Wiki Guy de Rambaud
Advertisement



                        Les Raymbaud de Lachau


Alleux des Lachau.

Les Raymbaud de Lachau. Pontius Rayembaldi de Lachau (Raybaudus Calma) est le fils de Ripert Methulensis, un Mevouillon, évêque de Gap en 1053-1064[1]. Il est accusé de simonie et excommunié en 1063[2].


Pontius Rayembaldi de Lachau est le premier personnage à être explicitement identifié comme seigneur de Lachau. Après lui, l’aîné de sa lignée porte le nom de Raymbaud (ou Bertrand-Raymbaud) de Lachau pendant six générations[3].


Voir article détaillé : La descendance Rambaud de Poncius d'Arles


Ripert Methulensis (ca 1015 - 1084)[]

.

L'ascendance directe des Rambaud et des Rambaud se campe sur le site des Mevouillon avant 1063[4].

Ripert Methulensis (ca 1015 - 1084) est marié à Beatrix (ca 1020 - après 1082). Il est seigneur de Mevouillon et évêque de Gap (1054 - 1082). Ripert est Seigneur du Pagus Rosensamensis. Le patronyme Mevouillon apparaît en 1057, porté par un certain Laugier frère de Ripert (CSV n° 184) ; il adopte également ce nom qui prend successivement, au XIe siècle, les formes de Medillone, de Methulensis et de Mettulionis. Ripert Methulensis est le fils de Laugier d'Arles. Il est le petit-neveu et successeur de l’évêque Féraud de Gap. Gap a souffert des incursions sarrasines... Ripert est évêque de Gap en 1053-1064[5]. Ripert Methulensis et Beatrix sont les parents, entre autres, de Ripertus Geraldi de Trescléoux et Pontius Rayembaldi (1040 - 1095), qui suit.


Voir article détaillé : Ripert Methulensis.


Pons Raymbaud de Lachau (1040 - 1095)[]

.

Donation par Ripert et sa famille, dont Pontius Rayembaldi (1040 - 1095) et Ripert de sa famille.

Pontius Rayembaldi (ca 1040 - 1095), plus connu sous le nom de Raymbaud de Lachau, ou Raimbaud de Mison est marié à Austrudis (ca 1040 - 1100). Pons Raymbaud de Lachau (Raybaudus Calma), fils de Ripert Methulensis est le premier personnage à être explicitement identifié comme seigneur de Lachau. Après lui, l’aîné de sa lignée porte le nom de Raymbaud (ou Bertrand-Raymbaud) de Lachau pendant six générations[6]. Pontius Rayembaldi (1040 - 1095) et Austrudis (1040 - 1100) sont les parents de Catherine de Lachau (1055 - 1100) et Raymbaud de Lachau (1065 - après 1120), qui suit.


Voir article détaillé : Pontius Rayembaldi (1040 - 1095)


¤ Catherine de Lachau (1055 - 1100) ∞ 1067 Jean Joannis qui meurt à la Première Croisade (1095 - 1099).

Raymbaud de Lachau (1065 - après 1120)[]

.

Généalogie des Raymbaud de Lachau. Il y a un Raymbaud de Lachau à chaque génération, d'où le nom Ra[y]mbaud que prennent les branches cadettes.

La tour du Riable est le donjon d'un ensemble fortifié (castrum), édifié vers la fin du XIIe siècle, à Lachau. D'abord connu comme castrum de Balon-Lotron, c'est une possession des Raymbaud de Lachau, branche cadette de la lignée des seigneurs de Mevouillon.

Costume des Templiers au XIIIe siècle.

Raymbaud de Lachau (1065 - après 1120) ∞ Oliva (1090 - après 1120). En 1177, Guillaume et Isoard de Mévouillon, fils de Raimbaud Cotta, sont présents dans la vallée de la Méouge où ils confirment la donation de la terre de Saint-Pierre-Avez faite par leurs grands-parents Raimbaud et Oliva en 1120 aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem[7]. Il est en 1120 coseigneur de Lagrand[8]. Raymbaud de Lachau (1065 - après 1120) et Oliva (1090 - après 1120) sont les parents de Astrurga de Rambaud (1104 - après 1154), Raymbaud Cotta de Lachau, Ripert III de Mevouillon et Bertran de Raymbaudo (ca 1110 - après 1149), qui suit.

¤ Astrurga de Rambaud (1104 - après 1154) se marie avec Milon Badat (1074 - 1154), en 1119. Cette famille a comme armes : de gueules, étoiles d'or. Leur fils, Milon II Badat (ca 1130 - après 1210) se marie avec Isnarda de Dauphin, fille d’Isnard. Leur petite-fille, Douce Badat (1180 - 1251), se marie avec Romée de Villeneuve, baron de Vence, connétable, gouverneur, grand sénéchal de Provence, régent.

¤ Raymbaud Cotta de Lachau. Les membres de la famille de Lachau sont des familiers de l'Ordre du Temple au XIIe siècle : trois d'entre eux figurent parmi les témoins des actes passés à Richerenches (Jean de Lachau et Raimbaud de Lachau en 1163, Hugues de Lachau en 1168). Un autre devient membre de l'Ordre du Temple[9]. Les Raymbaud de Lachau sont donc proches du Temple et des autres ordres chevaleresques nés des croisades, comme le montre l’installation sur leurs terres des Hospitaliers, à St-Pierre-Avez, et vraisemblablement de l’ordre du Saint-Sépulcre à Lachau.

¤ Ripert III de Mevouillon et Dame Sancie d'Agoult, parents de Raymbaud de Lachau (ca 1150 - après 1209), ancêtre des Lachau. Ce Raimbaud est très vraisemblablement l’un des fondateurs de l’abbaye de Claire-Combe, édifiée à Ribiers, vers 1190, par les moines de Chalais. On lui attribue le même rôle pour le prieuré ND de Calma et de la commanderie templière de Lachau. Raimbaud doit s’absenter de son domaine pour aller à la Quatrième croisade (1202 - 1204). Quand il revient, son fils s’est emparé de ses terres. Pour remercier ses vassaux et ses hommes de lui avoir permis d’être rétabli dans ses droits, il leur accorde en 1209, une généreuse charte de libertés.

Bertran de Raymbaudo (ca 1110 - après 1149)[]

.

Extrait de La Production de Gaspard de Rambaud, pour la vérification de ses titres de noblesse, conservée aux A.D. de Gap.

Bertran de Raymbaudo (ca 1110 - après 1149). En 1145, il y a une transaction entre l'évêque de Sisteron (1125 - 1145), Raimbaud, et Tiburge d'Orange, mère de Guillaume. Tiburge donne à l’évêque tous les droits qu'elle a au château de Lurs, et l'évêque cède à Tiburge les droits que l'Église a sur le lieu de Pierrerue, à l'exception du prieuré. De plus, l'évêque donne à Tiburge tous les droits qu'il a in territorio Maurezanegues et la somme de 5.000 sous. Les deux parties promettent de ne pas se faire la guerre l'une l'autre dans ces terres... Trois personnes se portent garants pour l'évêque (Bertrando Raymbaudo et Rostagno de Agout et Bert de Misone), et trois autres pour Tiburge (Giraudus, B. Raybaudus et Guillelmus Raymundi de Avinione)[10]. Bertrand est présent lors d'un legs fait l'an de l'Incarnation du Seigneur, 1149, le 3e jour des Calendes, de juin, et le 21e de la lune, sous le règne de l'empereur Conrad, en présence de Messire Pierre, évêque de Sisteron, qui l'a confirmée par son autorité et son seing. De plus ont été témoins : la comtesse Garsende, mère du comte lui-même, Bertrand de Raymbaud, Hugues Boson, Aicard de Saignon, Isnard de la Mote, Feraud Fairol, VV. de Beaumont, VV. Raimond de Caderache, YV. Cornut et VV. Cornut son fils, Bremond Leautaud, et VV. Bremond, son fils, Raimond de Bonneville, Bertrand Négrel, VV. Négrel, Pierre Adam , Hugues d'Ausogne, VV. de Clumans, VV. Ramoard, Aicard de Manosque, Raimond de Saint-Martin, Raimond Rostan, Aicard de la Roque. S. De Pierre, évêque de Sisteron. Bertran de Raymbaudo (ca 1110 - après 1149) est le père de Pierre Rambaud de Montgardin, qui suit.

Pierre Rambaud de Montgardin (ca 1140- 1209)[]

.

Pierre Rambaud assiste au mariage de Guigues VI de Viennois avec la petite-fille de son Comte, avec qui il a guerroyé.

Pierre Rambaud de Montgardin (ca 1140- 1209). Pierre vend une part de seigneurie de Montgardin à Guy de Laval en 1173. Le Comte Guillaume IV de Forcalquier (1150 - 1209) marie sa fille, en juin 1202, à André Guigues VI (1184 - 1237), dauphin du Viennois. Pierre Rambaud assiste au mariage princier, à Saint-Firmin sur le Buech, de Béatrice de Forcalquier (1182 - 1249). Pierre Rambaud est cité parmi les seigneurs qui assiste au mariage princier, à Saint-Firmin sur le Buech. Le Comte donne l’Embrunais, et donc Montgardin comme dot. Le Dauphin du Viennois prête hommage à l'Archevêque et se réserve la moitié de Montgardin, avec la justice et les péages. Depuis, cette époque le Gapençais est réuni au Dauphiné. C'est peut-être pour cela que certains Rambaud s'installent dans les baronnies qui reste à la Provence. Pierre Rambaud de Montgardin se marie certainement avec une jeune fille de la Bâtie-Verdun, dans les Baronnies, terroir d'où viennent les Mevouillon. Son beau-père se prénomme peut-être Guillaume, car les descendants du couple se prénomment souvent Guillaume et Pierre Rambaud de Montgardin est le père de Guillaume Bertrand et Raymbaud (ca 1190 - avant 1268), qui suit.

¤ Guillaume Rambaud est co-seigneur de la Bastie-Verdun après 1237, puis cité en 1254, mais il est aussi cité à Embrun en 1238. Il est la tige des Rambaud du Lyonnais, Rambaud de Maillou, Rambaud de la Roque.


Voir article détaillé : Pierre Rambaud de Montgardin (ca 1140- 1209)


Bertrand Raymbaud (ca 1190 - avant 1268)[]

.

Les Rambaud/Raymbaud occupent des fonctions importantes à Embrun au XIIIe siècle.

Bertrand Raymbaud (ca 1190 - avant 1268). Bertrand Raymbaud (ca 1190 - avant 1268) est official et juge archiépiscopal :

Embrun, 2 mai 1249. Echange, au nom d'Humbert, archevêque d'Embrun, entre Pierre Lazare et Marie-Jeanne, prieure de St-Surnin (S. Saturnini), d'une vigne vers les Moulinets ("Molendineta") contre une autre à Pralong ("Pratum Lon-gum"), plus 4 livres Viennois. Fait dans la maison de feu L. Tiaudi; présent : B. Raimbaudi, official et juge archiépiscopal ; témoins : B. Cornet, scribe de la cour du prélat[11]. Il est le père de Bertrand II Raymbaud de Dulions (ca 1235 - après 1277) et Raymond Ra(y)mbaud de Dulion(s) (ca 1240 - après 1277), qui suit.


¤ Bertrand II Raymbaud de Dulions (ca 1240 - après 1277) est seigneur ou co-seigneur - avec son frère - de Dulion[s] (1268), Sainte-Euphémie (1277), La Bâtie-Verdun (1277), Saint-Auban (1277), Gisfort-Durfort (1277).

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

.

  1. Regeste, I-1990.
  2. GCN, t. I, instr., c. 277, n° X ; PATROLOGIA LATINA, t. 151, c. 488, n° CCXVI.
  3. Les premiers temps médiévaux : les Mévouillon-Lachau (1120-1337)
  4. Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze dans la Drôme d'après ses archives, Pierre Varlet, Éditeur P. Varlet, 1990.
  5. Regeste, I-1990.
  6. Les premiers temps médiévaux : les Mévouillon-Lachau (1120-1337)
  7. Marie-Pierre Estienne. Châteaux médiévaux dans les Baronnies : xe - xive siècles. Lyon : Alpara, 2008.
  8. Revue dromoise, Volume 86, Société d'archéologie et de statistique de la Drôme 1988. p.346.
  9. Les commanderies de l'Ordre du Temple, Lachau
  10. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 454.
  11. Sceau Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tome 2, Fascicule 4-6 / par le chanoine Ulysse Chevalier,... Chevalier, Ulysse (1841-1923) Valentinoise (Valence) 1913-1926.
Advertisement