Wiki Guy de Rambaud
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                                          John Doveton

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Le Général John Doveton (1783 - 1857), de l'armée des Indes, Uniforme de Major General, avec la médaille de Knight Commander of the Order of the Bath (KCB) et pas de Knight Grand Cross (GCB), comme son cousin.

FDC Sir W Doveton (1753 - 1843).

Le commandant John Doveton est un cousin anglo-indien de notre John Doveton.

Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), dit partout que son Russell, beau-frère de Doveton, est le jeune homme le plus prometteur qu'il a connu[1][2].

King's Colour of 2nd Regiment Russell's Infantry, Hyderabad Contingent, 1854. Doveton aide son beau-frère Resident General à faire de la Russell Brigade une unité d'élite.

La bataille de Nagpore (décembre 1817).

John Doveton âgé.

John Doveton, KCB, est né en janvier 1783, à Mount Pleasant, sur l'île de Sainte-Hélène[3] et il est mort le 23 septembre 1857, aux eaux à Vichy, rue Cunin-Gridaine, âgé de 74 ans[4]. Il est enterré au Père-Lachaise - Division 40.


Le général John Doveton et sa famille sont originaires de l'Angleterre, du comté de Westmorland. Ils font partie de la maison des Duftons, cités dès 1176, 1256 et 1279. Mais suite à la pendaison de l'un des leurs ils se retrouvent négociants en laine à Leeds. William Dufton part s'installer à Sainte-Hélène, en 1674, et ses descendants prennent le nom de Doveton. John est le fils du seul habitant de Sainte-Hélène à avoir été anobli, William Webber Doveton (1753 - 1843). Les Dovetons servent la Compagnie anglaise des Indes orientales à Sainte-Hélène et aux Indes pendant des siècles. Son père, William Webber Doveton est pendant plus de 50 ans fonctionnaire de l'EIC[5]. Sa mère, Eleanor Beale, est la descendante du Gouverneur Anthony Beale (1672 - 1673) qui fuit l'île après l'invasion néerlandaise. Il y revient en tant que député au gouverneur Gregory Field (1674 - 1678).

Anna Frances Sturdee (née Hodson), une de ses nièces, est la mère de l'amiral Sir Frederick Doveton Sturdee, vainqueur de la bataille des îles Falkland en 1914. Une autre nièce de John Doveton, Ella Doveton, écrivaine et poétesse, est la mère de Henry Rider Haggard, auteur entre autres des Quatermain, Chevalier commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (KBE) en 1919 et William Henry Doveton Haggard, diplomate.

On confond parfois Sir John Doveton (1768 - 1847), GCB, et son cousin Sir John Doveton (1783 - 1857), KCB, tous les deux de l'East India Company's Madras Army, mais son cousin est Knight Grand Cross (GCB) de Order of the Bath et lui Knight Commander (KCB). Les médailles sont différentes. On a aussi John Doveton (1797 - 1853), un jeune cousin, mais anglo-indien commandant dans l'armée du Nizam d'Hyderabad, fondateur du Doveton Group of Schools. Il y a 18 Dovetons vers 1840 au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales.

John Doveton (1783 - 1857) sert dans l'armée dès 1797. Il quitte Portsmouth pour Madras à l'âge de 15 ans, comme premier cadet de la cavalerie au service de la Compagnie des Indes orientales, en juin 1798. John Doveton (1783 - 1857) fait le 31 octobre 1798 partie de l'état-major en tant que cornet et aide de camp du Marquis Wellesley, qui est à cette époque Gouverneur Général de l'Inde[6][7].

John Doveton (1783 - 1857) fait les différentes campagnes de 1799, 1803 et 1817.

Il est lieutenant le 4 septembre 1799. Il est en service dans les gardes du corps du gouverneur général Wellesley (1798 - 1805), le 1er novembre 1802, et reste avec ce corps jusqu'en décembre 1805, date à laquelle il retourne à Madras[8].

Décoré par Son Excellence le Très Noble le Gouverneur général Wellesley (1798 - 1805) en conseil, le 1er novembre 1804.

Le gouverneur général Wellesley (1798 - 1805) nomme le capitaine-lieutenant John Doveton de l'établissement de Fort Saint-George, à Madras, pour être un aide de camp du gouverneur général et capitaine-Général des forces terrestres servant dans les Indes orientales.

Il est nommé capitaine le 25 novembre 1805 et major le 1er septembre 1810[9].

Son Excellence le Très Noble le Gouverneur général - Wellesley (1798 - 1805) - en conseil a le plaisir de nommer le Capitaine Doveton (ADC) Officier régulateur par intérim pour la cavalerie de la milice de Calcutta, pendant l'absence du capitaine Daniell de la Présidence du Bengale[10].

Doveton sert dans les régiments de cavalerie de Madras dès son arrivée à Madras en 1806. En 1807, il est major de brigade du colonel Gillespie[11]. Il est lieutenant-colonel de la Cavalerie indigène de Madras le 19 août 1813, colonel le 9 novembre 1821.

Comme il est un officier de la Compagnie anglaise des Indes orientales, celle-ci l’envoie aider, en 1813, Sir Henry Russell, son beau-frère, à organiser les cipayes du Nizâm de l'Hyderâbâd. Le colonel Doveton fait de la Russell's Brigade l'une des unités les plus disciplinées et les plus compétentes de l’histoire militaire.

Doveton participe avec son régiment à la poursuite du Peshwa, par le brigadier-général John Doveton (1768 - 1847), son cousin, commandant la 2e Division, en mai 1818. Il commande un détachement envoyé du camp du général Doveton en juin 1818, avec l'ordre de poursuivre par Aseerpettah Trimbuckjee Danglia, qui s'étant vu refuser toutes conditions, quitte le Peshwa lors de sa reddition, et s'enfuit vers l'ouest, selon Wilson's History of the Madras Army (vol. iv., p. 129.).

Il est nommé lieutenant-colonel le 15 juin 1819, commandant le 1er mai 1824, colonel le 5 juin 1829[12]. John Doveton commande une division de l'armée du Nizam, puis commande la division centrale de l'armée de Madras. En 1828, il est major général.

John Doveton K.C.B. obtient en 1838 à la fin de sa carrière le commandement de la division du Nizam, dite du Centre, aux Indes [13].

Sir John Doveton est colonel de du 5e Régiment de cavalerie légère de Madras, en 1847[14]. Il atteint le rang de général le 20 juin 1854[15]. Doveton est fait Compagnon du Bath, le 26 septembre 1831, et pour ses services, il est nommé KCB en 1838[16]. KCB en 1838. Il est nommé Major-général le 10 janvier 1837, Lieutenant General le 9 novembre 1846, puis Général, 20 juin 1854.

Lors de sa retraite il critique les opinions politiques du défunt marquis Wellesley, gouverneur général en Inde[17].


Sir John Doveton (1783 - 1857) se marie avec Victorine Mottet de La Fontaine (1791 - 1867), le 14 mars 1808, épouse en mars 1808, à Pondichéry, la deuxième fille du Baron Benoît Mottet de La Fontaine, de Compiègne. Il devient ainsi un membre de cette famille Mottet, certes catholique et française, mais dont tous les membres sont soit officiers dans l’armée anglaise des Indes, soit mariés à des membres de l'aristocratie britannique qui administrent les Indes. Il n'a pas d'enfant et adopte John Holroyd Doveton, colonel, marié à une descendante du banquier Law.

Sir John Doveton est décoré de l’ordre militaire de la Tour et de l'Épée de Valeur, Loyauté et Mérite[18]. Parmi les récipiendaires figurent des sujets britanniques qui ont aidé la famille royale dans sa fuite, mais ne sont pas éligibles aux autres distinctions portugaises en raison de leur religion. C'est certainement l'autre médaille que celle de KCB sur son uniforme.

Doveton est décédé le 23 septembre 1857 à Vichy.


Article détaillé : Russell's Brigade

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Sommaire

SA FAMILLE, SON PERE, LEUR DESCENDANCE[]

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Sa famille[]

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Dufton Pike et l'Eden Valley, où s'installent les ancêtres Duftons, des Angles.

Le nom de famille Dufton provient du village de Dufton, dans l'ancien comté anglais de Westmorland. Au moment de la conquête normande (1066), le Nord de l'Angleterre comprend de ce qui devient le Yorkshire, Durham et le Northumberland à l'est et le Lancashire avec les parties sud de Cumberland et Westmorland à l'ouest[19].

La population du nord avant la conquête peut être décrite comme anglo-scandinave portant une continuité culturelle d'un mélange de traditions vikings et anglo-saxonnes. Le dialecte anglais parlé dans le Yorkshire est inintelligible pour les gens du sud de l'Angleterre, et l'aristocratie est principalement d'origine danoise[20].

Les Dovetons sont originaires de l'Angleterre du comté de Westmorland, ils font partie de la maison des Duftons, cités dès 1176, 1256 et 1279. Ils sont seigneurs en partie de Penrith, dans le Westmorland.

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Les Duftons[]

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Forne, FitzSigulf (fils de Sigulf), The Kings Thane (serviteurs aristocratiques des rois), de Nunburholme.

Seigneur Macbeth est le Thane de Glamis.

Le nom de Robert de Dufton est inscrit en 1176 sur les Pipe Rolls de Westmorland.

Greystoke Castle en 1777.

Château de Brougham bâti au du XIIIe siècle (à Penrith).

En 1335, le manoir de Dufton est tenu par Ralph de Dufton, d'une branche cadette des Greystoke.

Ancien pont à Dufton.

Vers l'an 670, un groupe de fermiers, des Angles, voyage à travers les collines et les landes du royaume anglais de Northumbrie, et s'installe dans de petits groupes de fermes le long du versant de la vallée de l'Eden. L'une de leurs colonies s'appelle Dufton, du vieux mot anglais DUF signifiant colombe et TON signifiant ferme. D'où Dufton : la ferme des colombes.

Le nom de famille Dufton remonte à un chef nordique nommé Lyulf (968 - 1030) ou L’ulf, the Wolf ; Lyulph ; Lyulf ; Sigulf. Il donne son nom à un lac dans les montagnes. Il est le père de Forne de Nunburholme (998 - 1091), FitzSigulf (fils de Sigulf), The Kings Thane (serviteurs aristocratiques des rois).

Ligulph FitzForne de Greystoke (1028 - 1086), seigneur de guerre, obtient de vastes zones de Cumbrie et du nord de l'Angleterre de Guillaume le Conquérant (1027 - 1087), à condition qu'il fasse preuve de loyauté et maintienne la paix dans cette partie éloignée du royaume, ravagée par la guerre. Le Cumberland est une des marches du royaume. C'est en 1069, après la conquête normande, que le baron Ligulf de Greystoke obtient une nouvelle concession de sa terre. Il y construit maison-tour en bois, entourée d'une motte castrale.

La première structure en pierre du site n'est construite qu'en 1129 par Ivo, son petit-fils. L'un des plus jeunes fils de Phornes de Greystoke obtient le manoir de Brampton. A son tour son plus jeune fils reçoit le manoir de Dufton, une partie du domaine de Brampton. Il prend le titre de baron de Dufton. C'est le premier Dufton. Les archives indiquent qu'il s'agit de Ranulph de Dufton. La famille reste à Dufton pendant les 200 prochaines années.

Le premier enregistrement d'une personne portant le nom de Dufton est Robert de Dufton qui vit dans le village de Dufton en 1176. Robert est en conflit avec le roi Henry pour ne pas avoir défendu le château d'Appleby à proximité lorsqu'il est capturé par l'armée écossaise en 1174. Le nom de Robert de Dufton apparaît sur les rouleaux de tuyaux de Westmorland, et il est condamné à une amende de 40 shillings par le roi.

Le fils de Robert de Dufton, John de Dufton, est récompensé par le roi Jean pour l'avoir soutenu dans les temps troublés. Il obtient le manoir et la baronnie de Dufton. Christiana de Vieuxpont épouse Thomas de la famille des Greystoke, un des fils de William. Son beau-père construit le château de Brougham au début du XIIIe siècle. Les deux filles héritent des domaines familiaux de Robert Ier de Vieuxpont.

Mais le fils de John de Dufton, Robert de Dufton, est arrêté par le roi Edward. Cependant, le fils de Robert, Humphrey de Dufton, est lui carrément pendu par le roi Edward Ier (1239 - 1307).

En 1335, le manoir de Dufton est tenu par leur héritier, Ralph. La lignée se termine par une fille appelée Elizabeth de Greystoke qui épouse Thomas Dacre, 2e baron Dacre de Gilsland (1467 - 1525). Mais il s'agit certainement d'une descendante de la branche aînée.

Les Duftons sont ruinés et dérogent. Ils restent près du village de Dufton et sont impliqués dans l'important commerce des moutons et de la laine. Les toisons sont transportées par des chevaux de bât à travers la chaîne des Pennines, puis dans les villes textiles du Yorkshire. Finalement, de nombreuses familles Dufton partent s'installer à Leeds et Bradford, travaillant dans le commerce de la laine.

Les familles Dufton qui restent en Cumbrie sont impliquées dans l'élevage du bétail et le transport de bétail. Au milieu des années 1600, la situation politique avec l'Écosse est devenue pacifique et le négoce de bétail avec l'Écosse prospère. De nombreux Duftons vivent à Hesket dans la forêt, qui est un endroit idéal. Les différentes fermes de Dufton peuvent fournir des pâturages, des abris et des provisions pour les bouviers.

Un lecteur de The Ecclesiastical gazette, or, Monthly register of the affairs of the Church of England offre en 1852 une Guinée à qui fournira l'acte de baptême de William Dufton ou Doveton entre 1610 et 1630, dans le Westmorland. Il s'agit certainement de l'oncle William Dufton ou Doveton qui est né en 1852 et s'installe à Sainte-Hélène.

Cette famille, anciennement de Dufton, est originaire du Cumberland, nous disent les historiens britanniques[21].

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Sainte-Hélène (1502 - 1674)[]

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Découverte de Sainte-Hélène.

La reprise de Sainte-Hélène en 1673 (Bibliothèque Pepys, Magdalene College, Cambridge).

Plaque fixée par John Dutton sur le Fort James.

Sainte-Hélène est découverte par le navigateur galicien João da Nova, le jour de la Sainte Hélène, lors de son voyage de retour d’Inde, le 21 mai 1502. Les Portugais ne se s'y installent pas, mais amènent sur l'île inhabitée du bétail, des arbres fruitiers et des plantes domestiquées[22].

Les nations commerçantes rivales contestent l'utilisation de l'île et il y a une escarmouche entre les Portugais et les Néerlandais en 1613.

La Compagnie anglaise des Indes orientales (EIC) commence à faire des visites régulières à St Helena à partir de 1603. En 1659, l'EIC annexe l'île grâce à une charte de Richard Cromwell, le fils d’Oliver, qui succède brièvement à son père en tant que Lord Protector of Angleterre[23].

La Compagnie anglaise des Indes orientales (EIC) décide de fortifier et de coloniser Sainte-Hélène avec des planteurs. Une flotte commandée par le capitaine John Dutton (premier gouverneur, 1659 – 1661) arrive à Sainte-Hélène en 1659. Un fort, appelé à l'origine le château de Saint-Jean, est achevé en un mois et d'autres maisons sont construites plus haut dans la vallée.

Chaque planteur se voit attribuer l'une des 130 parcelles de terre, mais la Compagnie a beaucoup de mal à attirer de nouveaux immigrants, la population tombant à seulement 66 habitants, dont 18 esclaves, en 1670.

La Compagnie néerlandaise des Indes orientales envahit Sainte-Hélène à partir de la colonie du Cap, lors du Noël 1672. Le gouverneur Beale, ancêtre de John Doveton, est contraint d'abandonner l'île.

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Les Duftons-Dovetons (1672)[]

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Ire génération .

Armoiries de la Compagnie des Indes orientales vers 1700.

Les premiers colons.

Les Duftons/Dovetons arrivent lors de la Recapture de Sainte-Hélène en 1673.

Vue de la baie de Jamestown, 1705.

Saint-Helena.

Sainte-Hélène.

Les Duftons-Dovetons sont associés à l’histoire de Sainte-Hélène depuis 1672. Sir William Webber Doveton est le descendant d'un autre William, Dufton-Doveton (1653 - 1707) qui émigre sur l'île de Sainte-Hélène en 1674[24].

William Thomas Dufton, natif de Leeds, où les Duftons font le négoce de la laine, est le fils d'un Henry Dufton. Il émigre en 1672 et pas 1674. Le colonel D. G. Crawford dans son tableau sur Sainte-Hélène rapporte qu'un certain William Duffton ou Doveton est chirurgien en 1747[25]. L'île de Sainte-Hélène appartient à la Compagnie anglaise des Indes orientales. William Doveton-Dufton est un de ces officiers et fonctionnaire civil de Sainte-Hélène auquel elle accorde des terres, et qui sert ses intérêts[26].

Dans la bibliothèque de St Helena et les archives du bureau de l'Inde, il existe un document intitulé une liste de passagers commandés à bord des deux navires pour Sainte-Hélène 1673. La référence à 1673 est clairement une erreur. D'autres registres de la société indiquent clairement que ces navires partent en 1672. Ces deux navires sont le European et John and Alexander. La liste des passagers montre que William Thomas Dufton est du voyage.

William Dufton (1653 - 1707) se marie en 1678, St Helena, Atlantic Islands, avec Anne Wild (ca 1660 - avant 1678). Quand près de cinq ans après son arrivée il se marie avec elle la compagnie lui donne dix acres et une vache. Ils ont pour enfants :

Jonathan Doveton (1679 - 1745)
William Dufton
Andrew Dufton


William Dufton (1653 - 1707) se marie le 16 novembre 1685, St James Church, St Helena, avec Susanna Isaac (1668 - 1715), fille de Sutton Isaac (1637 - 1716) et Elizabeth (nom de famille inconnu) fille de planteurs, sur l'île de Sainte-Hélène. Sutton Isaac et les familles de ses enfants sont des propriétaires d'esclaves, comme la plupart des autres habitants de l'île[27]. Dont :

Samuel Dufton (1688 - 1760)
William Dufton
Mary Cullan Dufton
Michael Dufton
Elizabeth Dufton
Susannah Martha Dufton.

William laisse un testament qui nomme Jonathan Dufton et Daniell Griffith comme exécuteurs testamentaires. Le mardi 12 août 1707 quelques mois seulement après la mort de son mari, Susanna Dufton se plaint auprès du gouverneur que les exécuteurs testamentaires et testamentaires de son mari

lui refusaient un entretien suffisant, même les victuailles, et voulaient qu'ils puissent être convoqués contre ce jour, qui en conséquence l'étaient, et étant demandé pourquoi ils ne permettaient pas à ses victuailles de subsister, fit jouer qu'elle avait toutes les chèvres en sa possession et laissées à sa propre volonté et plaisir d'en faire usage, pour elle et pour son propre usage[28].

Les deux exécuteurs testamentaires nient avoir retenu tout maintien suffisant, ce qu'ils lui permettent encore jusqu'à ce que le dividende soit versé.

Il est ordonné que les exécuteurs testamentaires, M. Griffith et M. Dufton, apportent et livrent l'inventaire de la succession de Willima Dufton à la fois réelle et personnelle, reçu et approuvé sous le serment desdits exécuteurs testamentaires, et les évaluateurs. Samuel Desfountain et Leonard Hunt.

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IIe génération .

Blason des Dovetons.

Peu de choses sont enregistrées sur les autres ancêtres de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843), mais un arbre généalogique des Doveton est disponible.

De judicieux mariages vont permettre aux Dovetons de devenir une des plus riches familles de l'île[29].

Jonathan Doveton est né le 12 juillet 1679 à St Helena et décédée le 25 janvier 1745 - St Helena, à l'âge de 65 ans. Il est planteur. Le 2 décembre 1714, il est l'un des plus grands propriétaires de plantations de l'île. Seul Gabriel Powell a 255 acres et plus de bétail et d'esclaves que tout autre planteur. Il aégalement l'un des pires antécédents de cruauté et de cupidité de l'île.

Jonathan Doveton (grand-père de William Webber Doveton (1753 - 1843)) a 151 acres de terres (61 ha). Comme il est l'aîné des enfants de son père et son exécuteur testamentaire, il capte l'héritage de son père et le fait fructifier.


Jonathan Doveton (1679 - 1745) se marie le 30 janvier 1700, St Helena, avec Eleanor Coulson (° 1682).


Jonathan Doveton (1679 - 1745) se marie le 22 août 1723 avec Elizabeth Draper, dont :

Samuel Doveton
Sarah Doveton
John Doveton
Anne Doveton
Isaac Doveton

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IIIe génération .

Séchage du lin à Sandy Bay (terre des Dovetons).

Horticulture à Sainte-Hélène.

John Doveton est né en 1725 - St Helena (Island) et décédé le 23 octobre 1758 - Saint Helena, à l'âge de 33 ans.

John Doveton (1725 - 1758) se marie le 16 mars 1744 avec Mary Worral, née le 30 octobre 1725 - Sainte-Hélène et décédée le 3 avril 1789 - Saint Helena, à l'âge de 63 ans. Ils ont huit enfants :

Elizabeth Doveton,
Eleanor Doveton (Bazett),
Jonathan Doveton,
Gabriel Doveton,
Fanny Doveton,
John Doveton,
Frederick Doveton,
et le père de John Doveton, Sir William Webber Doveton.

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Ses parents[]

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Son père, William Webber Doveton (1753 - 1843)[]

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Timbre de Sainte-Hélène en l'honneur de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843).

Le père de John Doveton.

Mount Pleasant.

Napoléon est un partisan de l'esclavage, comme Doveton et la plupart de leurs contemporains.

Cultures à Sainte-Hélène.

Oakbank, demeure construite par les Dovetons au milieu du XVIIIe siècle.

Sir William Webber Doveton (1753 - 1843) est né le 23 novembre 1753 à Sainte-Hélène. Sir William est mort à l'âge de quatre-vingt-dix ans le 13 octobre 1843. Il rentre le 19 juin 1769, à l'âge de 15 ans, au service de la Compagnie des Indes Orientales à Sainte-Hélène, comme presque toute sa famille , en tant que simple secrétaire. En 1785, il est enregistré comme un facteur. Il devient shériff en 1784[30], magistrat, juge, président du conseil de l’île et le major-commandant très populaire des volontaires de Sainte-Hélène pendant les guerres napoléoniennes. Pour ses services, il a d’ailleurs reçu en 1810 un sabre d'honneur qui est de nos jours conservé dans le musée de la Heritage Society de Sainte-Hélène. Quand le gouverneur n'est pas là il le remplace[31].

Le naturaliste William John Burchell qui est aussi le botaniste de la compagnie sur l'île, décrit de façon chaleureuse dans son journal intimes, au début des années 1800, les manières et le discours de Sir William :

Ce bon vieil homme est le meilleure insulaire qu’il m’a été donné de rencontrer et possède un cœur généreux.

Selon la nécrologie de Francis Doveton, Sir William Doveton est le chef de la police de l'île et le lieutenant-colonel très populaire de la milice locale pendant l'emprisonnement de Napoléon à Sainte-Hélène, en tant que trésorier-payeur[32]. Sir William est pourtant à la retraite et touche une pension de 800 livres sterling - soit 20.000 francs, somme considérable vers 1816.

Il a aussi la particularité d'être le seul Saint anobli. Il vit toute sa vie sur l'île de Sainte-Hélène. Son premier voyage il le fait à cinquante-cinq ans. En 1818, en effet, il va en Angleterre pour recevoir son titre de chevalier de l'ordre du Bain des mains du Prince Régent, le futur roi George IV, au pavillon de Brighton (le 30 janvier 1819). C'est la première fois que lui ou sa famille voie de la neige ou une grande ville. Les natifs de Sainte-Hélène, appelés Yamstocks par les Anglais — ou mangeurs de Yams (ignames) — ont une réputation de naïveté. Une dame de l'île demande un jour si Londres ne devient pas bien triste après que la flotte de Chine est partie[33]. La petite histoire raconte qu’arrivé à Londres, Doveton rencontre une dame de sa connaissance dans une des rues encombrées et lui demande de reporter leur conversation à plus tard jusqu'à ce que la procession soit passée ! Sa fille Anna est soignée à Londres par un médecin de la Compagnie[34].

Mais il est considéré comme suffisamment important pour avoir un timbre pour le commémorer. Il a une imposante résidence à Jamestown[35].

Lorsque le gouverneur Beatson (1808 - 1813) propose au Conseil l'abolition de l'esclavage à Sainte-Hélène, Doveton vote contre le mouvement, avec un M. Leech, et G. Doveton (son fils) sont tous deux répertoriés en 1827 comme propriétaires d'esclaves. A cette époque ce sont les opinions et attitudes les plus fréquentes chez les planteurs. Hudson Lowe en l'abscence de Doveton donne leur liberté aux enfants d'esclaves en 1819. De ce fait le vieil officier vend sa maison en ville et se réfugie à Mont Pleasant[36].

William Webber Doveton et son épouse, Eleanor Beale (1754 - 1807), ont neuf enfants :

Gabriel Doveton 1775-1816 (x Anne Kennedy)
William Doveton 1776-1795
Maria Doveton 1781-1863 (x Charles Hodson, ami de Napoléon)
notre général Sir John Doveton 1783 - 1857 (x Victorine Mottet de La Fontaine)
Charles Jackson Doveton 1784-1832 (x Maria Arnold)
Anna Francis Doveton 1787-1819
Eliza Doveton 1789-1865 (x Thomas Greentree)
Le général de division Frederick Larkins Doveton (1791 - 1859) x Amelia Sophia Grant, fille du Major Charles Thomas Grant of Grant and Hon. Emilia Sophia Cary.
Henry Bazett Doveton 1793- 1830.

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Sa mère, une descendante du Gouverneur Beale[]

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Commémoration de la colonisation de Sainte-Hélène.

Canons désaffectés, entassés derrière le Musée de Jamestown[37].

Terrace Knoll où habitent M. Beale, puis le général Gourgaud.

Plaque funéraire de ses parents.


Eleanor Beale (1754 - 1807), mère de John Doveton est la descendante du gouverneur de St Helena en 1672. La liste des passagers des deux navires arrivés en 1672 montre que le capitaine Anthony Beale, Eleonor sa femme, Richard son fils, Mary sa fille et sept serviteurs sont sur l'un de ces deux navires.


Anthony Beale (1640 - 1685), selon une note dans les archives de la Compagnie des Indes orientales datant de 10 février 1668 est charpentier à la retraite. Il reçoit 10 £ pour ses efforts dans la réparation d'un navire de la Compagnie. S'agit-il de la même personne qui seulement 4 ans plus tard a été nommée gouverneur ? En 1672, le gouverneur Coney est arrêté par des membres rebelles du conseil de l'île et renvoyé en Angleterre. La Compagnie a déjà envoyé un gouverneur de remplacement, le Gouverneur Anthony Beale (16 novembre 1672 - 1er janvier 1673). En 1672, le roi Charles II déclare la guerre à la Hollande et le Gouverneur Anthony Beale, peu de temps après son arrivée, est instamment prié de fortifier davantage l'île et d'ériger des canons aussi rapidement que possible partout où ils sont nécessaires et de préparer l'île et les habitants à l'attaque. Hélas, l'avertissement est venu trop tard, car lorsque l'ennemi arrive en décembre, la garnison est indisciplinée et le travail sur les défenses incomplet. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales lance une invasion armée de Sainte-Hélène à partir de la colonie du Cap à Noël 1672. Le Gouverneur Anthony Beale est contraint d'abandonner l'île dans un navire de la Compagnie, naviguant vers le Brésil où il loue un navire rapide. Il l'utilise pour localiser une flottille de la Compagnie des Indes orientales envoyée pour renforcer Sainte-Hélène avec des troupes fraîches. La Compagnie reprend l'île en mai 1673 sans perte de vie et renforce la garnison avec 250 soldats. Anthony Beale est député auprès du gouverneur Gregory Field (1674 - 1678). Les membres de la Compagnie nomment également, lors d'une Court of Committee» tenue le 19 décembre 1673, un Conseil de quatre personnes pour assister le gouverneur. Le sous-gouverneur et l'un des conseillers sont le capitaine Anthony Beale. Il a reçu une rémunération de 50 £ par an. En tant que sous-gouverneur, il est responsable d'une compagnie d'hommes. De plus, il doit épouser les magasins. Le capitaine Beale est empoisonné par son serviteur noir, Derrick. En 1689, Derrick empoisonne également la veuve d'Anthony Eleanor. Il fait cela apparemment pour se venger de l'embauchée d'un homme du nom d'Andrew Rooker, un soldat, pour le fouetter. Eleanor ne meurt pas immédiatement mais survit dans un état langoureux très faible jusqu'à sa mort. Derrick et un autre esclave, Job également empoisonneur, sont brûlés vifs pour leurs crimes. Même après sa mort apparente, Eleanor obtient une dernière mention dans les archives de l'île. Le samedi 30 novembre 1695, les esclaves noirs prévoient de se lever et de tuer tous les blancs de l'île. Intégré aux plans, il est proposé de mettre le feu à la maison de Madame Beale qui jouit des magasins de la société.

Un des fils d'Anthony Beale, Jonathan, se marie avec Margareth Moore, fille de l'un des quatre conseillers de l'île qui est aussi chirurgien et officier.

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Les 18 Dovetons vers 1840 au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales[]

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* Sir William Webber Doveton Knt. St Helena Civil Service, le père de John
* Majr. Genl. Sir John Doveton K.C.B. Madras Cavalry 
* Bazett Doveton. Bombay Civil Service
* Frederick Doveton. Master Attendant, Calcutta 
* Lieut. Genl. Sir John Doveton G.C.B. Madras Cavalry, son cousin 
* Majr. Genl. Gabriel Doveton. Madras Cavalry. M.P. for Lancaster, cousin. 
* Colonel Richard Doveton. C.B. Bengal Cavalry 
* Lt. Col. Charles J. Doveton. Bengal Infantry, un de ses frères
* Major-General  Frederick Larkins Doveton. Madras Cavalry 
* Capt. Henry Bazett Doveton. Madras Cavalry 
* Capt. Henry Doveton. Bengal Infantry 
* Capt. Fredk. B. Doveton M.B.E. Madras Infantry 
* Capt. Jno? Doveton. Nizam's Service 
* Lieut. Edward Doveton. Madras Infantry 
* Lieut. William John Doveton (1817 - 1883). 36th Madras Infantry, future Major-General of The Madras Army, neveu de John
* Lieut. Francis Doveton. H.M's 51st Foot 
* Ensign W. B. Doveton. H.M's 70th Foot
* Lieut. William Doveton. R.A.

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Leur descendance[]

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Amiral Sir Frederick Doveton Sturdes.

Henry Rider Haggard.

Sa nièce, Anna Frances Hodson, fille du colonel Hercule Hodson, ami de Napoléon à Sainte-Hélène, est la mère de l'amiral Sir Frederick Doveton Sturdes, vainqueur de la bataille des îles Falkland en 191, dont les petits-fils, Sir William Doveton Minet Staveley et Edward Ashmore sont également des amiraux de la flotte[38].


Sir Henry Rider Haggard KBE (1856 - 1925) est un écrivain anglais d'aventure fiction ensemble dans des endroits exotiques, principalement en Afrique, et l'un des pionniers du monde perdu, genre littéraire. Il est également impliqué dans la réforme agricole dans tout l'Empire britannique. Ses histoires, représentatifs de la littérature victorienne, continuent d'être populaires et influentes. Henry Rider Haggard, généralement connu sous le nom de H. Rider Haggard ou Rider Haggard, est né à Bradenham, Norfolk, huitième de dix enfants, de Sir William Meybohm Rider Haggard, avocat, et d'Ella Doveton, auteur et poètesse, autre nièce de John Doveton. La tradition de la famille dit que les Haggards descendent du noble danois Andreas Ogard, ainsi nommé d'après son lieu de naissance. Il déménage en Angleterre au XVe siècle. Andrew Lang, travaillant avec Haggard en co-auteur, découvre la mention d'un certain Andrew Oggard, un chevalier danois dans des documents sur le siège d'Orléans en 1428. À partir de 1561, la famille s'installe dans le Hertfordshire...


La femme de John Doveton est la soeur de Clotilde Mottet de La Fontaine. Sir Henry II Russell de Swallowfield, 2nd baronnet de Swallowfield, Résident britannique de l'État princier autonome de Hyderabad est marié à Clotilde Mottet de La Fontaine, fille de Benoît Mottet de La Fontaine, baron de l'abbaye royale Saint Corneille, ordonnateur des établissements français des Indes. Son fils, Sir Charles Russell de Swallowfield (1826 – 1883) est le troisième baronnet. Sir George Russell de Swallowfield (1828 – 1898), autre fils d'Henry II est le quatrième baronnet. Ces deux parlementaires sont des neveux de son épouse.

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En 1810, cette épée en or est offerte à Sir William Doveton par les Volontaires de Sainte-Hélène. C'est un souvenir intéressant d'une famille qui se distingue par son long et dévoué service public sur l'île.

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MA FAMILLE ET NAPOLÉON[]

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Sir Henry II Russell de Swallowfield.

William Doveton fait partie des rares habitants qui en raison de l'état de santé de Napoléon souhaitent ouvertement son installation dans un site plus agréable. Il va être avec ses filles et un de ses gendres l'un des rares proches du général. La circonstance est d'autant plus remarquable, que c'est sa première sortie de Longwood depuis l’arrivée de Lowe, et la première vraie visite qu'il fait à quiconque dans l'île, et que c'est le dernier repas qu'il fait devant des étrangers ou ailleurs que dans sa retraite de Longwood, au milieu de ses familiers[39].

Lady Russell est la soeur de l'épouse de son fils John Doveton. Elle est l'amie de l'épouse du maréchal Bertrand. Certes elle est Française et catholique, mais Hudson Lowe ne peut que la faire surveiller car son mari est l'ancien Resident General de l'immense principauté d'Hyderhabad et un proche de Wellington et son frère.

Constance Lennox, belle-fille des Russells, descendante du Roi Charles II et de Louise de Penancoët de Kéroualle, duchesse de Portsmouth et d'Aubigny (Berry), ainsi que plusieurs autres familles ducales, raconte tout cela dans Swallowfield and its owners[40]. Elle parle aussi du séjour de l'oncle de son mari, Charles Russell, qui voit Bonaparte, mais refuse d'aller lui parler pour ne pas lui donner un titre, car il le dit usurpateur.

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Garnison de Sainte-Hélène.

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NAPOLÉON ET LES DOVETONS[]

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Hudson Lowe (1769 - 1844) est un général anglais, geôlier de Napoléon à Sainte-Hélène...[41].

Mount Pleasant, avec la maison de Doveton et le rocher dit "Lot" en arrière-plan. La vallée que l'on devine à gauche descend vers la mer à Sandy's Bay.

Même sur les émissions philatéliques de Sainte-Hélène on ne voit pas de Britanniques autour du prisonnier.

Les Dovetons et les Hodsons suivent le corbillard de l'empereur.

Joseph de Mougins-Roquefort dans son ouvrage, Napoléon prisonnier vu par les Anglais, écrit :

L'Empereur invitait volontiers à venir le voir ou même à s'asseoir à sa table les habitants de l'île, officiels, particuliers, marins ou soldats, qui lui étaient sympathiques et dont il appréciait la compagnie pour leurs manières civiles et pour la déférence qu'ils lui témoignaient. Les audiences se déroulaient dans le salon de Longwood, parfois dans le jardin, après que les visiteurs avaient attendu, dans la salle de billard, leur convocation. Napoléon questionnait beaucoup, écoutait à peine les réponses, et se plaisait parfois à égayer l'entrevue par quelques saillies qui avaient un certain succès. Assez nombreuses au début de la captivité, les visites, soit qu'elles fussent contrariées par Lowe, soit que vers la fin de sa longue épreuve, l'Empereur, souffrant et désabusé, n'en attendit plus rien de bon, se raréfièrent bientôt, puis cessèrent presque complètement. La liste complète des visiteurs de Longwood a été dressée par le docteur A. Chaplin. On y retrouve plusieurs fois les mêmes noms de ceux, très rares, qu'on pourrait appeler les "favoris" de l'Empereur; mais l'ensemble ne constitue pas une bien longue nomenclature.

Parmi les autochtones, on peut citer entre autres, le major Hodson qui occupait dans la magistrature locale les fonctions de juge-avocat et qui devait son grade à ses fonctions dans la milice de Sainte-Hélène. On peut également signaler que lors de ses excursions dans l'île, notamment à Mount Pleasant, Napoléon eut des contacts avec William Doveton et sa famille[42].

Le 20 novembre 1815 Napoléon visite Maldivia House et ses jardins. La maison est occupée, comme retraite d'hiver, par le major Charles Robert George Hodson (1779 - 1858) du régiment de Sainte-Hélène et son épouse fille du magistrat Sir William Webber Doveton. En été, il vivent à Oakbank. C'est l'une des premières excursions de Napoléon.

Le 3 janvier 1816 on sait par le Mémorial de Sainte-Hélène que Napoléon passe trois quarts d'heure chez le père de John Doveton, à Mount Pleasant. Le 7 du même mois Montholon nous dit qu'il reçoit ce William Webber Doveton.

A cinq milles environ de Longwood, s'élève l'habitation de Sir William Doveton. Cette demeure, appelée Mount Pleasant, vient d'être récemment à la demande expresse de Napoléon, comprise dans les limites qui lui sont assignées[43]. On va voir que les Dovetons-Hodson sont toujours très présents aux côtés de Napoléon, même lors de son décès et à son exhumation. D'ailleurs, le mercredi 4 octobre 1820 est entré dans l’histoire pour être la journée de la dernière chevauchée de Napoléon.

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Avant l'arrivée de Napoléon en décembre 1815[]

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Louis-Joseph-Narcisse Marchand, Vue de Longwood House, 1819, Gouache, Châteauroux, Musée-hôtel Bertrand.

Longwood House, où va vivre Napoléon de décembre 1815 à mai 1821, est située dans le district de Longwood sur une plaine exposée au vent à 6 km de Jamestown, la ville de l'île. Elle est en 1815 la résidence d'été du Lieutenant-Gouverneur de l'île. Quand le Vice-Gouverneur, est absent, William Webber Doveton le remplace parfois et en conséquence jouit de la maison de plaisance de Longwood. Des botanistes de la compagnie des Indes l'y accompagnent sur son invitation[44].

Un mémorandum de Lowe, présenté par Wynyard à Bertrand, énumère les lieus où l'on peut construire une demeure pour l'Empereur, notamment à Longwood.William Webber Doveton trouve l'endroit très resserré, humide... parle d'objections locales[45].

Napoléon va être le grand homme, à la fois des Bertrand et d'autres résidents de l'île, notamment de la famille de Sir William Doveton (qui est parent de Lady Russell), à la maison de laquelle, Mount Pleasant, Napoléon va souvent[46].

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Les premières rencontres entre Napoléon, les Hodson et les Dovetons (1815)[]

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La résidence des Briars où vit Napoléon du 18 octobre 1815 au 10 décembre 1815 avant de s'installer à la résidence de Longwood.

Le couple Hodson-Doveton habite Maldivia House.

Hodson, major du régiment de Sainte-Hélène, surnommé Hercule par Napoléon, un des gendres de Sir William Doveton.

Alors qu'il vit aux Briars, pendant les premières semaines de sa captivité, un modeste pavillon, l'empereur repère le 20 novembre 1815 Maldivia House et ses jardins, dans la vallée en contrebas, en accompagnant la voiture des Balcombes alors qu'elle quitte les Briars pour le bal du Gouverneur.

La maison est occupée comme retraite d'hiver par le major Charles Robert George Hodson (1779 - 1858) du régiment de Sainte-Hélène et son épouse, fille du magistrat Sir William Webber Doveton. En été, il vivent à Oakbank, propriété des Dovetons. Ce futur colonel est aussi magistrat. Lui et son épouse sont les ancêtres de plusieurs amiraux britanniques.

C'est là l'une des premières excursions de Napoléon. Après un trajet pénible, Napoléon descend et est accueilli par le major Hodson. Napoléon qui joue avec les enfants tord le nez du jeune fils du major Hodson. Le major Hodson prête à Napoléon et ses officiers des chevaux pour le retour aux Briars.

En retour, Napoléon l'invite chez lui après son retour (fin 1815). Ce juge-avocat et sa femme viennent dîner à Longwood dès le 4 janvier 1816. Le juge-avocat devient l'un des rares amis de Napoléon qui le surnomme Hercule, car il mesure 180 cm et les Français mesurent 162 cm.

Le nom de ce Hodson souvent pendant toute la captivité de Napoléon. Napoléon l'invite souvent chez lui. L'empereur en exil tient Hodson en estime, en raison de sa taille, de son apparence imposante et du bon commandement qu'il exerce sur ses troupes.

Le 3 janvier 1816 on sait par le Mémorial de Sainte-Hélène que Napoléon passe trois quarts d'heure chez le père de John Doveton, à Mount Pleasant. Le 7 du même mois Montholon nous dit qu'il reçoit William Webber Doveton.

Miss Doveton est une filles du propriétaire de Mountplaisant, à Sandy Bay. L'Empereur va chez elle au commencement et vers la fin de sa captivité. Il la reçoit à dîner selon La Revue de Paris (1934).

On va voir que les Dovetons-Hodson seront toujours très présents aux côtés de Napoléon même lors de son décès et à son exhumation.

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Napoléon et les Anglais (1815 - 1821)[]

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Napoléon avec Betsy Balcombe et sa soeur Jane.

Napoléon, des dames et des esclaves lors de son installation à Longwood House.

Les officiers de la garnison et plusieurs des habitants les plus notables de l'île, et leurs épouses, sont présentés à Napoléon. Les officiers et autres passagers de distinction, venant de l'Inde et de la Chine, accourent en foule à Longwood, pour demander à être présentés au grand homme. Rarement ils sont trompés dans leur attente, à moins qu'une indisposition de sa part, ou la courte durée de leur séjour dans l'île, ne s'y opposent[47].

Mais seules quelques personnes sont invitées, un jour dans la semaine, à dîner à sa table, et entre autres les Hodson, Doveton et sa fille, le colonel Skelton, le capitaine Younghusband, et leurs épouses ; M. Balcombe et sa famille[48].

William Webber Doveton, notable de l'île et membre du Conseil, a sa maison à Mount Pleasant, au dessus de Sandy Bay. Elle semble avoir été une étape de tout visiteur dans cette partie de l'île, comme de nos jours.

Le 19 février 1819, Gourgaud va prendre Mme de Stürmer à deux heures, pour faire une promenade à cheval jusque chez Mme Doveton, à Sandy-Bay. Punch chez Mme de Stürmer, mon domestique m’est rendu ; il est convenu avec M. Balmain que nous irons demain en ville.

Gourgaud s'embarque, en 1818, sur le Camden en compagnie de William Webber Doveton, le vieux colon de Mount Pleasant, qu'il a rencontré souvent chevauchant dans le cirque grandiose et lunaire de Sandy-Bay. Il font voile directement pour Plymouth[49]. Doveton revient le 4 mai 1819 à bord du Bombay[50].

Mount Pleasant… le site, la demeure, son nom même, tout donne au voyageur l’envie d’y déposer son sac. C’est aussi un lieu cher aux pèlerins, un nom évocateur de choses douces, comme Betsy, ou encore du vin de Constance, un des rares qu’on puisse associer à un moment heureux...[51].

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La dernière sortie de Napoléon hors de l’enceinte de Longwood (1820)[]

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Mount Pleasant.

Fairy Land.

A Longwood House Napoléon est très surveillé.

Olivier Pichat : Portrait de Napoléon à cheval à Sainte-Hélène.

Lucia Elizabeth Balcombe Abell écrit :

Lors d'une de nos excursions à cheval, nous avons rencontré Napoléon, qui revenait de Sandy Bay, où il était allé rendre visite à M. Doveton, qui y résidait. Il s'est dit ravi du lieu et a parlé en termes élevés de l'urbanité de l'hôte vénérable de «Fairy Land». Ce monsieur avait passé toute sa vie à Sainte-Hélène, et était arrivé à ce moment-là à l'avancée l'âge de soixante-dix ans, sans jamais avoir quitté l'île. Son apparence était très prévenante; et à ceux qui aimaient se délecter de l'idéal et de l'imagination, il aurait pu être comparé à un bon génie présidant la vallée des fées dans laquelle il habitait. A quelques années après l'Empereur a été incité à venir en Angleterre, et pensant qu'il ne pourrait plus jamais retourner dans sa belle et bien-aimée vallée, a fait abattre un arbre de son propre «pays des fées», à l'ombre duquel il avait souvent vu le paysage enchanteur autour, et avait son cercueil en bois. Son arrivée en Angleterre, ainsi que son personnage intéressant, en cours visite, M. Doveton connu du prince régent, par la suite George IV, Son Altesse Royale a souhaité que M. Doveton pourrait lui être présenté, et il était si satisfait de l'entrevue, qu'il a ensuite fait chevalier M. Doveton, qui est revenu par la suite sur l'île dont il était si amoureux[52].
Nous sommes arrivés à Plantation House usés et fatigués; mais une fois là-bas, la gentillesse de la gouvernante, les soins et l'attention de sa fille aimable et charmante, nous ont bientôt fait oublier nos fatigues; et à midi du même jour nous partîmes pour la belle vallée de «Fairy Land» de Sir William Doveton. J'ai décrit toute notre aventure et la gentillesse que nous avions reçue de Mme Wilks à Plantation House, et de Miss Doveton à Fairy Land[53].

Lors d'une visite à la maison d'un de ses collaborateurs, le général Bertrand, près du presbytère de St Matthew, juste à côté de Mount Pleasant, Betsy Balcombe et Napoléon, boivent un café délicieux[54].


Le mercredi 4 octobre 1820 est entré dans l’histoire pour être la journée de la dernière chevauchée de Napoléon. Doveton fait partie des rares habitants qui en raison de l'état de santé de Napoléon souhaitent ouvertement son installation dans un site plus agréable.

Napoléon et son entourage, rendent une visite inattendue à Sir William à sa maison, Mount Pleasant, tout près de Sandy Bay, prenant un repas froid préparé pour l'occasion. C'est un évènement remarqué car Napoléon rend peu souvent visite aux Saints et prend rarement ses repas avec des étrangers. De plus, il s’agit de la dernière sortie de Napoléon au delà des limites de Longwood House, sa demeure au cours de son exil (1815 - 1821).

Napoléon revient donc à Mount Pleasant, de l'autre côté de l'île, environ six mois avant son décès pour y déjeuner. Le 1er janvier, au début de l'année, il y est déjà venu y déjeuner, après une longue course à cheval, selon le Comte de Montholon.

C'est remarquable car Napoléon rend très rarement visite à des inconnus et il ne prend pas de repas hors du domaine de Longwood House[55].

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La bonne fatigue : aller chez les Dovetons[]

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Carte de Sainte-Hélène avec le domaine de Bonaparte et celui de Doveton.

L'île n'est pas facile à traverser du fait du relief et de l'état du réseau routier.

Vue sur Sandy Bay du Pic de Diana.

Le 4 octobre 1820, pensant qu'une bonne fatigue, comme il dit, peut engourdir ses malaises des jours précédents, Napoléon décide d'aller déjeuner à Mount Pleasant, résidence de Sir William Doveton, au versant de la chaîne boisée qui s'infléchit vers la mer pour former la conque immense et splendide de Sandy Bay.

Accompagné de Bertrand, Montholon, d'Archambault et de trois autres serviteurs, qui portent des provisions, il part vers sept heures du matin en direction de Sandy Bay.

L’Empereur se sentant observé à la jumelle, décide de franchir le poste de Hutt’s Gate, suivi de Bertrand et de Montholon. Ils chevauchent cinq miles entre de verdoyants vallons. La route taillée dans le roc mène, par de nombreux lacets, vers le décor verdoyant de Fairy Land, le pays des fées, sur lequel règne Sir William Doveton. Des fougères géantes tapissent les flancs du pic de Diane, les arbres à choux bordent le chemin, égayé par les tons rouges et jaunes des cannas et des gingembres. Il contourne le pic de Diane.

Lentement la petite troupe monte, découvrant à chaque détour un horizon plus large, tout le sud de l'île étendu comme une carte au puissant relief jusqu'à la pâleur de la mer. En effet, après avoir traversé plusieurs collines et vallons, par une route en zigzag, leurs escarpements ne permettant jamais de se diriger en ligne droite, ils atteignent la crête qui domine Sandy Bay. A Rock Rose, s’étale soudain le paysage romantique des camélias blancs et roses se découpant sur le bleu de l’Océan. La vue sur la vallée est indescriptiblement grandiose. Des collines et des rochers de formes les plus singulières entourent un creux profond, duquel s'élève une colline boisée avec deux pics, l'un considérablement plus élevé que l'autre. Entre eux, entourée de jardins et de bosquets, se trouve la villa élégante de M. William Webber Doveton. Derrière la maison, entre deux pics, se dresse un énorme rocher, comme un pain de sucre, appelé Lot.

Des enfants du pays, au visage, aux mains, aux jambes couleur de café, regardent, surpris, du flanc des monts où ils gardent leurs chèvres, passer les cavaliers. Parfois on les entend chanter un air de cantique. Leurs voix, belles et graves, montent dans le ciel limpide comme ces fumées qui le soir sortent des chaumes pour rejoindre les premières étoiles. Quelques-uns saluent Napoléon qui soulève son chapeau...[56].

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Arrivée à Mount Pleasant[]

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Maison de Doveton à Mount Pleasant, avec le piton rocheux "Femme de Lot" en arrière-plan.

Napoléon prend son déjeuner à Mount Pleasant, la maison de Sir William Webber Doveton.

Le vieux Doveton n'est pas prévenu de cette visite du captif. Dans la relation qu'il adresse le 9 octobre à sir H. Lowe, William Webber Doveton, propriétaire du domaine de Mont Pleasant, raconte que, faisant sa promenade habituelle, vers 8 heures du matin, il voit avec sa longue-vue des cavaliers qui se dirigent vers son domaine :

Regardant à la lunette, je pensai qu'ils étaient les prisonniers d'État de Longwood. Je revins à la maison et entrai dans la chambre de ma fille, Mrs. Greentree, qui était en train d'habiller son plus jeune enfant et je lui dis que nous allions avoir la visite de Buonaparte[57].

Parvenu à la barrière de Mount Pleasant, Montholon, qui marche en tête, descend de cheval et entre dans l'allée de grands camélias blancs et roses qui conduit au bungalow dressé sur une terrasse, devant l'un des plus admirables paysages du monde. Montagnes vertes, rochers rouges et noirs, pâturages étagés de velours ras, de-ci, de-là un humble cottage blotti sous son toit de mousse[58].

Le comte Montholon met pied à terre, et sir William s'avança à sa rencontre. Le comte lui dit que l'Empereur lui présente ses compliments et demande la permission d'entrer chez lui pour s'y reposer. Sir William répond qu'il serait charmé de recevoir le général Bonaparte, et que sa maison est entièrement à sa disposition.

Montholon remonte alors à cheval, et, ayant rejoint sa société, ils entrent tous dans la cour.

Malheureusement, le vénérable chevalier ne sait pas un mot de français, et ne peut se faire comprendre que par l'intermédiaire du comte Bertrand, qui, lui-même, n'a qu'une connaissance assez imparfaite de l'anglais. Cependant, Sir William fait ses compliments du mieux qu'il peut, et, comme Bonaparte parait très fatigué, il le prie d'entrer pour se reposer ; sur quoi l'ex-empereur s'avance vers la porte et monte le perron en s'appuyant sur le bras de Bertrand[59]. On note toutefois que tout au long de la visite, comme Napoléon mais contrairement à ses compagnons, Sir William garde son chapeau.

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Le repas[]

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La maison des Dovetons à Mount Pleasant.

Jardins de Mount Pleasant.

Sainte-Hélène. Avec Bertrand et quelques amis. Napoléon aime à prendre des oranges avec du sucre.

Gobelet de campagne au chiffre de l'Empereur Napoléon (Fondation Napoléon / François Doury).

Sir William prie Bertrand de dire à Bonaparte qu'il espère qu'il veuille bien rester à déjeuner avec lui. Mais son hôte illustre décline cette invitation, en faisant répondre qu'ils ont apporté leur déjeuner, et qu'ils préfèrent le manger sur la pelouse. Sir William s'efforce de les en dissuader, en répétant que son habitation et tout ce qu'elle contient est à leur service; puis il conduit Bonaparte et Bertrand dans la salle à manger, où il leur montre, sur la table, un beau morceau de beurre frais. A cette vue, Bonaparte sourit et pince doucement l'oreille droite de son hôte, ce qui est chez lui une manière de témoigner sa satisfaction[60].

Napoléon pénètre dans le salon et prend une Bible dans ses mains. Il se laisse tomber sur le divan, et commence avec son hôte une conversation dans laquelle Bertrand sert toujours d'interprète. Mme Greentree, entre, tenant dans ses bras le plus jeune de ses enfants, et Bonaparte, se levant, lui indique le sofa, pour l'engager à s'y asseoir. Remarquant, dans le salon, l'aînée des petites-filles de Sir William, il exprime l'opinion qu'elle a environ dix ans. On lui répond qu'elle n'en a que sept. Alors, il l'appelle à lui, et après lui avoir tordu le nez entre deux de ses doigts, comme il l'a déjà fait avec son cousin, le fils Hodson, il l'invite à prendre place près de lui. Il complimente Mrs Greentree sur la bonne mine de ses deux fillettes, Ann et Eliza. Il dit au général Bertrand qui habite à côté des Dovetons et les fréquente :

— Voilà de beaux enfants bien portants.

Les deux petites filles doivent prêter tour à tour leur nez aux caresses de l'affable visiteur. Bonaparte leur donne du jus de réglisse qu'il tire de sa bonbonnière d'écaille[61].

Sir William invite à déjeuner l'Empereur qui refuse et au contraire prie son hôte de partager le repas froid apporté de Longwood. Pendant ce temps, le comte Montholon se procure une table, et l'installe sur la pelouse. Sir William la fait couvrir de provisions, et le comte vient annoncer que le déjeuner est prêt.

De grands cèdres, de magnifiques cyprès lui donnent leur ombre. Des hibiscus aux quatre couleurs croissent çà et là, plantés comme d'énormes bouquets. A leurs pieds des arums dressent des lances de bronze autour de leurs cornets blancs[62]. Ils déjeunent sous les chênes et dans le décor grandiose de Sandy Bay : à gauche la barrière des pics, au centre les cheminées des volcans, à droite l’océan sans fin, et, ici et là, les touches éclatantes des fleurs tropicales.

Sir William est invité à partager ce repas improvisé, ce qu'il fait. Le planteur s'assied à la droite de Napoléon qui lui verse un verre de champagne. L'empereur boit trois verres de champagne nous apprend le Mémorial de Sainte-Hélène. Les domestiques de l’Empereur servent du champagne aux convives. Le menu parait fastueux aux insulaires, bien que pas du tout dans le goût anglais : du pâté, du ragoût, de la viande froide, du jambon, de la salade et des fruits. Tout le monde mange néanmoins de bon appétit.

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Le café[]

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Sandy's Bay, les Lots et Mount Pleasant.

Mount Pleasant se trouve dans la région de l'île nommée Sandy Bay, à 500 mètres de Bamboo Hedge, qui est l'endroit où est planté le premier caféier du Yémen dans les années 1730 et qui est l'une des zones de culture de Solomon (et est maintenant la ferme centrale pour la culture du café à Sainte-Hélène). Il est tentant de supposer que Sir William parle à Napoléon de cette ancienne plantation de café, qui est visible de sa maison ; et qu'il peut même avoir préparé du café de Bamboo Hedge pour l'Empereur. Napoléon déclare que la meilleure chose à propos de Sainte-Hélène est le café.

Puis on revient au salon où la conversation continue, familière. Napoléon accepte un peu d'eau de Mount Pleasant, c'est-à-dire de liqueur de fleurs d'oranger, fabriquée par Mrs Greentree. C'est une sorte de tord-boyaux de fruits fermentés. Mrs Greentree est priée de venir prendre avec les hommes le café. Elle le trouve acide et désagréable. Bonaparte reprend sa place sur le sofa, à côté d'elle. Il lui remplit un petit verre de liqueur et le lui offre.

Il demande à Doveton pourquoi il ne porte pas son insigne de chevalier du bain. Le titulaire lui répond qu'il n'existe pas, mais remarque les diamants sur la plaque de la légion d'honneur de l'ex-empereur[63].

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Les faveurs particulières de Bonaparte et ses propos sur les Anglais[]

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Bonaparte tirant l'oreille du général Bertrand à Sainte-Hélène.

Wine of Exile : Groot Constantia, le vin de Napoléon à Sainte-Hélène.

Commémoration de l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène.

Napoléon aime les enfants. Il leur parle. Mais il a la curieuse manie de leur tordre ou pincer le nez. Il tire aussi les oreilles des adultes, notamment celles de Sir William, ancien officier et juge âgé de 67 ans. Cela semble être pour lui une marque de faveur particulière[64]. Louis Constant Wairy, son valet en chef et confident, parle dans ses mémoires des mains baladeuses de Napoléon, affirmant que lorsque son maître est de bonne humeur, il aime aussi pincer le nez des dames, les joues de ses amis jusqu'à ce qu'elles deviennent bleues et les mentons des bébés, au grand dam de leurs mères[65].

Avec Eliza Greentree-Doveton (1789 - 1865), il s'excuse auprès d'elle, en disant :

Vous devez tenir compte de ma maladresse; Je suis maintenant un vieil homme.

Il n'a pourtant que 56 ans. Il lui dit qu'elle est une mère heureuse de n'avoir jamais su ce que c'est que de perdre un enfant[66].

Puis vient le temps des questions sur ses hôtes. Déjà pendant le repas l'Empereur pose à Doveton sa question qui est habituelle avec les Anglais. S'est-il déjà enivré ?

— J'aime un verre de vin de temps en temps, répond le vieil officier[67].

Bonaparte demande à Eliza Doveton à quelle fréquence son père et son mari se saoulent-ils ?. L'ex empereur est fermement convaincu que les Anglais sont habituellement dépendants de l'ivresse et que même les fêtes à Government House sont des orgies bacchanales[68].

Lorsque Mme Greentree répond qu'elle sait que son père et son mari boivent rarement, voire jamais, plus de vin que ce qui est normal. Il lui répond :

Rarement! Qu'entendez-vous par rarement? Deux ou trois fois par semaine, je suppose. J'ai moi-même jamais été ivre qu'une seule fois dans ma vie; c'était en Italie, et j'ai souffert horriblement pendant trois jours[69]. La jeune épouse
Non ; il y a plusieurs années que je l'ai vu dans cet état.

Bah ! s'écrie Bonaparte, puis il change de conversation[70].

De 1815 à 1821, durant tout son exil sur l’île, Napoléon se fait livrer un vin produit au Cap, à Constantia : le vin de Constance. Avec le Consul honoraire à Sainte-Hélène, également Directeur des Domaines Nationaux à Sainte-Hélène, Michel Dancoisne-Martineau, l’ambassade de France en Afrique du Sud propose à partir du 21 février une exposition inédite : Wine of Exile. Le Domaine de Groot Constantia produit encore le vin que l’on désigne souvent comme étant le Vin de Napoléon. Il est vrai que l'empereur qui vit confiné apprécie beaucoup le vin de Constance.

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Le retour à Longwood[]

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Fatigué Bonaparte doit monter dans un phaéton pour retourner à Longwood.

C'est la dernière sortie de l'empereur hors de Longwood[71].

La légère excitation procurée par le repas retombe tout à coup et Napoléon se sent très las. Il veut rentrer à Longwood. Au bout de quelque temps, il se lève et prend congé. Il tient le bras de Bertrand pour descendre le perron, puis il se met péniblement en selle et, au pas, reprend le chemin des pics.

À Hutt’s Gate, il s’installe dans son phaéton et se laisse conduire, sans mot dire, jusqu’au perron de Longwood.

Épuisé et se plaignant de maux de tête, il se met au lit. Bertrand et Montholon doivent le soutenir chacun par un bras pour monter les cinq marches du perron. Il ferme les yeux et son visage est d'une couleur terrible… Le major Harrison, témoin de l’arrivée et du départ du général Buonaparte, trouve lui-aussi celui-ci pâle, et, au départ, fatigué et somnolent...

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Après ce dernier repas pris hors l’enceinte de Longwood (1820)[]

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Le rapport de Doveton et Lowe sur cette visite[]

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Hudson Lowe est obsédé à l'idée que son prisonnier tente de s'évader.

Après la visite de Napoléon en octobre 1820, Doveton laisse un témoignage qui se trouve dans les Lowe Papers, dont certains extraits sont reproduits dans l'ouvrage L'autre Sainte-Hélène.

Doveton trouve le général fort pâle, mais son embonpoint le trompe sur sa santé :

Il paraissait aussi gras et aussi rond qu'un cochon de la Chine.

Le chef de la Milice de l'île fait cette comparaison pour essayer d'amuser Sir Hudson. Dans un rapport du 9 octobre 1820 à Hudson Lowe, Sir William Doveton écrit, après la visite de Napoléon le 4 octobre, qu'il le trouve gros en silhouette, son corps et ses cuisses rondes et rebondies le font ressembler à un cochon géant.

Il raconte la visite de Buonaparte, accompagné des généraux Montholon et Bertrand. Buonaparte lui parait très fatigué, mais parle aimablement, prend le nez de ses enfants entre deux doigts et leur offre des morceaux de réglisse… Il donne force détails de leur petit déjeuner (mets et boissons furent apportés par les visiteurs), de leur conversation, et de l’apparence du général (visage bouffi, corps et cuisses gonflés)…

Lowe ajoute ensuite quelques observations sur Doveton et sa famille, et un échange de propos entre Buonaparte et Doveton à propos du vin et de la boisson… Le 11 octobre, il transmet la relation de Sir William Doveton.

Le général fait de fréquentes promenades en phaéton à Longwood, où il peut faire environ 4 miles sans être dérangé…

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Le retour à Longwood[]

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Doveton père et son gendre, Hodson, sont présents à l'enterrement de l'empereur.

Ils assistent à l'exhumation de Napoléon. Doveton est peut-être l'homme âgé en civil à gauche.

William Doveton voit Napoléon sur son lit mortuaire en 1821 et assiste aux obsèques de Napoléon.

Le colonel Hodson, que Napoléon prénomme Hercule, gendre de Doveton, et membre du conseil colonial de Sainte-Hélène, est présent lors de son exhumation.


Le 7 juillet 1840, la frégate la Belle Poule, commandée par le prince de Joinville, troisième fils du roi Louis-Philippe, appareille de Toulon pour aller chercher à Sainte-Hélène les cendres de l’Empereur Napoléon que La Grande-Bretagne accepte de nous restituer. La Mission de Sainte-Hélène arrive à l’île le 8 octobre après des escales festives et mouvementées à Cadix, Madère, Santa Cruz de Ténériffe et Bahia (au Brésil). L’exhumation et l’identification du corps ont lieu le 15 octobre.

Le dimanche 11 octobre 1840, après la messe célébrée à bord, les officiers des deux navires et la moitié des équipages se rendent à terre pour visiter le site de la tombe et Longwood House. Bertrand et Gourgaud partent à Sandy Bay rencontrer Mr Doveton, doyen du conseil de l’île, auquel Napoléon a rendu visite le 4 octobre 1820 (sa dernière sortie)[72].

Doveton est présent lors de son exhumation. Il est mort à l'âge de quatre-vingt-dix ans en 1843. Le colonel Hodson, que Napoléon surnomme Hercule, gendre de Doveton, et membre du conseil colonial de Sainte-Hélène, est présent lors de son exhumation[73].


Joseph de Mougins-Roquefort dans Napoléon prisonnier vu par les Anglais. Paris : Tallandier, 1978 cite de très larges extraits du témoignage du major Hodson, notamment la lettre du major Hodson[74].

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William Doveton est un des rares Britanniques à l'enterrement de Napoléon.

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LES VISITES DES RUSSELLS A NAPOLÉON[]

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Russell.

Nous connaissons les tentatives visites des Russell à Napoléon par Constance Charlotte Elisa, Lady Russell par son Swallowfield and its owners]. London: Longmans & Co., 1901, qui comprend les récits de Charles Russell, officier, Resident Général et député anglais, qui visite Sainte-Hélène en 1817 et ceux de son frère Henry II Russell de Swallowfield qui rencontra le docteur Antoimmarchi et est reçu à Plantation House le premie mars 1821. Notamment, Russell (Henry), Davies (C.-C.) Éd., A Sainte-Hélène, deux mois avant la mort de Napoléon. Annales historiques de la Révolution française (Paris), 1956, n° 144, pp. 279-291 Extrait du journal de Sir Henry II Russell de Swallowfield consacré à son bref séjour à Sainte-Hélène entre le 1er et le 11 mars 1821, lors de son voyage de retour des Indes.

Les frères Russell et Clotilde Mottet de La Fontaine ne souhaitent plus le rencontrer pour des histoires d'étiquette. Charles s voie en lui un usurpateur et ne veut même pas l'appeler général, comme les rares habitants de l'île qui le fréquentent. Son frère et sa belle-soeur veulent respecter l'étiquette, ce que refusent les geôliers de notre empereur.

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Charles Russell visite Sainte-Hélène en 1818[]

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Charles Russell, Esq. (1786 – 1856).

Napoléon et Betsy Balcombe. Logé aux Briars, partie du domaine Balcombe, Napoléon se lie d'amitié avec Betsy, 14 ans, qui le surnomme Boney.

La future maison de Napoléon à Longwood, Sainte-Hélène.

Charles Russell, officier, un temps Resident-General, parlementaire anglais.

Charles quitte l'Inde à la fin de 1817 et, sur le chemin du retour, visite Sainte-Hélène, où il aperçoit Buonaparte marchant devant sa maison. Il refuse de demander une interview après avoir été informé que l'ex-empereur exige qu'on s'adresse à lui en lui donnant le titre de général[75].

Sir Charles Russell, frère de Sir Henry, veut rencontrer l'empereur comme son frère, Henry II Russell de Swallowfield, trois années plus tard. Il est relativement plus chanceux.

Le général Bertrand explique à Napoléon que, voulant à son arrivée dans l'île le rencontrer, M. Russell refuse désormais de demander une entrevue. Car, il ne veut pas s'engager à s'adresser à l'empereur en tant que général.

Sur quoi Napoléon marche pendant quelque temps devant sa maison pour permettre à M. Russell de bien le voir, le 21 février 1818. Charles Russell écrit :

La meilleure vue que j'ai eue de lui était quand il lui a tourné le dos. Ses épaules semblaient remarquablement larges et sa tête plutôt large et très enfoncée entre ses épaules. Il était vêtu d'un manteau vert foncé uni à boutonnage simple de coupe militaire avec une étoile, un gilet et une culotte en kerseymere blanc, des bas de soie et des chaussures à boucles dorées, et il portait un bicorne. Son pas semblait infirme[76].

Betsy Balcombe le décrit comme quelque chose entre un handicapé et un dandin, mais il y a quelque chose d'imposant dans son air. Son père, déplore que nous ne nous soyons pas rapprochés de Bonaparte, car il pense qu'il nous aurait probablement parlé.

Je ne pense pas qu'il l'aurait fait, nous n'aurions pas dû avoir de conversation. Ce ne serait pas l'étiquette de lui poser des questions, et celles qu'il pose sont si rapides qu'il n'y a guère de temps pour y répondre.

La dernière personne qu'il a vue était Lord William Amherst, 1st Earl Amherst, et cette entrevue est obtenue par Sir Hudson Lowe. Elle permet à Bonaparte de faire toute communication qu'il souhaite par l'intermédiaire de Lord Amherst au prince régent. Ils ont eu une longue conversation[77].

M. Russell est continuellement avec les Balcombes, et nous laisse, dans son journal à cette date, de nombreux détails intéressants sur la nouvelle maison destinée à l'empereur que son frère Sir Henry Russell visite, deux ans plus tard, en février 1821, qui n'est pas encre tout à fait fini. Napoléon meurt en mai 1821[78].

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Visite de Henry Russell et sa femme en mars 1821[]

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La comtesse Bertrand, née Dillon, et son amie la baronne Clotilde Mottet de La Fontaine sont très surveillées par les geôliers de l'empereur.

Clotilde Mottet de La Fontaine.

Sur le chemin du retour de l'Inde, Henry II Russell de Swallowfield, qui n'est pas encore baronet et propriétaire de Swallowfield, et sa femme, Clotilde Mottet de La Fontaine, se sont arrêtés à Sainte-Hélène le 1er mars 1821[79].

Le Gouverneur Hudson Lowe s’inquiète de leur présence, car Clotilde Mottet de La Fontaine est née Française et est amie avec Fanny Dillon, la femme du Général Bertrand. Avec des hôtes de cette qualité il ne peut les empêcher de débarquer. Officiellement du fait de son mariage Clotilde est Anglaise[80]. Il les fait surveiller par le chef de la police[81]. Clotilde Mottet de La Fontaine constate que c'est ce Thomas Reade qui est le vrai gouverneur de l'île.

Les Russells mangent chez les notables de l'île qui leur racontent ce qu'est la vie de l'Empereur. Russell, dans son Journal, laisse un compte-rendu intéressant de ce qu'ils voient et entendent là-bas. Bien sûr, le principal objet de leur visite est de voir Napoléon. Ce souhait, commun à tous les visiteurs de l'île, étant accentué par le fait que Lady Russell est une Française[82].

Sir Henry II Russell de Swallowfield écrit :

Pendant deux ou trois ans après l'arrivée de Bonaparte il a reçu tous ceux qui souhaitaient lui rendre visite, mais refuse maintenant de voir des gens. La dernière personne qu'il a admise étant M. Ricketts du Bengale, qu'il a consenti à recevoir, en le supposant être le frère de lord Liverpool, et il fallait expliquer à Bonaparte que, bien que parent, il n'était pas le frère de sa seigneurie[83].

Toutefois, Sir Henry et Lady Russell apprennent rapidement, par l'intermédiaire du général et de Mme Bertrand, que Napoléon souhaite leur accorder une entrevue. Certainement du fait des liens qui existent entre Russell et Wellington et Wellesley. Mais après avoir été informés par Sir Thomas Reade, l'adjudant général, adjoint de Hudson Lowe, qu'ils vont devoir s'engager à ne pas s'adresser à lui ni comme empereur ou sire, ils refusent d'accepter cet immense honneur. Ils quittent par conséquent l'île sans le voir[84].

C'est dans le cadre de sa mission à Sainte-Hélène, comme bras droit de Sir Hudson Lowe, que sir Thomas Reade devient tristement célèbre car il est le redouté chef de la police de l'île. Il utilise un réseau d'informateurs pour savoir tout ce qui s'y passe.

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Ce qu'ils apprennent sur la vie de Napoléon à Sainte-Hélène[]

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Napoléon dans sa salle à manger à Sainte-Hélène.

Napoleon auf St. Helena (1929).

Sir Henry Russell connaît cependant, de nombreux détails sur la fin de vie de Napoléon. Sir William Doveton lui dit qu'il marche désormais mal, avec une sorte de dandinement lourd[85].

Hodson, gendre de Sir William Doveton, qui a aussi comme bru la soeur de l'épouse de Russell, Clotilde Mottet de La Fontaine lui raconte ses nombreuses conversations avec Napoléon :

La première fois, était chez M. Balcombe, alors qu'il vivait aux Briars. Ce soir-là, il a joué au whist avec lui. Il jouait très mal. Derrière une colline près des Briars, où Napoléon marchait généralement le soir, se trouvait jardin du colonel Hodson, et si nous étions seuls, nous descendions fréquemment les voir. Une fois, il est venu la nuit d'un bal à Government House, et a dit à mon épouse qu'il préférait rester à la maison avec ses enfants. Il la complimenta d'avoir un homme si beau pour mari, et joua avec les enfants, pour qui il avait apporté des prunes dans sa poche[86].

Peu de temps après Napoléon invite les Hodsons à dîner avec lui à Longwood. Sir George Cockburn, amiral britannique, gouverneur de l'île, est également convié au souper. Quand ils sont entrés, Napoléon joue au backgammon ou au trictrac avec Las Cases.*

Il se leva et leur demanda de s'asseoir, puis continua son jeu, parlant de temps en temps à ses invités. Montholon emmena les messieurs dans la salle à manger et leur indiqua l'endroit où chacun devait s'asseoir. Napoléon est entré dans la pièce en premier, et le reste a suivi. Mme Hodson était assise à sa droite et il était très poli avec elle. Pendant le dessert, il a rassemblé un certain nombre de bonnes choses devant lui, mais, au lieu de les lui donner directement, il a donné l'assiette à une domestique et lui a dit que c'était pour Madame Hodson. Il demande à Las Cases d'envoyer chercher une feuille de papier et d'y plier des pruneaux qu'il lui donne pour ses enfants. La table est servie avec beaucoup de richesse et d'élégance. Il y avait quelques plats en or massif et de belles porcelaines de Sèvres''[87].

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Ses lectures, ses écrits, ses idées[]

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Napoléon en train de dicter ses mémoires en 1816 à Sainte-Hélène (Mary Evans Picture Library 2010 / SIPA).

Napoléon dictant au comte Las Cases le récit de ses campagnes, par William Quiller Orchadson (Lady Lever, Museum of Liverpool, UK).

Napoléon sur l'île de Sainte-Hélène. À partir d'une gravure de l'image d'Horace Vernet.

Henry II Russell de Swallowfield écrit dans son journal :

Des habitudes de Bonaparte, j'ai recueilli ce qui suit : il lit beaucoup, en particulier des ouvrages récents sur des sujets militaires; il continue toujours à écrire ses mémoires, et Sir Thomas Reade m'a dit que le volume publié par M. O'Meara, contenant un compte rendu des transactions postérieures à son retour d'Elbe, y compris la bataille de Waterloo, est sans aucun doute l'œuvre de Bonaparte, bien que ses disciples souhaitent le représenter comme faux. Bonaparte nie le compte rendu par Chaboulon de la conversation que ce dernier prétend avoir eue entre eux à l'île d'Elbe, et la part qu'il disait avoir eue à faire revenir Bonaparte en France. Bonaparte affirme ne pas avoir connaissance d'une telle personne. Il est faux que Bonaparte se voit refuser l'accès aux journaux ou aux tracts politiques de quelque nature que ce soit. Au contraire, tous les journaux et publications récentes qui arrivent lui sont envoyés par le gouverneur, et l'amiral m'a dit que sir Hudson Lowe les avait même envoyés avant qu'il ne les ait consultés lui-même. En règle générale, quel que soit Napoléon les désirs, que ce soit des livres ou quoi que ce soit d'autre, lui sont achetés; tout ce qu'il faut, c'est que ce qui est acheté le soit ouvertement, et non par des voies clandestines. Peu de temps après son arrivée sur l'île, il a donné une liste de livres qu'il désirait avoir, et ils ont tous été obtenus pour lui. Sir T. Reade m'a dit qu'ils étaient tous français et italiens. J'ai demandé si les grands poètes italiens étaient parmi eux, et il a répondu qu'ils l'étaient. Il a également exprimé, mais indirectement, le souhait d'avoir sa bibliothèque privée qu'il avait laissée aux Tuileries, et qui aurait dû le suivre, mais il semble qu'il ne la demande pas, et le roi de France n'a pas entendu parler de son souhait ou ne le lui enverra pas sans demander. Quoiqu'on dit qu'il lit l'anglais, Bonaparte ne le parle pas ou plutôt ne le peut pas. Quand il s'entretient avec ceux qui ne parlent pas français, il emploie une de membre de son entourage comme interprète. Des cadeaux lui sont parfois envoyés par des individus européens, principalement des livres. Ils doivent être envoyés par l’intermédiaire du bureau du secrétaire d’État du Département des colonies, mais c’est la seule restriction. Il lit les journaux anglais avec avidité et le "Morning Chronicle", pour des raisons évidentes, est son préféré. On dit qu'il observe avec une grande anxiété chaque signe de mécontentement public en Angleterre. Sir T. Reade m'a dit qu'il était surprenant de constater à quel point il semblait peu connaître la Constitution anglaise. Les limites de la monarchie, les fonctions et l'autorité du parlement et l'influence de l'opinion populaire sur les affaires publiques lui sont totalement incompréhensibles. Il ne croit pas que de telles choses existent. Ayant été habitué à exercer lui-même le commandement despotiquement, il ne peut pas comprendre comment il peut s'exercer d'une autre manière. Après son retour d'Elbe, lorsqu'il a été freiné par les Jacobins, il n'était plus le même homme qu'il était auparavant. Dans la situation désespérée dans laquelle se trouvait alors la France, ce n'était qu'en souverain despotique qu'il aurait pu la servir efficacement[88].

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Respect pour le vaincu, mépris pour le geôlier stupide[]

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Le gouverneur et sa trop voyante épouse[]

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Russell et son épouse sont reçus à Plantation House par le Gouverneur.

La bibliothèque de Plantation House possède des volumes reliés en cuir datant du milieu des années 1700.

En rentrant à la maison venant de l'Inde, le navire de Russell et sa femme fait escale à Sainte-Hélène le 1er mars 1821. Le Gouverneur Lowe s’inquiète de leur présence, car Clotilde Mottet de La Fontaine est née Française et est amie avec Fanny Dillon, la femme du Général Bertrand. Il les fait surveiller par le chef de la police[89]. Clotilde Mottet de La Fontaine constate que c'est Thomas Reade qui est le vrai gouverneur de l'île.

Le maréchal, 1er duc de Wellington, ami de Russell et de son épouse, déclare plus tard à propos de Hudson Lowe :

un très mauvais choix; c'était un homme qui manquait d'éducation et de jugement. C'était un homme stupide. Il ne savait rien du monde, et comme tous les hommes qui ne savaient rien du monde, il était méfiant et jaloux[90].

Sir Henry Russell, neveu du Lord Lieutenant d'Irlande Charles Whitworth, 1er comte Whitworth, ex conseiller politique du souverain de Hyderabad et officier, baronnet est reçu à Plantation House par le Gouverneur et son épouse[91].

Il a un commentaire moins convenu que les autres sur Lady Lowe. Cet homme très apprécié par Richard Wellesley, 1st marquis Wellesley, gouverneur général de l'Inde, la trouve, en 1821, bien trop voyante, trop à la mode et décolletée et maquillée[92].

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Visite aux Bertrand[]

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Le cottage de la famille Bertrand dans l'enceinte de Longwood, situé à côté de la maison New Longwood; la famille Bertrand y emménage en 1816, après avoir vécu quelques mois à Hut's Gate, pas très loin de chez les Dovetons.

Hercule Hodson, gendre de Doveton, et le Général Bertrand en 1821.

Elisabeth Françoise "Fanny" Dillon.

Portrait de Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1834, par George Richmond.

Nous connaissons par un extrait du journal de Sir Henry II Russell de Swallowfield ce qu'il a vu et entendu pendant son bref séjour à Sainte-Hélène entre le 1er et le 11 mars 1821, lors de son voyage de retour des Indes.

Sir Henry Russel rend visite aux Bertrand le 8 mars 1821. Il y rencontre le docteur Antommarchi. Le docteur corse de Bonaparte entre chez les Bertrand. L'ex-Resident General dépeint ainsi le docteur corse de Bonaparte : un jeune homme mal vêtu. Il n'est pas plus élogieux sur ses capacités professionnelles.

Bien sûr, l'objet principal de leur visite est de voir Napoléon; ce désir, commun à tous les visiteurs de l'île, étant accentué par le fait que Clotilde Mottet de La Fontaine est Française. Pendant deux ou trois ans après son arrivée, Bonaparte a reçu presque tout le monde, mais il refuse désormais de voir de nouvelles personnes[93]. Néanmoins, le général Bertrand et sa femme disent à Sir Henry et à Lady Russell que Napoléon va leur accorder un entretien. Mais le colonel Thomas Read les informe qu'ils ne doivent pas lui donner le titre d'empereur. Le général Bertrand leur dit que c'est obligatoire. Donc il ne leur est pas possible de rencontrer un empereur en exil sans respecter l'étiquette.

Clotilde Mottet de La Fontaine écrit :

Notre première visite aux Bertrand a duré plus de trois heures et a été des plus intéressantes. Bertrand est assez vulgaire, de taille moyenne grandeur, mat de peau. Ses manières sont peu élégantes. Mme Bertrand a quelque chose de très remarquable dans son apparence. Sa silhouette est grande, gracieuse, et digne… Elle a été élevé en Angleterre chez sa mère dès l'âge de 7 à 10, et parle anglais presque aussi bien qu'une Anglaise.

Fanny Dillon a comme père Arthur, comte Dillon, issu d'une famille d'officiers irlandais au service de la France. Un régiment porte leur nom et Arthur est colonel propriétaire de ce corps irlandais. Clotilde Mottet de La Fontaine est apparentée aux O'Toole, au service des rois de France. Les O'Toole descendent de Tuathal mac Augaire, roi du Leinster. La sépulture de cette race royale est à Rhefeart (comte de Wicklow ), surnommé encore aujourd'hui le Sépulcre des rois. Une des tombes, de l'an 1010, est assez bien conservée pour permettre de lire l'inscription, en langue irlandaise, à la mémoire du souverain qu'elle renferme[94].

Examinant la miniature d'une tabatière des Bertrand, Russell se risque à demander si elle ressemble aux portraits qu'il a déjà vu du Roi de Rome. Clotilde Mottet de La Fontaine dit d'ailleurs à Fanny Dillon qu'Arthur ressemble au roi de Rome.

Mme Bertrand dit alors à Mme Russell :

 : Mais non ce n'est pas Arthur dont on a dit qu'il ressemblait à Napoléon, c'est Henry, qui est blond. Au reste, ni l'un, ni l'autre a les yeux bleus comme le roi de Rome. Ils ont les yeux noirs. C'est leurs cheveux qui sont longs qui ont occasionne cette ressemblance[95].

Le colonel Hodson, son parent par alliance, le répété à la ronde. Fanny Dillon en informe le général Bertrand qui ne comprend pas cela et l'interroge[96].

Mme Bertrand va voir l'Empereur et lui parle des propos de Madame Russell. Il lui dit :

Que Bertrand est bête.


Henry dit au revoir à la famille de Sir Doveton, père de John Doveton, beau-frère de sa femme, et quitte l'île fier de ne pas avoir obéi à Hudson Lowe et respecté l'ancien ennemi vaincu. Dans les écrits de sa femme et de sa bru, on devine néanmoins une réelle fascination pour le grand homme. Son frère, Charles Russell (1786 - 1856) peut le rencontrer, grâce au père de John Doveton qui est un proche de l'empereur en exil et un personnage célèbre qui est désormais timbrifié[97].

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Napoleon St Helena.

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JEUNESSE DE JOHN DOVETON (1797 - 1805)[]

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Wellesley reçu à Chepauk par Nawab Azim Ud Dowlah.

Le dernier effort et la chute de Tipu Sultan, par Henry Singleton.

Bataille d'Argaon.

John Doveton (1783 - 1857) est le fils d'un officier civil de la Compagnie des indes.

John sert dans l'armée dès 1797. Il quitte Portsmouth en juin 1798, pour Madras à l'âge de 15 ans. Il sert comme premier cadet de la cavalerie au service de la Compagnie des Indes orientales, en juin 1798.

John Doveton (1783 - 1857) fait partie, le 31 octobre 1798, de l'état-major en tant que cornette, puis aide de camp du Marquis Wellesley, qui est à cette époque le Gouverneur Général de l'Inde[98][99].

John Doveton (1783 - 1857) fait les différentes campagnes de 1799, 1803 et 1817.


John Doveton participe à la quatrième guerre Anglo-Mysore, un conflit dans le sud de l'Inde entre le Royaume de Mysore et la British East India Company alliée à l'état d'Hyderabad dans le Deccan en 1798–99. Il est lieutenant le 4 septembre 1799. La capture de Mysore suit en février 1799 et la campagne est rapidement menée à son terme par la capture de Seringapatam le 4 mai 1799 et la mort de Tipu Sultan, qui est tué au combat.


Doveton est en service dans les gardes du corps du gouverneur général Wellesley (1798 - 1805), le 1er novembre 1802, et reste dans ce corps jusqu'en décembre 1805, date à laquelle il retourne à Madras[100]. Le 13 mai 1803, : Arthur Wellesley réinstalle le Peshwâ Baji Rao II à Pooné. Les chefs marathes Sindhia et Bhonsle dénoncent le traité de Bassein de 1802 et la deuxième guerre anglo-marathe commence en Inde (fin en 1804). John Doveton est de bien des combats. Il est d'ailleurs décoré par Son Excellence le Très Noble le Gouverneur général Wellesley (1798 - 1805) en conseil, le 1er novembre 1804, à la fin du conflit. Il est surtout nommé capitaine le 25 novembre 1805 et major le 1er septembre 1810[101].

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Battle of Assaye 1803 - Madras Regiment.

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JOHN DOVETON A MADRAS (1806 - 1813)[]

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John Doveton (1806 - 1808)[]

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Fort St George.

Madras, ou Fort St. George, dans le golfe du Bengale.

Wellesley, Gouverneur Général de l'Inde (1798 - 1805) nomme capitaine-lieutenant John Doveton à l'établissement de Fort Saint-George, à Madras, pour être un aide de camp du gouverneur général et capitaine-Général des forces terrestres servant dans les Indes orientales.

Son Excellence le Très Noble le Gouverneur général - Wellesley (1798 - 1805) - en conseil a le plaisir de nommer le Capitaine Doveton (ADC) Officier régulateur par intérim pour la cavalerie de la milice de Calcutta, pendant l'absence du capitaine Daniell de la Présidence du Bengale[102].

En 1785, en vertu des dispositions de la loi de Pitt sur l'Inde, Madras est devenue l'une des trois provinces établies par la Compagnie des Indes orientales. Par la suite, le chef de la région est qualifié de gouverneur - plutôt que président - et est devenu subordonné au gouverneur général de Calcutta. Doveton est capitaine-lieutenant dans les régiments de cavalerie de Madras dès son arrivée à Madras en 1806.

En 1807, il est major de brigade du colonel Gillespie[103].

Les soldats autochtones, connus sous le nom de Sepoys, fournissent une grande partie des troupes qui permettent à la Compagnie des Indes orientales de diriger l'Inde. Il n'y a pas une mais deux armées britanniques en Inde. Il y a l'armée du roi, celles des régiments de Sa Majesté qui sont détachés en Inde pendant un certain temps…. Et puis il y a l'armée de la Compagnie des Indes orientales... Dans les trois régions britanniques - Madras, Bombay et le Bengale - l'armée de la compagnie devient bientôt plus nombreuse que les régiments du roi, et majoritairement composée de troupes indiennes.

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Révolte d'officiers (1809)[]

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Armée de Madras.

Officier non identifié à Madras en 1809. Entre 1796 et 1820, seuls 201 officiers se retirent en Europe avec pension, tandis que 1.243 meurrent en service….

Observations sur les troubles dans l'armée de Madras en 1809.

Doveton écrit un petit livre pour demander son amnistie en 1810.

Sir George Barlow (1763 - 1846) est gouverneur général par intérim de l'Inde. Lorsque le marquis de Cornwallis meurt en 1805, Barlow est nommé gouverneur général provisoire, et sa passion pour l'économie et la réduction des effectifs à ce titre lui vaut d'être connu comme le seul gouverneur général à avoir réduit la superficie de l'empire britannique. Donc Lord Minto est nommé à la place de cet incapable.

Par la suite, Barlow est nommé gouverneur de Madras, où son manque d'intelligence provoque une mutinerie des officiers britanniques de l'armée de Madras en 1809, similaire à celle datant du temps de Clive. La principale cause du mécontentement est la suppression de certains contrats d'achat de matériel de bivouac par les officiers. En 1808, Sir George Barlow, le gouverneur de la présidence de Madras abolit le système des contrats de tente pour réduire les dépenses. L'allocation de temps de paix pour les tentes régimentaires fournit un revenu supplémentaire aux officiers de l'armée de Madras. Les officiers de l'armée côtière de Madras ont également une autre source de griefs… Les officiers de Bombay et du Bengale ont droit à une rémunération et des indemnités plus élevées.

Sur 1.300 officiers commandant des troupes indigènes de l'armée de la présidence de Madras, 90 % refusent d'obéir aux ordres de leurs supérieurs. Seuls 150, pour la plupart lieutenant-colonel et au-dessus, signent le test de loyauté imposé par le gouverneur, Sir George Barlow. L'illustration à droite représente des membres de l'armée de Madras, composée de troupes indiennes indigènes. Force militaire hautement professionnelle, elle est utilisée pour maîtriser les soulèvements rebelles au début des années 1800. Les uniformes utilisés par les troupes autochtones travaillant pour les Britanniques sont un mélange coloré d'uniformes militaires européens traditionnels et d'articles indiens, tels que des turbans élaborés.

Le lieutenant-général Hay Macdowall rassemble une troupe bruyante et indignée dans toute l'armée côtière pour sa campagne contre ce qu'il appelle ces mesures dégoûtantes La veille de Noël, il passe en revue le régiment européen de Madras à Masulipatam. Il leur dit qu'ils sont négligés dans leur poste éloigné...

Le 1er mai 1809, Barlow suspend une demi-douzaine de colonels et une autre demi-douzaine de majors et de capitaines et les démet de leurs commandements.

En juillet 1809, Barlow demande aux officiers de signer une déclaration de loyauté mais seulement environ 150 officiers le font sur environ 3.000. La rébellion amènent leurs officiers et leurs troupes à emprisonner les non-rebelles. Ils prennent la trésorerie et sortent des milliers de pagodes (monnaie d'or) pour payer leurs troupes indigènes. Les Dovetons, eux-aussi se mutinent contre Harlow.

Début juillet à la mi-septembre 1809 tout le sud de l'Inde est en état d'anarchie. Les cipayes, au nombre de 45.000 hommes, massés en corps d'armée à Hyderabad, à Seringapatam, à Chitteldroug, se battent aux côtés de leurs chefs qu’ils vénèrent. Le général John Doveton (1768 - 1847), son parent, le colonel Bell, le major de Havilland dirigent la mutinerie. Les artilleurs, souvent d’origines européennes, se joignent aux insurgés.

Notre Doveton, alors commandant d'une force de campagne à Jaulna, se révolte et avec les commandants à Seringapatnam et Masulipatam. Plusieurs officiers anglais et de fidèles indigènes sont massacrés lors de la répression par les troupes loyalistes. Cela n’est pas le cas des deux John Doveton. Il faut bien des officiers pour diriger les troupes indiennes de la compagnie. Ils sont jugés par une cour martiale en novembre 1809. Après délibération John Doveton (1768 - 1847) est acquitté, mais n'a plus de salaire et d'indemnités, tandis que Bell et Storey sont renvoyés de l'armée. Le nôtre, par contre, est fait major le 1er septembre 1810.

La grande mutinerie blanche prend donc fin sans gloire. Et plusieurs centaines de sepoys gisent morts dans les fossés de Seringapatam, abattus par des dragons censés être leurs compagnons d'armes.

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Le gouverneur Sir George Barlow et le lieutenant-général Hay Macdowall.

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LA RUSSELL'S BRIGADE (1813)[]

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Article détaillé : Russell's Brigade


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Résidence du gouverneur anglais à Hyderabad du temps d'Henry II Russell de Swallowfield, son beau-frère.

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LA FIN DE SA VIE[]

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Édouard de Warren est le frère de l’une des belles-sœurs de John. Il écrit une longue étude sur l’Inde anglaise, où il parle de cette époque pendant laquelle 50.000 Européens chassent le tigre, se font servir par des dizaines de domestiques et administrent le sous-continent indien, bâtissant des ponts, des écoles et des hôpitaux.

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Doveton colonel (1829), puis général (1838)[]

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Adolphe Mottet de La Fontaine, beau-frère de Russell et Doveton, capitaine à la Brigade.

John Doveton est nommé commandant le 1er mai 1824, colonel le 5 juin 1829[104]. Sir John Doveton n’est colonel que le 5 juin 1829, certainement du fait de sa participation à la mutinerie. Les frères et les sœurs Mottet accompagnés de leurs épouses et époux, malgré leurs lentes promotions, car ils sont Français, se distraient. Les soldes sont très importantes. D'ailleurs, leur cousin Auguste de Rambaud, ancien Commissaire des guerres en demi-solde, nommé Directeur de la loge de Cassimbazar, essaie de se mettre au service du Nizam. Mais en vain ! Les postes sont réservés aux Britanniques. Édouard de Warren, certes jeune Français, mais fils d'officier de l’armée anglaise, ne devient officier que grâce à l’appui de Wellington. Il écrit que :

Près du village de Teindevanum, non loin du bungalow des voyageurs, est une délicieuse villa, séjour de fantaisie du général Doveton, qu'on appelle aussi sa folie (Doveton’s folly). Au milieu d'un beau jardin au bord d'un petit lac, dans le fond d'une vallée plantée comme un parc d'Angleterre, elle élève sa légère colonnade, ses kiosques chinois, et projette autour d'elle à l'orientale ses vérangues de bois sculpté. C'est un mélange de tous les genres, une composition mixte, entre le rangmahl indou, le cottage anglais et le voluptueux harem. C'est un vrai conte de Shéhérazade, un petit paradis, en un mot, où le vieux guerrier vient encore rêver à ses combats et à ses houris d'autrefois[105].

John Doveton K.C.B. obtient en 1838 à la fin de sa carrière le commandement de la division du Nizam, dite du Centre, aux Indes [106].

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Doveton à Londres, Paris, Vichy[]

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Lettre venant d'un vaisseau parti de St Helena le 6 novembre 1835, qui donne un compte-rendu intéressant de l'état actuel des choses sur l'île adressée au général Sir John Doveton à Madras par le Brig. général Charles Dallas.

Père-Lachaise - Division 40 - John Doveton.

John Doveton repart en Europe.

Le 16 avril 1846, le Roi Louis-Philippe quitte le palais de Fontainebleau pour se promener dans la forêt. Un coup de feu se fait entendre. Puis un second quelques secondes plus tard. L’homme est immédiatement arrêté. Il se nomme Pierre Lecomte, ancien garde général des forêts de la couronne à Fontainebleau. Le roi reçoit une députation chargée de lui présenter l'adresse des Anglais vivant à Paris. Elle est composée du duc de Montrose, de lord Gray, de lord Decies, de M. Ellis, du général sir John Doveton et du lieutenant-colonel Saunderson. Le roi se dit touché par leur démarche et remercie les signataires de cette adresse

En 1851 John Doveton est vice-président de Hahnemannian Medical Intitute, fondé en 1848 par Samuel Hahnemann, le fondateur de l'homéopathie[107].

Selon le recensement de 1851 (HO107-1467-44-23) il vit le 31 mars 1851 à St John Paddington, Middlesex, avec son épouse et six domestiqUes

Il est mort le 23 septembre 1857, aux eaux à Vichy, rue Cunin-Gridaine, âgé de 74 ans[108]. Il est enterré au Père-Lachaise - Division 40. Il habite chez le Sieur Giraud, maître d'hôtel.

Ils adoptent officiellement leur neveu John Holroyd, né le 20 décembre 1823, le 23 septembre 1857, changeant son nom en John Holroyd-Doveton.

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SON MARIAGE. SA DESCENDANCE[]

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Victorine Mottet de La Fontaine (1790 - 1868)[]

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Général John Doveton, KCB 1783-1857 x Victorine Mottet de La Fontaine 1790-1868.

Médaille avec les blasons des familles Doveton et Mottet.

Le futur général John Doveton sert dans les régiments de cavalerie de Madras dès son arrivée à Madras, en 1806. C’est un officier de la Compagnie anglaise des Indes orientales. John Doveton se marie avec Victorine Mottet de La Fontaine en 1808 à Pondichéry. Ses beaux-frères sont des officiers anglais et l’un deux est le Résident Henry II Russell de Swallowfield.

Victorine Mottet chez ses parents est habituée à être servie par de nombreux domestiques : 32, par exemple dans leur résidence la plus fréquente, celle de la rue des Capucins (=rue Romain Rolland), à Pondichéry. Heureusement pour elle, John va monter en grade et occuper des fonctions qui vont lui permettre d’assurer un train de vie décent à sa jeune épouse.

Le Debrett's illustrated baronetage and knightage (and companionage) of the United Kingdom of Great Britain and Ireland, nous dit que Lady Doveton est la fille de Benoît Mottet de La Fontaine de Compiègne, en France, mariée en 1808 avec le général Sir John Doveton, KCB, décédé en 1857.

Victorine est née le 21 février 1790, fille de Benoît Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp, à Pondichéry, en Inde.

Elle décède au 5 Sussex Square se trouve dans le quartier Hyde Park de Westminster, dans le centre de Londres.

Les dernières volontés de Lady Victorine Doveton, décédée le 16 mai 1868 au 5 Sussex Square, Hyde Park, dans le comté de Middlesex, veuve, sont prouvées au Principal Greffe, par les serments de George Russell de Swallowfield, habitant au 1 New-Court Temple, dans la ville de Londres, juge de la Cour du comté de Derbyshire, son neveu, et Cecil Henry Russell, de 21 Old-square, Lincoln's Inn, dans le comté susmentionné, Barrister-at-Law, deux des exécuteurs testamentaires. Son héritage est de moins de 12.000 £, soit 300.000 francs, somme importante.

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Sa descendance[]

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John Holroyd-Doveton.

John Holroyd.


Contrairement à ses frères et sœurs Victorine Mottet de La Fontaine (1791 - 1867) n’a pas d'enfant. Donc ils adoptent un de leurs très nombreux neveux : John Holroyd. Il est né le 20 décembre 1823, à Hyderabad, fils de George Chaplin Holroyd, officier et banquier, et de Virginie de La Fontaine (1796 - 1845). Pendant un temps George vit avec eux sans être adopté. Puis il change son nom en John Holroyd-Doveton, en 1831, pour satisfaire au désir de son oncle et est adopté officiellement en 1857. Assez bizarrement c’est le jour de la mort de son oncle et parrain. Lady Victorine Mottet de La Fontaine (1791 - 1867), sa mère adoptive, décède le 16 mai 1867 à London Kensington.


Le couple n'a pas d'enfants. Cependant, ils adoptent officiellement leur neveu John Holroyd, né le 20 décembre 1823, et le 23 septembre 1857, changeant son nom en John Holroyd-Doveton.


John Holroyd-Doveton va être capitaine, puis colonel du 3e Régiment de cavalerie de Madras. Il terminera sa vie comme consul de Grande-Bretagne à Pondichéry, où il mourra et sera enterré en 1874, âgé de cinquante ans.

Ce John Holroyd-Doveton épouse le 5 juillet 1847 à Pondichéry une jeune fille appartenant à l'un des rameaux de la famille Law, établi dans cette ville, Pauline Law de Clapernon (1832 - 1886). Elle est la fille de Joseph Amédée Geneviève Saint Caprais Law de Clapernon et la descendante directe de Guillaume Law, baron de Lauriston.

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Le général John Doveton et son épouse, Lady Victorine Mottet de La Fontaine, habitent au 5 Sussex Square à Hyde Park à la fin de leur vie.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
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  9. Vernon Charles Paget Hodson. Historical records of the Governor-General's Body Guard online. London: W. Thacker 1910.
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  48. Napoléon à Sainte-Hélène, ou Tableau des vexations et des souffrances sans nombre que Hudson Lowe, gouverneur de cette île, a fait éprouver à l'empereur jusqu'à ses derniers momens ; contenant les détails de ses funérailles, et son testament ; suivi de l'appel à la nation anglaise pour le traitement éprouvé par l'empereur Napoléon. Sentini, Huissier au cabinet de l'Empereur. Avec gravure représentant son tombeau, Santini, Noël (1790-1862). Philippe, libr. Saint-Denis (Paris) : 1829.
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  51. ITINÉRAIRE NAPOLÉONIEN (et personnel) À SAINTE-HÉLÈNE, par Jean Fratoni
  52. Souvenirs de l'empereur Napoléon: pendant les trois premières années de sa captivité sur l'île de Sainte-Hélène: y compris le temps de sa résidence à la maison de son père, "The Briars", Lucia Elizabeth Balcombe Abell, J. Murray, 1845.
  53. Souvenirs de l'empereur Napoléon: pendant les trois premières années de sa captivité sur l'île de Sainte-Hélène: y compris le temps de sa résidence à la maison de son père, "The Briars", Lucia Elizabeth Balcombe Abell, J. Murray, 1845.
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  65. 5 faits peu connus sur Napoléon Bonaparte
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  71. ITINÉRAIRE NAPOLÉONIEN (et personnel) À SAINTE-HÉLÈNE, par Jean Fratoni
  72. FAIRE REVENIR NAPOLÉON EN FRANCE : REPORTAGE EXCLUSIF À BORD DE LA BELLE POULE EN 1840, MACÉ Jacques
  73. FAIRE REVENIR NAPOLÉON EN FRANCE : REPORTAGE EXCLUSIF À BORD DE LA BELLE POULE EN 1840, MACÉ Jacques
  74. Prévot Chantal, Napoléon en exil à Sainte-Hélène. 1re partie : le temps de l'exil, Napoleonica. La Revue, 2011/2 (N° 11), p. 32-150.
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  79. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  80. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  81. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  82. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
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  106. Annuaire statistique des établissements français dans l'Inde, Pierre-Constant Sicé, p. 287.
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