Wiki Guy de Rambaud
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                                         Humphrey Badger


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Badger/Badjer. Tours et Lyon[1].

Signatures de Humphrey Badger et ses filles Anne et Esther en 1775 lors du mariage d'Anne avec Nicolas Joubert de l'Hiberderie.

Nicolas Joubert de l'Hiberderie (gendre d'Humphrey Badger) et Le Dessinateur pour les étoffes d'or, d'argent et de soie (Paris, 1765).

Hôtel Cour des près, devenu une partie de  l'hôpital Clocheville.

Échantillon de moire : N° 1 échantillon de moere d’Angleterre dont il a été remis un grand morceau à M. de Trudaine le 12 mai 1751 au retour du voyage d’Angleterre du S. Jubié[2][3].

Humphrey Badger on Humfrey ou Humfry, Humfroi... Badjer... est né en 1719, à Compton, un village devenu de nos jours une paroisse de Winchester, dans le Hampshire[4]. Il est décédé le 25 septembre 1762 hôtel particulier rue Cour-des-Prés à Tours où on trouve la calandre royale et son logement[5].


Né à Compton (Winchester), mais d'origines irlandaises, Humphrey Badger est élevé dans l'Oxfordshire et à St Giles-without-Cripplegate, dans la Cité de Londres. Moireur (employé) à l'âge de 25 ans à Winchester où il s'y marie[6]. Le couple vit à Oxford où naissent leurs premiers enfants. Par contre, Helene, une de ses filles, naît à Lyon, où il travaille dans l'important atelier de son frère John Badger (1712 - 1800), établi en 1753 à Lyon comme moireur avec privilège royal. John Badger (1712 - 1800) et son entourage ont un projet d'établir des calandres à Nîmes et à Tours[7].

En 1751, Daniel-Charles Trudaine, intendant du commerce, envoie François Jubié, négociant en soie, est l’inspecteur des manufactures de Tours en Angleterre pour des missions proches de l’espionnage industriel[8]. Les puissants négociants en soieries tourangeaux souhaitent une nouvelle version de calandre et un calandreur spécialisé anglais[9].

Les deux Badger sont venus ensemble d’Angleterre[10]. Humphrey Badger travaille da ns l'important atelier de son frère, puis est directeur de la calandre royale en 1769. Selon Bosseboeuf, La Fabrique de Soieries de Tours, il est à Tours dès 1766, et touche 1.800 livres pour ses dix huit premiers mois d'activités à la Calandre. Il perçoit aussi les taxes au nom du Roi, dont la capitation.

En vingt ans, Humphrey Badger perd, en plus du logement gratuit, la moitié des revenus octroyés lors de son arrivée[11].

Les déboires continuent avec la suppression des corporations par Turgot en 1776. L’affaire se répète par la suppression définitive des corporations en 1791 et par la vente des biens publics en 1794. Cette fois, la calandre n’échappe pas à l’ordonnance. Les Domaines deviennent propriétaires de la calandre, de son entretien, et doivent se charger du calandreur ainsi que de son loyer, une nouvelle fois augmenté.

Badger Il semble apparenté à des familles nobles irlandaises. Le 24 décembre 1775, messire Robert Black Wood Baronet Blackwood, of Ballyliddy (Ireland), gentilhomme irlandais, demeurant à Belfast, à Tours, est logé dans la maison depuis quatre mois de sire Badger aussi Irlandais, paroisse de Saint Pierre des Corps. Il fait une donation entre vifs et irrévocable à demoiselle Esther Badger, 17 ans, demeurant à l'hôtel de la Calandre, quartier de la porte des prés, proche place Daumont, paroisse de Saint Venant.


En 1851, pour agrandir l’Hospice de Clocheville, la comtesse de Clocheville achète l’Hôtel de la Cour-des-Prés où est installée l'ancienne fabrique de soieries, nommée La Calandre, voisine de l'Hôtel de Jacques Cormier de la Picardière.


Article détaillé : Simon Meusnier-Badger


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Pierre Antoine Demachy, Vue panoramique de Tours, fin des années 1780, Musée des Beaux-Arts de Tours. Le transport des soieries sur Tours se fait beaucoup par la Loire.

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LES FRERES BADGER S'ETABLISSENT A LYON ET TOURS COMME MOIREURS[]

Daniel-Charles Trudaine, Intendant du commerce, fait venir les frères Badger en France.

Le moirage d'un vêtement en soie consiste à lui rajouter des effets grâce à un apprêt. Cette technique textile consiste à écraser le tissu à certains endroits pour faire apparaitre des reflets.

Daniel-Charles Trudaine, Directeur du commerce, fait venir les frères Badger comme moireurs-calandreurs en France. Les canuts de Lyon viennent dans la cour des Moirages pour faire traiter la soie fabriquée. Ceux de Tours vont à la Calandre royale.

En 1753, le gouvernement français emploie les grands moyens pour endiguer la fuite des devises vers la Blanche Albion. Après avoir constaté que l'achat d'une calandre ne suffit pas et qu'il faut le tour de main[12]. Holker, espion des Français doit convaincre un calandreur anglais de s’installer en France et de divulguer le secret des moires. John Badger. C'est un calandreur de Londres qui accepte après avoir été présenté à Gaston-Pierre-Charles de Lévis, comte de Mirepoix, ambassadeur à Londres en 1753[13].

Le procédé au secret jalousement gardé donne son nom à la cour dite Cour des Moirages, qui est dédié à cette activité jusqu'en 1840.

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John Bagder à Lyon (octobre 1753 - 1800)[]

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Établissement du sieur Badger à Lyon, envoyé par Gaston-Pierre-Charles de Lévis, ambassadeur de France (Archives municipales de Lyon).

Cour du Moirage : atelier de John Badger, son frère à Lyon.

Robe à la Pompadour, époque Louis XV. Satin de 8 chaîne, broderie. Soie [14].

Combinaison miniature en soie moirée, v.1765.

En 1753 a lieu un événement considérable pour l’industrie lyonnaise. Gaston-Pierre-Charles de Lévis, duc de Mirepoix, maréchal de France, ambassadeur extraordinaire de France en Angleterre (1749 - 1754), parvient, à force de promesses qu’il ne tient pas entièrement, à envoyer en France un Anglais, nommé John Badger (1712 - 1800), pour importer l’industrie du moirage des étoffes[15]. Il y a une correspondance entre les ministres et les intendants au sujet de l'installation de John Badger, le moireur anglais à Lyon

Badger est reçu à Paris par Daniel-Charles Trudaine, intendant du commerce, qui exige du nouvel arrivant la formation d’un élève. Celui-ci accepte sous la condition que son apprenti ne se sépare jamais de lui, et il se rend à Lyon. Il y est reçu par M. Flachat, prévôt des marchands, qui lui donne pour élève son valet de chambre, Philippe Séguin, auquel Badger apprend son secret. Le Consulat, qui entretient d’excellentes relations avec les Feuillants, leur propose d’utiliser l’intérieur de leur cloître, ce qui est accepté moyennant un loyer de 1.500 livres.[16]. Ce local est gratuit pour l'entreprise de Badger[17].

John Bagder a aussi une pension de 1.200 livres[18], un logement assuré pour toute sa famille aux frais de la ville de Lyon et conditions fiscales avantageuses. Le transport de son matériel est financé par la ville de Lyon. En contrepartie il doit accepter de construire une calandre, de transmettre son savoir-faire en formant des ouvriers.

Séduit par l'idée d'importer le matériel et le procédé de la moire, la famille s’établit à Lyon en octobre 1753. En Angleterre le moirage est connu depuis longtemps. Badger l'importe en France et son atelier est important[19]. Le Conseil de la ville lui donne une forte pension, mais à condition de former un nommé Séguin, valet de chambre du prévôt des marchands Flachat. Son frère Humphrey travaille et vit avec lui à Lyon.

Ce Badjer semble avoir été d'un naturel assez pénible et d'une grande prodigalité. Mais après avoir eu un succès énorme, il meurt dans la misère, ayant lassé tous ceux qui s'intéressent à lui. Deux de ses fils sont guillotinés en 1793[20].

Son atelier est situé dans la cour du Couvent des Feuillants. En 1753, les moines louent des locaux à John Badger, un soyeux Anglais inventeur du procédé qui a contribué à l'essor de la soie. L'usine tourne à cet endroit jusqu'en 1840. Les fils Badger se sont illustrés à la défense de Lyon durant le siège de 1793[21]. Cette cour porte toujours le nom de Cour du Moirage[22]. La cour du Moirage se niche à la limite du quartier du Griffon et de celui de Croix Paquet. On y accède par une allée depuis la place Croix Paquet, par un escalier qui descend de la rue Lorette, par un grand porche à colonnes depuis la petite rue des Feuillants et par une traboule depuis la rue de Thou[23].

John Badger (1712 - 1800), en 1789, touche une pension de 2.300 francs pour avoir introduit ses techniques de moirage.

John établi en 1753 à Lyon comme moireur avec privilège royal, selon Les rues de Lyon du XIVe au XXe , de Maurice Vanario et Henri Hours, a une rue du 4e arrondissement, la rue Maurice, qui porte son nom, par délibération du Conseil Municipal en date du 4 août 1854. Actuellement disparue, elle est, à cette époque, un fragment de la rue du Bon Pasteur dans le 1er arrondissement.

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Lyon à cette époque.

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John Bagder à Nîmes (1765)[]

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Toile de Vidal, représentant un paysage nîmois agrémenté de porteuses de châles de soie aux multiples couleurs.

John Badger (1712 - 1800) et son entourage ont un projet d'établir des calandres à Nîmes et à Tours.

Depuis 1758, les fabricants de Nîmes s'adressent aux États du Languedoc pour qu'on leur procure d'habiles dessinateurs. Ils demandent aussi une calandre anglaise, telle que le Sr Badger l'a établie à Lyon et qui y a réussi parfaitement... Pour la calandre les États du Languedoc traitent avec le Sr Badger. Après quelques retards, il se rend enfin à Nîmes en 1765, au grand effroi des fabricants lyonnais, qui se voient déjà perdus[24].

Le prévôt des marchands écrit à Trudaine :

C'est un fait certain que toutes les fois qu'on a imité à Nîmes les petites étoffes de Lyon, ces articles ont été anéantis.

Cette fois ces craintes sont vaines. La calandre est à peine montée en mars 1769 et presque aussitôt des difficultés se produisent entre Badger et son associé nîmois Jullian [25]. Et puis, la calandre, montée aux frais des Etats du Languedoc n'a pas grand succès. Il y a une Correspondance du syndic général de Joubert et de l'évêque de Nîmes relative à la calandre proposée par Badger (1767 - 1768).

La rue Pavée de Nîmes s'appelle un temps rue de la Calandre anglaise.

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Vue cavalière, dessin de Guesdon. Collection Musée du Vieux Nîmes.

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Calandreur à Tours avant 1769[]

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Vaucanson ne crée pas que des calandres.

En 1751, Daniel-Charles Trudaine, intendant du commerce, envoie François Jubié, négociant en soie, est l’inspecteur des manufactures de Tours en Angleterre pour des missions proches de l’espionnage industriel[26].

Les puissants négociants en soieries tourangeaux souhaitent remplacer leur vieille calandre par une machine apte à fonctionner, sous la conduite d’un calandreur comme John Badger. Tours est une ville qui abrite des soyeux depuis aussi longtemps que Lyon, voire plus. On se souvient de Louis XI faisant venir à Amboise, puis Tours de talentueux artisans italiens. Ce roi et Trudaine agissent ainsi par nationalisme industriel. La manufacture de draps d’or et de soie est née à Tours en 1466, sous l’impulsion de Louis XI. Son apogée a lieu sous le règne de François Ier. C’est à lui que l’on doit à partir de 1540, la marque Fabrique de Tours garante la qualité.

La ville de Tours se porte acquéreur en 1759 d’une nouvelle version de la calandre de Vaucanson, toujours sous l’impulsion de Trudaine, mais pour faire face à la concurrence, il devient nécessaire de se doter d’une machine plus récente et d’un calandreur venant d'Outre-Manches pécialisé[27].

La nouvelle calandre avec un cylindre de bois et l’autre de métal est longue à construire et coûte 20.000 livres. Commencée en 1759, elle est achevée en 1763 et apportée à Tours en 1768[28].

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HUMPHREY BADGER S'ETABLIT A TOURS (1769 - 1792)[]

La soie et les muriers font vivre beaucoup de monde en Touraine.

L'histoire commerciale de Tours n'offre que de tristes pages à lire pendant la première moitié du XVIIIe siècle [29].

En 1762, le nombre des cultivateurs s'adonnant à l'éducation des vers à soie monte à 382 et la récolte des cocons atteint, cette année-là, 20.426 livres. La culture des mûriers, si largement encouragée par Henri IV, état à peu près abandonnée; au commencement du siècle, Louis XV ordonne la perception annuelle d'un impôt de 3.000 livres, pour l'entretien des mûriers blancs (1722). Cette somme, jugée insuffisante en 1725, est élevée à 5.000 livres. Lors de l'installation des manufactures, cette culture reprend faveur. Un compte de 1752 établit que les plants de mûriers blancs sortis des pépinières du Plessis, s'élèvent à la quantité de 112.325, que l'on vend à raison de deux sous 6 deniers la pièce[30].

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Un accueil qui commence favorablement (1769)[]

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Etienne-François, duc de Choiseul-Stainville (1719 - 1785) soupçonne Humfry d'être envoyé par l'ennemi aux fins de rapatrier son frère.

Tissu de robe en soie moirée, vers 1765, Spitalfields, T.27-1981, Victoria and Albert Museum[31].

CCI Tours : La soierie. Avec la fin de l'Ancien Régime la soie perd ses clients.

En 1769, la calandre est suivie par la venue du nouveau calandreur, beaucoup plus au fait des techniques d'Outre-Manche. Humphrey Badger (1719 - 1792) est le frère cadet de John Badger (1712 - 1800). Les deux Badger sont venus ensemble d’Angleterre et ils travaillent dans l'atelier de Lyon[32].

Humphrey Badger (1719 - 1792) devient à 50 ans très jeune directeur de la calandre royale. Selon Bosseboeuf, il est à Tours dès 1766, et touche 1.800 livres pour ses dix huit premiers mois d'activités à la Calandre[33]. Il perçoit aussi les taxes au nom du Roi, dont la capitation. Le rôle de la capitation de la grande fabrique et de ses dépendances, pour la ville de Tours est énorme. Cette importante corporation compte, à cette époque, dans son sein plusieurs secrétaires du Roi.

Le duc de Choiseul, Principal ministre d'État, ne juge pas l'établissement de ce Badger à Tours indigne de son haut intérêt. Dans une lettre du 1er janvier 1760, le premier ministre témoigne son inquiétude de l'arrivée en France d'un Humfry Badger, qui n'est autre que le frère du calandreur et qu'il soupçonne d'être envoyé par l'ennemi aux fins de rapatrier le transfuge[34]. Mais le brave John Badger, malgré ses fréquentes menaces de repasser la Manche, n'en est pas au point de les mettre à exécution il fait bien ses affaires en France. Dans une lettre écrite en 1761 à Bertin, contrôleur général des finances de Louis XV (1759 - 1763) on apprend que :

Ses deux calendres continuent at avoir le plus grand succès depuis le 1er juillet 1760, jusqu'au 20 du mois d'avril dernier. Badger a moiré 100.000 aunes d'étoffe, qui, à six sous par aune, ont produit 30.000 livres, tant pour lui que pour Seguin et Scot, ses élèves et associés. Il s'en faut de beaucoup que les deux calendres suffisent[35].

Humfry ne peut donc avoir de mauvais desseins. Il vient aider John dans son travail. La mère-patrie est si loin d'eux qu'à ce moment même la femme du moireur, Elisabeth Oliver, vient de faire le voyage de Paris pour solliciter de Bertin, en faveur de son mari, des lettres de naturalité, qui seront obtenues sans trop de peine, malgré le baptême anglican et l'insuffisance légale du temps de résidence. Depuis qu'elle est en France, l'excellente femme a augmenté la maison d'une fille et de deux garçons. Il y a donc cinq enfants autour du foyer; ils sont voués sans réserve à la patrie d'adoption, comme le seront les trois encore à naitre. Louis-Benoît, qui pour le moment se trouve le dernier né, est venu au monde sous les meilleurs auspices. Ont été parrain, Louis Tolosan de Montfort, écuyer, et marraine, Benoite Maindestre, demoiselle, fille d'Antoine Maindestre de la Jarre, trésorier de France, "écuyer, négociant à Lyon"[36].

L’accueil que réserve la ville de Tours à Humphrey Badger, commence favorablement. Comme John Badger il bénéficie d’un loyer gratuit et d’un logement de fonction, même si sa pension annuelle de 1.000 livres est inférieure à celle de John Badger de 200 livres.

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La forte déception de Badger[]

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M. Ducluzel, intendant de la généralité de Tours (1766 - 1783).

Nicolas Viot-Roze (1709 - 1783) grand juge-consul de Tours en 1771 condamne immédiatement Badger à payer 300 livres au sieur Lefevre, dès sa nomination.

Mais le nouveau calandreur ne bénéficie pas longtemps de ce traitement presque de faveur. S’il compte sur la même considération à long terme qu’obtient John Badger à Lyon, il est fort déçu et ne manque pas de signifier ses requêtes :

M. l’Intendant m’a fait passer une requête du S. Omsfray Badger, anglois de Nation et aprêteur, des plus supérieurs, en étoffes et soyeries quelqconques. […] Je crains que le compte que j’ay rendu relativement aux plaintes fondées et aux justes réclamations du S. Badger ne vous soit peut être pas rendus tous les détails nécessaires. […] Le S. Badger, avec tous ses talens, a peine à vivre icy avec sa famille depuis que les trois quarts de la fabrication des soyeries ne sont qu’en uny ou plein, et nullement dans le cas de passer par des apprêts. […] Ces facheuses révolutions pour luy qui le forcent aujourd’hui à réclamer votre justice, […], par la continuation de son logement gratis dans une maison qui appartient au roy où sont placés toutes les mécaniques, ustenciles convenables et necéssaires aux apprêts des soyeries, où il convient que l’apprêteur et ses ouvriers soyent logés gratuitement[37].

Notons aussi qu’Humphrey Badger est responsable de l’entretien de la calandre, du cheval et des ouvriers qui vont chercher chez les fabricants les étoffes destinées au moirage. Lettre de 1785 (?) adressée à l’intendant du Cluzel par l’inspecteur Huet de Vaudour. Lors de son installation à Lyon, John Badger aussi est responsable de l’entretien de la calandre et non propriétaire de la machine[38].

La situation évolue rapidement :

Le loyer gratuit devient payant et le prix des étoffes moirées diminue. La gratuité revient un moment, soit de 1767 à 1779. Humphrey Badger est ensuite contraint par les fabricants de baisser ses tarifs par étoffe moirée. Il souhaite jouir seul de sa maison mais doit accepter un colocataire. Il subit le manque à gagner à cause du passage de mode des moires, qui heureusement reviennent à la fin du XVIIIe siècle pour s’écrouler à nouveau à la Révolution. Les fabricants tissent nettement moins de soieries et les font encore moins apprêter.

Nicolas Viot-Rozé (1709 - 1783), grand juge-consul de Tours en 1771 condamne immédiatement Badger apprêteur des étoffes de soie de la manufacture de la ville de Tours à payer 300 livres au sieur Lefevre, tapissier, le 28 août 1771, donc dès sa nomination. Il habite à l'époque place d'Aumont (aujourd’hui place Gaston-Pailhou), paroisse de Saint-Venant, où il y a une calandre[39].

Les déboires continuent avec la suppression des corporations par Turgot en 1776. Mais grâce à l’intendant François Pierre du Cluzel, les biens communs des soyeux devant êtres vendus sont en partie sauvés ; la calandre appartient à ce lot et ce, à la satisfaction de soyeux qui s’en servent autant pour donner du lustre aux étoffes que pour les moirer. .

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Humphrey Badger (1779 - 1789)[]

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Marius d'Aine (1730 - 1804) dernier intendant de Touraine (1783) constate que les promesses faites à Badger n'ont pas été respectées.

Trudaine à droite.

La calandre de Tours, photographie prise par la Chambre de Commerce avant sa destruction en 1929 (Document Société Le Manach à Esvres).

Hôtel de La Cour des Prés, où est la calandre ex-royale, rue de Courset.

Durant les dernières années du règne de Louis XVI, la généralité de Tours a pour intendant Marius d'Aine. Sous son administration, l'apprêt de la soie, par suite de circonstances locales, ne va pas sans éprouver quelques difficultés. Les maîtres font part de leurs inquiétudes à qui de droit. L'inspecteur des manufactures, après s'être fait exposer l'état de l'affaire, en écrit en ces termes à l'intendant après 1783 :

D'après les informations et l'éclaircissement, pris par l'inspecteur des manufactures soussigné, sur l'exposé en la requête du sr Onsfray-Badyer, anglais de nation, aprêteur en soyerie à Tours, il résulte que les aprêteurs ses prédécesseurs, et entre autres le sr Daumin, ont joui non seulement du loyer gratis de la maison, où se font les apprêts, mais encore l'ont eu toute entière ; qu'on n'en a accordé que la moitié, pour le logement du sr Badyer qui a dû s'en contenter quoiqu'avec beaucoup de gêne; les Badyer a joui, depuis 1767 jusqu'en 1779, du loyer gratuitement de la moitié de la maison ; ce n'est qu'à cette époque que les gardes-jurés et fabricants de soyeries exigèrent qu'il payerait 150 l. et qu'il serait chargé des réparations locatives d'usage. C'est en vain qu'il fit des représentations sur l'inexécution de leur promesse, et qu'on lui devait le logement, il fallut en passer par là de leur décision. De plus il lui avait été promis verbalement une pension, lorsqu'il vint de son pays s'établir à Tours, où on ne connaissait pas le moirage, et il y a aparence de ce que l'on a avancé, à cet égard, à l'inspecteur dans une lettre qui lui a été écrite le 5 juin 1767, par laquelle les srs Dupont, André Simon, Roze Simon, François Baudichon, Vidal et Pillet, tous six alors gardes-jurés en exercice, lui annoncent que, sur le rapport de feu M. Ducluzel, intendant de la généralité, par ses bontés pour la fabrique de Tours, ce magistrat avait obtenu de M. le contrôleur général l'établissement d'une calendre et 1,800 l. pour les 18 premiers mois que le sr Badyer resterait en lad. ville à y exercer ses talents, lesquels émoluments lui seraient payés de 6 en 6 mois ; à la suite de la lettre des gardes est mentionné : « Peut-être sur la connaissance de vos talens obtiendrons-nous la continuation de la pension ; d'après cela nous ne voyons plus rien qui puisse vous retenir à Lyon, aussy nous vous prions d'accélérer votre départ[40].
Le sieur Badyer est vrai, de bonne foi, plein de probité, mais sa déclaration, ainsi que celle des jurés, verbale est insuffisante. L'inspecteur des manufactures, consulté par M. Devin de Galande, intendant du commerce par ordre de M. le contrôleur général sur la requête du sr Badyer, a envoyé lad. lettre des gardes-jurés au d. intendant et y en a joint quatre autres, dont une de feu M. de Trudaine de Montigny, les 1res en datte du 12 mars, 14 avril, 25 may et 27 novembre 1766, et celle de M. de Trudaine, du 28 may 1767, qui sont toutes en faveur dud. sr Badyer pour appuyer ses réclamations, entre autres celle du 14 avril par laquelle on lui promet et on l'assure de lui accorder son logement gratis ; ces lettres sont restées dans le bureau de M. Devin de Galande depuis le 8 juin 1785, que le d. inspecteur-lui a rendu compte de cette affaire. Toutes les épreuves et expériences des talens du dit aprêteur, exigées par M. Trudaine, ont été exécutées en présence d'experts nommés par le conseil ; on a reconnu l'étendue de son savoir, de ses connaissances et de quelle utilité elles pouvaient être pour les fabriques de Tours, où les aprêteurs étaient attendus et demandés avec impatience[41].

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Humphrey Badger au début de la Révolution (1789 - 1792)[]

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L'hôtel particulier rue Cour-des-Prés, à côté de l'Hôtel de Jacques Cormier de la Picardière est dans la paroisse Saint-Venant, que l’on nomme Grande Savonnerie est acheté pour la première calandre. Il est adapté à la nouvelle et mobilisé de suite[42].

Le 4 août 1789, l'Assemblée constituante proclame la liberté absolue du commerce; les associations ou métiers qui avaient eu jusqu'alors le monopole de chaque branche d'industrie, perdent leurs anciens privilèges royaux et tous les nombreux règlements qui rendent la production plus onéreuse en empêchant la libre concurrence[43].

L’affaire se répète par la suppression définitive des corporations en 1791. La calandre de Tours devient sérieusement encombrante quand elle commence à se révéler de moins en moins utile. À cause de la Révolution, les affaires des soyeux sont au plus bas41. Non seulement la soie ne se vend pas, ce qui contraint des maisons à fermer, mais il faut trouver un moyen de subsistance.

Il est mort à Tours le 25 septembre 1792.

Le 1er nivôse an III, les républicains récupèrent ses biens, car ses héritiers sont Anglais.

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LA CALANDRE APRES LA MORT D'HUMPHREY BADGER[]

L'hôtel de La Cour des Prés (photo NR).

Il y a la vente des biens publics en 1794, an III. Le gouvernement vend le 1er Nivôse son mobilier comme bien national et prend la part de ses trois enfants encore anglais[44].

Cette fois, la calandre n’échappe pas à l’ordonnance. Les Domaines deviennent propriétaires de la calandre, de son entretien, et doivent se charger du calandreur ainsi que de son loyer, une nouvelle fois augmenté.

Le calandreur Meusnier, Meunier ou Simon Meusnier-Badger, qui n’est autre que le gendre d’Humphrey Badger, demande des réparations, reportées plusieurs fois et toujours attendues en 1800. Ces réparations sont jugées inutiles vu le peu de travail demandé au calandreur.

Par la suite la comtesse de Clocheville est en pourparlers pour acquérir, au prix do de 70.000 francs l'immeuble de la Calandre, situé A Tours, cour des Près, appartenant A l'hospice général de Tours, hôtel de la Cour des prés, place Daumont, paroisse de Saint Veran. Elle est à l'origine d'un hôpital dont Le nom provisoire est asile Gatien de Clocheville [45].


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Vue de Tours en aval des Ponts, prise des coteaux de Saint-Cyr, par Rougeot.

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SON MARIAGE, SA DESCENDANCE[]


Son mariage (1744)[]

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Les parents de Humphrey sont de Charlbury, Oxfordshire, mais d'origines anglo-irlandaises.

Badger se marie dans Winchester Cathedral, en 1744.

Humphrey Badger est né en 1719, à Compton, un village devenu de nos jours une paroisse de Winchester, dans le Hampshire. Employé, âgé de 25 ans, fils de John Badger et Abigail Marriot, anglicans, il se marie, le 7 mai 1744, dans Winchester Cathedral, avec Elizabeth Richardson, née en 1723 à Compton[46].

John Badger et Abigail Marriot, ses parents, se sont mariés le 18 juin 1710 à Charlbury (West Oxfordshire). Ils ont cinq enfants :

¤ Edward Badger né le 17 mars 1711 à Charlbury (Oxford)

¤ John Badger né le 29 juin 1712 à Charlbury (Oxford)

¤ William Badger né le 12 juin 1715 à London (St Giles Cripplegate)

¤ William Badger né le 31 mars 1717 à London (St Giles Cripplegate)

¤ Humphrey Badger né en 1719 à Compton (Winchester) dans le Hampshire.


Elizabeth Richardson est décédée avant 1775 certainement à Tours. Humphrey Badger ne se remarie pas. Humphrey Badger est décédé le 25 septembre 1792 dans un hôtel particulier rue Cour-des-Prés à Tours où on trouve la calandre royale et son logement[47].

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Sa descendance[]

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Joubert de l'Hiberderie Nicolas. Le Dessinateur pour les fabriques d'or, d'argent et de soie.- Paris, N/A, 1765.

¤ 1. Anne Badger, née anglicane le 23 mai 1754 à Oxford, va avec son père à Lyon où naît sa soeur en 1761. Nicolas Joubert de l'Hiberderie, son futur mari évoque le rôle important que jouent les peintres lyonnais capables de former les dessinateurs en soieries au XVIIIe siècle dans son ouvrage Le Dessinateur pour les fabriques d'étoffes d'or, d'argent et de soie, paru à Paris en 1765. La famille Badger tient Joubert en haute estime. Anne Badger et sa famille s'installent à Tours en 1767. Anne abjure l'hérésie calviniste, le 28 mai 1770, devant l'archevêque de Tours, Henri-Marie-Bernardin de Rosset de Rocozel de Fleury, selon son acte de mariage. Nicolas Joubert de l'Hiberderie épouse la fille de Humphry Badger, en 1775. Joubert a en fait des liens familiaux et professionnels très forts avec l'Angleterre. La relation entre Anne et Nicolas vient de ses liens avec John Badger à Lyon, et pas d'une rencontre à Paris, selon Bosseboeuf, `La Fabrique de Soieries de Tours. Nicolas Joubert de l'Hiberderie est quelqu'un d'estimé :

Je certifie que les moires brochees riches que j'ay moiré pour Mrs Goutelle, Joubert et Compe. fabriquants à Lyons, sont en general les plus beaux desseins que j'ay montré de toute la Fabrique de Lyon.
Au XVIIIe siècle, Joubert de l'Hiberderie a le premier l'idée des tissus jumelles, pour remédier au pli de la moire et la préserver de la coupure.

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Killyleagh Castle, le château des Blackwoods.

¤ 2. Esther Badger, née anglicane le 23 mai 1754 à Oxford, est décédée après le 24 décembre 1775, encore anglaise.

Messire Robert BlackWood (1694 – 1774), first baronnet demeurant à Belfast, à Tours est logé dans la maison de son père pendant quatre mois. Sire Badger est dit lui-aussi aussi Irlandais et habite paroisse de Saint-Pierre des Corps. Le 24 décembre 1775 il fait une donation entre vifs et irrévocable à demoiselle Esther Badger, 17 ans, demeurant à l'hôtel de La Calandre, quartier de la Porte des prés, proche place Daumont, paroisse de Saint-Venant. Le montant de la rente est de 1.200 livres, donc le capital de 24.000 livres, somme considérable[48].


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¤ 3. Louis Badger, né anglican le 22 août 1756 à Oxford, est décédé le 5 décembre 1795, encore anglais et vit après 1789 en Angleterre.

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¤ 4. Thomas Badger, né avant 1760, écrit à son beau-frère Meusnier-Badger d'Angleterre en 1792.

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Accusations contre Simon Meusnier-Badger et un de ses beaux-frères britanniques.

Frédéric Le Clerc[49].

¤ 5. Helene Badger est née en 1761 à Lyon et décédée le 7 décembre 1792 à Tours.

Simon Meusnier est le fils du sieur Étienne Meusnier, négociant en soierie, et Jeanne Lhermite. Les Meusnier sont suffisamment riches pour que son frère, maître René Meusnier achète une charge de conseiller du roi et une étude de notaire royal à Rochecorbon[50].

Simon Meusnier se marie avec Hélène Badger (1761 - 1790), le 19 août 1785, à Tours (paroisse Saint-Venant). Ses parents s'opposent à ce mariage, mais sont déboutés par le Lieutenant général de Touraine. Son cousin germain, Charles Meusnier, est témoin à son mariage et René Julien Papion, fils aîné de Pierre. Les Papion du Château sont une famille anoblie en 1781 très connue à Tours. L’hôtel particulier des Papion du Château est aussi une manufacture royale de damas et de velours. La présence de ce Papion du Château montre bien que Meusnier-Badger n’est pas un ouvrier, comme il va essayer de le faire croire dans ses écrits quand il sera arrêté. Son beau-père, Humphrey Badger est natif de Compton, un village à côté de Winchester Il devient le directeur de la calandre royale de Tours en 1767. Le montant de sa rente est de 1.200 livres[51]. Il perçoit aussi les taxes au nom du roi de 1758 à 1789, dont la capitation. Le rôle de la capitation de la grande fabrique et de ses dépendances, pour la ville de Tours est énorme[52]. Simon est aussi le beau-frère de Nicolas Joubert de l’Hiberderie. Après son mariage, il se fait appeler Simon Meusnier-Badger. Il élève seul ses trois enfants, car sa femme décède et du fait de la mévente des soieries pour cause de Révolution française, il va se retrouver est dans un état voisin de la misère. Mais, il hérite au décès de son père de différentes rentes lui procurant une rente annuelle de 300 livres. Cette rente varie toutefois en fonction des récoltes. Il doit donc s’agir de terres d’une valeur d'environ 5.000 à 10.000 livres. À titre de comparaison le salaire d’un cocher à Paris est de 100 livres. Il devient donc un petit rentier, qui loue la calandre royale et est négociant en soie, matière vendue exclusivement aux aristocrates et aux riches bourgeois.

François Victor Meusnier est né le 27 avril 1790 à Tours, et a été baptisé le 27 avril 1790 à Tours, paroisse de Saint-Venant. Son parrain est son oncle, maître René Meusnier, conseiller du Roy et notaire à Rochecorbon, marié à Anne Belluot. François a épousé Marie Eugénie Durand. Il devient comme ses parents négociant et apprêteur en soieries. Lui et sa famille habitent près de l'actuelle place du 14 juillet, propriétaire (rentier) en 1842, il demeure Cour des Prés. Il est décédé le 6 juillet 1864 à Tours, paroisse Saint-Venant. Il est le beau-père de Frédéric Le Clerc.


Article détaillé : Simon Meusnier-Badger


Article détaillé : Frédéric Le Clerc


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¤ 6. Pierre Badger est né après 1761 à Tours.

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Victor Meusnier est le fils de Meusnier-Badger, négociant, et le neveu de René Meusnier, Conseiller du Roy.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

  1. Le dictionnaire de la soie: Découvrir son histoire de ses origines jusqu'à nos jours Paru le 9 février 2015.
  2. Archives Départementales d’Indre et Loire, C107.
  3. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  4. Hampshire Allegations for Marriage Licences Granted by the Bishop of Winchester, 1689 to 1837. 22 août 2015.
  5. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIeXIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  6. Hampshire Allegations for Marriage Licences Granted by the Bishop of Winchester, 1689 to 1837. 22 août 2015.
  7. La société du XVIIIe siècle et ses peintres: Ouvrage orné de 12 portraits hors texte, Léandre Vaillat, FeniXX. ISBN 2259297463, 9782259297462
  8. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  9. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  10. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  11. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  12. L'Introduction du machinisme dans l'industrie française, Charles Ballot, Slatkine, 1978.
  13. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  14. Photographie (+détail) du musée des tissus et des arts décoratifs de Lyon
  15. Adolphe Vachet, Les anciens couvents de Lyon, Emmanuel Vitte, 1895 (p. 361--).
  16. Adolphe Vachet, Les anciens couvents de Lyon, Emmanuel Vitte, 1895 (p. 361).
  17. L'Introduction du machinisme dans l'industrie française, Charles Ballot, Slatkine, 1978.
  18. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  19. La société du XVIIIe siècle et ses peintres: Ouvrage orné de 12 portraits hors texte, Léandre Vaillat, FeniXX. ISBN 2259297463, 9782259297462
  20. Revue d'histoire de Lyon : études, documents, bibliographie / publiée sous la direction de Sébastien Charléty,... (Lyon) : 1908.
  21. Cour Du Moirage
  22. Revue d'histoire de Lyon : études, documents, bibliographie / publiée sous la direction de Sébastien Charléty,... (Lyon) : 1908.
  23. Cour Du Moirage
  24. Revue d'histoire moderne et contemporaine, History - 1914, Page 333
  25. Dutil Léon. L'industrie de la soie à Nîmes jusqu'en 1789. In: Revue d'histoire moderne et contemporaine, tome 10 N°4, 1908. pp. 318-343.
  26. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  27. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  28. Jean-François Barcat, L’établissement de la calandre de Tours, 1744-1929 », dans La Soie en Touraine, op. cit., pp. 21-27.
  29. HISTOIRE DE LA SOIE EN TOURAINE ET À VOUVRAY / 1, Association Vouvray Patrimoine le 20 octobre 2019.
  30. HISTOIRE DE LA SOIE EN TOURAINE ET À VOUVRAY / 1, Association Vouvray Patrimoine le 20 octobre 2019.
  31. Joubert: An Anglophile
  32. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  33. Bosseboeuf, La Fabrique de Soieries de Tours. Paul Bousrez 1900. Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Mémoires tome XL1 dont Histoire de la Fabrique des Soieries de Tours et Inventaires du Mobilier Ecclésiastique et civil par Bosseboeuf, etc… Mémoires tome XXXXIII (1904) dont La Manufacture des Tapisseries de Tours par Bosseboeuf. Mémoires tome XXXXIX (1910) dont la corporation des Passementiers en Touraine et l’Abbaye de Villeloin par Bosseboeuf 3 vol in 8
  34. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Société historique et archéologique du Périgord. (Périgueux) : 1906.
  35. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Société historique et archéologique du Périgord. (Périgueux) : 1906.
  36. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Société historique et archéologique du Périgord. (Périgueux) : 1906.
  37. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIe XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  38. Daisy Bonnard, Des histoires de calandres…, dans Daisy Bonnard éd., Lyon innove. Inventions et brevets dans la soierie lyonnaise aux XVIIIe et XIXe siècles, Lyon, EMCC, 2009, pp. 112-121, pp. 120- 122.
  39. Annales historiques de la Révolution française, Albert Mathiez, Gustave Laurent, Georges Lefebvre, Société des études robespierristes Firmin-Didot and c.
  40. Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine Tours : 1900
  41. Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine Tours : 1900
  42. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIII et XIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56.
  43. HISTOIRE DE LA SOIE EN TOURAINE ET À VOUVRAY / 1, Association Vouvray Patrimoine le 20 octobre 2019.
  44. La vente des biens nationaux de seconde origine et les mutations foncières dans le district de Tours, 1792-1830, Volume 77 de Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, France Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, René Caisso, Bibliothèque nationale, 1977.
  45. L'asile Gatien de Clocheville : document confidentiel et personnel, Faucheux, René, E. Soudée (Tours) : 1894.
  46. Hampshire Allegations for Marriage Licences Granted by the Bishop of Winchester, 1689 to 1837. Par W J C Moens, Winchester, England (Diocese)., Bishop, Diocese of Winchester, Hampshire Record Office, Church of England, Harleian Society, Hampshire Record Office, 1893. Notes sur l'article: v.35, p.29
  47. Emilie Ballon. L’affaire de la calandre de Tours au XVIIIe siècle, de l’acquisition à l’embarras (XVIIIeXIXe siècles). Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, Université Sorbonne Paris Cité, 2012, p.37-56
  48. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures ... Archives départementales d'Indre-et-Loire · 1878.
  49. Louis Joseph Frédéric Le Clerc
  50. Il supervisera la vente des biens nationaux dans le district de Tours. Ses décisions ne sont pas contestées... Caisso, René, La vente des biens nationaux de première origine dans le district de Tours : 1790-1822 /, Paris : Bibliothèque Nationale, 1967, p.53.
  51. C.873 AD 37
  52. Bosseboeuf, dans La Fabrique de Soieries de Tours Bosseboeuf, La Fabrique de Soieries de Tours Paul Bousrez 1900, Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, Mémoires tome XL1 dont Histoire de la Fabrique des Soieries de Tours et Inventaires du Mobilier Ecclésiastique et civil par Bosseboeuf… Mémoires tome XXXXIII (1904) dont La Manufacture des Tapisseries de Tours par Bosseboeuf, Mémoires tome XXXXIX (1910).
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