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                               Nicolas-Jérôme Herlaut

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Les charges de trésoriers des gardes coûtent chères, mais sont très lucratives.

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Louis XIV jouant au billard (1694). Le futur ministre Michel Chamillart vu de dos. Le roi est un proche de Chamillart et ce dernier est le protecteur d'Herlaut.

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Cérémonies pour l’érection de la statue équestre de Louis le Grand place Vendôme. Les arcades d'Herlaud sont au fond sur la droite.

Nicolas-Jérôme Herlaut. Son prénom est parfois écrit Nicolas-Hierosme et son nom orthographié Herlaud ou Herlant[1] ou Herlau et Jérôme le jeune. Il est né vers 1650 certainement à Compiègne et meurt subitement le 11 mai 1716, dans son hôtel particulier, Place Louis le Grand, à Paris[2][3].

Nicolas-Jérôme Herlaut est un membre de la famille Erlaut-Herlaut. Son père, Jérôme Herlaut (ca 1630 - 1690), est un riche marchand marinier, élu et conseiller du roi à Compiègne. Il achète l’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne. Nicolas-Jérôme constitue une rente à son père en 1685.

Nicolas Jérôme Herlaut est marchand et bourgeois de Paris (av. 1685 - 1695)[4]. Herlaut se marie à Claude Lesguillier (1640/1645 - avant 1696), fille d'un autre marchand marinier, veuve Marescot, le 13 février 1681, à Compiègne, paroisse Saint-Jacques.

Hiérosme Herlaut le jeune, est également marchand et greffier de l'écritoire à Compiègne le 23 avril 1693[5]. Nicolas-Jérôme Herlaut est un veuf fort riche, ancien receveur des consignations au siège présidial de Beauvais[6]. Il semble qu’Herlaut commence sa carrière en 1691 dans les finances, comme traitant, avec un fonds de 30.000 livres provenant de la succession de son père, un marchand de bois, décédé avant 1691[7]. Nicolas-Jérôme Herlaut est conseiller du roi[8] et ancien receveur des Contributions, en 1699[9]. Il reste traitant jusqu'en 1699. Après il devient fermier du roi, banquier et Herlaut achète la charge de Trésorier général des Régiments des Gardes Françaises et des Gardes suisses, pour 430.000 livres[10]. C'est néanmoins encore un traitant connu sur la place de Paris en 1704[11].

A cette date, Nicolas-Jérôme Herlaut est surtout le plus grand acheteur des six grands financiers lotisseurs de la place Louis le Grand (Vendôme). Il possède 32 arcades à lui tout seul, selon Saint-Simon[12]. Il est l'un des premiers habitants de la place Louis le Grand (Vendôme) dans son Hôtel Herlaut (Parabère) en 1703.

En 1716, la fortune nette de Herlaut atteint 1,6 million le livres tournois[13].

Légendes de l'Orléanais nous dit que :

En 1709, Madeleine Isidore de Guéribalde aliéna Les Bruels en faveur de Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier Général des Gardes-Françaises et des Gardes suisses. Ce vieillard qui avait acheté cette seigneurie du vivant de son fils, la lègue après la mort de ce dernier à Michel Chamillart, chevalier, marquis de Cany, son neveu[14].

Il n'y a pas lien de parenté entre les Chamillart et les Herlaut, mais parmi les proches du ministre Michel Chamillart (1652 - 1721) le plus généreux d’entre eux est Nicolas-Jérôme Herlaut. Il s'est enrichi grâce à Chamillart et lègue donc au ministre et à son fils une fortune considérable, constituée en grande partie d’immeubles de l’actuelle place Vendôme. Cependant des difficultés imprévues poussent le ministre, alors disgracié, à se séparer de la plus grande partie de cet héritage[15]. Et puis il y a la création de la chambre de justice contre les traitants (1716) qui complique les choses. John Law achète les arcades d'Herlaut après sa mort et devient ainsi maître d'une grande partie de la place, au nord comme au sud[16].]]

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La place Louis-le-Grand, faubourg Saint-Honoré en 1705.

SA FAMILLE Modifier

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Une famille fort ancienne Modifier

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Blason herlaut

Blason Herlaut-Herlau-Erlaut (d'Hozier).

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Antoine Herlaut (ca 1500-1573) est nommé évêque de Chalon-sur-Saône (1561-1573).

La famille Erlaut-Herlaut est fort ancienne. Nous avons un don par Marie, veuve de Philippe Maillart, par devant Geoffroi, doyen de Beauvais (1229), d'une rente de trois sous sur la maison d'Eude Herlant, sise in deserto belvacensi, à la maison de Saint-Lazare de Beauvais[17]. Maistre Guillaume Herlaut est cité dans des lettres du roi Louis XI (1423 - 1483)[18].

Le premier Erlaut-Herlaut, a comme armes : D'argent au chevron d'azur, accompagné de trois roses du même, tigées & feuillées de sinople, selon Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial, par le Comte Henry Coustant d'Yanville[19].

Antoine Herlaut (ca 1500-1573) est prieur de la Sorbonne et Docteur en théologie de la Faculté de Paris. Hospes en 1533, Socius en 1536, docteur en 1540, il est choisi, cette année là, avec Démocharès, pour professer au collège. C'est alors qu'il commente Pierre Lombard. Recteur de l'Université de Paris il est choisi pour être le Confesseur & premier Aumônier de la reine Catherine de Médicis. Prédicateur du Roi Charles IX, il est nommé évêque de Chalon-sur-Saône (1561-1573)... Il est d'une autre branche de cette famille que l'on retrouve à Paris et dans l'Oise.


Article détaillé : famille Erlaut-Herlaut

Article détaillé : Antoine Herlaut (ca 1500-1573)


Ses ancêtres proches Modifier

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Mottet château

Le château de La Motte à Béthisy-Saint-Martin appartient à la famille Erlaut-Herlaut, puis aux Mottet.

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Les terres de La Motte, Donneval et Champlieu.

Mottet claude nicolas

Nicolas Mottet de La Motte est officier de vénerie.

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Festin que Paris donne à Louis XIV en 1687. M. Fourcy, Prévôt des Marchands et à côté de lui est Henri Herlau, échevin, oncle du financier.

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Le prévôt et les échevins de la ville de Paris. Herlau est au centre un peu en retrait.

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Vue d'une partie du Cours, et de la Savonnerie, ou est la manufacture de ces beaux tapis, qui font la plus precieuse partie des meubles de tous les grands seigneurs de l'Europe, et qui sont reconnus sous le nom de la savonnerie.

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Tapis tissé pour la Galerie d’Apollon Paris (1664 - 1667). Fabriqué par la Manufacture de la Savonnerie, atelier de Simon Lourdet, tapissier, d’après Charles Le Brun.

Jean Herlaut (ca 1590 - ap. 1640) est maître poissonnier à Compiègne. Il possède en 1640 la troisième partie d'une maison sise dans le ravelin de la porte du Pont, proche le moulin Bocquet, selon Sentence Du Bailliage De Beauvais. Jean Herlaut est le père de :


¤ 1. Jérôme Herlaut de La Motte (ca 1630 - 1708), bourgeois de Compiègne, marchand de bois, est conseiller du Boy, controlleur ordinaire des guerres. Il acquiert cette charge en 1685, est estably en cette ville et estimé riche de cent mil livres et plus[20]. Cette charge lui permet de prendre le titre d'écuyer. Jérôme Herlaut achète le 18 mai 1683 La Motte, Champlieu, Donneval et avec leurs maisons seigneuriales[21]. Jérôme Herlaut de La Motte se marie vers 1665 avec Marguerite Lesguillier (ca 1645 - 1678), fille d'un marchand marinier de Compiègne, et petite-fille d'un marchand marinier de la paroisse Saint- Jacques, maître port de Neuilly. Marguerite Lesguillier est la soeur aînée de Claude Lesguillier (1650 - avant 1696), veuve Marescot, épouse de son neveu Nicolas Jérôme Herlaut. Jérôme Herlaut de La Motte et Marguerite Lesguillier sont les parents de :

1.1. Marguerite Herlaut de La Motte (ca 1667 - 1735), mariée en février 1683, à Paris (paroisse Saint-Germain de l'Auxerrois), avec Louis Mottet de La Motte (1651-1733), Écuyer
1.2. Hiérosme II Herlaut de La Motte (ca 1670 - 1731/1746) est seigneur de La Motte, Champlieu, Donneval. Un acte du Conseil d'Etat du Roy, fait à Versailles, le 5 février 1692, ordonne que l’article neufiéme de l’Edit du mois de février 1689 et l’arrest du dix-neufiéme may 1691 seront executez, en faveur du sieur Hyerosme Herlaut Conseiller de Sa Majesté, Receveur des Consignations de Beauvais, Chaumont et autres lieux.... Il se marie avec Suzanne Moreau (1668 - 1749), fille d'un marchand de bois à Paris, bourgeois de Paris, intéressé dans les affaires du roi et d'Antoinette de Lavau. Elle se remarie avec le père de Nicolas Jérôme Herlaut. La petite-fille de sa femme, Marie Moreau (1704 - 1782) se marie en 1727 avec Jean Michelin, écuyer - Conseiller & secrétaire du Roy, Commissaire ordinaire des guerres, demeurant rue Beaubourg, l'ancêtre des Michelin.
1.3. Anne Herlaut se marie le 15 février 1683 avec Nicolas Hénault, procureur au Parlement de Paris, originaire de Bar-sur-Seine.
1.4. Sébastien Herlaut (ca 1670 - ap. 1695)


¤ 2. Henri Herlaut (ca 1630 - 1703) fait une présentation du serment d'échevin de Paris en 1687 (O1 31 fol 174). Nous connaissons par un document les voix qu’il obtient pour être échevin de Paris en 1696[22]. Les échevins prêtent serment entre les mains du roi. C’est un titre de noblesse (Edit de 1706 et 1716). Il porte : D'or, au chevron d'azur, accompagné de trois roses de gueules. Henry est aussi conseiller du Roy en l'Hôtel de Ville, en 1687, quartenier, administrateur, gouverneur et ancien Receveur Général de l'Hôtel-Dieu de Paris en 1691, selon l'Inventaire-sommaire des Archives hospitalières antérieures à 1790 (1884). Lors d'un tirage au lot qui a lieu le 21 juillet 1669, pour lequel on a fait appel à un apprenti de la Manufacture de la Savonnerie du nom d'Antoine Foyer, la première tenture en huit pièces échoit à Henry Herlau. Il est membre de la juridiction consulaire (mercerie). Herlau est représenté sur une célèbre toile d'Hyacinthe Rigaud, avec les quatre échevins de la moitié droite de l'oeuvre avec Pierre Lenoir, Claude Bellier et Vincent Marescal. Sur une peinture de Nicolas de Largillière 1656-1746, il est debout à l'extrême droite, Musée Jacquemart-André (2003). Le 20 mars 1678 au baptême de Henry Mauduit, le parrain est Henry Herlaut, bourgeois et conseiller de l'hostel de ville de Paris, la marraine, Anne Lourdet, sa femme. Anne Lourdet est la fille de Simon Lourdet, tapissier ordinaire du Roi, demeurant à la Savonnerie, près de Chaillot. Simon Lourdet est le fondateur de la manufacture de tapisserie royale (privilèges confirmés par Louis XIII), et ce, au premier quart du XVIIe siècle. Ses œuvres majeures sont dans la Grande Galerie du Louvre. Simon Lourdet obtient ses lettres de Noblesse de Louis XIII le 1er juillet 1627. Il est Directeur de la Tapisserie de 1656 à 1658, entrepreneur de tapis de Turquie et du Levant, 1er Tapissier Ordinaire du Roi à la Savonnerie. Il demeure le 17 juin 1649 à Paris, paroisse de Chaillot. Il décède à Paris le 13 janvier 1/1666[23]. La Manufacture de la Savonnerie établie à Paris, près de Chaillot, en 1615, sous Marie de Médicis, par le tapissier Simon Lourdet, est réunie sous Colbert à celle des Gobelins ; il n'y a dès lors qu'une seule manufacture royale des meubles de la couronne[24]. On a aussi Jean Lourdet, tapissier flamand établi à Paris, en 1627... certainement son oncle. Henri Herlau, ancien échevin décède rue Saint-Germain l'Auxerrois, le 5 novembre 1703[25]. Henri Herlau et Anne Lourdet sont les parents de :

 : 2.1. Antoine Herlau (1650 - 1734) a le même blason que la famille Erlaut-Herlaut. Il est gouverneur de l'Hôtel-Dieu, comme son père avant lui en 1689. Il prend le bonnet de docteur le 13 août 1682. Il est Prêtre Docteur en Théologie de la Faculté de Paris de la Maison Royale de Navarre, et Doyen de la Faculté. Herlau a avec Bossuet plusieurs conférences particulières, mais sans réussir à poser les bases d'un accord. Antoine Herlau est prêtre et docteur en théologie de la faculté de Paris. Ce Docteur recommandable par sa solide piété et par son amour pour les Pauvres, fait pendant sa vie et à sa mort de grandes Aumônes. Antoine Herlau meurt dans la Maison des Docteurs de Navarre, le 14 octobre 1734. Il n'a jamais eu de Bénéfice et n'en a jamais désiré. Il finit son existence à l'âge de 84 ans, une vie très édifiante et mort toute Chrétienne[26].


¤ 3. Jérôme Herlaut (ca 1630 - après 1685), qui suit.


Son père Modifier

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Mottet hotel des rats

Hôtel des Rats à Compiègne.

Rats

L’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne.

Jérôme Herlaut (ca 1630 - 1708), père de Nicolas Jérôme Herlaut, est un riche marchand marinier, à Compiègne et à Paris. Du fait de l'Oise et de la Seine la navigation fluviale permet de transporter les marchandises, le bétail, le poisson et les personnes. Son père est aussi l'élu de Compiègne. Cette charge consiste à répartir l'impôt et à juger en première instance les contribuables. A cette époque, l'office d'élu non-seulement est vénal, contrairement au sens même de cette dénomination, mais de plus il peut s'exercer par délégation[27]. Il est également conseiller du roi[28].

Jérôme Herlaut (ca 1630 - 1708) achète l’hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne en 1683, pour 4.050 livres, à Jean le Caron de Brissocourt, maître des Eaux et Forêts de la forêt de Laigue. Jérôme Herlaut est sur l'acte marchand à Paris[29].

Son fils, Nicolas-Jérôme lui constitue une rente. Le 24 juillet 1685, il est dit marchand résidant ordinairement en la ville de Compiègne[30].

Antoinette de Lavau (ca 1645 - 1722), veuve en premières noces de Pierre Moreau de Champlieu (ca 1635 - 1671) et en secondes de Jérôme Herlaut, conseiller du roi, élu à Compiègne, possède une maison sise à Compiègne, appelée la Vache au Long, le 28 juillet 1714 d'une valeur de 1.500 livres[31].

La fille de Jérôme, Claude Herlaut, soeur de Nicolas Jérôme Herlaut, est mariée à Pierre de Cressent, maître de la Poste de Gournay. Ils ont un fils qui hérite en partie de son oncle du fait de sa persévérance[32].
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En 1683, à la suite d'une vente par licitation, l'hôtel Henri IV ou des Rats, devient la propriété de Jérôme Herlaut, marchand à Paris, moyennant 4.050 livres[33].

MARCHAND BOURGEOIS DE PARIS (av. 1685 - 1691) Modifier

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Inventaire après décès de Nicolas Marescot.

Marché du 20 décembre 1684, avec Hierosme Herlau et Paul Barberey, pour fournir toutes les pierres aux Bâtiments du Roy de Versailles, Saint-Germain, Marly, le Louvre et l’hôtel des Invalides et autres endroits pendant le temps de six années[34].

Nicolas Jérôme Herlaut est marchand et bourgeois de Paris (av. 1684 - 1695)[35]. Herlaut se marie à Claude Lesguillier (1640/1645 - avant 1696), veuve Marescot, le 13 février 1681, à Compiègne, paroisse Saint-Jacques.

A consulter : Inventaire après décès de Nicolas Marescot par dame Claude Lesguillier, veuve de Nicolas Marescot, épouse en seconde noces de Nicolas Jérôme Herlaut, (Paris 01/11/1681 - 31/12/1681 AN Y3991B).

Claude Lesguillier (1640/1645 - avant 1696) est la fille d'un marchand marinier de Compiègne, comme son père, et petite-fille d'un marchand marinier de la paroisse Saint- Jacques, maître port de Neuilly. Son épouse est veuve de Nicolas Marescot, Maître pareur de corde et bourgeois de paris, lors de son mariage le 19 janvier 1678 à Paris (Paris | 1/1678 - 3/1678 | AN Y3981A). Il décède fin 1681. Le couple a trois enfants : Pierre, Claude et Charles, leurs enfants (Paris | 01/08/1681 - 31/10/1681 | AN Y3991A).

L'inventaire après décès de dame Claude Lesguillier, veuve de Nicolas Marescot, épouse en seconde noces de Nicolas Jérôme Herlaut est réalisé en décembre 1696.

On a une requête de Gilles Bayart, conseiller du Roi, commissaire à faire les montres et revues en la maréchaussée de l’Île de France, contre Hiérosme Herlaut le jeune, marchand et greffier de l'écritoire à Compiègne le 23 avril 1693[36].

TRAITANT (1691 - 1699) & FERMIER DE MONTFERMEIL (1695 - 1701) Modifier

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Traitant (1691 - 1699) Modifier

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Herlaut habite rue Royale (des Moulins), avant de s'installer dans son hôtel, place Louis le Grand.

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Les investissements et profits de Nicolas-Jérôme Herlaut[37].

Il semble que Herlaut commence sa carrière dans les finances avec un fonds de 30.000 livres provenant de la succession de son père, un marchand de bois. Il est un exemple des gains réalisés par un traitant pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688 – 1697). Herlaut investit tout son héritage dans un premier traité en 1691 qui fait des pertes. Apparemment peu découragé par ce déboire, Herlaut se lance dans de nouveaux investissements : entre 1691 et 1699, il est caution de sept traités qui lui rapportent près de 240.000 livres de bénéfice[38].

Antoine-Nicolas Barjavel est le premier à s'intituler sieur de Saint-Louis, car il se marie à Paris avec Claudine Marescot, belle-fille de Nicolas Jérôme Herlaut, traitant connu sur la place de Paris[39]. Antoine-Nicolas Barjavel achète une charge de conseiller du roi. Son fils Alexis Charles Barjavel de Saint-Louis, chevalier, épouse Henriette Siffreine de Pelletier de Gigondas de la Garde, fille d'Henri, cosg de La Garde-Paréol & de Marie-Gabrielle de Beaumont d'Autichamp.

Herlaut est bourgeois et habite rue Royale (des Moulins) quand il devient Trésorier général des Régiments des Gardes Françaises et des Gardes suisses et commence à s'intéresser aux lots en vente de la Place Vendôme[40].Inventaire après décès de dame Claude Lesguillier, veuve de Nicolas Marescot, épouse en seconde noces de Nicolas Jérôme Herlaut (7 décembre 1696).

Michel Chamillart (1652 - 1721) l'associe à de multiples opérations financières dès le début des années 1690, qui vont rapporter gros à Herlaut. Mais il est surtout connu comme étant son fermier général à Montfermeil (1695 - 1701)[41].

Receveur des Consignations de Beauvais, Chaumont et autres lieux (1692) Modifier

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Un acte du Conseil d'Etat du Roy, fait à Versailles, le 5 février 1692 :

... ordonne que l’article neufiéme de l’Edit du mois de février 1689 et l’arrest du dix-neufiéme may 1691 seront executez, en faveur du sieur Hyerosme Herlaut Conseiller de Sa Majesté, Receveur des Consignations de Beauvais, Chaumont et autres lieux ; et en consequence casse et annulle toutes les Sentences du Juge de Pompoin, du vingt-uniéme Novembre et quatriéme Decembre dernier. Extrait des Registres du Conseil d’Estat Sur la Requeste présentée au roy en Son Conseil, par Nicolas Hyerosme Herlant Conseiller de Sa Majesté, Receveur des Consignations du Bailliage et Siege Presidial de Beauvais, Chaumont, Bernoville, Meru, Angy, Grandvillé, Prevosté de Pompoin, et autres Jurdictions Seigneurialles et Subalternes, scituées dans le ressort ; Contenant qu’ayant eu avis que dés l’année 1687. le dix-huit Janvier, il avoit esté vendu par Decret ladite Prevosté de Pompoin des Maisons, Terres et Héritages Saisis réellement… (BNF, F-23641).

Fermier général de Montfermeil (1695 - 1701) Modifier

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Montfermeil historique. Veüe et perspective du château de Montfermeil du bout de la grande terrasse du costé des jardins, à 4 lieues de Paris, entre Le Raincy, Livry et Coubron, château de Montfermeil, vue de la façade sur parc ; époque moderne ; 4e quart XVIIe siècle.

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Le château vu de l'étang, au début du XXe siècle.

Nicolas-Jérôme Herlaut rencontre Michel Chamillart dans les années 1690. Il n'est encore lui-aussi qu'un marchand bourgeois de Paris.

Michel Chamillart hérite par son père d’une terre en Normandie, il la revend pour acheter le domaine de Montfermeil, plus proche de Paris. Le château est achevé par l'Intendant des finances. Il choisit Herlaut, en 1695, pour fermier des revenus de sa terre de Montfermeil[42], montrant par là son affection pour le personnage[43].

Le bail est conclu pour six ans moyennant 5.000 livres par an et quelques redevances en nature. Montfermeil c'est deux châteaux, 336 arpents de terres labourables, 63 arpents de prés et 180 de bois[44].

Nicolas-Jérôme Herlaut fait des réparations au château pour le compte de Chamillart. En 1701, le dernier compte que rend Herlaut de sa gestion fait apparaître le ministre a dépensé 15.000 livres et a des recettes égales à 13.000 livres[45].

En 1701, Michel Chamillart revend la terre et seigneurie de Montfermeil aux frères Bégon.

TRÉSORIER GÉNÉRAL DES GARDES FRANÇAISES ET DES GARDES SUISSES (1702 - 1716) Modifier

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Porte-drapeau des Gardes suisses, 1721.

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Uniforme des Gardes françaises en 1703.

On a une requête de Gilles Bayart, conseiller du Roi, commissaire à faire les montres et revues en la maréchaussée de l’Île de France, contre Hiérosme Herlaut le jeune, marchand et greffier de l'écritoire à Compiègne le 23 avril 1693[46].

Le bourgeois de Paris Nicolas-Jérôme Herlaut, dix ans plus tard, fait désormais partie des gens de finance, traitants ou maltotiers, pour employer les termes de l'époque. Michel Chamillart le favorise de tout son possible dans ses multiples affaires financières. Cette relation entre les deux hommes n’est pas contradictoire avec la politique de Chamillart vis-à-vis des traitants. Sous son ministère, Herlaut abandonne les traités pour des investissements dans les fermes[47], où il continue de s’enrichir du fait des guerres incessantes de Louis XIV.

Nicolas-Jérôme Herlaut achète en 1702 la charge de Trésorier général des Régiments des Gardes Françaises et des Gardes suisses[48], soit grâce à Michel Chamillart, qui est secrétaire d'État à la Guerre, soit du fait des Herlant de La Motte. C'est une fonction très importante car les Gardes sont nombreux et largement dotés au niveau financier. Ces unités d'élite ne se limitent pas au seul Garde du corps du roi, mais la Maison militaire du roi de France regroupe sous ce nom de nombreuses unités. Toutefois d'autres sources<[49] précisent qu'il n'est que trésorier général des régiments des Gardes-Françaises et des Gardes suisses, ce qui est déjà une charge très importante, qu'il a du acheter et revendre une fortune.

Hyérôme Herlaut est conseiller du roi et trésorier général des Gardes françaises et suisses, charge lucrative de ces régiments d'élite, véritables piliers de la monarchie. Herlaut meurt subitement le 12 mai 1716[50]. néanmoins, la fin du règne de Louis XIV et celui de ses successeurs voient se succéder les critiques contre la maison militaire du roi de France. Le rôle de police joué par certains corps, comme les Gardes-Françaises à Port-Royal en 1709, n'y est pas étranger. Le déclin de leur importance militaire, et le calme politique de la période font que le coût de ces nombreuses unités, dont certains n'ont plus qu'un rôle cérémonie, est très élevé dans une période où l’endettement du royaume est considérable.

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Gardes suisses en 1697.

BANQUIER Modifier

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Michel Chamillart (1654-1721) est contrôleur général des finances en 1699 et secrétaire d'État à la Guerre l'année suivante. Le principal héritage de Michel Chamillart lui vient de Nicolas-Jérôme Herlaut.

Nicolas-Jérôme Herlaut est l'ami de Michel Chamillart[51], contrôleur général des finances en 1699 et secrétaire d'État à la Guerre l'année suivante. Même si ses autres proches font au ministre Michel Chamillart, tout au long de sa vie, des dons importants, Nicolas-Jérôme Herlaut est vraiment le plus généreux d'entre eux[52]. Mais lui aussi s’enrichit comme financier grâce à Chamillart et il considère Michel II Chamillart parfois dit son neveu[53], comme un fils.

En 1700, il est taxé pour 83.220 livres, soit presque exactement la moitié des profits provenus des quatre traités auxquels il a participé pendant la durée de la guerre (1688 - 1697). Curieusement, dans sa déclaration Herlaut indique qu’il n’a fait qu’investir ses fonds dans les traités, sans se préoccuper aucunement de leur gestion. Cette situation privilégiée s’explique sans doute par les solides appuis dont il jouit à la cour, dont le soutien personnel de Michel Chamillart[54].

Comme banquier, il prend trois sols quatre deniers sur vingt. Luillier, Sauvion, Fontanieu, ses collègues prennent les mêmes intérêts. Besnier prend encore plus : quatre sols deux deniers[55]. Il se montre un associé prudent. Il retarde une opération financière qui n'a lieu que le 19 juin 1705 et les jours suivants devant l'Intendant des finances Nicolas de Heudebert du Buisson.

LA PLACE LOUIS LE GRAND-VENDÔME (1699 - 1716) Modifier

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L'aménagement de la place Modifier

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Louis XIV : Réduction de la statue équestre exécutée en 1692 et dressée en 1699 sur la place Vendôme, à Paris. Acquise par l'administration royale en 1784 et placée dans la salle des Antiques du Louvre. Sculpteur : François Girardon.

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Place Vendôme en 1792. La statue de Louis le Grand est enlevée. La construction des hôtels n'est pas terminée.

La place Vendôme est appelée « place Vendôme » dès le XVIIe siècle. Elle est appelée par la suite « place Louis le Grand » et, à l'origine, la « place des Conquêtes ». On lui donne le nom de « place des Piques » pendant la Révolution. Elle est nommée « place Internationale » en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme est détruite par les communards, qui y voient un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon.

La place Vendôme, construite sur le terrain de l'hôtel Vendôme par Jules Hardouin-Mansart et Germain Boffrand est financée par un groupement de six spéculateurs :

  • Le remuant Le Thouanne possède le sixième de son capital,
  • le fermier général Alexandre Lhuilier,
  • le trésorier de l'extraordinaire des guerres Jean de Sauvion possède le sixième de son capital. Il abandonne son sixième au roi, qui en fait faire l'adjudication, le 11 août 1707, à Herlaut, qui forme un consortium avec l'architecte de Cotte et avec un

sieur Morlet[56][57].

  • le receveur général des finances Moïse Fontanieu,
  • Nicolas-Jérôme Herlaut, ancien receveur des Contributions[58].
  • l'avocat Mathurin Besnier.

L'opposition d'un autre associé, Herlaut, retarde les opération. Elles ont enfin lieu le 19 juin 1705 et les jours suivants, devant l'intendant des finances Heudebert du Buisson. Sauvion figure encore en nom; mais il abandonne son sixième au roi, qui en fait faire l'adjudication, le 11 août 1707, à Herlaut, associé avec l'architecte de Cotte et avec un sieur Morlet (Mottet ?)[59].

Jusqu'en 1716 et la guerre aux traitants, date de son arrestation Claude François Paparel demeure sur la place Louis-le-Grand[60].

Normalement, une fois les façades édifiées, les terrains sont revendus à des particuliers pour qu'ils construisent le reste des bâtiments[61].

Les achats d'Herlaut (1699 - 1710) Modifier

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La place Louis le Grand.

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La parcelle du n° 16, futur Hôtel Moufle, est acquise par Herlaut en 1710, puis vendue à l'entrepreneur Pierre Grandhomme, en 1723, qui y construit un hôtel.

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Lots de la Place Louis-le-Grand lors de sa construction en vers 1700.

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Restauration des menuiseries de l’ancien Hôtel de Parabère, place Vendôme (XVIIIe-XIXe siècles).

A. de Boislisle, dans La place des Victoires et la place Vendôme écrit :

L'insuffisance des renseignements dont je dispose et le désordre où ont été mises les pièces relatives à cette entreprise ne permettent de contrôler ni l'un ni l'autre chiffre : il manque, par exemple, le détail des acquisitions les plus importantes, celles d'Aubert, de Herlaut...[62].

Nicolas-Jérôme Herlaut est le plus grand acheteur des six grands financiers lotisseurs de la place Vendôme. Il possède 32 arcades à lui tout seul, selon Saint-Simon[63].

Nicolas-Jérôme Herlaut acquiert, en 1699, avec Mathurin Besnier, avocat au Parlement de Paris, beau-père de l’architecte Jacques Gabriel, les lots numéro 10 et 12, correspondant aux futurs hôtels de La Tour-Maubourg et Baudart de Saint-James. Concrètement, il achète sous le nom de Madeleine Beaunier de Marine une place de 385 toises environ dont la face contient huit arcades, tenant d'un côté et par derrière aux terrains qu'il possède déjà et l'autre côté ceux de Claude François Paparel, trésorier général de l'ordinaire des guerres[64][65]. Ils les revendent en 1700 à Louis Dublineau, Docteur en Sorbonne. Herlaut lors du partage avant la vente se voit attribuer le lot 12.

A. de Boislisle, dans La place des Victoires et la place Vendôme écrit :

Le 20 mai 1699, Besnier avait cédé, par acte en bonne forme, au président et financier Aubert6, un huitième d'intérêt, tant dans sa part de quatre sols deux deniers, que dans un lot de treize cent quatre-vingt-douze toises que Bernier et Herlaut, conjointement, avaient pris de la société Masneuf. De son côté, le 28 juin suivant, Herlaut céda aussi six deniers à Jacques de Farcy...[66].
Pour sa part, Herlaut, trésorier général des gardes, a acquis de compte à demi avec Bernier vingt huit arcades de la future place, soit 1395 toises[67]. Nicolas-Jérôme Herlaut acquiert ses terrains le plus souvent sous le nom de sa belle-fille Claude Marescot, dont un contrat homologué dès le 9 juin 1701[68].

Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier général des Régiments des Gardes Françaises et des Gardes suisses, constitue par achats successifs, de 1704 à 1708 un terrain assez vaste derrière huit arcades de la future place Vendôme[69].

La parcelle du n° 16, futur Hôtel Moufle, est acquise par Herlaut en 1710, puis vendue à l'entrepreneur Pierre Grandhomme, en 1723, qui y construit un hôtel.

Le 24 mai 1708, la Ville accorde à Herlaut trente lignes d'eau à prendre, à ses frais et dépens, sur le plus prochain regard, moyennant une somme de quatre mille livres : il espère les tirer d'un regard commun qui doit être construit tout près de sa maison, au cul-de-sac de Vendôme; cet établissement manque, et il est obligé de racheter et d'utiliser pour son propre compte, en 1713, une conduite de plomb qui se raccordait avec la fontaine de la rue Louis-le-Grand,mais qu'on n'a amenée que jusqu'à la rue Neuve-des-Petits-Champs.

Le 30 septembre 1710, devant Dutartre, la Ville vend à Madeleine Baunier, fille majeure, présentée par Masneuf, une place de 385 toises dont 16 toises 2 pieds de face (8 arcades), tenant d'un côté à la maison d'Herlaut (n° 20), de l'autre à celle de Paparel (n° 14). Il s'agit donc de l'emplacement des n° 16 et 18, que Masneuf s'était réservé et qui, par suite, n'a pas figuré dans le partage de 1705. Le même jour, Madeleine Baunier passe déclaration de son achat en faveur d'Herlaut, qui, dès le 8 août 1704, devant Charpentier, a acquis de Pierre Leroy et consorts, sous le nom d'Antoine Barjavel de Saint-Louis et de Claude Marescot, sa femme, un jardin de 85 toises et demie, situé derrière le lot précédent. Une partie de ce dernier terrain complète la maison d'Herlaut (n° 20) ; le reste (147 toises) forme, avec les 385 toises achetées en 1710, une parcelle de 532 toises d'un seul tenant[70]. Claude Marescot est la fille de feu l'épouse d'Herlaut.


Traversant par la suite quelques difficultés Herlaut refuse de payer ce qui donne lieu à procès[71].

L’hôtel Baudart de Saint-James (1699) Modifier

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Hôtel Baudard de Saint-James, place Vendôme.

L'hôtel Baudard de Saint-James est un hôtel particulier d'architecture néoclassique situé Place Vendôme à Paris. Il doit son nom à Claude Baudard de Saint-James, qui en est un temps propriétaire.

Il est situé au 12 place Vendôme, dans le Ier arrondissement de Paris.

Le lot est acquis en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut et Besnier, en même temps que le no 10, et revendu en 1700 à Louis Dublineau, Docteur en Sorbonne, prieur de Longchamp qui y construisit son hôtel. En 1702, il en donna l'usufruit au financier Urbain Aubert et à sa femme et la nue-propriété aux enfants de ceux-ci.

En 1777, le n° 12 est en effet acquis par Claude Baudard de Saint-James, trésorier général de la Marine, créateur de la Folie Saint-James à Neuilly-sur-Seine qui fait réaliser le décor intérieur par François-Joseph Bélanger et le peintre Jean-Jacques Lagrenée (aujourd'hui : grand salon de réception du joaillier Chaumet).

L’hôtel Latour-Maubourg (1699) Modifier

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L'Hôtel de Latour-Maubourg ou Hôtel Maleteste (vers 1711)

Nicolas-Jérôme Herlaut acquiert en 1699 avec Mathurin Besnier, avocat au Parlement de Paris, beau-père de l’architecte Jacques V Gabriel, les lots n° 10 et 12, correspondant aux futurs hôtels de La Tour-Maubourg et Baudart de Saint-James.

L'hôtel de Latour-Maubourg est situé au n° 10, dans le Ier arrondissement de Paris. Acquis donc conjointement en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut, trésorier général des gardes, et Besnier, le lot est attribué à ce dernier lors du partage, puis vendu par celui-ci, en 1711, à Urbain Aubert, secrétaire du roi, receveur général des finances de Caen et président de la chambre des comptes de Rouen, qui fait construire l'hôtel. En 1717, ce dernier est contraint de vendre l'hôtel à Jean Hector de Fay de Latour-Maubourg, inspecteur général de l'infanterie et maréchal de France.

Son hôtel Herlaut, puis de Parabère (1699) Modifier

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L’hôtel Herlaut-de Parabère.

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Reconstitution d'une salle de l'Hôtel Herlaut.

L’hôtel de Parabère est un hôtel particulier situé au 20 place Vendôme, dans le Ier arrondissement de Paris. Marie-Madeleine Coatquer de La Vieuville de Kermoria, marquise de Parabère (6 octobre 1693 - 13 août 1755), est la favorite de Philippe d'Orléans (régent de l'enfant roi Louis XV). Elle est surtout connue propriétaire de l'hôtel de Ségur de la place Vendôme, qui est attenant à l’hôtel Herlaut.

Nicolas-Jérôme Herlaut est aussi l'un des premiers habitants de la place en 1703[72]. Il se fait construire une maison donnant sur la place et achète en 1704 un petit corps de logis avec un jardin donnant sur la rue de la Corderie, cautionnement par Herlaut devant le notaire Charpentier, de la vente par Barthélémy François Neyret, sr de Preuilly et Catherine Neyret, sa soeur, d'un petit corps de logis, place et jardin en dépendant ayant entrée sur la rue de la Corderie, près de la place Louis-le-Grand contenant 197 toises, moyennant le prix de 60 livres la toise, de 17.876 livres...[73].

A. de Boislisle, dans La place des Victoires et la place Vendôme écrit :

De l'avant-corps au second pan coupé, il y a trois lots, dont deux restent longtemps vacants; sur celui du milieu, le trésorier Herlaut se construit, dès 1703, une belle maison[74].
Les uns font correspondre cette maison de Herlaut à l'hôtel possédé de notre temps par la famille Aguado de las Marismas, d'autres à celui qu'habite encore actuellement la famille Lebeuf de Montgermont[75].

Herlaut prétend assujettir à certaines servitudes et conditions désavantageuses les lots avoisinant la maison qu'il habite déjà[76].

Les Chamillart en héritent. Cet hôtel construit pour le financier Jérôme Herlaut, connait au cours du XVIIIe siècle toute une suite de propriétaires, dont la femme du contrôleur général des Finances Chamillart, le comte de Rottembourg gendre de Mme de Parabère... . La Compagnie des Indes y a temporairement son siège social[77]. L'hôtel disposait d'une entrée, un salon, un boudoir, une chambre pour le baron de Montesquieu, une pour son épouse, un cabinet de toilette dont la présence indispensable va de pair avec les règles de l'hygiène[78].

Herlaut est l'un des premiers habitants de la place (1699 - 1701) Modifier

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place Louis-le-Grand.

Selon Nouvelle description de la ville de Paris, et de tout ce qu'elle contient de plus remarquable, en 1725 :

Les maisons de cette magnifique place qui ont été les premières occupées, font celle d'Ambroife Benier, de Nicolas Jérôme Herlaut, & une autre qui a appartenu à Claude François Paparel. Ces maisons, quoique moins magnifiques que les premières dont on vient de parler, ont cependant toutes les commoditez & tous les ajustemens que l'on demande dans les plus à la mode[79].
Négociation de Nicolas-Jérôme Herlaut, trésorier général des Gardes françaises avec la Ville pour la jouissance d'une concession d'eau pour sa maison de la place Louis-le-Grand en 1712/1713.

Hôtel Duché des Tournelles ou Milon d'Inval (1710) Modifier

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Hôtel Duché des Tournelles ou Milon d'Inval.

L'hôtel Duché des Tournelles est situé au 18 place Vendôme, dans le Ier arrondissement de Paris.

Nicolas-Jérôme Herlaut achète également, en 1710, le lot 18 qui correspond à l’Hôtel Duché des Tournelles, pour agrandir son propre hôtel situé au 20 place Vendôme. Un espace sépare l'hôtel Herlaut de celui des Paparel-La Fare.

Nicolas-Jérôme Herlaut lègue la parcelle aux Chamillart. Ceux-ci la revendirent en 1723 à Guillaume Cressart, syndic des rentes de l'hôtel de ville, qui fait construire l'hôtel qu'il revend en 1733 au fermier général Louis Auguste Duché des Tournelles[80], qui le conserve jusqu'en 1769[81].

Néanmoins, en 1750, il passe par héritage à sa fille, Élisabeth Louise, marquise de Scépeaux et Beaupréau, qui le loue à Paul Randon de Boisset, fermier général, puis receveur des finances. En 1769, il passe dans les mains de l’épouse du comte Nicolas de la Tour d’Auvergne qui le vend en 1774 au receveur général des finances Milon d’Inval dont la famille conserve le bâtiment jusqu’en 1836[82].

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V. Antier, La place Louis-le-Grand en 1705.

LA FIN DE SA VIE Modifier

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Trouver des solutions à la disette de pain (1709) Modifier

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Herlaut occupe des fonctions importantes au niveau des relations avec l'Eglise au temps de la disette de pain de 1709.

Nicolas-Jérôme Herlaut fait, en 1704, une bonne affaire en vendant une masure et son terrain derrière le couvent des Jacobins[83]

Michel Chamillart écrit à son successeur, Nicolas Desmarets (contrôleur général des finances) :

Je vous recommande M. Herlaut, et vous serai très redevable de régler ses changes de 1707 le plus tôt que vous pourrez ; je ne saurois assez me louer de son bon cœur et de son affection...[84].

Toujours en 1709, Nicolas-Jérôme Herlaut, seigneur des Bruels, occupe des fonctions importantes au niveau des relations avec l'Eglise et essaie de trouver des solutions à la disette de pain à Paris en 1709[85].

Les Bruels (1709) Modifier

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Château du Bruel restauré vers 1824 et après 1917.

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Dans l’été 1719, puis en automne 1721 et en automne 1722. Voltaire apprécie beaucoup la solitude délicieuse du Bruel[86].

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Un des étangs du Château du Bruel.

En 1709, Madeleine Isidore de Guéribalde aliéna Les Bruels en faveur de Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier Général des Gardes-Françaises et des Gardes suisses. Ce vieillard qui avait acheté cette seigneurie du vivant de son fils, la lègue après la mort de ce dernier à Michel Chamillart, chevalier, marquis de Cany, son neveu[87].

La seigneurie des Bruels (ou du Bruel), vaste domaine semé d’étangs, est estimé en 1746 à 133.299 livres et vendue 748.864 livres comme bien national, du fait du peu de valeur des assignats.

Nicolas-Jérôme Herlaut fait de Michel II Chamillart, marquis de Cany, fils de son ami, son légataire universel[88], donc l'héritier entre autres du château et des terres du Bruel, dans l'Orléanais.

Quand Chamillart meurt, en 1721, son gendre, Louis d’Aubusson, duc de la Feuillade, maréchal de France, conserve le château du Bruel. C’est là qu’à plusieurs reprises il a la visite de son ami Voltaire dans l’été 1719, puis en automne 1721 et en automne 1722. Voltaire apprécie beaucoup la solitude délicieuse du Bruel[89].

Pendant la Révolution, son héritier et propriétaire, Louis Michel de Chamillart émigre, et la demeure est vendue comme bien national. La terre est morcelée et le château en grande partie détruit.

Du château du XVIIIe siècle il reste juste l'aile élevée par Herlaut[90]. Après la Révolution le Bruel est cependant racheté et restauré vers 1824 par Hippolyte Cournol, écrivain, aujourd'hui oublié, qui le vend en 1833 au Comte de Murat d'Estang, originaire du Dauphiné. En 1917, ses descendants vendent la demeure à Henri Brinon, industriel, qui s'attache à remettre la propriété en état. Les terres sont reboisées, les étangs remis en eau et le château consolidé[91].

HÉRITAGE (après 1716) Modifier

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Ruines de l'État du fait de Louis XIV Modifier

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Dépenses et recettes de l'État de 1600 à 1715 (mort de Louis XIV). Données Alain Guéry, Annales ESC, n°2, 1978.

À la fin du règne de Louis XIV, l'État est ruiné, c'est la banqueroute. Les dettes immédiatement exigibles se montent à 450 millions de livres, pour une dette globale estimée à 2,5 milliards soit une dizaine d'années de revenus du Trésor. On ne paie plus les rentiers mais on crée des rentes sur le produit des nouveaux impôts (la capitation créée en 1695 et le dixième en 1710). Jamais la monarchie française n'a abusé à ce point du crédit de ses financiers !

En 1716, la fortune nette de Herlaut atteint 1,6 million[92].

Création de la chambre de justice contre les traitants (1716) Modifier

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Exemple de billet de monnaie au porteur de 200 livres, émis le 6 août 1709, à l'hôtel de la Monnaie de Paris. Le secrétaire d'État à la Guerre (1709 - 1715) lui ordonne de payer les Gardes françaises avec ses billets.

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L'édit de mars 1716 crée ainsi une Chambre de Justice, qui a pour mission de punir les exactions des traitants et gens d'affaires, ainsi que les malversations des officiers comptables, munitionnaires.

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La fortune d'Herlaut est de 1.600.000 livres, soit 80.000 louis d'or. Un journalier en gagne 10 par an !

Le terme traitant désigne les personnes qui ont passé un traité de finances avec le roi de France. En ce sens, ils sont aussi appelés financiers.

Daniel François Voysin de La Noiraye, secrétaire d'État de la Guerre du 9 juin 1709 au 14 septembre 1715 dans le gouvernement royal, lui ordonne de payer les Gardes françaises avec des billets à ordre. C'est une recette infaillible pour soulager la misère des troupes et Herlaut lui-même en profite. Cependant, quand le vent tourne, la Chambre de justice de la régence le reproche aux financiers lors de l'enquête de 1716-1717[93].

À la mort de Louis XIV, le régent Philippe d'Orléans (1674 - 1723), trouve les caisses de l’État vides. Il décide d'installer une commission ayant fonctions de tribunal, dans une salle du couvent des Augustins pour récupérer les montants dont ont indûment bénéficié des favoris de Louis XIV. L'édit de mars 1716 crée ainsi une Chambre de Justice, qui a pour mission de punir les exactions des traitants et gens d'affaires, ainsi que les malversations des officiers comptables, munitionnaires. Les banquiers sont les premiers visés.

Philippe de Courcillon de Dangeau, dans son Journal écrit au sujet d'Herlaut et la Chambre de Justice :

Arlot (sic), trésorier du régiment des gardes, mourut subitement. On a trouvé son testament, par lequel il donne à Madame de Chamillart sa maison dans la place de Vendôme qui est belle, et fait de Monsieur de Cany, fils du ministre, son légataire universel. Il laisse un bien considérable ; mais comme il étoit sujet à la chambre de justice, cela pourra diminuer beaucoup le legs qu'il fait à Monsieur de Cany[94].

Un inventaire après décès est dressé par les commissaires de la Chambre des comptes probablement dans le cadre de la chambre de justice établi par un édit du mois de mars précédent[95]. Au niveau des personnes sujettes à la chambre de justice (1716), Nicolas-Jérôme Herlaut est presque l'un seuls dont les archives sont conservées[96].

Les maîtres des requêtes font l'instruction et jugement en dernier ressort des contestations nées et à naître au sujet de la succession du feu Sr Herlaut, trésorier général des régiments des gardes françaises et suisses. C'est le Sieur Junot qui le remplace. Il verse 150.000 livres comme caution et achève ce qui reste à faire des exercices de l'office en 1715[97].

Au total, 82 traitants – ou leurs héritiers – sont condamnés à restituer la somme de 19,8 millions, c’est-à-dire en moyenne 51.000 livres correspondant à un bénéfice moyen, avant taxe, de 102.000 livres. C’est un profit substantiel si l’on considère que le salaire d’un ouvrier journalier à la campagne ne dépasse pas alors 200 livres par an. Celui d'Herlaut est de 1.600.000 livres, soit seize fois plus que la moyenne des traitants[98].

Hériter d'Herlaut ??? Modifier

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CHAMILLART II

Michel II Chamillart, marquis de Cany-Caniel, est doté de la charge de grand maréchal des logis de la Maison du roi. Monsieur de Cany, fils du ministre est le légataire universel d'Herlaut.

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Entrée du château du Bruel.

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L'Hotel Herlaut de nos jours : 20 Place Vendôme, la nouvelle boutique Van Cleef & Arpels.

Nicolas-Jérôme Herlaut teste le 10 avril 1710. Son testament est conservé au Cabinet des titres, dans les Pièces originales (dossier 15446, fol. 56). Il meurt subitement le mardi 12 mai 1716 à Paris, selon Saint-Simon et Dangeau[99].

Enrichi grâce à Michel Chamillart, Herlaut fait effectivement don à la femme de son protecteur, Élisabeth-Thérèse Le Rebours (1657 - 1731), de l'hôtel construit en 1703, place Vendôme et à l'ancien ministre des tableaux et des glaces qui se trouvent à l'intérieur. Michel Chamillart tire 126.000 livres des biens laissés par Nicolas-Jérôme Herlaut[100].

Il donne à la demoiselle Beaunier de Marine une petite maison, rue de la Corderie, ainsi qu'une pension de 1.200 livres à prendre sur les revenus de l'hôtel donné à Élisabeth-Thérèse Le Rebours. Le 20 janvier 1717, Michel Chamillart rachète et le jardin attenant à cette demoiselle et lui promet 36.000 livres qu'il achève de verser en 1719.

Il désigne Michel Chamillart comme exécuteur testamentaire. La mort de son fils deux mois après celle d'Herlaut, le 23 juillet 1716 et des difficultés imprévues poussent le ministre, alors disgracié, à se séparer de la plus grande partie de cet héritage.

Inventaire des meubles et effets du château du Bruel, près de Marcilly-en-Villette, au décès de son propriétaire, Jérôme Herlaut, trésorier des gardes françaises et suisses, réalisé en janvier 1717. A la suite, de nombreuses pages vierges dont une partie sert de livre de comptes probablement pour des métairies dépendant du château (Soulas, la Quimaudière, les Pointes, etc.).

Le 2 avril 1717, une estimation est faite par Jean-Baptiste Loir et Denis Gobin des réparations à faire en une maison, place Louis-le-Grand[101], saisie réellement sur la succession de défunt Nicolas-Jérôme Herlaut, et où demeure la marquise de Parabère, à la requête du sieur Jannin de Saint-Germain, fermier judiciaire[102]. Michel Chamillart fait officiellement cadeau de cette demeure et du mobilier à cette Madeleine de La Vieuville, veuve de César Alexandre de Baudéan-Parabère, maîtresse du Régent[103]. En réalité, dans l'inventaire après décès il apparaît que la marquise de Parabère a payé 126.000 livres l'ensemble, c'est à dire l'hôtel de la place Vendôme et la maison attenante. Cet accord secret permet à Michel Chamillart de pouvoir hériter malgré la situation financière douteuse de Nicolas-Jérôme Herlaut à sa mort.

Nicolas-Jérôme Herlaut est dit ancien trésorier général des régiments des gardes françaises et suisses, dans l'arrêt du 1er mars 1719, concernant sa Succession. 1719. Michel II Chamillart vend sa charge de Trésorier général des gardes.

Famille Herlant. - Inventaire des meubles et effets laissés au château de Bruel, près de Marcilly-en-Vilette, au décès de son propriétaire, Jérôme Herlant (1717), suivi des comptes des métairies du château (1713 - 1717).

INV0385 : Fonds Herlaut (Achat à la librairie Saffroy, entrée 5684, 1942. DE1 57) Nicolas Jérôme Herlaut, sieur de Donneval et Champlieu, trésorier des Gardes françaises et suisses, décédé en mai 1716, Michel Chamillart, marquis de Cany exécuteur testamentaire (873 pièces relatives à sa succession, concernant divers notables, avec signatures autographes).

Law achète les arcades d'Herlaut après sa mort Modifier

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John Law (vers 1715-1720) achète les arcades d'Herlaut après sa mort et devient ainsi maître d'une grande partie de la place, au nord comme au sud[104].

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Marche du corps de ville de Paris pour l'erection de la statüe equestre du roy dans la place Louis le Grand le 13 aoust 1699.

Le 5 août 1720, devant Marchand et Berruyer, la Ville vend à Law trois places, sur la présentation de Louis de Séronville; tuteur des enfants mineurs de Michel II Ohamillart, marquis de Cany[105].

Michel II Ohamillart, marquis de Cany est mort deux mois après Herlaut, le 3 juillet 1716, laissant l'héritage à ses enfants. Sêronville et Law ont obtenu que ces terrains, frappés d'opposition par la Chambre des Comptes, soient vendus, à chargé par l'acquéreur d'achever lés façades au-dessus du premier étage et de construire des hôtels. L'arrêt du Conseil autorisant la vente est promulgué le 3 juillet 1720[106].

A. de Boislisle, dans La place des Victoires et la place Vendôme écrit :

Dans les derniers temps de son ministère, Law fit encore l'acquisition de plusieurs terrains qu'il se proposait sans nul doute de mettre en valeur. Comme six emplacements non construits, et représentant en tout trente-deux arcades, venaient de la succession du trésorier Herlaut et étaient sous le coup d'une opposition de la Chambre des comptes, le tuteur des enfants mineurs du marquis de Cany, légataire universel de Herlaut, les héritiers de celui-ci, et sans doute aussi Law lui-même, obtinrent que ces terrains pourraient être mis en vente à charge par l'acquéreur de terminer immédiatement les façades au-dessus du premier étage et de construire des maisons. L'autorisation comprenait :
1° trois lots contigus, d'environ cent soixante-huit toises et demie, avec sept arcades, partie sur la rue Saint-Honoré et partie sur la rue d'entrée;
2° cent treize toises, avec dix arcades, à l'encoignure opposée, partie sur la place et partie sur la rue d'issue allant aux Capucines;
3° les cent quinze toises et sept arcades à l'encoignure qui faisaient suite, partie sur la rue d'issue et partie sur la rue Neuve-des-Petits-Champs; 40 enfin, cinq cent trente-deux toises et demie et quatorze pieds, avec huit arcades de face sur la place, tenant d'un côté au sieur André (sans doute André le Mississipien), par derrière au jardin des Jacobins 5. L'arrêt du Conseil qui autorisait la mise en vente est daté du 3 juillet 1720 ; la vente fut consommée le 5 août suivant, sur l'indication de l'avocat Louis de Sérouville, tuteur des mineurs de Cany, au profit de Jean Law, qui s'engageait à payer dans six ans une somme de trois cent cinquante mille livres et à achever les constructions en deux ans. Il devenait ainsi maître d'une grande partie de la place, au nord comme au sud[107].
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AD75 DC 6 213.

NOTES ET RÉFÉRENCE DE L'ARTICLE Modifier

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  1. Nicolas-Jérôme Herlaut
  2. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  3. Paris, France | AN Y17.
  4. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  5. Archives Nationales - Collection Morand, Tome 1 vol 2 (XIIIe-XXe siècles) - AB/XIX/3420-3429.
  6. Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris, Paris 1927-03-26.
  7. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  8. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  9. Paris, biographie d'une capitale, P. Pinon, Hazan, 1999. ISBN 2850256714, 9782850256714.
  10. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  11. Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Nouvelles Etudes Historiques, Daniel Dessert, Fayard, 2014. ISBN 2213648654, 9782213648651.
  12. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  13. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  14. Légendes de l'Orléanais, Charles Vassal, Impr. d'Alexandre Jacob, 1846, p. 64
  15. École des chartes thèses 2002, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d’État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), par Emmanuel PÉNICAUT
  16. La place des Victoires et la place de Vendôme : notice historique sur les monuments élevés à la gloire de Louis XIV Boislisle, Arthur de (1835-1908). A Société de l'histoire de Paris : 1889.
  17. Enrichissements de la Bibliothèque nationale de 1945 à 1960: dons et acquisitions, Bibliothèque Nationale, 1960.
  18. Lettres de Louis XI (1423-1483), roi de France- publiées d'après les originaux pour la Société de..., Joseph Frédéric Louis Vaesen, Étienne Charavay, Bernard Édouard de Mandrot, Librairie Renouard, H. Laurens, successeur, 1909, p. 105.
  19. Enrichissements de la Bibliothèque nationale de 1945 à 1960: dons et acquisitions, Bibliothèque Nationale, 1960.
  20. Revue nobiliaire, héraldique et biographique. 1862 Etats des privilégiés en 1688 p.141.
  21. Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, franc fiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729).
  22. 01 39 fol 298 v° & Noms et blasons des Échevins de la ville de Paris, 1411 – 1789.
  23. Simon Lourdet
  24. Encyclopédie historique, archéologique, biographique, chronologique et monogrammatique des beaux-arts plastiques, architecture et mosaïque, céramique, sculpture, peinture et gravure, Auguste Demmin. 1874.
  25. Paris, France | AN Y17.
  26. Mercure de France, 1734.
  27. 16 I, partage Herlaut (financier) et l'inv ap d le père était élu de Compiègne
  28. Chappée 131 (cote) • Caix 0 • 740 nº. Caix 631 - 1371 (voir la présentation du fonds Chappée et la concordance des cotes du catalogue de Caix)
  29. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  30. Arch. dép. Sarthe 1 E 959
  31. Chappée 131 (cote) • Caix 0 • 740 nº. Caix 631 - 1371 (voir la présentation du fonds Chappée et la concordance des cotes du catalogue de Caix)
  32. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  33. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  34. Comptes des bâtiments du roi sous le règne de Louis XIV, tome 1, 1881.
  35. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  36. Archives Nationales - Collection Morand, Tome 1 vol 2 (XIIIe-XXe siècles) - AB/XIX/3420-3429.
  37. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  38. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  39. Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Nouvelles Etudes Historiques, Daniel Dessert, Fayard, 2014. ISBN 2213648654, 9782213648651.
  40. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, H. Champion, 1874.
  41. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  42. Arch.nat. Min. centr. LXV. 137, bail du 12 septembre 1695.
  43. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  44. Arch.nat. Min. centr. LXV. 137, bail du 12 septembre 1695 à Augustin Fabre dont Herlaut se porte caution.
  45. Arch. dép. Sarthe, 28 J 5, 29 juillet 1701, décharge générale de Chamillart à Herlaut pour le compte de Mgr de Chamillart (...) du revenu de la terre de Montfermeil, par le Sr Herlaut caution d'Augustin Fabre, suivant le bail du 12 septembre 1695. L'acte porte sur la période 1700/1701
  46. Archives Nationales - Collection Morand, Tome 1 vol 2 (XIIIe-XXe siècles) - AB/XIX/3420-3429.
  47. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  48. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, p. 143
  49. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  50. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  51. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  52. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654 - 1721), Thèse soutenue en 2002
  53. Légendes de l'Orléanais
  54. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  55. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, H. Champion, 1874.
  56. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  57. De Paris à Versailles, 1699-1736: les sculpteurs ornemanistes parisiens et l'art décoratif des bâtiments du roi, Bruno Pons, Association des publications près les Universités de Strasbourg, 1986.
  58. Paris, biographie d'une capitale, P. Pinon, Hazan, 1999. ISBN 2850256714, 9782850256714.
  59. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  60. La régence galante, Augustin Challamel, p. 92.
  61. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris
  62. La place des Victoires et la place de Vendôme : notice historique sur les monuments élevés à la gloire de Louis XIV Boislisle, Arthur de (1835-1908). A Société de l'histoire de Paris : 1889.
  63. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  64. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745.
  65. Arch. Paris, DQ 738, hôtel de la place Vendôme ayant appartenu à Chamillart et à John Law, acquis par le Aymard-Félicien Boffin, marquis de La Sône, pièce 4.
  66. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  67. Revue Hommes et Mondes, p. 321.
  68. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  69. The J. Paul Getty Museum Journal: Volume 11, 1983, Getty Publications, 1983. ISBN 0892360674, 9780892360673.
  70. Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris, Paris 1927-03-26.
  71. Revue Hommes et Mondes, p. 321.
  72. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, pp. 174 et 272.
  73. Arch. dép. de la Sarthe, 1 E 959
  74. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  75. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  76. A. de Boislisle, La place des Victoires et la place Vendôme, Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV, 1888.
  77. Histoire des rues de Paris: 1er arrondissement, Volume 1 de Histoire des rues de Paris, Alexandra Delrue, BoD - Books on Demand, 2019. ISBN 2322262161, 9782322262168.
  78. Les montesquieu après Montesquieu: Tenir son rang du XVIIIe au début du XXe siècle, Politiques et élites, François Cadilhon, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2019. ISBN 285892595X, 9782858925957.
  79. Nouvelle description de la ville de Paris, et de tout ce qu'elle contient de plus remarquable, Germain Brice. Éditeur T. Le Gras, 1725.
  80. Histoire des rues de Paris: 1er arrondissement, Volume 1 de Histoire des rues de Paris, Alexandra Delrue, BoD - Books on Demand, 2019. ISBN 2322262161, 9782322262168.
  81. Hôtel Duché des Tournelles ou Milon d'Inval
  82. Hôtel Duché des Tournelles ou Milon d'Inval
  83. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, p. 174.
  84. Mémoires de Saint-Simon
  85. Provisioning Paris Merchants and Millers in the Grain and Flour Trade During the Eighteenth Century, Steven Laurence Kaplan, p. 587
  86. Voltaire à Marcilly-en-Villette, au Bruel (1719, 1721, 1722)
  87. Légendes de l'Orléanais, Charles Vassal, Impr. d'Alexandre Jacob, 1846, p. 64
  88. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, p. 194.
  89. Voltaire à Marcilly-en-Villette, au Bruel (1719, 1721, 1722)
  90. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  91. château du Bruel
  92. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  93. War, Entrepreneurs, and the State in Europe and the Mediterranean, 1300-1800, History of Warfare, Jeff Fynn-Paul. BRILL, 2014. ISBN 9004271309, 9789004271302.
  94. t. XVI, p. 377 et 378.
  95. Dessert D., Argent, pouvoir et société... p. 751, n31.
  96. Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Nouvelles Etudes Historiques, Daniel Dessert, Fayard, 2014. ISBN 2213648654, 9782213648651.
  97. Volume 1 de Inventaire des arrêts du Conseil du roi, règne de Louis XV, Archives nationales (France). S.E.V.P.E.N., 1968.
  98. Joël Félix, Profits, malversations, restitutions. Les bénéfices des financiers durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg et la taxe de Chamillart, Revue historique 2015/4 (n° 676), p. 831-874.
  99. La place Vendôme, F. de Saint-Simon, Editions Vendôme, 1982.
  100. Emmanuel Pénicaut, Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV (1654-1721), École nationale des chartes, 2004. ISBN 290079174X, 9782900791745
  101. Ancien nom de la place Vendôme
  102. Z 1J 530
  103. Arch. nat. Min. centr., CV, 119 et A. de Boislisle, Notices historiques... p. 194.
  104. La place des Victoires et la place de Vendôme : notice historique sur les monuments élevés à la gloire de Louis XIV Boislisle, Arthur de (1835-1908). A Société de l'histoire de Paris : 1889.
  105. Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris, Paris 1927-03-26.
  106. Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris, Paris 1927-03-26.
  107. La place des Victoires et la place de Vendôme : notice historique sur les monuments élevés à la gloire de Louis XIV Boislisle, Arthur de (1835-1908). A Société de l'histoire de Paris : 1889.
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