset, soeur d'Anne et Marguerite Gosset, ancêtres de Lavoisier et Racine. Son beau-père, Jean, est avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterêts, en 1558. Leur aïeul, Robert Gosset, est franc-archer présent à la Montre d'Amiens le 9 mars 1470, avocat du roi en 1501, gouverneur de Senlis... [21].

Les Mottet d'Île-de-France sont au service des Rois de France près de Paris. Son grand-père est Noble Homme Louis Mottet, contrôleur des finances. Ses cousins de Mantes, Christofle Mottet (1605 - 1685) et Salomon sont conseillers du roi au bailliage et siège présidial de Mantes[22].

Sa grand-mère, Catherine Chaillou, est petite-fille de Jean d’Alesso, arrière-petite-nièce de saint François de Paule. Les Chaillou sont eux-aussi des partisans des Guise et la Sainte Ligue. Son père, Pierre le jeune Chaillou de Martigny, Conseiller et argentier du roi est pourvu de la charge anoblissante de secrétaire du roi, maison et couronne de France et maire de Dreux en 1580-1581 pour la Sainte Ligue[23]. Le 9 juin 1593, après le nouveau siège de Dreux, Henri IV insulté par les habitants lors du premier siège, fait pendre six ou sept des principaux habitants ruelle des Soupirs. On a conservé les noms de cinq de ces ligueurs : Pierre Gravelle, procureur du roi, Antoine Delaval, maire de Dreux, Pierre Chaillou le jeune et Guy Chaillou.


Article détaillé : Jean Motet

Article détaillé : Louis Mottet

Article détaillé : Mottet d'Île-de-France

Article détaillé : Louis Mottet de La Motte

.

.

.

.

.

Sa jeunesse[]

.

Antoinette Le Cousturier, sa cousine germaine, vit au château de Boisset-les-Prévanches.

Louis Mottet de La Motte (1651-1733), son père, bourgeois de Paris, est l'un deux Maîtres des ponts de Paris, charge importante (60.000 francs) qui ne se limite pas à s'occuper des péages aux ponts et à leur entretien. Louis Mottet est aussi Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. A Compiègne, la justice civile et criminelle lui appartient par moitié[24]. Louis Mottet est dit sur les actes des registres paroissiaux et les actes notariés : écuyer et intéressé dans les fermes du Roi pour le bailliage de Compiègne[25]. Donc Nicolas est élevé en partie à Compiègne.

A la mort de son père, en 1738, il devient un baron ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne[26][27][28][29][30][31][32][33][34][35][36].

Son père se marie avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735), en février 1683, parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut. Du fait de ce mariage il possède en partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Nicolas en hérite et continue la construction du château de La Motte avec les pierres de celui de Donneval.


Article détaillé sur les barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne


.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

MOTTET IMPORTANT NEGOCIANT EN BOIS (1717 - 1733)[]

.

Paris est approvisionnée par la Seine.

La forêt de Compiègne au XVIIIe siècle est un lieu de chasse pour le souverain et sa cour - on parle des plaisirs du Roi, mais la forêt a alors un éminent rôle économique et social. Avant l'usage généralisé du charbon, le bois était, en concurrence avec l'eau, la première source d'énergie de l'économie pré-industrielle ; la situation de la forêt de Compiègne à proximité de Paris en faisait un des principaux fournisseurs de la capitale en bois de chauffage (jusqu'à 13.000 stères de bois par an) ; il faut y ajouter le charbon de bois, le bois de construction pour le bâtiment et la charpente de bâteau. Compiègne fournit des chantiers navals locaux et surtout la marine royale à Rouen. Cette activité est la source de nombreux emplois, permanents ou saisonniers et procure des bénéfices appréciables entrant dans les revenus ordinaires du Roi[37].

Louis XV veut chasser à cour en forêt de Compiègne. Il va la faire traverser par soixante routes, car les meutes de la couronne ne peuvent suffire contre des animaux plus forts et plus rusés que dans n'importe quelle autre contrée.

Moreau de Champlieu et Mottet sont tous les deux adjudicataires en 1727 pour l'ouverture de neuf nouvelles routes en forêt de Compiègne, où le Roi Louis XV chasse très souvent à courre.

.

.

.

.

Adjudicataires en 1727[]

.

En 1727, Nicolas Mottet se livre, avec son beau-frère Pierre Moreau de Champlieu, à un important négoce des bois.

Une route en forêt de Compiègne peut représenter beaucoup de cordes de bois.

En 1727, Nicolas Mottet se livre, avec son beau-frère Pierre Moreau de Champlieu (ca 1670 - 1742), à un important négoce des bois. Pierre est le mari d'Antoinette Mottet. Il est Sieur de Chanlieu, intéressé dans les affaires du Roy et demeure à Paris, rue Montorgueil, paroisse Saint-Eustache (démembrement de Saint-Germain-l'Auxerrois). Antoinette apporte une dot de 15.000 livres, dont 6.380 en billet de monnoye et deniers comptant et le surplus montant à 8.620 livres estant constitué de 431 livres de rente au denier vingt, constituée sur les aydes et gabelles par Monsieur le Prévost des marchands et échevins de cette ville de Paris.

En ce qui concerne les neufs routes qu'ils défrichent Mottet et Moreau de Champlieu, son beau-frère, vont être victimes d'un certain Etienne Rivié, maréchal ferrant auvergnat, devenu Grand Maistre des Eaux et Forests aux départements de Valois, Senlis et Soissons, qui cherche à s'enrichir aux dépens des sujets du roi.

Ils font, paraît-il, abattre des branches et arbres non marqués par la maîtrise des Eaux et Forêts. De 1731 à 1733, ils sont l'objet d'une procédure pour délits forestiers conduite par Etienne Rivié, Grand Maistre des Eaux et Forests aux départements de Valois, Senlis et Soissons (reçu le 4 septembre 1712), un arriviste qui ne songe qu'à s'enrichir du fait de prises illégales d'intérêts.

D'ailleurs, le 19 janvier 1728, les officiers de la Maison du Roi de Compiègne dressent un procès verbal de recollement qui ne signale aucun délit.

.

.

.

.

.

Procès avec Rivié (1730)[]

.

Plan de la forêt de Compiègne.

L'hotel particulier des Rivié, où est mort Etienne Rivié. Cette famille s'enrichit aux dépens des Français roturiers ou nobles qui font la richesse du royaume.

Malgré ce soutien à Mottet d'experts, le 10 octobre 1730, soit plus de deux ans et demi après que des fonctionnaires du roi aient fait leur rapport, le Rivié, Grand Maître des Eaux et Forets du département de Soissons, dresse un nouveau procès verbal, parlant de délits commis par ledit Mottet conjointement avec Pierre Moreau de Champlieu, son associé. Les quantités de bois sont multipliées par dix[38].

Un an plus tard, le 31 juillet 1731, est rendu un arrêt en Conseil d’Etat du Roy, par lequel Sa Majesté ordonne que, sans égard au procès verbal de recollement de 1728, celui du sieur Rivié de 1731 est et demeure définitif. A la requête et diligence du Procureur du Roy, ils sont informés par le dit Grand Maître Etienne Rivié de tous les délits énoncés au procès verbal du 10 octobre 1730, et que le procès instruit doit être jugé définitivement en dernier ressort par ledit Sieur Grand Maître.

Donc non seulement ce Rivié - d'une famille de maréchaux-ferrants auvergnats - décide tout seul qu’il y a eu délit, mais c’est également lui qui va les juger. Bien entendu, le 8 avril, le dit sieur Grand Maître Rivié condamne conjointement Nicolas Mottet et Pierre Moreau de Champlieu, son associé, à payer des sommes incroyables : 9.567 livres d’amende, plus 12.641 livres de dommages, intérêts et restitutions, soit au total 22.268 livres à payer.

Le sieur Mottet, qui ne s’est pas déplacé, est condamné en outre à payer personnellement 775 livres et 15 sols de frais de contumace. Nous arrivons donc à un total de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois (15.000 m3). C’est une somme démentielle et qui ne correspond pas à la production de la forêt de Compiègne, grande de 27.000 arpents (13.000 ha) et surtout surexploitée depuis des siècles[39]. De nos jours 15.000 m3 de bois cela correspond à la quantité extraite à La Réunion et à Mayotte, par l'ONF sur des forêts dix fois plus vastes[40].

.

.

.

.

.

Requête au Roi (1733)[]

.

Sa Majesté modère les condamnations portées par le dit jugement contre les dits Mottet et M. de Champlieu à la somme de 14.000 livres (au lieu de 22.868 livres), soit 14.000 1/3 d'écu en argent.

Allées et carrefour en forêt de Compiègne, vénerie royale, par J.B. Oudry.

A la suite de ce jugement du sieur Grand Maître Etienne Rivié, Nicolas et Pierre présentent une requête au Roi, tendant à ce que, sur les condamnations ainsi prononcées – pour lesquelles ils ont déjà payées 11.000 livres (dont 6.000 le 29 mai 1733).

Il plût à Sa Majesté de les décharger du surplus (soit 11268 livres) ainsi que des 775 livres de frais de contumace dus par Sieur Mottet, et d’ordonner :
  • qu’ils soient relevés de tous interdits ;
  • que toutes procédures faites contre eux seront anéanties
  • que l’écrou de Pierre Moreau sera rayé et biffé;
  • que Claude Nicolas Mottet sera déchargé de la contumace ;
  • que tous deux auront main levée de toutes les saisies faites à la suite des dites condamnations.

Néanmoins, le 25 août 1733, le roi, en son conseil d’Etat tenu à Versailles, sans avoir recours à la dite requête de Nicolas Mottet et Pierre Moreau de Champlieu, dont S.M. les déboute, ordonne que :

le jugement de Sieur Etienne Rivié, Grand Maître, du 8 avril 1732 sera exécuté selon sa forme et teneur… et néanmoins par grâce et sans tirer à conséquence, Sa Majesté modère les condamnations portées par le dit jugement contre les dits Mottet et M. de Champlieu à la somme de 14.000 livres (au lieu de 22.868 dont 11.000 ont été déjà payées) et décide qu’en payant dans les deux mois, ils seront et demeureront déchargés de toutes condamnations d’amende et restitution portées par le dit jugement, leur faisant Sa Majesté deffenses de récidiver sous plus grandes peines.


Les Mottet, déjà ruinés par le Système de Law en 1720, sont à nouveau appauvris par ce procès. Par la suite, la suspension perte de son monopole par la Compagnie des Indes, en 1769, cause à la génération suivante la perte de la dot de la femme de Louis Melchior Mottet, l’un des fils de Nicolas, soit 30.000 francs, somme considérable. Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet se voit promettre une rente par son ministre correspondant 30.000 francs sur les revenus de Saint-Domingue. La révolution haïtienne fait qu'il ne touche rien. .

.

.

.

.


Forêt de Compiègne.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

AVOCAT AU PARLEMENT DE PARIS[]

.

Maquette de l'abbaye de Saint Corneille avant la Révolution (doc. Musée du cloître St Corneille - C. Schryve).

Val de Grâce.

Le vieux Compiègne.

L’exploitation des forêts royales n’est en rien la seule activité de Claude Nicolas.

Mottet est avocat au Parlement de Paris. Un avocat au Parlement est un vrai avocat. Les avocats en parlement, que l’on rencontre dans pratiquement toutes les généalogies écrites, n’ont d’avocats que le nom. Ces vrais avocats sont reconnus par leurs contemporains comme des hommes de talent, respectables et respectés ; nombre de textes font l'éloge de leur profession. Sont les mieux représentées dans leurs rangs les régions Anjou, Touraine, Orléanais d'abord, puis, dans une même proportion la Normandie, la Picardie, la Champagne et la région parisienne[41]. Ils retournent souvent dans leur ville pour y exercer une profession — office ou charge — ayant un rapport étroit avec leur formation d'avocat. Ils s'y marient. Mais les Mottet et les Coustant depuis longtemps vivent à la fois en Ile-de-France et à Paris.

Nicolas Mottet est Intéressé dans les Fermes du Roi dans le bailliage de Compiègne. Un intéressé dans les Fermes du Roi c'est quelqu'un concerné par la levée des deniers publics, la recette, la gestion et l'administration des finances. Cela peut être une charge très lucrative.

Baron de l'abbaye royale Saint Corneille de Compiegne, Nicolas va être enterré dans cette abbaye avec son épouse. Il est prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce, car la prévôté de Saint-Corneille de Compiègne n'appartient plus aux religieux de Saint-Corneille, mais aux religieuses de Notre-Dame du Val de Grâce de Paris[42]. Au XVIIIe siècle à Compiègne, la justice civile et criminelle appartient par moitié au lieutenant du bailli de Senlis pour le roi, et au prévôt de la juridiction des dames du Val-de-Grâce de Paris, pour les droits de l'abbé de Saint-Corneille[43]. L’un de ses prévôts est très longtemps un Compiégnois, Louis Mottet de La Motte, qui exerce ses pouvoirs aussi à Paris. Son beau-père, neveu de Dom Pierre Coustant, Charles Coustant de Belle-Assise qui est aussi Subdélégué de Messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris[44], gouverneur attorney de Compiègne, et bailli général des douanes du Val-de-Grâce.

Nicolas Mottet est maître des ponts de Paris, comme son père, et conseiller du roi.

.

.

.

.

.


Nicolas Lancret - Le siège de la justice au Parlement de Paris en 1723

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

OFFICIER DE LA VENERIE ROYALE[]

.


Louis Alexandre de Bourbon[]

.

Rencontre pour la chasse aux Puits-du-Roi à Compiègne. A gauche le duc de Toulouse, à droite Louis XV.

Louis Alexandre de Bourbon (1678 - 1737), fils légitimé de Louis XIV, prête serment pour la charge de Grand veneur le 23 avril 1714. Louis XV a pour le comte de Toulouse une grande affection renforcée par leur goût commun pour la chasse.

Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, Amiral de France, préside à sa création le Conseil de la Marine (1715 - 1722). Comme ministre il hérite d'un personnel chevronné dirigé par Joseph Pellerin de Plainville (1684 - 1782), premier commis de la Marine.

C'est peut-être grâce aux liens avec le comte de Toulouse que deux de ses dix enfants vont se retrouver pour l'un Commissaire Général responsable des colonies et pour l'autre Commissaire-ordonnateur des Établissements français de l'Inde. Alors que les Mottet n’ont aucun lien avec la marine ou les colonies. Nous pouvons penser que Mottet lui rend des services quand il est officier dans la vénerie du Roi, en forêt de Compiègne.

.

.

.

.

.

Nicolas Mottet est officier dans la vénerie du Roi[]

.

Le cerf passe l'Oise, en vue de la ville de Compiègne.

Vénerie du temps de Louis XV.

Uniforme de la Vénerie royale[45].

Des documents d’archives nationales et des extraits des registres paroissiaux nous précisent que Nicolas Mottet est officier dans la vénerie du Roi, en forêt de Compiègne[46][47].

Les équipages de vènerie occupent 200 personnes sous Louis XIV et 300 chevaux sous Louis XV. La plupart des charges de la vénerie sont supprimées à la mort de Mgr. le comte de Toulouse, grand veneur, en 1737. Toutes les places (à part trois) qui sont occupées dans la vénerie, le sont par des officiers et autres que le grand veneur propose au roi, et qu'il reçoit, suivant les talents, le mérite ou l'ancienneté. C’est un immense honneur et privilège.

En 1661, Louix XIV règlemente la tenue en fixant la forme et la couleur du justaucorps. Le rouge, jusqu’alors la couleur de la tenue de la Vénerie du Roy est remplacé par le bleu roi[48].

Le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, de Nicolas Viton de Saint Allais (1816) nous explique en quoi consiste cette charge :

Nos rois ont accordé de tout temps de grands privilèges aux officiers de leur vénerie. Il y a une ordonnance de Philippe Auguste, rendue en 1218, qui donne aux officiers de la vénerie, différentes exemptions et privilèges, et en 1344, Philippe le­ Bel les exempta de toutes contributions de tailles, subsides, d’emprunts, de guêts, de gardes, de péages passages et logements de guerre. Ces exemptions, subsides, d’emprunts, de guêts, de gardes, de péages passages et logements de guerre. Ces exemptions et privilèges furent confirmés depuis successivement, en 1547, par Henri II ; en 1594, par Henri le Grand ; en 1639, par Louis XIII, qui déclare en outre tous les officiers de la vénerie et fauconnerie, commensaux de sa maison, et en cette qualité, exempts de taille et de tout autre subside. Enfin, par la déclaration rendue à Poitiers, par Louis XIV, en l’année 1652, en faveur des officiers de la vénerie, il est dit expressément : Nous confirmons, par ces présentes, tous les privilèges, franchise, liberté et immunité, exemptions et affranchissements accordés aux officiers de nos Maisons royales, employés aux États de la Cour des aides et à leurs veuves, durant leur viduité, voulant qu’elles soient quittes de toutes contributions...

Les registres paroissiaux de Compiègne nous apprennent que Nicolas est officier dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne.

Lors de la Délibération de l'Assemblée de ville pour continuer le Collège par autres que par les soi-disant Jésuites, l'an 1762, le lundy,- huitième jour du mois de mars, à trois heures de relevée, en l'Assemblée générale des habitants de la ville de Compiègne tenue en la grande salle de l'hôtel commun... Mottet, officier de la vénerie du Roy est présent[49].

.

.

.

.

.


La pelouse du château de Compiègne.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

SES BIENS[]

.


La Motte (fief et château)[]

.

Ruines de Champlieu : bains, théâtre, habitations...

Louis Mottet de La Motte, son père, et Charles Mottet du Moulin, Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers, ont des propriétés dans le Pays de Caux.

Louis Mottet de La Motte (1651-1733) se marie avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735), en février 1683, parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut. Du fait de ce mariage il possède en partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval. Le père de Nicolas termine la construction du Château de La Motte. Nicolas hérite, comme ses sœurs, de biens à Cutry, Attichy, Choisy-au-Bacq et Compiègne.

Nicolas Mottet est aussi seigneur des fiefs de La Fontaine, Ribécourt[50], Donneval. Ce titre est mis dans l'acte de tutelle du 11 avril 1765 des enfants de Jacques Moreau de Champlieu (1719 - 1796), son neveu (Archives familiales de Madame Magdeleine Houssay).

A Yerville, Maître Halley indique, après Messire Le Bret, Louis Mottet de La Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers. Aucun ne semble avoir résidé, même quelques semaines, dans cette paroisse où ils afferment des terres... Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet. Plusieurs d'entre eux ont des installations secondaires et des propriétés à Yerville, Saint-Etienne-le-Vieux, Cideville, Limésy et Emanville[51], dans le Pays de Caux.

.

.

.

.

.

Les hôtels particuliers des Mottet[]

.

Baron de l'Abbaye de Saint-Corneille]].

L’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne.

En 1683, à la suite d'une vente par licitation, l'hôtel Henri IV ou des Rats, devient la propriété de Jérôme Herlaut de La Motte, marchand à Paris, moyennant 4.050 livres[52], puis par héritage aux Coustant et Mottet.

Maître Claude Brault dans son Histoire de l'hôtel du Four à Compiègne dans son environnement Le Tour des Rats (Compiègne, avril 2004), nous dit que P. Guynemer dans son Histoire d’un vieil hôtel des Rats ou d’Arras (B.S.H. Tome XIV, 1911) donne la liste des propriétaires de ce vieil l'hôtel des Rats ou Henri IV du XIVe au début du XXe siècle. Nicolas Mottet y habite depuis la mort de son beau-frère, Pierre II Moreau de Champlieu (acheté en 1683 par son beau-père, Jérôme Herlaut), en 1742. Cet hôtel des Rats lui est loué par Antoinette Mottet (1686 - après 1755), sa sœur, héritière de son mari. Antoinette Mottet partage l'hôtel entre ses héritiers[53]. Nicolas Mottet de La Motte est le propriétaire aux trois quarts de l’hôtel du Four depuis 1762.

En 1765, la fille de Nicolas, Anne Madeleine Marie Mottet (1724 - 1808), épouse du baron Louis Segoing, devient la propriétaire de l’hôtel des Rats. Les nouveaux propriétaires doivent faire acte de foi et hommage pour le fief du Four entre les mains de l'abbesse du Val de Grâce et pas à l'Abbaye_Saint-Corneille.

Le baron Louis Segoing rachête après le décès en 1768 de son beau-père l’hôtel du Four.

L’hôtel de Bourgogne, attenant aux deux autres, appartient aussi à la fin du XVIIIe siècle à un autre membre de la famille.

.

.

.

.

.

Le portail du Château de La Motte.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

LA FIN DE SA VIE[]

.


Son décès[]

.

Nicolas, baron de Saint Corneille repose avant les profanations paroisse du Crucifix dans l'abbaye.

L'abbaye de Saint-Corneille détruite par les révolutionnaires.

Le 4 avril 1766, Claude Nicolas est le parrain de Claude Louis Mottet, fils de Louis Melchior et de sa bru Agathe Le Proux de la Rivière, mais il n’est pas présent dans l’église Saint-Louis à Versailles, et se fait remplacer par Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, Premier Commis du fonds des colonies, autre grand-père de l’enfant.

Nicolas Mottet de La Motte à la fin de sa vie ne vit plus au château du roi ou dans son château de La Motte, mais dans son hôtel Henri IV ou des Rats, à côté de deux autres hôtels qui appartiennent à sa famille.

Nicolas est décédé le 29 mars 1768 et enterré par le curé de la paroisse du Crucifix, le successeur de François Coustant (1709 - 1765), son neveu, vicaire de la paroisse du crucifix, établie en la nef de l’église de l’Abbaye Saint-Corneille[54][55] :

L'an 1768, le 30e jour de mars le corps de Messire Claude Nicolas Mottet, baron fieffé de l'Abbaye Saint-Corneille décédé hier en cette paroisse âgé de 75 ans ou environ a été inhumé dans l'église de la dite abbaye au milieu de la nef à deux ou trois pieds de distance de la grande grille du cœur par moi curé du Crucifix soussigné en présence de François son fils et de Magdeleine Coustant son épouse, Louis Segoing son gendre, époux de Marie Magdeleine Mottet, Antoine François Coustant, ancien maître des eaux et forêts, son beau-frère, Louis Coustant de Jouy, beau-frère, avocat du Roy au baillage qui ont tous signés avec nous.


L’église et l’Abbaye Saint-Corneille vont être profanées pendant la Révolution et détruites. Les sépultures, dont celles de Nicolas Mottet de La Motte, Madeleine Coustant et de plusieurs membres de notre famille, inhumés dans l'église de l’abbaye de Saint-Corneille de Compiègne, et celles de certains rois, sont jetées aux ordures au cours d’une bien macabre fête révolutionnaire.

.

.

.

.

.

Enterrement paroisse du Crucifix[]

.

Abbaye Saint-Corneille.

Nicolas Mottet de La Motte est l’un des Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne et repose avant les profanations dans sa paroisse du Crucifix..

L'abbaye Saint-Corneille a des fiefs dans la ville de Compiègne[56] et dans la vallée de l'Oise, elle possède aussi des seigneuries dans le Tardenois, dans le Beauvaisis, en Amiénois, en Boulonnais, en Soissonnais, en Laonnois et jusque dans les Ardennes et en Bourgogne[57].

Depuis 1199, l'antique, mais symbolique, paroisse du Crucifix, où il repose, est en fait une chapelle de l'Abbaye_Saint-Corneille. Le Cartulaire de St Corneille nous donne une indication sur l’existence de cette paroisse.


Louis Graves dans son Précis statistique sur le canton de Compiègne écrit au sujet de Compiègne :

La ville s’étant accrue par l’influence de la présence presque continuelle des rois, et l’église Saint-Germain s’en trouvant séparée après l’établissement des fortifications, il y eut nécessité, à la fin du douzième siècle, de pourvoir aux besoins spirituels de la population. Eudes évêque de Paris, et Hugues abbé de St Denis, commis par le pape Innocent III, proposèrent d’instituer trois paroisses St Germain pour le territoire demeuré en dehors de l’enceinte… et St Jacques et St Antoine à l’intérieur. Une quatrième paroisse, connue sous le nom de Crucifix ('"Crucifixus in ecclesia Sancti Cornelii'), avait son autel dans l’église de Saint-Corneille. Ce bénéfice, dont le revenu était confondu avec la mense conventuelle, n’avait point de circonscription territoriale ; mais son institution concernait seulement les personnes des fieffés et attachés de l’abbaye ; elle comprenait dans la ville le prieuré de Saint Nicolas le petit, et au dehors, La Brévière…, entre autres[58].

L'Abbaye_Saint-Corneille inféode, peut-être vers 1200, à huit gentilshommes quelques biens et des maisons, à la charge par eux de lui rendre divers services. A certains jours de cérémonie, ils sont obligés de paraître en présence du chapitre revêtus de dalmatiques aux livrées de l'abbaye. On les appelle les huit barons fieffés de Saint-Corneille. Ces barons portent foi et hommage à l'abbé de Saint-Corneille pour divers fiefs. Le fief de Saint-Corneille est un domaine royal que le roi Robert donne à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, d'où son nom, mais il est vendu par celle-ci au XVIe. Il est situé autour de Verberie, dans l'Oise. Les nombreuses autres donations royales à partir de sa fondation en 877 ont pour effet de donner à l'abbé de Saint-Corneille la qualité de vassal du roi de France, son suzerain.

Les Bénédictins portent le titre de dom (dominus) devant leur nom, en signe de la noblesse de leur ordre[59].

Comme son père Nicolas Mottet de La Motte est baron ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne[60][61][62][63][64][65][66][67][68][69][70].


Article détaillé : Pierre Coustant

Article détaillé : abbaye Saint Corneille

Article détaillé : barons ou fieffez de l'abbaye Saint Corneille

.

.

.

.

.

En 1683, à la suite d'une vente par licitation, l'hôtel Henri IV ou des Rats, devient la propriété de Jérôme Herlaut de La Motte, marchand à Paris, moyennant 4.050 livres[71], puis par héritage aux Coustant et Mottet.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

MARIAGE ET DESCENDANCE[]

.


L'acte de mariage (1723)[]

.

Mariage de Nicolas Mottet de La Motte avec une Coustant.

Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et Marguerite Herlaut, ses parents, demeurent paroisse Saint-Germain de l'Auxerrois.

Nicolas Mottet se marie avec Madeleine Coustant le 6 avril 1723 :

Le six avril 1723 après les fiançailles, la publication des trois bans entre Claude Nicolas Motet, fils majeur de Louis Motet maître des ponts de Paris et de dame Marguerite Herlau ses pères et mères de la paroisse de Saint Germain de l'Auxerrois de Paris d'une part et entre Magdelaine Coutant, fille de Charles Marie Coutant avocat en parlement et l'un des gouverneurs et échevins de cette ville et de dame barbe Demor tous deux de cette paroisse. Les parties s'étant approchés des sacrements nous soussignez prêtre et curé de cette paroisse avons mariés en face de notre mère sainte église sans opposition présence du costé de l'époux de louis mottet son père et de Jérome herlan son oncle conseiller du roi controlleur du grenier et magasin à sel de cette ville et du costé de lépouse de charles marie coutant son père et de anthoine coutant son oncle et autres qui ont signé. mottet madelaine coustant herlant de la motte, coustant, mottet, gouverneur coustant.


Article détaillé : Louis Mottet de La Motte


.

.

.

.

.

Les Coustant[]

.

L'hôtel du Mess à Compiègne, ayant appartenu à la Famille Coustant.

Le Comte Henry d'Yanville aux guides d'un tandem.

[Fichier:Acc108.jpg|thumb|262px|Château du Tillet appartenant aux Coustant.]]

Acte signé par Nicolas Mottet et par un Herlaut de La Motte de Champlieu. Leur proche parent, Jean Michelin, ancêtre des Michelin.

Nouveau blason des Coustant, fin du XVIIe siècle. Les trois fleurs de lys d'or viennent des Brunel.

Le vrai blason des de More.

Claude Nicolas Mottet se marie avec Madeleine Coustant, le 6 avril 1723. Elle est la fille de Charles Coustant de Belle-Assise. Le Nobiliaire universel, de Magny, L’Armorial général, de d’Hozier, le Bulletin héraldique de France d’octobre 1890, l’Annuaire de la Noblesse et les historiens font descendre la Famille Coustant d’un frère de Guillaume d'Ercuis, précepteur de Philippe le Bel[72][73].

Madeleine est la petite-nièce de Dom Pierre Coustant (1654 - 1721)].


Charles Coustant de Belle-Assise, son père, est descendant du grand-père paternel de Guillaume d'Ercuis, précepteur de Philippe IV de France, dit le Bel[74][75]. Il est peut-être aussi le descendant d'un bâtard d'Henri III. Charles Coustant est tout d’abord avocat au Parlement de Paris[76][77][78], Lieutenant criminel en survivance[79], lieutenant criminel attourné de Compiègne, conseiller élu en l'élection en 1715[80][81], maître échevin de la ville de Compiègne et procureur du roi au bailliage et autres juridictions de Compiègne[82][83]. Puis, il reçoit un brevet de gouverneur de Compiègne le 30 novembre 1717, de gouverneur attourné de Compiègne le 5 août 1719[84]. Il est aussi bailli général des douanes du Val de Grâce[85].

A la fin de sa vie, Charles Coustant de Belle-Assise est aussi subdélégué de Messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris[86], bailli pour les rivières d'Aisne et d'Oise[87], procureur général du roi au bailliage de Compiègne[88]. Il est également gouverneur et administrateur de l'hôpital général de Compiègne[89][90]. Il est écuyer, seigneur de Belle-Assise, de Jouy, et de Sainte-Christine…[91][92].

Son fils, Antoine, est le dernier Maître particulier de la forêt royale de Compiègne, avant son rattachement à la capitainerie des chasses[93][94].

Par un bref un pape au XIXe siècle fait de ses descendants des comtes et ce titre est héréditaire[95].

La mère de Madeleine Coustant, Marie-Barbe de More (1676 - 1732), est la fille d’un gouverneur-attourné en 1703. Jérôme de Mor(e) est aussi notaire royal de Compiègne et l’auteur du terrier de Vic-sur-Aisne[96][97][98]. Elle est par sa mère la petite-fille d’un lieutenant-général de l’Élection. Les de More portent :

D'or à la tête de maure de sable, arrachée et tortillée de gueule, colletée d'argent.

Maître Jérôme de Mor(e) a épousé Marguerite Charpentier[99]. Son frère est lieutenant-général en l'élection de Compiègne. Le grand-père de Marie-Marguerite Charpentier est d'abord esleu en 1627, habitant le quartier Saint-Pierre, puis lieutenant-général en l'élection de Compiègne. Le 24 août 1680, il va à l'enterrement de son ami maître Raoul Coustant à Compiègne au cimetière Saint-Jacques. En août 1676, il est avocat au parlement de Paris, bailly général des terres du marquisat de Monchy. Louis Charpentier, sieur de Bournonville est lieutenant civil et criminel de M. le bailli de Senlis à Compiègne...[100]. Jean Charpentier, son père, est greffier de l'hôtel de ville, ainsy qu'il s'ensuit...[101].

.

.

.

.

.

La femme de Nicolas est-elle la descendante du roi Henri III ?[]

.

Château du Petit Varennes remanié aux siècles suivants.

Gravure montrant l'assassinat d'Henri III par Jacques Clément.

Henry III et son épouse, Louise de Lorraine.

Blason des Brunel.

La grand-mère de Madeleine Coustant, damoiselle Charlotte Brunel de Varennes, est née après 1631. Elle est la descendante d'une famille noble, les Brunel de Serbonnes ou de Varennes fixée à Serbonnes, près de Sens.

Son grand-père maternelle, Jean Esmé Brunel (1590 - 1660), écuyer, sieur de Varennes habite la Tour du Temple à Compiègne, nous dit Les hommes illustres du département de l'Oise. Jean est le demi-frère de François Brunel, seigneur de Serbonnes.

Mais son vrai père semble ne pas être Mathieu III Brunel (1542 - 1621), comme précisé dans Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, mais Henri III (1551 - 1589). Sa mère, Marguerite de Bronze (1560 - 1646) est l'une des maîtresses du roi. Celle-ci est dame de Gravon-sur-Seine et de Balloy. Même si Henri III est habituellement classé homosexuel, selon l'historien Philippe Delorme c'est possible. Ce roi est bisexuel et a plusieurs enfants.

Le nouveau blason des descendants des Brunel est d'argent, au chevron d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or, précise Recueil d'armoiries des maisons nobles de France, d'Henri Gourdon de Genouillac. Selon la tradition familiale, les fleurs de lis sont semées sur le chevron au XVIe siècle, en souvenir des relations de Marguerite de Bronze (ou Brons), dame de Serbonnes, avec le roi Henri III. Cet amour porte ses fruits et le blason des Brunel porte la marque de cette bâtardise, écrit dans Histoire généalogique de la Maison de Brunel, Patrick Chevassu (1990).

Outre cette descendance cette relation va avoir des conséquences historiques graves. Jacques Clément est né à Serbonnes, le village dont Mathieu de Brunel est seigneur. Le fait que sa jeune épouse devienne la maîtresse du roi Henri III le rend très jaloux. Dans un premier temps Brunel contribue beaucoup à entretenir dans le pays l'esprit de la Ligue. Puis, il exalte le moine Jacques Clément qui tue le roi, selon Mémoires, Société littéraire, historique et archéologique de Lyon, 1877.

Jean Esmé Brunel, un de leurs enfants, écuyer, sieur de Varennes, habite donc la Tour du Temple à Compiègne. Il est par la suite gouverneur de Carmagnole (en Piémont) et de Verrue (en Montferrat), dixit Société Généalogique de l'Yonne - Bulletin de liaison n° 30. Puis, Il se fixe à Ambreville dans le Gâtinais. Jean Esme de Brunel obtient de l'abbé comandataire et seigneur de Ferrières-en-Gâtinais, l'inféodation du fief de Brunel à Ambreville, par contrat du 20 mars 1635 passé devant Me Baussant, notaire à Ferrières (minutier détruit). Il rend foi et hommage du fief de Brunel le 8 novembre 1657 devant Me Boyer, notaire à Rozoy-le-Vieil. Son autre fille se marie avec Louis de Chinot, écuyer, pair et seigneur de Fouquehove, du Val, de Chailly, du Quesnoye, d'Hourecq, de Bainethun, capitaine au régiment de Navarre, le 14 janvier 1659.

Le mariage de Charlotte Brunel de Varennes avec Raoult III Coustant est le 30 septembre 1664. Ils ont une nombreuse descendance comme un de leurs fils, Charles Coustant de Belle-Assise.


.

.

.

.

.


.

.

.

.

.

Sa descendance[]

.

Blason Mottet de La Motte.

Nicolas Mottet et Madeleine Coustant ont dix enfants :

¤.1. Charles Claude Mottet (1723 - 1723) naît le 10 novembre 1723 à Compiègne. Il est baptisé le 10 novembre 1723 à Compiègne. Son parrain est le gouverneur Charles Coustant de Belle-Assise, son grand-père maternel, et sa marraine Suzanne Moreau de Champlieu (1668 - 1749), épouse de Jérôme II Herlaut de La Motte son grand-oncle paternel. Il décède dès le lendemain de sa naissance, le 11 novembre 1723, à Compiègne.

.

.

.

.

.

Blason des Segoing.

Armorial de Charles Segoing, ancêtre du Baron Segoing.

Jean Constantin Segoing de la Borde (1749 - 1824), baron-général, neveu de Louis Segoing.

Anne Madeleine Mottet, épouse Louis Segoing, est la fondée de pouvoirs de sa cousine proche, Demoiselle Anne Catherine Rémond, veuve du Sieur Jean-Michel Chevotet, architecte du Roy.

Anne Madeleine Mottet est la fondée de pouvoirs du Sieur Jean Valade, peintre du Roy, et Demoiselle Louise Gabriel Rémond, son épouse, qui est aussi sa cousine.

Château du Bruca.

Le baron de Ruble crée les bleus de Gascogne, encore appelés chiens de Ruble.

Equipage du Bruca (1832 - 1910). Chien de Ruble.

¤.2. Anne Madeleine Marie Mottet (1724 - 1808) est née le 1er octobre 1724, à Compiègne, paroisse Saint-Jacques et décédée le 18 mai 1808, à Compiègne, rue Vide-Bourse. Anne Madeleine Marie Mottet se marie avec le Baron Louis Segoing de Lusignière (1721 - 1793), né en 1721 à Joigny (Champagne), fils du Marquis Jean Constantin Segoing (1674 - 1741), Receveur du Grenier à sel, Caissier Général des Fermes à Joigny, Marquis de la Fortemaison, Commissaire des Guerres, et de Charlotte Madeleine Françoise de La Rivière de La Borde (1681 - 1745), fille d'un Ambassadeur à Constantinople, reçue en juin 1691 (après preuve que Guillaume de La Rivière soit son quintaïeul) à la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr, selon le Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique ..., François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois. Il descend du célèbre généalogiste Charles Segoing, historiographe du roi, et d’un lieutenant général en l'élection d'Or­léans[102]. Le blason des Segoing est D’azur, à une cigogne d'or, tenant en son bec 1 serpent de sable, soutenue de sinople, et surmontée de 2 étoiles d'argent. (Orléanais). Son père, employé des fermes, ne laisse pas du tout en mourant une fortune considérable. Le sixième de l’avoir paternel qui revient à ce Louis n’atteint pas 1.500 livres de rente. Sa sœur est mariée avec un Coustant, qui est l’oncle de sa femme. En 1762, le baron Louis Segoing est bourgeois de Compiègne. Il est officier de marine. Il loue l’Hôtel des Rats, mais en 1765, sa femme, Anne Madeleine Mottet, en devient propriétaire. Les deux hôtels mitoyens, du Four et des Rats, appartiennent donc à des Mottet. Anne Madeleine hérite en partie du deuxième hôtel du fait de la succession d’Antoinette Mottet, sa tante, veuve de Pierre II Moreau de Champlieu. Nicolas Mottet de La Motte est le propriétaire des trois quarts de l’hôtel du Four depuis 1762. Louis Segoing est présent à l'enterrement de son beau-père le baron Nicolas Mottet de La Motte le 29 mars 1768. Il rachète les trois autres quarts de l’hôtel du Four. Ce sont probablement les époux Segoing-Mottet, propriétaires de 1762 à 1824, qui font construire l'aile est-ouest de l’hôtel du Four. Le 8 mai 1773, Anne Madeleine Marie Mottet est la marraine de Madeleine Agathe Berry, sa petite-fille, représentée par Jeanne Agathe de La Rivière, épouse du Sieur Louis Melchior Mottet, Commissaire Général au bureau de la Marine. Dans un bail du 21 juin 1780 pour les terres de Choisy c'est elle, Anne Madeleine Mottet, épouse Louis Segoing, qui est la fondée de pouvoirs de sa cousine proche, Demoiselle Anne Catherine Rémond, veuve du Sieur Jean-Michel Chevotet, architecte du Roy, demeurant à Paris et du Sieur Jean Valade, peintre du Roy, et Demoiselle Louise Gabriel Rémond, son épouse. Il s’agit de surfaces importantes, comme dans celui signé le 10 juillet 1790 pour un Sieur Adrien Mouton, laboureur, par elle., Là encore on parle des terres des héritiers de Champlieu et d'autres lieux et des héritiers Mottet. Ce bail de juillet 1790 est particulièrement long et difficile à déchiffrer. Le 28 avril 1793 le Baron Louis Segoing de Lusignière (1721 - 1793) décède. Il est l'oncle de Jean Constantin Segoing de la Borde (1749 - 1824), baron-général. Anne Madeleine Mottet, restée sa veuve, se trouve seule propriétaire. Elle décède à son tour à Compiègne, le 18 mai 1808, rue Vide-Bourse et est enterrée le lendemain. Elle est dite sur l’acte rentière viagère de l’état. Cette Mottet institue par son testament du 18 février 1808 pour légataires universels ses petits-enfants. Ils sont les parents de :

Anne Louise Segoing (1753 - 1791) qui se marie avec Jean Baptiste Berry (1728 - 1791), en 1772, à Versailles, paroisse Saint Louis. Anne Louise est l’une des femmes de chambre de Monseigneur le Dauphin. Elle figure sur la Liste générale des pensionnaires de l'ancienne liste civile, avec l'indication sommaire des motifs de la concession de la pension (1833) et sa fille touchera 300 francs par an. Jean Baptiste Berry (1728 - 1791) est le fils d'un officier du roi qui figure dans les Comptes de Louis XVI publiés par le comte de Beauchamp d'après le manuscrit autographe du Roi conservé aux Archives nationales[103]. Jean Baptiste est un membre de la famille Berry, des serviteurs de la famille royale, originaire de Saint-Germain-en-Laye, du côté de son père. Côté maternel les Lavechef du Parc sont de célèbres jardiniers et officiers du Roi. Cette famille tient sa noblesse de Claude-François de Lavechef du Parc, conseiller-secrétaire du roi, pourvu le 27 août 1933, marié, à Versailles, le 6 septembre 1731, à Madelaine Mercier[104]. Ils demeurent à Versailles paroisse Saint Louis (1764). Il représente Louis Coustant de Jouy, grand-oncle de sa femme, au baptême de Louis Mottet à Versailles, fils de Louis Melchior Mottet, Commissaire Général au bureau de la Marine, en 1772. En 1775, Jean Baptiste Berry (1728 - 1791) est Huissier de la Chambre de Madame Victoire de France et, en 1779, commis au bureau de la guerre. En 1780, il est toujours Huissier de la Chambre de Madame Victoire de France, mais Principal Commissaire des Bureaux de la Guerre au ministère. Les premiers commis ou principaux commis composent, sous l'Ancien Régime, l'essentiel de l'entourage rapproché des secrétaires d'État, surintendants et contrôleurs généraux. Aidés de simples commis-scribes et au sein de bureaux ou de départements, ce sont sur eux que le gros des affaires roule. Comme le fait dire à un garde Voltaire : Il est encore plus difficile de parler à Monseigneur de Louvois qu’à Sa Majesté. Mais je vais vous conduire chez Monsieur Alexandre, le premier commis de la guerre : c’est comme si vous parliez au ministre. Le 20 avril 1791, il meurt à Versailles, paroisse Saint Louis, ancien Premier Commis de la guerre, en présence de ses fils Louis Victor et Jean Baptiste Berry, de son neveu Martial Berry, commis de la guerre, de ses petits-neveux Charles François Marie Plocq, garde du corps du Comte d’Artois, et Jean Louis Ricqbour, contrôleur de la Maison du roi. Son beau-frère, Jean-Baptiste Sevin (1736 - 1794) est Commissaire Ordonnateur à la guerre. Sa soeur, Victoire Berry (1732 - 1818), est femme de chambre de Madame Victoire de France. Un de ses frères, Louis François Berry (1719 - 1775) est Lavandier du linge du corps du roi et officier de la maison du Comte d'Artois. Marie Agnès Berry (1719 - après 1788), belle-sœur d'Anne-Louise Segoing, épouse Berry, petite-fille de Nicolas Mottet de La Motte, est veuve de Guillaume Pierre Bertier. Leur fille, sa nièce, Victoire Bertier (1744 - avant juin 1774) a un fils, en 1769, avec le Roi Louis XV (1710 - 1774)[105][106]. Anne Louise Segoing (1753 - 1791) et Jean Baptiste Berry (1728 - 1791) ont trois enfants :
Madeleine Agathe Berry (1773 - 1874) se voit accorder une pension lui est accordée par le roi Louis XVI tant en considération des services de feue sa mère, l’une des femmes de chambre de Mgr le Dauphin, que pour subvenir aux frais de son éducation. Elle se marie avec Jean Guillaume de Lurde, d'une ancienne famille de Gascogne ruinée pendant la Révolution. Il est le fils de Jean Joseph de Lurde et d'une Courtade, soeur de Jean Joachim Courtade conseiller du roi, controleur général des finances, domaines et bois des provinces de Béarn, Navarre et de la généralité d'Auch, veuf de Thérèse Boubée, dont il n'a pas d'enfants. Il restaure, décore et agrandit le château du Bruca, dont sa nièce, Thérèse de Lurde, hérite. Par le biais de mariages, le domaine du Bruca passe des Courtades, à la famille des marquis de Lomagne, puis à celle du Baron de Ruble. Alphonse, baron de Ruble (1834 - 1898), membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, historien, essayiste... a comme grand-père le baron Jean François Anne de Ruble. Il épouse la fille d'un marquis de Lomagne puis son père, Paul-Joseph Alphonse, épouse la fille du marquis Jean Dadvisard, Clara Pauline. Cousin d'Alexandre, comte de Lurde (1800 - 1872), Alphonse perd sa mère à sept ans. Alphonse de Ruble, fils du baron de Lurde, célèbre veneur et ses chiens de ruble, hérite du comte de Lurde, ancien ministre de France à Berlin, une des bibliothèques les plus riches en pièces historiques rares, en beaux livres, en précieux documents. M. de Ruble en enrichit sa collection, il est facile de le deviner. Madeleine Agathe Berry (1773 - 1874) et Jean Guillaume de Lurde, sont les parents d'Alexandre, comte de Lurde (1800 - 1872).

.

.

.

.

.

¤.3. Receveur général Antoine Mottet est né en 1727 à Compiègne. Il est mort après le 21 octobre 1774 à Bayeux. Il est Receveur général des aides à Bayeux le 21 octobre 1774. Antoine est parrain de son neveu Antoine Claude Mottet, mais ne va pas à Versailles. Le Receveur général des aides est un collecteur de l'impôt direct dans sa généralité. Au XVIIIe siècle, il y a 24 recettes générales dans le royaume (20 généralités des pays d'élections + Flandre, Lorraine, Alsace, et Franche-Comté) et 48 receveurs généraux.

.

.

.

.

.

Les élus de Compiègne et la Révolution.

Hôtel de ville de Compiègne.

Pendant la Révolution les Carmélites de Compiègne sont guillotinées.

Certains auteurs écrivent même des romans qui se passent à Compiègne pendant la Révolution.

¤.4. François Mottet est né au château de Compiègne, et baptisé le 17 janvier 1728, paroisse Saint Antoine. Il est décédé le 1er mars 1808 à Compiègne. Son parrain est François Seroux de Venette, lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de Saint Louis, commandant pour le roi à La Bussière et sur l'étendue de la Sambre. Ce Seroux est d’une vieille famille de Compiègne au service de la famille royale. D’ailleurs il s’est marié par contrat du 28 février 1702 avec Marie Madeleine de Crouy et selon La Chenaye-Desbois leur contrat de mariage est signé par la famille royale. Sa marraine est Antoinette Mottet (1686 - 1754), sa tante, propriétaire entre autres de l'hôtel des Rats.

François Mottet est présent au décès de son père, le baron de La Motte, en 1768, et au décès de sa mère, le 17 août 1771, à Compiègne, et nommé dans différents actes en tant que "bourgeois de Compiègne.

Quel est l'état de sa fortune ? Les Mottet ont été ruinés par le système de Law, voisin des Herlaut, place Louis le Grand à Paris, et par une amende de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois et son père a 10 enfants.

François ne semble pas avoir exercé d'activité, contrairement à ses frères cadets. Il figure bien sur un acte de Maître Poulletier, notaire à Compiègne, datant du 29 juin 1775. C’est un bail à rente pour la construction d'un moulin à Margny-lez-Compiègne, en faveur de Charles Baton, meunier de Monchy-Humières… François Mottet est dit bourgeois de Compiègne, sur cet acte. Jacques Bernet, universitaire, spécialiste de cette période, à Compiègne nous dit qu’il est deuxième échevin de la ville en 1789. Le maire, un Crouy est issu d’une famille alliée à la sienne. La famille de sa mère, les Coustant, François et ce Crouy sont favorables dès avant 1789 aux idées nouvelles. Mais contrairement à ses cousins germains, petits seigneurs inoffensifs aux yeux des révolutionnaires, comme l’écrit Gustave Chaix d’Est Ange. François Mottet va devenir un dirigeant révolutionnaire au niveau de la région de Compiègne. Cette Quel est l'état de sa fortune ? Les Mottet ont été en partie ruinés par le système de Law, voisin des Herlaut, place Louis le Grand à Paris, et par une amende de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois et son père a eu 10 enfants. La municipalité de Compiègne avant 89 demande au roi la protection du commerce. Les émeutes ne commencent qu’en 1789 du fait de la cherté du pain. Ce sont des nobles et des bourgeois qui sont échevins de la ville jusqu’en 1792. La participation de ce Mottet n’a donc rien de surprenante. Il va s'adapter - comme beaucoup - aux régimes successifs. François Mottet est membre de la Société Populaire dès le 28 février 1791. Celle-ci est envahie par des personnes suspectes, selon quelques excités parisiens. Des anciens nobles et des prêtres jureurs sont présents dans les autres sociétés populaires en province. D’après Jacques Bernet, il est membre des Amis de la Constitution, puis Société populaire de Compiègne - le club des Jacobins du lieu, en activité de février 1791 à mars 1792, puis en septembre 1792. D'après J. Bernet (secrétaire de la Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, maître de conférences en histoire moderne à l'université de Valenciennes), François Mottet est échevin municipal de 1787 à 1790, lieutenant du maire De Crouy en sept. 1789, officier municipal de Compiègne en 1791-93, administrateur en l'an II puis président en nivôse an III du district. II tient alors un rôle de premier plan particulièrement pendant la crise frumentaire de l'automne hiver 1794-95. Un parcours politique et administratif typique d'un engagement révolutionnaire local en la période. Il est mort célibataire et sans postérité le 1er mars 1808 à Compiègne.

.

.

.

.

.

Autel et retable de la chapelle Saint-Claude à Compiègne.

¤.5. Marie Barbe Mottet est née le 9 juillet 1729 à Compiègne, Paroisse Saint-Antoine. Elle est baptisée le 10 Juillet 1729 à Compiègne, paroisse Saint-Antoine. Son parrain est Louis Coustant et sa marraine Madeleine Mottet. François Coustant, maître particulier de la maîtrise de Compiègne est présent à son baptême. Elle est morte le 16 février 1764 à Compiègne, Paroisse Saint-Jacques. Elle est enterrée le 17 février 1764 en l'église Saint-Jacques, plus précisément dans la chapelle de sa famille, la chapelle Saint-Claude, en l’église Saint-Jacques de Compiègne.


¤.6. Marie Madelaine Mottet est née le 1er octobre 1729 à Compiègne. Elle est baptisée le 1er octobre 1729 à Compiègne. Son parrain est Hierosme Herlaut de La Motte et la marraine Barbe Demor. Elle est morte le 6 octobre 1732 et inhumée à Compiègne (Saint-Jacques), dans la chapelle de sa famille, la chapelle Saint-Claude, en l’église Saint-Jacques de Compiègne.


¤.7. Marie Thérèse Mottet est née le 8 novembre 1730 à Compiègne, Paroisse Saint-Antoine. Marie est baptisée le 8 novembre 1730 à Compiègne, Paroisse Saint-Antoine. Son parrain est messire Gouverneur du Fresnoy, Grand-Prieur de Champagne, et sa marraine Marie Thérèse Emery. Elle est morte à l’âge de huit mois en bas âge, paroisse Saint Antoine, le 4 août 1731. Elle est inhumée chapelle Saint-Claude, en l’église Saint-Jacques de Compiègne.

.

.

.

.

.

Ex-libris Charles-Antoine Poulletier de Verneuil : trois poules d'argent sur champ de sable).

Le drapeau d'Octave de Broglie, commandant de l'Ecole de Saint-Cyr.

Marie Louise de Vidart - épouse de Raymond de Broglie.

¤.8. Anne Barbe Mottet est née le 9 décembre 1733, à Compiègne (Saint-Jacques). Elle se marie avec Philippe Hyacinthe Poulletier de Plaisance (1708 - 1770), Commissaire ordinaire des guerres et Conseiller du roy, écuyer. Les Poulletier sont une ancienne famille de Compiègne, qui forme les branches de Verneuil, Gannes, Autreval, et qui porte : de sable, à trois poules d'or. Anne Barbe Mottet et Philippe Hyacinthe Poulletier de Plaisance (1708 - 1770) sont les parents de :

Charles-Antoine Poulletier de Verneuil (1750 - 1832) écuyer, chevalier de Saint-Louis, gendarme de la garde ordinaire du roi, épouse à 22 ans, le 19 janvier 1773, à Compiègne Élisabeth Coustant d’Yanville, fille de César Coustant d’Yanville - conseiller, procureur - et Elisabeth Denison. Elle est la soeur d'Henry Coustant d'Yanville. Il achète l'hôtel d'Orbais en 1785, qu'il cède en 1812 à Antoine Poulletier d'Autreval, son fils aîné. Il a 4 enfants : 1. Antoine, 2. Marie-Radegonde, 3. Charles, 4. François, dont :
Antoine Poulletier d'Autreval (1775 - 1857) marié le 17 avril 1804 Flore-Pauline-Geneviève Laurens de L'Orméon d'où : Édouard Poulletier de Verneuil, Antoinette, Léon.
Antoinette-Clémence Poulletier de Verneuil (1806 - 1841) mariée le 3 juin 1828 avec Jean-Joseph-Jules-Léon, vicomte de Vidart (1791 - 1875), Saint-Cyrien, mousquetaire du Roi, capitaine aide-de-camp, inspecteur-général des gardes nationales du département des Landes, conseiller général du département des Landes. Dans les registres des dits Etats-Généraux Il y est dit que la maison de Vidart est une des nobles et des plus anciennes de la Basse-Navarre, qu'elle est noble de race et d'extraction, qu'elle est comprise dans tous les rôles des gentilshommes et dans les registres des Etats. Les seigneurs de Vidart prennent dans leurs armoiries huit croix de Saint-André, à l'époque de l'insigne victoire que les chrétiens remportent sur les Maures, le jour de saint André, du règne de Ferdinand III, Roi de Castille, qui règne au commencement du XIIIe siècle Illustrations européennes...[107]. D'où deux filles qui épouse Auguste et Raymond de Broglie-Revel, fils de Octave de Broglie-Revel, commandant de l'école militaire militaire de Saint-Cyr de 1827 à 1830, membres de la famille des Princes de Broglie.


Marie Marguerite de Fecan, épouse de Benoît Mottet de La Fontaine, récolte des fossiles aux Indes que le cousin de son mari le paléontologiste Édouard Poulletier de Verneuil signalera en 1848[108].


Article détaillé : César Coustant d’Yanville

Article détaillé : Henry Coustant d'Yanville


.

.

.

.

.

Pension de Louis Melchior Mottet (9.000 libres en 1787) et d'autres grands serviteurs du Roi[109].

Agathe Mottet-de Rambaud jeune.

Georges de Pléville, futur ministre et parrain d'un de ses petits-fils, qui va permettre à Louis Melchior de survivre pendant la Révolution.

¤.9. Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet au Ministère de la Marine et des colonies, une sorte d'intendant responsable des colonies, qui a une retraite de 9.000 livres plus 1.000 livres comme invalide de la Marine. Mottet se marie avec Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière, fille de Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, brillant Premier Commissaire, le 13 septembre 1763, à Rochefort, paroisse Saint-Louis. Pendant la Révolution, il ne touche plus de pension de retraite du fait d'une nouvelle loi votée par les conventionnels, malgré l'opposition de Louis XVI et Necker. Il vit dans une cabane de forestiers dans la forêt de Compiègne. Sans ressource, depuis cinq ans du fait du nouveau régime, il devient après Thermidor Chef de la Division du Bureau des Fonds du 25 juillet 1797 au 22 septembre 1798, aux appointements de 8.000 francs, pan an. La Terreur est finie et l'amiral Georges Pléville Le Pelley, beau-frère de sa fille Agathe Mottet, épouse de Rambaud, est devenu Ministre de la Marine et des Colonies. Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet a onze enfants, dont :


Agathe Mottet, épouse de Rambaud, Berceuse du Duc de Normandie (Dauphin, puis Louis XVII) est belle-sœur de Jean Michel Rambaud (1738-1792) et du ministre Georges Pléville Le Pelley, qui l'élève sept années de suite.
Louise Rosalie Mottet, épouse du baron Jean Baptiste Picot de Buissaison, chef de bataillon des Gardes suisses au château de Versailles. Il est le frère d'Étienne Guillaume Picot de Bazus, un général français, et de Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse, naturaliste et maire de Toulouse.
Claude Mottet colonel de la Gendarmerie et juge.
Madeleine Mottet épouse du Colonel Pierre Labrousse de Sénésac


Article détaillé : Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, beau-père de Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Agathe Mottet, épouse d'Auguste de Rambaud

Article détaillé : Auguste de Rambaud

Article détaillé : Jean Michel Rambaud, frère d'Auguste de Rambaud

Article détaillé : Georges Pléville Le Pelley, beau-frère d'Auguste de Rambaud

Article détaillé : Claude Mottet, fils de Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Pierre Labrousse de Sénésac, gendre de Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Auguste de Rambaud un des petits-fils de Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Baron Louis de Labrousse un des petits-fils de Louis Melchior Mottet


.

.

.

.

.

Benoît Mottet de La Fontaine, baron, commissaire-ordonnateur des établissements français de l'Inde.

Clotilde Mottet de La Fontaine mariée avec Henry II Russell de Swallowfield.

Charles Russell de Swallowfield.

¤.10. Le Gouverneur Benoît Mottet de La Fontaine, baron, Commissaire de la Marine, député du Grand Orient de France, il est nommé commandant et président du Conseil provincial de Chandernagor. Il est tour à tour Agent général pour la Nation, Préfet colonial (1803), Commissaire-ordonnateur des Établissements français de l'Inde, Président du Conseil supérieur à Pondichéry. est un gouverneur de Pondichéry. Mottet est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis, le 7 octobre 1820. Il est aussi chief justice (juge en chef). Dans A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry ..., Bernard Burke, par contre, le dit général, ce qui ne figure pas sur les documents d'archives.

Le baron Benoît Mottet de La Fontaine est un membre de la famille Mottet (XIIe-XXIe siècle.), de la branche des Mottet d'Île-de-France. Il est le fils de Nicolas Mottet de La Motte l’un des ''Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne''. Marié à la fille du Marquis de Fécamp il est à l'origine de la branche Mottet de La Fontaine, de la famille Mottet, Russell de Swallowfield et les ancêtres de nombreux aristocrates, dont certains membres de la famille royale. Voici la descendance de Benoît Mottet de La Fontaine en anglais :

Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820).


Article détaillé : Baron Benoît Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Branche Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Général John Doveton, mari de Victorine Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Édouard Mottet de la Fontaine

Article détaillé : Clotilde Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Baronnet Henry II Russell de Swallowfield, mari de Clotilde Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield

Article détaillé : Charles Russell de Swallowfield

Article détaillé : George Russell de Swallowfield

Article détaillé : Constance Lennox

Article détaillé : Arthur Ernest Guinness

Article détaillé : Aileen Guinness

Article détaillé : Doon Aileen Plunket épouse de James Leveson-Gower, cousin germain et filleuil de la Reine Elizabeth II

Article détaillé : Adolphe Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Élisabeth de Warren

Article détaillé : Prosper d’Épinay


.

.

.

.

.

Une arrière-petite-fille de Nicolas Mottet a un enfant avec Louis XV[]

.

Les enfants de Louis XV. Descendance illégitime : Charles François Plocq[110].

C'est Victoire de France , fille de Louis XV, qui signe le contrat de mariage de Victoire Bertier.

LH/2180/72. Plocq Louis Charles Marie.

Michel Antoine écrit sans Les bâtards de Louis XV :

Au cours de ces dernières années, la patience de certains investigateurs, comme M. Vrignault, a été récompensée. Ils ont retrouvé un ensemble de pièces, qui forme autour de quelques personnages un faisceau de présomption très sérieuses[111].

Henri Vrignault, dans Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, écrit :

Un autre enfant est également intéressant à signaler, c'est le nommé Charles-François-Marie Plocq, garde du corps de Mgr le Comte d'Artois, de la mère duquel on trouvera également en Annexe le contrat de mariage, contrat signé de Madame Victoire de France, avec une rente viagère de douze cent livres accordée par Sa Majesté en faveur de la jeune épouse[112].

Marie Agnès Berry (1719 - après 1788), belle-sœur d'Anne-Louise Segoing, épouse Berry, petite-fille de Nicolas Mottet de La Motte, est veuve de Guillaume Pierre Bertier, Grand valet de pied du roi en 1731[113]. Leur fille, Victoire Bertier (1744 - avant juin 1774) a un fils, en 1769, avec le Roi Louis XV (1710 - 1774)[114][115].

De ses six liaisons publiques, Louis XV n'a qu'un enfant : un fils, né le 2 septembre 1741 à Versailles de Mme de Vintimille. Pour rencontrer d'autres bâtards de Louis XV, il faut donc se tourner vers les petites maîtresses. Les petites maîtresses, au contraire des officielles, ne sont pas mariées lorsqu'elles connaissent Louis XV. Il faut qu'il leur procure un nom, un état et des biens. Or, il est certain que Louis XV ne veut pas abandonner ses bâtards[116].


Douze cent livres de rente correspondent à 24.000 livres de capital. C'est certainement Madame Victoire de France qui la marie à Charles François Plocq, ancien Chef de fourrière de défunte Madame la Dauphine Marie Josèphe de Saxe (1731 - 1767). La mère de la jeune fille et le mari ont le droit a une pension sur le Trésor[117]. Du fait de sa reconnaissance de paternité Charles François Plocq qui n'est plus Chef de fourrière est fait commis de la Guerre (21 juin 1768), valet de la garde-robe du Comte de Provence en 1773, commis aux fortifications en 1774. C'est Victoire, fille de Louis XV, qui signe le contrat de mariage et l'arrangement financier[118].

L'enfant, Charles-François Plocq (1769 - 1810), en considération des services de feu son père, commis au bureau des fortifications du département de la guerre, a le droit à sa mort en 1774 à une pension sur le Trésor de 300 livres. Il devient Garde du corps surnuméraire du comte d'Artois (futur Charles X) le 5 juillet 1788, puis Garde Constitutionnel en 1791/1792. Selon le fichier de la garde constitutionnelle de Louis XVI (1791-1792) sa date de naissance est incertaine. Il fait partie de la compagnie de Villeneuve, le 26 janvier 1792. Il est congédié le 9 mai 1792, ou plutôt il donne sa démission[119]. Il se marie avec Marie Elisabeth Millon, d'une famille qui s'allie avec des serviteurs de la famille royale.

Leurs fils, Louis Charles Plocq (1789 - 1864) s'engage le 12 octobre 1806 au 11e régiment des chasseurs à cheval. Le 1er février 1809 il est brigadier. Le 1er septembre 1811 il est incorporé au 31e. Le 10 décembre 1813 il est adjudant sous-officier, le 10 février 1814, sous-lieutenant. Il fait les campagnes de 1806 à 1814, en Prusse, Pologne, Autriche, Espagne, Italie... Le 3 mai 1814, Louis XIV fait son entrée solennelle dans Paris et gagne le palais des Tuileries. C'est la Première Restauration le Roi le fait Brigadier (capitaine) dans les gardes du corps, la compagnie de Noailles, le 15 août 1814. Puis il est Chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur (1er septembre 1814). Louis XVIII revient à Paris le 8 juillet 1815. C'est la Seconde Restauration, Plocq reste brigadier le 1er novembre 1815[120], mais aussi en 1816. Louis Charles Plocq (1789 - 1864) est capitaine adjudant-major au 7e régiment de la Manche à Sélestat en 1825, depuis 1823[121].

.

.

.

.

.

Le Baronet Henry II Russell de Swallowfield, mari de Clotilde Mottet de La Fontaine est le Résident britannique de l'immense état princier d'Hyderabad (la rédidence dessinée en 1813).

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

.

  1. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume, 1948.
  2. "Bulletin de la Société historique de Compiègne", Compiègne 1874.
  3. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  4. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  5. L'Hôtel du Mess, anciennementaux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  6. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  7. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  8. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  9. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  10. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  11. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  12. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  13. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  14. Extrait des Reg[ist]res du Conseil d'Etat du 25-8-1733.
  15. Paris, France | 01/07/1729 - 31/07/1729 | AN Y4445
  16. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume, 1948.
  17. Académie de Vaucluse, Éditeur L'Académie, 1927.
  18. Titre mis dans l'acte de tutelle du 11 avril 1765 des enfants de Jacques Moreau de Champlieu. (Archives familiales de Madame Magdeleine Houssay).
  19. Yerville à travers les âges, Volume 1, Pierre Andrieu-Guitrancourt, Impr. Bretteville, 1953.
  20. Histoire généalogique de la maison de Lantivy des ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées: Suivie des généalogies des maisons de L'Estoutbeillon (Bretagne) et de Richemont de Richard'son (Écosse et France)..., Volume 30, Théodore Courtaux, Jean Joseph Rogatien Lantivy-Trédion (comte de.), Cabinet de l'historiographe, 1899.
  21. Une concorde urbaine: Senlis au temps des réformes, vers 1520-vers 1580, Thierry Amalou, Limoges, Pulim, 2007.
  22. Traité des fiefs, tant pour le pays coutumier, que pour les pays de droit ecrit, Germain-Antoine Guyot, Saugrain, 1751.
  23. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux, Édouard Lefèvre, Garrier, 1859, p.305.
  24. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  25. DOCUMENTS DU MINUTIER CENTRAL CONCERNANT L'HISTOIRE DE L'ART (1700-1750)
  26. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). x "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  27. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  28. L'Hôtel du Mess, anciennementaux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  29. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  30. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  31. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  32. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  33. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  34. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  35. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  36. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  37. Annales historiques compiégnoises. Société d'histoire moderne et contemporaine (Compiègne, Oise).
  38. Cela correspond au volume des importations de bois exotiques de la Belgique de nos jours, pendant une année.
  39. Extrait des Reg[ist]res du Conseil d'Etat du 25-8-1733.
  40. [file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/ONF_en_chiffres_2019.pdf L’ONF EN CHIFFRES]
  41. Acerra Martine. Les avocats du Parlement de Paris - 1661-1715. In: Histoire, économie et société, 1982, 1ᵉ année, n°2. pp. 213-225.
  42. Minutes AN. 1723-1730. Voir : Thiais, Z2 4342.
  43. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Dieudonné Alexandre Paul Boiteau, Paul Boiteau. University of Michigan Library (27 avril 2009).
  44. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  45. Charles-Jean Hallo (Lille, 1882 - Senlis, 1969) Études de tenues de vénerie.
  46. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume, 1948.
  47. Académie de Vaucluse, Éditeur L'Académie, 1927.
  48. [file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/ods_hallo.pdf Études de tenues de vénerie]
  49. Histoire du collège de Compiègne, depuis son origine jusqu'en 1790, Plion, Albert, G. Dumont (Compiègne), 1891, p.286.
  50. Armorial de la France, Volume 2, Louis de Magny, Arch. de la Noblesce, 1875. p.23.
  51. Yerville à travers les âges, Volume 1, Pierre Andrieu-Guitrancourt, Impr. Bretteville, 1953.
  52. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  53. Bulletin, Volume 14, Société historique de Compiègne 1911.
  54. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.
  55. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  56. Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'Artois, de Paul André p.209.
  57. Histoire de Compiègne, Édition des Beffrois, 1988, p.45.
  58. Le cas particulier de La Brévière (suite)
  59. Bénédictins
  60. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). x "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  61. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  62. L'Hôtel du Mess, anciennementaux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  63. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  64. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  65. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  66. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  67. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  68. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  69. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  70. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  71. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  72. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  73. Le nobiliaire universel ou, Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe, Ludovic de Magny, Charles Joseph Moreau de Pravieux, Institut Héraldique, 1892, v. 21, p.29 et ...
  74. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  75. Le nobiliaire universel, ou, Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe, Ludovic de Magny, Charles Joseph Moreau de Pravieux, Institut Héraldique, 1892, v. 21.
  76. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.
  77. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  78. LES ARMES ET LES COULEURS DE COMPIÈGNE, Communication de Jean-Claude Brault
  79. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  80. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  81. LES ARMES ET LESCOULEURS DE COMPIEGNE, Communication de Jean-Claude Brault
  82. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  83. Les armes et les couleurs de Compiègne (nouvelle approche), Communication de Maître Jean-Claude Brault, le samedi 7 mai 2005.
  84. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  85. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  86. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  87. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  88. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.
  89. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  90. A.D. Oise, registres paroissiaux Compiègne, actes 3E159/30 1751-1752, p.152.
  91. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  92. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.
  93. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  94. Les armes et les couleurs de Compiègne (nouvelle approche), Communication de Maître Jean-Claude Brault, le samedi 7 mai 2005.
  95. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  96. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.
  97. AD Aisne H519.
  98. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe. Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.
  99. Le maréchal d'Humières et le gouvernement de Compiègne, Roger de Magnienville, Louis de Crevant, 1881, p. 119.
  100. Le maréchal d'Humières et le gouvernement de Compiègne par Roger de Magnienville, Louis de Crevant, 1881, p. 119.
  101. D'après extrait des Registres du Conseil d'état, en date du 25 août 1733, B.M. de Compiègne Ms SHC 50.
  102. HUBERT, Généalogies orléanaises..., Bibliothèque d’Orléans, 8 vol. in-8, manuscrit. Page, tome, etc : 4, 244.
  103. Comptes de Louis XVI publiés par le comte de Beauchamp d'après le manuscrit autographe du Roi conservé aux Archives nationales. Paris, 1909. Librairie Henri Leclerc.
  104. Dictionnaire universel de la Noblesse de France, Jean Baptiste Pierre JULLIEN DE COURCELLES. 1820.
  105. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  106. Docteur Gaston Sirjean ; préface Docteur M. Dugast Rouillé, Encyclopédie généalogique des maisons souveraines : les Illégitimes. Paris : l'auteur, 19, rue Erlanger, 1963, p.273.
  107. Livre d'or de la Noblesse, Le Marquis de Magny, secrétariat général du collège Héraldique, 1846.
  108. Journal of the Palaeontological Society of India, 1956, p. 10.
  109. Etat nominatif des pensions sur le trésor royal, deuxième classe, en annexe de la séance du 21 avril 1790. In: Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome XIII - Du 14 avril au 21 avril 1790. Paris : Librairie Administrative P. Dupont, 1882. pp. 321-368.
  110. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  111. Michel Antoine, Les bâtards de Louis XV (Revue des Deux Mondes - 1986).
  112. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  113. Almanach de la Cour:, Seconde Édition, William Ritchey Newton, Éditeur William Ritchey Newton, 2020.
  114. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  115. Docteur Gaston Sirjean ; préface Docteur M. Dugast Rouillé, Encyclopédie généalogique des maisons souveraines : les Illégitimes. Paris : l'auteur, 19, rue Erlanger, 1963, p.273.
  116. Michel Antoine, Les bâtards de Louis XV (Revue des Deux Mondes - 1986).
  117. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  118. Les enfants de Louis XV: descendance illégitime, Henri Vrignault, Perrin, 1954.
  119. PLOCQ, Charles François. AF/I/2, plaquette 5, p. 27
  120. Almanach royal, Veuve d'Houry, 1816.
  121. Annuaire de l'etat militaire de France. Levrault, 1825.
Advertisement