Wiki Guy de Rambaud
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                                Joseph Dubernad à Cadix

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Négociants de Cadix devant la Lonja de Comercio.

Le port de Cadiz.

Joseph Dubernad s'installe, avant 1775, à Cadix, port qui fait 75,5% du trafic avec les colonies espagnoles[1]. Il se marie à Morlaix le 9 février 1776 avec une Lannux, apparentée avec tout ce qui compte dans cette ville. Mais leur fille aînée naît à Cadix en 1778.

De 1777 à 1780 Joseph Dubernad est le député de la nation française de Cadix[2]. Une de ses filles y naît. Mais, en 1778, cet homme comblé est jugé par un commissaire de l'Inquisition por retencion de libros obscenos y provocatibos par le valet de son associé qu'il loge[3][4]. Comme il est député, est un des proches du futur ministre Francisco Cabarrús, et franc-maçon, l'ambassadeur de France harcèle son ami José Moñino y Redondo, 1er comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol, et celui demande à l'Inquisiteur-Général Felipe Beltrán Serrano (1704 - 1783) de mettre fin immédiatement à ces persécutions injustifiées et illégales.

A cette date Joseph Dubernad est un négociant important à la fois à Morlaix, Séville et Cadiz. Au niveau de ses maisons de commerce, il multiplie les échanges avec l’Amérique du Sud. Ils développent aussi leurs échanges avec les Indes orientales, la Chine, les Philippines. Mais, les affaires des Dubernad et Lannux ne se limitent pas au négoce avec l’outre-mer[5], il devient banquier.

Certainement du fait de ses origines paternelles calvinistes Joseph Dubernad est correspondant à Séville de la Compagnie des protestants Gilly et Fornier et de l'internationale des banques huguenotes, dont fait partie Necker[6].


Voir article détaillé : La famille de Joseph Dubernad


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Le port de Cadix au XVIIIe siècle.

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MAISON DUBERNAD, JAUREGUIBERRY ET Cie (CADIX)[]

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Liens entre les négociants de Séville et de Cadix[]

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A Séville, Dubernad s'associe avec les Lannux de Morlaix, dès 1761.

Départ à Cadiz d'une flotte pour Vera Cruz.

Au sein du complexe andalou même, un processus est amorcé au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Séville cède à sa rivale gaditane une large part des échanges. Dubernad fait le choix de s'installer à Cadix, malgré le décret de commerce libre, du 12 octobre 1778, supprimant le monopole de Cadiz et Séville sur le commerce avec les colonies. Ce décret, qu’a voulu son cousin issu de germain, le futur comte et ministre, Francisco Cabarrús, va favoriser Cadix plus que tout autre port. Désormais, il y entre et sort plus de 1.000 navires tous les ans. En 1792, le port effectue 71,5 % des exportations et 80,8 % des importations espagnoles. Cadix eſt le centre de tout le commerce qui se fait aux Indes occidentales, comme le souligne Jean-Baptiste René Robinet, dans son Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique…[7].

A l’échelle européenne, les différentes sources exploitées témoignent de la même réalité : dès qu’ils le peuvent, les négociants français de Cadix s’appuient sur les colonies françaises, ou genevoises, implantées dans les différentes places du continent. A Séville il s'agit des sociétés Arboré, Lannux-Dubernad et Joseph Boutet[8].

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Développement de ses activités à partir de Cadix[]

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Vaisseau à Cadix au XVIIIe siècle.

Le port et la ville de Cadiz au XVIIIe siècle.

La Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie (Cadix) c'est 11 personnes.

Les négociants étrangers logent dans le quartier de l'ancienne cathédrale de Cadix, Santa Cruz.

La Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie'figure sur la liste des négociants, boutiquiers, artisans, domestiques et autres sujets du Roy établis et résidant présentement à Cadiz sous la protection de sa majesté, le 20 janvier 1777. Cette maison de commerce fait du négoce en gros. Elle compte trois associés, Dubernad et les Jauréguiberry, quatre commis et quatre domestiques. Ils sont tous Pays Basque, sauf un commis acadien, et trois domestiques qui sont du Limousin[9]. Dubernad est le principal (patron) de la société [10].

En 1777, les activités de Du Bernad à Cadix ne font que démarrer. Au niveau de ses maisons de commerce, il multiplie les échanges avec l’Amérique du Sud. La Maison Dubernad, Jauréguiberry et cie, envoie, par exemple, 88 pièces de pannes à Vera Cruz, pour une valeur de 11.705 livres tournois. Ils développent leurs échanges avec les Indes orientales, la Chine, les Philippines[11].

En 1779, la compagnie Dubernad-Jaureguiberry est consignataire de 1.700 barils de farine chargés au Havre pour Cadix[12].

Le 18 août 1779, la compagnie Chauvert de Sedan tire une traite de 3.582 livres tournois sur Joseph Muchada de Cadix, à l’ordre de Quesnel frères et Cie de Rouen. Ces derniers la négocient à l’ordre d’Achard et Cie de Rouen, le 1er septembre, soit 12 jours avant que la lettre première ne soit présentée au tiré à Cadix qui la proteste por las razones escritas al librador. La procédure n’a cependant pas été inutile et elle permet à la compagnie Quesnel frères d’être informée suffisamment tôt du sort de la lettre pour trouver une personne disposée à payer la lettre seconde à l’échéance, ce que font les gérants de la maison Dubernad Jaureguiberry por el honor de Luis Quesnel, le 22 novembre 1779[13].

La société de Salvat Dubernad, son frère, à Séville, est plus importante que celle de Joseph à Cadiz. Mais, cela ne veut en rien dire qu'il s'agit d'une petite maison. La Maison de Dubernad, Jauréguiberry et cie est une maison de commerce de deuxième classe, en 1778. La ville de Cadix compte 70 sociétés qui font du négoce très actives divisées en cinq classes. Les 10 premières maisons sont évaluées à 200.000 piastres et les 12 suivantes à 75.000[14].

Joseph a une autre société Dubernad y Cia[15], et surtout il est associé avec Pratmeur et les Lannux

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Le quartier de Santa Cruz est indiqué en noir. Les quartiers où les négociants étrangers sont les plus nombreux sont El Ave Maria (n° 3), El Rosario (n° 4), San Roque y Boquete (n° 2), Las Angustias y San Carlos (n° 5) et Candelaria (n° 10).

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DÉPUTÉ DE LA NATION FRANÇAISE A CADIX (1777 - 1780)[]

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Un des registres des actes de chancellerie du consulat de France à Cadix.

La douane de Cadiz.

Dans son chapitre consacré aux consuls de la nation française dans les pays étrangers (livre premier, titre IX), l’ordonnance de la Marine du mois d’août 1681 organise le fonctionnement des consulats et nations françaises, en précisant les compétences et obligations des députés de la nation par l’article 2 (intérim du consulat), les articles 4, 5 et 6 (assemblées de la nation dans les échelles du Levant et autres lieux de la Méditerranée) et l’article 7 (reddition des comptes de la nation par les députés de la nation). Soumises à moins de contraintes impérieuses qu’en Levant et Barbarie, les nations françaises des pays de chrétienté étaient de ce fait moins structurées[16].

À Cadix, on observe que la nation française et ses députés constituent une composante essentielle du fonctionnement du consulat lors de l’avènement au trône de Philippe V. Les députés de la nation, d’abord nommés par intermittence, sont élus de manière continue à partir de 1703, au nombre de deux, à l'usage du Levant[17] de manière à soutenir le consul dans l’exercice de ses fonctions.

L’ordonnance du 24 mai 1728 précise les modalités de leur élection qui se fait lors de la fête nationale de la Saint-Louis (25 août), la durée de leur mandat et les conditions de la reddition de leurs comptes. L’ordonnance du 21 juillet 1731 organise l’élection annuelle d’un député, de manière à assurer le suivi et la continuité des affaires de la nation. Enfin, un ordre du Roi du 6 mars 1755 maintint le principe de l’élection au cours de l’assemblée de nation de la Saint-Louis (ou des jours suivants) en reportant le début de leur exercice au 1er janvier suivant, de manière à faire coïncider leur mandat et l’année civile[18].

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1775, Dubernad est mentionné[]

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Le Couteulx de la Noraye appartient à une ancienne et honorable famille de banquiers établis à Rouen, Paris et Cadix.

Dubernad s'installe, avant 1775, à Cadix, port qui fait 75,5% du trafic avec les colonies espagnoles[19]. Il n'est pas député en 1775 :

En la chancellerie du consulat de Cadix. Procès-verbal de l'assemblée de la nation du 2 septembre 1775 pour l'élection du 2e député de la nation, Le Couteulx de La Noraye ; mention entre autres de Dubernad[20].

La banque Le Couteulx va être le principal correspondant de la banque Saint-Charles de Carrus et fournir des piastres aux monnaies de France et permettre d'autres opérations politiques spéciales.

En 1775, en la chancellerie du consulat de Cadix, à l'assemblée de la nation du 24 octobre 1775 au sujet de la révocation par le Consulat espagnol de Cadix de Delabat du syndicat de la faillite de la maison de négoce espagnole Masnata et Texera, décision est prise de demander la protection de l'ambassadeur. Dubernad est mentionné[21].

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Second député (1777)[]

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Résidence du Gouverneur et demeures de quelques riches négociants français.

¤ 3 septembre 1777 : Honoré Lieutaud (1er député) : Dubernad (2e député)[22].

Cadix ; d'Étienne Honoré Hardy du Plessis de Mongelas, consul de France à Cadix, à Nicolas Berryer, secrétaire d'État de la Marine. Procès-verbal de l'assemblée de la nation du 3 septembre 1777 pour l'élection de Joseph Dubernad, comme second député de la nation [23].
Cadix ; d'Étienne Honoré Hardy du Plessis de Mongelas, consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine, joint la copie de la délibération de l'assemblée de la nation du 3 septembre qui a élu comme second député Joseph Dubernad[24].

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Premier député (1778)[]

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Sa fille, Henriette Magdelaine Dubernad (1778 - 1803), naît à Cadix le 15 juillet 1778. Les négociants et hommes d'affaires français emmènent pourtant rarement leurs femmes à Cadix et Séville.

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Correspondance consulaire[]

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Piastre d'argent de huit Réaux de type "colonnaire" de Potosi, avec la devise Plus Ultra de Charles Quint, 1770.

Un quai de Cadix en 1778.

¤ 29 août 1778 : Dubernad (1er député) ; Jean-Baptiste Viollet de Sablonière (2e député)[25].

En la chancellerie du consulat de Cadix. Procès-verbal de l'assemblée de la nation du 10 juin 1778 au sujet de la dépense pour les pauvres de la nation et le remboursement, par voie de cotisation, des avances faites par le député Dubernad, et la poursuite du versement des pensions jusqu'à la fin de l'année 1778[26]. A noter que le député Dubernad est le seul à faire des avances pour les Français pauvres de Cadix.

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il remet au ministre la délibération de la nation du 20 juin qui approuve le rôle de cotisation pour la levée d'une somme de 6050 piastres destinée au remboursement des avances faites par le député de la nation Dubernad[27]. 6.050 piastres d'argent équivalent à 3.025 escudos d'or, somme importante !

Jean-Baptiste Poirel est employé depuis 28 ans, d’abord comme secrétaire, commis à l’exercice de la chancellerie d’octobre 1762 à mai 1764 et de septembre 1764 à juillet 1766, avant d’être promu vice-consul en février 1769, et même consul par intérim en 1775. Nommé par le roi en janvier, il est installé lors d’une assemblée générale de la nation du 27 mars 1775[28].

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il a reçu les dépêches du ministre du 25 mai dont celle destinée aux députés de la nation ; il remet la copie de la délibération de la nation réunie à la demande de Dubernad qui demande le remboursement de ses avances pour le service, notamment pour les pauvres de la nation ; dans l'affaire des montres saisies sur des joailliers genevois, l'administrateur a engagé des poursuites pour lesquelles Poirel se contente d'agir en sous-main[29].

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Assemblée de la nation du 20 juin 1778[]

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Le consulat de France à Cadix.

Cadix en 1762. Les riches négociants se font construire de très belles demeures, jusqu'ici réservées à l'aristocratie espagnole.

Vüe Perspective de la Grande Place de Cadix.

Dubernad n'est pas le seul à regagner la France en 1791. Par contre, son frère, Salvat Dubernad, et son cousin, Francisco Cabarrús, sont des Français très fréquemment cités du temps du Roi espagnol qui est le frère de Napoléon.

En la chancellerie du consulat de Cadix. Procès-verbal de l'assemblée de la nation du 20 juin 1778 déterminant le rôle de cotisation pour le remboursement à hauteur de 6.050 piastres des avances faites par Dubernad ; mention de :

Martin André ; Arboré ; Bardon ; Jean Pierre Barrère ; Bérard ; Béraud ; Pierre Bonnardel ; Bonneval ; Joseph et Antoine Bordenave ; Henry Bruguière ; Cabanes ; Pierre Cabanon ; Pierre Cavaillé ; Cayla ; Zacharie Chalamel ; Chamborais ; Chancel ; Christin ; Charles Antoine Danglade ; Dechegaray ; Etienne Delabat ; Prudent Delaville ; Delaye ; Pierre Deschamps ; Sauveur Detchars ; Douat ; Dubernad ; Raphaël Dubois ; Dufoo ; Durand ; Pierre Durand ; François Duval ; François Faurie ; Favre ; Joseph Feyt ; Simon Fornier ; Gaillard de La Gervinais ; Galatoie ; Guyard Galbé ; Joseph Godet ; Barthélemy Goiran ; Guillet ; Jean Hedembaig ; Jean Jolif ; Alain Jolif ; Louis Jolif ; Jean Jones ; Jourdan ; Jacques Jugla ; Dominique Labadie ; Lacaze ; Laffore ; Jean Laplace ; Jean Laurent Lassère ; Jean Lebras ; Le Couteulx de La Noraye ; Pierre Lepée ; Pierre Lesca ; Honoré Lieutaud ; Loiseau ; Loustau ; Pierre Malibran ; Mallet ; Jean ; Augustin Massip ; Etienne Mazenod ; Mercy ; Millet ; Claude Monnot ; Montaud ; Claude Moreau ; Prévôt ; Guillaume Rey ; Dominique Rivet ; Jean Sarrazin ; Solier ; Jacques Talamon ; Jean-Baptiste Vande ; Jean-Baptiste Dufrèche Veillet ;
soixante-dix maisons de négoce soumises à la cotisation ;
maisons de la 1re classe, 240 piastres de cotisation : Magon, Le Fer frères et Cie ; Jean Louis et Laurent Le Couteulx et Cie ; Cayla, Solier, Cabanes, Jugla et Cie ; Bonneval et Dumas ; Jean-Baptiste Vande et Favre ; Quentin frères et Cie ; Sahuc, Sablonière et Guillet ; Mercy et Lacaze fils ; Simon Arnail Fornier et Cie ; Dominique Rivet ;
maisons de la 2e classe, 140 piastres de cotisation : Jean, Alain Jolif et Cie ; Arboré ; Dechegaray frères ; Pierre Bernard Cabanon et Cie ; Delaville frères ; Jacques Loustau et Cie ; Millet et Douat ; Barthélemy Goiran ; Galatoire frères et Cie ; Jean Laurent Lassère et Cie ; Durand, Christin et Cie ; Joseph Dubernad, Jaureguiberry et Cie ;
maisons de la 3e classe, 80 piastres de cotisation : Etienne Delabat et Cie ; Godet, Segalas et Cie ; Chancel frères ; Laffore frères ; Pierre Bonnardel et Cie ; Louis Feyt ; Charles Antoine Danglade et Cie ; Jacques Talamon ; Vial et Montaud ; Jean Lebras ;
maisons de la 4e classe, 45 piastres de cotisation : Moreau et Cie ; Jean Pierre Barrère et Cie ; Jourdan et Bérard ; Joseph Bordenave ; Guillaume Rey ; Martin André ; Jean Laplace ; Claude Monnot ; Pierre Lesca ; Malibran frères ; Béraud, Loiseau et Cie ; Béraud, Loiseau et Cie ; Bardon ; Chamborais ; Jean-Baptiste Dufrèche Veillet ; Jean Jone ; Raphaël Dubois ; Sarrazin ; Pierre Lepée ; Delaye, Dufoo et Cie ; Delaye, Dufoo et Cie ; Jean Hedembaig ;

maisons de la 5e classe, 15 piastres de cotisation : Louis Jolif ; Prévost et Cie ; Jean et Augustin Massip ; Etienne Mazenod ; Pierre Deschamps ; Pierre Durand ; Pierre Cavaillé ; Dominique Labadie ; François Faurie ; Sauveur Detchars ; Zacharie Chalamel ; Bayard frères ; Henry Bruguière ; Priou ; François Duval ; Dominique Morel ; Jean Joseph Grivet ; Guyard Galbé...[30].

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1779[]

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Sartine, Secrétaire d'Etat à la Marine (1774-1780).

¤ 1er juillet 1779 : en l’absence de Dubernad et Viollet de Sablonière, Honoré Lieutaud reprend la place de 1er député, assisté de Danglade[31].

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. En raison du retour définitif en France du second député de la nation Sablonière, avec sa famille, et du prochain départ du premier député Dubernad, Poirel convoque une assemblée de la nation, en dehors de la période prescrite par le règlement. Dubernad doit remplacer Sablonière et l'ancien 1er député Lieutaud reprend ses fonctions jusqu'au 1er janvier 1780 [32].
Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il a reçu la dépêche du ministre du 6 décembre ; le comte de Montmorin doit intervenir auprès de la cour d'Espagne dans l'affaire de l'augmentation exorbitante des droits sur nos toileries de France et autres articles de nos fabriques ; Poirel a déjà envoyé les mémoire très circonstancié rédigé par Dubernad à ce sujet...[33].
Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il a reçu les deux dépêches du ministre du 2 août et les deux paquets destinés à Chénier... il y a environ un mois, départ de Dubernad pour la France[34].

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1780[]

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La ville de Cadix.

Antoine de Sartine, Secrétaire d'État de la Marine (1774-1780) est satisfait du mémoire sur les toiles étrangères rédigé par Dubernad[35].

AE/B/III/334 :

Copie de la lettre en forme de mémoire écrite par M. Dubernad, premier député de la nation française à Cadix, au sieur Poirel, vice-consul et chargé par ordre du Roy des affaires du consulat général de France en la même ville», joint à la lettre de Poirel du 7 janvier 1780, au sujet du commerce des marchandises françaises[36].

En la chancellerie du consulat de Cadix. Procès-verbal de l'assemblée de la nation du 12 janvier 1780 au sujet du secours mensuel attribué aux pauvres de la nation et de l'élaboration d'un rôle de pauvres. Dubernad représente Dubernad, Jaureguiberry et Cie et est un des députés du comité pour les pauvres[37].

Séville ; de Dubernad, député de la nation française à Séville, à Armand Marc, comte de Montmorin-Saint-Hérem, ambassadeur de France en Espagne. Affaire du ban relatif à la création d'une matricule des étrangers à Séville[38].
Séville ; de Dubernad, député de la nation française à Séville, à édouard Boyetet, chargé des affaires de la marine et du commerce de France à Madrid. Affaire du ban relatif à la création d'une matricule des étrangers à Séville[39].

En 1780, Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, écrit à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il remet au ministre la copie du mémoire rédigé par Joseph Dubernad sur les toiles de France, qu'il a déjà envoyé à Boyetet. Il fait l'éloge du travail effectué par Dubernad. La protection demandée ne concerne pas seulement les négociants de Cadix mais généralement celui du commerce et des manufactures de France car ce qui n'est pas indifférent pour nous, considérés comme patriotes, est la supériorité que l'augmentation de droits réglés comme ils le sont aujourd'hui va donner aux toiles d'Allemagne sur les nôtres et le préjudice immense qui en résultera pour nos fabriques et notre commerce. Dubernad explique par des tableaux qu'il faut établir des proportions dans les droits[40].

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Il a reçu la dépêche du ministre du 10 février avec les paquets destinés à Chénier et Albert ; le ministre est satisfait du mémoire sur les toiles étrangères rédigé par Dubernad[41].

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Ban sur les transeuntes et les vagabonds[]

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Les Français en Espagne à cette époque ont des destinées très différentes. Francisco Cabarrús, son cousin, futur ministre espagnol est fait comte par le Roi. Son beau-père et beau-frère deviennent Consuls d'Espagne. Mais la plupart sont soit des vagabonds, soit des domestiques ou petits artisans et commerçants.

Cadix est une ville très cosmopolite, mais très divisée entre classes sociales.

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Publication d'un ban à Séville qui a :

répendu la consternation parmi les Français qui y réside car demandant la formation exacte d'une matricule de tous les étrangers résidents en Espagne, afin d'établir et déterminer une distinction invariable entre ceux qui devront être regardés désormais comme étrangers "transeuntes" et qui, en cette qualité devront jouir du for militaire, et ceux qui en seront exclus et qui, par une résidence de dix ans en Espagne, seront censés devoir être considérés comme Espagnols, se fondant à cet égard sur une cédule de l'année 1716 qui le décide ainsi mais dont on n'a jamais dû faire l'application aux étrangers établis en Espagne qui, réunis en corps de nation, y font leur commerce sous la protection de leur souverain et à la faveur des traités.

Rappel de l'interprétation faite par Wall à la demande de Sentmanat, en 1762 ; danger pour les Français et précarité de leur état ; Dubernad, député de la nation de Séville, a donc fait des représentations au comte de Montmorin et à Boyetet ; à Cadix, ce ban n'a été publié que pour la forme par le gouverneur qui est particulièrement intéressé à conserver aux étrangers la prérogative de la juridiction militaire dont il est le chef et il a parlé à ce sujet dans des termes propres à rassurer les Français[42].

Dubernad n'est pas un domiciliado, comme l'on appelle certains Français établis à vie en Espagne. A la fin de l'Ancien Régime ces marchands sont considérés comme des apatrides par les consuls français[43].

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Cadix en 1567 : la ville et le port ont pendant des siècles une activité économique très importante.

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DUBERNAD FACE AUX INQUISITEURS (1778)[]

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L'Ambassadeur à Madrid[]

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Armand Marc, comte de Montmorin et Dubernad est député de la nation française.

San Ildefonso, résidence d'été des rois d'Espagne l'Ambassadeur de France y rencontre régulièrement le vieux roi Charles III d'Espagne.

Le comisario Bernal, après avoir persécuté durant l'hiver plusieurs Français de Cadix, puis il s'en prend à un négociant protestant du nom de Youglas, patron de l'une des plus grosses entreprises commerciales de la ville. Toutes les nations protestantes sont scandalisées. Il reçoit du tribunal de Séville, une ordonnance du Conseil lui donnant l'ordre de ne plus faire des perquisitions dans les maisons des Français[44][45].

Comme il est entré chez des négociants français et a saisi entre autres 18 peintures, Armand Marc de Montmorin (1745 - 1792), Ambassadeur à Madrid de 1778 à 1784, apprenant ses agissements s'en est plaint dans des dizaines de lettres à José Moñino y Redondo, 1er comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol, à l'Inquisitor-general (Inquisiteur général) Felipe Beltrán Serrano (1704 - 1783), à l'inquisition de Séville et au commissariat de police de Cadix[46].

Le comte de Montmorin est notamment chargé de négocier l'entrée en guerre du royaume d'Espagne aux côtés de la France et des Insurgents contre le royaume d'Angleterre. Sa mission, menée avec ténacité, vient à bout des réticences du vieux roi Charles III d'Espagne et du gouvernement espagnol qui craignent à juste titre que les aspirations des colons anglais à l'indépendance se propagent à leurs colonies sud-américaines. C'est là une mission bien plus difficile que d'en finir avec l'Inquisition et qui le motive. C'est un ambassadeur partisan des idées des Lumières qui est à Madrid.

L'Ambassadeur, en été, écrit depuis le palais royal de la Granja de San Ildefonso, résidence d'été des rois d'Espagne depuis Philippe V d'Espagne.

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La Academia De Las Damas (1778)[]

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Armoiries de l'Inquisition espagnole. En plus de la croix comme symbole du caractère spirituel de l'Inquisition, la branche d'olivier et l'épée s'équilibrent, pour essayer de faire croire à l'équilibre entre la grâce et la punition dans ce genre de jugements.

La Academia De Las Damas, de l'avocat et historien Nicolas Chorier, que possède l'employé de Joseph Dubernad, n'est en rien un ouvrage pornographique.

Tribunal de l'Inquisition, par Goya.

Le Commissaire Bernal récidive. Un autre Français, Roberto Cadet, valet de l'associé de Dubemad, Jauregui, est logé par Dubernad. Il est dénoncé pour la rétention livres obscènes et provocateurs. Un délateur espagnol dit qu'il l'a emmené dans sa chambre et lui a montré deux livres illustrés par des actes indécents et obscènes. Et le titre d'un c'était "La Academia De Las Damas" et l'autre il ne s'en souvient pas[47].

Joseph, comme tous les négociants et diplomates étrangers établis en Espagne, est exempté de la juridiction du Tribunal de l'Inquisition, pour ce qui concerne l'intérieur de sa maison[48]. Car, Joseph Dubernad est un riche transeúnte, donc un protégé du Roy de France. En 1778 Dubernad est le 1er député de nation française de Cadix[49]. Au XVIIIe siècle, le consulat de Cadix est le poste le plus important du système consulaire français d’Ancien Régime[50].

Ce négociant héberge dans sa maison à Cadix, le valet de son associé, un certain Robert Cadet, un Français catholique. Le commissaire Bernal, perquisitionne et découvre un livre La Academia De Las Damas, de l'avocat et historien Nicolas Chorier qu'il juge érotique[51].

Le consulat signale ce non respect des traités à notre secrétaire d'État de la Marine :

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Visite de l'Inquisition chez Dubernad, à cause d'un de ses domestiques dont elle a inspecté les livres sans succès ; forte protestation de Dubernad ; Poirel a rendu compte au comte de Montmorin[52].

Comme l'inquisition agonise les peines encourues sont mineures. Néanmoins les livres sont saisis par le commissaire[53].

Joseph Dubernad est en colère. Le Santo Oficio s'est permis de fouiller dans sa maison, entre autres la chambre d'un valet de son associé[54], mais pas seulement ! Il s'est fait contrôler ses vêtements et ses objets personnels. Du Bernad s'en plaint auprès de notre ambassadeur.

Joseph du Bernad est jugé d'abord par el Inquisidor Fiscal de Sevilla por retencion de libros obscenos y provocatibos, par le valet de son associé[55][56].

La réaction de l'ambassadeur est rapide et proportionnée au non respect des traités :

San Ildefonso ; d'Armand Marc, comte de Montmorin-Saint-Hérem, ambassadeur de France en Espagne, à Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix. Affaires Dubernad et Chamboret, à la suite des visites faites par l'Inquisition et l'administrateur de la douane de Cadix ; demande faite à Poirel de réunir la nation et de lui lire la lettre de l'ambassadeur[57].

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Floridablanca et Felipe Bertrán contre le commissaire de Cadix[]

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Comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol est l'ami de la famille de Dubernad, notamment le futur ministre Francisco Cabarrús, et est franc-maçon comme eux.

Les hommes du Saint-Office.

L'Ambassadeur de France est lui-aussi en colère, car l'Espagne ne fait pas respecter les traités qui protègent les transeúntes. Plusieurs négociants français établis en Espagne imitent Dubernad. Du fait des traités, l’Inquisiteur de Séville ne peut rien contre Robert Cadet, Français résidant à Cadix, chez le patron d'une maison de commerce, 1er député de nation française de Cadix, pour le simple motif de détention de livres qu'il classe obscènes.

Le scandale et la publicité autour de cette affaire de livre érotique, affolent Floridablanca[58]. Floridablanca est l'ami du cousin de Joseph Dubernad, Francisco Cabarrús, futur ministre espagnol. Ils font des affaires ensemble et ils sont comme Joseph franc-maçons. Cela l'incite certainement à ne pas pardonner cette infraction des lois et traités espagnols[59][60].

3 août 1778 : San Ildefonso ; d’Armand Marc, comte de Montmorin Saint-Hérem, ambassadeur de France en Espagne, à José Moñino y Redondo, comte de Floridablanca secrétaire d'État des Affaires étrangères. Copie de l'office sur les entreprises de l'inquisition à Cadix, notamment chez Dubernad, et la restitution des effets saisis[61]

Comme l'Ambassadeur de France envoie des ultimatums à José Moñino y Redondo, 1er comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol. Celui-ci écrit à son tour à l'Inquisiteur général. Cette lettre est du 7 septembre 1778[62] :

L'Ambassadeur de France vient de se plaindre de la nouvelle société perquisitionnée par le commissaire de l'Inquisition à Cadix, entrant de sa propre autorité et sans autorisation de personne dans la maison de l'homme d'affaires nommé Du Bernard, où il a fait un examen rigoureux de tous les livres, peintures et autres effets qu'ils lui appartiennent. Je n'ai pas besoin de vous dire que le même ambassadeur m'assure d'avoir en avertir le consul et les autres nationaux. Les Français ne doivent pas subir ce genre de perquisitions, qu'ils considèrent contraire aux traités. Pour que l'on puisse éviter des scandales et des émeutes, je conseille la prudence pour les éviter[63].

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Promesses de l'Inquisitor-general[]

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Portrait de Felipe Bertrán. Cet inquisiteur général d'Espagne ordonne une enquête dans l'affaire Dubernad[64], car les traités entre nations ne sont pas respectés par les inquisiteurs à Cadix.

Le pape et l'inquisiteur-général.

Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Boyetet lui a annoncé l'arrivée prochaine d'une lettre de Montmorin au sujet des visites de l'Inquisition chez Dubernad et de Vallejo chez Chamboret ; irrégularités commises par le gouverneur pour rendre compte à sa cour de l'affaire Chamboret[65].

Dans sa réponse à José Moñino y Redondo, 1er comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol, Felipe Beltrán Serrano (1704 - 1783), l'Inquisitor-general (inquisiteur général) de 1774 à 1783[66], lui assure qu'il ordonne une enquête dans l'affaire Dubernad[67] :

...pour pouvoir satisfaire la quexa de l'ambassadeur, éviter tout scandale et agitation, et punir toute violation des Traités de paix, j'ai écrit à l'Inquisition de Séville pour avoir des nouvelles de ce qui est arrivé là-bas, empêchant les Inquisiteurs de m'informer de la méthode dont le commissaire a usé. J'ordonne de ne pas employer des méthodes similaires et ne plus pénétrer dans la maison d'aucun homme d'affaires français jusqu'à nouvel ordre, ou de m'en informer avant en précisant les raisons et les méthodes. Je dois agir ainsi, même si j'ai examiné le dossier et n'ai point trouvé dans les méthodes quelque chose qui s'oppose aux chapitres des traités de paix. Je vais essayer de donner des nouvelles à Votre Excellence avec toute la ponctualité possible... Madrid du 10 septembre 1778[68].

Cette lettre est datée du 10 septembre 1777, ce qui montre que l'échange de courrier est rapide, surtout pour l'époque[69].

Florida est fier de lui :

Madrid ; de José Moñino y Redondo, 1er comte de Floridablanca, premier secrétaire d'État espagnol, à Armand Marc, comte de Montmorin-Saint-Hérem, ambassadeur de France en Espagne. Il envoie la réponse de l'inquisiteur général (Felipe Beltrán Serrano (1704 - 1783)) dans l'affaire Dubernad[70].

Pourtant les persécutions continuent !

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Nouvelle perquisition de l'Inquisition à Cadix chez Dubernad[]

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Autodafé à la Plaza de San Francisco de Séville, vers 1660. Un siècle plus tard un négociant français à Cadix ou Séville ne risque plus rien, car le valet d'un associé, qu'il héberge, possède un livre de l'historien Chorier.

Les démarches de l'Ambassadeur de la France, Édouard Boyetet, n'empêchent pas les inquisiteurs de Séville d'aggraver leur cas et d'envoyer à Felipe Beltrán Serrano (1704 - 1783), l'Inquisitor-general, de nouveaux rapports du commissaire d'Inquisition cette fois-ci contre les patrons de l'entreprise. Ils les accusent d'avoir des peintures indécentes et provocatrices chez eux :

7 septembre 1778 : San Ildefonso ; d’Édouard Boyetet, chargé des affaires de la marine et du commerce de France, à Antoine de Sartine, secrétaire d'État de la Marine. Nouvelle visite de l'Inquisition à Cadix Joseph Dubernad, député de la nation, et remise de l'office passé par l'ambassadeur à ce sujet ; remise de la lettre de Montmorin à Poirel au sujet des visites arbitraires de Vallejo et du commissaire de l'Inquisition [71].

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Les conséquences[]

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En 1813, les tribunaux de Cadix dissolvent le Saint-Office en Amérique et en Europe. L'affaire Dubernad y est certainement pour beaucoup.

Francisco Cabarrús est son cousin et son protecteur. Ce franc-maçon est fait Comte et Ministre par le Roi d'Espagne.

Les frères Juan et Domingo Jaureguiberry, et leur cousin, Joseph Dubernad sont accusés à nouveau de détenir un livre avec des gravures érotiques. Mais le tribunal des fanatiques abandonne les poursuites, même s'il le déplore pour les croyants espagnols[72].

Suite à ces persécutions ne respectant pas les traités signés par le Roi d'Espagne contre une importante maison de commerce française Dubernad, Jauregui y Cia, et son patron, M. Dubernad les Français et d'autres étrangers refusent de témoigner devant le commissaire de Cadix Bernal[73].

Toutefois l'indignation, née du fait de l'une des dernières persécutions de l'inquisition, se limite aux élites du Siècle des Lumières. Cette infraction aux lois et aux traités de paix, n'est pas perçue de la même façon par des masses andalouses, victimes consentantes du fanatisme de leur Eglise obscurantiste.

En effet, un jour plus tard, le Conseil se rend à la Cour de Séville demander des informations complètes sur tout ce qui s'est passé à Cadix avec les Français et de donner l'ordre au commissaire de s'abstenir d'entrer dans leurs maisons. Les inquisiteurs sévillans renvoient à la Cour suprême un gros dossier sur les infractions faites à Cadix. Dans ce document ils s'interrogent sur les scandales graves causés dans la ville et le comportement éhonté de ceux qui avec leurs plaintes ont donné lieu à l'intervention de l'ambassadeur. Dubernad lui-même, ses partenaires et un parent de ceux-ci, par un livre avec des gravures scandaleuses, indécentes et provocantes, sont l'objet d'un dossier maintenant paralysé conformément aux ordres de ne pas intervenir, envoyé au Conseil afin qu'il puisse vérifier l'exactitude de ces rapports. Dans le même temps, les inquisiteurs et le procureur ont souligné les conséquences néfastes de la suspension de cette procédure contre les maisons françaises à Cadix, et de ne pas pouvoir interroger les étrangers, de sorte qu'il demande une exemption et la réouverture des poursuites judiciaires[74].

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La Sainte Inquisition n'a plus les mêmes pouvoir en 1778 face à Dubernad, député de la nation française, que par le passé.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Négoce, ports et océans, XVIe-XXe siècles: mélanges offerts à Paul Butel, Mer au fil des temps, ISSN 1621-1499, Silvia Marzagalli, Hubert Bonin, Presses Univ de Bordeaux, 2000.
  2. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  3. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125.
  4. L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  5. LES ORIGINES DE LA FRANC-MACONNERIE, Les Maçons Célèbres
  6. Cádiz en el sistema atlántico: la ciudad, sus comerciantes y la actividad mercantil (1650-1830), Sílex universidad Manuel Bustos Rodríguez, Silex Ediciones, 2005, p.124
  7. Jean Baptiste Robinet, Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliothèque de l'homme-d'état et du citoyen; les libraires associés, 1783, vol. 28, p.195.
  8. Arnaud Bartolomei. La Bourse et la vie. Destin collectif et trajectoires individuelles des marchands français de Cadix, de l’instauration du comercio libre à la disparition de l’empire espagnol (1778-1824). Histoire. Université de Provence, 2007.
  9. Mélanges de la Casa de Velasquez, Tome IV, 1968, CNRS, E. de Boccard, p.323.
  10. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  11. Zylberberg Michel, Georges-Picot Jacques, Carré de Malberg Nathalie, Bonin Hubert, Souvenirs d'une longue carrière: De la rue de Rivoli à la Compagnie de Suez, 1920-1971, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1993, p.203.
  12. Arnaud Bartolomei. La Bourse et la vie. Destin collectif et trajectoires individuelles des marchands français de Cadix, de l’instauration du comercio libre à la disparition de l’empire espagnol (1778-1824). Histoire. Université de Provence, 2007.
  13. Arnaud Bartolomei. La Bourse et la vie. Destin collectif et trajectoires individuelles des marchands français de Cadix, de l’instauration du comercio libre à la disparition de l’empire espagnol (1778-1824). Histoire. Université de Provence, 2007.
  14. Mélanges de la Casa de Velasquez, Tome IV, 1968, CNRS, E. de Boccard, p.323.
  15. Anes Alvarez Gonzalo, La economía española al final del antiguo régimen, Alianza, 1982, article: v.3, p.273.
  16. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792.
  17. AE/B/I/221, fol. 20-25, 6 janvier 1714.
  18. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  19. Négoce, ports et océans, XVIe-XXe siècles: mélanges offerts à Paul Butel, Mer au fil des temps, ISSN 1621-1499, Silvia Marzagalli, Hubert Bonin, Presses Univ de Bordeaux, 2000.
  20. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 127-128
  21. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 176-177
  22. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  23. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 125-126
  24. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 120-121.
  25. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  26. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 165-167.
  27. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 168-169v.
  28. AN, AE BI 281, correspondance consulaire, Cadix, 28 mars 1775 ; CADN, 2Mi 1856, reg. 257, fol. 266.
  29. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 160-161v.
  30. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 170-173v.
  31. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  32. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 10-11
  33. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 282-284v
  34. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 92-95v.
  35. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 141-144.
  36. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  37. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 24-26.
  38. voir pièce A/B/I/288, fol. 169-1772.
  39. voir pièce précédente A/B/I/288, fol. 169-172.
  40. Cadix ; de Jean-Baptiste Poirel, vice-consul de France à Cadix, à Antoine Raymond Jean Galbert Gabriel de Sartine, secrétaire d'État de la Marine
  41. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 141-144.
  42. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 169-172
  43. Ozanam Didier, La colonie française de Cadix au XVIIIe siècle d’après un document inédit (1777), Mélanges de la Casa de Velázquez, tome 4, 1968. pp.259-348
  44. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, p.182 et 183.
  45. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Dialnet-ElArteVigiladoSobreLaCensuraEsteticaDeLaInquiscion-251607.pdf El Arte vigilado (Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII), Enrique GACTO, Universidad de Murcia 2000.]
  46. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, p.182 et 183.
  47. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Dialnet-ElArteVigiladoSobreLaCensuraEsteticaDeLaInquiscion-251607.pdf El Arte vigilado (Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII), Enrique GACTO, Universidad de Murcia 2000.]
  48. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97.
  49. CORRESPONDANCE DES CONSULS DE FRANCE À CADIX 1666 - 1792
  50. La chancellerie du consulat de France à Cadix (1763-1789), Olivier Le Gouic.
  51. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  52. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 50-52v.
  53. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97.
  54. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  55. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125.
  56. L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  57. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 86-87.
  58. Gacto Enrique, El Arte vigilado, Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII, Revista de la Inquisición, 2000, Universidad de Murcia, p.31 et suivantes.
  59. Defourneaux Marcelin, L'Inquisition espagnole et les livres français au XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, Mayenne, Floch (1963) : p.97 et 124-125.
  60. L'image de la France en Espagne pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jean-René Aymes, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996.
  61. AE/B/I/766- AE/B/I/796 - AE/B/I/794
  62. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  63. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Dialnet-ElArteVigiladoSobreLaCensuraEsteticaDeLaInquiscion-251607.pdf El Arte vigilado (Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII), Enrique GACTO, Universidad de Murcia 2000.]
  64. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 107-108.
  65. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 70-73
  66. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  67. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 107-108.
  68. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Dialnet-ElArteVigiladoSobreLaCensuraEsteticaDeLaInquiscion-251607.pdf El Arte vigilado (Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII), Enrique GACTO, Universidad de Murcia 2000.]
  69. En torno al Barroco: miradas múltiples, Concepción de la Peña Velasco, Concepción de la Peña Velasco, Universidad de Murcia, EDITUM, 2006, pp.182 et 183.
  70. AE/B/I/271-AE/B/I/300 - Fol. 107
  71. AE/B/I/766- AE/B/I/796 - AE/B/I/794
  72. A.H.N. Inquisición, leg. 3721.133 et Inquisición, leg. 3522.226.
  73. Tecnología y Cultura en el tránsito de la Ilustración al Pensamiento Contemporáneo. El caso Joaquín Muñoz Delgado
  74. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Dialnet-ElArteVigiladoSobreLaCensuraEsteticaDeLaInquiscion-251607.pdf El Arte vigilado (Sobre la censuro estética de la Inquisición española en el siglo XVIII), Enrique GACTO, Universidad de Murcia 2000.]
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