Wiki Guy de Rambaud
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                              Jean III Mottet

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Généalogie des Mottet (L'état et le nobiliaire de la Provence).

Galiot Mottet est pourvu de la Commanderie de Bo[u]rdeaux (Le Poët-Laval) en 1417[1].

Jean III Mottet est né vers 1380. Il teste le 16 mars 1442.


Jean de Mottet est un Mottet et l'ancêtre commun aux différentes branches de la famille Mottet, sauf les Séchilienne.

Mottet, originaire de Tarascon dans la Viguerie de Sisteron subsiste dès l'année 1297[2]. L’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence nous dit que la famille Mottett de Tarascon est noble[3]. La famille de Mottet de la ville de Tarascon est une des plus anciennes de la ville. Elle a donné plusieurs chevaliers de Malte[4]. La famille de Mottet de la ville de Tarascon, est une des plus anciennes de cette Ville, & elle conserve encore les provisions de la Commanderie de Bourdeaux qui fut donnée le 28 de Novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet ou Moutet, Chevalier de Rhodes. Jean Mottet qui étoit aparemment le neveu de ce Commandeur, & qui étoit Conseiller du Roi René, fit fon Testament l'an 1442. par lequel il institue son héritier, Jacques Mottet son fils.

Jean Mottet, alias Motet, est Conseiller du futur roi René en 1430[5]. Il se peut qu'il soit auprès du jeune prince en France et administre ses terres pour son épouse Isabelle de Lorraine (1470 - 1453). Celle-ci est obligée de se réfugier à Tarascon pour soustraire ses enfants aux atteintes de la peste qui ravage Aix.

Le roi René ne rentre en France qu’en 1442. Nous avons certainement du fait de ce retour le Testament de noble Jean de Mouttet, conseiller du roy René, par lequel il institue noble Jacques, son fils, du 16 mars 1442, signé Morteris, notaire, dixit Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). On peut imaginer que les partisans de René sont rassurés et richement récompensés pour leur fidélité.


Article détaillé : Maison Mottet


Le château de Tarascon et l'église Sainte-Marthe.

JEAN MOTTET CONSEILLER DU JEUNE DUC RENÉ EN 1430[]

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Jean conseiller du jeune duc (1430 - 1435)[]

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Jean II Mottet dans Armorial de la France, de Louis de Magny.

Mas des Mottet, entre Arles et Tarascon. Les Moootet ont des domaines en Provence et dans le Languedoc.

Dessin du roi Réné dans un registre des archives de Tarascon.

Jean III Mottet est un membre de la famille Motet/Mottet/Moutet. Il est le petit-fils de Jean Mottet (ca 1320 - 1373) marié en 1351 avec Douce Quiqueran (ca 1335 - après 1402), d'une famille de grands seigneurs provençaux. Il est le fils de Jean II Mottet et le neveu de Galiot Mottet ou Moutet (après 1351-après 1417), chevalier de Rhodes (Malte), commandeur de Bordeaux, selon les généalogistes et historiens provençaux et notamment l'Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, de Artefeuil et Louis Ventre. 

Le père de Jean Mottet, Jean II Mottet (1352 - après 1416) est au service du duc d'Orléans en France, assassiné par les Bourguignons et participe à une montre en 1416.

René, élevé en Lorraine, est loin de sympathiser avec les Bourguignons, comme sa belle-famille. Il rejoint l'armée française à Reims en 1429, et assiste au Sacre de Charles VII.

A la mort de Louis de Bar en 1430, René hérite du duché de Bar. Jean Mottet, alias Motet est Conseiller du futur roi René en 1430[6]. Il est duc de Bar, pas encore roi ou comte de Provence.

L'année suivante, à la mort de son beau-père, René succède au duché de Lorraine. L'héritage est contesté par l'héritier-mâle, Antoine de Vaudemont, qui avec l'aide bourguignonne vainc René à Bulgneville en juillet 1431. La duchesse Isabelle obtient une trêve, mais le duc René reste prisonnier des Bourguignons jusqu'en avril 1432[7].

Le titre de René comme duc de Lorraine est confirmé par son suzerain, l'empereur romain germanique Sigismond, à Bâle en 1434. Philippe le Bon l'oblige au début de l'année suivante à retourner dans sa prison, dont il n'est libéré deux ans plus tard sur paiement d'une lourde rançon.

Au lendemain de sa libération de la prison de Dijon, René se rend en Provence au début de 1438. Il se rend à Aix où il est reçu comme chanoine de la cathédrale en décembre. Très vite, il s’installe à Marseille pour y préparer l’expédition qui va lui permettre de s’emparer du royaume de Naples. Il y réside du 23 janvier au 12 avril 1438, date de son départ pour l’Italie. Durant ce séjour, il prend la décision le 23 mars de transférer à Marseille les institutions centrales du comté. Il justifie sa décision par le besoin d’assurer la sécurité de Marseille face à la menace d’une nouvelle incursion du roi Alphonse d’Aragon, qui pourrait profiter de l’absence du roi occupé à reconquérir le royaume de Naples, et par la nécessité de repeupler Marseille et de restaurer sa prospérité affectée par le sac de la ville en 1423[8].

À la mort de son frère, Louis III d'Anjou, décédé sans postérité en 1434, il hérite de ses titres et devient roi titulaire de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence et de Forcalquier.

Il hérite du royaume de Naples en 1435, en vertu du testament de Jeanne II reine de Naples et se bat de 1438 à 1442, sans succès, contre Alphonse V d'Aragon pour faire valoir ses droits, malgré la résistance de son fidèle lieutenant et chambellan Jean Cossa.

Jean conseiller d'Isabelle de Lorraine (1434 - 1442)[]

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Isabelle de Lorraine (1470 - 1453), femme du roi René d'Anjou est une sorte de Régente.

En novembre 1434, son épouse emprisonnée, Isabelle de Lorraine, hérite des domaines d'Anjou, de Provence et du Maine de son frère ainsi que de la fonction d’héritiers du trône de Naples, et le 2 février 1435, elle hérite du trône de Naples.

René la nomme pour agir comme son gouverneur général jusqu'à sa libération, et une ambassade napolitaine lui demande de venir à Naples pour assumer le poste de régente jusqu'à ce que son épouse puisse le faire en personne. Elle est partie avec son fils Louis et une flotte. La Chronique de Gaspare Fuscolillo, du milieu du XVIe siècle, rapporte qu'Isabelle arrive à Naples le 15 octobre 1435. En tant que régente de Naples, elle doi faire face à la lutte avec l'autre concurrent au trône de Naples, Alphonse d'Aragon. Elle reçoit le soutien militaire du pape, mais ne peut guère coopérer avec son commandant, Jacopo Caldora.

René est libéré en 1437, et arrive à Naples pour prendre le pouvoir d'Isabelle en mai 1438. Isabelle parti avec Louis pour retourner en Lorraine en août 1440. En Lorraine, elle bat finalement Antoine de Vaudémont le 27 mars 1441.

Avant cela on voit la peste à l’œuvre en 1439 à Aix, que le conseil du roi abandonne pour chercher refuge à Brignoles[9]. Isabelle est obligée de se réfugier à Tarascon pour soustraire ses enfants aux atteintes de la peste qui ravage Aix.

Le retour du Roi (1442)[]

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René, en vassal, rendant hommage au roi de France, le 15 février 1469.

A sa libération, le roi s'arrête d'abord à Arles, où il goûte les témoignages d'affection de son peuple et vient ensuite à Tarascon en son château. On peut imaginer que les partisans de René sont rassurés et richement récompensés pour leur fidélité. Jean III fait son testament à son retour l'an 1442, par lequel il inftitue fon héritier, Jacques Mottet fon fils Jacques. Nous avons effectivement le Testament de noble Jean de Mouttet, conseiller du roy René, par lequel il institue noble Jacques, son fils, du 16 mars 1442, signé Morteris, notaire, dixit Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). Le roi s'entoure de proches conseillers efficaces, tels que Fouquet d'Agoult, son chambellan, et Guillaume de Rémerville, son secrétaire.

Le roi consacre son temps à l'administration et au développement de l'Anjou, de la Lorraine et de la Provence. Il fait prospérer ainsi les villes d'Angers, Aix-en-Provence, Avignon et Tarascon. Longtemps les séjours de René ans le comté provençal ne sont que de brève durée, d’autant qu’ils sont souvent de simples haltes à l’aller et au retour de ses expéditions d’outremonts ou d’outre-mer : 5 mois en 1437-1438 et en 1442-1443. Progressivement, la balance penche davantage vers le pôle provençal de la principauté[10].

Portrait de René d'Anjou (1409 - 1480), roi de Sicile (1409 - 1450) et de sa seconde épouse Jeanne de Laval (morte en 1495). Le diptyque est donné par le roi René Ier, dit le Bon, à son ami Jean Matheron.

DESCENDANCE FRANÇAISE D'ARSENDE DE MATAPLALANA[]

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Arsende de Mataplana (ca 1015 - après 1067) est la première ancêtre de cette famille que l'on peut relier à ses descendants. Son fils, Hugh/Ug/Uc de Berga (ca 1045 - 1098) est seigneur de Mataplana, dans le Ripollès (comarca de Ripoll). Par contre, son petit-fils, Hugh/Ug/Uc de Mataplana (ca 1095 - après 1130) devient Luc de Mota, car Uc n'est pas un prénom français. Les Mota/Motetus/Moet/Mottet sont surtout des magistrats d'Arles et des Consuls.

Dalmau de Berga (ca 1000 - 1067)
x Arsende de Mataplana (ca 1015 - après 1067)
-> Halduin Motetus (ca 1030 - après 1060)
-> Hugh/Ug/Uc de Mataplana (ca 1045 - 1098)
x Adelaïde N (° ca 1070)
-> Sybille de Mataplana (avant 1098 - 1149)
x 1129 Guilhem VI de Montpellier (1090 - 1161)
-> Guilhem VII de Montpellier (1130 - 1172)
x Mathilde de Bourgogne
-> Radulfus Motetus (avant 1098 - après 1118)
-> Hugh/Ug/Uc/Luc de Mota/Mataplana (ca 1095 - après 1130)
x Ermessenda d'Empuries
-> Euphème de Mota (ca 1125 - après 1170)
x 1156 Marthe de Fenouillet (ca 1135 - après 1170)
-> Jean de Matha ou Mota (1160 - 1213)
-> Branche des Mottet du Dauphiné
-> Raymond Motet (ca 1160 - 1218)
-> Pons Motet
-> Arnulfus Motetus (après 1156 - après 1221)
-> Raymond II Motet (ca 1195 - après 1239)
-> Gilius Motetus (ca 1200 - après 1244)
-> Arnaldus Raimundus de La Mota (ca 1205 - après 1247)
-> Poncius Motteti (ca 1190 - 1260)
-> Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1240 - 1300)
-> Adam Motet (ca 1240 - 1282)
-> Bertrandus Motetus (ca 1230 - 1278)


Le 15 mai 1265, une grande partie de la noblesse arlésienne s'embarque à Marseille. Le 6 janvier 1266, toute l'armée de Charles d'Anjou (1226 - 1285) est à Rome. Il se lance à la conquête du royaume de Sicile Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle figure :

  • Adam Motet,
  • Johannes et Radulfus de Mota, hommes d'armes en 1275 ;
  • Rogerius de Mota, écuyer dans les troupes royales en 1278 ;
  • Rostandus de La Mota, chevalier dans les troupes royales en 1272 ;
  • Guillelmus de Mota Engalire, écuyer dans les troupes royales en 1279 ;
  • Andri Mote, écuyer, châtelain de place forte en 1278-1280[11].
Bertrandus Motetus (ca 1230 - 1278)
-> Gui Motet (ca 1265 - 1291)
-> Guillaume Motetus (ca 1265 - après 1309)
-> Pons Motet (ca 1265 - après 1309)
-> Bertrand II Mottet (ca 1260 - après 1310)
x Demoiselle d'Aramon
-> Marie Mottet (ca 1300 - avant 1346)
x Artaud de La lande (ca 1290 - après 1346)
-> Douce de La lande (ca 1320 - après 1347)
x Bertrand Porcellet (1301 - 1352)
-> Bertrand III Mottet (ca 1300 - avant 1351)
-> Jean Mottet (ca 1320 - 1373)
x 1350 Douce Quiqueran (ca 1335 - après 1402)

Les Mottet d'Arles se retrouvent à Tarascon à la génération suivante. Le commandeur Galiot Mottet ou Moutet (après 1350 - après 1417) n'est pas leur ancêtre, mais un oncle, descendants d'ancêtres nobles. Seuls les cadets de haute noblesse prennent le titre de commandeurs. Judith Bronstein, faisant des recherches pour écrire The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274 (2005), a découvert que son ancêtre R. Motet est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222-1225)[12]. Raymond Motet remplace frater Golferius (1221) comme Commandeur general ou plutôt Grand Commandeur des hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

-> Jean Mottet (ca 1320 - 1373)
x 1350 Douce Quiqueran (ca 1335 - après 1402)
-> Galiot Mottet ou Moutet (après 1350 - après 1417)
-> Bérengère Mottet (après 1355 - après 1402)
-> Raymundus de Mota (1358 - après 1402)
-> Pierre de la Moutte (1360 - 1407)
-> Jean II Mottet (1352 - 1416)
-> Jean III Mottet (ca 1380 - après 1442)
-> Jean d'Auvergne Mottet (1420 - 1490)
x Jeanne Isnard (1440 - après 1490)
-> Branche des Mottet de Toulon et Marseille.
-> Jacques Mottet (ca 1430 - 1489)
x Marthe Garanton (ca 1460 - après 1544)
-> Jeanne de Mottet
x 1500 Pierre de Garnier de Jullans[13]
-> Gaspard de Garnier (1500 - 1569)
x 1525 Honorade de Valvelle
-> Mathurin de Mottet (1495 - avant 1561)
x 1530 Françoise de Clérice
-> Anne de Mottet
x 1557 Honoré de Ponteves-Castelar
-> Jean le vieux de Mottet (1500 - après 1587)
x 1544 Anne de Grille
-> Guillaume Mottet (1545 - après 1605)
x 1573 Pierrette de Gras
-> Mottet de Tarascon
-> Claude Mottet (ca 1545 - après 1586)
-> Mottet d'Île-de-France et Mottet de La Fontaine
-> Jean le jeune de Mottet (ca 1505 - 1561)
x 1538 Catherine d'Aimini
-> Mottet de Molières

Résidence du Resident de l'état d'Hyderabad (1/4 de l'Inde), dessinée en 1813. Le Barnet Henry II Russell de Swallowfield est marié à Clotilde Mottet de La Fontaine. Cette branche des Mottet se marie avec des familles d'officiers supérieurs britanniques. Certains de leurs descendants sont apparentés à la famille royale, à la Famille de Warren... sans oublier un oncle paternel, par alliance, de Philippe de Villiers et Pierre de Villiers[14][15].

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Dictionnaire de la noblesse, contenant ..., François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Édition 3, Schlesinger frères, 1869. p.621.
  2. Extrait Des Memoires dressez par les Intendans du Royaume, par ordre du Roi, Louis XIV.: 1.2. T. Wood & S. Palmer, 1727.
  3. Histoire héroïque et universelle de la Noblesse de Provence. Artefeuil, Edité par Veuve Girard, Avignon (1757).
  4. L'Intendance de Provence à la fin du XVIIe siècle: édition critique des mémoires "pour l'instruction du duc de Bourgogne", Volume 29 de Notices, inventaires et documents - Comité des travaux historiques et scientifiques, Section d'histoire moderne (depuis 1715) et d'histoire contemporaine, Pierre Cardin Le Bret, François Xavier Emmanuelli, Bibliothèque Nationale, 1980. p.279.
  5. Armorial de la France. 1875. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) : 1874-1875.
  6. Armorial de la France. 1875. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) : 1874-1875.
  7. Hisholm, Hugh, éd. (1911), "René I", Encyclopædia Britannica, 23 (11e éd.), Cambridge University Press, pp. 97–98.
  8. MATZ, Jean-Michel (dir.) ; TONNERRE, Noël-Yves (dir.). René d’Anjou (1409-1480) : Pouvoirs et gouvernement. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011.
  9. Chapitre 10. Une crise démographique profonde. In : La Provence au Moyen Âge. Aix-en-Provence : Presses universitaires de Provence, 2005.
  10. MATZ, Jean-Michel (dir.) ; TONNERRE, Noël-Yves (dir.). René d’Anjou (1409-1480) : Pouvoirs et gouvernement. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011.
  11. Les archives angevines de Naples: étude sur les registres du roi Charles Ier ... (1887), Paul Durrieu, Volume: no. 51, E. Thorin 1887.
  12. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  13. Procès-verbaux des preuves des chevaliers
  14. Histoire familiale des hommes politiques français' Marie-Odile Mergnac, Archives & culture, 1997. ISBN 2911665120, 9782911665127.
  15. État de la Noblesse française subsistante, par Michel Authier, Alain Galbrun et Jacques Dell'Acqua (volume 36, page 142).
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