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                                 Jean Valade

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Valade

Louis de Silvestre (1675 - 1760), en 1754 par Jean Valade (Versailles, Musée national du Château). Sylvestre est nommé recteur de l'Académie à la mort de Charles Antoine Coypel, en 1752. Morceau de réception à l'Académie en 1754. Valade s'est attaché à décrire la fonction plus que l'homme[1].

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Portrait du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne, Morceau de réception à l'Académie en 1754. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

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Plaque de rue : Jean Valade, Académicien, à Poitiers.

Jean Valade est né à Poitiers en 1710[2], et baptisé le 27 novembre 1710 en l’église Saint-Paul[3]. Jean Valade meurt le 12 décembre 1787, dans son appartement du cloître Saint Honoré, à Paris. L'an 1787, le 13 décembre, le corps de Jean Valade est inhumé dans le caveau de la chapelle de la vierge de l’église Saint-Honoré[4].


Le portraitiste Jean Valade, issu d’un milieu modeste, orphelin à l'âge de 10 ans, figure parmi les artistes poitevins qui connaissent une carrière parisienne remarquable[5]. Son père lui enseigne très jeune les bases du métier de peintre[6].

Dans les années 1740, Valade devient l'un des premiers et rares élèves de Charles-Antoine Coypel (1694 - 1752), Premier peintre du Roi et directeur de l’Académie royale de peinture, et s’installe dans le quartier du Louvre[7]. Il est aussi l'élève de Louis Tocqué (1696 - 1772), portraitiste français[8].

Son admission à l’Académie royale et sa nomination en tant que peintre ordinaire du Roi consacrent sa réussite[9].

Son mariage avec Louise-Gabrielle Rémond, le 20 novembre 1752, fille de Nicolas Rémond - qui occupent des charges importantes[10] - et d'une Mottet, une famille noble d'extraction, en 1752, contribue à son introduction dans la société aristocratique et l'univers des financiers[11]. Cette même année, il reçoit du fils du Régent, Louis d'Orléans (1703 - 1752), une rente viagère qui lui rapporte environ 300 livres par an.

Entre 1750 et 1770, il occupe le haut du pavé comme pastelliste rococo auprès d’une clientèle d’aristocrates et de financiers qui lui rapportent de substantiels revenus[12]. L’ensemble de sa carrière nous révèle un peintre habile, ayant conquis une clientèle de nobles et de bourgeois aisés. Il semble s’être cantonné à l’art du portrait, à l’huile et surtout au pastel. Valade se place parmi les bons praticiens de ce genre, recherchant la ressemblance et un rendu minutieux des vêtements et des accessoires. Valade expose un grand nombre d’œuvres aux Salons du Louvre[13]. Jean Valade est peintre ordinaire du Roi, membre de son Académie royale de peinture et sculpture[14].

Jean Valade est le meilleur peintre poitevin du milieu du XVIIIe siècle [15].

Valade est aussi marchand de tableaux, d'estampes et autres curiosités. Il n'a jamais pignon sur rue, mais vend des peintures en chambre, et la presse artistique du temps nous dit qu’il n’est pas le seul peintre à s’enrichir ainsi.

Denis Diderot, mal conseillé par Chardin jaloux du succès de Valade, tient des propos insensés sur ses peintures et ajoute même : Valade n’est pas un peintre pauvre mais un bien pauvre peintre ! Cela n'empêche pas Valade d'être apprécié des autres critiques, d'acheter une maison très spacieuse à la fin des années 60 et d'être parfois nommé expert par Le Chatelet[16].

Il meurt le 12 octobre 1787 et son inventaire après décès donne des indices de sa réussite sociale. Des achats immobiliers ou de rentes en sont d'autres preuves[17].

Plusieurs musées exposent ses œuvres[18], mais on les retrouve aussi dans des collections privées et les grandes ventes aux enchères d’œuvres d'art.

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Les musées de Poitiers possèdent plusieurs œuvres du Poitevin Jean Valade[19].

SA FAMILLE ET SA JEUNESSE Modifier

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Orphelin à l'âge de 10 ans Modifier

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Jean Valade intervient en faveur de son neveu auprès du Ministre de Sartine.

Né à Poitiers, Jean Valade est baptisé par le curé de Savin, le 27 novembre 1710 en l’église Saint-Paul, à l’angle des actuelles rues Jean-Jaurès et Saint-Paul. Son parrain est monsieur Jean Bellot et sa marraine dame Marie Thérèse Vallade[20]. Il est le quatrième d'une famille de dix enfants[21].

Son père, Léonard Valade (ca 1677 - 1720), est mentionné dans les archives comme maître en l’art de peindre à Poitiers, mais on ne connaît aucune de ses œuvres[22]. C'est un milieu modeste. Il est orphelin à l'âge de 10 ans. Son grand-père paternel, maître-tailleur, étant déjà décédé il ne lui reste que sa mère et 9 frères et sœurs.

Son père lui a enseigné très jeune les bases du métier de peintre[23].

Sa mère, Marie Bellot (1682 - 1736), est fille d’un maître jardinier. Jean Valade renonce à faire valoir ses droits sur la succession de sa mère, en 1758, car il estime ne pas pouvoir en tirer un profit[24].

Il a plusieurs frères dont un qui meurt très jeune et un neveu Pierre Joseph Valade de Montbernage, écrivain de la Marine, à Saint-Domingue 1780. Valade, en tant que membre de l'Académie royale de peinture et sculpture, écrit au Ministre de Sartine pour que son neveu soit confirmé dans ce poste. Selon Marie-Hélène Trope c'est son épouse qui l'élève[25]. Ce n'est pas certain car Pierre Joseph Valade de Montbernage se plaint au ministre de la marine de ne pas avoir pu être peintre faute de moyens financiers.

Il aussi une soeur. Sa femme élève aussi Marie Rateau la nièce de Valade qui se marie avec Jean-Baptiste Adam, sculpteur marbrier[26], qui avec Jean-Baptiste Chaussard, architecte, héritent de lui[27].


¤ Article détaillé : Généalogie Valade


Élève de Charles Coypel et Louis Tocqué Modifier

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Portrait de François Rivard, par Jean Valade, datant d'avant 1745, montre l’influence de l’art de son maître Charles Coypel (Musée Sainte-Croix à Poitiers).[28].

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Marc Antoine Louis Claret de Fleurieu de La Tourrette (1729 - 1793), botaniste français, par Valade, peintre du Roi (1747).

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Jean Valade : Portrait d'homme en habit bleu datant de la fin des années 1740 (Musée Sainte-Croix à Poitiers).

Ses premières œuvres, selon Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800 (2006), sont une série de peintures très grises d'ermites et de saints, réalisé dans le pavillon de l'Ermitage, une annexe du château de Bagnolet. Il est certainement le Valade qui gagne le second prix l’Académie royale, en 1740[29].

Dans les années 1740, Valade devient l'un des premiers et rares élèves de Charles-Antoine Coypel (1694 - 1752), Premier peintre du Roi et directeur de l’Académie royale de peinture, et s’installe dans le quartier du Louvre[30]. Ce dernier lui procure quelques travaux pour les Gobelins les années qui suivent son agrément à l’Académie royale, survenu au lendemain du trentième anniversaire de son baptême (28 novembre 1750). Il y est reçu quatre ans plus tard comme peintre de portraits[31].

Il est aussi l'élève de Louis Tocqué (1696 - 1772), portraitiste français[32]. Ces deux maîtres influencent son style de portrait. Les experts s'interrogent sur une composition typiquement française qui évoque rapidement la production de Jean Valade ou de Louis Tocqué qui représentent des modèles et des chiens assez proches. Mais ce portrait du château de Grignan n'égale pas la qualité de leurs portraits[33].

La date de son installation dans la capitale reste donc incertaine, certainement en 1738/1739. Sa présence y est toutefois attestée en 1742, dans le quartier du Louvre[34], rue du Doyenné[35]. Le quartier est déserté par l’aristocratie pour le faubourg Saint-Germain et peuplé d’artistes. Le Grand Salon du Louvre, où il va exposer ses œuvres et les réunions de l’Académie royale de peinture et de sculpture ont lieu à deux pas de son appartement. Ce Poitevin devient l’élève de Charles Antoine Coypel (1694 - 1752), le Premier peintre du roi, brillant théoricien, membre de l’École française de l’époque baroque. Il travaille avec lui.

Le Portrait d'homme en habit bleu est considéré comme l’un des pastels les plus précoces de Jean Valade en raison des vêtements représentés. En effet, le costume bleu de cet homme fait référence à la mode des années 1740, tout comme la perruque grisonnante portée à hauteur d’épaule. Le traitement du visage est minutieux et les expressions du visage sont rendues avec finesse. On peut ainsi observer les détails d’exécution apportés au nez, à la bouche ou encore au rendu de la peau. D’une tonalité majoritairement froide, le tableau est rehaussé par une chemise teintée de vermillon et de jaune d’or[36].

C’est Tocqué en tout cas qui le présente à à l’Académie royale de peinture et de sculpture où il est agréé en 1750 comme portraitiste[37], puis il y est admis quatre ans plus tard, le 29 septembre 1754, ce qui témoigne de sa parfaite intégration dans le milieu des artistes parisiens [38][39].

Jean Valade a l’honneur d’être nommé Peintre ordinaire du Roi, puis, le juillet 1752, le duc d'Orléans lui constitue une rente viagère de 300 livres par an, au capital de 2.500 livres[40], sans avoir aucune charge dans la Maison du prince[41]. Il peut enfin songer à se marier.

Le portraitiste et pastelliste Modifier

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Portrait d'homme en redingote bleue galonnée d'or. Circa 1765-1770. Collection particulière[42].

Jean Valade est très apprécié comme portraitiste, et aussi comme spécialiste du pastel. Son habileté lui vaut une importante clientèle de nobles et de financiers. Là encore, de La Font de Saint-Yenne, au Mercure de France, et les critiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle profèrent la même diatribe à l'encontre des peintres en portraits qui se bornent à ce genre et qui en sont beaucoup plus récompensés qu'ils ne le méritent. Le fait est que dans le livre de comptes de François Fontaine de Cramayel, au chapitre des dépenses effectuées entre 1756 et 1760, on trouve la mention de 2.000 livres payées à Jean Valade pour le portrait de Mme de Cramayel, peint au pastel, en grand avec glace et bordure. C'est une somme très importante à cette époque !

L’ensemble de la carrière de Valade révèle un praticien habile, maniant parfaitement l’huile et le pastel et attaché à la ressemblance et au rendu minutieux des vêtements et des accessoires. Fuyant l’affectation et la théâtralité chères à certains de ses contemporains, l’artiste préfère les présentations simples et naturelles donnant à ses modèles, montrés presque toujours de face, un air cordial et décontracté. Sa technique de pastel tient beaucoup de Charles-Antoine Coypel, mais avec l’utilisation plus parcimonieuse de l’estompe. Valade commence par poser le pigment en épaisseur, précisant les contours, les modelés et les dégradés de lumière, avant d’animer cette première couche à l’aide de hachures courtes et vigoureuses. Marquée par l’influence de son maître, sa palette s’éclaircit et s’affine dans les années 1760, donnant la part belle aux roses, aux bleus et aux gris[43].

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Portrait de Monsieur Carré de Candé et de ses trois fils. Peint en 1770 à La Rochelle (château de Maisons-Laffitte).

SON MARIAGE (20 novembre 1752) Modifier

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Les Rémond Modifier

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L'oncle paternel de la femme de Jean Valade, Etienne Rémond (Musée des beaux-arts d'Orléans).

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Maître Antoine Nicolas Rémond de Champlieu, son beau-frère (Musée des beaux-arts d'Orléans).

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Sa belle-soeur Catherine Rémond, en 1751, épouse de Jean-Michel Chevotet, architecte, par Jean-Baptiste Perronneau (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Les Rémond, de bonne bourgeoisie, occupent des charges au Parlement et dans la vénerie du roi ; par sa mère, Anne-Catherine Rémond descend des Herlaut, seigneurs de Donneval, de Choisy et de La Motte ; son père est secrétaire de l'intendance du Lyonnais, puis des Flandres ; son frère est seigneur de Champlieu dans le Valois, avocat au Parlement...[44].


¤ Nicolas Rémond (1638 - 1725) est Vérificateur des rôles du grenier à sel de Nogent-le-Roy en Champagne (Haute-Marne). Il est marié avant 1683 avec Anne Morand. Ils ont au moins trois enfants, dont :


¤¤ Etienne Rémond, né le 13 octobre 1683 et décédé le 15 février 1761, à l’âge de 77 ans Officier de vénerie, secrétaire de l'intendance des Flandres et le subrogé-tuteur de la future Madame Valade, sa nièce.


Article détaillé : Généalogie Rémond

Article détaillé : Famille Mottet

Article détaillé : Prosographie des Erlaut-Herlaut


¤¤ La femme de Nicolas Rémond (1678 - 1727) a une dot de 20.000 livres. Son mari est secrétaire de l'intendance de Lyon, puis des Flandres[45]. Nicolas Rémond (1678 - 1727) se marie en 1711 à Anne Mottet (ca 1685 - 1765), fille de Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735). Marguerite Herlaut, se mère et ses filles Antoinette et Anne Mottet héritent de leur frère et oncle Jérôme Herlaut, Sieur de La Motte, Champlieux et Donneval, Conseiller du Roy, Grenetier du grenier à sel de Compiègne, Officier dans la vénerie du Roi en 1731. Elle est domiciliée en 1761 à Paris, Paroisse Saint-Roch, chez son fils Antoine Nicolas Rémond. Ils ont quatre enfants :


¤¤¤ Antoine Nicolas Rémond est né et baptisé le 18 juillet 1713 à Lyon et décédé le 8 mars 1772, à l’âge de 58 ans. Il est Seigneur de Champlieu (1728 - 1762), Officier de la vénerie du roi, avocat au Parlement de Paris, domicilié paroisse Saint-Roch[46]. En novembre 1762, Antoine Nicolas est nommé tuteur des six enfants mineurs du sieur Louis Carloman d'Arboulin de Richebourg, seigneur des Moriceaux, et de défunte dame Roze Éléonore Albert dans tous les cas où leurs intérêts seraient opposés aux vœux de leur père. Antoine Nicolas Rémond est fils d'Anne Mottet et de Nicolas Rémond. Depuis une donation faite par sa mère le 6 décembre 1761, il est propriétaire de terres à Champlieux (commune d'Orrouy 60) et porte le titre de Seigneur de Champlieu[47].


¤¤¤ Nicolas Etienne Rémond (1714 - 1754), dont on ne sait rien.

Renonciation en 1754 à succession Nicolas Etienne Rémond, où interviennent - Anne-Catherine REMOND, épouse de Jean-Michel CHEVOTET, architecte ordinaire du Roi en son Académie d'Architecte rue Bethizy, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, - Louise-Gabrielle REMOND, épouse de Jean VALADE, peintre du roi en son Académie de peinture et sculpture, quai de l'horloge du Palais, paroisse Saint-Barthelemy... (MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/478. Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI).)


¤¤¤ Catherine Rémond, mineure émancipée, fille de défunt Nicolas Rémond, secrétaire de l'intendance de Flandre, et d'Anne Mottet, demeurant rue de Charonne dans la maison des religieuses de la Croix, mariée le 26 août 1741, à Jean-Michel Chevotet, architecte.


¤¤¤ Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804) mariée, le 20 novembre 1752, à Jean Valade.


Donation par les Rémond, et notamment Jean-Michel Chevotet, architecte du Roy en son académie royale d'architecture, époux d'Anne-Catherine REMOND, demeurant à Paris rue de Betize, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, et par Jean Valade, peintre du roi en son Académie royale de peinture et sculpture et Louise-Gabrielle REMOND, demeurant Cloître Saint-Honoré, paroisse Saint-Eustache, François REMOND, leur neveu notaire à Nogent-le-roi, représenté par Louis CRESSENT, bourgeois de Paris, contrôleur de la Oskille, dt rue de la Monnaie, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois[48].


Les invités à son mariage Modifier

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Louise Gabrielle, épouse de Jean Valade, née Rémond et fille d'une Mottet. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

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Portrait de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes en costume de Président de la Cour de l'Aides, par Valade (Musée Carnavalet, Histoire de Paris).

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Le chevalier d’Ars, page de la Reine puis sous-lieutenant des Gardes du Roi... marié à Colombe Madeleine Dupré de Saint-Maur. Salon de 1755[49].

Chevotet

Jean-Michel Chevotet, son beau-frère. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

Chevotet simon

Une de ses nièces : Marie Adélaïde Chevotet, épouse de Jean Simon, avocat au Parlement de Paris. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804) se marie, le 20 novembre 1752, à Paris à Jean Valade (1710 - 1787). Elle a comme père Nicolas II Rémond (1678 - 1727) secrétaire de l'intendance de Lyon, en 1712, puis secrétaire de l'intendance des Flandres. Les bureaux de l'intendance de Flandres sont en charge de trois provinces, se trouvent à Lille, en Flandre wallonne. Son oncle est officier de vénerie et secrétaire de l'intendance des Flandres après la mort de son frère. Il meurt jeune, à la fin de l’année 1728 à Lille, et laisse les trois quarts de son important héritage à ses trois enfants. Par sa mère, Anne-Catherine descend des Herlaut seigneurs de Donneval, de Choisy, et de la Motte font remarquer Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard, dans : Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières[50]. C'est ce qui explique le fait que Jean-Michel Chevotet peut fréquenter de grands seigneurs et des financiers. Anne Mottet (1685 - 1765) est la fille de Louis Mottet de La Motte (1651-1733), écuyer, prévôt, seigneur... et de Marguerite et Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735), proche parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier général des Gardes Françaises et des Gardes suisses (France)[51]. Louis II Mottet de Saint-Corneille est le grand-père de Benoît Mottet de La Fontaine, et l'arrière-grand-père d'Agathe de Rambaud, née Mottet et de la femme d'Henry II Russell de Swallowfield. Son contrat de mariage nous dit L'apport de Jean est de 1.504 livres de rentes annuelles et 17.000 livres de meubles, tableaux, bijoux, deniers comptants et revenus échus, dettes et autre mobilier de bonne valeur. La dot de Louise Gabrielle se compose de 1.367 livres de rentes annuelles, de 3.000 livres d'argent comptant et d'une promesse de 8.000 livres de la part de son oncle Étienne Rémond. Ce qui est relativement peu important !

Par contre les témoins de Valade sont des personnages illustres, dont Valade va faire le portrait :

¤ Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes et la famille de sa femme, les Grimod de La Reynière, sont témoins à son mariage. Les Grimod sont des fermiers généraux qui aiment la bonne chère. Ils sont les grands-parents et parents du célèbre écrivain et gastronome français du même nom, Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière.

¤ Françoise Thérèse Grimod de La Reynière, son épouse,

¤ [https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Gaspard_Grimod_de_La_Reyni%C3%A8re Gaspard Grimod de La Reynière. C'est Jean Valade qui est chargé de procéder à la prisée des quelque dix tableaux qu'il possédait après son décès en 1684.

¤ Ce fermier général épouse Marie-Madeleine de Mazade, fille d'un riche confrère, Laurent Mazade.

¤ Laurent Grimod de La Reynière, financier français, fermier général de 1754 à 1780, père du célèbre écrivain et gastronome français du même nom, Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière.

¤ Pierre Dupré de Saint-Maur. La famille Dupré de Saint-Maur est l’une des plus distinguées de la noblesse de robe parisienne, écrit Gustave Louis Chaix d'Est-Ange. Ils descendent d’un Valet de chambre du Duc de Berry, échevin de Paris en 1417. Ils sont possessionnés dans la Brie. Pierre est Conseiller au Parlement de Paris, en 1717 et Commis aux Requêtes du Palais, mort le 28 janvier 1765, époux de Madeleine Bellanger. L’épouse de son frère fait enfermer Diderot au château de Vincennes, en 1750, pour propos que d'Argenson juge leste et impertinent.

¤ Marie Madeleine Bellanger, son épouse. Ils se sont mariés en 1729. Elle est l’héritière de la vicomté de l’Hôtel. Son père est Avocat Général en la Cour des Comptes de Paris. Leur descendance va s’éteindre en la personne de leurs petites-filles les marquises de Ménardeau et Lambert.

¤ Antoine Pierre Dupré de Saint-Maur, leur fils, né le 4 avril 1735, reçu Conseiller du Roi, Auditeur des Comptes.

¤ Marie-Anne Dupré de Saint-Maur et Colombe Madeleine Dupré de Saint-Maur. Colombe Madeleine Dupré de Saint-Maur, son autre sœur, née le 6 janvier 1733, qui va se marier avec le chevalier d’Ars, page de la Reine puis sous-lieutenant des Gardes du Roi, et Valade fait son portrait.

¤ Benoit Audran fils (1698-1772), graveur, et Marie-Françoise Lottin, son épouse.

¤ Abel-François Poisson de Vandières (1725 - 1781), le frère de la marquise de Pompadour, marquis comme elle, mais dit le marquis d’avant-hier.


Et des membres de la famille Rémond :

¤ Étienne Rémond, oncle de sa femme ;

¤ Catherine Rémond, sa belle-sœur ;

¤ et Jean-Michel Chevotet, son beau-frère.


Acte 0/1 acte barré du 9 septembre 1758 concernant les REMOND, Jean-Michel Chevotet, architecte du roy en son académie royale d'architecte et Anne-Catherine REMOND, rue de Betizy, paroisse Saint-Germain Jean VALADE, peintre du roi en soir Académie royale de peinture et sculpture et Louise-Gabrielle REMOND[52].


Sa nouvelle demeure (1758) Modifier

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Passages Cloître Saint-Honoré.

Comme pour son beau-frère, Jean-Michel Chevotet, son mariage va lui permettre de s'enrichir. Selon le contrat de mariage, Valade habite à son mariage rue du Doyenné.

L’Almanach Royal nous dit qu'il habite au cloître Saint-Honoré, à côté du Palais-Royal. Le bail du 20 avril 1755 et l'inventaire après décès de 1787 nous donnent une description assez précise de la configuration des lieux. Il s'agit d'un appartement au second étage, composé de cinq pièces, plus une chambre sans cheminée au cinquième étage et deux caves, le tout dépendant d'une maison neuve appartenant au dit Chapitre, scize à Paris, rue des Petits Champs : lequel appartement a son entrée par le Grand escalier du côté du cloître... Un certain nombre de pièces donne sur une cour intérieure, tandis que le Cabinet de Valade et la chambre à coucher ont vue sur la rue Croix-des-Petits-Champs[53].

Les enfants et petits-enfants Mottet héritent également d’une maison size à Compiègne, rue des Trois Bateaux et du Pont Neuf. Le 26 février 1788, le bail passé devant Maître Desmarets est de 700 livres par année et l’une des petites-filles Mottet, la dame Valade, femme du peintre du roi, Jean Valade, en touche un sixième de la somme[54]. La maison est partagée en trois parts, puis à nouveau en trois parts, mais la dame Valade hérite de son frère, qui a hérité des Rémond, des Mottet, et des Herlaut.

Généalogie de la famille de son épouse Modifier

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Portraits de famille[55].



 Louis Mottet de La Motte (1651-1733)
 x (1683) Marguerite Herlaut (1667 - 1735), sœur de Nicolas-Jérôme Herlaut
 ¦ +-> Anne Mottet (1685 - 1765)
 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678 - 1727)
 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712 - 1786)
 ¦     ¦      x  (1741) Jean-Michel Chevotet
 ¦     ¦      +-> Anne Michelle Chevotet (1743 - 1807)
 ¦     ¦           x (1765) Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦           +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804)             
 ¦         x  (1752) Jean Valade (1710 - 1787)
 ¦
 ¦+-> Antoinette Mottet (1686 - 1754)
 ¦      x Pierre II Moreau de Champlieu
 ¦
 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693 - 1768), baron        
       x (1723) Madeleine Coustant, fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    
       ¦+-> Madeleine Mottet (1724 - 1808).        
       ¦      x (1757) Louis Segoing, 
       ¦+-> François Mottet (1728 - 1808)        
       ¦+-> Benoît Mottet de La Fontaine (1735 - 1811)        
       ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735-1811)              
       ¦       ¦ +-> Agathe Mottet-de Rambaud
       ¦       ¦      x  (1785) Benoît de Rambaud (1750-1787)  
       ¦       ¦      ¦ +-> Auguste de Rambaud
       ¦
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine
              x (1787)  Marie Marguerite Villon de Fécamp 
              ¦+-> Victorine Mottet de La Fontaine                
              ¦    x (1808) John Doveton]
              ¦
              ¦+-> Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875) 
              ¦    x 1828 Georgiana Fallowfield (1811-1881)   
              ¦
              ¦+-> Clotilde Mottet de La Fontaine                
              ¦      x (1816)  Henry II Russell de Swallowfield
              ¦       +->  Charles Russell de Swallowfield
              ¦      ¦
              ¦      ¦+-> George Russell de Swallowfield
              ¦      ¦      x (1867) Contance Lennox
              ¦      ¦      +-> Marie Clothilde Russell
              ¦      ¦         x (1903) Arthur Ernest Guinness of Iveagh
              ¦      ¦         +-> Aileen Sibell Mary Guinness 
              ¦      ¦            x (1927) Brindsley Sheridan Bushe Plunket
              ¦      ¦            +-> Doon Aileen Plunket 
              ¦      ¦               x James Leveson-Gower, cousin de la Reine
              ¦ 
              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine (1795 - 1884)                      
                      x (1829) Élisabeth de Warren                        
                      ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine
                      ¦      x (1869) Prosper d’Épinay
                             +-> Marie Mauricia d’Épinay                       
                             +-> Georges d’Épinay.
Ahr13

Résidence du gouverneur anglais à Hyderabad, Henry II Russell of Swallowfield, marié à une arrière-petite-fille de sa belle mère, une Mottet.

LE TEMPS DES SALONS DE L’ACADÉMIE ROYALE AU LOUVRE (1751 - 1781) Modifier

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Portrait de Marie Baudard de Saint-James, par Jean Valade.

Grâce à ses participations régulières aux Salons depuis 1751, l’artiste conquiert rapidement une clientèle de nobles d’épée, de robe et de financiers qui lui fournissent des revenus conséquents. L’artiste semble en effet avoir peu souffert des critiques très virulentes de Diderot à l’égard de ses œuvres[56].

Il participe à de nombreux salons entre 1751 et 1781. En 1758, 1767, 1768, 1770, 1771, 1775… 1785, 1787, 1788, selon l’Almanach Royal.

En 1751 il présente pour la première fois quatre portraits au Salon de l'Académie royale de peinture et de sculpture[57]

Salon de 1763 Modifier

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Portrait de l'ingénieur mécanicien Antoine-Joseph Loriot (1716 - 1782) (Saint-Quentin ; musée Antoine Lécuyer).

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Portrait de Madame Coustard[58].

Grégory Vouhé écrit dans Jean Valade, peintre du Roi :

Autre preuve de son talent, l’Exposition de cent pastels du XVIIIe siècle qui se tint à Paris en 1908 comptait l’un des portraits de l’artiste, présenté comme une œuvre de l’incomparable Maurice-Quentin de La Tour. Or Valade l’avait exposé au Salon de 1763, où il figurait sous le n° 103 : M. Loriot, Ingénieur mécanicien. Peint dans une pose moins convenue que celles des portraits de la bonne société, l’ingénieur, comme surpris dans son travail, détourne la tête de la machine qu’il était occupé à manœuvrer pour échanger un regard d’intelligence avec son portraitiste[59].

Antoine-Joseph Loriot (1716 - 1782), mécanicien et inventeur français, applique sur cette oeuvre le procédé de fixation du pastel. Le livret du Salon de 1763 précise que :

M. Loriot a trouvé le secret de fixer la Peinture en Pastel : une moitié de ce Tableau est fixée, y compris partie de la tête, pour prouver qu'il n'y a aucun changement dans la couleur entre la partie fixée et celle qui ne l'est pas[60].

Georges Wildenstein émet un doute sur l'attribution de cette oeuvre à Maurice-Quentin De La Tour et avance le nom de Valade qui expose, au Salon de 1763, ce portrait de Loriot[61]. Loriot Il se fait connaître en 1763 après avoir inventé avec non pas Maurice Quentin de la Tour, mais Valade, et présenté à l'Académie de peinture un procédé permettant de fixer le pastel sans en altérer l'éclat[62].

En 1763, Valade expose aussi : Madame de Bourgogne, Gui-Pierre Coustard, maréchal de camp, Gouverneur général de Saint-Domingue, chevalier de Saint Louis et son épouse Anne Charlotte Bourgogne-Duvivier (1740 - 1786), d'une famille de planteurs[63].

Critiqué par Diderot Modifier

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Chardin se met pastel 25 ans après Valade. C'est certainement ce peintre jaloux du succès de Valade qui est à l'origine des attaques de Diderot. Chardin est conscient du peu d'estime que l'on accorde aux peintres de nature morte, à la différence des portraitistes et des pastellistes.

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Le marquis et la marquise de Faventines jouant de la musique (château de Maisons-Laffitte). Comme le montre Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800 (2006), La famille Faventines, comme d'autres financiers parfois alliés à eux, comme les Baudard de Sainte-James, confient à Jean Valade l'exécution de nombreux portraits de famille, œuvres peu sensibles au traitement psychologique privilégié par les rivaux de Valade mais qui reflètent plutôt les aspirations de ses sujets à travers leurs couleurs vibrantes... Cette série extraordinaire de portraits de Valade survit pour commémorer leur magnificence qui est l'objet de tant d'admiration au dix-huitième siècle[64].

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Portrait allégorique du maréchal de Belle-Isle. 1758. (Versailles, Musée national du Château). Diderot parle de maudit catéchisme païen, alors que Valade ne peint jamais cela et pastel qui n'est que gris et bleu ???.

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Portrait de Joseph Raulin. Salon de 1781).

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Adélaïde de France (1732 - 1800), fille de Louis XV, par Jean Valade (Musée Condé, Chantilly). Diderot voit là un portrait de coloris entièrement rouge et d'une grosse créature en chasuble ???.

Les œuvres connues de Valade ne constituent qu'une part infime d'une production qui semble avoir été abondante si on en juge par la liste des œuvres envoyées par Valade au Salon, avec quelques interruptions, entre 1751 et 1781, Le peintre est rarement mentionné par les critiques, mais lorsqu'ils le font, c'est pour louer la ressemblance de ses portraits (par exemple, le Portrait du duc de Noailles, pastel ovale exposé au Salon de 1769, perdu)[65].

L'exception semble être Diderot. Il n'apprécie pas du tout les portraits de Jean Valade. Comme le succès de ce portraitiste et pastelliste qui rend jaloux l'ami et conseiller de Diderot en matière de peinture, Chardin. Ce peintre est peu estimé comme tous les peintres de nature morte. Ce n'est au début des années 1770 - vingt ans après Valade - que Chardin se consacre véritablement au pastel, mais pour des raisons pécuniaires. Il déteste les portraitistes qui gagnent beaucoup d'argent - et leur estime - en peignant les aristocrates et les financiers. Lui, au niveau de sa correspondance avec le comte d'Angivillier, directeur et ordonnateur des Bâtiments du Roi, se heurte au dédain du comte.

Valade est un peintre de la couleur. Diderot ne convient finalement de la vérité des portraits de Valade présentés qu'au Salon de 1781. Il les dit peints avec une bonne couleur[66].

Le raffinement des pastels incarne la France du XVIIIe siècle[67], celle d'avant la Révolution.

Le grand encyclopédiste qu'est Diderot se venge sur Valade des mauvaises critiques qu'il vient de recevoir pour son drame en cinq actes et en prose. Diderot ne connaît pas plus le théâtre, que le pastel. Il faut avouer que MM. les Encyclopédistes ont un amour propre rebutant ; à peine ont-ils entrevu un art, qu'ils veulent en donner les lois aux maîtres de cet art même. Rousseau, de Genève, ne cesse pas de vouloir donner des leçons de musique à Rameau, qui ne voudrait pas de lui pour son écolier[68].

Valade a aussi le tort à ses yeux d'être un proche des Dupré de Saint-Maur, présents à son mariage. L’épouse de l'un d'entre eux a fait enfermer Diderot au château de Vincennes, en 1750. Diderot croit se venger en attaquant Valade.

Au salon de 1763 Diderot écrit :

C'est un assez bon portraitiste pour le siècle. Je parle de Roslin, car je ne connais point Valade[69].

Valade présente à ce Salon de 1763, plusieurs portraits, entre autres celui de M. Loriot, ingénieur mécanicien, inventeur d'un procédé de fixation du pastel. Le portrait avait été fixé par moitié par son procédé. Ce sont ces divergences d'appréciation qui l'ont fait accuser de se laisser guider par les artistes ses amis qui l'accompagnent dans ses tournées au Salon 1763 l'accompagnateur est Chardin[70].

Au salon de 1765 Diderot écrit :

Nous devons, mon ami, un petit remerciement à nos mauvais peintres; car ils ménagent votre copiste et mon temps. Vous m'acquitterez auprès de M. Valade, si vous le rencontrez jamais. Roslin est un Guide, un Titien, un Paul Véronèse, un Van Dyck, en comparaison de Valade[71].

Valade a dans ce Salon de 1765 trois portraits, dont un anonyme ; les deux autres étant celui de Raymond de Saint-Sauveur, lieutenant général des eaux et forêts, et de M"" de Saint-Sauveur, son épouse[72].

Au salon de 1765 Diderot écrit :

Entre les tableaux, on ne voit que l'Allégorie en l'honneur du maréchal de Belle-Isle. C'est Minerve, c'est une Victoire qui soutiennent le portrait du héros; c'est une Renommée joufflue qui trompette ses vertus. Et toujours Mars, Vénus, Minerve, Jupiter, Hébé, Junon: sans les dieux du paganisme, ces gens-là ne sauraient rien faire. Je voudrais bien leur ôter ce maudit catéchisme païen. Cette allégorie de Valade choque les yeux par le discordant. Elle est pesamment faite, sans aucune intelligence de lumière et d'effet. Figures détestables de couleur et de dessin; nuage dense à couper à la scie; femmes longues, maigres et raides; grand mannequin en petit; énorme Minerve, bien corpulée, bien lourde; et puis, il faut voir les draperies, l'agencement de tout ce fatras; les accessoires même ne sont pas faits. Vérité, et d'une bonne couleur. Le pastel du même n'est que gris et bleu[73].

Cette œuvre de Valade constitue le seul portrait de l’artiste représentant des figures allégoriques[74], donc le commentaire de Diderot est particulièrement ridicule. Il n'apprécie pas le pastel qui est à la peinture, ce que sont les lumières pour la philosophie au XVIIIe siècle

Diderot parle de plusieurs autres tableaux, dont un portrait de Joseph Raulin, conseiller, médecin ordinaire du roi, d’un portrait de M. Cadet, chirurgien de l'École royale de Saint-Côme, père de Louis Claude Cadet de Gassicourt et d’un portrait de Mlle Barbereux.

Concernant le portrait de Madame Adélaïde, la critique de Diderot est particulièrement injuste à la fois envers l’artiste et son modèle. Diderot voit là un portrait de coloris entièrement rouge et d'une grosse créature en chasuble. La chasuble est un vêtement sacerdotal à deux pans et sans manche avec une ouverture pour la tête. Diderot en effet écrit :

... les autres portraits, parmi lesquels il y a celui de Madame Adélaïde… sont communs, pour ne rien dire de pis. Nulle transparence : ces emprunts imperceptibles, cette dégradation délicate d'où résulte l'harmonie, ne vous y attendez pas; ils sont d'une couleur (je ne dis pas d'un coloris) entière; c'est du rouge et du plâtre. Nos deux Dames de France, bien engoncées, bien raides, bien massives, bien ignobles, bien maussades, bien plaquées de vermillon, ressemblent supérieurement à deux têtes de coiffeuses, surchargées de graines, de chenilles, d'agréments, de chaînettes, de points, de soucis d'hanneton, de fleurs, de festons, de toute la boutique d'une marchande de modes : ce sont, si vous l'aimez mieux, deux grosses créatures en chasuble, qu'on ne saurait regarder sans rire, tant le mauvais goût en est évident[75].
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Gabriel-Jacques de Saint-Aubin, Vue du Salon de l'Académie royale de peinture et de sculpture de 1765.

LA VENTE DE PEINTURES EN CHAMBRE (1742 - 1787) Modifier

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Au décès du peintre restaurateur de tableaux Jean-Baptiste Labrue, en 1762, Valade récupère La toilette de Vénus, d'après Annibale Carracci, et l'oeuvre d'un peintre flamand[76].

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Valade fait, lors de la vente de don Pedro Davila en 1767, l'acquisition des Sept Sacrements, gravés par Benoît Audran, d'après Poussin.

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L'enclos Saint-Laurent et le quartier environnant, où achète deux maisons à la fin des années 1760.

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Portrait de Benjamin Franklin, de Valade d'après Duplessis, 1786. (Maison de Thomas Jefferson à Charlottesville).

Les académiciens royaux ne peuvent pratiquer le commerce de l'art, activité jugée indigne de leur statut aristocratique. Cependant - quoique soit le sentiment de Diderot à cet égard - les peintres du XVIIIe siècle ne se plient que fort modérément au règlement. Dans son étude sur les artistes de la première moitié du siècle, M. Rambaud évoquera le cas de Alexis Simon Belle (1674 - 1734), et constate qu'en fait, l'Académie Royale se contente d'interdire le commerce en boutique, et elle ferme les yeux sur les membres de la compagnie qui vendent des tableaux anciens à leurs domiciles.

Valade, marchand de tableaux, d'estampes et autres curiosités, n'a jamais pignon sur rue, mais vend des peintures en chambre, et la presse artistique du temps nous dit qu’il n’est pas le seul peintre à s’enrichir ainsi. Ils invitent, par voie de presse, les amateurs à venir voir chez eux des tableaux, pour la plupart originaux et sortis de la maison des plus célèbres maîtres des différentes écoles.

C'est à la fin des années 1760 que l'on voit culminer la carrière et la fortune de Valade. Après de fructueuses transactions Valade fait l'acquisition de ses deux premières maisons, dont l'une très spacieuse située au n° 19 de la rue du Faubourg Saint-Laurent[77]. Là encore, Valade s'inscrit dans un schéma fréquemment observé parmi les artistes du XVIIIe siècle. Dans l'étude déjà mentionnée, M. Rambaud remarque que de nombreux artistes possèdent dans Paris une ou plusieurs maisons.

En 1769, tandis que Diderot s'en prend au double métier et à la fortune de notre portraitiste, le Salon, auquel celui-ci participe pour la dernière fois avant une interruption de douze ans, lui vaut plus de critiques bienveillantes qu'il n'en reçut tout au long de sa carrière.

Valade ne peint pas une toile par semaine et il doit vivre des rapports des biens immobiliers, dont il a hérités ou qu'il a acquis au cours de son existence. On dénombre, dans son inventaire après décès, dix-huit rentes constituées tous les deux ou trois ans, de 1742 à 1787, et dont le montant varie entre 54 et 300 livres. En 1787, le cumul annuel atteint la somme de 3.225 livres.

Enfin, Marie-Hélène Trope, à la lumière d'un certain nombre de documents, en vient à penser que Valade, comme nombre de ses collègues, dont Joseph Aved, s'adonne au commerce des oeuvres d'art. En effet, sur les cent cinq ventes comprises entre 1735 et 1787 dont les catalogues comportent la mention manuscrite des acquéreurs, Valade prend part à sept d’entre elles. Le premier indice se trouve en pages 224 et 228 du catalogue de la vente Tallard, où on lit la note suivante : Valade pour M. de la Reynière. Or, depuis quatre ans Gaspard et Laurent Grimod de La Reynière acquiert une importante collection d'art contemporain. Il a assisté au mariage de Valade. Quoi de plus naturel de la part d'un collectionneur, que de choisir pour commissionnaire un artiste de son entourage, académicien de surcroît ?[78].

Au décès du peintre restaurateur de tableaux Jean-Baptiste Labrue, en 1762, Valade récupère La toilette de Vénus, d'après Annibale Carracci, et l'oeuvre d'un peintre flamand[79].

Dans le catalogue de la vente de don Pedro Davila, publié en 1767, Valade fait l'acquisition des Sept Sacrements, gravés par Benoît Audran, d'après Poussin. Le neveu de cet Audran, invité aux noces de Valade, est l'un de ses proches.

L'inventaire après décès de Valade ne mentionne aucun de ces objets, ni aucun autre témoignage d'un goût pour l'antiquité ou la numismatique. Il nous semble clair que, dans le cas de la vente Davila, comme dans celui de la vente de Tallard, notre peintre est commissionnaire. Certes, les papiers cotés à l'inventaire ne livrent aucune trace de transaction témoignant de la revente de tableaux ou de gravures. Cependant, ce même inventaire donne une liste de trente lots composés de trois ou quatre œuvres peu souvent identifiées ou attribuées. Parmi celles qui le sont, on ne reconnaît jamais formellement - à l'exception des Sept Sacrements, de la vente Davila, mentionnée plus haut - les œuvres acquises lors des ventes, dont Marie Hélène Trope a consulté les catalogues. Ainsi, il semble bien que Valade s'adonne au commerce de l'art, suivant en cela la tendance générale du milieu du siècle.

Krzysztof Pomian montre comment en dehors de professionnels, tout un monde s'affaire à cette époque autour du commerce de la curiosité: des intermédiaires, des spéculateurs, des conseillers en matière d'achat et de vente. La lettre déjà mentionnée de Valade à Marigny et celles qu'il envoie en 1786 et 1787 à d'Angiviller, montrent qu'il tente à diverses reprises de vendre des tableaux de maîtres anciens.

Certes, ces quelques exemples, qui témoignent bien davantage de la gêne financière, réelle ou feinte, d'un artiste âgé et grabataire, n'apportent pas la preuve des activités spéculatives de Valade dans les années 1760 et 1770.

Quand il vend pour une somme dérisoire un portrait de Franklin en fourrure, inspiré par Duplessis à des amis de Thomas Jefferson, à l'été 1787, ils lui offrent comme étant un original de Jean Baptiste Greuze. Valade écrit à Thomas Jefferson pour lui proposer un Louis XVI en tenue d'apparat[80]. Ce tableau fait peut-être partie des sept portraits de la famille royale qu'il propose, en vain, au Directeur général des Bâtiments du roi, Abel-François Poisson de Vandières, le frère de la marquise de Pompadour, ne lui achète pas.

LA FIN DE SA VIE (1770 - 1787) Modifier

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Après vingt années de carrière lucrative Modifier

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Portrait de Marguerite-Catherine Baudry, épouse Georges Nicolas Baudard de Vaudésir en 1773 (Musée Sainte-Croix à Poitiers)[81].

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Claude Baudard de Sainte-James, par Jean Valade[82].

Les critiques insensées de Diderot n'empêchent pas Valade d'être apprécié des autres critiques, d'acheter une maison très spacieuse à la fin des années 60 et d'être parfois nommé expert par Le Chatelet[83].

A partir de 1770, il parait trois fois par an aux séances de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Cette période constitue dans la vie de notre artiste, un tournant important, en rien du à un revers de fortune[84].

En 1770, Valade vient d’avoir soixante ans et du fait de vingt années de carrière lucrative derrière lui, peut-être décide-t-il, après avoir investi son argent dans des biens immobiliers, de mettre un frein à son activité de peintre pour vivre de ses rentes et de son commerce de peintures ? En effet, à la vente Mariette de 1775, il dépense encore 2.310 livres pour un tableau de Nicolas Poussin.

En 1777, il dote sa nièce Valade de 20.000 livres qui se marie avec Jean-Baptiste Adam, sculpteur marbrier. Il s'engage à lui verser cette somme en trois fois au cours de l'année suivant le mariage. En 1781 il achète sa troisième maison au faubourg Saint-Martin.

Sa femme possède toujours la totalité des biens hérités de sa famille. Dans un bail du 21 juin 1780 pour les terres de Choisy, Marie Madeleine Mottet, épouse Louis Segoing, est la fondée de pouvoirs du Sieur Jean Valade, peintre du Roy, et Demoiselle Louise Gabriel Rémond son épouse. Au demeurant, l'estimation de ses biens, qui est faite après sa mort, confirme que Valade ne finit pas ses jours dans le besoin.

C'est un peintre âgé et estimé qui reçoit même les louanges d'un Diderot, qui pourtant a la dent dure envers les portraitistes. Il convient finalement de la vérité des portraits de Valade présentés au Salon de 1781, peints avec une bonne couleur[85].

En 1787, la valeur totale de ses biens d'usage s'élève à 14.472 livres. Si l'on se réfère aux chiffres donnés par D. Roche dans son ouvrage sur le vêtement au XVIIIe siècle, la somme est d'environ 40% supérieure à la moyenne calculée à partir de l'étude de cent inventaires après décès faits en 1789.

Mais, le Directeur général des Bâtiments du roi, Abel-François Poisson de Vandières, le frère de la marquise de Pompadour, ne lui achète pas sept portraits de la famille royale, qu’il veut vendre soi-disant pour se soigner, ce qui montre qu’il n’a guère d’appuis à la Cour.

Son décès Modifier

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Jean Baptiste Chaussard, architecte, neveu par alliance de Valade (Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans) hérite de lui.

Jean Valade meurt le 12 décembre 1787 dans son appartement du cloître Saint Honoré[86].

Depuis des années il souffre de problèmes de rétention d’urine. Il est enterré le lendemain dans le caveau de la chapelle de la vierge de l’église Saint-Honoré, en présence de Jean-Baptiste Chaussard et Jean-Baptiste Adam, les maris de ses nièces. Le couple n’a pas eu d’enfants.

Actes D’État-Civil D'Artistes Français nous dit que :

L'an 1787, le 13 décembre, le corps de Mr Jean Valade, peintre du Roi et de son Académie royale de peinture et sculpture, décédé d'hier, âgé d'environ 78 ans, a été inhumé dans le caveau de la chapelle la Vierge par Maître Jean-Baptiste Lambert, docteur en théologie de la faculté de Paris et chanoine de cette paroisse, en présence de Jean-Baptiste Adam, sculpteur marbrier, et Jean-Baptiste Chaussard, architecte[87], ses neveux.

Après son décès Modifier

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Portrait de l'autre nièce de la veuve de Valade, femme de l'architecte Chaussard (Musée des beaux-arts d'Orléans), hérite de sa tante Valade.

Son inventaire après décès donne des indices de sa réussite sociale. Des achats immobiliers ou de rentes en sont d'autres preuves[88].

Valade parle dans son testament de son amour immense pour sa femme et en remercie Dieu de lui avoir donné pour compagne :

Vous connaissez la Confiance que j'ay dans la Personne que Vous M'avez donné pour Compagne. Vous connaissez Sa Vie, Elle est digne de Remplir toute justice que Vous Même, à Mon Dieu, Luy Aurez inspiré. Je souhaite que Adam qui est devenu mon Neveu en Épousant Ma Nièce et après Nommée, que 1'un et l'autre la Respecte comme Elle mérite.

Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804), son épouse meurt à Paris en 1804 et fait hériter les filles de sa sœur et de Jean-Michel Chevotet :

¤ Anne Michelle Chevotet (1743 - 1807) mariée à Jean-Baptiste Chaussard, architecte, qui a déjà hérité de l'oncle de sa femme.

¤ Marie Adelaïde Chevotet (1754 - 1833) mariée à Maître Jean Simon, avocat,

Valade a fait leurs quatre portraits qui sont au Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans, du fait de la donation d'un descendant Delzons.


Inventaire après décès de Louise Gabrièle Rémond, veuve de Jean Valade, demeurant rue Etienne-Boucher[89].


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Charles-Louis-Fouquet, duc de belle Isle (Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon).

ŒUVRES DE VALADE DANS LES MUSÉES Modifier

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Les musées du Louvre, de Versailles, Saint-Quentin et d'Orléans ont des œuvres de sa main.

Musée Rupert-de-Chièvres (Poitiers) Modifier

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Portrait du comte de Durfort (1747), par Jean Valade, Musée Rupert-de-Chièvres (Poitiers).

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Madame la Comtesse de Durfort/fille de Mme la Marquise de Ronsi/tante de Mme la Marquise de Dampierre/peint par J. Valade 1747, Musée Rupert-de-Chièvres (Poitiers).

Grégory Vouhé écrit dans Jean Valade, peintre du Roi :

Il revint à René Crozet, grand historien de l’art du Poitou, et au spécialiste des pastellistes français du XVIIIe siècle, Paul Ratouis de Limay, d’avoir suscité par leurs travaux parus en 1943 et 1946 l’engouement et une politique d’acquisition frénétique des conservateurs du musée de Poitiers. Dès 1955 le Louvre avait donné l’exemple en préemptant un beau portrait exécuté par Valade en 1754, destiné aux collections poitevines. Ni Marc Sandoz ni Jean-Marie Moulin ne résistèrent à y faire entrer des œuvres qui se présentaient sous le nom du peintre, même de qualité inégale. Ainsi le portrait de Rivard (1953) fut suivi par l’achat simultané en 1957 de ce que l’on sait aujourd’hui n’être qu’une copie d’un La Tour et, plus heureusement, d’un pastel original signé et daté 1773. Le début des années 1960 fut particulièrement faste : rejoignirent le musée un autre portrait de femme en 1961, puis en 1963 ceux d’un homme et d’une jeune femme jouant de la guitare – ultérieurement reconnu comme une copie. En 1964 une autre jeune femme arrivait à Poitiers, dont le caractère autographe n’est plus accepté sans réserve. À cet ensemble de pastels, le musée joignait en 1970 deux portraits peints à l’huile. En une quinzaine d’années le musée était désormais riche de dix œuvres attribuées au peintre. Tôt brisés par son départ définitif pour la capitale, les liens avec sa cité natale étaient ainsi définitivement renoués. Composé d’un dessin, d’une paire d’huiles sur toile et de quatre pastels originaux, l’ensemble couvre donc une trentaine d’années de la carrière de Valade, dont un remarquable portrait datant de l’année de sa réception à l’Académie (1754) ; du professeur de collège à l’épouse du receveur des tailles à Angers, en passant par le comte et la comtesse de Durfort qui se firent portraiturer à l’occasion de leur mariage, s’y rencontrent aussi les diverses qualités de ceux qui composèrent sa clientèle. À l’exemple du "Mercure de France" dans son compte rendu des œuvres exposées au Salon de 1763, tous, sans doute, s’étaient adressés à lui après avoir reconnu "beaucoup de ressemblance" avec les modèles des portraits sortis de son pinceau[90].

Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans Modifier

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Simon

Maître Jean Simon, avocat, neveu par alliance de Valade (Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans).

Des œuvres françaises de premier ordre du XVIIIe siècle font la gloire du musée des Beaux-Arts d'Orléans, dont des pastels de Jean Valade : Mme Valade, M. Rémond, M. et Mme Simon...[91]. Le Musée d'Orléans renferme un groupe important de ses œuvres, grâce à la donation Delzons.

Une initiative, dans les années 50, conduit à déposer au musée de Poitiers une toile du bon peintre poitevin du dix-huitième siècle : Jean Valade, venant du musée d'Orléans[92].

Musée du Louvre de Paris Modifier

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Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon Modifier

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Autres lieux d'exposition Modifier

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Les enfants Machault d'Arnouville, par Jean Valade (château de Thoiry).

¤ Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer.

¤ Château de Maisons-Laffitte.

¤ Château de Thoiry.

¤ Maison de Thomas Jefferson à Charlottesville.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Louis de Silvestre par Valade
  2. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  3. Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Éditeur J. Bauer, 1941.
  4. Actes D’État-Civil D'Artistes Français, Slatkine, 1972. p 437.
  5. Les portraits au pastel de Jean Valade, dans la collection des musées de Poitiers
  6. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  7. Charles Coypel: peintre du roi (1694/1752), Arthéna, 1994.
  8. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  9. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  10. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  11. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  12. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  13. Les portraits au pastel de Jean Valade, dans la collection des musées de Poitiers
  14. Actes D’État-Civil D'Artistes Français, Slatkine, 1972. p 437.
  15. Charles Coypel: peintre du roi (1694-1752), Arthéna, 1994.
  16. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  17. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  18. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  19. Les portraits au pastel de Jean Valade, dans la collection des musées de Poitiers
  20. Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Éditeur J. Bauer, 1941.
  21. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  22. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  23. Quand le Poitevin Jean Valade tirait le portrait des aristocrates
  24. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  25. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  26. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  27. Actes D’État-Civil D'Artistes Français, Slatkine, 1972. p 437.
  28. Jean Valade, peintre du Roi.
  29. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  30. Charles Coypel: peintre du roi (1694-1752), Arthéna, 1994.
  31. Jean Valade, peintre du Roi
  32. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  33. Portrait d'une collection: les peintures des XVIIe et XVIIIe siècles du château de Grignan, Histoires de châteaux, ISSN 1954-0418, Emmanuel Coquery, Chrystèle Burgard, creaphis editions, 2006.
  34. Les portraits au pastel de Jean Valade, dans la collection des musées de Poitiers
  35. Rue située à l’emplacement de la Pyramide du Louvre.
  36. Jean Valade peintre ordinaire du Roi
  37. DESSINS, ESQUISSES & SCULPTURES DU XVIE AU XXE SIÈCLE
  38. Portraits et autoportraits d'artistes au XVIIIe siècle, par Philippe Renard, La Renaissance du livre (16 octobre 2003). p. 180.
  39. Jean Valade peintre ordinaire du Roi
  40. Arch. nat., M. C., CXV, 6003.
  41. DESSINS, ESQUISSES & SCULPTURES DU XVIE AU XXE SIÈCLE
  42. DESSINS, ESQUISSES & SCULPTURES DU XVIE AU XXE SIÈCLE
  43. DESSINS, ESQUISSES & SCULPTURES DU XVIE AU XXE SIÈCLE
  44. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  45. Genèse d'un droit administratif sous le règne de Louis XV: Les pratiques de l'intendant dans les provinces du Nord (1726-1754), Cédric Glineur, Presses Universitaires d'Orléans, 2005.
  46. Durand Marc. Le terroir médiéval de Champlieu - contribution archéologique. In: Revue archéologique de Picardie, n°1-2, 1986. pp. 37-94.
  47. Actes notariés, archives familiales de Frédéric Brémard.
  48. MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/490. Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI)
  49. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  50. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  51. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, p. 143.
  52. MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/496 Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI).
  53. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  54. Marie-Hélène Trope, Jean Valade Peintre ordinaire du Roi 1710-1787, Musées de la ville de Poitiers et de la société des antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1993.
  55. Isabelle Klinka-Ballesteros, Les Pastels, Amis des musées d'Orléans, 2005.
  56. DESSINS, ESQUISSES & SCULPTURES DU XVIE AU XXE SIÈCLE
  57. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  58. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  59. Jean Valade, peintre du Roi.
  60. Portrait de l'ingénieur mécanicien Antoine-Joseph Loriot, par VALADE Jean (pastelliste)
  61. Portrait de l'ingénieur mécanicien Antoine-Joseph Loriot, par VALADE Jean (pastelliste)
  62. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  63. Les trois siècles de la peinture en France ou, Galerie des peintures français..., Pierre Marie Gault de Saint Germain, Publisher, Belin fils, 1808. p. 286.
  64. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  65. Diderot & l'art de Boucher à David: les Salons, 1759-1781 : [exposition] Hôtel de la Monnaie, 5 octobre 1984-6 janvier 1985, Denis Diderot, Musée de la monnaie (France), Ministère de la culture, Editions de la Réunion des musées nationaux, 1984.
  66. Jean Valade, peintre du Roi
  67. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  68. Journal historique, ou Mémoires critiques et littéraires sur les ouvrages dramatiques depuis 1748 jusqu'en 1751, Charles Collé, 1807.
  69. Œuvres complètes de Diderot: comprenant ce qui a été publié à diverses époques et tous les manuscrits inédits conservés à la Bibliothèque de l'Ermitage : revues sur les éditions originales, Denis Diderot, Jules Assézat, Maurice Tourneux, Éditeur Garnier frères.
  70. Œuvres complètes de Diderot: comprenant ce qui a été publié à diverses époques et tous les manuscrits inédits conservés à la Bibliothèque de l'Ermitage : revues sur les éditions originales, Denis Diderot, Jules Assézat, Maurice Tourneux, Éditeur Garnier frères.
  71. Œuvres complètes de Diderot: comprenant ce qui a été publié à diverses époques et tous les manuscrits inédits conservés à la Bibliothèque de l'Ermitage : revues sur les éditions originales, Denis Diderot, Jules Assézat, Maurice Tourneux, Éditeur Garnier frères.
  72. Œuvres complètes de Diderot: comprenant ce qui a été publié à diverses époques et tous les manuscrits inédits conservés à la Bibliothèque de l'Ermitage : revues sur les éditions originales, Denis Diderot, Jules Assézat, Maurice Tourneux, Éditeur Garnier frères.
  73. Œuvres complètes de Diderot: Beaux-arts, Volume 11. Denis Diderot, Jules Assezat, Maurice Tourneux, Éditeur Garnier, 1876
  74. Portrait allégorique du maréchal de Belle-Isle
  75. Diderot Denis. Œuvres complètes, Tome dixième, 1, Beaux-Arts, arts du dessin (salons), éd. de, Paris : Garnier frères, 1876 Notice n° : FRBNF37229657 I, p. 205, 205 n. & 321 et II, P. 156, III, p. 43.
  76. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  77. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  78. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  79. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  80. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  81. Valade chronology - Pastels & pastellists
  82. Valade chronology - Pastels & pastellists
  83. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  84. Jean VALADE - Pastels & pastellists
  85. Jean Valade, peintre du Roi
  86. Procès-verbaux de l'Académie royale de peinture et de sculpture, 1648-1793, par Société de l'histoire de l'art français, p. 345.
  87. Actes D’État-Civil D'Artistes Français, Slatkine, 1972. p 437.
  88. Jean Valade, peintre ordinaire du roi, 1710-1787, Marie-Hélène Trope, Musée Sainte-Croix (Poitiers). Musées de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1993.
  89. MC/ET/V/859 - MC/ET/V/1023, MC/RE/V/11 - MC/RE/V/15 - MC/RE/V/11 Fonds : Minutes et répertoires du notaire Jean VINGTAIN, 3 septembre 1798 - 29 avril 1822 (étude V).
  90. Jean Valade, peintre du Roi.
  91. Guide artistique de la France, Bibliothèque des guides bleus, ISSN 1776-7938, Pierre Cabanne, Hachette, 1968.
  92. Les cahiers français: documents d'actualité, Direction de la Documentation. La Documentation Française, 1956.
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