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                            Jean-Michel Chevotet



Chevotet

Jean-Michel Chevotet. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

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Jean-Baptiste Chaussard, architecte associé à Chevotet et d'Ivry qui devient le gendre de Chevotet (Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans). Il hérite de Jean Valade, son oncle par alliance[1].

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Élévation de la façade de l'Hôtel de Soubise du côté de la cour, Chevotet, Jean-Michel dessinateur.

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Le Pavillon de Hanovre (1758 - 1760).

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Château de Champlâtreux.

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La maison et les jardins néo-classiques du Château de Petit-Bourg.

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Le château d'Arnouville et l'orangerie (à droite), depuis l'entrée rue du Râtelier.

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Chevotet-Contant-Chaussard, Architectes du Roi, forment une véritable agence au sens moderne du terme, qui fonctionne efficacement pendant les soixante dernières années de la monarchie[2].

Jean-Michel Chevotet est né le 11 juillet 1698 à Paris, rue de Tournon. Il est baptisé le lendemain à l'église Saint-Sulpice. Il meurt le 4 décembre 1772 à Paris et est inhumé le lendemain à Saint-Germain l'Auxerrois[3]. Il meurt d'une attaque d'apoplexie[4].


Jean-Michel Chevotet est architecte du roi et en 1732 membre de son Académie royale d'architecture[5][6], jardinier français de l'école de Le Nôtre[7], spécialiste de l'hydraulique[8].

En 1722, Chevotet remporte le premier Prix ​​de Rome de l'Académie royale d'architecture avec l'étude d'un arc de triomphe, alors qu'il est l'élève de Jean-Baptiste Alexandre Le Blond [9]. En 1732 il est accepté comme : membre de l'Académie[10]. À la mort de Germain Boffrand en 1754, il devient membre du premier rang de l'Académie royale[11].

Lui et Pierre Contant d'Ivry sont parmi les plus éminents architectes parisiens de l'époque et conçoivent à la fois dans le style rococo français sobre, connu sous le nom de style Louis XV et dans le style Goût grec du début du néoclassicisme. Leur associé, Jean-Baptiste Chaussard devient son gendre. Son petit-fils est Pierre-Jean-Baptiste Chaussard, dit Publicola. Son beau-frère est le peintre du roi et académicien, Jean Valade.

Dessinateur habile, il illustre plusieurs traités d'architecture, tels que Versailles immortalisé de Jean-Baptiste de Monicart (1720 - 1725) et Architecture française de Jean Mariette (1727). Il a surtout réussi à rendre, de la manière la plus pittoresque, la perspective et le développement, soit des élévations, soit de la coupe et des détails intérieurs[12].

Du fait de son mariage, en 1741, avec Anne Catherine Remond (1712 - 1786), descendante par sa mère, descend des Herlaut et des Mottet, seigneurs de Donneval, de Choisy, et de la Motte, font remarquer Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard, dans : Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières, Jean-Michel Chevotet, issu d'un milieu modeste, peut fréquenter de grands seigneurs et des financiers[13].

En 1748 et 1753, Chevotet soumet sans succès quatre projets pour la future place Louis XV (aujourd'hui Place de la Concorde) et, en 1764, il n'est pas chargé de l'extension du Palais Bourbon. Il a levé tous les plans des maisons royales[14].

Dans son cabinet (et aussi celui d'Ivray), Claude Nicolas Ledoux débute sa carrière d'apprenti architecte. Ils lui enseignent l'architecture antique, notamment les temples de Paestum et l'œuvre de Palladio, qui vont exercer une grande influence sur ses choix esthétiques.

Le Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique écrit :

La probité de Chevotet égale ses talents. Cet artiste habile est en même temps un homme très-aimable : il doit à ce caractère l'intimité dont l'honorent le maréchal de Richelieu et plusieurs autres personnages distingués[15].


SES ŒUVRES :

Hôtels particuliers :

Chevotet a plus de succès avec une clientèle aristocratique qu'avec l'Etat. Il remanie de nombreux hôtels parisiens existants au goût moderne, en travaillant notamment sur :

¤ Hôtel Molé (appelé aussi hôtel de Roquelaure) (en 1741 - 1742), rue Saint-Dominique (aujourd'hui 246 boulevard Saint-Germain)[16].

¤ Hôtel de Béthune-Sully (appelé aussi hôtel de Lesdiguières) (en 1756 - 1757), rue Saint-Dominique (aujourd'hui 248 boulevard Saint-Germain)[17].

¤ Hôtel Perrinet de Jars, 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré, remanié en 1748[18].

¤ Le Pavillon de Hanovre pour Louis François Armand du Plessis, duc de Richelieu, Maréchal de France, commémorant ses victoires à Hanovre, rue Neuve-Saint-Augustin (déconstruit pour la construction du Palais Berlitz sur le boulevard des Italiens, et reconstruit en 1932 dans le parc du château de Sceaux).


Il est à l'origine de plusieurs maisons de campagne et des jardins à la française, principalement autour de Paris, notamment :

¤ la maison, l'église et les jardins du château de Champlâtreux (1751 - 1757) pour Mathieu-François Molé, président du Parlement de Paris. Il dessine également les jardins[19].

¤ la maison du château d'Arnouville, à Arnouville-lès-Gonesse (1751 - 1757), pour Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, président du Grand Conseil, en collaboration avec d'Ivry[20].

¤ la maison et les jardins néo-classiques du Château de Petit-Bourg à Évry (1756) pour Germain Louis Chauvelin, président du Grand Conseil, détruit en 1944

¤ les jardins de Belœil (1754 et 1760) pour les princes Claude Lamoral de Ligne et Charles-Joseph de Ligne[21].

¤ les jardins d'Orsay (1758-1764) pour Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay[22].


Il a également travaillé à la modernisation du château de Thoiry (Yvelines) à la construction des châteaux de Mareuil, Panges pour le trésorier de l'extraordinaire des guerres ; à celui de Domjeu, près de Joinville, pour le comte de Gesta; au château de Petit Grand-Pré en Champagne[23].

Chevotet fait construire, sur ses dessins, l'église et la maison des frères de Saint-Jean-de-Dieu, appelés aussi frères de la Charité, à Château-Thierry. Il reste fidèle au style rocaille, surtout dans ses décorations intérieures[24].

Ce sage artiste a joint à ses études la connaissance approfondie de l'hydraulique ; nul ne sait mieux tirer parti des eaux, et distribuer leurs effets[25].

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Élévation des façades du Palais Bourbon. Chevotet, Jean-Michel (1698 - 1772), 1764.

SA FAMILLE ET SES DÉBUTS Modifier

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Sa famille Modifier

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La rue de Tournon sur le plan de Turgot, 1736.

Jean-Michel Chevotet est né le 11 juillet 1698 à Paris, rue de Tournon. Il est baptisé le lendemain à l'église Saint-Sulpice[26].

Ses antécédents familiaux ne le prédestinent pas à une carrière d'architecte. La famille est fort modeste. Son arrière-grand-père, Claude Chevotet, est un tailleur d'habits, rue du Vieux-Colombier. Son grand-père, Jean Chevotet est maître tourneur à Orléans, où il exerce également les fonctions d'archer du guet. Son père, Jean Chevotet, revient à Paris, alors que ses oncles et tantes restent à Orléans[27].

Jean s'installe rue de Tournon, où il ouvre en 1694 une boutique de marchand de vin à l'enseigne de l'Hermitage[28].

En 1714, son père s'établit rue d'Orléans au faubourg Saint-Marcel, où il meurt en 1740[29].

Ses débuts (1718/1741) Modifier

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Le Grand Escalier du château de Versailles dit escalier des Ambassadeurs. Graveur Auteur : Chevotet, Jean-Michel (Musée du château de Versailles).

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Chevotet est l'élève de Le Blond l'architecte du Tsar Pierre-le-Grand et du Palais de Peterhof.

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Plan du rez-de-chaussée du Louvre de 1754 montrant les salles de l'Académie (jaune), situé dans l'aile nord.

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L’hôpital frères de la Charité, à Château-Thierry, est reconstruit : corps central, avec un fronton triangulaire, ainsi qu’une chapelle.

Jean-Michel Chevotet, destiné au commerce, fait de rapides progrès dans l'art du dessin à l'école des célèbres Audran. Ses esquisses n'auroient pas été désavouées par un grand peintre[30].

Cet architecte a sûrement été introduit dans le milieu du bâtiment par son grand-oncle Jean Chouannet, tailleur de pierre, ou par Louis Sublau, également tailleur de pierre et témoin au mariage de sa marraine Chevotet. Il faut au mieux imaginer que ses talents de dessinateur l’incitent très vite à exécuter, dès 1718, des relevés d’architecture.

1718. — Premiers dessins connus (portail de l'église Saint-Gervais et du Val-de-Grâce)[31].

1719. — Dessins pour Versailles immortalisé de Monicart et pour l'Histoire de la ville de Paris de Lobineau[32].

1721/1722. — Dessins pour l'Escalier des Ambassadeurs et l'Histoire de la ville de Paris[33].

16 novembre 1722. — Reçoit le premier prix de l'Académie d'architecture pour les dessins d'unarc de triomphe, alors qu'il est l'élève de Jean-Baptiste Alexandre Le Blond (1679 - 1719). Le Blond va être l'architecte du Tsar Pierre-le-Grand[34].

En 1722, il est dit architecte du prince Charles de Lorraine, grand écuyer de France[35]. Le prince de Guise et le prince Charles de Lorraine lui confient des travaux importants[36].

Dessinateur talentueux, il illustre plusieurs traités d'architecture, dont Versailles immortalisé' (1720/1725), de Jean-Baptiste de Monicart, et L’Architecture française (1727), de Pierre-Jean Mariette.

En 1729, Louis de Bourbon-Condé (1709 - 1771) fonde l’Académie du Petit-Luxembourg où se réunissent des savants et des artistes comme les architectes Jean Aubert, Germain Boffrand, Jean-Michel Chevotet.

En 1732, Jean-Michel devient, par décision du roi, membre de l’Académie royale d'architecture. Il lève tous les plans des maisons royales.

Chevotet fait construire, sur ses dessins, l'église et la maison des frères de Saint-Jean-de-Dieu, appelés aussi frères de la Charité, à Château-Thierry. Il reste fidèle au style rocaille, surtout dans ses décorations intérieures[37][38].

En 1733, il figure sur l’Almanach royal, comme membre de l’Académie en tant qu’architecte de Seconde classe, habitant rue de Bouloy, donc tout près du Louvre. En 1738, Jean-Michel Chevotet figure sur l’Almanach Royal, comme architecte de Seconde classe, habitant au Luxembourg.

Avanr son mariage il quitte la rue du Bouloy pour habiter rue d'Orléans Saint Honoré, paroisse Saint-Eustache[39].

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Élévation de la principale entrée de l'Hôtel Royal des Invalides Chevotet Jean-Michel (1698 - 1772).

SON MARIAGE (19 septembre 1741) Modifier

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Prévôt de Paris.

Sa femme, Anne Catherine Remond (1712 - 1786) descend, par sa mère, des Herlaut et des Mottet, seigneurs de Donneval, de Choisy, et de la Motte remarque Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard, dans : Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières[40].

C'est ce qui explique le fait que Jean-Michel Chevotet, issu d'un milieu modeste, peut fréquenter de grands seigneurs et des financiers. Anne Catherine Remond (1712 - 1786) est la petite-fille de Louis Mottet de La Motte (1651-1733), écuyer, seigneur... Prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. A Compiègne, la justice civile et criminelle lui appartient par moitié[41]. Louis II Mottet est dit sur les actes des registres paroissiaux et les actes notariés : écuyer, intéressé aux Fermes du Roi pour le bailliage de Compiègne, baron ou fieffé de l’abbaye Saint-Corneille. La grand-mère d'Anne Catherine Remond est Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735), proche parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier général des Gardes Françaises et des Gardes suisses[42]. Nicolas Mottet de La Motte, son oncle, est le père de Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur des Indes françaises, et le grand-père d'Agathe de Rambaud, née Mottet et de la femme du Resident-Baronet Henry II Russell de Swallowfield.

Les Rémond Modifier

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Remond chevotet

L'épouse de Jean-Michel Chevotet, par Jean-Baptiste Perronneau (Musée des beaux-arts d'Orléans).

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L'oncle paternel de la femme de Jean Valade, Etienne Rémond (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Remond

Maître Antoine Nicolas Rémond de Champlieu, son beau-frère (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Valade remond

Louise Gabrielle, épouse de Jean Valade, née Rémond et fille d'une Mottet. Sa belle-soeur. Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans.

Les Rémond, de bonne bourgeoisie, occupent des charges au Parlement et dans la vénerie du roi ; par sa mère, Anne-Catherine Rémond descend des Herlaut, seigneurs de Donneval, de Choisy et de La Motte ; son père est secrétaire de l'intendance du Lyonnais, puis des Flandres ; son frère est seigneur de Champlieu dans le Valois, avocat au Parlement...[43].


Article détaillé : Généalogie Rémond


¤ Nicolas Rémond (1638 - 1725) est Vérificateur des rôles du grenier à sel de Nogent-le-Roy en Champagne (Haute-Marne). Il est marié avant 1683 avec Anne Morand. Ils ont au moins trois enfants, dont :


¤¤ Etienne Rémond, né le 13 octobre 1683 et décédé le 15 février 1761, à l’âge de 77 ans Officier de vénerie, secrétaire de l'intendance des Flandres et le subrogé-tuteur de la future Madame Valade, sa nièce.


¤¤ La mère de sa femme, épouse de Nicolas Rémond (1678 - 1727), a eu une dot de 20.000 livres. Son mari est secrétaire de l'intendance de Lyon, puis des Flandres[44]. Nicolas Rémond (1678 - 1727) se marie en 1711 à Anne Mottet (ca 1685 - 1765), fille de Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et Marguerite Herlaut de La Motte (1667 - 1735). Marguerite Herlaut, se mère et ses filles Antoinette et Anne Mottet héritent de leur frère et oncle Jérôme Herlaut, Sieur de La Motte, Champlieux et Donneval, Conseiller du Roy, Grenetier du grenier à sel de Compiègne, Officier dans la vénerie du Roi en 1731. Elle est domiciliée en 1761 à Paris, Paroisse Saint-Roch, chez son fils Antoine Nicolas Rémond. Ils ont quatre enfants :


¤¤¤ Antoine Nicolas Rémond est né et baptisé le 18 juillet 1713 à Lyon et décédé le 8 mars 1772, à l’âge de 58 ans. Il est Seigneur de Champlieu (1728 - 1762), Officier de la vénerie du roi, avocat au Parlement de Paris, domicilié paroisse Saint-Roch[45]. En novembre 1762, Antoine Nicolas est nommé tuteur des six enfants mineurs du sieur Louis Carloman d'Arboulin de Richebourg, seigneur des Moriceaux, et de défunte dame Roze Éléonore Albert dans tous les cas où leurs intérêts seraient opposés aux vœux de leur père. Antoine Nicolas Rémond est fils d'Anne Mottet et de Nicolas Rémond. Depuis une donation faite par sa mère le 6 décembre 1761, il est propriétaire de terres à Champlieux (commune d'Orrouy 60) et porte le titre de Seigneur de Champlieu[46].


¤¤¤ Nicolas Etienne Rémond (1714 - 1754), dont on ne sait rien.

Renonciation en 1754 à succession Nicolas Etienne Rémond, où interviennent - Anne-Catherine REMOND, épouse de Jean-Michel CHEVOTET, architecte ordinaire du Roi en son Académie d'Architecte rue Bethizy, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, - Louise-Gabrielle REMOND, épouse de Jean VALADE, peintre du roi en son Académie de peinture et sculpture, quai de l'horloge du Palais, paroisse Saint-Barthelemy...[47].


¤¤¤ Catherine Rémond, mineure émancipée, fille de défunt Nicolas Rémond, secrétaire de l'intendance de Flandre, et d'Anne Mottet, demeurant rue de Charonne dans la maison des religieuses de la Croix, mariée le 26 août 1741, à Jean-Michel Chevotet, architecte.


¤¤¤ Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804) mariée, le 20 novembre 1752, à Jean Valade.


Article détaillé : Prosographie des Erlaut-Herlaut


Acte 0/1 acte barré du 9 septembre 1758 concernant les REMOND, Jean-Michel Chevotet, architecte du roy en son académie royale d'architecte et Anne-Catherine REMOND, rue de Betizy, paroisse Saint-Germain Jean Valade, peintre du roi en son Académie royale de peinture et sculpture et Louise-Gabrielle REMOND[48].
Donation par les REMOND, et notamment Jean-Michel Chevotet, architecte du Roy en son académie royale d'architecture, époux d'Anne-Catherine REMOND, demeurant à Paris rue de Betize, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, et par Jean Valade, peintre du roi en son Académie royale de peinture et sculpture et Louise-Gabrielle REMOND, demeurant Cloître Saint-Honoré, paroisse Saint-Eustache, François REMOND, leur neveu notaire à Nogent-le-roi, représenté par Louis CRESSENT, bourgeois de Paris, contrôleur de la Oskille, dt rue de la Monnaie, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois[49].

Les invités à son mariage Modifier

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Les enfants Machault d'Arnouville, par Jean Valade (château de Thoiry).

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Maréchal de Richelieu (1696 - 1788), Jean-Marc Nattier.

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Son ami, le peintre Nicolas Lancret.

Comme pour son beau-frère, Jean Valade, son mariage le 19 septembre 1741 va lui permettre de s'enrichir. Mais surtout ce brillant mariage avec Anne Catherine Rémond, lui permet de s'intégrer à la bonne société parisienne[50]. Sur les 35 signatures figurant sur leur contrat de mariage la plupart sont des parents des Rémond-Mottet. Les autres sont en partie des relations de cette famille devenus des clients de l’architecte, comme :

¤ Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis (1696 - 1788), duc de Fronsac, puis duc de Richelieu à partir de 1715 ; prince de Mortagne, marquis du Pont-Courlay, comte de Cosnac, baron de Barbezieux, baron de Cozes et baron de Saujon, maréchal et pair de France, est Maréchal de France. Fils du petit-neveu du cardinal de Richelieu, ami de Voltaire et de Chevotet, il est le filleul de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne. Cet homme de guerre valeureux, lors des campagnes entre 1733 et 1758, signe le contrat de mariage de Jean-Michel Chevotet et Anne Catherine Rémond et lui fait construire son Pavillon de Hanovre.

¤ Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville (1701 - 1794), conseiller au Parlement, maître des requêtes, président du Conseil, intendant du Hainaut, garde des sceaux, ministre de la Marine. En 1794, étant à Rouen, il sera conduit comme suspect à la prison des Madelonnettes, où l'âge et l'émotion amenèrent sa mort.

¤ le marquis René Louis de Voyer de Paulmy d'Argenson et la marquise, un homme d'État français. En novembre 1744, plusieurs mois après que la France sera officiellement entrée en guerre, il sera nommé secrétaire d’état aux affaires étrangères par Louis XV, ce qui réjouit Voltaire.

¤ Mathieu-François Molé, président du Parlement de Paris, de 1751 à 1757, fait reconstruire sur un plan beaucoup plus vaste le château de Champlâtreux, modeste demeure de style Louis XIII que la famille Molé avait achetée en 1618. Dirigés par l'architecte Jean-Michel Chevotet, les travaux coûtent la somme de 513.507 livres, aidé en cela par la dot de son épouse (1733), elle-aussi présente.

¤ la veuve de Samuel Bernard, belle-mère de Molé, Mlle de Saint-Chamans, sœur d'une des belles-filles du financier. Leur fille, en 1739, reçoit la somme fantastique de 6 millions de livres. Les Molé emploient leur fortune à constituer un imposant patrimoine foncier.

Charles François Xavier Lebret, futur intendant de Bretagne (1719/1765) est seigneur de Flacourt, de Pantin et comte de Selles. Chevalier de Malte, il est avocat du Roi au Châtelet de Paris en 1740, avocat général au Grand Conseil puis avocat général au parlement de Paris en 1746. Il devient intendant de Bretagne, le 17 avril 1753, et meurt en fonction en 1765.

¤ Rouillé de Fontaine, seigneur de Marly-la-Ville, d'une vieille famille de Touraine,

¤ l'abbé d'Entraygues, abbé d'Iverneaux près de Paris,

¤ Regnault de Barame,

¤ la marquise de la Bourdonnaye, épouse de l'intendant de Rouen, Saulnier de la Moizière, Fermier général et son gendre Claude Étienne Blondeau († 19.juillet 1765), conseiller à la Cour des Aydes de Paris, épouse Anne Marie Catherine Saulnier de la Moizière, tous deux secrétaires du roi.


Hormis quelques grands seigneurs, la plupart des signataires appartiennent au monde de la bourgeoisie et de la finance ; seule la présence du peintre Nicolas Lancret rappelle les relations que Chevotet pouvait avoir avec les artistes de son temps.

Généalogie de la famille de son épouse Modifier

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La généalogie des Mottet remonte au moins au XIe siècle :


Article détaillé : Famille Mottet


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Portraits de famille[51].


 Louis Mottet de La Motte (1651-1733)
 x (1683) Marguerite Herlaut (1667 - 1735), sœur de Nicolas-Jérôme Herlaut
 ¦ +-> Anne Mottet (1685 - 1765)
 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678 - 1727)
 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712 - 1786)
 ¦     ¦      x  (1741) Jean-Michel Chevotet
 ¦     ¦      +-> Anne Michelle Chevotet (1743 - 1807)
 ¦     ¦           x (1765) Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦           +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804)             
 ¦         x  (1752) Jean Valade (1710 - 1787)
 ¦
 ¦+-> Antoinette Mottet (1686 - 1754)
 ¦      x Pierre II Moreau de Champlieu
 ¦
 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693 - 1768), baron        
       x (1723) Madeleine Coustant, fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    
       ¦+-> Madeleine Mottet (1724 - 1808).        
       ¦      x (1757) Louis Segoing, 
       ¦+-> François Mottet (1728 - 1808)        
       ¦+-> Benoît Mottet de La Fontaine (1735 - 1811)        
       ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735-1811)              
       ¦       ¦ +-> Agathe Mottet-de Rambaud
       ¦       ¦      x  (1785) Benoît de Rambaud (1750-1787)  
       ¦       ¦      ¦ +-> Auguste de Rambaud
       ¦
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine
              x (1787)  Marie Marguerite Villon de Fécamp 
              ¦+-> Victorine Mottet de La Fontaine                
              ¦    x (1808) John Doveton]
              ¦
              ¦+-> Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875) 
              ¦    x 1828 Georgiana Fallowfield (1811-1881)   
              ¦
              ¦+-> Clotilde Mottet de La Fontaine                
              ¦      x (1816)  Henry II Russell de Swallowfield
              ¦       +->  Charles Russell de Swallowfield
              ¦      ¦
              ¦      ¦+-> George Russell de Swallowfield
              ¦      ¦      x (1867) Contance Lennox
              ¦      ¦      +-> Marie Clothilde Russell
              ¦      ¦         x (1903) Arthur Ernest Guinness of Iveagh
              ¦      ¦         +-> Aileen Sibell Mary Guinness 
              ¦      ¦            x (1927) Brindsley Sheridan Bushe Plunket
              ¦      ¦            +-> Doon Aileen Plunket 
              ¦      ¦               x James Leveson-Gower, cousin de la Reine
              ¦ 
              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine (1795 - 1884)                      
                      x (1829) Élisabeth de Warren                        
                      ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine
                      ¦      x (1869) Prosper d’Épinay
                             +-> Marie Mauricia d’Épinay                       
                             +-> Georges d’Épinay.
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Résidence du Resident-Baronet de l'état princier d'Hyderabad, Henry II Russell de Swallowfield, marié à une arrière-petite-fille de sa belle mère, une Mottet.

CHEVOTET DE 1741 A 1765 Modifier

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Pierre Contant d’Ivry, Pierre, son associé.

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Portrait de sa fille, femme de l'architecte Jean-Baptiste Chaussard (Musée des beaux-arts d'Orléans).

Bien c'est un proche de sa belle-famille qui va être son premier client : un des signataires de leur contrat de mariage.

C'est à partir de cette époque que l'on arrive à suivre avec une certaine précision le déroulement de sa carrière. En 1742 et 1743, Jean-Michel Chevotet figure sur l’Almanach Royal, comme architecte membre de l’académie, toujours de 2de classe, mais habitant rue Saint-Honoré.

C’est là que naît sa première fille, Anne Michelle Chevotet. En 1747, il déménage une dernière fois et s'installe au premier étage de l'ancien hôtel de Montbazon, rue Béthisy, dans lequel il fait des transformations[52].

Chevotet concrétise son ascension sociale en commandant à Jean-Baptiste Perronneau plusieurs portraits : dont celui de sa femme, en 1743, puis en 1751 leur double portrait[53]..

En 1750, il figure toujours sur l'l’Almanach Royal, comme architecte de Seconde classe, habitant rue Béthisy (faubourg Saint-Germain). Chevotet travaille au château d'Arnouville et au parc, à Arnouville-lès-Gonesse de 1751 à 1757, pour Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, président du Grand Conseil, en collaboration avec d'Ivry[54].

En 1748 et 1753, il soumet sans succès quatre projets pour la future place Louis XV. Trois projets pour une place Louis-XV (deux sont connus), en 1748[55]. Il n'est pas davantage retenu en 1764 pour l'agrandissement du Palais-Bourbon.

Avant 1752, il participe à : Architecture Françoise, Ou Recueil Des Plans, Elévations, Coupes Et Profils Des Églises, Maisons Royales, Palais, Hôtels & Edifices les plus considérables de Paris, ainsi que des Châteaux & Maisons de plaisance situés aux environs de cette Ville, ou en d'autres endroits de la France, bâtis par les plus célèbres Architectes, & mesurés exactement sur les lieux... Tome Premier... vignettes par Jean-Jacques Flipart, Charles Nicolas Cochin, Claude Olivier Gallimard Charles Nicolas Cochin, Claude Lucas, Pierre-Edmé Babel, Antoine Herisset, et Pierre Patte, Jean-Michel Chevotet, Edmé Bouchardon, François Charles Prevostel.

Le 4 avril 1754, il est élu à la première classe de l'Académie royale d'architecture. Ce choix est enfin ratifié par le roi, qui a attendu la mort de Germain Boffrand pour le faire accéder à cette distinction[56]. Il n'est pas davantage retenu en 1764 pour l'agrandissement du Palais-Bourbon..

En 1757, 1758, 1766, 1767, 1768, 1770, 1771 et 1775, il figure sur l’Almanach Royal, comme architecte de Première classe, habitant rue Béthisy.

La collaboration ne s'établit pas seulement entre Pierre Contant d'Ivry, Chevotet et son gendre Jean-Baptiste Chaussard. En 1752, la sœur de Madame Chevotet, Louise Gabrielle Rémond, épouse le peintre du roi Jean Valade. Ce dernier présente aux Salons, à partir de 1755, les portraits des membres de sa belle-famille. Par la suite, il sera parfois associé à la trilogie d’architectes Chevotet, Contant, Chaussard. Par exemple, en 1767, il expose au Salon le portrait de feu maréchal de Belle-Isle, pour qui Contant a construit les écuries du château de Bizy, et Chaussard donne les plans du tombeau dans l'église de Vernon (Eure).

Claude Nicolas Ledoux Modifier

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Claude Nicolas Ledoux est son élève.

Lui et d'Ivry sont les maîtres tuteurs de Claude Nicolas Ledoux, auquel ils enseignent l'architecture antique, notamment les temples de Paestum et l'œuvre de Palladio, qui vont exercer une grande influence sur son esthétique.

Claude Nicolas Ledoux fait un stage dans le cabinet de Pierre Contant d'Ivry, et entre également en rapport avec celui de Jean-Michel Chevotet, deux maîtres qui peuvent lui procurer d'utiles relations parmi leurs riches clientèles.

Parmi les clients de Chevotet, il fait la connaissance du président Hocquart et entre dans les bonnes grâces de la présidente et de sa sœur, Madame de Montesquiou. Contant et Chevotet incarnent un style Louis XV en voie de passer de mode.

SES ŒUVRES Modifier

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Chevotet, Prix de Rome, a plus de succès avec une clientèle aristocratique qu'avec l'Etat. Les réalisations de Chevotet sont représentatives de ce qui se construit à l'époque pour une clientèle fortunée : hôtels et châteaux, principalement en Île-de-France. C'est l'époque des plans de jardins, cette réorganisation paysagère préfigure un urbanisme de perspectives élaborées : le néoclassicisme d'inspiration palladienne fait de la demeure une forme pure comme un cristal[57]. Chevotet réussit à rendre de la manière la plus pittoresque, la perspective et le développement, soit des élévations, soit de la coupe et des détails intérieurs[58].

Hôtels particuliers Modifier

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Jean-Michel Chevotet établit sa réputation d'architecte auprès d'une clientèle aristocratique fortunée et adapte de nombreux hôtels parisiens existants au goût du jour.

Hôtel Molé-Roquelaure (1741/1742)Modifier

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Hôtel de Roquelaure. Portail Chevotet Jean-Michel (1698 - 1772), dessinateur et architecte.

Le 9 juillet 1740, les deux filles du maréchal de Roquelaure vendent l'hôtel familial de la rue Saint-Dominique pour 460.000 livres à Mathieu-François Molé, seigneur de Champlâtreux[59].

Mathieu-François Molé, président du Parlement de Paris, emploie Jean-Michel Chevotet à la transformation de l'Hôtel Molé (appelé aussi hôtel de Roquelaure), en 1741/1742. L’hôtel est rue Saint-Dominique (aujourd'hui 246 boulevard Saint-Germain)[60].

Hôtel de Béthune-Sully ou Lesdiguières (1747/1750) Modifier

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Hôtel de Béthune : façade sur cour. Chevotet Jean-Michel (1698 - 1772) Paris, école nationale supérieure des Beaux-Arts.

L'hôtel de Béthune-Sully (appelé aussi hôtel de Lesdiguières), rue Saint-Dominique est aujourd'hui 248 boulevard Saint-Germain[61].

L'Hôtel de Béthune-Sully est une maison construite par Antoine Desgodets achetée en 1706 par la duchesse de Lesdiguières qui la fait agrandir par Boirette. Sully la fait transformer par Jean-Michel Chevotet entre 1747 et 1750.

Hôtel Perrinet de Jars Modifier

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Hôtel Perrinet de Jars, 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris VIIIe).

L'Hôtel Perrinet de Jars est 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré. La famille d’Etienne Perrinet de Jars (1670 - 1762) est originaire du Berry. Elle s’illustre dans le commerce du vin. Fortune faite en tant que fermier général, Etienne Perrinet de Jars achète en 1746 son hôtel de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Remanié au siècle suivant il est aujourd’hui le Cercle Interallié. L’hôtel est bâti par l’architecte Pierre Grandhomme en 1714 pour le président Chevalier, il est transformé par Jean Michel Chevotet pour Perrinet de Jars.

La transformation de l'hôtel Perrinet de Jars, 33, faubourg Saint-Honoré porte la trace de Chevotet qui est encore pli=us sensible sur le jardin[62].

Selon Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières il s'agit à l'hôtel Perrinet de Jars de travaux et même d'un remaniement important, en 1748 [63].

Pavillon de Hanovre (entre 1758 et 1760) Modifier

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Le pavillon de Hanovre au début du XIXe siècle.

Le pavillon de Hanovre est construit pour Louis François Armand du Plessis, duc de Richelieu, Maréchal de France, pour commémorer ses victoires en Hanovre, rue Neuve-Saint-Augustin. Il est déconstruit pour la construction du Palais Berlitz sur le boulevard des Italiens, et reconstruit en 1932 dans le parc du château de Sceaux.

Le pavillon de Hanovre est édifié entre 1758 et 1760, à la demande du maréchal de Richelieu, par l’architecte français Jean-Michel Chevotet dans les jardins de l’hôtel d’Antin, rue Neuve-Saint-Augustin. L’origine de ce nom provient d’une rumeur selon laquelle le duc fit édifier cette folie grâce aux impôts prélevés pendant sa campagne militaire dans le Hanovre, pendant la guerre de Sept Ans[64].

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Antoine-Gaston de Roquelaure, maréchal-duc, fait construire en 1724 l'hôtel de Roquelaure, boulevard Saint-Germain.]. Chevotet, pour le Président Molé le reconstruit en partie.

Maisons de campagne et jardins Modifier

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Jean-Michel Chevotet, promoteur et entrepreneur de travaux publics, livre des châteaux clefs en mains.

Château de Champlâtreux (1735/1740, 1751/1757) Modifier

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Château de Champlâtreux, vue d’un pavillon d’entrée du château sur le fossé sec, Jean-Michel Chevotet, 1740.

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Il ne reste pas grand chose à Champlâtreux des jardins à la française de Chevotet.

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Château de Champlâtreux.

Les architectes rocaille mettent à profit les pavillons d’entrée pour manifester leur goût pour les compositions savantes. À Champlâtreux, lors de la première campagne de travaux de 1735-1740, Jean-Michel Chevotet orne ainsi l’entrée du château de deux petits pavillons à combles brisés, ornés de grandes archivoltes, transcription en miniature de celle d’Aubert à Chantilly[65]. Les jardins à la française ainsi que la demi-lune devant l'entrée sont également tracés par Chevotet et datent de la même époque.

De 1751 à 1757, Mathieu-François Molé, président du Parlement de Paris, de 1751 à 1757, lui fait reconstruire sur un plan beaucoup plus vaste le château de Champlâtreux, modeste demeure de style Louis XIII que la famille Molé avait achetée en 1618[66]. L'architecte dirige la construction du château, des écuries et de l'orangerie, qui sont donc réalisés dans une période très brève. Les travaux coûtent la somme relativement raisonnable, compte tenu de la magnificence de la demeure, de 513.507 livres. Mathieu-François Molé, témoin à son mariage, fait construire l’actuel château avec l’argent de la dot de la dernière fille de Samuel Bernard, banquier des rois. Chevotet est payé 20.000 livres, peu de choses comparées aux six millions de livres que Samuel Bernard laisse à sa fille.

Pour tenir ainsi les coûts, Chevotet crée une briqueterie en face du château, utilise du gypse trouvé sur la propriété pour faire du plâtre, tiré le bois des forêts avoisinantes et la pierre des carrières de Luzarches, Gascourt et Saint-Maximin (Oise). Les pierres de l'ancien château et du château voisin de Chauvigny (commune de Luzarches), démoli en 1749, sont également remployées.

Le château est conçu comme résidence de campagne et lieu de réceptions pour Mathieu-François Molé, président du Grand Conseil. Il dessine également les jardins[67]. Le château de Champlâtreux (Val-d'Oise) ouvre sur le jardin par une rotonde à deux niveaux d'ordres superposés.

Mathieu-François Molé raconte avoir dessiné lui-même d'après les grands parcs anglais. Il a tout fait pour Champlâtreux mais il n'a pas pu, au midi surtout, lui donner l'accompagnement d'un beau paysage. Aussi les échappées de vue qui s'ouvrent sur la grande plaine à blé qui sépare Champlâtreux d'Ecouen n'ajoutent rien à la beauté du parc. Elles donnent de l'air et de la lumière ce qui est excellent pour faire ressortir les belles ombres des bois ; mais elles ne donnent pas de vue[68].

Le château de Champlâtreux est un parfait exemple de l'architecture classique, majestueuse, sans excès et conçu pour recevoir.

Parc et jardin pour Gaillard de la Bouexière (1745/1746 et 1747/1750) Modifier

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Plan du jardin régulier par Chevotet, faubourg Montmartre (1747).

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Le pavillon Jean Gaillard de la Bouëxière– sorte de petit Trianon - et le jardin de Chevotet[69].

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Pavillon de la Boissière (lire la Bouexière, rue de Chichy), élévation. Jean-Michel Chevotet, plan de jardin (Bibliothèque Nationale, Cabinet des Estampes, Topographie de Paris).

Vers 1745/1746 à Gagny, Jean Michel Chevotet améliore le parc du pavillon de Jean Gaillard de la Bouexière[70]. Comme beaucoup d'architectes au XVIIIe siècle, il est également dessinateur de jardins. Sa première œuvre certaine dans ce domaine date de 1745-1746 lorsqu'il embellit le parc de Gagny[71].

Antoine-Nicolas Dezallier d'Argenville mentionne le nom de Chevotet en 1755, à propos des nouveautés apportées au parc de Gagny, sans en préciser le détail. Gagny est un célèbre domaine, crée vers 1650, par Dominique de Ferrari, Receveur Général des Finances, puis Conseiller du Roi (+ 1685). Il se compose, à cette époque, d'un château entouré de superbes jardins dessinés par Le Nôtre, célèbres pour leurs jeux d’eau. Cet état est connu par plusieurs dessins conservés à la Bibliothèque national[72].e.

La seigneurie de Gagny est achetée le 20 décembre 1725 par Jean Gaillard (1676 - 1759), seigneur de la Bouexière, en Bretagne. Sa fortune colossale lui permet d'entreprendre de grands travaux dans sa terre de Gagny. Il est possible de situer ces transformations vers 1745, car le 24 avril 1747, Jean Gaillard de la Bouexière, pour remercier Jean Michel Chevotet des travaux qu'il a conduits s’engage à lui verser à titre d'honoraires une rente et pension viagère de 200 livres à compter du 1er janvier 1747.

Le parc est surtout admiré par les contemporains pour les jets d'au crées par Chevotet. Le parc est surnommé le parc aux sources[73].

De nos jours il n'existe plus[74].

Charles-François Gaillard de la Bouëxière, écuyer, l'un des fermiers généraux de Sa Majesté, demeurant à Paris place Louis-le-Grand achète un terrain qui couvre 18 arpents. Son vaste parc est situé entre les actuelles rues de Clichy, Blanche, Moncey et le boulevard de Clichy.

À partir de 1747, il fait apporter des modifications à sa propriété. Son architecte, Jean-Michel Chevotet, dessine les jardins. Chevotet a déjà dessiné les jardins du parc du château de Gagny pour Jean Gaillard de la Bouëxière, le père de Charles-François[75].

Avant d'avoir arrêté des plans précis pour la construction de sa petite maiso, Charles-François Gaillard de La Bouëxière, a logiquement d'ailleurs, pris soin de faire tracer ses jardins par celui qui a été l'architecte du parc de son père à Gagny. Pourtant ce n'est pas à Chevotet qu'est confié le soin de bâtir le nouveau pavillon dont le Fermier général a sûrement d'ores et déjà décidé la construction, mais à l'architecte à la mode[76].

Le nécrologe de Le Carpentier précise qu'au pavillon de La Bouexière, faubourg Montmartre, les plus belles parties du jardin sont faites sur les dessins de Chevotet

Le jardin, au dessin sophistiqué de parterres de broderies, de tapis verts, de bassins et de bosquets, d’allées d’arbres taillés avec de nombreuses statues est particulièrement remarquable[77].

Le château de château de Donjeux (1749 à 1755) Modifier

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Portail du Château de Donjeux.

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Photo aérienne de Château de Donjeux.

Jean Michel Chevotet fait construire sur ses dessins le château de Donjeux, près de Joinville, pour le comte de Gesta[78].

Le château de Donjeux est haut perché sur un éperon barré et associe dun' (signifie citadelle, forteresse, enceinte fortifiée) et jeu (hauteur, promontoire perché)[79].

La partie dextre du blason de Donjeux reprend les armes de Charles-Jean-Henri de Gestas, marquis de Lespéroux, qui fait construire l'actuel château. La construction s'étend de 1749 à 1755 :

Charles-Jean-Henri choisit près de Donjeux, pour y élever un nouveau château, un site agreste dominant la vallée du Rognon, non loin de son confluent avec la Marne, et occupé par les ruines d'un ancien manoir bâti par les Joinville, qui tenaient le fief de la maison de Lorraine. A côté se trouvait la ferme Saint-Louis de Boucheraumont, construction misérable qui gardait le souvenir d'un ordre religieux disparu. C'étaient, en effet, les ruines modestes de la maison mère de l'ordre religieux de Boucheraumont, ou des frères de la Pénitence de Saint-François, fondé en 1299 par Guy de Joinville, et dont la maison mère s'élevait en cet endroit[80].

Château d'Arnouville (1751 - 1757) Modifier

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La grille du château d'Arnouville-lès-Gonesse.

Jean-Michel Chevotet travaille avec Contant d'Ivry au château et au parc d'Arnouville-lès-Gonesse, en 1751[81]. Ils dressent des plans somptueux[82].

Chevotet travaille au château d'Arnouville et à son parc, à Arnouville-lès-Gonesse de 1751 à 1757, pour Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, président du Grand Conseil, effectivement en collaboration avec d'Ivry[83].

En 1750, le château d'Arnouville, à Arnouville-lès-Gonesse, est construit pour le contrôleur général des finances de Louis XV, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville. Celui-ci veut bâtir un château moderne dans un parc à la place du modeste pavillon qu'il a hérité de son père dans ce village, siège d'une seigneurie appartenant à sa famille depuis le XVIIe siècle. Sur des dessins de Pierre Contant d'Ivry, Jean-Michel Chevotet dirige les principaux chantiers et aménage le parc entre 1750 et 1757. Seules les écuries, l'orangerie, une partie du château et l'aménagement du parc sont achevés. L'ensemble est grandiose. Le bâtiment comporte 18 fenêtres et lucarnes de façade, mais l'aile en retour projetée ne sera jamais construite. Le marquis d'Argenson note dans une lettre de 1751 :

Il fait des dépenses folles à son château d'Arnouville-lès-Gonesse : il y a abattu le village et fait devant sa maison une place publique grande comme la place Vendôme ; il espère que le roi y passera en venant de Compiègne, et il y fait passer le chemin.

Les jardins du château de Belœil (entre 1754 et 1760) : la forêt jardinisée Modifier

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Forêt jardinisée du Parc du Château de Belœil.

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Bassin du Parc du Château de Belœil.

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Canal du Parc du Château de Belœil.

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Le célèbre Neptune domine la grande pièce d’eau.

Par deux fois Jean-Michel Chevotet, en 1754 et 1760, donne des dessin pour l'embellissement du Parc du Château de Belœil[84]. Chevotet présente plusieurs projets et esquisses.

Jean-Michel Chevotet est l'architecte des jardins de Belœil (entre 1754 et 1760) pour les princes Claude Lamoral de Ligne et Charles-Joseph de Ligne[85].

Belœil, le parc du château des princes de Ligne, la forêt jardinisée, les canaux, la perspective à perte de vue sur la façade sud-ouest du château et la fontaine sont de Chevotet.

Nous pouvons noter l'importance de l'architecture de treillage que Chevotet utilise plus tard à l'hôtel de Richelieu. Le tracé très classique de ce grand jardin de vingt arpents est enrichi d'un important décor sculpté dont une partie est l'œuvre de Nicolas Sébastien Adam (1705 - 1778). Les bassins du jardin français, sont l'œuvre de Chevotet.

Entre 1754 et 1760, le prince Claude Lamoral II de Ligne dépense des millions pour donner à son château de Belœil et à ses jardins une grande magnificence. Par des achats de terrains jouxtant sa demeure, le creusement de canaux cernant le parc et nourrissant plans d'eau et fontaines, la percée d'une perspective à perte de vue sur la façade sud-ouest du château, le prince veut égaler le Versailles de Louis XIV.

Le prince Claude Lamoral II de Ligne fait appel à l'architecte parisien Jean-Michel Chevotet, car il est un grand connaisseur de la production architecturale du règne du Roi Soleil. L'installation en 1761 du groupe sculpté de Neptune à l'extrémité de la grande pièce d'eau est l'achèvement de ce chef-d'œuvre de jardin à la française.

À Belœil, Chevotet entoure le château d’une forêt jardinisée.

Au cœur d'un vaste domaine forestier les architectes Chaussard et Contant d'Ivry jardinise le parc du Château de l'Hermitage. Chaussard et d'Ivry sont à l'écoute de Chevotet, qui travaillent à Belœil. Réflexions, questionnement, durent 20 ans, pour trouver leur modèle : jardiniser la forêt, trouver l'équilibre de fusion entre le château et son environnement. C'est en 1755 que les travaux commencent, depuis la rotonde du château, un plan rayonnant s'enfonce dans la forêt dépassant plusieurs espaces jardinés[86].

Le château de Belœil et ses jardins, sont un patrimoine dont la réputation dépasse nos frontières depuis longtemps. On compare le parc à celui de Versailles. Il est vrai que Chevotet est un jardinier français de l'école de Le Nôtre, comme l'écrit le Prince Charles-Joseph de Ligne[87].

Château de Petit-Bourg (1756) Modifier

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Le château de Petit-Bourg bâti par Chevotet.

Jean-Michel Chevotet trace les plans du nouveau château de Petit-Bourg à Évry (1756) et des jardins néo-classiques pour Germain Louis Chauvelin, président du Grand Conseil, détruit en 1944. Le château de Petit-Bourg constitue ce que l'on appelle dans l'aristocratie et le monde de la finance une maison de campagne. Elle est néanmoins proche de Paris.

En 1756, le château de Petit-Bour est construit pour la présidente Chauvelin, à Évry, sur le domaine que le Roi Soleil a offert à Madame de Montespan. L'ancien château est entièrement démoli en 1750 et remplacé par ce nouveau château construit à partir de 1756 dans le goût néo-classique.

Au moment de la Révolution, le château devient la propriété de la duchesse de Bourbon, née Bathilde d'Orléans, la sœur de Philippe Égalité.

Vendue plusieurs fois depuis 1798, la demeure princière est finalement incendiée en 1944 par les nazis et rasée par la mairie.

Les jardins d'Orsay (1758 et 1764) Modifier

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Plan d’Orsay levé en 1750, avant les travaux.

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Plan d'Orsay après l'aménagement du parc (Atlas de Trudaine).

Chevotet dessine des jardins à Orsay (1758764) pour Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay[88].

En 1766, le fils posthume de Pierre Grimod du Fort, prénommé Pierre-Gaspard-Marie (1748 - 1809), est émancipé. Entre temps, durant ses jeunes années, les travaux au château se sont poursuivis, sous l’égide du conseil de tutelle chargé d’administrer le domaine et les biens de la famille. L’architecte Chevotet est retenu pour terminer l’aménagement du parc. De 1758 à 1760, les principales allées sont définies après un travail de terrassement considérable. Un petit pavillon formant belvédère est construit au dessus du bassin ovale et Dufresne, marchand d’arbres à Vitry, est sollicité pour fournir 1.633 ormes, 667 tilleuls et de nombreux chênes, châtaigniers, coudriers et autres espèces afin d’agrémenter lesperspectives. Le chantier s’achève en 1764. Le parc, qui s’étend sur une superficie de quarante-huit hectares, s’organise alors selon trois plans de niveaux différents : une grande perspective faisant face au château, encadrée par le canal et des salles de verdure, un parterre qui se développe devant l’édifice et se prolonge par une grande pièce d’eau formant miroir et enfin, au-delà du bassin, un quinconce planté débouchant sur un tapis végétal permettant de faire la liaison entre la partie haute et la partie basse du parc. Au centre de ce majestueux dessein s’étire le canal, long de 1.140 mètres et large de 25 mètres[89].

Ce canal du château d'Orsay est creusé en 1764 toujours sur les plans de l'architecte Chevotet. Il est aujourd'hui en partie comblé. Il est implanté au cœur de la vallée de Chevreuse, sur un terrain mêlant argile et sable, légèrement plus élevé que les berges de la rivière.

Modernisation du château de Thoiry Modifier

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Château de Thoiry.

À partir de 1559, Raoul Moreau († 1583), trésorier de l'épargne du roi Henri II, puis intendant des finances, commande au maître maçon Olivier Ymbert, originaire de Saint-Léger-en-Yvelines et qui avait travaillé quelques années auparavant au château de Rambouillet, la construction d'un château à Thoiry, sur un site occupé depuis le XIIe siècle

En 1739, la seigneurie appartient à M. de Vatan. Elle passe ensuite au comte Charles de Machault d'Arnouville, fils du garde des sceaux de Louis XV, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, par l'intermédiaire de sa femme, Angélique de Baussan. Ce Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville est présent au mariage de Jean-Michel Chevotet.

Au début du XVIIIe siècle, des transformations sont effectuées sous la direction de Jean-Michel Chevotet, architecte du château de Champlâtreux. Deux pavillons de deux étages sont adossés aux pavillons originaux, l'escalier central est remplacé par un escalier à jour dans l'un de ces pavillons[90].

Le parc est redessiné dans le style classique.

Le château de Mareuil-sur-Ay (1765, puis 1770 à 1774) Modifier

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Ce château est construit entre 1770 et 1774 sur les plans de l'architecte Chevotet, et terminé par son gendre Chaussard[91].

L’origine du château de Mareuil-sur-Aÿ remonte au XVIIIe siècle lorsque Jean-Baptiste-Nicolas Thomas de Pange, seigneur de Domangeville, troisième fils du Jean-Baptiste Thomas, marquis de Pange, reçoit en cadeau de mariage la seigneurie de Mareuil-sur-Aÿ.

Désirant offrir à sa jeune épouse une belle demeure, il fait construire un premier château achevé en 1765 par les architectes Chevotet et Chaussard dans le plus pur style Louis XV. De 1771 à 1774, il fait ajouter des parements de brique rouge en souvenir du château de Pange, le château de son enfance en Moselle.

Ce château est construit entre 1770 et 1774 sur les plans de l'architecte Chevotet, et terminé par Chaussard[92].

Mareuil-sur-Ay, situé près d'Epernay, en Champagne, est vraisemblablement la dernière œuvre de Chevotet. Elle est terminée par Chaussard après le décès de son beau-père. Traditionnellement, la fin des travaux de construction du château est fixée en 1774. Nous savons que la veuve de Chevotet touche en 1773 2.800 livres de M. de DomangevilleDomencheville et que Chaussard règle en 1776 les quittances du peintre Genui pour « ouvrages par luy fait au château[93].

Le château de Grandpré, en Champagne Modifier

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Le château de Grandpré, en Champagne[94]

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Façade sur rue du château de Bagnolet. Chevotet, Jean-Michel (Paris, 11–01–1698 - Paris, 04–12–1772), dessinateur.

LA FIN DE SA VIE (1765/1772) Modifier

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L’écrivain Sedaine lit en décembre 1772 son éloge à l'Académie.

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Son autre fille : Marie Adélaïde Chevotet, épouse de Jean Simon, avocat au Parlement de Paris. Musée des Beaux-Arts, Orléans.

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Vue du Palais de l'archevêché, par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet.

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Bataille de Leuze, par Parrocel le Père.

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Clavecin du XVIIIe siècle à deux claviers.

Considérablement enrichi, Jean Michel Chevotet ralentit son activité à partir de 1765, et ses principaux chantiers sont terminés par son gendre Jean-Baptiste Chaussard.


Au début de l'année 1771, Chevotet tombe malade ; son médecin Ballot le visite cent trente quatre fois du 16 février 1771 au 8 juin 1772 ; trois chirurgiens se succèdent à son chevet, dont l'un lui pose des vésicatoires et des bandages ; il assiste néanmoins à presque toutes les séances de l'Académie royale d'architecture, jusqu'en septembre 1772.

Sa dernière maladie, une crise d'apoplexie, l'emporte en deux mois. Jean-Michel Chevotet meurt dans sa maison de la rue Béthisy, le 4 décembre 1772 et est inhumé le lendemain à Saint-Germain-l'Auxerrois. L’écrivain Sedaine lit son éloge à l'Académie.

Dans un bail du 21 juin 1780 pour les terres de Choisy, Marie Madeleine Mottet, épouse de Louis Segoing, est la fondée de pouvoirs de Demoiselle Anne Catherine Rémond, veuve du Sieur Michel Chevotet, architecte du Roy, demeurant à Paris.

Une vente le 18 mars 1773, à Paris, après son décès est organisée. Elle consiste en tableaux de différents maîtres, desseins, livres, & ustensiles d'architecture, ainsi qu'en diverses estampes encadrées, & en porte-feuilles... Un texte de cette vente est imprimé par Basan : Guillieaumon, en 1773. Elle comporte 13 pages. Cet inventaire après décès permet d'imaginer l'aisance à laquelle est parvenu Jean-Michel Chevotet à la fin de sa vie[95].

Chevotet possède un certain nombre d'œuvres originales. En plus des estampes, on compte près de cinquante peintures dans son appartement, certaines placées en dessus-de-porte. À côté de nombreuses copies d'après Raphaël, Charles de La Fosse, François Boucher ou Antoine Van Dyck, on trouve un certain nombre d'œuvres originales dont cinq tableaux par Nicolas Lancret, deux sujets champêtres par Natoire, deux batailles par Parrocel le Père, deux sujets de plafond par Charles de La Fosse, une vue du Pont-Neuf et une Vue du Palais de l'archevêché, par Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet et un Défilé de troupes par Jean-Baptiste Le Paon. Enfin les dessins d'architecture occupent une place bien entendu importante.

Outre le mobilier habituel, on note dans la salle à manger de l'architecte un trumeau de cheminée avec deux glaces, surmonté d’une grisaille peinte sur toile. La chambre à coucher est tendue de damas cramoisi et décorée de deux trumeaux de glace et bois doré ; deux lits jumeaux à colonnes servent à M. et Mme Jean-Michel Chevotet.

Les instruments de travail de Chevotet sont tous en argent et il possède un porte-crayon en or. La vaisselle d'argent est évaluée plus de 10.600 livres et on trouve dans l'appartement 8.300 livres en deniers comptants. Parmi les 815 volumes qui composent sa bibliothèque, figurent à peu près tous les traités d'architecture et les ouvrages décrivant des édifices célèbres. Le reste consiste en livres d'histoire religieuse, en mémoires et livres de littérature.

La garde-robe des époux est considérable ; citons à titre d'exemple les cinquante et une paires de chaussons, les vingt quatre bonnets de nuit ou les trente-sept chemises de Chevotet. Il en va de même pour MMe Chevotet. Ils possèdent un certain nombre de bijoux : tabatière et montres en or, bijoux en or montés avec des brillants...

Sa cave est bien garnie. On y trouve environ six cents bouteilles de vins de diverses provenances. La cuisine et l'office renferment entre autres un grand nombre de pièces de vaisselle en porcelaine du Japon, ce qui est rare à l’époque. La présence d'une salle de clavecin avec un instrument à deux claviers prisé 188 livres et des liasses de musique dont Armide, permettent de penser que MMe Chevotet est bonne musicienne.

Il a à son service une cuisinière et un domestique qui ont chacun une chambre très simplement meublée.

La vente rapporte cinq mille livres onze sols.

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Défilé de troupes, par Jean-Baptiste Le Paon.

SA DESCENDANCE Modifier

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Simon

Maître Jean Simon, avocat, autre gendre de Chevotet (Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans).

La sœur de sa femme, Louise Gabrielle Remond, se marie avec Jean Valade, peintre du Roi, membre de l’Académie de peinture. Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804), épouse de Jean Valade meurt à Paris en 1804 et fait hériter les filles de sa sœur et de Jean-Michel Chevotet :

¤ Anne Michelle Chevotet (1743 - 1807) se marie le 18 février 1765 avec Jean-Baptiste Chaussard, architecte associé. Ce dernier hérite de Jean Valade, son oncle. Ils ont un fils Pierre-Jean-Baptiste Chaussard, plus connu sous le nom de Publicola Chaussard.

¤ Marie Adelaïde Chevotet (1754 - 1833) mariée à Maître Jean Simon, avocat au Parlement de Paris.


Jean Valade a fait leurs quatre portraits qui sont au Musée des Beaux-Arts, Place Sainte Croix. Orléans, du fait de la donation d'un descendant Delzons.


Jean-Louis Baritou et D. Foussard sont satisfaits :

Après deux siècles de dispersion des archives de l'architecture française d'Ancien Régime, n'est-il pas heureux de réaliser ici un regroupement de l'œuvre de trois architectes jusqu'ici méconnus du grand public mais proches par leurs travaux et leur filiation : Chevotet, Contant d'Ivry et Chaussard[96].
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Château de l’Hermitage, vue de l’avenue d’arrivée et des basses-cours depuis les fenêtres du corps de logis. Architecte : Jean-Baptiste Chaussard, 1757.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  2. Moureau François. Chevotet-Contant-Chaussard. Un cabinet d'architectes au Siècle des Lumières. Sous la direction de Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard, 1987. In: Dix-huitième Siècle, n°20, 1988. L'année 1789. pp. 578-579.
  3. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  4. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  5. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  6. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  7. Œuvres Choisies du Prince de Ligne nouvelle anthologie critique, Charles-Joseph de Ligne, Basil Guy, Saratoga, Calif. : Anma Libri, 1978.
  8. Dictionnaire historique et bibliographique, L.G. Peignot, p. 606. 1821, Collection european libraries. Livre des collections de l'Université d'Oxford
  9. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  10. Jean-Michel Chevotet (1698-1772)
  11. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  12. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  13. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  14. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  15. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  16. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  17. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  18. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  19. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  20. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  21. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  22. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  23. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  24. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  25. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  26. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  27. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  28. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  29. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  30. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  31. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  32. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  33. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  34. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  35. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  36. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  37. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  38. Volume 6 de Dictionnaire historique, critique et bibliographique: contenant les vies des hommes illustres, célèbres ou fameux des tous les pays et de tous les siècles, suivi d'un dictionnaire abrégé des mythologies et d'un tableau chronologique, Chez Ménard et Desenne, Libraires, 1821.
  39. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  40. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  41. État de la France en 1789, Paul Boiteau d'Ambly, Perrotin, 1861, p.302.
  42. Mémoires de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1874, p. 143.
  43. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  44. Genèse d'un droit administratif sous le règne de Louis XV: Les pratiques de l'intendant dans les provinces du Nord (1726-1754), Cédric Glineur, Presses Universitaires d'Orléans, 2005.
  45. Durand Marc. Le terroir médiéval de Champlieu - contribution archéologique. In: Revue archéologique de Picardie, n°1-2, 1986. pp. 37-94.
  46. Actes notariés, archives familiales de Frédéric Brémard.
  47. MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/478. Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI).
  48. (MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/496 Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI).
  49. MC/ET/XXXVI/476 - MC/ET/XXXVI/534, MC/RE/XXXVI/5 - MC/ET/XXXVI/490. Minutes et répertoires du notaire Antoine TOUVENOT, 19 mars 1752 - 20 juin 1771 (étude XXXVI)
  50. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  51. Isabelle Klinka-Ballesteros, Les Pastels, Amis des musées d'Orléans, 2005.
  52. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  53. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  54. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  55. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  56. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  57. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  58. Volume 6 de Dictionnaire historique, critique et bibliographique: contenant les vies des hommes illustres, célèbres ou fameux des tous les pays et de tous les siècles, suivi d'un dictionnaire abrégé des mythologies et d'un tableau chronologique, Chez Ménard et Desenne, Libraires, 1821
  59. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  60. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  61. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  62. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  63. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  64. RUE GAILLON
  65. AU SERVICE DU CHÂTEAU. Les dépendances d’utilité : un écrin pour le corps de logis
  66. Volume 6 de Dictionnaire historique, critique et bibliographique: contenant les vies des hommes illustres, célèbres ou fameux des tous les pays et de tous les siècles, suivi d'un dictionnaire abrégé des mythologies et d'un tableau chronologique, Chez Ménard et Desenne, Libraires, 1821.
  67. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  68. Une critique de L'Art des Jardins du Comte de Choulot
  69. Les folies au XVIIIe siècle
  70. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  71. L'Information d'histoire de l'art, Volumes 16 à 17. 1971.
  72. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  73. Évocation du Grand Paris : La banlieue nord-est, Georges Poisson, Les Éditions de Minuit 1962.
  74. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  75. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  76. La nouvelle Athènes: haut lieu du Romantisme, Paris et son patrimoine : Les grandes thèmes, Bruno Centorame, Béatrice de Andia, RédacteurBruno Centorame, Action Artistique Ville Paris, 2001.
  77. Les folies au XVIIIe siècle
  78. Volume 6 de Dictionnaire historique, critique et bibliographique: contenant les vies des hommes illustres, célèbres ou fameux des tous les pays et de tous les siècles, suivi d'un dictionnaire abrégé des mythologies et d'un tableau chronologique, Chez Ménard et Desenne, Libraires, 1821.
  79. Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France, Paris, CNRS Editions, décembre 2016, 655 pages p. (ISBN 978-2-271-08816-1), p. 216.
  80. Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France, Paris, CNRS Editions, décembre 2016, 655 pages p. (ISBN 978-2-271-08816-1), p. 216.
  81. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  82. Évocation du Grand Paris : La banlieue nord-est, Georges Poisson, Les Éditions de Minuit 1962.
  83. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  84. Chevotet-Contant-Chaussard, un cabinet d’architectes au siècle des lumières. Jean-Louis Baritou et Dominique Foussard. Lyon, La Manufacture, 1987.
  85. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  86. PARC DU CHATEAU DE L'HERMITAGE (14 ha)
  87. Œuvres Choisies du Prince de Ligne nouvelle anthologie critique, Charles-Joseph de Ligne, Basil Guy, Saratoga, Calif. : Anma Libri, 1978.
  88. Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Mengès, 1995.
  89. [http://patrimoines.iledefrance.fr/sites/default/files/ORSAY%20-%20Synth%C3%A8se%20finale.pdf DIAGNOSTIC PATRIMONIAL DE L’O.I.N. DE PARIS-SACLAY COMMUNES DU DEPARTEMENT DE L’ESSONNE, Synthèse communale ORSAY. Étude réalisée par Emmanuelle Philippe, conservateur du patrimoine, Région Île-de-France]
  90. 78 - THOIRY. Parc zoologique
  91. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  92. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  93. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  94. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810. p. 387.
  95. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
  96. Chevotet, Contant, Chaussard: un cabinet d'architectes au Siècle des lumières, Collection "Patrimoine", Œil & la main, ISSN 0766-1436, Jean-Louis Baritou, D. Foussard, La Manufacture, 1987.
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