Wiki Guy de Rambaud
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                             Louis Mottet de La Motte

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Louis Mottet est aussi Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. A Compiègne, la justice civile et criminelle lui appartient par moitié[1].

Louis Mottet de La Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers, ont des propriétés dans le Pays de Caux.

Hotel particulier du Four à Compiègne - et à gauche l'hôtel Henri IV ou des Rats. Il correspond à un fief du Four lié aux Herlaut et à la famille Coustant, mais aussi au titre de baron de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne.

Louis Mottet de La Motte est né le dimanche 1er janvier 1651 à Mantes-sur-Seine future Mantes-La-Jolie (paroisse Saint-Maclou), ville aux limites de l’Île-de-France et de la Normandie. Louis Mottet de La Motte décède, à Paris, le 27 février 1733, rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint-Germain l'Auxerrois).


Louis Mottet est un membre de la Famille Mottet (XIe-XXIe siècle.). Ces Provençaux ont formé plusieurs branches. Les Mottet d'Île-de-France sont au service des Rois de France près de Paris. La famille de sa mère, les Le Tourneur du Versoris sont des partisans acharnés de la Sainte Ligue, proches des princes de la Maison de Guise.

Louis est l'un deux Maîtres des ponts de Paris, charge importante (60.000 francs) qui ne se limite pas à s'occuper des péages aux ponts et à leur entretien.

Louis Mottet est aussi Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. A Compiègne, la justice civile et criminelle lui appartient par moitié[2].

Louis Mottet est dit sur les actes des registres paroissiaux et les actes notariés : écuyer et intéressé dans les fermes du Roi pour le bailliage de Compiègne[3].

A Yerville, Maître Halley indique, après Messire Le Bret, Louis Mottet de La Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers. Aucun ne semble avoir résidé, même quelques semaines, dans cette paroisse où ils afferment des terres... Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet. Plusieurs d'entre eux ont des installations secondaires et des propriétés à Yerville, Saint-Etienne-le-Vieux, Cideville, Limésy et Emanville[4], dans le Pays de Caux.

Il est un baron ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne[5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15].

Louis se marie avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735), en février 1683, parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut. Du fait de ce mariage il possède en partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Il termine la construction du Château de La Motte avec les pierres de celui de Donneval.


Article détaillé : Famille Mottet

Article détaillé : Erlaut-Herlaut

Article détaillé : baron ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne


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SA FAMILLE, SA JEUNESSE[]

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Sa famille[]

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Mantes vers 1600.

Vue du quai du Louvre et Port Saint-Nicolas.

Transports sur la Seine à Mantes au XVIIe siècle.

Jean d'Alesso.

Saint François de Paule.

Assassinat du duc de Guise.

Louis Mottet est un membre de la Famille Mottet (XIIe-XXIe siècle.) Filiations bretonnes, d'Henri de la Messelière, et l'Histoire généalogique de la maison de Lantivy nous disent que les Mottet se fixent à Mantes-la-Jolie y occupent des fonctions dans l’administration royale[16]. Mais ils ne sont pas Bretons, juste alliés à une famille noble bretonne au XIXe siècle.

Ce sont des Provençaux qui forment plusieurs branches. Son grand-père, Jean Motet, est le deuxième Mottet installé en Île-de-France. Il devient franc-archer de la ville de Paris, en 1595. Jean épouse Nicole Gosset, soeur d'Anne et Marguerite Gosset, ancêtres de Lavoisier et Racine. Son beau-père, Jean, est avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterêts, en 1558. Leur aïeul, Robert Gosset, est franc-archer présent à la Montre d'Amiens le 9 mars 1470, avocat du roi en 1501, gouverneur de Senlis... [17].

Les Mottet d'Île-de-France sont au service des Rois de France près de Paris. Son père est Noble Homme Louis Mottet. Le père de Louis est contrôleur des finances. Ses cousins de Mantes, Christofle Mottet (1605 - 1685) et Salomon sont conseillers du roi au bailliage et siège présidial de Mantes[18].

Mais son père, Louis Mottet, en 1642, est aussi cité comme voiturier sur eau, ce qui à cette époque veut dire un propriétaire de bateaux qui transportent des marchandises. René Moutier, maître des ponts de Paris, quai du Louvre, vend à Louis Mottet, un bateau flottant sur la Seine, sous le pont des Tuileries, moyennant 1.600 livres le 21 janvier 1642. Louis Mottet vend à Nicolas Aube, un bateau nommé Besogne du Port pouvant transporter 350 muids de vin, moyennant 700 livres. Il demeure à Mantes, mais loge parfois sur un de ses bateaux sur la Seine vis à vis du jardin des Tuileries.

La famille de sa mère, les Le Tourneur du Versoris sont des partisans acharnés de la Sainte Ligue, proches des princes de la Maison de Guise.

Louis Mottet est veuf de Marguerite Roblastre, d'une famille qui donne des receveurs des décimes, des greniers à sel, et plusieurs intéressés à la Ferme générale [19][20]. Jacques Roblastre est maître du pont de Mantes.

Louis Mottet se remarie, le 2 mars 1631, paroisse Saint Maclou, à Mantes, avec Marguerite Le Tourneur (1607-1708). Elle est morte à 101 ans. C'est une femme très pieuse. Les Le Tourneur sont des partisans des Guise et de la Sainte Ligue. Ils ne sont pas présents sur Mantes avant son mariage, mais Pierre Letourneur est maire de Mantes en 1648. Son beau-père, père Frédéric Le Tourneur (1567 - 1622), est, selon la Prosopographie des gens du parlement de Paris, seigneur de Fontenay-le-Vicomte et de Marcilly, reçu conseiller au Parlement de Paris, le 19 janvier 1601. Ce partisan de la Sainte Ligue reste en contact avec l'hôtel de la Maison de Guise, toute sa vie et le protégé de ces princes et princesses. Marie de Guise (1615 - 1688), et son frère plus âgé, François de Lorraine, prince de Joinville sont parrain et marraine d'un fils de son beau-frère[21]. Il est le fils de Pierre Le Tourneur dit de Versoris... .

Sa belle-mère, Catherine Chaillou, est petite-fille de Jean d’Alesso, arrière-petite-nièce de saint François de Paule. Les Chaillou sont eux-aussi des partisans des Guise et la Sainte Ligue. Son père, Pierre le jeune Chaillou de Martigny, Conseiller et argentier du roi est pourvu de la charge anoblissante de secrétaire du roi, maison et couronne de France et maire de Dreux en 1580-1581 pour la Sainte Ligue[22]. Le 9 juin 1593, après le nouveau siège de Dreux, Henri IV insulté par les habitants lors du premier siège, fait pendre six ou sept des principaux habitants ruelle des Soupirs. On a conservé les noms de cinq de ces ligueurs : Pierre Gravelle, procureur du roi, Antoine Delaval, maire de Dreux, Pierre Chaillou le jeune, Guy Chaillou.


Article détaillé : Jean Motet

Article détaillé : Louis Mottet

Article détaillé : Mottet d'Île-de-France

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Sa jeunesse[]

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La paroisse Saint-Maclou à Mantes.

Antoinette Le Cousturier, sa nièce, vit au château de Boisset-les-Prévanches.

Son parrain, paroisse Saint-Maclou, est Guillaume Lenoir et sa marraine Catherine de Lastud. Guillaume Lenoir, seigneur d’Hargeville, procureur du roi au présidial de Mantes, va être maire perpétuel de Mantes en 1692 jusqu'en 1718. Le Noir ou Lenoir épouse Catherine Bouret, fille de Jean, seigneur de Senneville.

Le mariage avec Marguerite Le Tourneur du Versoris va permettre à certains des enfants de Louis de retrouver leur rang au sein de la noblesse. Ses neuf frères et sœurs meurent jeunes à Mantes. Seule Catherine Mottet (1638 - 1673) se marie avec un notable, petit-fils du lieutenant général de Mantes. Rodolphe Le Cousturier (1633 - 1673) est écuyer, conseiller du roi au bailliage et siège présidial de Mantes. Très jeune, Louis II part vivre à Paris chez sa sœur Catherine, mariée avec Rodolphe Le Cousturier.

Sa sœur meurt donc sur un pont de Mantes du fait d'une inondation, le 13 juin 1673, à 9 heures du soir, avec son mari. Elle a 35 ans, son mari, 40. La garde noble des enfants mineurs de Rodolphe le Couturier et de Catherine Mottet ne lui est pas confiée, car Louis II n’est pas encore marié[23].

Leur fils, Rodolfe ii, se marie avec la fille de noble homme Claude Charpi, qui est comme lui avocat au Parlement de Paris. Cette branche de la famille Le Cousturier se fixe à Paris vers 1700.

Leur fille, dans un acte du 20 avril 1695[24] est mentionnée comme Antoinette Le Couturier, veuve de Louis de Mézières et belle-fille de Jean-Baptiste de Mézières de Lepervanche et de Jeanne de Lux. Le grand-père de son mari est Louis de Mézières, maître d'hôtel de la reine Henriette-Marie de Bourbon, mariée à l'infortune Charles Ier, roi d'Angleterre. Antoinette vit au château de Boisset-les-Prévanches.

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La famille de Marguerite Le Tourneur du Versoris.

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AU SERVICE DU ROI ET DE LA RELIGION A PARIS[]

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Maître des ponts de Paris[]

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Élévation du Pont-Royal, ou des Thuilleries, à Paris (1685).

Le Pont Marie.

Déclaration portant rétablissement des maîtres des ponts de Paris .... Louis XV (1710-1774).

Louis est Maître des ponts de Paris. classé officier des ports. Il doit faire résidence actuelle au lieu de son établissement. On donne ce titre à des particuliers préposés aux ponts chargé de faire obéir ponctuellement les mariniers sur les rivières pour conduire les bateaux au passage des ponts et pertuis, ce qui est ordinairement dangereux [25].

Les chefs de pont fournissent un cautionnement de vingt-quatre mille francs en numéraire; et de cinquante mille francs en immeubles et terres[26].

Sur la Seine la navigation est franche, hormis les ponts de Mantes et Paris. Pour les ponts sur la Seine à Paris, il y a un Maître des ponts de Paris[27]. Nous voyons qu'en septembre 1789, le maître des ponts de Paris se résout finalement à tolérer des moulins sur la Seine, vu le manque de farine à Paris. Donc ses pouvoirs ne se limitent pas qu'à faire payer des péages aux mariniers [28].

Les maitres des ponts, nommés ainsi sur la basse Seine, ont avec leurs aides, seuls le droit de faire passer les bateaux sous les ponts. Les deux offices de maîtres des ponts de Paris valent ensemble 120.000 livres. Ceux de Mantes sont peu importants[29]. 60.000 livres c'est une charge importante, car le salaire annuel d'un capitaine est à cette époque de 2.400 livres.

Louis Mottet et Claude Blondel, maîtres des ponts de Paris en 1705, sont cités dans une Sentence du bureau de l'hôtel de ville qui condamne deux voituriers[30], Jacques Vallois et Claude Dauge, voituriers par eau, à payer à Louis Motet et Claude Blondel, maîtres des ponts de Paris les droits à eux dus, pour le lâchage d'une toue chargée d'ardoises sans congé et sans avoir averti lesdits maîtres des ponts[31].

Du fait d’un acte royal, du 24 juillet 1717, une Déclaration (...) portant rétablissement des maistres des ponts de Paris et des aydes des maistres des ponts de L'Isle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Creil, Compiègne et autres..., registrée en Parlement, où il figure, nous apprenons que sa situation financière s’améliore encore.

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Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce (après 1656)[]

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Val de Grâce.

Au XVIIIe siècle à Compiègne, la justice civile et criminelle appartient par moitié au lieutenant du bailli de Senlis pour le roi, et au prévôt de la juridiction des dames du Val-de-Grâce de Paris, pour les droits de l'abbé de Saint-Corneille[32].

Louis Mottet devient Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. Les prévôts de Paris, par édit de 1577 sont nobles. C'est donc une charge très recherchée. Comme la mense de l’Abbaye Saint-Corneille (le revenu qui est dans le partage de l'Abbé de l'Abbaye Saint-Corneille) est réunie depuis 1656, par la reine Anne d'Autriche (1601 - 1666), à celle de l'abbaye royale du Val de Grâce nous retrouvons des Mottet occupant des fonctions à la fois à Paris et à Compiègne.

Après lui, son fils, Nicolas Mottet de La Motte (1693 - 1768), est lui-aussi Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. Il a comme beau-père, un neveu de Dom Pierre Coustant, Charles Coustant de Belle-Assise qui est gouverneur attorney de Compiègne, mais il est également bailli général des douanes du Val-de-Grâce.

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Louis II Mottet est Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce.

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AU SERVICE DU ROI ET DE LA RELIGION A COMPIEGNE[]

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Intéressé dans les fermes du Roi[]

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Plan de la forêt de Compiègne.

Louis Mottet est dit sur les actes des registres paroissiaux et les actes notariés : écuyer, intéressé dans les fermes du Roi, pour le bailliage de Compiègne[33].

Le 8 novembre 1706, Louis est pour le contrat de mariage de l’une des ses filles, Antoinette, bourgeois de Paris... et Intéressé dans les affaires du roi, c'est-à-dire qu’il prête de l’argent au monarque pour combler les déficits ou pour financer les guerres.

On a une Quittance par François Lhuissier, contrôleur au Châtelet, comme procureur de Louis Mottet, intéressé dans les fermes du roi, à André Perrault, de 113 livres 18 sols, en règlement d'un compte. 22 octobre 1701[34].

A la génération suivante Charles Coustant de Belle-Assise, beau-père de son fils Nicolas Mottet de La Motte, et son frère Coustant de Jouy, officiers du bailliage de Compiègne, essaient de régler les leurs différents avec les abbés de l'Abbaye Saint-Corneille et d'autres pouvoirs locaux.

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Barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne[]

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Les huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne.

Baron fieffé de l’Abbaye Saint-Corneille, selon certains apprentis encyclopédistes, cela n'existe pas et ne veut rien dire. Et pourtant :

Guillaume de Flogny contribue par ses conseils à la fondation de la commune de Compiègne il obtint l’agrement du roi Louis le jeune d'instituer huit fiefs qui furent dotés de revenus et donnés ensuite à des seigneurs chargés de défendre les intérêts de l'abbaye, de garder les abbés et "de les accompagner" dans les cérémonies officielles. Ces agens, dont les capitulaires de Charlemagne permettaient rétablissement auprès des évêques, des abbés, et même des comtes, sont désignés dans les chartes par les noms de "feodalli", "casaäi", "cagalici", "caseici", etc. Ils prenaient presque partout le titre de baron, et quelquefois celui de pairs. Les huit fieffes ou barons de Saint-Corneille avaient un costume spécial des attributions diverses, des rétributions ou présens qui dans "les derniers tems", consistaient à leur donner chaque jour de leur assistance deux pots de vin et deux miches couventuaux c'est à dire deux pains pesant quarante-huit onces, ou la part d’un religieux. On trouve dans la liste les noms les plus illustres, les Beaumont, Rouvroy, les Saint-Simon, Hangest, de Sains, Estrées, Halluin...[35].

Louis Mottet de La Motte est l'un des ''Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne''[36][37][38][39][40][41][42][43][44][45][46], du fait de ses fiefs de l'hôtel du four, du Château de La Motte et de La Fontaine.


Article détaillé : barons ou fieffez de l'abbaye Saint Corneille


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Ses biens[]

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Louis II Mottet demeure en 1706, place de l'École, puis en 1730, rue de l'Arbre-Sec.

Rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint Germain de l'Auxerrois).

Louis II Mottet, mari de Marguerite Herlaut, possède l'hôtel des Rats à Compiègne, qui lui vient de l’héritage Herlaut. Mais il continue à vivre paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois, comme l’attestent les extraits de registres paroissiaux et divers actes notariés le concernant ainsi que ses enfants. Louis II Mottet et son épouse, Marguerite Herlaut, selon un acte notarié du 9 janvier 1730 demeurent à Paris rue de l'Arbre-Sec, paroisse Saint-Germain-L'auxerrois. Cette rue est située non loin de leur ancien domicile place de l’Ecole.

La ferme La Fontaine à Cutry rapporte des fermages importants. Elle donne son nom à l'une des branches de la famille Mottet, les Mottet de La Fontaine. Les enfants Mottet héritent également d’une maison size à Compiègne, rue des Trois Bateaux et du Pont Neuf. Le 26 février 1788, le bail passé devant Maître Desmarets sera de 700 livres par année et l’une des petites-filles Mottet, la dame Valade, femme du peintre du roi, Jean Valade, touche un sixième de la somme[47]. La maison est partagée en trois parts, puis à nouveau en trois parts, mais la dame Valade hérite de son frère.

A Yerville, Maître Halley indique, après Messire Le Bret, Louis Mottet de la Motte, Charles Mottet du Moulin et Alexandre Mottet des Cottes, tous trois écuyers. Aucun ne semble avoir résidé, même quelques semaines, dans cette paroisse où ils afferment des terres... Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet. Plusieurs d'entre eux ont des installations secondaires et des propriétés à Yerville, Saint-Etienne-le-Vieux, Cideville, Limésy et Emanville[48]. Un Louis Mottet de La Motte au début du XVIIIe cela ne peut être que notre Louis, mais pour les deux autres Mcela reste un mystère.

Louis II Mottet est décédé le 27 février 1733, à Paris, rue de l'Arbre-Sec (paroisse Saint Germain de l'Auxerrois).

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En 1683, à la suite d'une vente par licitation, l'hôtel Henri IV ou des Rats, devient la propriété de Jérôme Herlaut, marchand à Paris, moyennant 4.050 livres[49], puis par héritage aux Coustant et Mottet.

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SON MARIAGE ET SA DESCENDANCE[]

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Son mariage[]

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Cérémonies pour l’érection de la statue équestre de Louis le Grand place Vendôme. Les arcades des immeubles de Nicolas-Jérôme Herlaut sont au fond de la place sur la droite.

Le prévôt et les échevins de la ville de Paris. Herlau, un parent de sa femme, est au centre un peu en retrait.

Louis II Mottet va comme l’un de ses cousins qui se marie avec une Charpy, épouser une parisienne. Son mariage avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1735), a lieu en février 1683, à Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois de France, à deux pas du palais des Tuileries.

Elle est parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, membre de la famille Erlaut-Herlaut.

Son père, Jérôme Herlaut de La Motte est conseiller du Boy, controlleur ordinaire des guerres, charge acquise en 1685, est estably à Compiègne et estimé riche de cent mil livres et plus[50]. Il achète le 18 mai 1683 La Motte, Champlieu, et Donneval avec leurs maisons seigneuriales[51].

Sa belle-mère est cousine de Guillaume Baron, sieur du Tiagou, conseiller du roi, subdélégué, à Mortagne. Elle est fille d'un marchand marinier et d'une Poulletier, célèbre famille de Compiègne, Lyon et Paris.

Son beau-père se remarie en 1674 avec Antoinette de Lavaux, veuve de Pierre Moreau, important négociant en bois parisien. Antoinette de Lavaux, est la grand-mère de Marie Moreau de Lavaux (1704 - 1786) qui se marie en 1727 avec Jean Michelin, écuyer, conseiller et secrétaire du roi, commissaire ordinaire des guerres demeurant rue Beaubourg, père de Louis Michelin, l’arrière-grand-père d’Édouard Michelin (1859-1940).

Son héritage n'est en rien comparable à ceux de quelques familles aristocratiques ou de financiers. Les dots vont de 150.000 à 800.000 livres suivant la politique de l’alliance ou l’importance de la mésalliance, écrit François Bluche François, dans La noblesse française au XVIIIe. Toutefois beaucoup de nobles de provinces ont à peine 800 livres de rentes ou de pensions pour faire vivre leurs familles et à cette époque un cocher est payé 100 francs par an.

Du fait de cette alliance Herlaut, le blason des Mottet devient au XVIIIe siècle un mélange de celui des Mottet et des Herlaut.

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L'hôtel Henri IV ou des Rats[]

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L’hôtel des Rats à Compiègne.

Louis II Mottet, mari de Marguerite Herlaut, possède l'hôtel Henri IV ou des Rats à Compiègne, qui lui vient de l’héritage Herlaut. Mais il continue à vivre paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois, comme l’attestent les extraits de registres paroissiaux et divers actes notariés le concernant ainsi que ses enfants.

L'hotel particulier du Four à Compiègne - et à gauche l'hôtel Henri IV ou des Rats - correspond à un fief du Four lié aux Herlaut et à la famille Coustant, mais aussi au titre de baron de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne.

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Le château de La Motte[]

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Le Château de La Motte à Béthisy-Saint-Martin appartient à la famille Erlaut-Herlaut, puis aux Mottet.

Louis Mottet de La Motte et Jérôme II et Herlaut II font une transaction le 13 août 1723 sur l'héritage Herlaut père[52].

Peut-être avant ce procès, Nicolas fait construire le château de La Motte, en bordure de la forêt de Compiègne, avec les matériaux du manoir de Donneval.

Louis est aussi seigneur du fief de Donneval de la Motte, à Orrouy, pas loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne. On le sait grâce à l'acte de mariage de son petit-fils fils Louis Melchior Mottet, à Rochefort. Nous savons aussi qu'un arrêt du Conseil, du 30 janvier 1725, condamne son neveu le Sieur Herlaut de La Motte a payer les Droits de Franc-Fiefs des Biens Nobles qu'il poffede, aux frais de l'eftimatìon def dits Biens, & au couft de l'arreft, que son père est copropriétaire de ces biens.

Le Château de La Motte est d'un style classique. Il comprend un corps de logis entre deux pavillons légèrement saillants, sur deux étages, dans un parc à la française. Sur la gauche les communs avec un pigeonnier et une orangerie. Il y a sur l'Automne un moulin.

Mottet possède en grande partie les terres de Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Le fief de Champlieu qui va être une partie de l’héritage des Mottet est un fief roturier.

Louis est seigneur du fief de La Fontaine, d'ailleurs son fils Benoît Mottet de La Fontaine et ses descendants forment la branche des Mottet de La Fontaine qui figure dans bien des armoriaux ou nobiliaires français ou britanniques.

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Ses enfants[]

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Sa petite-fille Catherine Rémond, en 1751, épouse de Jean-Michel Chevotet, architecte, par Jean-Baptiste Perronneau (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Louise Gabrielle, épouse de Jean Valade, née Rémond et fille d'une Mottet. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

Louis et Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1735) ont trois enfants :

  • Anne Mottet (1690 - 1765) x (1711) Nicolas Rémond (1678 - 1725) a une dot de 20.000 livres. Son mari est intendant, écrivain, introducteur des ambassadeurs, secrétaire de l'intendance de Lyon, puis des Flandres. Ils ont comme fils un avocat au parlement de Paris, domicilié paroisse Saint-Roch, officier de la vénerie du roi. Et ils ont aussi deux filles mariées à :


  • Antoinette Mottet (1686 - 1754) x (1706) Pierre II Moreau de Champlieu a une dot de quinze mille livres. Le contrat de mariage en date du 8 novembre 1706 est passé par-devant notaires du Châtelet[53]. En 1730, pour procéder à l’également des héritage, Mottet et sa femme donnent à Pierre Moreau et Antoinette Mottet une somme de cinq mille livres[54]. Pierre II Moreau de Champlieu est Marchand de bois, sieur de Champlieu, intéressé dans les affaires du roi



Article détaillé : Nicolas Rémond

Article détaillé : Jean-Michel Chevotet

Article détaillé : Jean Valade

Article détaillé : Nicolas Mottet de La Motte

Article détaillé : Famille Coustant

Article détaillé : Charles Coustant de Belle-Assise


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Portraits de membres de sa famille[55].

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  2. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  3. DOCUMENTS DU MINUTIER CENTRAL CONCERNANT L'HISTOIRE DE L'ART (1700-1750)
  4. Yerville à travers les âges, Volume 1, Pierre Andrieu-Guitrancourt, Impr. Bretteville, 1953.
  5. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). x "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  6. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  7. L'Hôtel du Mess, anciennementaux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  8. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  9. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  10. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  11. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  12. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  13. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  14. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  15. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  16. Histoire généalogique de la maison de Lantivy des ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées: Suivie des généalogies des maisons de L'Estoutbeillon (Bretagne) et de Richemont de Richard'son (Écosse et France) ..., Volume 30, Théodore Courtaux, Jean Joseph Rogatien Lantivy-Trédion (comte de.), Cabinet de l'historiographe, 1899.
  17. Une concorde urbaine: Senlis au temps des réformes, vers 1520-vers 1580, Thierry Amalou, Limoges, Pulim, 2007.
  18. Traité des fiefs, tant pour le pays coutumier, que pour les pays de droit ecrit, Germain-Antoine Guyot, Saugrain, 1751.
  19. A. Blanchard : Dictionnaire des ingénieurs militaires, p.648-649.
  20. La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa, père d'Honoré de Balzac, Aux sources historiques de "La Comédie humaine", Jean-Louis Déga, Éditions Subervie, 1998.
  21. B.N., dossiers bleus, 11, « Alesso, » les fols 2 ou 3 ; Orig de Pièces., 33, « Alesso, » fols. 2 64, 71 ; Carrés d'Hozier, 15, « Alesso, » fol. 219, 230, 248.
  22. Documents historiques sur le comté et la ville de Dreux, Édouard Lefèvre, Garrier, 1859, p.305.
  23. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et ... de Sainte-Marie Mevil - 1880- page 140.
  24. AD 27 - 2E.
  25. Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, ... M. Merlin, ... Tome premier (-trente-sixième), Volume 19, 1827.
  26. Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, ... M. Merlin, ... Tome premier (-trente-sixième), Volume 19, 1827.
  27. Ordonnances des Rois de France de la 3e Race, recueillies par ordre chronologique, Eusèbe de Laurière, Bréquigny, De l'imprimerie royale, 1763.
  28. Le Laboratoire des pollutions industrielles: Paris, 1770-1830, Bibliothèque de l'Evolution de l'Humanité, Thomas Le Roux, Albin Michel, 2011.
  29. L'état de Paris en 1789: études et documents sur l'ancien régime à Paris. Collection de documents relatifs a l'histoire de Paris publiée sous le patronage du conseil municipal. Hippolyte Monin. D. Jouaust, 1889. p. 589.
  30. Sentence du bureau de l'hôtel de ville ..., Paris, 1705.
  31. BNF The year 1705 - Published in 1705
  32. État de la France en 1789, de Paul Boiteau d'Ambly, Dieudonné Alexandre Paul Boiteau, Paul Boiteau… p. 302.
  33. DOCUMENTS DU MINUTIER CENTRAL CONCERNANT L'HISTOIRE DE L'ART (1700-1750)
  34. DOCUMENTS DU MINUTIER CENTRAL CONCERNANT L'HISTOIRE DE L'ART (1700-1750)
  35. Précis statistique sur le canton de Compiègne, arrondissement de Compiègne (Oise), Louis Graves, 1850, p.107.
  36. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). x "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  37. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  38. L'Hôtel du Mess, anciennement aux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  39. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  40. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  41. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  42. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  43. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  44. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  45. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  46. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  47. Marie-Hélène Trope, Jean Valade Peintre ordinaire du Roi 1710-1787, Musées de la ville de Poitiers et de la société des antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1993.
  48. Yerville à travers les âges, Volume 1, Pierre Andrieu-Guitrancourtb, Impr. Bretteville, 1953.
  49. Bulletin de la Société historique de Compiègne, Par Société historique de Compiègne, 1911.
  50. Revue nobiliaire, héraldique et biographique. 1862 Etats des privilégiés en 1688 p.141.
  51. Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, francfiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729).
  52. Recueil des règlemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, franc-fiefs, nouveaux acquests et usages Publié 1729
  53. Selon le contrat de mariage de 1706, archives F. Brémard.
  54. Archives F. Brémard.
  55. Isabelle Klinka-Ballesteros, Les Pastels, Amis des musées d'Orléans, 2005.
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