Wiki Guy de Rambaud
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                                Hugue de Mataplana

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Uc Mataplana.

Hugue de Mataplana, Uc Mataplana, Hug de Mataplana est né vers 710 en Germanie et décédé après vers 780 en Catalogne[1].


Hugue est un guerrier Germain qui devient l'un des Neuf Barons de la Renommée qui reconquièrent l’ancienne Tarraconaise colonisée par les Sarrasins. Il est le capitaine des armées d'un prince germain ou gascon, Otger Cataló qui entre en Catalogne en 733 pour en chasser les Maures, avec 5.000 hommes. 733 c'est du temps de Charles Martel. Donc, il n'est pas un des soi-disant neuf barons que Charlemagne envoie vers 795 dans la Marca Hispanica (nord de la future Catalogne)[2], mais il s'agit peut-être d'un membre de sa famille.

Les premiers comtes et vicomtes sont des fonctionnaires amovibles de l'empire carolingien dans les différents territoires de la Marca Hispanica. À la fin du IXe siècle, les comtes le savent déjà ... tout comme il n'existe pas de baronnies primitives dites immémoriales (Pinós, Mataplana , Montcada, Queralt, Erill, Orcau, Cervelló, Cruilles, Centelles, Castellvell, etc.)[3].

Toutefois, Dalmau de Berga se marie à Arsenda et ils sont les parents le père de Hug (mort en 1098) qui porte le titre de vicomte de Mataplana. Arsende est peut-être la descendante des premiers Mataplana.

En 1112, Douce de Gévaudan épouse Raimond-Bérenger III de Barcelone, comte de Barcelone, qui devient Raimond-Bérenger Ie de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat, pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partage le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone, lesquels s'opposent entre 1144 et 1162 à la maison des Baux au cours des guerres Baussenques. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Garsende de Sabran de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.

Jean de Matha ou Mota, qui est de la famille des Mottet du sud de la Provence est le :

... descendant d'une noble famille, qui était, nous disent d'anciens historiens, la troisième des neuf baronnies instituées par Charlemagne pour être l'honneur et le soutien de son trône. Cette famille, établie dans la péninsule espagnole, s'était illustrée encore dans les guerres sanglantes intervenues entre les chrétiens et les Maures, et, pour léguer à ses descendants le souvenir toujours vivant des hauts faits d'armes de leurs ancêtres, elle avait fait graver dans ses armoiries un homme enchaîné proférant un cri de détresse ...[4].

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Capture d'écran du film Pàtria. La llegenda d’Otger Cataló i els nou barons de la fama

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L'UN DES NEUF BARONS DE LA RENOMMEE (733 - 764)[]

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Otger Cataló ou Eudes d'Aquitaine ?[]

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Otger Cataló.

Extrait du film Pàtria : La llegenda d´Otger Cataló i els 9 barons de la fama.

Eudes d'Aquitaine et Charles Martel.

Otger Cataló (ou Catalon) est un personnage légendaire qui, avec les Neuf Barons de la Renommée, reconquiert une partie de la Tarraconaise (Catalogne) sur les Sarrasins. Selon certaines théories, le nom de Catalogne est dérivé de son nom de famille.

La mythologie traditionnelle catalane sur Otger Cataló remonte à des siècles, à ces brumes d'histoire dans lesquelles la légende et la réalité se confondent, lorsqu'il est devenu le seul survivant de l'attaque des Sarrasins, se réfugiant dans les Pyrénées avec son fidèle lévrier. Là, vivant en ermite dans une hutte faite de peaux de chèvre, il affûte et prépare des armes jusqu'à son retour. Le jour où, sonnant du cor à travers les montagnes, il convoque les chrétiens pour qu'ils se battent. Le même jour, le lévrier entreprend de rassembler, parcourant inlassablement la région, neuf chevaliers qu'il amène en présence d'Otger : les Neuf Barons de la Renommée ou les Neuf Chevaliers de la Terre[5].

Le mythe d'Otger Cataló, apparu dans sa première version au XIIIe siècle, retrace la première tentative de reconquête menée par un groupe de neuf chevaliers agissant sous le commandement d’Otger Cataló[6].

La légende des Neuf Barons de la Renommée est basée sur des événements survenus au cours de trois générations différentes. Otger Cataló coïncide dans le nom et la date de la mort († 735), à l'Arcomte de Catalanum (710 - 735), duc d'Aquitaine, qui est tué dans la bataille pour la reconquête de Roses (Figueres) et enterré soi-disant dans le Monastère de l'île de Ré. Le personnage légendaire correspond au duc Odon le Grand († 735), également appelé Eudes d'Aquitaine[7]. Les armoiries d'Otger Cataló présentent un chien sur fond bleu avec un collet en or pour représenter la fidélité de l'animal.

Retour aux faits historiques... On ne sait pratiquement rien sur les dernières années de la vie du duc Eudes d'Aquitaine. Peu de temps avant sa mort, en 734, il est capable d'avoir chassé une fois de plus les Maures dans les vallées des Pyrénées catalanes.

La Foundation for Medieval Genealogy nous dit qu'Eudes d'Aquitaine est enterré au monastery of Sainte-Marie d'Alarcon. Certainement le Monastère de Santa María et San Pedro de Alaón, reconstruit en 806, par le comte Wandrille, son descendant, où repose une partie de sa famille. Ce monastère est proche des lieux dont il est question dans la légende d'Otger Cataló et ses barons.

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Les Neuf Barons de la Renommée[]

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Vierge Noire de Montgrony.

Pàtria : La llegenda d´Otger Cataló i els 9 barons de la fama.

Neuf chefs d'armes jurent devant la Vierge Noire de Montgrony de rendre la foi chrétienne à cette terre.

Guerau d'Alamany, dont les enfants s'allient aux Copons est l'un des Neuf Barons de la Renommée qui entrent en Catalogne pour en chasser les Maures, avec 5.000 hommes, sous la conduite d'Otger Catalo, qu'ils ont pris pour chef.

Guillaume-Raymond Dapifer, ou Truchsessen, et Gausserand Pinos, dit aussi de Thann, son frère, font partie des neuf chevaliers germains qui vont recevoir la désignation collective des neuf barons de Catalogne. Ces guerroyeurs, issus des premières familles germaniques, se portent, — comme plus tard, au temps des Croisades, — sur cette terre d'Espagne que souille et ensanglante l'occupation des Sarrazins[8]. Les noms de ces neuf Cid sont relevés par le chanoine Taraffa, dans ses Annales des Événements mémorables de l'Espagne[9]. Selon Calixte de la Providence :

Mataplana un fameux guerrier, Hugues de Matha ou Mataplana, qui, vers l'an 780, serait venu du fond de l'Allemagne en France, à la cour de Charlemagne pour s'y mettre au service de cet empereur, dans le dessein particulier d'aller combattre, en Espagne, les Maures[10].

Calixte de la Providence se trompe de date en parlant de vers l'an 780. Les faits sont plus précoces. Otger Cataló meurt en 735. La bataille d'Ampurias marque la fin de cette odyssée glorieuse, en 764. L’auto-libération de la future Catalogne se situe au centre d’un triptyque de récits mythologiques qu’il convient de lire chronologiquement[11]. Il s'agit là de la première tentative de reconquête menée par Otger Cataló et ses barons entre 733 et 764, et pas de celle de Charlemagne.

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Les Neuf Barons de la Renommée après 764[]

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Charlemagne rejoignant la Marca Hispánica par la vallée voisine du futur comté d'Urgell, celle d'Andorre.

Dans la version de Jeroni Pujades, cette reconquête primitive débute en 733 et prend fin avec la défaite lors du siège d’Ampurias en 764. Les neuf chevaliers, ne pouvant poursuivre seuls cette entreprise, se réfugient dans les Pyrénées en attendant la venue des Francs.

Les descendants des neuf chevaliers, qui accompagnent Otger Cataló, sont faits barons par Charlemagne lors de son arrivée en 801. A cette date le premier Hugue, ou Hug Mataplana, est surement décédé et a peut-être un fils qui porte son prénom comme la plupart des futurs Mataplana fiers de leur illustre ancêtre. Le mythe établit donc l’origine des neuf lignages de la haute noblesse catalane : Montcada, Pinós, Mataplana, Cervera, Cervellón, Alemán, Anglesola, Ribellas et Heril.

Mais outre ces éléments fondamentaux, c’est la chronologie qui importe plus que. Selon Jeroni Pujades, cette première tentative de reconquête coïncide avec l’avènement de Charlemagne en 768, puis son élection à la tête de l’empire en 800. Il y a donc une continuité et une cohérence chronologique entre cet épisode et celui de l’auto-libération des Barcelonais.

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De Hugue de Mataplana aux Mataplana du début du premier millénaire[]

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Le château de Mataplana est-il situé au même endroit que le château du premier baron de Berga se faisant appeler baron de Mataplana après le mariage de son père avec une certaine Arsende ?

Le blason des Mataplana ressemble à celui des comtes de Pallars.

Après la victoire sur les Maures, la légende propose qu'aient émergé dans la gloire ces neuf chevaliers, appelés les neuf Chevaliers de la Terre (également connus sous le nom des Neuf Barons de la Renommée) : Cervelló, Erill, Ribelles, Montcada, Cervera, Pinós, Anglesola, Alemany et Mataplana. Avec Otger Cataló, le compte est alors de dix chevaliers.

Les premiers comtes et vicomtes sont des fonctionnaires amovibles de l'empire carolingien dans les différents territoires de la Marca Hispanica. À la fin du IXe siècle, il n'existe pas de baronnies primitives, dites immémoriales (Pinós, Mataplana , Montcada, Queralt, Erill, Orcau, Cervelló, Cruilles, Centelles, Castellvell, etc.)[12]. Il est donc impossible d'établir une généalogie et même un lien entre Mataplana et ses éventuels descendants.

En ce qui concerne Gombreny, un document ancien parle du château de Montgrony, dans la Plà de Sant Pere, existant en 875, et qui doit être une tour romaine[13]. Le château de Mataplana, bâti vers 950, et refait ou restauré au XIIe/XIIIe siècles, n'est peut-être pas à l'emplacement du premier château. La plà c'est la plana. Mata c'est tuer mais mota c'est la motte notamment castrale en espagnol.

Le vicomté de Berga est une juridiction féodale du comté de Cerdagne créé lorsque le pagus de Berguedà (Berga). Dalmau de Berga se marie avec une Arsende et son fils devient seigneur de Mataplana, donc cette Arsende est peut-être l'héritière du Hugue Baron de Renommée.

Vers 1185, un certain Huguet de Mataplana, marié à Sança, fonde une autre branche de la famille Mataplana. Hugh de Mataplana et son épouse Guillema de Sales (vers 1200) reproduisirent dans leur château les fameuses Cours d'Amour de Provence. Un poème célèbre du troubadour Ramon Vidal de Besalú y fait référence. Nous pensons que le moment le plus illustre de la dynastie Mataplana a lieu à ces dates. Le manoir est devenu un lieu de rencontre pour les troubadours et les barons. Le château de Mataplana était un lieu de rencontre pour dames et messieurs, troubadours et ménestrels. Ces festivités durèrent jusqu'à ce que le baron Hugh accompagne le roi Pierre aux guerres de Toulouse et tombe avec lui le triste jour de Muret (Comerma)[14]

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Mataplana est bâti par Huc/Hugo/Hugue[15], vers 780, mais c'est peut-être une mota (motte féodale), dont il ne reste rien. Les ruines du château de Mataplana datent des XIIe/XIIIe siècles, mais il existe sous ce château des restes d'un château datant de la première période romane (vers 950).

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DES DESCENDANTS PROVENCAUX ?[]

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El Castell de Mataplana al segle XI.

La famille Matha/Mota/Motet descendent, selon Calixte de la Providence, d'un fameux guerrier, Hugue de Mataplana, un Germain venu combattre pour Charlemagne les moros en 780, l'un des Neuf Barons de la Renommée[16].

Raymond Motet (ca 1160 - après 1225) est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem.

Habitués à guerroyer contre les ennemis de la foi, mais, au reste, non moins fidèles à leurs princes qu'à Dieu, les seigneurs de la maison de Matha/Mota, établis en Espagne, secondent Raymond Bérenger, comte de Barcelone, dans la conquête de la Provence, que Douce, son épouse, fille de Gilbert, lui apporte en dot, mais dont les seigneurs du pays lui disputent la possession. Devenus paisibles possesseurs de toute cette contrée, dès l'an 1140. Raymond II et ses successeurs récompensent les services que leur ont rendus les seigneurs de la maison de Mata/Mota, en leur donnant en fief plusieurs terres, et entre autres celle de Faucon, dans une vallée de la Haute-Provence, non loin du lieu où sera bâtie la ville de Barcelonnette[17].

Selon Calixte de la Providence Jean de Matha ou Mota est :

... descendant d'une noble famille, qui était, nous disent d'anciens historiens, la troisième des neuf baronnies instituées par Charlemagne pour être l'honneur et le soutien de son trône. Cette famille, établie dans la péninsule espagnole, s'était illustrée encore dans les guerres sanglantes intervenues entre les chrétiens et les Maures, et, pour léguer à ses descendants le souvenir toujours vivant des hauts faits d'armes de leurs ancêtres, elle avait fait graver dans ses armoiries un homme enchaîné proférant un cri de détresse ...[18].

Par ailleurs, la branche espagnole des trinitaires fait tout son possible pour employer la graphie Matha. En vain ! C’est un historien trinitaire, le père Giulio Cipollone découvre que la première mention de saint Jean de Matha ou Mota (1160 - 1213) parle Jehan de Mota, dans un document de 1545[19]. Ce nom de Mota est celui d’une famille qui compte des coseigneurs de La Motte, des proches du comte de Provence, des juristes, des ecclésiastiques, sans oublier les du Mottet de Séchilienne qui sont de l'ancien diocèse d'Embrun, comme Faucon. Bref, c’est un nom bien implanté en Provence. La famille Matha/Mota/Motet d'Arles compte des consuls, mais aussi des commandeurs de plusieurs ordres religieux. Le gentilhomme-troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1225 - 1300) est un membre de cette famille.

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Saint Jean de Matha - ou Mota - rachète aux musulmans des esclaves Chrétiens au risque de sa vie.

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LES MOTA/MOTET/MOTTET DANS LES ORDRES DE CHEVALERIE[]

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Raymond de Saint-Gilles, l'évêque Adhémar et les Provençaux.

Auberge de la langue de Provence à Rhodes.

Raymond Motet (ca 1170 - 1225) est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem.

Commanderie hospitalière de Manosque.

Galiot Mottet est chevalier de Rhodes et commandeur.

Jean de Mottet est entre autres commandeur de Barbentane.

Provence. Tarascon. 1659-1670]. Livre de Raison pour Noble Olivier de Mottet du premier septembre mil six cent cinquante neuf.‎‎

La contribution des ordres militaires implantés en Provence à la défense de la Terre sainte apparaît de prime abord comme une évidence. Pourtant, peu d’historiens ont vraiment affronté cette question[20]. Les Motet, à cette époque ne sont pas que des consuls d'Arles ou le gentilhomme troubadour Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles. Saint Jean de Matha ou Mota est à sa façon un miles Christi, mais certains membres de sa famille le sont plus que lui. D'ailleurs ils sont alliés aux Aramon et aux Porcellets qui sont cités comme des responsables des ordres de chevalerie en Provence et dans le Languedoc.

Raymond Motet (ca 1170 - après 1225) est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222 - 1225)[21]. Raymond Motet à Acre, en avril 1239, signe, en troisième position, une charte de Maître Bertrand de Comps, pour Lutold, Grand Commandant des Teutoniques[22]. Raymond Motet est en famille avec Pons Moteti, prieur des Hospitaliers, et le jurisconsulte Guillaume Motetus (ca 1230 - après 1293), tous les deux mentionnés dans la commanderie hospitalière de Manosque en 1293[23].
Pons Moteti est prieur des Hospitaliers de Manosque[24]. Jochen Burgtorf, dans The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310) (2008), le voit de la famille Mottet, mais n'arrive pas à le relier aux autres, sauf Raymond Motet.


Le prénom Pons est assez fréquent dans cette maison des Motet. Nous avons fraire Pons Motet, capelans de la commanderie hospitalière de Manosque, mais sans date précise (1169/1315 ?)[25]. Il s'agit peut-être de Motetus (ca 1200 - après 1250), chanoine d'Arles en 1224, canonici Arelatenses, cité le 18 janvier 1250, cité par la Gallia christiana novissima : Arles, de Joseph Hyacinthe d'Albanès, Ulysse Chevalier, Louis Fillet.


A la génération suivante, Raymond II Motet (ca 1195 - après 1239) est cité à Manosque. La prise de possession par Raimon de Villemur, précepteur de Manosque, a lieu le 13 des calendes de janvier 1215, à l'entrée du Palais, devant la porte ferrée. Témoins de l'acte : Raymond de Pierrevert ; Hadillo de Saint Julien ; R. prieur de ST Marie (de Manosque), Raimon Motet...[26]. Il est simple frère. Raymond II Motet est cité comme étant un témoin, à Acre, en avril 1239, qui signe une charte de Maître Bertrand de Comps pour Lutold, le grand maître de l'Ordre teutonique[27].
Gilius Mottetus (ca 1200 - après 1244) est cité dans de nombreux textes de la commanderie de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem d'Avignon (1229, 1232, 1235, 1244)[28].
Arnaldus Raimundus de La Mota, Arnaud-Raymond de la Motte (ca 1205 - après 1247) est cité en 1242, 1245, 1246 au Domus Templi, de Argenteins (Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement et Canton: Nérac — 47)[29]. Arnaud-Raymond de la Motte est maître de l'Agenais, commandeur templier d'Argentens en 1236[30], et en 1241/1247[31].
Pierre de La Mota (ca 1210 - après 1273), Commandeur de Saint Jean de Viviers (Ardèche) en mai 1273[32].
Gui Motet (ca 1260/1265 - 1291) est reçu et transféré outre-mer à partir de Marseille en 1289. Il meurt en Terre Sainte en 1291[33].
Le profane Guillaume Motetus (ca 1265 - après 1309) est mentionné comme commandeur dans les archives de la commanderie hospitalière de Manosque, en 1293[34]. Il est cité dans le baillage de Sisteron car il rend hommage au roi Robert en 1309[35].


Galiot Mottet ou Moutet est commandeur de l'importante commanderie de Bourdeaux, chevalier de Rhodes, le 28 novembre 1417. Pour L’Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon, Galiot Mottet est de la famille Mottet. Ce que confirment, Louis Bassette, qui a étudié les Mottet de Séchilienne, et Guy Allard, en dressant la généalogie de cette famille. Ils nous disent que le Commandeur de l’Ordre de Rhodes, pour Bourdeaux, Galiot Mottet, est parent des membres des deux branches de la famille Mottet, celle d’Arles-Tarascon et celle de Grenoble[36][37][38]. En tous les cas, dans les trois Langues françaises, il faut huit quartiers de noblesse pour être chevalier de Rhodes. Et puis les commandeurs ne sont pas de simples chevaliers. Ils sont des supérieurs des maisons du continent et ne sont jamais des roturiers ou des anoblis de fraîche date. Galiot Mottet est commandeur de Bourdeaux, mais nous ne connaissons pas sa généalogie exacte. Dès cette époque cette famille porte : D'azur, à trois bandes d'argent au chef coufu de gueules chargé de trois lozanges auffî d'argent. Cimier : un Pan rouant, d'argent [39][40][41].


Jean de Mottet, originaire de Tarascon, le 1er mai 1672 est présent à l’Assemblée des chevaliers, en qualité de commandeur de Barbentane et de Bourdeaux[42]. Le commandeur Jean de Mottet est le fils de Rostain, de l'année 1627. Dans un extraict de la bulle du grand maistre, on lit : Portant provision de la commanderie de Bourdeaux, en faveur de Jean de Mouttet, chevallier de l'ordre Saint Jean de Hierusalem, du 25 mars 1665. Ce Jean de Mottet est commandeur de Bourdeaux, comme son ancêtre Galiot Mottet, mais aussi de Valence depuis 1655. Dans un bail à ferme du 20 mai 1669 apparaît un fondé de pouvoirs de Jean de Mottet, toujours commandeur du Temple de Bourdeaux. Selon le Bulletin de la Société des amis du vieil Arles, le 4 novembre 1680 Jean de Mottet est toujours commandeur de Valence et de Bourdeaux.

On a le Livre de raison renseigné pour la période 1659-1670, provenant d’une des familles les plus illustres de Provence présentée dès 1693, par Robert de Brianson dans L'État de la Provence dans sa noblesse (II, p. 412) :

La famille de Mottet de la ville de Tarascon est une des plus anciennes de cette ville et elle conserve encore les provisions de la Commanderie de Bordeaux qui fut donnée le 28 de Novembre de l’an 1417 à Galiot Mottet, Chevalier de Rhodes (…} Rostan de Mottet sieur de Molières marié l’an 1609 avec Jeanne de Georges, fille d’Olivier de Georges Seigneur de Fons en Languedoc. Rostan de Mottet laissa deux fils, Olivier et Jean de Mottet. Olivier fut maintenu dans sa noblesse par le même arrêt que Nicolas et Charles de Mottet ses cousins. Et Jean fut reçu Chevalier de Malte l’an 1628 et enfin pourvu de la Commanderie de Bordeaux l’an 1665[43].‎

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Les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean débarquent à Rhodes en 1307.

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DESCENDANCE FRANCAISE D'ARSENDE DE MATAPLALANA[]

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Dalmau de Berga (ca 1000 - 1067)
x Arsende de Mataplana (ca 1015 - après 1067)
-> Halduin Motetus (ca 1030 - après 1060)
-> Hugh/Ug/Uc de Mataplana (ca 1045 - 1098)
x Adelaïde N (° ca 1070)
-> Sybille de Mataplana (avant 1098 - 1149)
x 1129 Guilhem VI de Montpellier (1090 - 1161)
-> Guilhem VII de Montpellier (1130 - 1172)
x Mathilde de Bourgogne
-> Radulfus Motetus (avant 1098 - après 1118)
-> Hugh/Ug/Uc/Luc de Mota/Mataplana (ca 1095 - après 1130)
x Ermessenda d'Empuries
-> Euphème de Mota (ca 1125 - après 1170)
x 1156 Marthe de Fenouillet (ca 1135 - après 1170)
-> Jean de Matha ou Mota (1160 - 1213)
-> Branche des Mottet du Dauphiné
-> Raymond Motet (ca 1160 - 1218)
-> Pons Motet
-> Arnulfus Motetus (après 1156 - après 1221)
-> Raymond II Motet (ca 1195 - après 1239)
-> Gilius Motetus (ca 1200 - après 1244)
-> Arnaldus Raimundus de La Mota (ca 1205 - après 1247)
-> Poncius Motteti (ca 1190 - 1260)
-> Jacme Motet, ou Mote, ou Mota ou bien encore Moter, d'Arles (ca 1240 - 1300)
-> Adam Motet (ca 1240 - 1282)
-> Bertrandus Motetus (ca 1230 - 1278)


Le 15 mai 1265, une grande partie de la noblesse arlésienne s'embarque à Marseille. Le 6 janvier 1266, toute l'armée de Charles d'Anjou (1226 - 1285) est à Rome. Il se lance à la conquête du royaume de Sicile Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle figure :

  • Adam Motet,
  • Johannes et Radulfus de Mota, hommes d'armes en 1275 ;
  • Rogerius de Mota, écuyer dans les troupes royales en 1278 ;
  • Rostandus de La Mota, chevalier dans les troupes royales en 1272 ;
  • Guillelmus de Mota Engalire, écuyer dans les troupes royales en 1279 ;
  • Andri Mote, écuyer, châtelain de place forte en 1278-1280[44].
Bertrandus Motetus (ca 1230 - 1278)
-> Gui Motet (ca 1265 - 1291)
-> Guillaume Motetus (ca 1265 - après 1309)
-> Pons Motet (ca 1265 - après 1309)
-> Bertrand II Mottet (ca 1260 - après 1310)
x Demoiselle d'Aramon
-> Marie Mottet (ca 1300 - avant 1346)
x Artaud de La lande (ca 1290 - après 1346)
-> Douce de La lande (ca 1320 - après 1347)
x Bertrand Porcellet (1301 - 1352)
-> Bertrand III Mottet (ca 1300 - avant 1351)
-> Jean Mottet (ca 1320 - 1373)
x 1350 Douce Quiqueran (ca 1335 - après 1402)

Les Mottet d'Arles se retrouvent à Tarascon à la génération suivante. Le commandeur Galiot Mottet ou Moutet (après 1350 - après 1417) n'est pas leur ancêtre, mais un oncle, descendants d'ancêtres nobles. Seuls les cadets de haute noblesse prennent le titre de commandeurs. Judith Bronstein, faisant des recherches pour écrire The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274 (2005), a découvert que son ancêtre R. Motet est commandeur general de l'Ospital de Jherusalem (1222-1225)[45]. Raymond Motet remplace frater Golferius (1221) comme Commandeur general ou plutôt Grand Commandeur des hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

-> Jean Mottet (ca 1320 - 1373)
x 1350 Douce Quiqueran (ca 1335 - après 1402)
-> Mottet de Tarascon
-> Galiot Mottet ou Moutet (après 1350 - après 1417)
-> Bérengère Mottet (après 1355 - après 1402)
-> Raymundus de Mota (1358 - après 1402)
-> Pierre de la Moutte (1360 - 1407)
-> Jean II Mottet (1352 - 1416)
-> Jean III Mottet (ca 1380 - après 1442)
-> Jean d'Auvergne Mottet (1420 - 1490)
x Jeanne Isnard (1440 - après 1490)
-> Branche des Mottet de Toulon et Marseille.
-> Jacques Mottet (ca 1430 - 1489)
x Marthe Garanton (ca 1460 - après 1544)
-> Jeanne de Mottet
x 1500 Pierre de Garnier de Jullans[46]
-> Gaspard de Garnier (1500 - 1569)
x 1525 Honorade de Valvelle
-> Mathurin de Mottet (1495 - avant 1561)
x 1530 Françoise de Clérice
-> Anne de Mottet
x 1557 Honoré de Ponteves-Castelar
-> Jean le vieux de Mottet (1500 - après 1587)
x 1544 Anne de Grille
-> Guillaume Mottet (1545 - après 1605)
x 1573 Pierrette de Gras
-> Jean le jeune de Mottet (ca 1505 - 1561)
x 1538 Catherine d'Aimini
-> Mottet de Molières
-> Claude Mottet (ca 1545 - après 1586)
-> Mottet d'Île-de-France et Mottet de La Fontaine

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Un des deux mythes fondateurs de la Catalogne : neuf barons venus de Germanie devenus des chevaliers jurent devant l’autel de la Vierge noire de débarrasser la terre sainte de la future Catalogne et de la rendre aux chrétiens, dont Mataplana.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  2. Journal encyclopédique, Volume 1, Partie 1, Éditeur Everard Kints, 1775.
  3. Hidalguía, Volume 36, Partie 1. 1988.
  4. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  5. Histoires et Conquestes del reyalme Darago e principat de Cathalunya. Mossèn Pere Tomich (Bagá, 15e siècle - † avant 1481).
  6. Miquel COLL ALENTORN, La llegenda d’Otger Cataló i els Nou Barons, dans Llegendaris, Obres Completes, vol. IV, Barcelone, Curial/Abadia de Monsterrat, 1993, p. 7-50.
  7. La légende d'Otger Cataló et les 9 barons de la renommée
  8. Nobiliaire de Guienne et de Gascogne: revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ..., Henri Gabriel O'Gilvy, Pierre Jules de Bourrousse de Laffore, 1858, Typographie G. Gounonilhou.
  9. Nobiliaire de Guienne et de Gascogne: revue des familles d'ancienne chevalerie ou anoblies de ..., Henri Gabriel O'Gilvy, Pierre Jules de Bourrousse de Laffore, 1858, Typographie G. Gounonilhou.
  10. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  11. L’auto-libération des Barcelonais : mythe fondateur du pactisme catalan au XVIIe siècle. Mathias Ledroit. LISAA-EMHIS – Université Paris Est-Marne-la-Vallée.
  12. Hidalguía, Volume 36, Partie 1. 1988.
  13. Els castells de Catalunya: nomenclàtor històric, toponímic per comarques, Monografies històriques de Catalunya, Lluís Almerich, Editorial Millà, 1947.
  14. Castell de Mataplana. Inventari del Patrimoni Arqueològic i Paleontològic de Catalunya. Direcció General del Patrimoni Cultural de la Generalitat de Catalunya.
  15. Coll i Alentorn, Miquel. La Légende d'Otger Cataló et les nouveaux barons, Romanesque Studies, 1949, p. 1-47.
  16. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  17. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  18. Vie de S. Jean de Matha: fondateur de l'ordre de la très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs, Calixte de la Providence, F. Wattelier, 1867.
  19. Giulio Cipollone, L'Ordre de la Sainte Trinité et de la rédemption des captifs (1198), les Trinitaires dans le Midi, dans Cahiers de Fanjeaux : "Islam et chrétiens du Midi" (XIIe- XIV s.), 1983, p.135-156.
  20. LES TEMPLIERS DE LA PROVENCE A LA TERRE SAINTE : MOBILITÉ ET CARRIÉRES (XIIE- DÉBUT XIVE SIÉCLE), Damien Carraz.
  21. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  22. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  23. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  24. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008, p.630.
  25. Livre des privilèges de Manosque: cartulaire municipal latin-provençal (1169-1315), Camille Chabaneau, Z. Isnard, H. Champion, 1894.
  26. Manosque de 984 à 1603, Paul Pottier, Comité du patrimoine manosquin, 2008.
  27. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  28. Jérusalem d'Avignon au temps de la commune (1170-1250), Volume 63 de Documents, études et répertoires - Institut de recherche et d'histoire des textes, Claude-France Rochat-Hollard, CNRS éditions, 2001, p.256.
  29. Domus Templi in Provincia
  30. Histoire de la commanderie d'Argentens
  31. Jacques Clemens, La rumeur agenaise de l'enfermement templier au début du xive siècle, Revue de l'Agenais, Société académique d'Agen., vol. 124, no 1,‎ 1997, p. 23-40.
  32. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.161.
  33. LES TEMPLIERS DE LA PROVENCE A LA TERRE SAINTE : MOBILITÉ ET CARRIÈRES (XIIE- DÉBUT XIVE SIÈCLE), Damien Carraz.
  34. The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Volume 50 de History of Warfare, Jochen Burgtorf, BRILL, 2008.
  35. Ancienne chambre des comptes à Marseille, Reg. Pergamenor, fol. 258.
  36. Louis Bassette, Les du Mottet, seigneurs de Séchilienne, Bulletin de l’Académie delphinale, 1938 et 1939, p.38 et suivantes.
  37. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, de Guy Allard, E. Allier, 1864, Vol. 2, p.606.
  38. f° 335, Bibl. de Grenoble, U465.
  39. Louis Bassette, Les du Mottet, seigneurs de Séchilienne, Bulletin de l’Académie delphinale, 1938 et 1939, p.38 et suivantes.
  40. Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, de Guy Allard, E. Allier, 1864, Vol. 2, p.606.
  41. f° 335, Bibl. de Grenoble, U465.
  42. [http://www.nemausensis.com/Nimes/templiers/Barbentane-Liviers.pdf COMMANDERIE DE SAINT-JEAN DE BARBENTANE, Dossier réalisé par Philippe Ritter et Georges Mathon] (Chailan, page 323).
  43. ‎Provence. Tarascon. 1659-1670. Livre de Raison pour Noble Olivier de Mottet du premier septembre mil six cent cinquante neuf]
  44. Les archives angevines de Naples: étude sur les registres du roi Charles Ier ... (1887), Paul Durrieu, Volume: no. 51, E. Thorin 1887.
  45. The Hospitallers and the Holy Land: Financing the Latin East, 1187-1274, Judith Bronstein, Boydell Press, 2005, p.152.
  46. Procès-verbaux des preuves des chevaliers
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