Wiki Guy de Rambaud
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                                Histoire de Brumath


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Le château de Brumath, bâti après 1332, par Louis et Simon de Lichtenberg est mentionné comme détruit en 1672[1]. Construit à sa place au XVIIIe siècle le château de la famille von Hanau-Lichtenberg devient une église luthérienne en 1804. Le sous-sol voûté du château abrite également le Musée archéologique, affichant des découvertes faites dans et autour de l'ancienne ville romaine de Brocomagus.

Principaux sites d’habitats connus de l’Alsace romaine, IIe siècle. Brocomagus en est la capitale[2].

Borne militaire Brocomagus[3].

Armoiries de la famille Lichtenberg dans le Codex Ingeram.

L'archiduchesse Marie Christine de Saxe, tante de trois rois de France, dont Louis XVI, loue le château de Brumath et y réside de 1771 à 1782[4].

Photo du général d'armée (grade en dessous de maréchal) et Résident-Général, Charles Mast, adressée en 1947 à sa famille brumathoise : A mon jeune parent de Brumath (© copyright fonds famille Mast, Brumath).

Histoire de Brumath. Βρευκομαγος chez Ptolémée[5], Brocomago (var. Brocomagno et Broccomaza)[6], Brocomacus[7], Brotomago (var. Brotomagum)[8] ou encore Vro(comago) sur une borne milliaire découverte à Kauffenheim (Bas-Rhin)[9]. Ce toponyme dérive du Gaulois broccos (blaireau) additionné à magos (champ-marché)... le marché aux blaireaux[10]. Pendant des siècles la ville est aussi appelée Brumt[11].


Plusieurs millénaires marquent le souvenir du site. Il y a plus de 7.000 ans, au néolithique, les premiers éleveurs cultivateurs venant du bassin du Danube font leur apparition sur les terres lœssiques au nord de Brumath[12].

De nombreux vestiges, parmi lesquels figurent des restes de pilotis et de remarquables céramiques ornées de décors rubanés, permettent de dire que, dès le Néolithique (vers 3.500 ans avant notre ère), le site présente une amorce d'habitat permanent de part et d'autre de la Zorn. Des éléments de creusets et de minuscules fragments de cuivre attestent de l’introduction de cette nouvelle technologie dès la fin du Néolithique. La découverte d’Eckwersheim constitue le premier jalon étayant la thèse d’un développement alsacien de cette nouvelle technologie dès le IVe millénaire avant J.-C.[13]. Avec la découverte des métaux, commence la Protohistoire, caractérisée par des usages et rites nouveaux. Les premiers tumuli datent d’il y a 3.500 ans, ces imposantes sépultures existent toujours dans la forêt de Brumath[14]. La Protohistoire – âges du Bronze puis du Fer – est également bien représentée. Des habitats et des nécropoles du Bronze moyen et final sont explorés ces dernières années à Bernolsheim/Mommenheim. L’occupation du site se poursuit ensuite pendant tout l’âge du Fer (800-52 avant J.-C.) et plusieurs nécropoles avec des inhumations sous tumulus ainsi que divers sites d’habitat sont mis au jour dans et autour de Brumath[15]. Cependant, ce n'est que vers 600 av. J.-C. qu'une tribu celte, les Médiomatriques fonde la bourgade de Brocomagus[16].

Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.-C, les Triboques sont autorisés par les Romains à s'établir sur la rive gauche du Rhin, où ils forment la Civitas Tibocorum (Cité des Triboques), dont la capitale est Brocomagus. Entre 14 et 16 av. J.-C., les Romains s'installent en Alsace. Brumath, d'origines celtiques, est sous la domination romaine une ville florissante[17]. Des fouilles livrent des témoignages de la présence de fondeurs de bronze, d’artisans travaillant l’os et le fer et surtout un centre commercial et artisanal très actif. De nombreux objets provenant de cette époque sont aujourd’hui exposés au Musée Archéologique[18]. Pendant près de cinq siècles[19], la ville se développe dans le cadre de la paix romaine, puis décline avec l'affaiblissement de l'Empire. Brocomagus-Brumath est la capitale administrative de l'Alsace antique[20].

En 352 après J.C., sous l'empereur Constance II, les Alamans pillent et détruisent à nouveau Brumath[21]. En 357, Julien, le neveu de Constantin et futur empereur, prend le vicus fortifié de Brumath et livre près de cette forteresse aux Alamans une bataille victorieuse[22].

Brumath fait partie des places fortes du Rhin Supérieur, qui couvrent la frontière de la Gaule du Nord-Est[23]. Le Rhin est franchi en 406[24]. En 407, l'Empire moribond abandonne définitivement la ligne du Rhin au flot de l'invasion[25]. Brumath est détruite par les Germains qui occupent la région. Puis c'est le tour des Huns qui incendient la ville (451).

La victoire de Clovis à Tolbiac (Zulpich, près de Cologne) en 496 permet l'incorporation de Brumath dans le royaume franc[26]. Brumath est habité au temps des Mérovingiens (donc avant 750). La découverte d'un cimetière mérovingien le prouve[27].

Sous les Francs, la ville prend une importance spéciale, grâce à une villa royale qui y est construite sur les ruines romaines. Brumath est rattachée à la Gaule mérovingienne, puis à la monarchie carolingienne (751 - 889) et finalement incorporée au royaume de Germanie, devenu empire germanique en 962[28].

Brocomagus devient une des cours royales, cum palacio[29], où des rois et des empereurs séjournent de temps en temps. En 770, le Roi Carloman dans son palais à Brocmagad établit une charte de donation à l'abbaye d'Eguisheim, en mai 770[30]. Son frère Charlemagne y réside à son tour en 772[31][32], et y établit des actes dans le palais de Brocomagnus[33].

L'empereur Arnoul fait don de Brumath en 889 au riche monastère de Lorch (Rhénanie). L'abbé Gerbodo y construit vers le milieu du Xe siècle une église satis decoram qu'il dédie aux saints Nazaire et Celse[34]. 977 - 979 : l'empereur Othon II séjourne à deux reprises à Brumath[35].

Les Landgraves von Werd depuis le XIIe siècle sont les seigneurs de Brumath. Ils sont à l'origine de l'église de Stephansfelden. Ils vendent leur fief aux sires de Lichtenberg en 1332[36].

Sous l'empereur Frédéric II 1220 – 1250, Brumath échoit avec le monastère de Lorsch à l'archevêque de Mayence et devient à titre de fief la possession des landgraves et de la maison de Lichtenberg jusqu'en 1717, que l'archevêque de Mayence céde le domaine direct de la seigneurie de Brumath au comte René, le dernier des Hanau[37].

Brumath est détruite par le feu en 1389[38].

Après sa chevauchée en Lorraine le roi de France Henri II reprend sa route vers le Rhin. Il passe par Saverne, campe à Brumath, mais début mai 1552 il fait demi-tour en raison des préparatifs militaires de Strasbourg[39].

La Réforme y est établie en 1570, et Samuel Leissenius en est le premier ministre. L'église Saint-Nicolas reste exclusivement aux protestants[40].

Brumath est ravagée par les armées lorraines en 1592[41].

Durant le XVIIe siècle, Brumath a beaucoup souffert, surtout pendant la guerre de Trente ans[42].

En 1674, la ville est incendiée par les troupes de Turenne et en 1694 par celles du Margrave Louis de Bade[43].

En 1720, le comte Jean Reinhard III de Hanau Lichtenberg fait construire un somptueux château entouré de vastes jardins et allées. L'archiduchesse Marie Christine de Saxe, Abbesse à Remiremont, tante de trois rois de France, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, le loue y réside[44][45].

En 1789, le comté de Hanau-Lichtenberg appartient au landgraviat de Hesse-Darmstadt. La partie alsacienne est composé de 10 bailliages, dont celui de Brumath : Bietlenheim, Brumath, Eckwersheim, Geudertheim (en partie), Gries, Hœrdt, Krautwiller, Kurtzenhausen, Mittelhausen, Waltenheim-sur-Zorn et Weitbruch.

Le château médiéval de Brumath est pillé et détruit pendant la Révolution[46].

Aux législatives de 1849, les rouges (sociaux-démocrates) gagnent les élections à Brumath du fait des protestants[47].

De nos jours Brumath, centre local, gagne en attractivité. Mais cette petite ville se retrouve dans l'aire métropolisée de Strasbourg[48].

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Céramique métallescente de Brocomagus-Brumath IIe/IIIe siècle[49].

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Sommaire

PRÉHISTOIRE ET PROTOHISTOIRE[]

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Vue en cours de fouille d'un silo néolithique ayant livré des vestiges d'artisanat du cuivre, vers 3.850 - 3.600 avant notre ère. Burgweg Rechts, Eckwersheim (Bas-Rhin), 2010 (Inrap)[50].

Brumath est l'un des rares endroits d'Alsace où une histoire de peuplement de plus de 7.500 ans est prouvée.

Les fouilles préventives (certaines encore en cours) menées en amont de la création d’une vaste zone d’activités sur le territoire des communes de Bernolsheim et Mommenheim ont très largement renouvelé, elles aussi, les connaissances sur l’histoire du peuplement pré- et proto-historique de la région de Brumath.

Ce secteur est en effet densément occupé bien avant le développement de Brocomagus, comme en témoignent les nombreux tertres funéraires – récemment protégés au titre des Monuments historiques − encore présents dans la forêt de Brumath[51].

De nombreuses découvertes du néolithique et de l'âge du bronze témoignent de cette très ancienne présence humaine.

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Préhistoire[]

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Haches du néolithique trouvées à Brumath.

Les plus anciennes traces de civilisation sur les terres de la Basse-Zorn remontent au Néolithique (- 7000 à -2000 avant J.C.).

Fragment de lingot de cuivre, vestige d'une activité métallurgique néolithique, vers 3.850 - 3.600 avant notre ère, la plus ancienne trace connue d’une activité métallurgique en France. Burgweg Rechts, Eckwersheim, 2010 (François Schneike)[52].

Dès les premiers temps préhistoriques, au Paléolithique (âge de la pierre taillée), les gués du Rhin de la région de Gambsheim et d'Offendorf permettent de communiquer avec la région de Brumath en remontant les vallons des nombreux cours d'eau qui coulent de l'ouest vers l'est.

Les premiers villages apparaissent au cours du Néolithique, à la suite d'une migration de peuples venant du bassin du Danube.

De nombreux vestiges, découverts dans le sous-sol brumathois, parmi lesquels figurent des restes d’habitat et de remarquables céramiques ornées de décors rubanés, permettent de dire que, dès le Néolithique ancien (entre 5.400 et 4.900 ans avant notre ère), le site présente une amorce d'installation permanente de part et d'autre de la Zorn. Notre région devient rapidement une zone de passage, malgré les difficultés pour traverser la zone marécageuse de la plaine alluviale de la Zorn. Ces installations sont toujours présentent entre 4.900 et 4.600 av. J.-C., sous la culture dite du Grossgartach du Néolithique moyen[53].

Dès ce néolithique ancien (5.400 - 4.900 avant J.-C.), plusieurs villages se développent dans la région de Brumath avec l’arrivée et la sédentarisation des premiers agriculteurs. Au début du néolithique moyen (4.900 - 4.600 avant J.-C.), un autre village, qui livre quatre bâtiments de plans fusiformes, s’installe plus à l’ouest. Des nécropoles sont établies à proximité de l’habitat. Les défunts y sont inhumés dans des fosses oblongues, accompagnés de dépôts de mobilier funéraire plus ou moins abondants[54].

Une très importante découverte est faite sur le site néolithique d’Eckwersheim, Burgweg, qui mérite aussi d’être signalée. Il s’agit de la plus ancienne trace connue d’une activité métallurgique en France. Des éléments de creusets et de minuscules fragments de cuivre atteste de l’introduction de cette nouvelle technologie dès la fin du néolithique. Il est couramment admis que la métallurgie du cuivre, originaire d’Anatolie, se développe vers le milieu du Ve millénaire sur les bords de la Mer noire et dans le Bassin des Carpates, avant de se diffuser ensuite lentement vers l’ouest[55][56].

La découverte d’Eckwersheim constitue un premier jalon qui pourrait étayer la thèse d’un développement autochtone et très précoce de cette nouvelle technologie dès le IVe millénaire avant J.-C.[57][58].

Vers le milieu du IIIe millénaire av. J.-C., de nouvelles peuplades arrivent en Alsace en provenance des Balkans, ou des pays danubiens. Ces nouveaux arrivants s'installent plutôt en Basse-Alsace.

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Protohistoire (âges des métaux)[]

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Détail d'un dépôt de crémation de l'âge du Bronze en pleine terre, vers 1.400 - 1.300 avant notre ère. Burgweg Rechts, Eckwersheim (Bas-Rhin), 2010 (Inrap)[59].

Situle en bronze du Hallstatt ancien à moyen (VIIIe - VIe siècle avant J.C.). Alex Flores, Inrap[60].

Le secteur ne semble plus être habité au début de l’Age du bronze. Les installations réapparaissent vers 1.500 av. J.-C. au Bronze moyen pour ne plus disparaître. Vers 800, le peuplement se déplace des alentours de Brumath, vers les quartiers actuels de cette ville, les nécropoles restant le long des axes de circulation[61]. À l'âge du bronze (1.800 à 750 avant Jésus-Christ), d'autres peuplades, des Protoceltes, également venus de l'est et de la forêt de Haguenau, occupent notamment la forêt de Brumath.

L'âge du Bronze se révèle à travers une nécropole à incinération, et le premier âge du Fer, à travers deux tumuli (tertres funéraires)[62]. La Protohistoire – âges du Bronze puis du Fer – est bien représentée. Des habitats et des nécropoles du Bronze moyen et final sont explorés depuis ces dernières années à Bernolsheim-Mommenheim[63][64].

L’occupation du site se poursuit ensuite pendant tout l’âge du Fer (800 - 52 avant J.-C.) et plusieurs nécropoles avec des inhumations sous tumulus ainsi que divers sites d’habitat en témoignent dans et autour de Brumath[65][66].

Le second âge du Fer est reconnu au sein d'une petite occupation domestique en limite nord du chantier[67].

La nécropole mise au jour à Eckwersheim constitue vraisemblablement la limite sud de la vaste nécropole des âges du Bronze et du Fer de la forêt de Brumath, connue depuis le XIXe siècle[68].

C’est vers la fin de cet Age du fer qu’on fonde la bourgade. C’est sans doute un grand marché à l’origine, installé le long des circulations, qui donne le nom à Brumath, le marché de Brocomagus[69].

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Au néolithique ancien plusieurs villages se développent dans la région de Brumath.

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LES MÉDIOMATRIQUES[]

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Le Rhin supérieur à la veille de la migration des Helvètes. [70].

Le Donon à côté du Mont Sainte-Odile est un temple romain de Mercure et un point de contact entre au nord les Médiomatriques capitale Divodurum (Metz) ; à l'est, les Triboques ; au sud, les Leuques[71].

Représentation d’Épona à Scarponna, aujourd’hui Dieulouard (pays des Médiomatriques).

Pièces de monnaie celtes trouvées à Brumath.

Cependant, ce n'est que vers 600 av. J.-C. qu'une tribu celte, les Médiomatriques fonde la bourgade de Brocomagus[72]. Schœpflin attribue la fondation de Brumath aux Médiomatriques, qui habitent une partie de l'Alsace, qui est sous la domination des Celtes, avant la conquête des Romains[73].

Les Celtes arrivent en Alsace au cours du premier millénaire av. J.-C. L'Alsace est alors une terre de transition pour les Celtes migrant vers le sud de l'Europe.

Les tumuli de la forêt de Brumath sont souvent antérieurs à l'arrivée des Celtes dans le pays. Le professeur Ilenning trouve dans le tertre n° 20 une douzaine de sépultures qui, d'après les objets recueillis, objets en bronze, débris de poteries, semblent appartenir à la période la moins ancienne du bronze, dite de Hallstatt (600 à 400 av. J.-C.)[74].

Merck et Schnoeringer trouvent, en 1854, de nombreuses urnes cinéraires dans les prairies situées entre Brumath et l'ancien couvent de Stephansfelden. Cette agglomération de vases funèbres entourés de murs forme un véritable cimetière placé le long de la grande voie romaine qui se dirige de Strasbourg vers Mayence par Brumath. D'autres monuments funèbres sont trouvés à Stephansfelden même[75].

La ville de Brumath est une des plus anciennes localités d'Alsace. Elle n'est pas sous le nom de Bruocmag, la capitale des tribus celtes établies en Basse-Alsace vers 600 environ avant notre ère. C'est l'Oppidum du Fossé des Pandours, situé à proximité de Saverne, dénommée Tres Tabernæ à l'époque gallo-romaine. Les découvertes permettent cependant de considérer d'ores et déjà le site, comme le plus grand oppidum des Médiomatriques en Alsace, au moins jusqu'à l'arrivée d'Arioviste dans la région.

Le second groupe de sépultures dans la forêt de Brumath, au nord, appartient à la transition entre la fin de l'âge du Fer et le début de l'époque romaine (seconde moitié du Ier siècle avant notre ère). La richesse de certaines tombes indique la présence à proximité d'un habitat de très haut statut qui n'a cependant pas été repéré, que ce soit en fouille, en prospection ou en photographie aérienne[76].

Un renforcement des échanges entre les Gaulois et le monde méditerranéen est attesté à partir du IIème siècle avant J.-C., entraînant l’adoption d’un certain mode de vie à la romaine par les classes privilégiées gauloises[77].

Alors que le pays de Brumath (Brocomagus) fait partie du territoire des Médiomatriques, les Triboques s'y sont installés vers 60 av. J.-C.. Ces Triboques vont être en quelque sorte les colonisateurs des Médiomatriques[78]. Mais c'est Auguste qui installe à l'ouest du Rhin sur le territoire de la cité des Médiomatriques nouvellement constituée, une enclave autour de Brumath (Brocomagus), avec sans doute la mission de surveiller les passages du Rhin proches de la frontière entre Trévires et Médiomatriques[79].

Une tribu médiomatrique indigène, restée sur place, continue-t-elle d'exploiter les terres sur le site de Mittelhausen ? Ce site est-il en ce temps-là : le siège d'une exploitation agricole (une villa médiomatrique) intégrée dans le système économique romain et, de ce fait, un des greniers à céréales de la capitale Brumath et de son importante population estimée entre 8 à 10.000 habitants ?[80].

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LES TRIBOQUES[]

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Les Triboques, des Suèves ?[]

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Les migrations du peuple suève (tribus triboques et némètes) .

Les Triboques s'installent des deux côtés du Rhin (Bas-Rhin et nord du Pays de Bade).

À partir de quand exactement cette tribu s'est installée en Basse-Alsace ? On ne le sait pas exactement. Les Triboques font de l'élevage et de l'agriculture, mais aussi la fonte du fer et l'extraction de pierres dans leur zone de peuplement. Depuis l'an 72 av. J.-C. des Germains suèves (tribus triboques et némètes) franchissent le Rhin vers Mogontiacum (Mayence) et continuent leur migration vers le nord de l'Alsace. Leur chef est le roi Arioviste.

Ptolémée attribue Brocomagus aux Triboci. César met les Triboques au nombre des peuples germains qu'Arioviste fait sortir de son camp pour livrer bataille aux Romains, et ailleurs il dit :

Le Rhin traverse avec rapidité, dans son cours étendu, les contrées qu'occupent Nantuates, Helvétiens, Sequaniens, Mediomatrikes, Triboques.

Strabon s'exprime ainsi :

Aux Helvètes, le long des bords du Rhin, succèdent les Sequanes et les Mediomatrikes et, compris parmi ces derniers, les Triboques, peuple germain enlevé naguère à ses foyers.

Pline l'Ancien mentionne sur le Rhin, comme peuplades germaniques de la Gaule Belgique, les Némètes, les Triboques, les Vangions.

Tacite dit de même :

Il n'y a pas de doute que la rive du Rhin est occupée par des peuples germains, les Vangions, les Triboques, les Némètes.

Enfin les Triboci se rencontrent dans Orose. Les Triboques sont un peuple germain.

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Expansion des peuples germaniques. Une tribu de Suèves, les Triboques s'installent dans le nord de l'Alsace.

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La défaite d'Arioviste en 58 av. J.-C. au sud de Brumath[]

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La Bataille contre Arioviste à côté d'Andlau (14 septembre 58 avant J. C.).

Arioviste s'oppose à César.

César et Arioviste se rencontrent avant la bataille en 58 av. J.C.

La guerre entre Éduens et Séquanes se déroule en Gaule. Alliés aux Arvernes, les Séquanes pactisent avec Arioviste pendant que Rome doit mater la révolte des Allobroges en Narbonnaise.

Les Suèves poursuivent leur avancée en Franconie, puis en Souabe, et donc atteignent le Rhin en Pays de Bade vers -67/-65. Vers le nord, ils atteignent la région de Cologne où ils soumettent les Ubiens. En Rhénanie-Palatinat, ils doivent faire face à la résistance des Usipètes et Tenctères qui vaincus vers - 60, franchissent le Rhin dans les environs de Mayence. Vers -58, les Suèves sont solidement établis à l'ouest du Rhin.

César, appelé pour protéger les peuples gaulois, entre ensuite en guerre contre Arioviste le Suève, faisant jouer la fibre anti-germanique, accentuant dans son récit de sa Guerre des Gaules un danger pouvant toucher la Gaule entière.

Une rencontre houleuse avec César a lieu. Arioviste propose une partition de suzeraineté en Gaule (le nord dominé par les Germains, le sud par Rome). Cette rencontre a lieu, selon toute vraisemblance, sur la colline du Gloeckelsberg surplombant l'actuelle Blaesheim.

Le 14 septembre de l'an 58 av. J.-C. (an 696 de Rome), les Triboques prennent part à la bataille de la Fecht, livrée par César contre Arioviste. Ils sont taillés en pièces avec les Harudes, les Marcomans, les Vangions, les Némètes, les Sédusiens et les Suèves, aux pieds des Vosges.

Blessé, Arioviste réussit à s'enfuir avec quelques compagnons d'armes, abandonnant ses femmes et ses filles aux Romains. Il passe le Rhin, poursuivi par la cavalerie de César, pour se réfugier en Germanie, où il meurt dans sa tribu en 54 av. J.-C.[81].

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Bataille de l'Ochsenfeld (58 av. J.-C.).

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LES GERMANO-GALLO-ROMAINS[]

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Installation des Triboques en Basse-Alsace[]

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Guerrier Suève blessé recueilli par la fille d'un meunier.

Les Triboques de Brocomagus.

Deux fouilles récentes (rue du Collège et rue du Général Rampont) indiquent que le site de Brumath fait l’objet d’un premier aménagement à l’extrême fin de la période celtique et au début du règne de l’empereur Auguste[82].

Brumath est la capitale de la cité des Triboques, dont le nom nous est connu grâce à divers auteurs antiques. Ptolémée les cite dans sa Géographie, de même que César dans la Guerre des Gaules[83].

Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.-C., les Triboques sont autorisés par les Romains à s'établir sur la rive gauche du Rhin, où ils forment la Civitas Tibocorum (Cité des Triboques), dont la capitale est Brocomagus. Entre 14 et 16 av. J.-C., les Romains s'installent en Alsace. Brumath, d'origines celtiques, est sous la domination romaine une ville florissante[84].

L'établissement des Triboques en Basse Alsace a pour but de barrer la route aux invasions barbares. Ce peuple va avoir des camps militaires établis le long du Rhin, le plus important étant Argentoratum, dont l'ancien nom celte est Argentorate, et qui va devenir la ville de Strasbourg.

Les Triboques s'installent dans la région de Brumath-Haguenau et repoussent ainsi les tribus médiomatriques vers l'arrière-Kochersberg et l'Alsace Bossue. Pendant près de quatre siècles, Brocomagus se développe dans le cadre de la paix romaine, puis décline avec l'affaiblissement de l'Empire.

On constate en effet qu’au tournant de notre ère, un nouveau type de récipients en céramique apparaît, dans la ville antique de Brocomagus (où il est produit), tout comme dans la proche nécropole de Stephansfelden. Ce constat rouvre la question du moment de la venue des Triboques sur la rive gauche du Rhin car la date de leur implantation en Alsace reste incertaine[85].

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Brocomagus[]

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Proposition de reconstitution imaginaire de la ville de Brocomagus au milieu du IIe s.[86].

Installations thermales de Brocomagus (IIe et IIIe s.).

Table de Peutinger avec le nom des villes, dont Brocomagus[87].

Les voies romaines en Alsace.

Égout des thermes publics en cours de fouille, Brumath, (IIIe - IVe s.)[88]

Plaque de fontaine à Brocomagus.

Les Triboques s'installent dans la région de Brumath-Haguenau et repoussent ainsi les tribus médiomatriques vers l'arrière-Kochersberg et l'Alsace Bossue. Brumath, Brocomagus, devient chef-lieu de la Cité des Triboques et par la suite capitale administrative des Romains tandis que le chef-lieu des Médiomatriques est transféré à Metz[89].

Mais, la vraie colonisation n'a probablement lieu que sous le règne d'Auguste. Les notes de César lui-même appartiennent aux excursions géographiques, qui sont probablement insérées dans De bello Gallico au plus tôt à l'époque augustéenne[90][91]. Auguste (de 27 avant J.-C. à 14 après J.-C.) procède à l’organisation administrative des territoires conquis, dont la Germanie Supérieure[92]. Au début du règne de l’empereur Auguste la présence des Romains se traduit notamment par la mise en place d’un réseau de fossés dont l’orientation préfigure celle de la ville du Haut-Empire.

Si l’importance de la présence militaire reste à mesurer, il n’en est pas moins certain qu’elle joue un rôle important dans la création de la ville. Des traces de camps romains sont observées aux abords de la cité dès la première moitié du Ier siècle après J.C.. De plus, les deux axes principaux de la trame urbaine sont probablement tracés avec l’aide de géomètres de l’armée. E eux seuls maîtrisant l’art de la topographie et disposant du matériel nécessaire à la mise en place du quadrillage géométrique qui préside à l’installation de la ville antique[93].

Les Romains transforment l’ancienne cité, où habite le peuple Celto-Germanique des Triboques, en une florissante ville appelée Brocomagus. Elle est reconnue comme capitale de la Civitas Tribocorum. . Brocomagus-Brumath est la capitale administrative de l'Alsace antique[94].

Après la conquête de la Gaule par les Romains, et jusqu'aux invasions barbares, l'antique cité des Triboques est un carrefour important sur les grandes voies de communication Strasbourg-Saverne (Argentoratum-Tres Tabernae) et Strasbourg-Seltz (Argentoratum-Saletico). On voit encore aujourd'hui au nord de la Zorn. les restes d'une voie romaine se dirigeant à travers Brocomagus et aboutissant à Seltz (Saletico).

Des fouilles livrent des témoignages de la présence de fondeurs de bronze, d’artisans travaillant l’os et le fer et surtout un centre commercial et artisanal très actif. De nombreux objets provenant de cette époque sont aujourd’hui exposés au musées archéologiques de Brumath et Strasbourg[95].

Le nom de Brocomagus apparaît pour le première fois sous sa forme grecque Breucomagosdans la Géographie de Ptolémée[96]. Brumath (Brocomagus) est l’unique capitale de cité située sur le territoire actuel de l’Alsace et la connaissance de sa structuration urbaine est encore difficile à percevoir à l’heure actuelle[97].

Les voies militaires vers le Rhin, vers Saverne, vers Bâle, vers le Donon et Saint-Dié... passent par Brumath [98].

Les Triboques, quoique venant de la rive droite du Rhin, tolèrent des Médiomatriques mis sous tutelle. Par la suite, de nouveaux arrivants, des fonctionnaires, des marchands, des colons ... venant de régions déjà fortement romanisées (Italie, Grèce ...) s'intègrent progressivement dans le territoire des Triboques et ce mélange d'apports méditerranéens avec le fonds indigène donne alors peu à peu naissance à une façon de vivre que l'on peut qualifier de civilisation gallo-germano-romaine[99].

Brocomagus (Brumath) administre le territoire de la cité des Triboques, correspondant globalement à l’actuel département du Bas-Rhin, exceptée sa partie nord-ouest (Médiomatriques) et extrême nord (Némètes). La superficie de la ville à son extension maximale est estimée à une quarantaine d’hectares alors qu’Augusta Raurica (Augst, Suisse), capitale de cité des Rauraques, est elle évaluée à 100 ha. Entre les IIIe et IVe siècles, la ville se dote d’une enceinte, phénomène constaté dans certaines villes à cette période. Concernant les équipements publics, une rue principale (cardo maximus), large de 10 m et dotée d’un trottoir, est mise au jour ainsi qu’une voie secondaire perpendiculaire (decumanus). Deux bâtiments thermaux sont également connus dont un au cœur de la ville antique. L’existence d’un édifice de spectacle (théâtre ou amphithéâtre) est supposée à l’est de la ville[100].

Avec même l'emplacement d'un bain thermal, dans la culture gallo-germano-romaine en développement, Brocomagus est la plus grande colonie administrative de la région pendant quatre siècles. Sa population est estimée à près de 10.000 habitants.

Le sous-sol de Brumath livre de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal.

Strasbourg, devenue plus tard si importante, n'est à cette époque qu'Argentorate, un camp de la VIIIe légion. Cette colonie militaire, Argentorate est également un carrefour commercial important et aux alentours de l’an 20 la population est estimée comme pour Brocomagus à près de 10.000 habitants, armée romaine incluse.

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Nécropole et monuments votifs[]

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Cippe romaine de Marcus Attonius Restitutus, négociant marchand de comestibles de Brocomagus (Brumath) (Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon)[101].

Dépôt de crémation gallo-romain, deuxième tiers du Ier siècle de notre ère. Burgweg Rechts, Eckwersheim (Bas-Rhin), 2010 (Inrap)[102].

Brumath-Brocomagus - Capitale de la cité des Triboques.

Vue en cours de fouille du fossé de l'un des enclos funéraires gallo-romains, deuxième tiers du Ier siècle de notre ère. Burgweg Rechts, Eckwersheim (Bas-Rhin), 2010. Inrap[103].

Les divinités celtiques se mélangent avec les dieux romains, des temples sont construits, des localités se forment[104]. Brocomagus (Brumath), Argentoratum (Strasbourg), Helvetus, près de Benfeld, ont été des centres gaulois. Les dieux romains fraternisent avec le panthéon des Gaules[105].

La dernière occupation attestée sur le site de Burgweg Rechts est une nécropole romaine. Les structures funéraires se répartissent en deux groupes distincts. Le premier groupe, dans la moitié sud de la fouille, est daté du deuxième tiers du Ier siècle de notre ère et de la deuxième moitié du IIe siècle. Il est composé de cinq enclos quadrangulaires alignés, avec une ouverture à l'est.

Le plus grand des enclos mesure une trentaine de mètres de côté, le plus petit, une vingtaine. Ils sont volontairement construits à proximité des tumuli de l'âge du Fer, tout en les préservant[106]. Les tombes sont des dépôts de crémation (issus du bûcher), plus ou moins richement dotés en mobilier d'accompagnement. Certaines tombes ne contiennent qu'un vase avec les ossements du défunt, d'autres ont livré plusieurs plats, des cruches et divers récipients en verre. L'un des dépôts était accompagné de vaisselle métallique (cruche, poêlon) et de deux fers de lance[107].

Malgré l’ancienneté des premières recherches menées à Brumath, le nombre de monuments votifs qui nous est parvenu reste encore relativement modeste pour une capitale de cité[108].

L’organisation des cultes publics à Brumath est liée, comme ailleurs en Gaule et dans les Germanies, à la diffusion du système municipal de droit romain[109].

Le culte impérial témoigne ainsi de la romanisation rapide des élites municipales et de leur loyauté envers l’empereur régnant. Il constitue un puissant ciment d’unité au sein de l’Empire romain, tout comme le culte rendu à la triade capitoline :

¤ Jupiter,

¤ Junon

¤ et Minerve[110].

Jupiter occupe une place importante à Brumath, parfois associé à Juno Regina. Plusieurs monuments lui sont dédiés sous deux formes complémentaires :

¤ celle du dieu capitolin lié au culte impérial, et dont la présence se concrétise par un autel ou un temple édifié sur le forum,

¤ mais aussi sous celle régionale de Jupiter cavalier terrassant un monstre anguipède. Un torse en calcaire, sculpté en ronde bosse et daté du début du Ier siècle après J.-C., a été interprété comme une représentation d’un Mars d’origine locale. Il est aussi présent sous la forme d’une petite figurine en bronze reprenant le schéma iconographique classique de Mars Ultor[111].

Plusieurs représentations de divinités féminines assises, associant souvent Abondance et Fortune, sont également fréquentes en territoire triboque. Elles constituent l’un des multiples visages des déesses mères, les Matres, dont le culte est très répandu en Gaule et en Germanie. Leur présence dans une cité commerçante telle que Brumath ne saurait étonner puisqu’elles président à la prospérité individuelle et collective[112].

La diffusion du culte du dieu solaire oriental Mithra connaît un large développement en Rhénanie − presque exclusivement en milieu urbain − dès le début du IIe siècle après J.-C. Les légionnaires, les commerçants et artisans en relation avec l’armée mais aussi les esclaves venus d’Orient constituent des agents de diffusion privilégiés. Une sculpture représentant un lion gardant une urne pourrait se rapporter à ce culte[113].

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Marcus Ulpius Tertius (80 - après 128)[]

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Marcus Ulpius Tertius (80 - après 128).

Marcus Ulpius Tertius est originaire de la Civitas des Triboques (autour de Strasbourg), de Brocomagus/Brumath ?[114].

Tertius est vraisemblablement né vers 80 après J.-C.. Jeune et bon cavalier, ce Triboque s’engage dans l’armée romaine. N’étant pas citoyen romain, il est intégré dans la cavalerie auxiliaire.

Après un temps passé en garnison à Colonia Aria Agrippa/Cologne[115], à avoir prouvé ses qualités d’excellent soldat et cavalier, il est probablement transféré dans le corps des Equites Singulares Augusti, les gardes du corps de l’empereur Trajan[116].

Dès son transfert à Rome, il obtient la citoyenneté romaine et, en l’honneur de l’empereur, associe le nom de ce dernier à son propre nom. Ainsi, Tertius devient Marcus Ulpius Tertius[117].

Jeune décurion[118], il participe certainement aux campagnes militaires des empereurs Trajan et Hadrien, en Europe et en Orient. Tertius quitte l’armée à la mi-janvier 128 après J.-C., après 29 ans de bons et loyaux services.

Cette statue le représente en civil, dit de la colonie Aquae, avec dans sa main gauche un parchemin roulé dans un tube en cuir, parchemin sur lequel se trouve un titre de propriété dans une colonie, offert par l’empereur en guise de remerciement. Avant de quitter Rome, il s’acquitte d’un vœu fait bien des années plus tôt : il fait construire un autel en marbre sur lequel il fait graver une dédicace aux dieux et déesses qui l’ont accompagné et protégé tout au long de sa dangereuse carrière militaire. L’autel laissé par Tertius est retrouvé à Rome, mais bien que ses inscriptions soient conservées, l’autel lui-même est considéré aujourd’hui comme perdu[119].

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La bataille de Brumath en 356 après J.-C.[]

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Autel de la victoire d'Augsbourg à l'occasion de la victoire romaine sur un groupe de pilleurs alamans en 260.

Statue d'un prêtre de Sérapis, à l'époque moderne, il est identifié à tort comme un portrait de Julian en robe sacerdotale grecque.

De l’Altitona, l’antique oppidum caché dans la montagne sacrée l'on voit le site de la bataille au sud de Brumath en 356 après J.-C..

Julien réoccupe Cologne Colonia Claudia Ara Agrippinensium.

Julien l’Apostat, entre 355 et 357, massacre des milliers de paysans alamans alors installés entre Vosges et Rhin, dans ce qu’on appellera l’Alsace. Cette installation commencé dès la fin du IIIe siècle et s’intensifie suite à une donation (350) de l’empereur romain d’Orient Constance II (Constantius), qui, pour s’assurer du concours des Alamans dans sa lutte contre l’usurpateur Magnence (qui vient d’assassiner l’empereur légitime Constant), leur accorde toute la rive gauche du Rhin jusqu’à Mainz y compris l’Alsace. D’après le philosophe et rhéteur grec Libanius (314 - 393), le roi alaman Chnodomar dit posséder une lettre de Constance II qui en atteste[120].

Après la bataille de Reims, les forces de Julien poursuivent plusieurs bandes de guerre germaniques à travers la campagne gauloise. En 356, le futur empereur romain, Julien l'Apostat (361 - 363) gagne la vallée de la Moselle où son arrière-garde est surprise près de Decempagi. Déjà difficilement victorieux des Alamans à Tarquimpol (Moselle), les forces romaines franchissent les Vosges et s'avancent vers la plaine rhénane, alors entièrement aux mains de l'ennemi. Les Alamans se sont emparés de Strasbourg, Brumath, Saverne, Seltz, Spire, Worms et Mayence. Ils vivent aussi dans les campagnes.

De Tarquimpol (Teichenphul), Julien se précipite sur Brocomagus/Brumath. Un texte latin d'Ammien Marcellin, témoin oculaire de l’événement, nous apprend que, venant de Saverne et traversant les collines couvertes de blés mûrs, l'armée romaine de Julien se dirige vers la forêt de Brumath-Stephansfelden et les positions des Alamans qui tiennent l'axe routier reliant ces deux agglomérations[121]. Il y défait une troupe de Germains et massacre de nombreux habitants qui cultivent pacifiquement les terres alentour[122]. Ammien Marcellin nous raconte cette bataille :

A l’approche de Julien, une troupe de Germains vint à sa rencontre et tenta de lui livrer bataille. Mais lui-même sépara son armée en deux corps, et dès la prise de contact, alors que le combat commençait, les ennemis se retrouvèrent pris entre deux feux. Beaucoup furent pris, les autres massacrés dans l’ardeur du combat, le reste trouva son salut dans la rapidité de la fuite[123].

Julien rassemble ses forces sous la forme d'un croissant, et lorsque le combat commence à se rapprocher, l'ennemi est submergé par un double danger ; certains sont capturés, d'autres tués dans le feu même de la bataille[124].

Bien que les victimes ne soient pas nombreuses, la défaite germanique est suffisamment importante pour avoir un effet dissuasif sur les autres groupes tribaux de la région et pour rétablir partiellement l'ordre.

Ammien Marcellin qui assiste à l'expédition que fait Julien en Alsace mentionne la prise de Brumath par ce prince :

Julianus audiens... Argentoratum, Brocomagum... civitates barbaros possidentes, etc [125].

Après Brumath, Julien réoccupe Cologne Colonia Claudia Ara Agrippinensium.

En été 357, Julien l’Apostat reprend sa grande offensive contre les Alamans d’Alsace qui tiennent toujours la région et s’apprêtent à moissonner. Ses soldats débarquent inopinément dans les îles rhénanes et massacrèrent indistinctement comme du bétail, hommes et femmes, sans faire aucune différence d’âge, nous dit Ammien Marcellin. Après ce nouveau carnage, il s’en va reconstruire les fortifications du castrum de Saverne. Là, il s’empare des moissons des paysans Alamans et les fait stocker dans la forteresse pour assurer la subsistance de la garnison romaine pour un an.

Muni de provisions pour 20 jours, il se dirige alors vers Strasbourg pour y affronter les Alamans du roi Chnodomar bien décidées à défendre leur terre entre Vosges et Rhin. Deux armées romaines, l'une venant d'Augst commandée par Barbation, l'autre venant de Lorraine avec Julien, tentent de prendre les Alamans en tenaille. Barbation est mis en déroute près de Bâle. Tout repose sur Julien. En août, il marche sur Argentorate. Les deux armées se rencontrent entre Mundolsheim et Hausbergen (entre Brumath et Strasbourg). Longtemps indécise, la bataille tourne à l'avantage des Romains et de leurs auxiliaires Gaulois.

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Bataille entre légionnaires et barbares.

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Les conséquences de cette bataille de Brumath[]

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Des Germains.

Une des portes d'Argentoratum ou Argentorate vue par un artiste.

L'empereur Valentinien Ier intervient dès 368 très probablement contre les Alamans.

Le combat s’est engagé par une chaude journée d’été, le 25 août 357, à l’Ouest de Strasbourg entre les villages actuels d’Ittenheim et d’Oberhausbergen. L’affrontement est d’une extrême violence et se termine par la victoire in extremis, grâce à l’appui des mercenaires bataves, des troupes de Julien. Là encore, 6.000 à 8.000 guerriers alamans restent sur le carreau. Certains tentent de fuir désespérément vers le Rhin poursuivis par les Romains qui continuent la tuerie en se livrant à un massacre systématique des survivants, de sorte que d’autres amas de morts, impossible à décompter, sont entraînés dans les eaux du fleuve. Le philosophe Libanius, rapporte qu’ils assistent, comme au cirque, à l’agonie des guerriers alamans systématiquement abattus lors de leur tentative de gagner à la nage l’autre rive du fleuve :

Le Rhin fut obstrué par ceux qui, ne sachant pas nager, s’y noyèrent. Les îles du fleuve furent remplies de cadavres, écrit-il dans son oraison funèbre à Julien[126].

Les Romains, jamais rassasiés de sang barbare, continuent ainsi le carnage après la bataille :

Aucun légionnaire ne laissa assouvir sa rage par le sang des blessés, ni son bras par des meurtres multipliés ; nul n’eut pitié d’un suppliant et ne lui fit quartier, écrit de son côté Ammien Marcellin[127].

Quant aux rares rescapés de la boucherie, ils sont emmenés en esclavage. Chnodomar est pris et envoyé à Rome, avec deux cents des plus braves guerriers de sa maison, où il meurt en prison.

La victoire de Julien redonne espoir au contraire aux Gallo-romains, d'autant qu'une série d'incursions en Germanie ramène nombre de prisonniers. Des Germains restent et deviennent soldats-paysans. L’historien Heinrich Büttner écrit :

Après la bataille de 357, les colons alamans d'Alsace qui n'ont pas fui, ni été tués, restent calmes, avec et aux côtés de la population gallo-romane plus ancienne[128].

L'hypothèse d'un maintien des Alamans en Alsace après la bataille de Strasbourg est soutenue par différents auteurs[129].

Julien remonte le Main et impose de fortes rançons aux souverains alamans, qui font malgré cela de nouveaux raids au-delà du Rhin en 358 et 359[130]. Julien et ses successeurs organisent la défense. Le castrum d'Argentorate est reconstruit et fortifié par une double enceinte.

L'empereur Valentinien Ier intervient dès 368 très probablement dans les Champs Décumates. Il fortifie les camps et postes existants et en édifie de nouveaux, dont Robur près de Bâle (peut-être près de Blotzheim ?) et Argentovaria-Horbourg.

En 377, Gratien repousse une nouvelle invasion d'Alamans, qui du côté d'Argentovaria, passent le Rhin, et mène la dernière campagne romaine en Germanie.

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Débuts du christianisme à Brumath[]

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Estampilles de la tuilerie légionnaire de Strasbourg -Koenigshoffen.

Saint Amand et saint Materne, Chapelle des Larmes (XIIe siècle), Mont-Sainte-Odile.

Un évêque est cité pour Strasbourg en 343 : Amandus. Le christianisme est d’abord un phénomène urbain[131].

Alice Bommer, dans Brumath: destin d'une ville, écrit :

Les origines : il serait séduisant de dire que le christianisme, apporté par les légions et les commerçants romains, s'est développé en Alsace à partir de Brumath. Malheureusement, il n'y a aucun document, aucune stèle[132].

Les chefs des communautés installées dans les villes prennent rapidement le relais des pouvoirs civils romains qui font défaut à l’époque des Invasions. À Strasbourg et à Bâle, l’évêque devient le chef de la cité : Amand (nom latin) et Arbogast (nom franc) figurent parmi les premiers titulaires de cette fonction religieuse autant que civile et militaire[133].

L'histoire actuelle de l’église alsacienne, fait de saint Amand le créateur du diocèse de Strasbourg au quatrième siècle. En effet, un évêque de Strasbourg appelé Amandus est connu pour avoir participé au concile de Sardique, en 343, et peut-être à celui de Cologne en 346. Cette première période d’extension chrétienne autour de Strasbourg est vraisemblablement interrompue en 352 lorsque les Alamans païens envahissent la région et incendient la capitale alsacienne. L’occupation alamane de l’Alsace durera jusqu’en 357 et à Strasbourg l’étude des couches archéologiques de cette époque montre que la ville est restée à l’abandon pendant plusieurs années.

Mais on a aussi Julien l’Apostat est surtout connu pour avoir persécuté les chrétiens dans le but de rétablir le paganisme. D’abord diacre chrétien (arien), en 361, il abjure le christianisme et retourne au paganisme, d’où son nom de Julien-l’Apostat. Ennemi juré des chrétiens, il émet des lois anti-chrétiennes (17 juin 362) et fait même exécuter quelques soldats chrétiens qui refusent de renier leur religion.

Comme beaucoup de ses successeurs, saint Amand est représenté dans la cathédrale de Strasbourg. C’est dans les baies du côté nord de la grande nef qu’on a fait figurer des papes, des diacres, des martyrs et des évêques, et en particulier des évêques de Strasbourg. Dans la troisième fenêtre de ces baies, Amand apparaît sur le premier vitrail dédié aux évêques.

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L'Alsace romaine.

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BRUMATH AU HAUT MOYEN-ÂGE (Ve - Xe)[]

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Villa gallo-romaine saccagée par les Huns.

Au Ve siècle, Brumath est saccagée par les barbares, Vandales, Alains, Huns et Francs.

Après l'occupation par les Alamans au Ve siècle, Brumath tombe ensuite sous la domination des Francs. Il reste un centre important même à l époque mérovingienne et carolingienne. De nombreux rois et empereurs sont venus ici, dont Charlemagne en 772, Otto II, en 979 et Henry II, en 1023.

Le site de Hochfelden conserve cette prépondérance au gré des vagues migratoires successives puisqu’on retrouve dans les environs, à l’emplacement des carrières Pfister plusieurs nécropoles alamanes ou franques où les défunts sont enterrées avec leurs armes ou leur parures, signe de tombes païennes. Il y a là un nombre impressionnant de glaives courts à un tranchant (scramasax), d’épées longues à deux tranchants (spatha), de fers de javelots, ainsi que des pièces de verrerie, de bijoux et de pièces de monnaie du Bas-Empire perforées et donc réutilisées en colliers. Le nombre considérable des sépultures est l’indice d’un peuplement assez dense dans les décennies qui suivent le retrait de l’administration romaine[134].

L'arrivée des Alamans transforme profondément la vie culturelle et économique de la région. Le bilan des Alamans et des Mérovingiens est catastrophique. Par contre, du temps des Carolingiens c'est une période certes de décadence, mais aussi de renouveau[135].

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Avant 407/408[]

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Musée archéologique de Brumath.

Le limes est censé protéger l'Empire des barbares.

Après 260 et l’abandon par les Romains de tous les territoires à l’est du fleuve sous la menace des incursions germaniques, la frontière de l’Empire revient sur le Rhin. Désormais en première ligne, le camp de Argentorate/Strasbourg et la VIIIe légion vont occuper durant plus d’un siècle une place stratégique majeure dans le dispositif de défense de la frontière rhénane.

Ainsi, au IVe siècle, les Alamans sont mentionnés au milieu du siècle, dans les secteurs de Strasbourg, Brumath, Saverne et Seltz[136]. En 352 après J.C., sous l'empereur Constance II, les Alamans pillent et détruisent à nouveau Brumath[137]. La campagne victorieuse de de Julien l’Apostat, en 357, Julien ne met fin à la présence alamane en Alsace[138].

Bientôt, les Alamans, dont certains sont installés bien avant la venue de Julien dans le pays, dès la fin du IIIe siècle et avec l’accord des Romains, reprennent le contrôle politique de la région.

A chaque pronunciamento, l'armée du Rhin accourt pour parer aux périls. dégarnissant la frontière et ouvrant l'accès de la Gaule aux Francs et aux Alamans[139]. Vers 396-398, la frontière rhénane est réorganisée.

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Les Alamans (406 - 496)[]

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Alamans.

Alamans contre Romains.

Les Germains franchissent le Rhin, fuyant les Huns.

Alémanie et Thuringe vers l'an 600.

Guerriers alamans avant la bataille.

Progressivement les Alamans, nombreux depuis des siècles, dans la région du Rhin supérieur, établissent leur prépondérance dans toute la région comme en témoigne aujourd’hui encore le dialecte alsacien, dominant jusqu’aux vallées vosgiennes et à Wissembourg. Mais l'apport de population alaman n'a pas submergé ou fait disparaître la totalité du peuplement antérieur[140].

Sous Honorius, tout est perdu pour les Gallo-Germano-Romains de la future Basse-Alsace. Stilicon ayant rappelé une grande partie des troupes qui occupent les bords du Rhin, dans la nuit du 31 décembre 406, des groupes de Vandales, d'Alains, de Suèves et de Burgondes submergent les garnisons romaines. Le verrou militaire autour de Mayence et de Strasbourg, considérablement renforcé, est pris en janvier 407. Les Germains profitent du fait que le Rhin est gelé[141]. Ils passent aussi le Rhin par plusieurs gués en face de Brumath et se répandent ensuite en Gaule, qu'ils pillent et ravagent. Ils s'abattent sur l'Alsace et en font un désert[142].

Trois sources néanmoins mentionnent tour à tour l'intégration de Strasbourg et de la rive gauche du Rhin à la patrie des Alamans :

¤ dans une lettre de saint Jérôme rédigée après la grande invasion de 406/407 il mentionne dans une lettre à la veuve Ageruchia que Strasbourg est en territoire alaman[143].

¤ en 456, Sidoine Appollinaire, évêque de Clermont, écrit que les Alamans occupent les deux rives du Rhin soit comme indigènes soit comme vainqueurs.

¤ On trouve aussi une description du géographe de Ravenne[144].

Dans le cadre de la réorganisation militaire de Stilicon, un Tractus Argentoratensis, un réseau fortifié centré sur Strasbourg, est mis en place vers 408-409 après J.-C.. Mais, l'Empire moribond abandonne définitivement la ligne du Rhin au flot de l'invasion[145].

Comme le note Ammien Marcellin les Alamans préfèrent s’établir dans la campagne et ils négligent probablement longtemps Strasbourg où ils ne voient pas un grand intérêt militaire. J.J. Hatt note que peu de vestiges sont retrouvés de la période de la fin de Ve siècle au VIe siècle même à Strasbourg. Les reste de la population gallo-romaine chrétienne à Strasbourg comme à Brumah doit survivre péniblement dans les ruines de l’ancienne métropole[146].

Au Ve siècle, lors de l'invasion des hordes germaines, Brumath est entièrement détruite. Aux Vandales et aux Alains succèdent les Alamans, qui campent d'abord au milieu des ruines que laissent les premiers et qui finissent par s'y fixer (407). En 407/408, les Alamans s'emparent d'une partie de l'Alsace et la germanisent en lui imposant leur marque[147].

Une chose est certaine : les Alamans restent païens. Ils adorent certains arbres, l’eau des rivières ou fleuves, les collines, les montagnes et les vallées en l’honneur desquelles ils offrent des chevaux, du bétail et de nombreux autres animaux en les décapitant, s’imaginant en le faisant, faire acte de piété[148]. Le caractère impitoyable des Alamans dans leur destruction des sanctuaires chrétiens et dans leur pillage des églises, effraie alors que les Francs, eux, manifestent le plus grand respect à l’endroit de ces lieux de culte. Agathias exprime l’espoir qu’au contact des Francs, les Alamans adoptent de meilleures manières[149].

Mais ils n'ont ni la tranquillité ni le temps nécessaires pour fonder en Alsace des établissements durables. Ils voient leurs habitations une première fois renversées par les bandes d'Attila (451). L’invasion des Huns et la destruction de la ville en 451 marquent la fin de la présence militaire romaine. Après le départ des Romains, les Alamans vont reprendre possession de l’Alsace avant d'être battus par les Francs à Tolbiac (496).

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Les Huns à Brumath (451)[]

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Selle d'un chef militaire barbare, d'origine hunnique et venu des steppes du monde oriental, qui sert dans les troupes frontalières romaines de Rhénanie. Elle est découverte à Mundolsheim à côté de Brumath.

Chariots de Huns revenant de pillage en Gaule.

Invasions hunniques (Sting GNU Free Documentation License).

Après l’invasion de 407, des tribus barbares s’installent en grand nombre dans la campagne alsacienne. A Hochfelden, carrefour important entre Tres Tabernae (Saverne) et la capitale des Triboques, Brocomagus (Brumath), dans la tuilerie Lanter, au lieu dit Auf den Scherlenheimerweg, on a retrouvé une sépulture aristocratique datée du début du Ve siècle. Le squelette est celui d'une femme âgée de 50 à 70 ans, placée dans un cercueil en bois trapézoïdal assemblé sans clous. Richement habillée, elle porte une paire de boucles d'oreilles en or, un collier en tresse d'or pourvu de trente pendeloques coniques faites de feuilles d'or enroulées et suspendues à espace régulier, fibules en argent, et tunique byzantine ornée de paillettes d’or. Le mobilier accompagnant la défunte rattache la tombe à la tradition des cavaliers huns. D’autre part le tassement de vertèbres du squelette indique que cette personnalité de haut rang est coutumière d’une pratique cavalière régulière et prolongée. Tous ces indices suggèrent que Hochfelden est choisi comme résidence d’un chef barbare nomade de haut rang, Hun ou Alain, peu après l’évacuation des dernières troupes romaines[150].

Les Alamans protègent la Gaule. Il semble bien qu'ils défendent en 451 le passage du Rhin contre Attila et qu'ils obligent les Huns à passer le fleuve en aval de l'Alsace[151]. Attila franchit, en effet, le Rhin dans la région de Constance, puis saccage toutes les villes jusqu'à Mayence. La présence des Huns en Alsace est attestée en 451 puisqu’on sait qu’Attila détruit Strasbourg et incendie Brumath[152] lors de son retrait de Gaule, mais l’archéologie semble bien montrer une présence antérieure. On sait qu’Aetius, général en chef d’une armée romaine affaiblie et multiculturelle, fait appel aux Huns à plusieurs reprises, notamment en 425 contre les Wisigoths, en 428 contre les Francs rhénans et en 436 contre les Burgondes, mais il recrute aussi des Alains, des Francs, des Hérules et d’autres peuples barbares[153].

L'invasion des Huns met fin à l'ère romaine. En 451, après le passage des Huns d'Attila, les Alamans ont le champ libre en Alsace[154].

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Les Francs à Brumath (496)[]

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Bataille de Tolbiac, en 496. Clovis, combattant les Alamans, lève le bras au ciel et invoque le dieu des Chrétiens.

Colonies franques autour de la Zorn.

Les Francs sont chassés de l'Alsace par les Alamans en 494.

Brumath est reconquise par les Francs, après la victoire de Clovis à Tolbiac (496). Par une autre victoire dix ans ou douze ans plus tard les Francs affirment leur suprématie sur les Alamans. De fait, on a longtemps considéré que leur main mise sur l’Alsace est immédiate et totale. Or, cette conclusion n’est aujourd’hui plus retenue.

Les Alamans restent les plus nombreux en Alsace bien qu'en théorie inféodés aux Francs. D’ailleurs les dialectes attestent clairement que la population franque ne s’étend guère au sud de Wissembourg, limite de la langue francique. Des villages comme Frankolsheim, Hochfrankenheim et Kleinfrankenheim autour de la Zorn indiquent sans doute des minorités franques dans une région majoritairement alamane.

L’émigration franque dans cette zone est donc limitée. Ainsi les historiens admettent aujourd’hui que l’intégration des provinces limitrophes de l’est aux royaumes francs ne se fait que progressivement.

Pourtant durant encore quelques temps, l’implication franque en Alsace est faible car à cette époque les rois francs sont tous établis non loin de Paris (Soissons, Reims, Tournai et Orléans) et ils ne cessent de se disputer le pouvoir sur des provinces aux contours encore mouvants. La gestion des frontières de l’est est donc laissée aux ducs locaux.

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Village franc au VIIe siècle.

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Brumath du temps des Mérovingiens (496)[]

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Il faut attendre 561 pour que les Francs ce soucient enfin des provinces rhénanes.

Femme franque avec une fibule (illustrateur Matthieu Appriou).

Brocmagad est-il un palais carolingien de l'importance de Verberie, près de Compendium (Compiègne) ?

Costumes mérovingiens.

La Gaule cesse d'être romaine, elle devient mérovingienne[155], même à Brumath.

La période mérovingienne ne fournit que peu de vestiges pour restituer l’aspect qu’a l’agglomération au tout début du Moyen âge[156]. Brumath n'est plus, pendant de long siècles, qu'un village.

Les rares témoignages d’une occupation du haut Moyen âge se situent pour la plupart le long du cours actuel de la Zorn, en marge de l’habitat antique. Les plus anciennes traces d’occupation, datées du Ve siècle, se situent dans la rue Basse, à l’ouest de la ville actuelle[157].

En 511, l'Alsace est rattachée au royaume franc d'Austrasie. Ce royaume, qui peut être considéré comme le berceau de la dynastie carolingienne, couvre le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin[158].

Brumath est donc rattachée à la Gaule mérovingienne[159].

Vers 536-537 c’est au tour de l'Alémanie de passer sous l’autorité franque. Les rois alamans deviennent ducs des rois francs.

Ce n’est qu’alors que l’Alsace devient dans sa totalité province du royaume franc de Reims, dont le roi est depuis 534 Théodebert Ier, petit fils de Clovis.

Les Alamans combattent dans les rangs de l’armée franque en 552[160].

Brumath est habité au temps des Mérovingiens (donc avant 750). La découverte d'un cimetière mérovingien le prouve[161]. Dans ce cimetière de Brumath - Stephansfelden on découvre un trophée de défenses de sanglier dans une gaine d'argent[162].

Durant les années 550 la province est toujours sous l’autorité du Royaume de Reims (Théodebert Ier règne jusqu’en 548 et son fils Théodebald jusqu’en 555). En 555 ce royaume passe sous l’autorité de Clotaire, roi de Soissons.

Il faut attendre 561, et le passage de province dans le giron austrasien, dont le pouvoir est à Metz, pour que les Francs ce soucient enfin des provinces rhénanes[163]. Au fur et à mesure de leur main mise sur la région, ils accentuent leur pression politique, notamment en appointant des personnalités de haut rang à travers la province et en changeant la plupart des noms de village (de –ingen en –heim par exemple)[164].

Détruit par les Huns lors de leur passage en Alsace, Brocomagus devient ensuite des résidences favorites des souverains francs. Des domaines mérovingiens s'étendent à Brumath. Avant l'apparition des premières fortifications et du système féodale existe la Pfalz, résidence fortifiée des rois mérovingiens et des empereurs carolingiens qui la plupart du temps sont en déplacement. La Pfalz se compose d'une salle d'apparat pour les réceptions, d'appartements, d'une chapelle, d'écuries, de greniers et de magasins. L'un des plus connus de ces édifices en Alsace est le palais mérovingien de Brumath. De ces villae royales, il ne reste rien aujourd'hui.

Sous les Francs Brumath n'est qu'un bourg, mais il prend une importance spéciale, grâce à une Villæ regiæ qui y est construite sur les ruines romaines. La ville est rattachée à la Gaule mérovingienne, puis à la monarchie carolingienne (751 - 889) et finalement incorporée au royaume de Germanie, devenu empire germanique en 962[165].

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Éducation des enfants de Clovis dans un palais du Soissonais.

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Brocmagad-Brumath et la monarchie carolingienne (751 - 889)[]

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En 770, Carloman, séjourne dans son palais de Brocmagad[]

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En 770, le Roi carolingien d’Austrasie, Carloman, séjourne dans son palais de Brocmagad. Il y écrit un diplôme daté du 6 mai, Actum Brocmagad palatio publico[166].

Au lieu-dit Kiesgrube Über der Herrenstrasse, à Brumath, un vase de l'époque carolingienne est trouvé.

Carloman.

Palais impérial carolingien d'Ingelheim. Celui de Brumath doit être encore moins important.

En 746, suite au procès de Cannstadt sont exécutés une partie des nobles du peuple alaman. Le fils de Charles Martel, Carloman, maire du palais d'Austrasie, y convoque une assemblée de justice, ou plaid, et accuse de trahison les princes alémaniques qui ont participé au soulèvement du duc Theudebald de Bavière et du duc Odilon de Bavière. Le jugement étant sans appel, il fait exécuter une partie de la noblesse, et dépossède l'autre partie, au profit de la noblesse franque. Ce coup de force met fin à la rébellion des Alamans[167], et permet l'intégration du duché d'Alémanie au domaine austrasien, qui fait peu de temps après partie intégrante de l’empire carolingien[168].

C'est la survivance du toponyme qui atteste le mieux la continuité de l'occupation : Broeomagus se transforme à peine pour devenir Brocmagad en 770, Bruomagad en 953, Bruomat en 973, parmi les formes relevées à partir du VIIIe siècle[169]. L'habitat de tradition romaine survit dans les villes, mais fortement remanié au cours des siècles. Les villas romaines sont elles aussi réoccupées par les agents du fisc royal (Erstein, Brumath, Colmar...).

En 770, le Roi carolingien d’Austrasie, Carloman, séjourne dans son palais de Brocmagad. Il y écrit un diplôme daté du 6 mai, Actum Brocmagad palatio publico[170]. Charlemagne établit aussi en 772 des actes dans le palais de Brocomagnus[171].

Ducange confond les Villæ regiæ avec les palais royaux. L'auteur du Chronicon Gottwic. (p. 44) ; et Schepflin, Alsatia illustrata[172], d'après M. De Valois, les distinguent et croient qu'il y a plusieurs de ces Villæ regiæ, où il n'y a point de palais. Cela se peut, mais aussi est-il facile de se méprendre à cet égard.

Schæpilin[173], range par exemple entre les Villæ regiæ sans palais, un endroit en Alsace, connu du temps des Romains sous le nom de Brocomagus et depuis sous celui de Bruochmagat. Selon lui, les diplômes et les Annales des Francs n'en parlent pas jusqu'au règne de l'empereur Arnoul, qui, selon la Laurishamense Chronicon, le donne au monastère de ce nom, en l'appelant Fiscum proprii juris. Nous voyons, dans un ouvrage du dixième siècle, ce nom de Brocomagus quitter sa forme antique pour prendre celle qu'il conserve aujourd'hui. Ainsi le Laurishamense Chronicon, la chronique de Lorsch, dit que l'empereur Arnolphe lui donne Saint-Nazaire de Bruochmagat, en Alsace, Bruochmagat in Elisatia S. Nazario donavisse. Et pour que personne ne doute que ces paroles concernent Brocomagus ou Brumath, on sait que le monastère de Saint-Nazaire à Lorsche possède jusqu'au XVIIIe siècle Brumath à titre de fief. Le dernier comte de Hanau, Reinhardt, rachète le domaine direct de l'église de Mayence, à qui le monastère de Saint-Nazaire l'a concédé.

Le Docteur Daniel Zimmer dans son étude sur les châteaux de la ville parle bien d'un palais impérial carolingien à Brumath[174]. En effet, Edmond Martène, dans Veterum scriptorum et monumentorum moralium, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio44, (t. I, p. 33), publie un diplôme de l'empereur Carloman de l'an 770, lequel le qualifie de palais, Actum Brocmagad palatio publico. Ce palais échappe aussi à l'attention de l'auteur du Chronicon Gottwic. Ce diplôme n'est pas encore paru du temps de D. Germain, auteur du Traité des palais....

D’après les sources écrites, nous savons néanmoins que les souverains carolingiens disposent d’une résidence à Brumath et qu’ils y séjournent à plusieurs reprises entre le VIIIe et le XIIe siècle, ce qui suppose donc que la localité a continué à jouer un rôle économique et politique dans la région au delà de l’époque romaine[175].

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Charlemagne réside à Brocmagad en 772[]

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Diète à Paderborn (777) : Charlemagne reçoit des chefs musulmans.

Le frère de Carloman, Charlemagne, y réside à son tour en 772[176].

Le palais n’est connu pour l’instant que par les textes et n’est localisé. En 889, le domaine rattaché au palais est donné à l’abbaye de Lorsch qui le cède en fief vers 1080 à Sigbert, ancêtre des comtes de Werd/Frankenburg. toutefois, plusieurs empereurs séjournent encore dans la ville en 979, 1023 et 1119, attestant qu’ils disposaient toujours de leur résidence à cette période[177].

En 843, suite au traité de Verdun, conclu par trois fils de Louis le Pieux, lui-même fils de Charlemagne, l'Alsace fait désormais partie de la Francie médiane (domaine de l'empereur Lothaire). En 855, l'Alsace revient à Lothaire II et fait partie de la Lotharingie.

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Bruochmagat en Elisatia donnée à l'abbaye de Lorsch (889)[]

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L'empereur Arnoul fait don de Brumath en 889 au riche monastère de Lorch (Rhénanie).

Charte de donation de l'empereur Arnoul datant de 890.

L'histoire médiévale de Brumath débute au VIIIe siècle par un document indiquant que l'abbaye de Wissembourg y a des biens.

Sous les carolingiens la localité est bien royale. A la fin du IXe siècle, elle entre dans la dépendance de l'abbaye de Lorsch (près de Worms)[178].

Comme indiqué dans le Codex Lorsch, le roi de Franconie orientale? Arnulf de Carinthie, donne son domaine Bruochmagat en Elisatia, c'est-à-dire Brumath en Alsace, à l'abbaye impériale de Lorsch, le 27 novembre 889, qui est riche en biens et en droits.

Brumath est une partie du Landgraviat de Nordgau.

En 889, il ne se trouve sur son emplacement qu'une ferme royale, dont l'empereur Arnoul fait don à l'abbaye de Lorsch, située près de Darmstadt.

Brumath est un fief de l'évêché de Mayence, tenu aussi par les landgraves de l'Alsace inférieure[179]. Sous le règne de l'empereur Frédéric II, Brumath passe avec ce monastère au pouvoir des évêques de Mayence.

Une charte de l'empereur Othon désigne Brumath comme un lieu où l'abbaye a le droit de battre monnaie (Cod. Laur., I, 463). Les pièces de Brumath sont fort peu connues, il n'en existe qu'un exemplaire assez douteux, mais d'après cet exemplaire et d'après l'apparence historique, elles doivent porter le nom ou la figure de saint Nazaire, patron du monastère de Lorsch. Cet atelier est probablement supprimé au XIIIe siècle[180].

Les habitants de Brumath obtiennent des empereurs, comme les bourgeois de Haguenau, le privilège de cultiver la garance.

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Brumath incorporée à l'empire germanique en 962[]

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Othon II et sa famille.

977 - 979 : l'empereur Othon II séjourne à deux reprises à Brumath[181].

Brumath reçoit l'Empereur Otton II, son épouse Théophano, et leur fille Sophie vers le 20 janvier 979. Il fait encore très froid. Même pour cette courte distance Théophano, avec sa fille Sophie, acceptent le confort relatif d’une litière. Heureusement, le lieu semble confortable avec son palais royal qui a certes presque 200 ans, mais qui a dû être rénové, d’après les actum Brocmagad, les Actes de Brumath. C’est l’évêque de Strasbourg, Erchanbald, qui les accueille[182].

C'est en 979 qu'Otton donne au monastère de Tegernsée un diplôme daté de Brumada[183][184].

Wernher, abbé de Lorch, reçoit de l'empereur Otton III un privilège pour battre monnaie, daté de Brumogad, in Pago Helisaze[185].

Sous l'empereur Henri IV, l'abbé Winther, qui n'était pas un pasteur, mais un loup, frère du comte Sigehard et oncle d'Adelbert, archevêque du siège de Mayence, commence à abuser insolemment du :

... faste de sa noblesse, et par ses ruses perfides il donna en bénéfice à son frère la villa et bien plus la cour de Bruomat, don de la munificence royale, la moelle de l'Église de Lorch, terre fertile qu'avait bénie le seigneur[186].

Avec le secours de l'empereur, Anshelme, successeur de Winther, rend à son Église Bruomat, avec d'autres fiscs royaux, que Winther a livrés au pouvoir de certains laïques. Mais sous l'empereur Henri V, l'abbé Bennon outre d'autres énormités, détache Brumad de son Église, à titre de bénéfice[187].

Une problématique concerne l’existence ou non d’une enceinte. un fossé en profil en V est observé sur près de 43 m de long lors des fouilles menées dans la cour du Château en 2009. Il est doublé par une levée de terre conservée sur une hauteur de 1,10 m, constituée par une accumulation de terres probablement issues du creusement du fossé, et qui était sans doute à l’origine complétée par une palissade en bois. Ce système défensif en terre est difficile à dater ; son édification se situe, par comparaison avec d’autres structures semblables, entre le Xe et le XIIe siècle. un second fossé, daté du bas Moyen âge, est également observé rue et cour du Château[188].

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Construction de l'église (fin du Xe s.)[]

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Eglise Saint-Nazaire de Brumath à la fin du XIIe[189].

Depuis 889, Brumath appartient au riche monastère de Lorch (Rhénanie). C'est son abbé Gerbodo qui y construit à la fin du Xe siècle une église satis decoram qu'il dédie aux saints Nazaire et Celse[190].

Cette église est placée surtout sous le vocable de Lorsch, Saint-Nazaire, lors de sa construction dans le dernier quart du Xe siècle. Elle est agrandie en 1079,au XIe, puis au XIIe siècle, à mesure que la ville croit. La paroisse est créée dans l’édifice probablement destiné à l’origine au service du palais impérial[191].

Le seigneur exerce le droit de collation. La commanderie de Stephansfeld y perçoit la dîme.

Ébranlé par les guerres du XVIIe siècle, ce témoin précieux de l’histoire de Brumath est remplacé en 1837 par l’église néo-classique de l’architecte Samain[192].

Lors de la démolition, on découvre deux bas-reliefs assez informes, qui se trouvent actuellement dans le jardin du presbytère catholique de Gcersdorf[193].

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BRUMATH AU MOYEN-ÂGE CENTRAL (XIe – XIIIe siècle)[]

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Brumath, Brumat, la vallée de la Zorn[]

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Blason des Brumat (Alsace) : D'azur au dextrochère d'argent tiennent une drapeau de même.

Vallée de la Zorn.

Un acte passé en 1146 entre l'abbaye de Neubourg et les habitants de Brumath nous fait connaître que Brumath est alors constitué en paroisse :

Concilie et uannimi consensu prudenium virorum omnium parochianorum in Brumat constitutum est, ut fratres de Harthusen in dominica palmarum pixidem cum oblatis ad altare ecclesie Brumath offerant tali pacto, ut nullus in perpetuum animalia cujuscumque sint generis, prefate curie (de Harthusen) prohibere prœsumat, quin libere et licenter utantur pa<cuis citra Sornam Brumat attinentibus[194].

Vers le milieu du XIIe siècle, Brumath est redevenu un village[195].

Erbon de Brumath signe comme témoin un diplôme que l'empereur Henri VI donne, l'an 1196, à l'abbaye de Neubourg, étant à Brumath. Nibelungus de Brumat, Reginerus de Brumat, Jean-Symphirien de Brumath, paraissent, les deux premiers en 1208, le troisième en 1229. En 1229, Walther, chevalier de Brumath, fils de Nibelungus, a avec le chapitre de Saint-Thomas un procès qu'il perd. Comme il y a à Brumath deux petits châteaux, ils sont donnés à diverses familles, soit en fief, soit en garde, et il en résulte que le nom de Brumath passe à plusieurs d'entre elles. Symon, dit Furst, chevalier de Brumath; Walther, dit d'Enesheim, chevalier de Brumath ; Jean, écuyer, fils de feu Hugues Blatter, chevalier de Brumath, vivaient au milieu du quatorzième siècle[196].

La rivière voisine Zorn abrite le risque d'inondations récurrentes, mais est également utilisée commercialement par les habitants : moulins, tanneries et cultures de chanvre développées sur les rives du Zorn. Le site est divisé entre les deux familles nobles Lichtenberg et Leiningen, et offre beaucoup de ravitaillement pour la guerre et contribue au développement de la ville.

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Brumath, du temps des Werd (1189 - 1332)[]

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Blason des Werd (Frankenbourg) : De gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du meme.

Le bailliage de Brumath se compose de fiefs mouvant de Mayence, de l'Empire, de Metz et de Strasbourg. Il comprend aussi un village allodial. Parmi les fiefs de Mayence figure l'ancien Brocomagus, aujourd'hui Brumath ou plus communément Bruml. C'est le chef-lieu du bailliage. On y compte deux cent quinze feux[197].

Sous l'empereur Frédéric II 1220 – 1250, Brumath passe avec le monastère de Lorsch au pouvoir des évêques de Mayence. Il devient à titre de fief la possession des landgraves et de la maison de Lichtenberg jusqu'en 1717, date à laquelle l'archevêque de Mayence cède le domaine direct de la seigneurie de Brumath au comte René, le dernier des Hanau[198][199].

Brumath échoit aux landgraves de l'Alsace inférieure, les Werd. Dans tous les cas il est certain qu'ils le vendent, en 1332, aux Lichtenberg[200].

L’agglomération, placée à l’emplacement d’un franchissement de la Zorn, à un carrefour de routes entre Strasbourg, Haguenau et Saverne, semble d’abord s’être inscrite dans une certaine dynamique d’urbanisation, à tel point qu’elle a pu être appelée ville (stadt) dès la fin du XIIIe et au XIVe siècle. Mais son développement est ensuite entravé par la proximité de Strasbourg et de Haguenau. De ce fait, Brumath conserve tout au long du Moyen âge les caractères d’un gros bourg de la riche plaine agricole d’Alsace[201].

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Sigebert IV von Werd (1157/1159 - 1228)[]

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Le château de Werde primitif imaginé par le frère Sitzmann.

Les comtes de Frankenburg sont le lignage le plus important de la moitié Sud de la Basse-Alsace, où ils possèdent les châteaux de Frankenburg et de Hohkoenigsburg et les villes de Brumath, Erstein et Saint-Hippolyte[202]. Le comté de Werd est situé au sud de Strasbourg. Son centre, le château de Werde, appartient de nos jours à la commune de Matzenheim. Les premiers comtes de Werd apparaissent en 1189. Peu de temps après, en 1192, ils détiennent le titre de landgrave en Alsace. Ils descendent des comtes de Sarrebruck (Saargaugrafen).

Sigebert IV von Werd (1157/1159 - 1228), en 1189 comte de Werd, en 1191 comte de Rixingen, comte de Frankenburg, fils de Sigebert III de Sarrebruck, comte d'Alsace. Vers 1196. l'empereur Henri VI confère le Landgraviat à Sigbert de Werde[203]. l se nomme en 1210 Sigebertus landgravius Alsatie dans une charte de donation qu'il fait cette année au monastère de Neubourg. Sa signature ce trouve dans une foule de diplômes des empereurs Henri VI, Philippe et Frédéric II : Sigebertus Dei gratiâ comes de Werde et Heinricus filius ejus comites Alsatienses. Il se marie à Adélaïde de Rixingen (près de Sarrebourg). Sigbert von Werd fait renforcer les fortifications existantes d'Erstein et le vieux château impérial, la Pfalz est probablement restauré[204]. Au XIIe siècle, Brumath devient la capitale du landgraviat de Basse-Alsace.

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Stephansfelden (1216)[]

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Stephansfelden est bâtie dans la forêt de Brumath.

Stephansfelden est située près des grands axes routiers de la Basse-Alsace.

Dans les environs de Brumath, peu après le début du siècle, les comtes de Werde, sous le nom de Stephansfelden, fondent une maison d'approvisionnement pour les pauvres et en particulier pour les enfants abandonnés, sur le modèle d'une maison similaire à celle d'Innocent III, en 1198, à Rome. Dès l'an 1203, Sigebert, comte de Werd et landgrave d'Alsace, donne, conjointement avec ses enfants, une partie de la forêt de Brumath aux nouveaux religieux de Stephansfelden[205]. l'emplacement correspond à l'ancien cimetière romain de Brumath[206]. D'après la chronique Rivii historicamonastica occidentalis, c'est Etienne d'Eguisheim, qui au milieu de la forêt, riche en gibier près de Brocomagus fonde le couvent lui conférant les droits de chasse dans la haute et la basse forêt vers le Rhin[207].

Fondée en 1216 par le landgrave Sigebert de Werde au bord de l’axe principal reliant Strasbourg à Landau via Brumath, Haguenau et Wissembourg, la commanderie jouit d’un emplacement privilégié[208].

Cependant si cette localisation au bord d’une route très passante à l’écart de Brumath est idéale pour l’exercice de l’hospitalité, elle pose à Stephansfelden des problèmes de sécurité lors des nombreux passages de troupes et épisodes guerriers qui touchent la Basse-Alsace du XIVe au XVIIIe siècles. La première alerte survient en pleine guerre de Centans : les Anglais en 1365 détruisent la commanderie. De retour en 1375, ils la mettent à sac et l’incendient. Un peu plus d’un demi-siècle plus tard, le 2 mars 1439, les Armagnacs ou armen Gecken, au service du Dauphin, le futur Louis XI, rançonnent le commandeur et les religieux. La guerre des Paysans qui a pour cadre l’Alsace n’épargne pas Stephansfelden, qui entre le 16 avril et le 20 mai 1525, sert de refuge à 12000 hommes. L’étendue des dommages provoqués par cette concentration humaine ne nous est pas connue, mais on sait qu’en 1530 les communautés de Brumath, Walheim, Mommenheim, Wingersheim, Rumersheim, Bilwisheim et Niederschaeffolsheim sont condamnées à payer la somme de 150 florins, payables en trois fois à la St Martin 1530, 1531 et 1532, au titre de dédommagement[209].

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Les successeurs de Sigebert IV von Werd[]

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Rudolf von Werd prend parti pour Ludwig de Bavière.

L'empereur Adolphe von Nassau assiège la forteresse des Werd et la conquiert le 27 octobre 1293. Lors de la bataille de Göllheim, près de Worms, le 2 juillet 1298, Adolphe est tué.

Heinrich Ier von Werd (ca 1174 - 5 février 1238), en 1218 comte de Werd, est en 1229 landgrave en Alsace. Marié avec Élisabeth von Montfort (ca 1205 - 1269), fille de Hugo V, Graf von Montfor et Bregenz, et Metchtilde von Eschenbach Schnabelburg. Les comtes de Werd connaissent dès les années 1230, des difficultés financières. Sous l'empereur Frédéric II, Brumath échoit avec le monastère de Lorsch à l'archevêque de Mayence, en 1232.

Heinrich II Sigebert von Werd (1239 - 1278) landgrave en Alsace, comtes de Werd se marie à Gertrude fille d'Alexander von Dick, Burgrave de Strasbourg, avoué de l'abbaye d'Andlau et promoteur du Château de Spesbourg près Andlau 1246-1250.

Johann von Werd (1259 - 1308) landgrave en Alsace, comtes de Werd se marie en 1278 à Agnes von Lichtenberg (†1278).

Après la mort du roi, Rudolf von Werd prend parti pour son fils, Ludwig de Bavière. Donc le prétendant choisi à sa place Adolf von Nassau assiège la forteresse des Werd et la conquiert le 27 octobre 1293.

Le frère et successeur de Johann von Werd (1259 - 1308), Ulric est en 1308 comtes de Werd, et en 1324 huissier de justice en Alsace. Ulric de Werd réunit le titre de landgrave à celui de Landvogt d'Alsace[210]. Ulric s'est ruiné au service de Ludwig de Bavière. C'est pourquoi il doit vendre une partie de ses biens à l'évêque de Strasbourg et promet le reste - y compris le bailliage alsacien - à son gendre Friedrich II d'Oettingen.

Louis et Frédéric, son frère, comtes d'Oetingen prennent la qualité de Lantvogete und Lantgraven in Elsas[211].

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BRUMATH AU BAS MOYEN-ÂGE (XIVe - XVe)[]

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Brumath est entourée au moyen-âge de fossés et d'une muraille[212].

Brumath change de maître en 1332. C'est un avantage pour Brumath, car ses nouveaux seigneurs, les Lichtenberg obtiennent, en 1336, de l'empereur Louis de Bavière la permission d'élever le village au rang de ville. Au quatorzième siècle, sous Louis de Bavière, Brumzth elle est de nouveau érigée en place forte. On voit encore les débris des murailles dont elle est en effet de nouveau entourée[213].

Lors de la vente faite, en 1336, à l'évêché de Strasbourg, de la plus grande partie du landgraviat de la Basse-Alsace, Brumath en est excepté, comme faisant partie des domaines de l'archevêque de Mayence. Il concède ce fief d'abord à Simon de Lichtenberg seul, puis il le partage, en 1384, entre ce dernier et Ulric de Fénétrange. Celui-ci le cède bientôt après au comte de Linange qui, ayant engagé sa part, ainsi que les deux châteaux qu'il y a, à Robert, duc de Deux-Ponts, alors en guerre avec les villes confédérées du Rhin, les Strasbourgeois détruisent Brumath et ses deux châteaux, pour se venger de Robert dont les troupes ont incendié plusieurs villages du domaine de Strasbourg.

Partagée entre les Lichtenberg et les Linange, la seigneurie fait l'objet de guerres incessantes entre ces deux familles[214].

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Lichtenberg (1332 - 1717)[]

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Château des Lichtenberg.

Brumath devient à titre de fief la possession de la maison de Lichtenberg jusqu'en 1717, date à laquelle l'archevêque de Mayence cède le domaine direct de la seigneurie de Brumath au comte René, le dernier des Hanau[215].

Le château de Brumath bâti après 1332 par Louis et Simon de Lichtenberg est mentionné comme rasé en 1672[216].

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Du temps de Johann II von Lichtenberg (1332 - 1365)[]

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Johann von Lichtenberg, évêque de Strasbourg, laisse le comté de Werd à ses successeurs (1332 - 1717).

Gisant d'une dame noble venant de l'église démolie Saint-Nazaire de Brumath, datant du XIVe et venant peut-être de la chapelle des Lichtenberg[217].

Plusieurs vassaux de l'Église de Mayence fondent une Ganerbie dans le château de Brumath, et cette Église les donne aux landgraves à titre de vassaux[218].

Les Landgraves de Werde, qui depuis le XIIe siècle sont les seigneurs de Brumath, vendent leur fief aux comtes de Lichtenberg en 1332[219]. Le château de Brumath est vendu, en 1332, avec les membres de la Ganerbie à Hanemaun et à Ludemann, seigneurs de Lichtenberg, par le landgrave Ulrich et par son frère Philippe et son fils Jean, comtes de Werd.

Brumath est d'abord tenue à moitié au domaine de Lichtenberg. En 1335, il y a une division de la région entre la ligne médiane et la ligne cadette de la maison Lichtenberg. La deuxième moitié de Brumath est donc achetée en 1367 par Johann II von Lichtenberg (1303 - 1365), évêque de Strasbourg, et tenue par la ligne antérieure de la maison.

Je vois Brumath figurer dans les lettres par lesquelles les comtes d'Etingen refusent de rendre ce fief à l'archevêque de Mayence. Ces lettres sont de 1359. La contestation a donc lieu assez longtemps après la vente[220].

Le comte Friedrich II d'Oettingen décède en 1357, son fils Ludwig vend pour un prix très important en 1359 le titre de landgrave et ses biens à Johann II von Lichtenberg (1303 - 1365), évêque de Strasbourg. Les sommes d'argent avec lesquelles il opère sont visibles sur un dépôt de facture devant le chapitre de la cathédrale.

Johann II von Lichtenberg (1303 - 1365) laisse le comté de Werd à ses successeurs. Cependant, ils ne reprennent le titre de landgrave[221].

Cette vente est autorisée par l'Église de Mayence ; car Gerlach confère, en 1371, aux Lichtenberg l'investiture sur les vassaux et membres de la Ganerbie de Brumath, dont Herzog nous fait connaître les noms[222].

À la fin de son épiscopat, pendant la guerre de Cent Ans, l' Alsace est attaquée par les troupes anglaises. En 1363, Enguerrand VII de Coucy, à la tête de grandes compagnies partisanes des Anglais, ne peut pas prendre Brumath, malgré la trahison de deux paysans qui sont suppliciés sur la roue[223]. Il dévaste les bâtiments de Stephansfelden.

La moitié Lichtenberg de Brumath est tombée aux descendants de feu Johann III von Lichtenberg, qui fonde la ligne médiane de la maison.

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Du temps de Ludwig III de Lichtenberg (1365 - 1369)[]

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Ludwig III de Lichtenberg (1365 - 1369) est le deuxième fils de Johann von Lichtenberg et de son épouse Adelheid von Verdenberg, qui est la fille du comte Hugo von Verdenberg-Heiligenberg († 7 décembre 1280) et de Mechtild von Neufen. Il est le petit-fils de Ludwig II von Lichtenberg et d'Elizabeth von Baden, fille de Margrave Herman V von Baden, parents de Siegbodo II von Lichtenberg († 1314), évêque de Speyer (1302 - 1314).

Il est l'héritier de son neveu Johann II von Lichtenberg (1303 - 1365).

En 1335, Ludwig III de Lichtenberg (1365 - 1369) partage l'héritage entre son fils et héritier Heinrich IV et son neveu Simon (Simund) (1335 - 1380), le fils de son frère Johann III et Matilda von Saarbrücken, qu'il nomme régent.

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Du temps de Henri IV de Lichtenberg (1369 - 1393)[]

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Heinrich IV de Lichtenberg (1369 - 1393) épouse Adelheid von Heroldek († 5 octobre 1411), fille du comte Heinrich II von Weldenz et de son épouse Agnes von Sponheim-Starkenburg.

En 1384, les seigneurs de Lichtenberg avisent à ce que la moitié de la ville, dont ils sont eux-mêmes propriétaires, soit conférée en fief à Ulrich de Fénétrange, par l'archevêque de Mayence[224].

Cependant, cinq ans après, en 1389 cette part est entre les mains des comtes de Linange. Ulric de Fénétrange la cède au comte Émicon de Linange, qui engage sa part, ainsi que les deux châteaux qu'il a, au palatin Rupert l'aîné, duc de Deux-Ponts, pour 4.000 florins, et ce, malgré ses promesse aux habitants. Ce duc est alors en guerre avec les villes confédérées du Rhin. Les Strasbourgeois détruisent Brumath et ses deux châteaux, pour se venger de Robert, dont les troupes incendient plusieurs villages du domaine de Strasbourg. Émicon met lui-aussi la ville à sac[225].

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Du temps de Ludwig IV de Lichtenberg (1395 - 1434)[]

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Friedrich IV. von Moers est le tuteur de ses fils.

Ludwig IV de Lichtenberg (1395 - 1434) se marie pour la deuxième fois, le 11 mai 1412, avec la Margrave Anna von Baden ( 1399 - 1421), sœur du Margrave Jacob von Baden (1407 - 1453), la fille aînée du Margrave Bernhard I von Baden († 1431) et de sa troisième épouse Anna von Oettingen († 1436).

Au cours des cinq dernières années de sa vie, Ludwig IV souffre d'un grave trouble mental. En conséquence, ses fils Jacob/Jacques de Lichtenberg (1416 - 1480) et Ludwig V von Lichtenberg (1417 - 1471) sont placés sous la tutelle du comte Friedrich IV von Moers-Sarverden, le futur beau-père de Jacob.

En 1420, l'archevêque Conrad investit le comte Émicon de la moitié de Brumath, ville et château, et des villages qui en dépendaient[226].

Brumath ne semblent pas concernée par les émeutes antisémites en 1420.


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Du temps de Ludwig V von Lichtenberg (1434 - 1471)[]

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Dalle funéraire en grès (1471) du baron Ludwig V von Lichtenberg (1417 - 1474).

Ludwig V von Lichtenberg (1417 - 1471) est le fils cadet de Ludwig IV de Lichtenberg (1396 - 1434) et de sa femme, Margravine Anna von Baden. Depuis que le père de Jakob et Ludwig V - gravement malade mentalement depuis cinq ans - est décédé en 1434, les deux frères ont un tuteur le comte Friedrich von Saarwerden.

En 1440, lors de l'un des affrontements entre Jakob von Lichtenberg et son frère, Ludwig V von Lichtenberg (1417 - 1471), il y a une tentative de mettre fin à une véritable division du pouvoir.

Les frères se dispute aussi avec les comtes de Leiningen pour le bailliage de Brumath 1450/1451[227].

Brumath revient à Ludwig V[228].

En 1451, Brumath est l'objet et le théâtre presque continuel d'une guerre acharnée entre le comte de Lichtenberg et celui de Linange. Chaque camp a ses partisans. Cette guerre féodale se termine au bout d'une année. Schaffrid, comte de Linange, fait prisonnier dans un combat avec George d’Ochsenstein, abandonne aux Lichtenberg pour sa rançon Brumath, Waltenheim, Gries et Weiler, fiefs mayençais, et d'autres biens encore. A cette époque, le château essuie un siège de six jours et est ravagé par les combats[229].

Au milieu du XVe siècle, son frère Jacques de Lichtenberg (1416 - 1480) se retire de plus en plus de la politique, si bien que Louis V exerce pratiquement le pouvoir tout seul pendant une vingtaine d'années. Après la guerre des femmes de Buchsweiler, en 1462, la réaction de Jakob est d'être protégé par le roi de France (1463). En réaction, Ludwig V s'allie aux grands seigneurs locaux, dont l'influence est beaucoup plus proche que celle du roi de France.

En 1466, Jakob doit céder les derniers pouvoirs à son frère, Ludwig V, qui lui verse une pension annuelle[230].

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Du temps de Philippe Ier de Hanau-Lichtenberg (1471 - 1480)[]

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Anna de Lichtenberg.

En 1471, la fille de Ludwig V von Lichtenberg (1417 - 1471), Anna von Lichtenberg (1442 - 1474) avec son époux, Philippe Ier de Hanau-Babenhausen (1417 - 1480) hérite. Les Hanau-Babenhausen (branche cadette des comtes de Hanau, sur le Main près de Francfort, en Hesse), en font alors un véritable État, connu à partir de 1480 sous le nom de comté de Hanau-Lichtenberg

Après la mort du dernier Lichtenberg, le comte Jacques de Lichtenberg (1416 - 1480), sans descendance, la moitié des territoires de la seigneurie de Lichtenberg est partagée ente Philippe Ier de Hanau-Lichtenberg (1471 - 1480) et sa belle-soeur, sœur Else, épouse de Simon IV Wecker von Zweibrücken-Bitsch.

Le 10 mai 1480, le comte Philippe Ier de Hanau-Lichtenberg, veuf d'Anna de Lichtenberg depuis 1474, vient à Bouxwiller pour régler ses affaires d'héritage. Le sort veut qu'il rende son âme à Dieu, le lendemain de l'accord de partage ! Le partage des biens brumathois donne, une fois de plus, naissance à des litiges. C'est pourquoi il est opéré sur l'ordre exprès de l'empereur Maximilien et s’achève, en 1522, par l'attribution de la ville et du bailliage de Brumath aux Bitche-Deux-Ponts.

Le bailliage de Brumath est devenu initialement un condominium entre Hanau-Lichtenberg et Zweibrücken-Bitsch. Puis, Brumath est revenu entièrement aux Zweibrücken-Bitsch.

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BRUMATH AU XVIe SIÈCLE[]

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La fonction militaire et agricole de Brumath suppose une certaine activité économique. Pourtant en 1492 l'inventaire ne signale que des boulangers et des bouchers.

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Brumath de 1500 à 1570[]

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Relevé d'une dalle de noble, un Weitersheim, dans l'ancienne église Saint-Nazaire[231]. On a un Martzolf de Weitersheim, bailli de Brumath, en 1506.

Entrée du roi Henri II de France à Metz.

On a une donation à la fabrique de Brumath d'une rente par Marguerite « von Bischweiler », veuve de Thibaut Jung, pour la confection d'un tableau destiné à l'autel de la Vierge, par devant Martzolf de Weitersheim, bailli de Brumath, en 1506[232].

L'empereur Maximilien II est reçu deux fois à Brumath, notamment en 1507. La seconde fois est d'ailleurs troublée par une échauffourée qui éclate entre sa suite et la population [233].

En 1525, une bande établit son quartier général à Stephansfelden, et soutenu par les habitants de Brumath, pille ce couvent et le détruit à nouveau[234].

Selon Lehr :

Les Gambs paraissent être originaires de Gambsheim. Après avoir rempli diverses fonctions publiques à Brumath au commencement du seizième siècle, ils viennent se fixer à Strasbourg et y sont bientôt élevés aux magistratures les plus importantes de la république. En 1549, leurs armes sont réglées par lettres patentes de l'empereur Charles-Quint.

Après sa chevauchée en Lorraine le roi de France Henri II reprend sa route vers le Rhin. Il passe par Saverne[235]. L'habileté diplomatique du Strasbourgois Jakob Sturm se manifeste une dernière fois. Henri II, après sa promenade militaire en Basse-Alsace, passe une nuit au château de Brumath[236], le 11 mai 1552, et demande à Strasbourg des vivres qui lui sont envoyées. Strasbourg expulse les princes réfugiées dans la ville (Guise, Condé). En quête d'appuis politiques elle noue des alliances avec les cantons suisses : Bâle, Zurich, Berne[237]. Henri II s'en retourne vers la Lorraine[238].

A Brumath au milieu du XVIe siècle on dénombre à Brumath 130 bourgeois. La ville va connaitre un fort déclin démographique du fait des guerres[239].

En 1570, le comte Jakob von Zweibrücken-Bitsch (1510 - 1570), le dernier de la lignée des Bitche-Deux-Ponts, meurt sans laisser de descendance mâle. Sa fille unique, Margarethe (1540 - 1569), est mariée à Philipp V von Hanau-Lichtenberg (1541 - 1599). L'héritage résultant de cette union comprend la seconde moitié de l'ancien règne de Lichtenberg, qui n'est pas déjà gouverné par les Hanau-Lichtenberg, et comprend également le bailliage et la ville de Brumath.

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Brumath et le luthéranisme (1570)[]

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Philipp V von Hanau-Lichtenberg introduit la confession luthérienne à Brumath.

Trois croquis de l'église Saint-Nazaire[240].

Philipp V von Hanau-Lichtenberg (1541 - 1599) réussit initialement à régler son différend avec Philipp Ier concernant Zweibrücken-Bitsch. Cependant, il introduit immédiatement la confession luthérienne dans ses territoires nouvellement acquis. La Réforme est établie à Brumath en 1570, et Samuel Leissenius en est le premier ministre. Cela rend le puissant et catholique duc de Lorraine mécontent. Le duc met fin au fief et, en juillet 1572, les troupes lorraines occupent le comté. L'armée de Philipp V ne pouvant rivaliser avec Lorraine, il porte l'affaire devant le Reichskammergericht.

L'église Saint-Nicolas reste exclusivement aux protestants[241]. L'église Saint-Nicolas de Krautwiller, dont la nef actuelle remonte au XIe siècle. Jusqu'en 1504, elle dépend de Wingersheim. Une porte romane (aujourd'hui murée) est l'ancienne entrée de cette première chapelle consacrée à saint Ulrich. En 1570, l'introduction de la Réforme se fait comme dans la ville toute proche de Brumath. Jean Appenhoffer est le premier pasteur de Krautwiller. L'église Saints-Nazaires-et-Celse appartient aux protestants, car pendant les 115 années qui suivent l'introduction de la Réforme à Brumath (1570 - 1685) Brumath est une ville protestante homogène[242].

En 1592, lors de l'affrontement de deux candidats à l'évêché de Strasbourg, Brumath va de nouveau connaître de dures épreuves. Dans cette Guerre des évêques le comte de Hanau prend parti pour le protestant, le margrave Georges de Brandebourg. Jaloux, le duc de Lorraine, candidat catholique à ce même poste, ravage les terres des Hanau-Lichtenberg et s'empare de Brumath.

Selon Schœpflin : Louis Gremp de Stuttgart, célèbre jurisconsulte et conseiller de la ville de Strasbourg, est enseveli à Brumath, en 1583[243].

Il est impossible de situer exactement la première apparition des juifs à Brumath, certainement depuis fort longtemps. Au début du XVIe siècle, après le passage des troupes suisses à travers l'Alsace, beaucoup de villes qui se croient débarrassées des juifs à tout jamais sont forcées d'en accepter à nouveau dans leurs murs, et parmi elles, Brumath. Dès 1590, on note que la commune compte 178 bourgeois et un Juif appelé Susskind.

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BRUMATH AU XVIIe SIÈCLE[]

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La partie alsacienne du Comté de Hanau-Lichtenberg (bleu), ca 1680.

Le 26 octobre 1624, l’Empereur interdit l’exercice du culte et l’Empereur oblige les protestants en 1628 à choisir entre émigration ou abjuration. Pourtant au XVIIe siècle est fondée une école luthérienne[244]. Ce n'est qu'en 1685 que Brumath n'est plus une ville protestante homogène[245].

Louis de Bavière élève Brumath de nouveau au rang de ville en 1636. Tombée ensuite dans l'héritage des Deux-Ponts, puis dans celui des Hanau-Lichtenberg, Brumath souffre beaucoup au cours du XVIIe siècle, lors des différentes campagnes de Louis XIV contre la Maison d'Autriche.

Les habitants, par leur activité réparent les suites de tous ces fléaux. Mais les bourgeois de Brumath ne sont plus que 59 en 1653 ; et ce chiffre, déjà réduit de plus de la moitié, va encore baisser à la suite des opérations conduites par Turenne à Brumath et dans les environs, lors de la guerre de Hollande de 1672 à 1678. En 1674 on ne dénombre plus que 49 bourgeois, dont seulement 18 vivent dans l'aisance[246]. Dans Le village de Krautwiller, voisin de Brumath, ils ne restent que six maisons. La population décimée est remplacée par des Suisses, dont certains sont mes ancêtres.

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Brumath du temps de la Guerre de Trente Ans (1618 - 1648)[]

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Demande d’autorisation de la chasse au loup dans le bailliage de Brumath, année 1626[247].

Pendant la Guerre de Trente ans les pertes humaines sont énormes et surtout les dommages durables sur les plans religieux et moral sont plus graves encore[248].

Dans la "Topographia Alsatiae", parue en 1644, Mathias Merian écrit :

Avant la guerre de Trente Ans, Brumath est une ville (Statt) où résidaient de nombreux nobles, mais qu'à présent elle n'était plus qu'une bourgade quelconque (Flecken). Ce qui voulait dire que ses murs, qui n’avaient été que sommairement rétablis après 1389, étaient définitivement démantelés et ne pouvaient plus assurer la protection de ses habitants [249].

L’épisode de la guerre de Trente Ans (1618 - 1648) est catastrophique. Le général Mansfeld au service de l’électeur palatin ravage, en 1622, tout le nord de l’Alsace (de Brumath à Wissembourg). Il s’en prend notamment à Stephansfelden et on sait par un document émanant du commandeur Christoph Leo que les troupes de Mansfeld ont provoqué des dommages importants tant aux bâtiments qu’aux chevaux et au bétail. La situation y est si préoccupante qu’il est à peine possible de nourrir les orphelins de Stephansfelden[250].

De 1618 à 1648 la guerre de trente ans vide presque entièrement la ville de sa population.

Par les traités de Westphalie, signés en 1648, le protectorat de la France sur le comté de Hanau-Lichtenberg permet à Brumath de se relever et, progressivement, de guérir de ses plaies. Grâce à leur énergie, à leur ténacité, les Brumathois triomphent des conséquences désastreuses entraînées par le morcellement et les conflits féodaux[251].

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Brumath de 1648 à 1700[]

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Bataille d'Enzheim, Turenne 4 octobre 1674 (Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg).

Document relatant la création de la médaille commémorant la Réduction des dix villes d'Alsace en 1680. Par un arrêt du 9 août 1680, le conseil d'Alsace réunit au royaume les comtés de Hanau-Lichtenberg.

En 1674, lors de la campagne de Turenne en Alsace, le maréchal juge sa position inattaquable de front, mais craint d'être coupé soit de Saverne sur sa droite, soit de Haguenau à gauche. Pour parer à ce danger, il fait occuper Steinbourg (à mi-chemin de Saverne) et gâter tous les gués de la Zorn jusqu'à cette dernière place. De l'autre côté, il pousse un poste à Brumath à 2 lieues de Hochfelden, point de passage de la Zorn que l'ennemi doit utiliser s'il marchait sur Haguenau. Les gués ayant été également détruits de ce côté, des postes de cavalerie circulant entre Hochfelden et Brumath, un poste-vigie établi dans le clocher de cette dernière localité, il attend les événements. Les alliés, le 21, occupent la rive droite de la Rohrbach (affluent de la Zorn), leur gauche au Kochersberg, la droite vers Hohatzenheim, à une lieue environ de Brumath. Brumath est du fait de sa position de nouveau dévastée, brûlée par une bande de soudards. 90 maisons y sont détruites[252]. Brumath perd son rang parmi les villes fortifiées. Le village voisin de Krautwiller est détruit, seules subsistent six maisons et l’église. En 1680, cette chapelle luthérienne est restaurée. Le village de Krautwiller est repeuplé par des protestants venus de Suisse. Entre 1662 et 1696 vingt et un mariages avec des suisses sont enregistrés.

Du fait de la politique de retrouvailles de la France, les parties du comté de Hanau-Lichtenberg en Alsace sont passées sous la souveraineté de la France en 1680. Cela vaut également pour Brumath. Ce ne sont plus des fiefs, mais des allods.

La Ligue d'Augsbourg, formée contre Louis XIV, ramène l'armée impériale dans le pays. Brumath est de nouveau durement traitée. Les Autrichiens y brûlent 492 maisons (20 septembre 1694).

Le nombre de juifs ne s'accroît pas exagérément à Brumath. En 1684 on y trouve 4 juifs et en 1693, 4 familles, soit environ une vingtaine de personnes.

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BRUMATH AU XVIIIe SIÈCLE[]

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Terrier de Mittelhausen 1715 (pays de la Zorn, à l’ouest de Brumath). Premier plan : sous une tente abrite, le tabellion et son aide, qui enregistrent dans le terrier les déclarations des arpenteurs que l’on voit planter des jalons et mesurer les parcelles (Archives départementales du Bas-Rhin).

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, sur les bornes limitant le finage de Brumath, on trouve le gland de chêne accompagné de l'étoile seigneuriale.

Encouragée en 1755 par les pouvoirs publics pour briser le monopole hollandais, la garance fait la prospérité des régions de Haguenau et Brumath (1.000 ha en 1789) et la fortune de Joseph le jeune et Louis Hoffmann et de leurs comptoirs(Lunéville, Rouen, Londres, Cologne) jusqu'à leur faillite en 1781/1782[253].

Il existe des péages à Brumath au XVIIIe siècle.

L'émigration des habitants de Brumath commence au XVIIIe. Si mes ancêtres vont dans un premier temps à Paris, on les retrouve au-delà des mers[254].

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Stephansfelden 1683 et 1717/1718[]

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Stephansfeld et son église à deux tours (détail). Dessin daté du 7 novembre 1698[255].

Stephansfeld et son église à deux tours, en 1902.

La commanderie de Stephansfelden, en Basse-Alsace, de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774) est décimateur du ban de Brumath dont elle dessert les habitants catholiques. Grâce à leurs démarches, le simultaneum est établi en 1683 dans l'église de Saint-Nazaire[256].

On retrouve aussi un noyau de huit maisons de l’ordre du Saint-Esprit dans le sud-ouest du Saint-Empire. Ces maisons organisées au sein de la province d’Alemania superior ont pour supérieur les commandeurs de Stephansfeld. Il s’agit, en les classant par date de fondation, de Memmingen (1213), Stephansfeld (1216), Berne (1233), Neumarkt (1239), Wimpfen (1250), Rouffach (1270), Markgröningen (1297) et Pforzheim (1323)[257].

En 1717/1718, le comte de Hanau obtient un brevet du roi de France Louis XV, les droits souverains sur la ville et le château de Brumath, les droits de chasse de l'hôpital Stephansfelden et les droits souverains sur les villages de Krautweiler, Gries, Waltenheim et du château d'Arnsberg pour 25.000 livres de Kurmainz.

Il y a anciennement une maladrerie à Brumath, lié à de l'hôpital Stephansfelden, dont les revenus sont unis à l'hôpital de Haguenau, à charge pour celui-ci de recevoir pro rata les malades pauvres de Brumath[258]. On a une contestation entre l’hôpital d’Haguenau et le bureau de bienfaisance de cette ville au sujet des biens de la léproserie de Brumath, avec copies des lettres patentes de Louis XIV (1701).

Dernier fait d’arme ayant touché la commanderie : les Pandours, cavaliers hongrois lors de la guerre de succession d’Autriche (1740 - 1748) investissent Stephansfeld et si les dégâts, considérables, touchent essentiellement les cultures (grains, tabac, vignes), le logement pendant onze jours de 24 officiers grève durablement les comptes[259].

Stephansfeld est la dernière de toutes les maisons du royaume à fermer ses portes, non pas par manque de religieux, mais par volonté du pape Clément XIV qui décide de la sécularisation de l’ordre hospitalier du Saint-Esprit en France. La visite de sécularisation est effectuée entre le 29 juillet et le 3 août 1774. Les clés sont alors remises à l’évêque de Strasbourg, mettant fin à plus de cinq siècles d’assistance aux enfants abandonnés[260].

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Le château de Brumath (1720)[]

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Ce château construit par le comte Johann Reinhard III von Hanau (1665 - 1736, en 1720, défenseur des congrégations luthériennes, devient à titre posthume une église de la confession d'Augsbourg.

Schloss Pirmasens mit Parade. Le gendre du comte Johann Reinhard III von Hanau (1665 - 1736 préfère les parades militaires aux châteaux et jardins. Michel Petsinger. (Collection Archives de la ville de Pirmasens).

Le château de Brumath devient une église luthérien (1804) et ses jardins son cimetière.

La Cour du Château de Brumath forme longtemps un ensemble homogène de bâtiments d’époques diverses avant la mise en place de verrues architecturales.

Le comte Johann Reinhard III von Hanau (1665 - 1736 fait construire un château à la place du château médiéval de Brumath (signalé détruit en 1672)[261]. De 1720 à 1726, le château lui-même est bâti dans une esthétique classique, après aménagement du terrain dès 1718 (arasement des ruines du château médiéval, aménagement d’allées sur les anciens fossés de ville)[262]. Le nouveau château est fini huit ans après (1728).

De récentes recherches dans les documents d’archives permettent d’attribuer ce bâtiment dont le corps central subsiste transformé depuis 1804 en lieu de culte protestant, à l’architecte hessois Christian-Ludwig Hermann, Baumeister et directeur des bâtiments du Comte de Hanau-Lichtenberg à Hanau, en Hesse. Pendant la durée du chantier de construction, en 1722, la présence de Christian-Ludwig Hermann est attestée à Brumath pour l’inspection des travaux en cours en compagnie du Conseiller à la Régence de Bouxwiller, Aulber[263]. Un courrier du 28 octobre 1723 du même Aulber à Christian-Ludwig Hermann informe celui-ci de l’état d’avancement de la construction du château de Brumath et de l’aménagement du jardin (A.B.R. : E 1609)[264].

Une comparaison de l’architecture du bâtiment conservé avec d’autres réalisations de Christian-Ludwig Hermann confirme l’identité de style, et permet d’attribuer formellement le château de Brumath à cet architecte hessois. Christian Ludwig Hermann, né en 1688 à Berlin, est le directeur des constructions de la Cour de Hanau-Lichtenberg, puis de Hesse-Darmstadt durant 38 ans, jusqu’à sa mort le 9 mai 1751 à Hanau[265].

Les œuvres de Hermann conservées en Hesse comportent des édifices civils, tels le château de Langenselbold, quelque peu postérieur à Brumath, mais qui comporte des analogies frappantes avec la réalisation brumathoise, poussant encore plus loin le caractère sobre et épuré des extérieurs. Les intérieurs conservés, d’un style rococo beaucoup plus exubérant, donnent des éléments permettant de se faire une idée de ce que pouvait être l’intérieur du château de Brumath avant sa transformation en édifice religieux en 1804[266].

Mais Hermann a surtout laissé en Hesse de nombreux édifices religieux destinés au culte protestant, en particulier aux minorités luthériennes, nommées Reinhards Kirchen, du nom du Comte Reinhard de Hanau-Lichtenberg. Elle montrent une disposition souvent originale d’adaptation des lignes baroques aux spécificités liturgiques protestantes. La plupart des œuvres de Hermann en Hesse sont protégées à juste titre au titre des monuments historiques[267]

Un plan de l’avant-projet pour Brumath est conservé aux A.B.R. sous la cote E 1359. Il date sans doute des années 1715-20, n’est pas signé, mais montre déjà les grandes lignes du projet définitif. Un corps de bâtiment central est entouré de deux pavillons en équerre à l’Ouest et à l’Est. Sur l’avant-projet, ces deux pavillons sont accolés au corps central. Or cette disposition présente l’inconvénient d’empêcher toute circulation entre la cour d’honneur au Sud, et les jardins au Nord. La réalisation définitive, visible sur le plan de 1795, sépare donc le corps central des pavillons latéraux par deux passages à triple arcade en plein cintre, surmontés de deux passages en terrasse reliant les trois corps de bâtiment au niveau du premier étage[268].

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Fin de l'Ancien Régime à Brumath (1715 - 1789)[]

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Du temps des derniers Hanau et de Marie-Christine de Saxe[]

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Le château est destiné à servir de résidence d’été à Charlotte, Gräfin von Hanau-Lichtenberg (1700 - 1726).

Louis IX de Hesse-Darmstadt, comte de Hanau-Lichtenberg et landgrave de Hesse-Darmstadt, est plus intéressé par les exercices militaires, que par les belles résidences laissées son grand-père, comme Brumath[269].

La Grande Landgravine, Caroline-Henriette de Hesse-Darmstadt (1721 - 1774), épouse de Louis IX de Hesse-Darmstadt y reçoit occasionnellement ses amis et la haute société strasbourgeoise[270].

Clemens Wenceslaus de Saxe et ses sœurs Maria Kunigunde et l'archiduchesse Christine (à droite).

Le château bâti après 1332 par Louis III, dit Ludemann, (régent en l'an 1324, seigneur de 1335 à 1369) et Simon (1324 à 1380) de Lichtenberg est mentionné comme détruit en 1672.

Les premiers projets architecturaux du nouveau château datent des années 1715, mais la construction ne débute qu’en 1720. Complété d’un jardin à la française environné d’allées ombragées, le château est destiné à servir de résidence d’été à Charlotte Christine, fille unique de Johann Reinhard III von Hanau (1665 - 1736, épouse de Louis VIII de Hesse-Darmstadt[271][272].

En 1736, avec le comte Johann Reinhard III décède le dernier représentant masculin de la famille Hanau. En raison du mariage de sa fille unique, Charlotte (1700 - 1726), avec le prince héréditaire Ludwig VIII du Landgraviat de Hesse-Darmstadt, le comté de Hanau-Lichtenberg - et donc Brumath - y tombe.

Après le décès prématuré de sa fille, en 1726, Johann Reinhard III von Hanau (1665 - 1736 se désintéresse de la construction.

Le château qui n'est pas habité par la famille régnante des Hesse-Darmstadt. Son petit-fils, Louis IX, lui succède au titre de comte de Hanau-Lichtenberg et landgrave de Hesse-Darmstadt. C'est un personnage plus intéressé par les exercices militaires à Pirmasens, sa ville de garnison, que par les belles résidences laissées son grand-père, comme Brumath[273].

Mais l’épouse de Louis IX, la Grande landgravine, Caroline-Henriette de Hesse-Darmstadt (1721 - 1774) y reçoit occasionnellement ses amis et la haute société strasbourgeoise[274].

En 1771, Marie-Christine de Saxe (1735 - 1782), fille du roi Frédéric Auguste III de Pologne, tante de Louis XVI, loue le château pour en faire sa résidence d'été[275]. Princesse de sang royal, proche parente de nombreux monarques, elle quitte Remiremont, où elle est abbesse au chapitre noble de 1773 à 1775, pour s'installer à Brumath, ce qui redonne du lustre à la Ville[276].

Marie-Christine, peu favorisée par la nature, du moins au point de vue physique - elle a un pied bot - est par contre intelligente, cultivée et de conversation agréable. Elle mène au château un train de vie fastueux, digne de son rang, mais incompatible avec ses revenus[277].

Par le séjour à Brumath de Marie-Christine de Saxe (1735 - 1782) cette petite ville devient une capitale dans le pays de Hanau. À Brumath, elle reçoit nombre de grands personnages, dont le prince Maximilien de Deux-Ponts, futur roi de Bavière sous le nom de Maximilien Ier avec lequel elle s’entretient de préférence en allemand, langue qu’elle parle avec un accent saxon prononcé.

Le château est entouré d’un parc épais, où la princesse élève un nombre considérable de gibier qu’elle s’amuse à chasser soit du balcon, soit des fenêtres. Elle aime beaucoup la chasse. Bonne vivante, elle mène grand train, aime la bonne chère au point de ne plus pouvoir marcher seule, mais son embonpoint ne l’empêche pas de monter à cheval et de se livrer avec passion à la chasse.

Néanmoins, charmante, douce, bienveillante, de manières prévenantes, la princesse est également la providence des pauvres et des malheureux. La châtelaine de Brumath est aimée de tous[278].

La dernière année de son séjour à Brumath, dans la nuit du 27 au 28 octobre, vers 3 h. elle est victime d’un vol commis par Elisabeth Hohfacker Kohly et Nicolas Gunder, originaires des environs de Trèves, qui lui enlèvent son argenterie de cuisine.

Elle décède subitement le 19 novembre 1782 au château de Brumath à l’âge de 47 ans, 9 mois et 7 jours. Son corps est inhumé à Remiremont, le 16 décembre 1782, ses entrailles sont enterrées à Brumath, son cœur est transporté à Dresde.

À sa mort, Louis XVI doit payer ses dettes, s'élevant à la somme de 136.876 livres[279].

Une rue de Brumath porte son nom.

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Brumath de 1760 à 1789[]

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Un thaler de cette époque, Hesse-Darmstadt.

La cure royale est érigée en 1760 et n'a d'autre titulaire que George Kuhn d'Erstein. C'est sous lui que le presbytère actuel est construit[280].

En 1760, est fondée une école catholique, dont le maître se plaint de n'être pas aussi bien rétribué que son collègue luthérien. Cette situation dure encore en 1788[281]. A la veille de la Révolution, Brumath compte 9 familles juives.

En 1789, le comté de Hanau-Lichtenberg appartient au landgraviat de Hesse-Darmstadt. La partie alsacienne est composé de 10 bailliages, dont celui de Brumath. Brumt est un chef-lieu de bailliage dont relèvent : Bietlenheim, Eckwersheim, Hœrdt, Geudertheim en partie, Gries, Krautweiler, Kurtzenhausen, Mittelhausen, Waltenheim-sur-Zorn et Weitbruch[282].

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BRUMATH DE 1789 A NOS JOURS[]

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Les Autrichiens occupent et pillent Brumath[]

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Dagobert Sigmund Graf von Wurmser (1724-1797).

Pillage de Brumath par les Pandours, 20 décembre 1793.

Le château n'est plus jamais habité après le 19 novembre 1782, si ce n'est brièvement.Au cours de la Révolution française, la partie de Hanau-Lichtenberg sur la rive gauche du Rhin - et donc de nouveau Brumath - est tombée en France.

A partir des grandes heures de la Révolution, l'histoire de l'Alsace s'identifie à l'histoire de France et l'histoire de Brumath devient l'histoire de l'Alsace tout entière. La petite principauté de Hanau-Lichtenberg transmise par héritage à la famille de Hesse-DarmstaDt perd ses particularités[283].

En 1793, l'Europe, effrayée par les idées révolutionnaires qui bouleversent la société française, se ligue pour attaquer notre pays de tous côtés. A l'est, ce sont les Austro-Prussiens qui nous envahissent[284].

L'armée autrichienne est commandée par un Alsacien natif de Strasbourg, Dagobert Sigismond Wurmser, comte émigré de Vendenheim et de Sundhausen. Il reçoit son commandement au printemps 1793. Le Comte Wurmser, combat victorieusement à Rohrbach (29 juin), Germersheim (5 juillet) et Essingen (27 juillet), frustrant ainsi les tentatives françaises pour rejoindre nos armées à Mayence. Il les chasse ensuite du Bienwald (23 août) et conquiert le 13 octobre, soutenu par Karl Wilhelm Ferdinand, duc de Braunschweig, les Lauterburger et Weißenburger Linien[285].

Ce maréchal prend possession de Brumath le 19 octobre. Wurmser établit aussitôt son quartier général dans le château de Brumath. Cette décision d'occuper l'ancienne demeure de Christine de Saxe sauve la ville d'une destruction certaine[286].

Les Autrichiens quittent la ville de Brumath. Les Pandours la pillent le 20 décembre 1793. À la fin de l'année 1793, la France rejette ses agresseurs hors de ses frontières[287].

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Grapillages, pillages, puis vente du château (1793 - 1795)[]

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Soldats français à la bataille de Wissembourg (décembre 1793).

Dessin du plan du complexe du palais de Brumath avec le parc immobilier de 1795.

Autre gravure du château de Brumath.

Projet pour la transformation du château seigneurial de Brumath, en église pouvant servir aux deux confessions du lieu.

À Brumath, le château inoccupé devient inéluctablement la proie de la vindicte populaire. Et les troupes, républicaines ou austro-prussiennes, se chargent de tout ce qui reste après les grapillages des Brumathois[288].

Le château et ses dépendances, en tant que propriété des Hesse-Darmstadt, princes étrangers possessionnés en Alsace, sont vendus comme biens nationaux en 1795. On dresse à cet effet un plan des immeubles et des terres. Une affiche est placardée dans toute la région, elle fut rédigée conjointement en langue française et en langue allemande, elle décrit les propriétés d'une façon très détaillée. Pour trouver des acquéreurs, le château, les bâtiments et les terres y attenant sont divisés en deux lots, respectivement estimés à 400.000 livres et 150.000 livres[289].

La propriété, vidée de son contenu, est mise aux enchères le 29 messidor de l'an (17 juillet 1795). Aucun acquéreur potentiel ne se manifeste ce 17 juillet. Il est donc décidé de remettre l'adjudication à une date ultérieure[290].

La seconde tentative de vente aux enchères des biens brumathois du Landgrave de Hesse-Darmstadt a lieu le 16 thermidor de l'an III (16 août 1795).

D'après le procès-verbal d'enregistrement de la vente :

1. Le lot 1, comprend une partie des bâtiments du château et environ 10, 5 hectares de terres labourables. Les enchères commencent à 400.000 Livres. Elles ne grimpent guère. C'est Georges Christ de Colmar qui obtint ce lot pour 405.000 Livres[291].

2. Le lot 2, comprend des écuries, un pigeonnier, des jardins, un verger, une glacière et un sous-sol ayant servi de boucherie. Les enchères vont bon train. Le lot est estimé au départ à 150.000 Livres. Une première surenchère de 200.000 Livres est proposée par le Sieur Christ de Colmar. Puis successivement ce sont le Sieur Schleifer de Brumath qui propose 210.000 Livres et Jean Goetz, également de Brumath, 250.000 Livres. Schleifer revient en proposant 300.000 Livres. Après une ultime surenchère brumathoise de 390.000 Livres, c'est Georges Christ de Colmar qui arrache le lot pour 390.500 Livres[292].

Après l'acquisition de ses deux lots, le sieur Christ déclare avoir enchéri tant pour lui que pour le citoyen Restignac de Haguena. Ce Restignac est un huissier de Haguenau qui s'enrichit grâce aux achats de biens nationaux non payés par les acquéreurs[293] En 1795, un ouvrier journalier gagne 25 Livres par mois, mais la monnaie c'est des assignats et un huissier paie avec une monnaie qui se dévalue. George Christ de Colmar est un jacobin[294], qui sera condamné à cinq années de travaux forcés pour faux témoignage[295].

Au lendemain de la vente aux enchères du 16 thermidor de l'an III, le château, ses dépendances et l'ensemble des terres y attenant appartiennent à deux propriétaires :

Le Sieur George Christ de Colmar et le Sieur Restignac de Haguenau[296].

Les archives connues à ce jour mettent en évidence des changements de propriétaires dès le début du XIXe siècle. Ainsi, en 1803 on dénombre 22 propriétaires pour 28 parts en indivision de ce qui reste des propriétés Christ et Rastignac[297].

La vente des bâtiments au titre des biens nationaux en 1795 aboutit en 1800 à la destruction des pavillons latéraux et des deux terrasses de jonction avec le corps central[298][299]. Le jardin à la française est aussi supprimé[300].

Le Concordat fait rentrer les prêtres assermentés, anciens membres de la Société populaire de Thann, dans le sein de l'église catholique, apostolique et romaine. Voisard devient curé de Brumath.

La police secrète du premier empire éloigne de Brumath deux émigrés : Spitz et son gendre Veiss[301].

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Le château devient une église luthérienne (1804)[]

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Château de Brumath / Eglise luthérienne.

Intérieur de l'Eglise luthérienne de Brumath.

L'orgue de cette église.

Entrée place du Château.

Il y a de nombreux lien entre les réformés de la Basse-Alsace et leurs seigneurs qui souvent les protégent. Pourtant, les luthériens constituent à Brumath l'ossature du club local des Jacobins, ce qui montre une fois de plus qu'ils ne sont pas étrangers à la tendance la plus gauchisante. Frédéric Coulmann, homme de loi luthérien, joue un grand rôle sous la Convention[302].

Les dépendances du château construites en 1720 - 1726 le long du côté Nord de l’actuelle rue Jacques Kablé, restent aussi en grande partie conservées, malgré leur division en propriétés séparées[303].

Georges Strohl, dans son intérêt pour l'église de Brumath et l’histoire de la paroisse, relève de très intéressantes dates et événements qui marquent la transformation du château en église[304].

Vers la fin de l’année 1803, début 1804, l’architecte strasbourgeois, Jacques Frédéric Arnold (1762 – 1823), présente son projet pour la transformation du château en église, pour les deux confessions, aux membres du Consistoire de Brumath[305].

Le 16 pluviôse, An 12 (6 février 1804) décède à Brumath, Jean Riedinger (1733 -1804), valet auprès de l’aubergiste au Cerf, Frédéric Krautheimer. C'est la première personne a être enterrée au nouveau cimetière, l’ancien jardin du château[306].

Le 17 pluviôse, An 12 (07/02/1804), on a un plan du château de Brumath et des terrains en dépendant et y attenant, lesquels objets doivent être convertis en église, cimetière, maison communale, maisons d’écoles (signé par Arnold, expert, et Marx Jacques). Le corps de bâtiment principal du château est acheté par la communauté protestante en 1804 pour être transformé en temple. Les façades sont conservées mais les plafonds et les salles disparaissent au profit d'un vaste volume articulé par deux rangées de colonnes doriques portant des tribunes. Un campanile, en 1805, couronne la partie centrale du toit à versants brisés[307].

La fabrique du culte protestant, qui y établit, en 1809, un temple, aujourd'hui un des plus beaux du département du Bas-Rhin[308]. La paroisse protestante est respectueuse de l’aménagement, notamment de l’élévation des façades de Hermann. Elle confie les travaux à l’architecte strasbourgeois Jean-Jacques Schuler (1775 - 1859), gendre de l’architecte Pierre Valentin Boudhors, architecte du Palais Impérial, auteur du château de Bonnefontaine à Altwiller près de Sarre-Union. A Schuler, s’associe l’architecte du Directoire de la Confession d’Augsbourg, Jean-Chrétien Arnold, né en 1766. Un clocher à bulbe surmonte le bâtiment de Hermann[309]. Ce clocheton est ajouté sur l’édifice afin de signifier la nouvelle destination du château. Il date de 1805[310].

L’intérieur réaménagé présente un espace très homogène de style classique avec des colonnades sur deux niveaux de style dorique, supportant les tribunes. L’ensemble a conservé son mobilier avec des ornements Empire dorés à la feuille (chaire, autel, orgue). La destruction des pavillons latéraux est compensée par les architectes du début du siècle, par une approche globale du site de la Cour du Château. De part et d’autre du portail d’honneur de la cour, ils édifient deux pavillons en équerre, présentant sur leur façade le motif de la triple arcade en plein cintre qui existait sur les éléments disparus du château de Hermann. Indéniablement on perçoit à l’époque la valeur architecturale de la réalisation de Hermann, et on veut en pérenniser l’harmonie. Cette volonté s’est encore faite sentir en 1844 lors de la construction de l’Hôtel de Ville, avec sa façade au fronton classique, reposant là aussi sur trois arcades en plein cintre. Malgré un léger décalage d’axe, quel que soit l’endroit d’où l’on observe aujourd’hui cet ensemble architectural, depuis le parvis du château vers l’Hôtel de Ville, ou inversement, il s’en dégage une homogénéité certaine[311].

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Brumath sous la Restauration et la monarchie de juillet (1814 - 1848)[]

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La Grafenbourg et sa ferme, au fond à droite, édifiée en 1834/1835 par Jean Coulmann, futur hôpital.

Eglise catholique Saint Nazaire-et-Celse (1836 - 1837).

En 1844 est construit l’Hôtel de Ville qui devient Rathaus en 1905 du temps du joug prussien.

La préparation du chanvre est une des principales branches d'industrie de ce lieu.

Le canal Rhin-Marne à Brumath.

Le maire sait gérer avec compétence et dévouement les affaires de Brumath dans cette période pleine de périls. Dès l'invasion des alliés, à la chute de l'empire, les Brumathois voient déferler des bandes de Cosaques qui terrorisent la population[312].

Brumath (Brumt), chef-lieu du canton, bourg sur la Sorn et la route de Strasbourg à Haguenau, à 16 kilomètres de la première de ces villes, à 10 de la seconde, dans une vallée couverte de prairies, est entouré au nord de collines, au sud de forêts. Une route passe d'ici en Lorraine, une autre sur les bords du Rhin à Herlisheim[313].

La population de la commune s'élève à 4.203 âmes (1.203 catholiques, avec le curé cantonal et un vicaire; 2.550 luthériens, avec 2 pasteurs ; 250 juifs avec un rabbin). Il y a à Brumath : une église catholique, une église protestante, une synagogue; deux notariats, une brigade de gendarmerie, une poste aux lettres et une poste aux chevaux[314].

Lors de la campagne de 1815 le Feldmaréchal Wrede a en vue d'attaquer le corps du général Rapp, il a dû, dès le 24 juin, laissant Phalsbourg de côté, se diriger par Saverne sur Brumath. Le 26, jour que les Français se sont retirés contre la forêt de Haguenau, il peut arriver sur leurs derrières... L'ennemi se retire derrière le défilé de Brumath... Dans la nuit du 27 au 28 juin, le général Rapp quitte sa position derrière Brumath, et se retire près de Strasbourg dans une position avantageuse, derrière le Suffelbach... La cavalerie Wùrtembergeoise se déploie dans la plaine entre Reichstaedt et Lampertsheim, s'avance, au moment que le canon gronde fortement des deux côtés de la grande route de Brumath, par le pont de pierre de la Suffel, sur la gauche du village de Suffelweichersheim...[315].

L'avant-garde du troisième corps campa ensuite derrière Brumath, et le gros du corps vers le Bas-Schaeffelsheim. On envoie des détachements à Momenheim et Bischweiler, c'est par ce dernier endroit qu'on se réunit au comte Wallmoden. Le quartier-général du prince royal de Wurtemberg est à Haguenau.

Après la tourmente révolutionnaire, à l'approche de la deuxième moitié du XIXe siècle, Brumath connaît une florissante période d'urbanisme. C'est l'époque où se construisent la mairie, les bâtiments de la Cour du Château, l'église Saints Nazaire-et-Celse, la Synagogue, la villa Coulmann à la Grafenbourg[316].

Les maisons sont en général bien bâties. La maison commune, dans la grande rue, et la maison curiale protestante bâtie sur le même plan, sont de beaux bâtiments. L'espace entre ces deux maisons est fermé par un grillage; par la porte en grille qui se trouve au milieu, on entre dans une allée d'arbres qui conduit à l'église protestante, située au fond de l'enceinte; ce bâtiment était jadis le château de la princesse Christine de Saxe.

La préparation du chanvre est une des principales branches d'industrie de ce lieu. Elle occupe environ 30 ateliers; le chanvre blanc est acheté dans les communes situées sur le Rhin. On compte aussi : 2 moulins à farine, plusieurs moulins à huile, quelques moulins à broyer le chanvre, un moulin à plâtre, 2 blanchisseries, 2 tuileries et quelques tanneries. Au printemps et en automne on flotte sur la Zorn et sur la Zinsel, qui se réunit avec elle au-dessus de Hattmatt, deux trains de bois de hêtre, environ 2000 cordes en tout, dont la plus grande partie se consomme à Strasbourg.

La forêt de Brumath embrasse 510 hectares de terrain et appartient en partie au gouvernement, en partie à la commune; elle porte des chênes, des pins et quelques bouleaux[317].

Ce n'est qu'au cours du XIXe siècle que la construction du canal Rhin-Marne et de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg apporte à Brumath une forte reprise économique et une augmentation régulière de la population.

Jusqu’au milieu des années 1840, il n’y a dans chaque département qu’un nombre limité de perceptions : 11 circonscriptions à peine dans le Bas-Rhin en 1834. La perception de Brumath (pour laquelle le percepteur réside à Strasbourg !), regroupe les cantons de Brumath, de Truchtersheim et d’Oberhausbergen en partie[318].

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Analyse de l'eau de Brumath (1828)[]

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A Brumath, contrairement à d'autres localités en Alsace il n'y a pas une eau de source minérale de Brumath.

Une légende est à l’origine du nom de la source Pfaffenbrunnel.

En 1824, on a découvert dans une maison de Brumath une source minérale qui peut-être a déjà été connue des Romains[319]. En 1828, P-J. Fargès-Méricourt dans Description de la ville de Strasbourg, relate les faits.

Voici l'analyse qui en est faite par M. Nestler pharmacien à Strasbourg. Une quantité de dix livres contient un litre de gaz acide carbonique, soit un cinquième de son volume et fournit par évaporation jusqu'à susciter 52 grains de résidu ; lequel se compose : de hydrochlorate de soude, 29,78 ; sulfate de soude, 10,31 ; carbonate de chaux, 27,47 ; magnésie, 1,16 ; sulfate de chaux, 5,77 ; matière organisée, 20,72 ; traces de fer perte... 4,79, Total 100,00[320].

Si l'on compare ce résultat avec l'analyse d'autres eaux minérales qui jouissent d'une certaine réputation on est frappé de l'analogie de l'eau de Brumath avec celle de Plombières analysée par le célèbre Vauquelin[321].

Plusieurs aubergistes sont prêts à recevoir les personnes qui voudront faire usage de cette eau; cependant il faut qu'une plus longue expérience en fasse mieux connaître les effets[322].

Une légende est à l’origine du nom de la source Pfaffenbrunnel.

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Brumath de 1848 à 1852[]

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Il y a plusieurs émeutes antisémites en Alsace en 1848, notamment à Brumath.

La synagogue de Brumath.

Le pays légal est foncièrement attaché à la Monarchie de Juillet dans le Bas-Rhin, quand la République est proclamée le 24 février 1848 à Paris. Les six députés du département appuient le cabinet Guizot[323].

Au début du règne de Louis-Philippe, le libéralisme domine à Strasbourg. La Ville envoie à la Chambre Voyer d'Argenson, Lafayette, Odilon Barrot... pas vraiment des rouges !

La circonscription rurale de Brumath a comme député Jean-Jacques Coulmann, maître des requêtes, originaire de Brumath, que Benjamin Constant, député de Strasbourg dans les dernières années de la Restauration, introduit dans la politique. Jean-Jacques Coulmann, le 1er août 1846, n'obtient que 274 voix contre Louis Charles Théodore Lemasson, élu par 429 suffrages. Mais ce député du Bas-Rhin de 1846 à 1848, siége dans la majorité soutenant la Monarchie de Juillet.

La crise alimentaire dans le Bas-Rhin en 1848 concerne bien entendu Brumath. Aux législatives de 1849, les rouges (sociaux-démocrates) gagnent les élections à Brumath du fait des protestants[324].

Au lendemain de la révolution de février 1848 les juifs sont les plus riches de Brumath. Selon le brigadier de gendarmerie de la ville des groupes attaquent les maisons des six israélites les plus riches de Brumath, en avril 1848. Elles sont saccagées et pillées. C'est le début de l'affaire de Marmoutier. Les incidents du même genre se produisent à Marmoutier, à Mutzig, et à Quantzenheim. Les pillards ont la vision utopique d'une société sans argent et sans État. La répression est sévère : 7 habitants de Brumath sont condamnés à des peines relativement importantes, mais les socialistes ne dénoncent pas les meneurs.

La future école des Remparts, en 1848, c'est une filature de chanvre (plante fournissant une excellente fibre textile)[325].

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Brumath sous le Second Empire[]

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La gare de Brumath est mise en service en 1851.

Au milieu du XIXe siècle, Brumath occupe dans la structure économique du Bas- Rhin une fonction plus importante que ne le laisserait prévoir son état de simple chef-lieu de canton[326].

Lors d'une visite de l'empereur en Alsace la ville de Brumath s'est particulièrement distinguée en érigeant un portique orné de guirlandes portant en son milieu le nom de Louis-Napoléon à la gare.

Avant 1859-1860 : deux petites maisons avec des jardins sont démolies pour la construction d'un nouveau bâtiment. Dans les années 1859-1860 est édifié, rue des Remparts, à l’emplacement de l’actuelle école, un bâtiment pour les besoins des ateliers Robert Werly de Bar-le-Duc (fabriquant de pièces de machine à vapeur)[327].

Dans sa séance du 7 novembre 1866 : le Conseil Municipal de la ville de Brumath décide d’acheter ce bâtiment devenu disponible. Le bâtiment est entouré d’un jardin de 60 ares[328].

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Brumath sous le joug allemand de 1872 à 1918[]

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Du temps de l'annexion allemande Brumath a ses cartes Gruss comme toutes les villes de l'empire.

Brumath au début du XXe siècle.

Le 9 juin 1871, le Second Empire s'effondre et l'Alsace devient allemande. De cette époque date le bâtiment style néo-renaissance du Tribunal d'Instance.

Pendant la guerre de 1870, l’usine de la rue des Remparts est transformée en Hôpital et le reste pendant vingt-cinq ans. En 1895, cet hôpital devient pour la première fois une école : l’école protestante de filles de Brumath[329].

En 1874, Rudolf Goethe devient directeur de l'Ecole impériale des fruits et de l'horticulture qui est établie de 1874 à 1938 à Grafenburg.

La villa Coulmann, à la Grafenbourg, devient un hôpital allemand. On a aussi en 1871-1918 l'hôpital Augusta-Victoria à Brumath et la fondation et administration de l’établissement départemental d’aliénés à Stephansfeld-Hoerdt.

En 1913 et en 1941, A. Riff, surveille les travaux de canalisation ordonnés par la Municipalité de Brumath, et recueille une série de morceaux de poteries remontant indubitablement à la période finale de La Tène[330].

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Brumath de 1918 à 1940[]

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Charles Mast, à l'extrême-droite de la photo, lors d'une cérémonie qui a lieu le 30 mars 1919 (© copyright fonds famille Mast, Brumath).

Le 14 juillet 1919 à Brumath, les Maires de la circonscription réunis pour fêter à nouveau la fête nationale.

Ce sont des milliers de soldats français qui sont amenés à traverser l’ancienne Terre d’Empire. Pétain se trouve à Brumath le 24 novembre 1918[331].

Pendant les guerres de 1914-18 et de 1939-45, des soldats sont cantonnés dans l’école protestante de filles de Brumath et des blessés réfugiés. En 1922, on lui ajoute l’aile droite qui sert de collège jusqu’en 1970. En 1939, Sartre, mobilisé et logé dans l’école des Remparts[332].

Peu de temps après l'arrêt des hostilités, l'établissement hospitalier de la villa Coulmann à la Grafenbourg reçoit l'appellation Hôpital Civil de la Ville de Brumath[333].

En 1919, Charles Mast peut aller à Brumath libérée dans sa famille. Il est présent sur la photo d'une cérémonie qui a lieu, le 30 mars 1919, place de la Liberté à Brumath, pour la plantation de l'arbre de la liberté, en uniforme. Il représente le général Auguste Édouard Hirschauer, gouverneur de l'Alsace, Commandant Supérieur du Territoire d'Alsace.

Le 14 juillet 1919 à Brumath, les Maires de la circonscription sont photographiés réunis pour fêter à nouveau la fête nationale. Le siège du journal le Zornthal Bote a changé de propriétaire, Hugo Haack, en tant que citoyen allemand a du quitter le pays.

Brumath reçoit la visite d’Alexandre Millerand, Président de la IIIe République et sa famille.

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Brumath de 1940 à 1945[]

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Dans les années 1920, Brumath devient le siège de la première radio d'Alsace.

Le général Vaterrodt, gouverneur militaire de Strasbourg, passe en revue les anciens combattants de Brumath.

L’Annexion allemande a des conséquences sur la recherche archéologique des années 1940 en Alsace et en Moselle.

50.000 Alsaciens enrôles de force dans la Wehrmacht et la Waffen SS ne sont jamais revenus ou alors invalides.

Jeep du 1er RMSM le 23 novembre 1944 à Brumath[334].

Dès la déclaration de la guerre, Sartre, incorporé, est parti en Alsace, dans la région de Brumath. Kanapa lui écrit volontiers, pour s'inquiéter de la vie au front[335]. Lors de son séjour à Brumath, Simone de Beauvoir, nullement indignée d'avoir été accostée à plusieurs reprises par des militaires, a bien évalué les ressources de la demande :

Il y aurait une fortune à faire, le soldat est aisé par ici et rien n'est organisé[336].

Simone de Beauvoir parle bien entendu de la prostitution.

Dans les années 1920, Brumath devient le siège de la première radio d'Alsace. L'installation, comprenant un mât de transmission de 200 mètres, est détruite le 15 juin 1940 par les troupes françaises lors de la retraite. Radio-Strasbourg, de sinistre mémoire, s’est tu, les Français ayant fait sauter l’émetteur de Brumath.

Le 20 juin 1940, les troupes allemandes envahissent Brumath. En attendant une reconstruction des installations, Radio-Stuttgart intervient. L’établissement d’un nouvel émetteur est accéléré par l’action du Ministère für Volksaufklärung und Propaganda[337].

Il y a de nouvelles fouilles archéologiques dans le cimetière romain de Stephansfeld près de Brumath. Les chercheurs du musée de Strasbourg sont interdits de fouilles par d'autres nazis[338].

La Main Noire est l’un des premiers groupes de résistance actif en Alsace dès septembre 1940. Il est fondé par Marcel Weinum (1924 - 1942) qui est son chef. La raison de l’engagement des jeunes résistants est leur attachement pour la France et ses valeurs républicaines alors bafouées, mais aussi une foi profonde en Dieu. La plupart d’entre eux se sont rencontrés à l’église de Brumath, ville dont est originaire Marcel Weinum[339].

Bon nombre de réfractaires pour ne pas devenir soldats allemands vont alors se cacher sur place chez des parents ou des amis, voire même dans des maquis-refuges comme ceux de Volksberg, de Barr, de Brumath...[340].

Le lieutenant Briot commande un détachement de tête de la 2e DB, six chars et half-tracks. Il reçoit l'ordre de ne marquer un premier bond qu'à Brumath - vingt kilomètres - où il doit arriver avant que les ponts sautent. Le char Évreux du maréchal des logis Gelis fonce à 30 miles à l'heure sur Brumath, malgré un tireur de Panzerfaust, un canon antichar et quelques boches qui doivent se cacher ou être liquidés. Le 23 novembre 1944, aux environs de 8 heures, le char Évreux du maréchal des logis Gelis, du groupement Rouvillois de la 2e DB du Général Leclerc, amorce la libération. Un convoi allemand fuie vers Haguenau. Les ponts de Brumath sont minés mais intacts[341].

Un mois plus tard, à Brumath, on s'attend au pire. Le déclenchement dans les Ardennes de la dernière grande offensive de l'Allemagne hitlérienne, amène la 553e Volksgrenadierdivision jusqu'à Kilstett et Gambsheim. Brumath est sauvée de justesse par le 2e Corps d'Armée Française du général Goislard de Monsabert. Ce même Corps d'Armée installe son quartier général à Brumath et élabore là son plan et sa tactique pour franchir le Rhin.

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Brumath de 1945 à nos jours[]

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Le député-maire Bernard Schreiner est passionné par l'histoire et le patrimoine de sa ville.

Musée Archéologique de Brumath.

De nos jours Brumath, centre local, gagne en attractivité. Mais cette petite ville se retrouve hélas dans l'aire métropolisée de Strasbourg[342].

En 1970, un bâtiment municipal redevient une école primaire : école protestante mixte de Brumath. En 1992 elle prit le nom : école élémentaire mixte « Les Remparts ». La construction du bâtiment de l’école sous le Second Empire a su se faire discrète sur la flanc ouest de la Cour. Il en est de même pour la construction du préau (détruit il y a quelques années) par l’architecte Charles-Gustave Stoskopf dans les années 1950, reprenant les lignes du XVIIIe siècle[343].

La Société d’Histoire et d’Archéologie de Brumath (SHAB) ouvre en 1971 un musée archéologique de la région de Brumath dans les sous-sols de l’église protestante. Rue Jacques Kablé, les anciennes dépendances du château, construites en 1720-26, sont conservées malgré leur division en plusieurs propriétés et la rupture de perspective entraînée par la création de la médiathèque[344].

Brumath offre un nombre très importants d'activités à ses habitants et touristes, avec :

¤ un accrobranche ¤ le Jardin de l'Escalier ¤ un cinéma Pathé ¤ un musée archéologique ¤ un marché ¤ une salle polyvalente.

On accède très facilement à Brumath par le train et l'autoroute.

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ILS SONT ORIGINAIRES DE BRUMATH[]

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Jean Krautheimer (1874 - 1943)[]

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Saïgon : voyage de Paul Reynaud, ministre des Colonies, en Indochine en 1931. Krautheimer, gouverneur de la Cochinchine est au 2e rang, juste derrière à la fois le Gouverneur Général et le Ministre Paul Reynaud (Source Docteur Daniel Zimmer).

Jean Krautheimer (1874 - 1943) est né à Paris, dans le XIVe arrondissement, le 3 décembre 1874, et décédé le 7 janvier 1943 à Nice (Alpes Maritimes). Les Krautheimer sont une famille originaire de Brumath et bien implantée à Paris, où ils sont propriétaires d'une brasserie réputée au boulevard Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement, mais Charles, le père de Jean Krautheimer, est un enfant naturel non reconnu, qui exerce le métier de serrurier dans l'entreprise de son beau-père Philippe Mast, également natif de Brumath en Alsace. Il va épouser Julie Salomé Mast, la fille que ce dernier a eue avec Euphrasie Frotin, sa première épouse. On a aussi dans la famille Geoffroy Velten, brasseur donné en exemple par Jacques Chirac et sénateur. Jean Krautheimer est donc de la famille proche du Général d'armée Charles Mast. Jean Krautheimer est aussi le cousin proche du capitaine-ajudant-major Pierre Frotin, issu du mariage de la sœur du grand-père Mast avec le frère de la grand-mère Frotin de Jean Krautheimer, un double cousinage par conséquent. Côté paternel Jean Krautheimer a ses origines sur Brumath. Directeur de l'Agence économique de l'Indochine en 1928, Jean Krautheimer est gouverneur de l'Indochine française de 1929 à 1934, subordonné au gouverneur général Pierre Antoine Marie Pasquier. En 1930, il défend les intérêts français et indochinois face au terroristes, dits Red Phú Rieng[345]. Jean Krautheimer est mis à la retraite le 7 avril 1934, avec le grade de Gouverneur Général Honoraire des Colonies[346].

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Charles Mast (1874 - 1943)[]

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Le général Charles Mast et le général de Gaulle en Tunisie.

Charles Emmanuel Mast, né le 7 janvier 1889, à Paris, dans le 2e, et mort le 30 septembre 1977, à Clamart[347], à l'âge de 88 ans. Charles Mast est issu d'une famille originaire de Brumath, en Alsace. Au milieu XIXe siècle, ma trisaïeule, sa soeur, grand-mère de Mast, et leur frère Philippe quittent Brumath et l'Alsace pour la France de l'intérieur, mais Charles Mast passe souvent durant son enfance ses vacances d'été dans sa famille restée à Brumath. Leur frère Philippe Mast est le grand-père du Gouverneur de la Cochinchine Jean Krautheimer et ma trisaïeule Mast est la mère du capitaine d'état-major Pierre Frotin. On a aussi dans la famille Geoffroy Velten, brasseur donné en exemple par Jacques Chirac et sénateur. Ce général d'armée est en partie à l'origine de la libération de l'Afrique du Nord en 1942. A peine remis d'une grave blessure, de Gaulle le nomme Résident-général de France en Tunisie (1943 - 1947). Charles Mast est directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 1947 à 1950 et considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la question indochinoise.

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Geoffroy Velten (1831 - 1915)[]

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Geoffroy Velten âgé, photo en couleur, vers 1910[348].

Geoffroy Velten figure dans le Panthéon de l'industrie, du 26 août 1888, qui nous dit que :

Nous ne croyons pas qu'il existe, dans toute la Provence, une personnalité plus populaire que celle du grand brasseur marseillais[349].

Le 25 janvier 1885, Geoffroy Velten est élu sénateur des Bouches-du-Rhône, pour remplacer au Sénat Pelletan, décédé[350], et le reste de 1885 à 1912 pour le parti radical[351]. Dès le 26 mars 1885, il voter de droits d'entrée sur les céréales venant de l'étranger. Il défend aussi la préférence nationale au niveau de l'embauche. Dans la discussion de la loi militaire que le Sénat est en train de voter, Geoffroy Velten se prononcé pour le service de trois ans[352].


Article détaillé : Geoffroy Velten


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Vue générale de Brumath au début du XXe siècle.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Circuit Résidences Seigneuriales.
  2. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  3. Brocomagus/Brumath
  4. Brocomagus/Brumath
  5. Géographie, II, 9, 9
  6. dans l'Itinéraire d'Antonin (253,1)
  7. sur la Table de Peutinger (2,3)
  8. chez Ammien Marcellin (XVI, 2, 12)
  9. (CIL 17-02, 00600 = CIL 13, 09097 = AE 1986, 00522)
  10. Brocomagus / Breucomagus (Brumath) - L'Arbre Celtique
  11. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  12. Histoire et patrimoine
  13. Alsace Romaine, Brocomagus
  14. Histoire et patrimoine
  15. Alsace Romaine, Brocomagus
  16. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  17. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  18. Histoire et patrimoine
  19. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  20. GEOguide Alsace, Collectif, Gallimard Loisirs. ISBN 2742452990, 9782742452996.
  21. Connaître Strasbourg: cathédrale, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Volume 3 de Guides artistiques de l'Alsace, Roland Recht, Jean-Pierre Klein, Georges Foessel. Editions Alsatia, 1976.
  22. Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, Volume 6. Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, 1934.
  23. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  24. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  25. Connaître Strasbourg: cathédrale, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Volume 3 de Guides artistiques de l'Alsace, Roland Recht, Jean-Pierre Klein, Georges Foessel. Editions Alsatia, 1976.
  26. Brocomagus/Brumath
  27. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  28. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  29. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  30. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  31. Histoire et patrimoine
  32. ALSACE 2016, Carnet Petit Futé, Carnets de voyages, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé. ISBN 2746999803, 9782746999800.
  33. Kastel Elsass
  34. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  35. Kastel Elsass
  36. Histoire et patrimoine
  37. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  38. ALSACE 2016, Carnet Petit Futé, Carnets de voyages, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé. ISBN 2746999803, 9782746999800.
  39. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  40. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  41. ALSACE 2016, Carnet Petit Futé, Carnets de voyages, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé. ISBN 2746999803, 9782746999800.
  42. ALSACE 2016, Carnet Petit Futé, Carnets de voyages, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé. ISBN 2746999803, 9782746999800.
  43. Histoire et patrimoine
  44. Histoire et patrimoine
  45. Brocomagus/Brumath
  46. ALSACE 2016, Carnet Petit Futé, Carnets de voyages, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé. ISBN 2746999803, 9782746999800.
  47. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  48. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  49. Brocomagus/Brumath
  50. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  51. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  52. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  53. Brumath il y a longtemps déjà…
  54. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  55. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  56. Alsace Romaine, Brocomagus
  57. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  58. Alsace Romaine, Brocomagus
  59. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  60. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  61. Brumath il y a longtemps déjà…
  62. Brumath il y a longtemps déjà…
  63. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  64. Alsace Romaine, Brocomagus
  65. Dossier de Préparation à la visite Brumath-Brocomagus, capitale de la cité des Triboques
  66. Alsace Romaine, Brocomagus
  67. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  68. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  69. Brumath il y a longtemps déjà…
  70. Dessin P.Jacob LES TRIBOQVES ARRIVENT…
  71. Élisabeth Bonnefoi, Alsace, coups de cœur : Sites et monuments remarquables, spécialités, curiosités insolites, Rennes, Éditions Ouest France, 2015, (ISBN 978-2-7373-6785-4), p. 76.
  72. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  73. Alsace ancienne et moderne ou Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas Rhin, Jacques Baquol, Paul Ristelhuber. Édition 3. Salomon, 1865.
  74. Revue de géographie / dirigée par M. Ludovic Drapeyron. Institut géographique de Paris. Librairie Ch. Delagrave : 1897-01.
  75. Revue de géographie / dirigée par M. Ludovic Drapeyron. Institut géographique de Paris. Librairie Ch. Delagrave : 1897-01.
  76. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  77. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  78. L'Âge du Fer en Basse-Alsace, Volume 14 de Publications de la Société Savante d'Alsace et des Régions de l'Est, Bernard Normand, Librairie Istra, 1973.
  79. La formation de l'Europe et les invasions barbares: Des origines germaniques à l'avènement de Dioclétien, Collection historique, Volume 1, Émilienne Demougeot, Émilienne Demougeot, Éditeur Aubier, 1969.
  80. Mittelhausen en bref
  81. Klaus-Peter Johne: Die Römer an der Elbe. Das Stromgebiet der Elbe im geographischen Weltbild und im politischen Bewusstsein der griechisch-römischen Antike. Akademie Verlag, Berlin 2006, S. 66.
  82. Alsace Romaine, Brocomagus
  83. Alsace Romaine, Brocomagus
  84. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  85. Alsace Romaine, Brocomagus
  86. Dessin: J-C Goepp, Shabe — G. Varela / 20 Minutes.
  87. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  88. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  89. Mittelhausen en bref
  90. Herbert Nesselhauf: Die Besiedlung der Oberrheinlande in röm. Zeit. In: Badische Fundberichte 19, 1951, S. 71–85.
  91. Gertrud Lenz-Bernhard: Lopodunum III: Die neckarswebische Siedlung und Villa rustica im Gewann „Ziegelscheuer“: eine Untersuchung zur Besiedlungsgeschichte der Oberrheingermanen. Stuttgart 2003, S. 21 mit weiteren Quellen.
  92. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  93. Alsace Romaine, Brocomagus
  94. GEOguide Alsace, Collectif, Gallimard Loisirs. ISBN 2742452990, 9782742452996.
  95. Histoire et patrimoine
  96. Encyclopédie de l'Alsace, Volume 2, Editions Publitotal.
  97. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  98. Histoire économique de l'Alsace: croissance, crises, innovations : vingt siècles de développement régional, Bibliothèque alsacienne, Bernard Vogler, Michel Hau, Editions la nuée bleue, 1997. ISBN 2716504059, 9782716504058.
  99. Mittelhausen en bref
  100. Dossier de presse - L’Alsace romaine
  101. Mittelhausen en bref
  102. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  103. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  104. Lieux et histoires secrètes d'Alsace, Volume 3, Lucien Sittler, Porte verte, 1980.
  105. La légende dorée de l'Alsace, Marie Diemer, Perrin et cie., 1905.
  106. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  107. UNE NÉCROPOLE DE L'ÂGE DU BRONZE À L'ÉPOQUE ROMAINE ECKWERSHEIM, DANS LE BAS-RHIN
  108. Alsace Romaine, Brocomagus
  109. Alsace Romaine, Brocomagus
  110. Alsace Romaine, Brocomagus
  111. Alsace Romaine, Brocomagus
  112. Alsace Romaine, Brocomagus
  113. Alsace Romaine, Brocomagus
  114. Quellen zur Geschichte Kölns in römischer und fränkischer Zeit, Volume 1 de Ausgewählte Quellen zur Kölner Stadtgeschichte, Otto Doppelfeld, Éditeur J. P. Bachem, 1958.
  115. Quellen zur Geschichte Kölns in römischer und fränkischer Zeit, Volume 1 de Ausgewählte Quellen zur Kölner Stadtgeschichte, Otto Doppelfeld, Éditeur J. P. Bachem, 1958.
  116. Rencontre avec Marcus Ulpius Tertius
  117. Rencontre avec Marcus Ulpius Tertius
  118. Funeraria dacoromana: arheologia funerară a Daciei romaneMihai Bărbulescu, Presa Universitară Clujeană, 2003. ISBN 9736101673, 9789736101670
  119. Rencontre avec Marcus Ulpius Tertius
  120. Libanius, Éloge funèbre pour Julien, (365), 133.
  121. Ammien Marcellin, livre XVI, II ; traduction de J.-J. Hatt.
  122. P. Zind, Brève histoire de l’Alsace, éd. Albatros, Paris, 1977, p.39.
  123. Ammien Marcellin, livre XVI, II ; traduction de J.-J. Hatt.
  124. Roman Empire at War: A Compendium of Roman Battles from 31 B.C. to A.D. 565, Don Taylor, Pen and Sword, 2016. ISBN 1473869102, 978147386910.
  125. Revue de géographie / dirigée par M. Ludovic Drapeyron. Institut géographique de Paris. Librairie Ch. Delagrave : 1897-01.
  126. Libanius, Éloge funèbre pour Julien, (365), 133.
  127. Ammien Marcellin, livre XVI, II ; traduction de J.-J. Hatt.
  128. Heinrich Büttner, Geschichte des Elsass T.1 Thorbecke, Sigmaringen, 1991, p.39.
  129. La céramique du haut Moyen Âge du sud de la vallée du Rhin supérieur (Alsace et Pays de Bade): typologie, chronologie, technologie, économie et culture, Volume 5 de Europe médiévale, M Châtelet, Hansjosef Maus, Jens Christian Moesgaard. Éd. M. Mergoil, 2002, ISBN 290730366X, 9782907303668.
  130. P. Zind, Brève histoire de l’Alsace, éd. Albatros, Paris, 1977, p.39.
  131. CHRONOLOGIE : LE CHRISTIANISME EN ALSACE
  132. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  133. CHRONOLOGIE : LE CHRISTIANISME EN ALSACE
  134. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  135. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  136. Burgondes, alamans, francs, romains: Dans l'est de la France, le sud-ouest de l'Allemagne et la Suisse. Ve-VIIe siècle après J-C.. Actes des XXIe journées internationales d'archéologie mérovingienne, Besançon, 20-22 octobre 2000. Volume 47 de Collection Annales littéraires / Art et archéologie: Collection Annales littéraires. Françoise Passard. Presses Univ. Franche-Comté, 2003. ISBN 2848670177, 9782848670171.
  137. Connaître Strasbourg: cathédrale, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Volume 3 de Guides artistiques de l'Alsace, Roland Recht, Jean-Pierre Klein, Georges Foessel. Editions Alsatia, 1976.
  138. P. Zind, Brève histoire de l’Alsace, éd. Albatros, Paris, 1977, p.39.
  139. Vu de droite: anthologie critique des idées contemporaines, Alain de Benoist, Editions du labyrinthe, 2001. ISBN 2869800517, 9782869800519.
  140. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  141. Histoire économique de l'Alsace: croissance, crises, innovations : vingt siècles de développement régional, Bibliothèque alsacienne, Bernard Vogler, Michel Hau, Editions la nuée bleue, 1997. ISBN 2716504059, 9782716504058.
  142. Histoire des villes de France: avec une introduction générale pour chaque province, Aristide Guilbert. Furne, 1859.
  143. La céramique du haut Moyen Âge du sud de la vallée du Rhin supérieur (Alsace et Pays de Bade): typologie, chronologie, technologie, économie et culture, Volume 5 de Europe médiévale, M Châtelet, Hansjosef Maus, Jens Christian, Moesgaard, Éd. M. Mergoil, 2002. ISBN 290730366X, 9782907303668.
  144. Burgondes, alamans, francs, romains: Dans l'est de la France, le sud-ouest de l'Allemagne et la Suisse. Ve-VIIe siècle après J-C.. Actes des XXIe journées internationales d'archéologie mérovingienne, Besançon, 20-22 octobre 2000. Volume 47 de Collection Annales littéraires / Art et archéologie: Collection Annales littéraires. Françoise Passard. Presses Univ. Franche-Comté, 2003. ISBN 2848670177, 9782848670171.
  145. Connaître Strasbourg: cathédrale, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Volume 3 de Guides artistiques de l'Alsace, Roland Recht, Jean-Pierre Klein, Georges Foessel. Editions Alsatia, 1976.
  146. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  147. GEOguide Alsace, Collectif, Gallimard Loisirs. ISBN 2742452990, 9782742452996.
  148. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  149. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  150. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  151. Provinces et pays de France: essai de géographie historique, Volume 2, Eugène Jarry, Éditeur C. Poisson, 1948.
  152. HISTOIRE DE NOS COMMUNAUTÉS - BRUMATH
  153. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  154. Alsace, Volume 10 de Encyclopédies régionales, ISSN 0184-3281, Jean-Pierre Klein, Éditeur C. Bonneton, 1982.
  155. Vu de droite: anthologie critique des idées contemporaines, Alain de Benoist, Editions du labyrinthe, 2001. ISBN 2869800517, 9782869800519.
  156. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES
  157. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES
  158. Régine Lejan : Austrasien - Versuch einer Begriffsdefinition. In: Die Franken. Wegbereiter Europas. Catalogue de l'exposition du Reiss-Engelhorn-Museen : 8 septembre 1996 - 6 janvier 1997, Philipp von Zabern, Mayence, 1996 (p. 222-226).
  159. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  160. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  161. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  162. La civilisation mérovingienne d'après les sépultures, Volume 4, Édouard Salin, Éditeur A. et J. Picard, 1959.
  163. Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  164. [http://www.bertrandjost.com/Francais/Eveques_strasb/alamans.htm?i=1 Vacance de l’évêché de Strasbourg Ve – VIe siècle
  165. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  166. Revue historique, Librairie G. Bailleère, 1967.
  167. Madeleine Châtelet : Le haut Moyen Âge en Alsace, in Bilan scientifique de la région Alsace, Hors série 2/2, Service régional de l'archéologie, DRAC Alsace, 2006 (p. 93)
  168. Büttner Heinrich : Geschichte des Elsass I. Politische Geschichte des Landes von der Landnahmezeit bis zum Tode Ottos III, Junker und Dünnhaupt, Berlin, 1939.
  169. Encyclopédie de l'Alsace, Volume 2, Editions Publitotal.
  170. Revue historique, Librairie G. Bailleère, 1967.
  171. Kastel Elsass
  172. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. I, p. 689
  173. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. p. 710.
  174. Daniel Zimmer, Sur les traces du palais impérial carolingien et des trois châteaux du Brumath médiéval, dans Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Brumath et des environs, n°35, Brumath, Editions SHABE, 2005, p.4-36.
  175. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES
  176. Histoire et patrimoine
  177. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES
  178. Encyclopédie de l'Alsace, Volume 2, Editions Publitotal.
  179. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin, 1851.
  180. Alsace ancienne et moderne ou Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas Rhin, Jacques Baquol, Paul Ristelhuber. Édition 3. Salomon, 1865.
  181. Kastel Elsass
  182. Théophano impératrice 977 à 983 L'affirmation Année 979
  183. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  184. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  185. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  186. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  187. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  188. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES, 17 AVRIL 2015 – 31 DÉCEMBRE 2016
  189. Daniel Zimmer, L'ancienne église paroissiale Saint Nazaire à Brumath, dans Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Brumath et des environs, n°45, Brumath, Editions SHABE, 2017, p.4-31.
  190. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  191. Brocomagus/Brumath
  192. Brocomagus/Brumath
  193. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  194. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  195. Alsace ancienne et moderne ou Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas Rhin, Jacques Baquol, Paul Ristelhuber. Édition 3. Salomon, 1865.
  196. Nobiliaire d’Alsace
  197. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  198. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  199. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  200. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  201. BRUMATH-BROCOMAGUS, CAPITALE DE LA CITÉ DES TRIBOQUES, 17 AVRIL 2015 – 31 DÉCEMBRE 2016
  202. Nobiliaire d’Alsace
  203. ERSTEIN, VILLE FORTIFIÉE<
  204. ERSTEIN, VILLE FORTIFIÉE
  205. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France. Jean-Joseph Expilly. Desaint & Saillant, 1770.
  206. Stephansfelden
  207. Stephansfelden
  208. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  209. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  210. Histoire de l’Alsace, Tome IX, Maison de Lichtenberg
  211. Histoire de l’Alsace, Tome IX, Maison de Lichtenberg
  212. BRUMATH, Cour du Château, par Archéologie Alsace, par Fabrice Reutenauer
  213. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. I, p. 689
  214. L'Alsace ancienne et moderne, ou, Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin, Jacques Baquol, Paul Ristelhuber, Édition 3, 1865.
  215. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Modeste Schickelé, Modeste Schickelé, L. Lorber, 1877.
  216. Circuit Résidences Seigneuriales.
  217. Daniel Zimmer, L'ancienne église paroissiale Saint Nazaire à Brumath, dans Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Brumath et des environs, n°45, Brumath, Editions SHABE, 2017, p.4-31.
  218. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851.
  219. Histoire et patrimoine
  220. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851. t. IV, p. 506
  221. Nobiliaire d’Alsace
  222. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851.
  223. Le Sire de Coucy en Alsace
  224. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851.
  225. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin 1851.
  226. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851.
  227. Fritz Eyer:Das Territorium der Herren von Lichtenberg 1202–1480. Untersuchungen über den Besitz, die Herrschaft und die Hausmachtpolitik eines oberrheinischen Herrengeschlechts. In: Schriften der Erwin-von-Steinbach-Stiftung. 2. Auflage, Im Text unverändert, um eine Einführung erweiterter Nachdruck der Ausgabe Strassburg, Rhenus-Verlag, 1938. Band 10. Pfaehler, Bad Neustadt an der Saale 1985, ISBN 3-922923-31-3.
  228. Fritz Eyer: Das Territorium der Herren von Lichtenberg 1202–1480. Untersuchungen über den Besitz, die Herrschaft und die Hausmachtpolitik eines oberrheinischen Herrengeschlechts. In: Schriften der Erwin-von-Steinbach-Stiftung. 2. Auflage, Im Text unverändert, um eine Einführung erweiterter Nachdruck der Ausgabe Strassburg, Rhenus-Verlag, 1938. Band 10. Pfaehler, Bad Neustadt an der Saale 1985, ISBN 3-922923-31-3.
  229. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Français, Johann Daniel Schoepflin, Ravenez, Perrin., 1851.
  230. Fritz Eyer: Das Territorium der Herren von Lichtenberg 1202–1480... Rhenus-Verlag, 1938. Band 10. Pfaehler, Bad Neustadt an der Saale 1985, ISBN 3-922923-31-3.
  231. Daniel Zimmer, L'ancienne église paroissiale Saint Nazaire à Brumath, dans Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Brumath et des environs, n°45, Brumath, Editions SHABE, 2017, p.4-31.
  232. 2 G 66 B – Archives religieuses de Brumath, consistoire.
  233. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  234. Stephansfelden
  235. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  236. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  237. L'urbanisme à Strasbourg au XVIe siècle: la pierre et l'idée, Volume 69 de Publications de la Société savante d'Alsace et des régions de l'Est: Collection "Recherches et documents". François Petrazoller. Société savante d'Alsace, 2002. ISBN 2904920293, 9782904920295.
  238. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  239. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  240. Daniel Zimmer, L'ancienne église paroissiale Saint Nazaire à Brumath, dans Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie de Brumath et des environs, n°45, Brumath, Editions SHABE, 2017, p.4-31.
  241. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  242. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  243. Nobiliaire d’Alsace
  244. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  245. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  246. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  247. ADBR E 1760.
  248. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  249. Brocomagus/Brumath
  250. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  251. Brocomagus/Brumath
  252. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  253. Aires et structures du commerce français au XVIIIe siècle, Numéro 5 de Centre d'histoire économique et sociale de la région lyonnaise, ISSN 2648-4978, Association française des historiens économistes. Pierre Léon, Centre d'histoire économique et social de la région lyonnaise, 1975.
  254. L'émigration des Alsaciens et des Lorrains du XVIIIe au XXe siècle: Au-delà des mers. Volume 2. Norman Laybourn. Association des publications près les universités de Strasbourg, 1986.
  255. Source : ADBR E1704.
  256. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  257. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  258. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  259. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  260. L’Ordre hospitalier du Saint-Esprit. Exemple de la commanderie de Stephansfeld en Basse-Alsace de sa fondation (vers 1216) à sa sécularisation (1774). Julien NOGUES
  261. Château, temple
  262. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  263. A.B.R. : E 3245
  264. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  265. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  266. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  267. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  268. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  269. Brocomagus/Brumath
  270. Circuit Résidences Seigneuriales.
  271. Circuit Résidences Seigneuriales.
  272. Château, temple
  273. Brocomagus/Brumath
  274. Circuit Résidences Seigneuriales.
  275. Les Vosges, Histoire et terroirs, Georges Poull, Illustré par Françoise de La Perrière, Pierre de La Condamine. FeniXX ISBN 2402248084, 9782402248082.
  276. Journées du Patrimoine
  277. Brocomagus/Brumath
  278. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  279. Brocomagus/Brumath
  280. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  281. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  282. État de l'Eglise d'Alsace avant la Révolution, Volume 1, Modeste Schickelé, Éditeur L. Lorber, 1877.
  283. Brumath: destin d'une ville, Volume 2 de Connaissance de l'Alsace, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  284. Brocomagus/Brumath
  285. Brocomagus/Brumath
  286. Brocomagus/Brumath
  287. Brocomagus/Brumath
  288. Brocomagus/Brumath
  289. Brocomagus/Brumath
  290. Brocomagus/Brumath
  291. Brocomagus/Brumath
  292. Brocomagus/Brumath
  293. Mémoires et documents, Volume 29 Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, FMinistère de l'éducation nationale 1974. ISBN 2717700005, 9782717700008.
  294. Les Jacobins de Colmar: procès-verbaux des séances de la Société populaire (1791-1795), Volume 9 de Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg: Société populaire révolutionnaire des amis de la liberté et de l'égalité. Colmar, Paul Leuilliot. Presses universitaires de Strasbourg, 1923.
  295. Bulletin des arrêts: Chambre criminelle, Volume 29, Cour de cassation. Direction des Journaux officiels, 1826.
  296. Brocomagus/Brumath
  297. Brocomagus/Brumath
  298. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  299. Château, temple
  300. Circuit Résidences Seigneuriales.
  301. La police secrète du premier empire: bulletins quotidiens adressés par Fouché à l'empereur, Volume 5. Ernest d'Hauterive, Jean Grassion. Joseph Fouché (duc d'Otrante).Perrin et cie, 1964.
  302. Publications de la Société savante d'Alsace et des régions de l'Est: Collection "Recherches et documents.", Volume 4. Société savante d'Alsace et des régions de l'Est. 1966.
  303. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  304. Et le château devint une Eglise..., Georges Strohl, Brumath, le 30 août 2012
  305. Et le château devint une Eglise..., Georges Strohl, Brumath, le 30 août 2012
  306. Et le château devint une Eglise..., Georges Strohl, Brumath, le 30 août 2012
  307. Château, temple
  308. Alsace ancienne et moderne ou Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas Rhin, Jacques Baquol, Paul Ristelhuber. Édition 3. Salomon, 1865.
  309. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  310. Circuit Résidences Seigneuriales.
  311. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  312. Les Alsaciens du Faubourg Saint-Antoine: fondateurs de l'église luthérienne de Bon-secours : l'Alsace qu'ils ont quittée. Le faubourg qu'ils ont découvert, Espace fine, Pierre Scali, Éd. Glyphe, 2006. ISBN 2911119886, 9782911119880.
  313. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  314. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  315. Histoire de la campagne de 1815: pour faite suite a l'histoire des guerres des temps modernes, Karl von Damitz, Léon Griffon. Éditeur J. Corréard, Je., 1841.
  316. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  317. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  318. Une perception au second empire
  319. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  320. Description de la ville de Strasbourg..., P.-J. Fargès-Méricourt, Impr. F.-G.Levrault, 1828
  321. Description de la ville de Strasbourg..., P.-J. Fargès-Méricourt, Impr. F.-G.Levrault, 1828
  322. Nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, Jean-Frédéric Aufschlager, Éditeur J.H. Heitz, 1826.
  323. Muller Paul. Le Bas-Rhin de 1848 à 1852. In: La Révolution de 1848. Bulletin de la Société d'histoire de la Révolution de 1848, Tome 6, Numéro 36, Janvier-février 1910. pp. 353-366.
  324. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  325. Histoire des Remparts
  326. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  327. Histoire des Remparts
  328. Histoire des Remparts
  329. Histoire des Remparts
  330. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  331. Retrouver la frontière du Rhin en 1918 : l’entrée des poilus en Alsace et le retour à la France
  332. Histoire des Remparts
  333. Brumath: destin d'une ville, Volume 2, Connaissance de l'Alsace, 2, Alice Bommer, Saison d'Alsace, 1968.
  334. Soldats de Leclerc : récits et anecdotes (1940-1946), Rosette Peschaud, Éditeur FeniXX. ISBN 2402056126, 9782402056120.
  335. Jean Kanapa, 1921-1978: une singulière histoire du PCF, Gérard Streiff. Harmattan, 2001. ISBN 2747518140, 9782747518147.
  336. 1940-1945 Années érotiques -: Vichy ou les infortunes de la vertu, Volume 1. Patrick Buisson, Albin Michel, 2009. ISBN 2226196641, 9782226196644.
  337. La présence allemande
  338. L'archéologie en Alsace et en Moselle au temps de l'annexion (1940-1944) Anne-Marie Adam, Alain Schnapp, Musée archéologique de Strasbourg, Musées de Metz, Musées de Strasbourg, 2001. ISBN 2901833470, 9782901833475.
  339. LA MAIN NOIRE
  340. Les "malgré nous": histoire de l'incorporation de force des alsaciens-mosellans dans l'armée allemande, Eugène Riedweg, Editions du Rhin, 1995. ISBN 2863391070, 9782863391075.
  341. Soldats de Leclerc : récits et anecdotes (1940-1946), Rosette Peschaud, Éditeur FeniXX. ISBN 2402056126, 9782402056120.
  342. Nouvelle Histoire de l'Alsace : Une région au cœur de l'Europe– 15 octobre 2003, Collectif, Bernard Vogler (Sous la direction de)
  343. Le château de Brumath, Dr Daniel ZIMMER, Strasbourg, le 12 août 2010.
  344. Circuit Résidences Seigneuriales.
  345. John Tully The Devil's Milk: A Social History of Rubber 2011 - Page 266 : On April 10, 1930, Governor Jean-Félix Krautheimer wired his superior at Hanoi to report that over a dozen workers had been imprisoned for their part in the ...
  346. L'Écho annamite : organe de défense des intérêts franco-annamites, 1943/11/02 (A24,N594,SER3).
  347. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 2/724/1889, avec mention marginale du décès.
  348. Godfried Velten (1831-1915), sénateur des Bouches-du-Rhône
  349. Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré. Paris 1888-08-26 Georges, C.. Directeur de publication.
  350. Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré. Paris 1888-08-26 Georges, C.. Directeur de publication.
  351. LA COMMUNE DE MARSEILLE EN 1871, SIXIÈME PARTIE, SUITES ET PROLONGEMENTS
  352. Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré. Paris 1888-08-26 Georges, C.. Directeur de publication.
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