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                           Henry II Russell de Swallowfield

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Henry II Russell de Swallowfield en 1822, par Sir Francis Leggatt Chantrey.

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Après les Russells de Strensham, on a les Russells de Douvres, puis les baronnets Russell de Swallowfield.

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Ann Barbara Russell, née Whitworth, par Romney.

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Palais du Résident Général britannique à Hyderabad.

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L'empereur Akbar regardant un combat d'éléphants. Peinture acquise par Henry II Russell, entre 1800 et 1820.

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Les deux Henry Russell dans le Dictionnaire de biographie indienne.

Henry II Russell de Swallowfield' est né le 27 mai 1783 à Douvres, en Angleterre (Kent) et il est mort le 19 avril 1852, au château de Swallowfield Park (Berkshire)[1].


Henry II Russell est un membre de la famille Russell de Swallowfield, qui est selon The History of Parliament: the House of Commons, Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage et Studies in Peerage and Family History descendante des Russells de Strensham, dans le Worcestershire, établie en Angleterre à la Conquête normande[2], dont elle a les armes[3][4]. N'héritant pas de Strensham et Wytley, Michael Russell (1640 - 1719) fils puîné, selon Burke[5], est écuyer et coseigneur dans le Comté de Kent, du fait de son mariage avec une Scott du Kent. Son fils est maire de Douvres, comme son grand-père maternel.

Fils de Henry Russell de Swallowfield, Chief justice (Doyen de la Cour de justice) du Bengale, premier baronnet de Swallowfield et de la sœur du Ministre Charles Whitworth (1752 - 1825).

Henry arrive à Calcutta, où il devient interprète dès l'âge de quinze ans. Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), frère de Wellington, n'apprécie pas du tout son père, mais va devenir son protecteur. Lord Wellesley décrit Russell, comme le jeune homme le plus prometteur qu'il connaisse[6].

En novembre 1798 il est nommé secrétaire adjoint du British Resident à Hyderabad. En 1800 il est son secrétaire[7]. En 1801, il devient son secrétaire particulier avec un salaire presque équivalent à celui d'un maréchal de l'Empire. Le Résident est le ministre-diplomate britannique, ou diplomate, à la cour d'Hyderabad, dont le prince est le Nizam d'Hyderabad[8]. Ce Résident est depuis 1798 James Kirkpatrick. Il devient son plus proche ami.

En 1802, Henry Russell est le troisième membre de la Commission nommé pour enquêter sur les revendications du Nawab du Carnatic, Azim-ud-Daula[9]. Ce dernier est contraint de signer un traité du Carnatic cédant l'administration civile et municipale de sa principauté à la British East India Company.

En 1804, grâce à Kirkpatrick, il est secrétaire général de la Résidence. À sa mort en 1805, Henry Russell le remplace provisoirement du 1er septembre 1805 à décembre 1805[10]. A la cour du Nizam, Henry Russell, très apprécié, a désormais le titre de Sabit Jung (1805 et 1811 – 1820)[11].

Russell devient l'amant de la célèbre Begum (princesse) Khair-un-Nissa, veuve de son ami l'ancien British Resident, un mélange de Lolita et Lady Butterfly, pourtant descendante du Prophète.

Mais il se marie avec une riche anglo-espagnole, descendante des Rois d'Espagne, en 1808. Deux mois après leurs noces, elle meure et Henry retourne en Angleterre où il écrit des poèmes consacrés à son grand amour défunt.

Henry est British Resident, à Poona, de 1809 à 1811. En 1810, Wellesley, son protecteur, le fait venir à Calcutta, pour lui expliquer quels sont les objectifs de la nouvelle politique coloniale britannique. De 1811 à 1820, Russell est le représentant britannique à la Cour de Hyderabad. Le Gouverneur général lui attribue un salaire annuel de £ 20.000, soit 500.000 francs de l'époque.

En 1812, son père est fait baronnet de Swallowfield. A cette époque, sous le pseudonyme de Civis, Russell écrit des lettres dans le Times sur la question indienne. Elles sont éditées sous le titre : Letters of Civis upon the India question.

Henry se marie, en 1816, avec la Clotilde Mottet de La Fontaine, fille du gouverneur de Pondichéry, le baron Benoît Mottet de La Fontaine.

Pendant la 3e Anglo-Maratha War (1817 – 1818), avec l'armée du Nizam il rend beaucoup de service à la Company[12].

Henry Russell retourne en Europe, le 27 décembre 1820. Il est classé hors service en 1826, après avoir dépassé 5 années d'absence de l'Inde[13]. il écrit (1842-9) lettres au Times, signées «Civis», réimprimées[14].

Revenu en Angleterre, il écrit toujours avec Le pseudonyme de Civisd'autres lettres, de 1842 à 1849, Letters of Civis upon the India question.


Henry Russell est décédé le 19 avril 1852[15].



A Hyderabad, il va être à l'origine de la Russell's brigade. Lors de la troisième guerre anglo-mahratte, l'armée du Nizam va se révéler d'une grande utilité. Mais pour moderniser cette armée et l'état princier, il a dû conseiller au Nizam et ses ministres d'emprunter £ 600.000 (15.000.000 francs de l'époque !).

Considéré comme trop dépensier, Russell doit donner sa démission et repart en Angleterre. Lui, et sa femme qui est enceinte et son fils, font escale à Sainte-Hélène pour essayer en vain de rencontrer l'empereur. Il est vrai que le jeune couple annonce partout qu'ils désirent s'adresser à lui sans lui donner ce titre.

Au Royaume-Uni, du fait du caractère de son père et du sien, Russell déménage souvent et vit dans les châteaux de ses proches. Finalement, en 1828, il s'installe à Swallowfield Park. En 1836, à la mort de son père, il devient le 2e baronnet de Swallowfield. Il écrit de nombreuses lettres, gère ses biens, soulage la misère des pauvres, fréquente de nombreux intellectuels et son voisin Wellington...

Ses descendants sont souvent des gens célèbres ou mariés à des gens célèbres. Actuellement certains d'entre eux sont cousins avec la famille royale britannique.


Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield

Article détaillé : Charles Russell de Swallowfield


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Portrait d'Henry Russell par Rai Venkatchellam, du temps du Nizam Ali Khan d'Hyderabad (1761 - 1804).

SES ANCÊTRES ET SES PARENTS Modifier

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Les Normands et les Strensham Modifier

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Russell de Strensham : Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage nous dit aussi que les Russell de Douvres sont du Worcestershire et ont le même blason que les Russell de Strensham.

Blason russell

Blason Russell de Swallowfield.

Russell père

Michael II Russell, par George Romney.

Les Russells de Strensham sont d'un ancien lignage normand[16].


La famille de Henry II Russell est selon The History of Parliament: the House of Commons, Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage et Studies in Peerage and Family History descendante des Russells de Strensham, dans le Worcestershire, établie en Angleterre à la Conquête, dont elle a les armes[17]. Ils possèdent Strensham avant la fin du XIIIe siècle, et représente le Worcestershire régulièrement depuis 1365.


La baronnie Russell de Wytley dans le comté de Worcester (Witley Court et Great Witley), est créée dans le Baronetage d'Angleterre, le 12 mars 1627, pour William Russell (1602 -1669), 1er baronnet de Wytley. Le deuxième baronnet siège comme député de Tewkesbury. Le titre s'est éteint à sa mort en 1705, mais les Russell de Swallowfield sont une autre branche, celle-ci cadette des Russell de Strensham[18].

Michael Russell (1640 - 1719) est un fils puîné, d'un Russell de Strensham, selon Burke[19]. Il est écuyer et coseigneur du Comté de Kent, du fait de son mariage avec une Scott du Kent. C'est aussi un négociant important, selon The baronetage of England, revised, corrected and continued by G.W. Collen. Il se marie, en 1710, avec Hester Scott, fille de Thomas Scott, écuyer. Selon les Annales de Douvres, son beau-père, Thomas Scott, écuyer est maire de Douvres en 1690 et 1691[20]. Ce maire commande des cloches pour Curfew Bell, et vend les trois masses d'armes d'argent.


Michael II Russell (1711 - 1793), leur fils, est écuyer, mais négociant en toiles. Certains aristocrates essaient donc de l'empêcher d'être jurat et en 1755 maire de Douvres. Philip Yorke, 1st Earl of Hardwicke, Lord Chancelier, et George Anson, 1st Baron Anson, l'amiral de la flotte le nomment intendant de la Maison Dieu. Il est l'agent du Victualling Yard, à Douvres[21]. Alumni cantabrigienses: a biographical list of all known students, graduates and holders of office at the University of Cambridge, from the earliest times to 1900 nous dit qu'il se marie avec Hannah Henshaw, fille d'Henry, écuyer. Michael II est réélu maire en 1762[22]. De 1544 à 1830 la Maison Dieu est utilisée (avec sa chapelle St Edmund) comme base de ravitaillement pour l’armée et la marine. Sir George Russell de Swallowfield, petit-fils de Michael II, juge, cherche à siéger à la Maison Dieu et superviser le Département de Victualling.


Henry Russell de Swallowfield est un des fils de Michael II Russell (1711 - 1793).


Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield


Le premier Baronnet de Swallowfield, Henry Russell (1812 - 1836) Modifier

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Henry Russell père

Le premier Baronnet Henry Russell, chief justice of Bengal et propriétaire de Swallowfield Park (Swallowfield and its owners, Charlotte Lennox).

Henry Russell de Swallowfield (1751 - 1836), après d'excellentes études, est nommé Doyen de la Cour de justice du Bengale[23]. Les Russells de Swallowfield, dans le Comté de Berkshire, sont admis dans la baronnie du Royaume-Uni le 10 décembre 1812, à son retour en Angleterre. Son père est admis au Conseil Privé du roi (Privy Council) en 1816.

Russell épouse en 1776, Ann, la fille de John Skinner de Lydd, qui décède en 1780. Henry Russell de Swallowfield se remarie en 1782 avec Ann, fille de Sir Charles Whitworth et sœur du comte Charles Whitworth (1752 - 1825), important diplomate et homme politique anglais, du temps de Napoléon Ier.

Henry Russell de Swallowfield et Ann Whitworth ont onze enfants dont Henry II Russell de Swallowfield, l'aîné, est le deuxième baronnet, et marié avec Clotilde Mottet de La Fontaine est le père deux suivants et l'ancêtre des autres baronnets Russell de Swallowfield et de nombreux membres de l’aristocratie britannique parfois célèbres.


Article détaillé : Henry Russell de Swallowfield

Article détaillé : Henry II Russell de Swallowfield

AU ROYAUME-UNI (1783 - 1797) Modifier

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Ann Russell

Lady Ann Barbara Withworth Russell et son fils Henry II Russell. George Romney.

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Lettre de Henry II Russell sur le portrait de lui et sa mère par George Romney datant de 1786/1787.

Sir Henry II Russell écrit une lettre, vers 1830, après avoir hérité de ce tableau de son père décédé en 1836.

En venant un jour dîner avec mon père à Bedford Row, Romney, le peintre, a trouvé ma mère me tenant sur l'une des tables de la jetée, jouant avec le miroir. Il a dit: «Cela ferait une très jolie image». «Alors» dit mon père «comme tu le penses, tu le peindras», et ce tableau en fut la conséquence. Il a été peint en 1786/7 lorsque j'avais entre trois et quatre ans. J'étais en culotte, comme on appelait ça, le jour où j'avais quatre ans, le 27 mai 1787. Je ne me souviens pas d'être assis, ou comme je devrais l'appeler, debout pour l'image mais je me souviens, tels sont les caprices de souvenir, ma ceinture étant envoyée pour la couleur, et je me souviens aussi de la robe de satin vert de ma mère, et de la table et du miroir, qui ont tous deux été peints de la réalité et qui ont été conservés par mon père jusqu'à son départ en Inde en 1797. Pour montrer à quel point les prix des meilleurs peintres étaient bas à l'époque, je copie l'entrée suivante du livre de comptes de mon père. «1789. 6 avril. J'ai payé Romney pour le portrait d'Ann £ 42. Collins, le peintre, le premier jour où il est venu à Swallowfield, m'a demandé par qui ce tableau avait été peint? et quand je lui ai dit Romney. «Alors maintenant, dit-il, je sais ce que je n'avais jamais su auparavant ; c'est comment Romney a obtenu sa réputation»[24].

Henry Russell devient le propriétaire de Swallowfield à la mort de son père en 1836 et hérite de la dignité de baronnet. Il a alors de cinquante-trois ans. C'est un expert dans bien des domaines et un homme d'une grande érudition. Selon ses contemporains, c'est aussi quelqu'un de fort courtois.

Sa bru, Constance Lennox, dans Swallowfield and its owners, reproduit une gravure faite à partir d'une œuvre de George Romney, le célèbre peintre britannique. Nous y voyons sa mère et lui, âgé de trois ans. Il est habillé en fille, comme c'est la mode, et se regarde dans une glace.

Ses dons intellectuels sont remarqués très tôt. Deux ans avant qu'il parte aux Indes, à l'âge de douze ans, il écrit son journal et va chaque après-midi étudier à Convent Garden les discours de Charles James Fox, John Horne Tooke et l'amiral Alan Gardner. Il essaie de prévoir qui de ces trois candidats va gagner l'élection de 1796.

Un jour en 1796, il va voir jouer Charles Macklin, qui est alors vieux de cent-six années. Il est curieux de voir si la voix du vieil homme a changé et est plus puissante que celle de John Horne Tooke. La force et l'énergie du vieil homme lui inspire le plus grand respect et même de l'admiration.

Son père est honnête et avisé, mais ses manières de nouveau riche consternent certains membres de l'aristocratie britannique.

Henri Dundas croit qu'il vient d'être fait chevalier grâce à ses immenses qualités et le nomme Chief justice du Bengale. Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842) lui reproche d'avoir choisi une brute arrogante, vulgaire et mal élevée[25].

Contrairement à ce que raconte certains journalistes, Henry Junior ne doit pas son avancement rapide à sa famille. Et puis son éducation va l'amener à se séparer de femmes aimées. Son père fait comprendre à ses enfants qu'aucun d'eux ne doit épouser quelqu'un de contaminé par une goutte de sang noir[26].

CALCUTTA (1797 - 1800) Modifier

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Calcutta en 1789.

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Russel Street, à Chowringhee (Calcutta).

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General Lord Cornwallis, son état-major, et les enfants de Tippoo en 1793.

Écrivain de la Marine, en 1797, le jeune Henry Russell navigue avec son père vers l'Inde. Il étudie les conditions de navigation et fait un récit de cette longue traversée. Ils arrivent à Calcutta le 28 mai 1797. Son père achète la nouvelle demeure familiale des Russell à Calcutta, qui existe encore, à Chowringhee, dans ce qui s'appelle maintenant la rue Russell[27].

En arrivant à Calcutta on leur présente un matin John Wilkes, qui vit alors à Sandown. Un certain Lord Sidmouth affirme à Henry qu'il a entendu George IV lui dire que de tous les hommes Wilkes est celui qui a plus d'esprit. Le garçon le trouve laid, vaniteux.

Il reproche à son père de ne pas avoir lu la nouvelle édition du Pape, par le Dr. Warton. Les Russells dînent avec l'amiral Alan Gardner et Lord Bridport. Après le repas ils apprennent qu'il va y avoir deux mutins exécutés sur un navire de l'amiral Alan Gardner.

Son père va acquérir une réputation irréprochable. S'il n'est pas partisan des mariages mixtes, il condamne néanmoins à mort un collégien anglais pour avoir brûlé intentionnellement la cabane d'un indien. En prononçant son jugement, Russell déclare :

Les indigènes ont droit de conserver leurs traditions et leurs biens. Leurs vies seront protégées et aussi longtemps qu'ils bénéficieront de ces privilèges de nous, ils devront nous donner leur affection et leur allégeance en retour.

Avec ce jugement, Russell montre que la priorité dans la législation anglo-indienne est de considérer les Anglais et les Indiens égaux devant la loi.

A cette époque, Henry Junior semble sur le point de vivre à cheval sur les deux cultures, comme presque tous les anciens hauts fonctionnaires britanniques en Inde. Mais les nouvelles ambitions impériales et un homme, Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), vont l'amener à considérer l'Inde comme un territoire à conquérir et à transformer[28].

Peu après son arrivée en Inde, en 1798, le jeune Henry Russell, étant à peine âgé de quinze ans, est placé par Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), frère de Wellington, au bureau des traducteurs du persan, comme aide d'un certain Edmonstone, qu'il va continuer à servir jusqu'en 1800, et à qui, dit-il, il doit tout ce qu'il a appris en Inde. Wellesley, qui méprise son père, trouve toutes les qualités à Henry et va devenir son protecteur.

Henry Russell est à Madras quand Lord Mornington vient inspecter la ville en 1798. Avec le général Sydenham, il accueille outre Lord Wellesley (1760 - 1842), Gouverneur général des Indes, son plus jeune frère, Henry Wellesley (futur Lord Cowley) (1773 - 1842) et le lieutenant-colonel Arthur Wellesley (1769 - 1852), le futur Wellington, qui va devenir son ami, et son voisin, à Swallowfield Park.

Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872), sa future femme, écrit dans Swallowfield and its owners, que même si mari admire Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842) et que celui-ci l'estime beaucoup, il connait ses réactions imprévisibles. Même sur un sofa lisant un classique ou lisant des nouvelles ou bien encore écrivant des vers, il peut se fâcher et ruiner la carrière d'un militaire ou fonctionnaire.

Henry, pas contre, va lui raconter ô combien la perte de Seringapatam et de la mort de Tippoo l'a atteint. Henry a vu les yeux de ce grand homme se remplir de larmes[29].

Le 2 mars 1800, dans la demeure familiale des Russells, sa cousine germaine, Rose Aylmer, meurt. Sa mémoire est perpétuée dans la poésie de ce nom, qu'elle inspire à Walter Savage Landor.

HYDERABAD - POONA (1801 - 1811) Modifier

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James Kirkpatrick, le British Resident (1798 - 1805) fait construire la British Residency.

Henry II Russell, Chandu Lal et William Palmer arrivent tous les trois de l'extérieur à Hyderabad. Ils viennent tous les trois y faire fortune. Ils assistent tous les trois à la mise en place de la suprématie croissante des Britanniques en Inde et de la chute d'Hyderabad au statut de protectorat[30].

Le Résident, dont Russell devient le secrétaire particulier, est le ministre-diplomate britannique, ou diplomate, à la cour d'Hyderabad, dont le prince est le Nizam d'Hyderabad[31].

Certains résidents sont devenus les principaux acteurs de la société locale et obtiennent des titres à la cour du Nizam. Henry Russell est Sabit Jung (1805 et 1811–1820)[32].

Kirkpatrick et Russell ont tous deux des alliances avec des femmes nobles musulmanes et le bazar près de la résidence est nommé d'après eux, Hashmat Ganj et ensuite Russell G[33].

Secrétaire particulier du British Resident Modifier

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Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), dit partout qu'il est le jeune homme le plus prometteur qu'il a connu[34][35].

Henry Russell est né en 1783. Il n'a que dix huit ans en 1801. Le Governor-General of India (1798 - 1805) (Gouverneur général des Indes), Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), dit partout qu'il est le jeune homme le plus prometteur qu'il a connu[36][37]. Ce Governor-General of India (1798 - 1805) (Gouverneur général des Indes) le nomme, malgré son jeune âge, Secrétaire du British Resident (ministre résident d'un protectorat, comme Lyautey au Maroc) à la cour du Nizam de l'État princier autonome d'Hyderabad. Son salaire est de 1.200 € par an, soit 30.000 francs français de l'époque. C'est une somme considérable. La retraite d'un général français est de 4.000 francs.

Peu de temps avant son arrivée une alliance entre Tipu Sultan et la France est battue. Mornington décide d'anticiper l'attaque du sultan et ordonne des préparatifs de guerre. La première étape consiste à ordonner la dissolution des troupes françaises envoyées au Nizam d'Hyderabad. Mysore vient d'être pris (février 1799), mais aussi Seringapatam (4 mai 1799). Tipu Sultan, allié des Français est tué au combat.

Russell est donc nommé secrétaire de James Kirkpatrick (1764 - 1805), le British Resident (1798 - 1805), à la fin de 1801. Henry Russell devient l'assistant de James à Hyderabad.

Ami de James Kirkpatrick Modifier

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James Achilles Kirkpatrick.

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Hyderabad Residency est construite par James Achilles Kirkpatrick, résident britannique de l'État d'Hyderabad de 1798 à 1805.

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Portrait de Henry II Russell, par Rai Venkatchellam Hyderabad (vers 1800-05).

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Patio dans le Palais du British Resident d'Hyderabad.

En 1802, Henry II Russell devient un ami fidèle de celui-ci. James Kirkpatrick, le considère comme son bras droit. Leur rôle auprès du Nizam n'est pas facilité par l'état de santé de Mir Akbar Ali Khan Siddiqi Sikander Jah Asaf Jah III (1803 - 1829). Henry le décrit comme un individu associable et caractériel. Il frappe ses concubines à coups de pied et essaie d'étrangler les membres de sa famille. Même s'il le fait toujours avec des foulards en soie, James Kirkpatrick comprend bien qu'il ne sera jamais l'ami de ce fou[38].

En 1803, la restauration du Peshwa est le prélude de la guerre de Mahratha contre Sindhia et du raja de Berar, dans laquelle son frère Wellington prend un rôle de premier plan. Le résultat de ces guerres et des traités qui les suivent est que l'influence française en Inde est réduite à Pondichéry et que la Grande-Bretagne acquiert ainsi une influence maximale au cœur de l'Inde centrale.

Henry II Russell écrit à un proche :

Je suis sûrement un des hommes les plus chanceux qui ont jamais vécu. Deux ans seulement après être arrivé en Inde, j'ai pu en travaillant et en m'appliquant apprendre le persan et commencer l'étude d'autres langues, et sans le demander devenir l'aide-secrétaire du British Resident à la cour de son altesse le Nizam, ou, pour parler dans la langue de mes frères européens du corps Diplomatique, le second-secrétaire de la légation. Le salaire est de 800 roupies par mois : assez bien, je pense, pour un garçon de dix-huit ans[39].

800 roupies par mois cela correspond, selon William Dalrymple, à 72.000 €[40].

James Kirkpatrick le trouve :

vif, intelligent et d'un commerce agréable ... Il n'a pas beaucoup progressé en persan, mais a une maîtrise honorable de l'hindi[41].

Il va devenir son plus proche ami[42]. En 1804, grâce à James, Russell est secrétaire général de la Résidence.


et, avec la recommandation de James, en 1802, à l'âge de 21 ans seulement, il fut promu au poste de secrétaire en chef de la résidence. Russell était également devenu le principal ami et allié de James parmi les Britanniques à Hyderabad, et James a écrit à William sur le fait que «le jeune Henry Russell reste toujours autant attaché à moi» et comment il était «mon jeune ami le plus précieux».

Malgré l'écart d'âge de dix-neuf ans entre eux, les deux hommes avaient beaucoup en commun et James trouve en Russell un compagnon vivant et intéressant. De plus, comme James, Russell montrait tous les signes d'appréciation de la culture Hyderabadi et il gardait un bibi indien dont il avait eu un enfant à peu près du même âge que Sahib Begum. Une autre photo de lui à cette époque par Venkatchellam survit dans une collection privée. Il montre un jeune homme alerte, précis et beau, aux cheveux rasés et aux moustaches allongées en côtelette de mouton d'un style très similaire à Lord Wellesley, qu'il arbore également dans ce portrait de sœur, qui semble avoir été peint en même temps. Dans l'autre portrait, il est vêtu d'un uniforme hybride d'une veste noire brodée d'une coupe vaguement anglaise, mais en dessous, il porte un bas de pyjama indien blanc et des pantoufles Hindustani.

Russell a, cependant, un défaut majeur, bien que James ne le mentionne jamais, et il est plus apparent dans ses lettres que dans les commentaires que d'autres ont faits à son sujet. C'était une vanité et une vanité inhabituelles sur lui-même, son apparence et son intelligence. L'aîné de dix enfants, Russell était considéré comme un enfant prodige par son père adoré, et il a grandi doucement avec son frère cadet Charles comme il le ferait plus tard avec son personnel, ses collègues et ses amants.


En 1804, grâce à James, il est nommé secrétaire général de la Résidence[43]. Henry arrive à convaincre par un rapport de Wellesley de faire nommer Mir Alam premier ministre en 1804[44]. A Preliminary Report on the Russell Correspondance Relating to Hyderabad 1783-1816 remarque que Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), pousse l'admiration jusqu'à noter :

Ce document fait grand honneur au jugement de Mr Russell, à sa diligence et à sa connaissance de la situation de la cour du Nizam d'Hyderabad.

Après la mort de James Kirkpatrick (1805) Modifier

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Hyderabad en 1805.

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George Chinnery montrant le major-général Arthur Wellesley (Wellington, futur ami d'Henry II) 1tant reçu à Durbar au Palais Chepauk, à Madras, par le Nawab Azim al-Daula de Carnatique, le 18 février 1805.

Russel va en Europe. Peu de temps après son retour aux Indes, il agit déjà en tant que Lord Résident, du fait de la mort de son ami James Kirkpatrick (1764 - 1805), et cela d’octobre à décembre 1805.

À sa mort en 1805, Henry Russell le remplace provisoirement du 1er septembre 1805 à décembre 1805 comme résident britannique de l'État d'Hyderabad[45]. A la cour du Nizam, Henry Russell, très apprécié, a désormais le titre de Sabit Jung (1805 et 1811 – 1820)[46].

Henry Russell prend la défense d'Azizullah, secrétaire indien, qui pendant plus de douze ans a joué un rôle crucial dans les négociations des résidents avec le Nizam d’Hyderabad et ses ministres. L'ancien gouverneur général, le marquis Wellesley, a accordé à ce munshi une augmentation de salaire et une pension en reconnaissance de son travail vital. En 1805, le résident par intérim Henry Russell le rappelle au Gouverneur général par intérim, George Barlow, car Azizullah prend sa retraite[47].

Le nouveau British Resident, Thomas Sydenham (1806) Modifier

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Le nouveau British Resident, Thomas Sydenham (1806).

Mais le nouveau British Resident, Thomas Sydenham, arrive et ne songe qu’à détruire le travail de son prédécesseur. Russell éprouve la plus grande antipathie pour ce personnage[48].

Thomas Sydenham ne veut pas de munshi. Henry Russell, qui travaille sous Thomas Sydenham et Barry Close en tant que résident adjoint et résident intérimaire, fait remarquer à son frère, Charles Russell, le 14 juin 1810 :

Ils ont tous deux commencé leurs administrations avec une résolution décidée pour mener leurs affaires sans l'aide d'un moonshy et pourtant, peut-être, il n'y a jamais eu un moment où toit a été fait par les indigènes, ou confiés à eux, que du temps du capitaine

Sydenham, et à Poona du colonel Close.

Cela amène Russell à conclure, quand vient pour lui le temps de prendre le rôle de Résident à Hyderabad en 1811, qu'un domestique indigène doit être employé... appelez-le comme vous le voudrez, mais un tel homme doit être souvent employé et digne de confiance[49].

Russell est le troisième membre de la Commission nommée pour enquêter sur les revendications du Nabab du Carnatique, en 1807. Celui-ci, Azim-ud-Dawla, est contraint de signer un traité cédant l'administration civile et municipale du Carnatique à la British East India Company. Azim-ud-Dawla n'est plus qu'un pantin manipulé par les Anglais. En retour, le Nabab a le droit à un cinquième du total des recettes du Carnatique et des salves de 21 coups de canon.

Ibn Ali semble avoir comme munshi une bonne cote auprès de Thomas Sydenham à Hyderabad. Selon Henry Russell, assistant de Sydenham :

Ibn i Ally a exercé plus d’autorité que Uzeez Oolah (son prédécesseur)] et est au sommet de son pouvoir.

Ce pouvoir fait d’Ibn Ali un dirigeant important à part entière. Russell évoque avec amertume l'essaim de sauterelles qu'il attire venant du nord de l'Inde. Cela ne dure pas. En 1810, Thomas Sydenham est disgracié à cause de son imbrication dans un soulèvement militaire, et par conséquent forcé de retourner en Grande-Bretagne. À la suite du licenciement de Sydenham, Ibn Ali est laissé sans protection et le premier acte d'Henry Russell en prenant les fonctions de ministre-résident est de le renvoyer[50].

Russell et Rajah Chandu Lal (1808 - 1820) Modifier

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Henry Russell aux Indes (1805/1810).

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Chandu Lal Baradari, palais du vice-ministre.

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Rajah Chandu Lal (1808 - 1820)

Sir Henry Russell est un partisan actif et constant du Vice-ministre, Rajah Chandu Lal (1808 - 1843). Il est le premier Résident qui s'efforce de réformer l’administration de l’État. Mais ce travail ne progressé pas vite quand il part en 1820[51].

Sir Henry Russell nous dit, en 1820, sut le Vice-ministre, Rajah Chandu Lal :

Rajah Chandu Lal est d'une stature moyenne, très mince et d'un teint plutôt foncé. L'expression de son visage est doux, intelligent et attentionné. Il a perdu ses dents, c'est beaucoup courbé, et a l'apparence d'un infirme. Avec ses relations il n'est pas affecté et même humble. Il est libre de tout ostentation de toutes sortes, et ne coûte pas cher dans sa propre famille ou personne, mais il est très généreux dans ce qu'il considère comme la charité et est toujours en manque d'argent. Il a été très bien éduqué, à la fois en tant que chercheur et en tant qu'officier ministériel. Sa compréhension est solide, ses talents rapides, sa mémoire rémanente, son activité infatigable, et il a une grande expérience et aptitude dans tous les modes de fonctionnement des branches les plus hautes de l'administration jusqu'aux moindres détails. Il fait tout lui-même et le travail. C'est presque incroyable. Il se lève assez tôt pour passer ses observances religieuses à la lumière du jour. Il est ensuite assisté par les différents officiers du gouvernement avec lesquels il traite des affaires jusqu'à environ neuf heures. Puis il se rend au palais si nécessaire, sinon il continue à traiter des dossiers jusque vers midi, quand il prend son premier repas. Et puis à nouveau il traite des affaires jusqu'à trois heures de l'après-midi, quand il s'allonge pendant une heure et regarde ses comptes personnels. Pendant l'après-midi et le soir, il est assis en public, et reçoit les visites de ceux qui l'attendent pour affaires. À huit heures environ, il prend son deuxième repas, puis examine et signe et expédie tous les différents papiers qui ont été préparés pendant la journée. Ses seules loisirs sont la musique et la littérature. Vers minuit, ses activités sont terminées, et il est alors entouré par des chanteurs et des musiciens, et par un certain nombre de personnes qui apprennent la poésie, avec qui il s'entretient pendant environ une heure puis se retire pour se reposer. Son grand et peut-être son seul défaut est un manque de fermeté et de décision. On dit qu'il est personnellement courageux, mais il est totalement dépourvu de courage politique. A la moindre alarme et il recourt à une espèce de procrastination pour éviter les problèmes. Il est d'un naturel humaniste et bienveillant, mais, comme tous les hommes faibles au pouvoir, il permet aux autres d’être sévère et injuste avec la caution de son autorité. Ses vertus lui appartiennent, et ses défauts sont à caractère public. Dans sa politique, bien qu'il ne soit pas audacieux, il est sensé et prudent. Il est convaincu que le pouvoir du Nizam ne peut pas être suffisant, et il est dévoué à l'alliance avec le gouvernement britannique[52].

Russell ministre résident intérimaire à Poona (1809- 1810) Modifier

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Ahr41

Le British Resident à la Cour de Poona, en 1790.

Henry revient d'Angleterre et est nommé British Resident de Poona, le 29 juillet 1809. L'ancien résidant est envoyé à Hyderabad[53]. C'est Mountstuart Elphinstone (1779-1859) qui le remplace le 18 février 1811.

Les Peshwa, les premiers ministres de l'Empire marathe, font de la ville la capitale de cet empire à partir de 1750. Son importance stratégique est soulignée par la présence de nombreux forts construits sur les collines alentour.

Les ministres résidents décrivent les activités de leurs munshis comme celles de complices. Henry Russell, pendant sa brève période en tant que résident intérimaire à Poona, prétend avoir du expulser son munshi pour intrigues, ce qui l'amène à faire remarquer que quelque chose dans l'air de Poona est non seulement méchant en soi, mais aussi provoque la méchanceté chez les autres[54].

Munshi Muhammad Hanif obtient des faveurs par l'intercession de ses patrons britanniques au cours de sa vie. Le colonel Barry Close, anciennement Résident à Poona, écrit à Henry Russell, le résident nouvellement nommé, recommandant Muhammad Hanif pour le poste de chef munshi. Le colonel affirme que Muhammad Hanif connaît la langue persane, les dirigeants politiques et les affaires dans le Deccan[55].

Russell n'est plus à Poona dès début 1810. Lord Mornington le prépare à une fonction qu'il connaît bien, British Resident de l'État princier autonome de Hyderabad. L'empire britannique va lui faire mener une politique totalement différente de ses prédécesseurs, les Moghols blancs.

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Carte de l'état princier d'Hyderabad en 1909 (superficie 7 fois la Belgique).

BRITISH RESIDENT OF HYDERABAD (1811 - 1820) Modifier

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Russell ministre résident et son frère (1810 - 1817)Modifier

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Ahr24

Son frère, Charles Russell, Esq. (1786 – 1856).

Charles Russell et son frère Henry vivent ensemble pendant plus d'une décennie à Hyderabad. C'est là qu'ils développent un partenariat dynamique, soigneusement calculé pour allier revenus, cultures, réussite sociale et accroître le pouvoir politique de leur famille. Ces manœuvres pour une ascension sociale familiale a vont ensuite se répéter et s'affiner dans la collaboration des frères dans le projet de faire de Swallowfield le siège de la famille anglaise des Russells[56].

Charles Russell est nommé au commandement de l'escorte à Hyderabad en juillet 1810, quand il prend également la responsabilité temporaire de la conduite des affaires de la résidence jusqu'à ce que Henry arrive de son poste précédent à Poona[57].

Russell explique à son frère, Charles Russell, à propos d'un munshi, le 4 juin 1810 :

Je lui suis redevable, car il a été mon premier moonshy à Hyderabad. Je ferai pour lui tout ce qui est possible tout en respectant le règlement[58].

Sous la pression du gouverneur général à Calcutta, les résidents mettent au point des stratégies pour gérer les risques représentés par les munshis. Henry Russell conseille à son frère, Charles Russell, de ne pas chercher des instruments parfaits, qui ne se trouvent pas, mais de se contenter de faire le meilleur usage possible de ceux que les circonstances placent à leur portée[59].


Aarusse18

Zubaida Yazdani, Sir Henry Russell's Activities in Hyderabad 1811-20 - Author's 1967 Typescript. University of Oxford (1967).

Ahr30

Le Nizam Munir al-Mulk Bahadur (1803 - 1829).

Ahr42

Mir Alam Tank, Hyderabad.

Aarusse4

Intérieur du palais du Resident General.

Nominations politiques à la suite de la démission du capitaine Thomas Sydenham, résident à Hyderabad, et du colonel Barry Close, résident à Nagpur - Henry Russell est nommé à Hyderabad, Date: Mai-novembre 1810

Henry Russell est déterminé à remplacer Ibn Ali en tant que chef munshi à Hyderabad, mais il a également décidé de laisser le munshi partir tranquillement, et sans aucune fouille dans sa conduite passée. Russell est explicitement motivé par la volonté de ne pas déterrer les méfaits de Sydenham[60].


Les Russells de Swallowfield, dans le Comté de Berkshire, sont admis dans la baronnie du Royaume-Uni le 10 décembre 1812, au retour de son père en Angleterre. Ce premier baronnet est admis au Conseil Privé du roi (Privy Council) en 1816.

Henry est nommé Lord Resident par intérim de l'État princier autonome d'Hyderabad, en juin 1810[61]. Puis, en mars 1811, Henry Russell est nommé British Resident du même État princier autonome de Hyderabad par Wellesley. Il fixe son salaire à £ 20.000 par an (500.000 francs de 1811, somme énorme), avec un palais magnifique reconstruit du temps de Kirkpatrick par un ami d'Henry, le lieutenant du corps des Madras engineers, Samuel Russell. Hyderabad est une belle et immense principauté, avec l'un des climats les plus agréables de l'Inde.

Russell parle couramment ourdou. Il rétablit immédiatement le système des castes et les règles de pureté instaurés par James Kirkpatrick (1764 - 1805). Il chasse toutes les personnes qui se sont montrées déloyales envers son ancien protecteur et ami, James Kirkpatrick[62].

Conformément aux consignes, les résidents assurent un certain bien-être à leur munshi, même après la fin de leur relation de travail. Henry Russell, par exemple, trouve un poste pour son ancien munshi (qu’il appelle Munshi Bankir) à Hyderabad à la demande de ce munshi[63].

Les Munshis sont obligés d'avoir les mêmes principes que leurs employeurs aristocrates britanniques. Fait révélateur, en écrivant au secrétaire du gouverneur général, John Adam, le 5 septembre 1816, sur la sujet des dépenses de résidence, Henry Russell refuse de réduire le salaire de son chef munshi au motif qu'il est vain de s’attendre à de l’honnêteté de tout serviteur autochtone en cas de tentation non ordinaire[64].


Henry défend aussi à la cour et aux Indes les intérêts britanniques. Il pousse le Nizam à signer des traités où il accepte que les troupes britanniques postées dans la ville d'Hyderabad soient renforcées. Malgré cela, Shums-oul-Oumrah, cousin du Nizam, fera devant l'historien et officier britannique, Édouard de Warren, un éloge de son parent, Russell, qui est vénéré comme jadis Bussy et Monsieur Raymond.

Henry II Russell connaît merveilleusement les mœurs et les langues des Indiens. Les hautes classes indigènes n’apprécient pas ceux qu'ils considèrent comme des traîtres à leur nation et se marient avec leurs filles ou se convertissent à la religion musulmane[65].

Ce Russell étant au service de l'Angleterre à Madras, Poona et Hyderabad achète des objets chez des artisans du sud de l'Inde et chez les marchands de Bombay[66].


Avant son second mariage, Russell écrit à Lady Mary Hood pour lui demander de pouvoir être enterré à sa mort à St. Mary's, auprès de sa première épouse.

A cette époque, sous le pseudonyme de Civis, Russell écrit à nouveau des lettre sur les réalités de l'Inde anglaise. Elles sont éditées, en 1813, sous le titre : Letters of Civis upon the India question (Londres, C. Chapple 1813). Revenu en Angleterre, il va écrire d'autres lettres qui viennent d'être publiées.

Aaruss1

La résidence britannique à Hyderabad, dessinée en 1813, du temps d'Henry II Russell of Swallowfield et Clotilde Mottet de La Fontaine.

LA RUSSELL'S BRIGADE Modifier

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Avant 1813/1813/1814 Modifier

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Aaruss116

Lion des Russell sur une tombe en l'église St John the Baptist's à Strensham.

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Badge de la Russell’s Brigade (lion des Russells avec sa croix).

Le futur général John Doveton sert dans les régiments de cavalerie de Madras dès son arrivée à Madras en 1806. C’est un officier de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Celle-ci l’envoie aider Sir Henry II Russell à organiser les cipayes du Nizâm de l'Hyderâbâd.

En 1807 Henry Russell commande deux bataillons d'infanterie britanniques et les conduit à Basim.

Les prédécesseurs de Russell depuis 1800 jusqu'à 1811, ont laissé cette armée se désorganiser du fait des irrégularités des versements de la solde comme souvent sous un gouvernement indigène. La conséquence de cette inexactitude est un état normal d'insubordination, des émeutes périodiques contre les officiers qui sont victimes de l'incurie de l'administration et de la négligence des chargés d'affaires.

Ce n'est qu'en 1813, lorsque le résident Russell, prend en main la force armée, qui va devenir la Brigade Russell, que beaucoup de progrès sont accomplis avec sa réorganisation.

Cette année-là ce résident persuade le Nizam de verser les soldes à sa caisse et de lui permettre de payer lui-même les soldes d'un bataillon sur les recettes du Peshkash, et d'étendre cette mesure au deuxième bataillon dès la fin de sa formation. Le 1er bataillon de la brigade Russell pour l'État princier d'Hyderabad est déjà prêt au combat.

Un journaliste dans la revue Calcutta écrit :

Cette brigade, grâce aux mesures énergiques de M. Russell, et à la compétence et à l'assiduité du capitaine Hare, qui a été nommé au commandement en 1814, et les officiers

sous lui, atteint le plus haut état d'efficacité, et a formé le base sur laquelle l'ensemble du contingent a été ultérieurement organisé[67].

En 1814, la brigade se compose de quatre européens (deux sous-officiers) et 121 officiers autochtones et 800 sépoys. Russell ajoute à la division d'infanterie et d'artillerie qui existe déjà, une brigade de cinq régiments de cavalerie irrégulière, commandés par des officiers européens ; parmi lesquels ses beaux-frères Adolphe Mottet de La Fontaine et Édouard Mottet de La Fontaine. Henry II Russell conserve et ajoute même un certain nombre d'officiers locaux, recommandés par leur mérite personnel, sans s'inquiéter de leur couleur ou de leur naissance. Le colonel John Doveton, qui lui-aussi son beau-frère, fait de la Russell’s Brigade l'une des unités les plus disciplinées et les plus compétentes de l’histoire militaire.

1815 Modifier

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D'autres réformes sont été introduites en 1815. Des officiers supplémentaires et des sous-officiers sont nommés.

Cette année-là, la Brigade reçoit l'ordre d'aller dans la ville de Haidarabad pour réprimer une perturbation causée par Mubarizud-Daula, le plus jeune fils du Nizam[68].

Mubarizu-d-Daula barricade sa maison. En raison de l'étroitesse des rues, qui étaient enfilées de hautes maisons, dont les toits les insurgés ont entretenu un feu des plus destructeurs, la Brigade n'était pas capable d'accomplir l'objet pour lequel il avait été commandé la ville, et a été contraint de se retirer après avoir soutenu pertes, y compris le lieutenant W. J. Darby, un officier attaché à l’escorte du résident. En 1816, les premières tentatives de réforme de la cavalerie du Nizam à Berne *. Rajah Govind Baksh, qui était le représentant du Nizam à Berar, a accepté de fournir 5000 cavaliers pour protéger le pays de les incursions des cavaliers pindaris qui infestaient alors Berar et les quartiers voisins. Le capitaine Davis était nommé au commandement de cette force, et quatre autres Des officiers européens ont également été choisis, et en même temps Major Pitman de l'armée du Bengale a été sélectionné pour le commandement de l’infanterie régulière du Nizam à Berar. La cavalerie a fait du bien service dans la campagne Pindari sous SirT. Hyslop. Dans 181 (5 un corps de 300 cavaliers a été élevé et attaché au Russell Brigade, placée sous le commandement de la brigade-major, Capitaine Jones. En 1817, la Brigade Russell composa pai’t de la division de Sir John Malcolm à la bataille de Mehidpur. De cette force, il est dit, je (aucune brigade en Inde n'était plus discipliné ou plus complet dans ses rendez-vous, camp équipage et bazars que, la Brigade Russell


. Dans ce chapitre

année où les Berar réformèrent les troupes, à la fois d'infanterie et de cavalerie,

ont été utilisés avec succès contre les bandes de freebooters qui infestait le pays. Avant la Brigade Russell séparé de la force de Malcolm à la fin de la en 1818, il a émis un ordre exprimant sa grande satisfaction de la conduite du corps. En 1819 plus loin des changements ont été apportés - les troupes régulières du Nizam ont été divisées en deux commandements, ceux au nord de Godavery étant toujours commandé par le major Pitman, tandis que le major Dovoton était nommé au commandement de la Brigade Russell, qui se composait d'une brigade d'infanterie, un petit régiment de Cavalerie, compagnie d'artillerie et petit corps d'ingénieurs.

La même année, la force a considérablement renforcé sa réputation par la galante affaire de Nowah. Cet endroit était la forteresse d'un rebelle nommé Nowsaji Naik, qui avait recueilli une somme considérable corps des Arabes et a refusé de se rendre. Les troupes des- patché contre lui se composait de deux bataillons du Russell Brigade, une batterie de campagne et un petit train de siège, le 3e Bataillon d'infanterie régulière de Berar et un parti des réformés cheval. Cette force a attaqué l'endroit avec le plus grand galanterie, mais a rencontré une résistance très déterminée de la Arabes, et un mois s’est écoulé avant d’obtenir des sion du lieu, au prix de 24 tués et 180 blessés, dont 6 officiers européens. Sir Charles Metcalfe, qui succède à M. Russell comme résident à Haidarubad en 1820, a introduit certains règlements pour un meilleur ajustement- Le Haidara- ment du grade des officiers européens. Le service mauvais Contin-

casquette. a été ouvert à tous les officiers du mérite, et il a été déclaré

«Que lorsque les qualifications requises existent, le manque d'un la commission du roi ou de la société ne sera pas un motif de exclusion." En 1821, le régiment de cavalerie attaché à la La brigade Paissell a été dissoute. L'année suivante, les pionniers servant avec le corps à Berar et la Brigade Russell à Ingénieur Corpa. Haidarabad a été formé en un corps d'ingénieurs sous le commande du capitaine Olxphant. «Ce corps a fait ses preuves éminemment utile à de nombreuses occasions, notamment pour améliorer l'irrigation du pays et dans la construction de public travaux, dont le pont sur la rivière Musi à Haidarabad il suffit d’être nommé. » Le Corps a été dissous en 1816. En 1824 des reliefs réguliers ont été institués entre les différents stations (Elichpur, Hingoli, Aurangabad) et Haidarabad. Les numéros régimentaires ont été introduits, la cavalerie étant numérotées de un à cinq, l'artillerie de un à quatre, JLittny dans IS27, et l'infanterie de un à huit. En février 1827 un partie d'un des Ptegiments d'infanterie mutinée. le la cause de cette flambée se trouve dans les instructions arbitraires tions et innovations qui ont été publiées et introduites à cette période. Le costume européen a reçu l'ordre d'être adopté au lieu du natif. La sévérité de la peine infligée était également une incitation supplémentaire au mécontentement. De même les lourdes interruptions de salaire des hommes pour divers articles


John Doveton Modifier

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Doveton

Le Général John Doveton (1783 - 1857), de l'armée des Indes, marié à la sœur de son épouse. Uniforme de Major General, avec la médaille de Knight Commander of the Order of the Bath (KCB).

John Doveton se marie, le 14 mars 1808, à Pondichéry, avec Victorine Mottet de La Fontaine, soeur de Clotilde Mottet de La Fontaine, future épouse de Russell. Victorine Mottet est habituée à être servie chez ses parents par des dizaines de domestiques : 32, par exemple dans leur résidence la plus fréquente, celle de la rue des Capucins (rue Romain Rolland), à Pondichéry. Heureusement pour elle, John va monter en grade et occuper des fonctions qui vont lui permettre d’assurer un train de vie décent à sa jeune épouse.

Tout commence pourtant mal pour John Doveton ! Un an après leur mariage, les Dovetons et d’autres officiers se rebellent contre le nouveau Gouverneur-Général. Les unités militaires de Madras se mutinent. Elles sont commandées par des officiers anglais, victimes de vexations multiples.

Les cipayes, au nombre de 45.000 nommes, massés en corps d'armée à Hyderabad, à Seringapatam, à Chitteldroug, se battent aux côtés de leurs chefs qu’ils vénèrent. Le général Doveton (oncle à la mode de Bretagne de l'époux), le colonel Bell, le major de Havilland dirigent la mutinerie. Les artilleurs, souvent d’origines européennes, se joignent aux insurgés. Plusieurs officiers anglais et de fidèles indigènes sont massacrés lors de la répression par les troupes loyalistes. Cela n’est pas le cas des deux John Doveton. Il faut bien des officiers pour diriger les troupes indiennes du Nizam. John Doveton est fait major le 1er septembre 1810.

La brigade (1816) Modifier

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Adolphe mottet de la fontaine

Adolphe Mottet de La Fontaine, beau-frère de Russell, capitaine à la Brigade.

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Fantassins de sa brigade.

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Son ennemi le peshwâ, Baji Râo.

Henry Russell ajoute à la division d'infanterie et d'artillerie qui existe déjà, une brigade de cinq régiments de cavalerie irrégulière, commandés par des officiers européens ; parmi lesquels ses autres beaux-frères Édouard et Adolphe Mottet de La Fontaine, beaux-frères également du futur général John Doveton. Henry II Russell conserve et ajoute même un certain nombre d'officiers locaux, recommandés par leur mérite personnel, sans s'inquiéter de leur couleur ou de leur naissance[69].

Henry II Russell de Swallowfield trouve l'insécurité dans les zones rurales inadmissible. Le désordre est partout. Les troupes indigènes se comportent comme des voleurs et des pillards.

Le colonel John Doveton va faire de la Russell’s Brigade l'une des unités les plus disciplinées et les plus compétentes de l’histoire militaire. L'utilisation de bataillons européens est fortement restreinte, selon les accords du Nizam conclus avec la Compagnie des Indes. Les bataillons européens sont juste destinés à être déployée par la Compagnie des Indes dans le but de protéger le Nizam. Donc, Russell décide de créer de nouveaux bataillons formées d'Indiens.

En 1816, le gouvernement britannique permet à Russell de former sa propre brigade, Connu sous le nom de Brigade Russell ou Armée de Russell.

The East India military calendar nous dit que grâce à des marches presque quotidiennes et harassantes, il réussit à anéantir les bandes armées qui dévastent le royaume.

C'est cette armée ainsi réorganisée, sans équivalent jusqu'alors en Inde, qui participe en 1817 et 1818, dans la division du général Doveton, au sein de l’armée du Deccan, à la Troisième guerre anglo-mahratte. Elle s’y fait remarquer par sa bravoure et son efficacité. Les deux John Doveton, dont le nôtre, avec des renforts, contribuent largement à la défaite des troupes du royaume de Nagpur, à Sitabalsi, le 27 novembre 1817. Appa Sahib se rend [70].

Après la bataille de Koregaon (1er janvier 1818), pendant laquelle 800 Britanniques vainquent 28.000 Indiens, son beau-frère participe avec son régiment à la poursuite du peshwâ, Baji Râo, et des survivants de l’armée des Mahrattes, jusqu’en mai 1818.

John Doveton sert sous les ordres de son oncle, le général de brigade John Doveton, commandant le 2e division. Ce dernier lui confie le commandement d’un détachement en juin 1818, avec comme mission de poursuivre, par Aseerpettah, le bras droit du peshwâ, Trimbuckjee Danglia, qui refuse de se rendre, même après la reddition de son chef. Cette traque est très longue et emmène Doveton bien loin à l'ouest[71]. Gautam Sharma, démontre, dans Valour and sacrifice: famous regiments of the Indian Army, que Doveton et Russell réussissent à faire de bandes armées indisciplinées des unités d’élite.

Sir John Doveton est nommé lieutenant-colonel le 15 juin 1819. Il n’est colonel que le 5 juin 1829, certainement du fait de sa participation à la mutinerie. Les frères et les sœurs Mottet accompagnés de leurs épouses et époux, malgré leurs lentes promotions, car ils sont Français, se distraient. Les soldes sont très importantes. D'ailleurs, leur cousin Auguste de Rambaud, ancien Commissaire des guerres en demi-solde, nommé Directeur de la loge de Cassimbazar, essaie de se mettre au service du Nizam. Mais en vain ! Les postes sont réservés aux Britanniques. Édouard de Warren, jeune Français, mais fils d'officier de l’armée anglaise, ne devient officier que grâce à l’appui de Wellington. Il écrit que :

Près du village de Teindevanum, non loin du bungalow des voyageurs, est une délicieuse villa, séjour de fantaisie du général Doveton, qu'on appelle aussi sa folie (Doveton’s folly). Au milieu d'un beau jardin au bord d'un petit lac, dans le fond d'une vallée plantée comme un parc d'Angleterre, elle élève sa légère colonnade, ses kiosques chinois, et projette autour d'elle à l'orientale ses vérangues de bois sculpté. C'est un mélange de tous les genres, une composition mixte, entre le rangmahl indou, le cottage anglais et le voluptueux harem. C'est un vrai conte de Shéhérazade, un petit paradis, en un mot, où le vieux guerrier vient encore rêver à ses combats et à ses houris d'autrefois[72].

Édouard de Warren est le frère de l’une des belles-sœurs de John. Il écrit une longue étude sur l’Inde anglaise, où il parle de cette époque pendant laquelle 50.000 Européens chassent le tigre, se font servir par des dizaines de domestiques et administrent le sous-continent indien, bâtissant des ponts, des écoles et des hôpitaux.

Russell donne sa démission (décembre 1820) Modifier

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Thomas Theophilus Metcalfe, Directeur comme son père de la Compagnie des Indes, famille alliée aux Russell.

La brigade Russell coûte cher. Les avances se montent à £ 240.000 et en 1819. Russell emprunte 600.000 € (15.000.000 de francs de l'époque !!!). Il veut que ses hommes soient bien payés, bien encadrés, qu’ils aient de beaux uniformes, des armes modernes et les plus beaux chevaux. Il fait construire des casernes avec des bungalows pour les officiers - qui existent encore.

Critiqué, Henry Russell donne sa démission de la Compagnie des Indes orientales en décembre 1820[73]. Son successeur est un vague parent du nom de Metcalfe. Son frère est mariée avec une cousine germaine d'Henry. Il est fils et frère de deux directeurs de la Compagnie des Indes Orientales.

Charles Russell, à la retraite depuis 1817, Henry II Russell, le nizam d'Hyderabad et le gouverneur général de l'Inde de 1813 à 1823, Lord Hastings, sont accusés de corruption présumée. Ils sont accusés d'e=avoir, d'avoir accordé en 1816, une exemption à la loi de 1797 interdisant aux sujets britanniques de prêter de l'argent aux princes indigènes, à la maison bancaire d'Hyderabad Palmer and Company[74].

Toute l'affaire sent le coup monté et comporte de vagues calomnies contre Lord Hastings, l'accusant notamment d'avoir fait preuve de favoritisme envers l'un des associés de l'entreprise[75].

Sir Charles Metcalfe prétend avoir découvert que le nouveau prêt de 1820 du nizam d'Hyderabad est fictif. Remarquons au passage que Charles Russell vit depuis trois à Londres, mais aussi que le nizam d'Hyderabad équipe sa brigade avec les revenus de sa principauté.

A la Compagnie des Indes orientales, en 1824, Henry Russell envoie une lettre à la Cour des directeurs, dans laquelle il se plaint que ces ragots ont pour origine un esprit de parti acrimonieux et qu'on ne leur donne aucune chance de se défendre. Il le répète lorsque la question est débattue au tribunal en février 1825. Pour mettre fin à ces accusations d contre Hastings et Russell, le tribunal conclut à de bonne relations avec la banque Palmer and Company[76].

Comme les Russells, le gouverneur général de l'Inde de 1813 à 1823, Lord Hastings, est disculpé mais il est en colère contre ses diffanateurs[77].

Henry Russell de Swallowfield a une fortune de 85.000 £, une somme impressionnante, mais outre ses revenus il est l'héritier de la sœur du Ministre Charles Whitworth (1752 - 1825) et il vient d'épouser deux femmes très riches : Jane Casamajor de Egmore (1808) et Clotilde Mottet de La Fontaine (1816).

Henry quitte l'État princier autonome d'Hyderabad, va au Bengale et de là, part en Angleterre avec sa femme, son fils Henry (1819 - 1847) et sa fille Anna, qui est née le 4 septembre 1820. Son père, le baronnet Henry Russell de Swallowfield achète le château Swallowfield Park à cette époque.

Doveton house

Doveton House, la demeure d'Henry.

RETOUR AU ROYAUME-UNI (1820 - 1852) Modifier

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SAINTE-HÉLÈNE (1821) Modifier

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Charles Russell quitte l'Inde à la fin de 1817 et, sur le chemin du retour, visite Sainte-Hélène, où il aperçoit Buonaparte marchant devant sa maison. Il refuse de demander une interview après avoir été informé que l'ex-empereur exige qu'on s'adresse à lui en lui donnant le titre de général[78].

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Fanny Dillon, femme du Général Bertrand, est une amie de Clotilde Mottet de La Fontaine.

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Timbre de Saint-Hélène en l'honneur de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843).

En rentrant à la maison de l'Inde, le navire de Russell et sa femme fait escale à Sainte-Hélène le 1er mars 1821. Le Gouverneur Lowe s’inquiète de leur présence, car Clotilde Mottet de La Fontaine est née Française et est amie avec Fanny Dillon, la femme du Général Bertrand. Il les fait surveiller par le chef de la police[79]. Clotilde Mottet de La Fontaine constate que c'est ce Thomas Reade qui est le vrai gouverneur de l'île.

Bien sûr, l'objet principal de leur visite est de voir Napoléon; ce désir, commun à tous les visiteurs de l'île, étant accentué par le fait que Clotilde Mottet de La Fontaine est Française. Pendant deux ou trois ans après son arrivée, Bonaparte a reçu presque tout le monde, mais il refuse désormais de voir de nouvelles personnes[80].

Toutefois, le général Bertrand et sa femme disent à Sir Henry et à Lady Russell que Napoléon va leur accorder un entretien. Mais Clotilde Mottet de La Fontaine est royaliste et son mari un proche de Wellington et ses frères. Ils ont le tort d'informer le colonel Thomas Read, qu'ils ne veulent pas lui donner le titre d'empereur. Le général Bertrand leur dit que c'est obligatoire.

Clotilde Mottet de La Fontaine écrit :

Notre première visite aux Bertrand a duré plus de trois heures et a été des plus intéressantes. Bertrand est un assez vulgaire, de taille moyenne grandeur, mat de peau. Ses manières sont peu élégantes. Mme Bertrand a quelque chose de très remarquable dans son apparence. Sa silhouette est grande, gracieuse, et digne... Elle a été élevé en Angleterre chez sa mère dès l'âge de 7 à 10, et parle anglais presque aussi bien qu'une Anglaise.

Les Russells mangent chez les notables de l'île que leur raconte ce qu'est la vie de l'Empereur.

Henry dit au revoir à la famille de Sir Doveton, père de John Doveton, beau-frère de sa femme, et quitte l'île fier de ne pas s'être abaissé à faire des courbettes devant celui qu'il considère comme un usurpateur.

Mais dans les écrits de sa femme et de sa bru, on devine néanmoins une réelle fascination pour le grand homme. Son frère, Charles Russell (1786 - 1856) peut le rencontrer, grâce au père de John Doveton qui est un proche de l'empereur en exil et un personnage célèbre qui est désormaiS timbrifié[81].


Son père n’achète pas Summer Hill (1815) Modifier

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Aaruss100

Somer Hill, Tonbridge.

Après la fin des guerres napoléoniennes, du fait de la dépression agricole subséquente, couplé à l'effondrement de la banque Tonbridge en 1812, Woodgate est déclaré en faillite en 1816. Cette année-là, ce Woodgate propose Somerhill au duc de Wellington, qui refuse de l'acheter car la chasse au renard n'est pas assez bonne à son goût[82].

Sir Henry Russell de Swallowfield envisage d'acheter le domaine Summer Hill, près de Tunbridge Wells, mais finalement se donne pas suite[83].

James Alexander, le nouveau propriétaire, obtient un tableau de son château par Turner. La peinture est probablement l'exemple le plus exquis de la transformation par Turner de la tradition du portrait de maison topographique[84].

D'un château l'autre (1820 - 1828) Modifier

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Henry Russell

Henry II Russell, deuxième baronnet de Swallowfield et British Résident de l'important État princier autonome d'Hyderabad.

Henry est en colère du fait des rumeurs qui entourent son départ. Et puis il est malade. A Swallowfield Park, château et terre que son père a achetés, et dont il est titré baronnet, il n'a pas vraiment sa place. Comme l'écrit Clotilde Mottet de La Fontaine, son père s'est à peine occupé de lui pendant ses séjours à Calcutta. Sa mère, Anna Barbara Whitworth (1764 - 1814), est morte à Seven Oaks, loin de son mari. Son père vit au 62 Wimpole Street, à Londres et dans son château.

Henry II s'installe provisoirement dans le quartier de Saint Mary-St Marylebone Road, à Londres, où est baptisée sa fille Anna en 1821.

Puis il vit à Sutton Park, dans le Bedfordshire.

En 1823, Mary (1822 - 1893) est baptisée à Eyworth, Bedfordshire.

Charles Russell de Swallowfield naît chez son oncle, George Lake Russell et sa tante qui est de la famille des comtes de Limerick, dans l'imposant château de Southern Hill Park, dans le Berkshire, près de Reading.

INSTALLATION A SWALLOWFIELD PARK Modifier

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Baronnet du château de Swallowfield (1836) Modifier

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Swallowfield Park où va vivre Clotilde Mottet de La Fontaine.

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Le salon de Swallowfield Park et la collection de tableaux de peintres célèbres des Russells.

Toutefois, en 1828 quand naît son fils, George Russell, Henry vit au château familial de Swallowfield Park. Russell prend, à la mort de son père, le titre de baronnet. Il va vivre jusqu'à sa mort au château de Swallowfield Park, aménagé par son père. Il gère son patrimoine. Leurs enfants, du fait du climat, de l’hygiène et de la qualité des soins médicaux britanniques, vont vivre.

La partie plus ancienne de Swallowfield Park est principalement construite par le deuxième comte de Clarendon, Henry Hyde, en 1689/90. Talman est le contrôleur des travaux et le roi Guillaume III d'Angleterre, prince d'Orange (1650 - 1702), en est l'architecte.

Le château est, paraît-il, hanté par le fantôme d'un soldat cavalier royaliste mort pendant la guerre civile. Clotilde Mottet de La Fontaine a-t-elle peur des revenants ?

Elle offre en 1841 le thé à Kitty Kirkpatrick, la fille de l'ami de son mari et de Khair-un-Nissa. Celle-ci veut récupérer le portrait d'elle et son frère par Chinnery. Certes Henry n'est pas là, mais à sa mort elle en hérite[85].

Russell ramène à Swallowfield Park de ses voyages en France et en Italie un grand nombre d'objets datant de l'antiquité, des meubles et surtout des toiles.

Arborfield Hall Modifier

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Le manoir d'Arborfield devient une des propriétés des Russells.

La terre d'Arborfield dans les années 1800 appartient à des personnalités de premier plan de la région. Des fermes dans le sud de la paroisse sont achetées par les Russells de Swallowfield Park[86].

A Arborfield, New Farm (connue plus tard sous le nom de Bridge Farm, puis de Farley Farms), mais aussi Whites Farm, Bartletts Farm et Ducks Nest Farm, sont d'autres terres d'Arborfield qui vont faire partie du domaine de Swallowfield Park, et sont achetées dans les années 1820 par Sir Henry Russell de Swallowfield[87].

Henry II Russell de Swallowfield est propriétaire du manoir[88]. Sa femme et sa bru nous disent, dans Swallowfield and its owners, qu'il achète la plus grande partie du manoir d'Arborfield Hall, vieux de mille ans.

Selon A History of the County of Berkshire, cela n'est pas exact[89]. C'est son oncle Charles Russell (1786 - 1856) qui l'achète à George Pelsant Dawson. Mais ce Charles n'a pas d'enfant et il l'achète peut-être aussi en son nom mais pour son frère. C'est le fils d'Henry, George Russell de Swallowfield, qui va en être le seigneur à sa mort.

Henry achète la terre de Kenny[90].

Magistrat de Swallowfield Modifier

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Château de Swallowfield Park (Berkshire) en 1820, du temps des Russells.

Henry Russell devient juge et se soucie de la misère des paysans. Le 5 novembre 1833, il dresse une liste de quinze chefs de famille de sa paroisse qui nécessitent des secours. Il explique aux destinataires de la lettre qui contient cette liste que ces hommes ne peuvent survivre avec les seuls aides des paroissiens riches. Presque chaque travailleur de la paroisse y figure, excepté les domestiques des châteaux. Il s’agit pourtant, selon lui, d’hommes courageux. Sur 390 habitants, quinze familles, parfois nombreuses, ne peuvent acheter du pain.

Certes, Henry Russell, magistrat de Swallowfield, observe une grande proportion de maisons dégoûtantes et misérables dans leur aspect. Si certains pauvres survivent en ayant de grands potagers et en élevant des porcs, d’autres se saoulent et prêchent la révolution. Ceux-là, les contribuables ne peuvent les aider.

Pendant les émeutes de la faim, il n'y a aucun incendie, aucune émeute et aucune lettre menaçante dans sa paroisse. Cela est dû en partie au fait que le baronnet et sa femme, Clotilde Mottet de La Fontaine, donnent une partie de leurs revenus aux pauvres et agissent pour que les pauvres soient secourus.

WELLINGTON ET L'AFFAIRE LOUIS XVII Modifier

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La Duchesse de Berry et son fils le Duc de Bordeaux, par François Pascal Simon Gérard.

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Agathe de Rambaud, née Mottet.

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Sir Arthur Wellesley Duke of Wellington.

La duchesse de Berry, qui rencontre de temps en temps la cousine germaine de Clotilde Mottet de La Fontaine, Agathe de Rambaud, à Montfort-l'Amaury, la reçoit à Londres, mais il est surtout question du frère de sa belle-sœur, Élisabeth de Warren, qui veut être officier dans l'armée britannique des Indes. La duchesse de Berry aide cet Édouard de Warren à être accepté comme officier dans l'armée britannique des Indes à la demande de la Clotilde Mottet-Russell[91]. Lady Russell essaie bien de lui parler du prétendant, reconnu par sa parente, qui se dit être Louis XVII, mais en vain.

Clotilde Mottet de La Fontaine va essayer de convaincre un autre personnage, lui aussi très célèbre, d'aider le prétendant qui a dû s'exiler à Londres. Je veux parler du vainqueur de Waterloo, Wellington.

Sir Henry est l'ancien protégé du frère du duc, Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842). Il a beaucoup d'admiration pour plusieurs membres de cette famille. Le duc de Wellington, son voisin, le verrait bien au Parlement, car il trouve qu'il parle bien.

Arthur Wellesley de Wellington est donc son ami. Il se retrouve plongé au cœur de l'énigme autour de la mort de Louis XVII du fait de la jeune Clotilde Mottet de La Fontaine (1795 - 1872). Comme sa cousine germaine, Agathe Mottet-de Rambaud, qui a élevé le Dauphin de sa naissance le 27 mars 1785 au 10 août 1792, Clotilde Mottet de La Fontaine est sûre que celui qu’on appelle Charles-Guillaume Naundorf, est le duc de Normandie, Louis XVII. Elle essaie, en vain, de convaincre le général Arthur Wellesley de Wellington.

Par ailleurs, ce dernier écrit à Sir Henry Russell de Swallowfield une lettre dans laquelle il lui demande des explications :

Le duc a reçu une lettre insolente de la personne qui se fait appeler le duc de Normandie.

Dans ce courrier à son ami Russell, de son château de Walmer, le 20 septembre 1839, le duc se plaint longuement de l’attitude de la femme de Russell. Il regrette que celui qui se fait appeler le duc de Normandie, soit au courant d’une conversation entre Lady Russell et lui-même. Il ajoute :

Je n'ai pris aucune note de cette lettre.

Ce qui laisse supposer que ce courrier a été immédiatement détruit, car Arthur Wellesley Wellington juge certainement compromettant de conserver un courrier de Naundorf.

UN INTELLECTUEL AMI D'AUTRES INTELLECTUELS Modifier

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La bibliothèque des Russells à Swallowfield Park.

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Mary Russell Mitford.

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Table de service en acajou et en laiton George IV vendue à Sir Henry II Russell.

Clotilde Mottet-Russell et son mari vivent dans une magnifique propriété, très appréciée de Charles Dickens, de Wilkie Collins, de William Makepeace Thackeray, de Charles Kingsley et de Mary Russell Mitford. Le parc de 10 ha s’étend jusqu’aux rives de la rivière Loddon.

Wilkie Collins a 14 ans quand il rencontre pour la première fois Henry et son épouse, Clotilde Mottet de La Fontaine et leurs fils aîné en janvier 1838. Les Russells rejoignent la famille de Wilkie Collins pour une visite de Pompéi et d’Amalfi ensemble.

A la fin de sa vie, Henry Russell ressemble de plus en plus à William Pitt dans sa façon d'être et la ressemblance de leurs traits est certaine si l'on se réfère au buste du grand homme exécuté par Chantrey, en 1822.

Nous savons par un courrier de Sir Henry Russell, trop développé pour que nous puissions le donner en entier, qu'il est sculpté lui-aussi par ce grand artiste. Qu'on nous permette d'en extraire quelques passages. Sir Henry Russell débute en racontant l'origine de ses relations avec Chantrey. Quelques amis, avec lesquels il avait partagé les ennuis des fonctions publiques dans l'Inde, veulent avoir un buste de lui, et le conduisent chez l'éminent sculpteur. Sir Henry, peu familier avec la pratique de la statuaire, rapporte en détail comment est faite la première esquisse, puis la maquette, et, celle-ci terminée, comment Chantrey, coupant l'argile, à l'endroit du cou , avec une ficelle un peu forte, fait tourner la tête sur le pivot de bois qui soutient le tout, pour lui donner ainsi le degré de torsion voulu par la pose qu'il a adoptée... Les séances, continue sir Henry Russell, ne sont point une fatigue, mais un vrai plaisir. La conversation de Chantrey, toujours gaie, est souvent instructive....

Henry II Russell fait des recherches étymologiques sur les langues anciennes, notamment l’ancien hébreu, le Castillan... Il se plaint dans une lettre à un ami, William Talbot, datant du 4 juin 1847, que sa fille Ann, qui recopie ses textes avec des calligraphies anciennes, soit encore un peu inexpérimentée. Il est vrai qu’il souffre de crises de paralysie et d’une grave affection oculaire et peut donc difficilement écrire. Sir Henry Russell est encore en vie quand Mary Russell Mitford s’installe dans un cottage à Swallowfield, mais il est déjà très malade. L'une de ses crises affole cette écrivaine très sensible.

Wilkie Collins (1824 - 1889) et les Russells Modifier

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En Italie du temps des parents (1838) Modifier

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Scènes des grottes d'Ulysse à Sorrente, William Collins (durant son voyage en Italie avec les Russells).

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Portrait de Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1834, par George Richmond.

En septembre 1836, le célèbre peintre William Collins (1788 - 1847) quitte Londres pour le sud de l'Italie, où il reste jusqu'en 1838, avec sa famille, et donc Wilkie Collins (1824 - 1889). Les Russell de Swallowfield sont des nouveaux amis :

Mardi 23 janvier 1838. - Nous sommes allés avec nos compagnons d'hier, sir Henry Russell, Lady Russell et leur fils Henry, à Vietri. De là, dans un bateau, nous sommes allés jusqu'à Amalfi. Le lendemain, nous nous sommes rendus à la vallée des moulins, puis à Ravello, en revenant par Scala. L'ensemble de ce petit tour a été très impressionnant : je n'avais jamais vu de si beaux paysages auparavant: la Vallée des Moulins présente une image à chaque pas; les bâtiments pittoresques, les hauts rochers et les vieux châteaux en ruines sont des plus romantiques : la route de Ravello pleine de beauté et de grandeur.

Contrairement à ce qu'affirment un biographe, Henry Russell c'est Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) et pas son père. Lady Russell c'est son épouse, Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872). En 1838 la mère de Henry II Russell de Swallowfield est décédée depuis 25 ans et son père depuis 1836. Leur fils aîné, Henry (1819 - 1847) décède en 1847 au Caire.

Selon Constance Lennox Wilkie Collins va écrire Moonstone du fait de Thomas Pitt (1653 – 1726), gouverneur de Madras, connu sous le surnom de Diamond Pitt car il a découvert et vendu un diamant[92]. Pitt est un temps propriétaire de Swallowfield Park, la demeure seigneuriale des [93].

Lettre à Constance Lennox (15 septembre 1866) Modifier

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Lettre de Wilkie Collins à Mlle Constance Lennox, 15 septembre 1866.

Près de 30 ans plus tard, en septembre 1866, Wilkie Collins est à Farley Hill Court, à quatre miles de Swallowfield Park, au sud de Reading, pendant environ une semaine. Il retourne à Londres le vendredi 14 septembre 1866, la veille de la rédaction de cette lettre. Il séjourne souvent à Swallowfield Park[94]. Constance Lennox. écrit dans Swallowfield and its owners (Swallowfield et ses propriétaires) :

Wilkie Collins était très intime avec les Russells et est souvent à Swallowfield.

Sir Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) est décédé en 1852 et son fils - et pas frère - Charles Russell de Swallowfield (1826 – 1883) est l'héritier du titre. Lui et son jeune frère, George Russell, sont des amis de Wilkie Collins (1824 - 1889).

Lors de cette visite, Wilkie rencontre Constance Lennox qui, peut-être une de ses fans, car elle lui demande une photo. À son retour à Londres, il lui écrit une lettre, et lui envoie trois portraits pour qu'elle en choisisse un :

9, place Melcombe Place Dorset. NW 15 septembre 1866
Chère Mlle Lennox, j'ai envoyé des spécimens de trois différents «portraits de gentleman», dans trois états différents de poses photographiques, à Farley Hill, et j'ai supplié M. Elliot de mettre à votre disposition l'un quelconque des portraits que vous pourrez honorer de votre choix.
Avec les plus gentils souvenirs à tous à Swallowfield, croyez-moi Très vraiment à vous. Wilkie Collins à Miss Constance Lennox.


Constance Lennox épouse George le 5 mars 1867. Wilkie est invité au mariage mais est à Paris. Il s'amuse en participant à un carnaval, rencontre des écrivains, et va au théâtre. Ses proches pensent qu'il est peu probable qu'il soit de retour à Londres à temps pour le mariage de son ami George Russell avec Constance[95].

George Russell au début de sa vie est membre du Garrick Club. Il devient l'ami de Wilkie Collins, Thackeray, Dyckens, Millais, John Leech et d'autres célébrités. Il conserve leurs lettres, surtout celle de Dyckens[96].

The Letters of Civis on Indian Affairs Modifier

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The Letters of Civis on Indian Affairs.

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La révolte des Cipayes (1857 - 1858).

Henry, aux Indes comme au Royaume Uni, donne des avis sur n'importe quel sujet, et à chaque fois il est très écouté. Après avoir écrit à Hyderabad et Calcutta des lettres éditées en 1813 sous le titre Letters of Civis upon the India question, avec le même pseudonyme de Civis, il écrit en Angleterre d'autres lettres dans le Times qui viennent d'être éditées : The Letters Of Civis On Indian Affairs. Il vient aussi d'être réédité chez Borders : Letters Of Civis On Indian Affairs: From 1842 To 1849 (1850). Cet ouvrage, dans sa version de 1850, est consultable sur google livres.

Le rédacteur du Times apprécie beaucoup ses lettres et a l'espoir que Civis fera réagir l'opinion publique et changer la politique menée en Inde orientale par les Britanniques. Les lettres sont lues avec la plus grande attention, et semblent contenir de bonnes vues sur la politique à poursuivre en ce qui concerne l'empire et dont le public ne semble se rendre compte que seulement à leur lecture.

La revue des deux mondes, lors de l'insurrection de 1857, rappelle les paroles prophétiques d'Henry Russell-Civis :

Un autre Anglais connaissant parfaitement l'Inde, sir Henry Russell, disait aussi : « Le danger que nous avons le plus à redouter est sous nos pieds. Une révolte bien menée de nos sujets indigènes, ou un grand mécontentement de nos troupes indigènes, voilà l'événement qui menace le plus probablement notre puissance, et la sphère de ce danger est nécessairement agrandie par chaque nouvelle adjonction de territoire. L'accroissement de nos sujets, plus encore de nos troupes indigènes, augmente, non pas notre force, mais notre faiblesse. Entre eux et nous, il ne peut y avoir échange de sentiments. Nous serons toujours des étrangers, et l'objet de la haine et de la jalousie que ne cesse jamais d'inspirer une domination étrangère. Ces avertissements n'empêchèrent pourtant pas le dernier gouverneur-général de l'Inde, lord Dalhousie, de pousser à toute extrémité le système d'annexion, et seulement sous son administration la domination anglaise s'augmenta de treize royaumes ou états indiens comprenant un territoire plus grand que celui de la Grande-Bretagne. Nous accumulons ici les témoignages des Anglais les plus éclairés et les plus compétents, parce qu'ils ont plus d'autorité...[97].

SA MORT Modifier

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Cimetière de Swallowfield.

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Son frère, Charles Russell (1786 - 1856).

Après la mort de son mari, le 19 avril 1852, Clotilde Mottet de La Fontaine devient l'amie de Mary Russell Mitford et elle s’occupe comme une mère de ce pauvre être fragile.

Clotilde décède à 78 ans, au milieu des siens, qui vont se marier avec des membres de la plus haute aristocratie britannique.

Henry est mort vingt avant sa femme. Charles Kingsley écrit dans différents courriers qu’il a perdu plusieurs voisins et amis cet hiver-là, dont son voisin le plus intéressant et son meilleur ami. Et il ajoute :

Sir Henry Russell est le digne successeur du prince Clarendon.


Henry Russell continue à mener ses affaires jusqu’à son dernier soupir et défendre les intérêts de la pauvre Kitty Kirkpatrick, fille de son ancienne maîtresse indienne et de James Kirkpatrick. Il demande à un ami banquier anglo-indien de dégarnir son modeste compte de la banque Binny de Madras pour aider financièrement la grand-mère de la princesse qui vit dans la misère.

La lettre suivante de Gérald Wellesley (1809 - 1882), neveu du duc de Wellington, Doyen de Windsor, est écrite de Strathfieldsaye à Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1852, après la mort de Sir Henry :

Ma chère Madame Russell, Nous avons en effet eu l'occasion cette année d'essayer de nous réconforter et parler de notre amitié réciproque. Je suis sûr que ceux que vous n'arrivez pas à oublier la perte que j'ai subie et votre douleur est identique à la mienne. En effet, du fait que j'avais l'habitude de recevoir des nouvelles de mon père et de Charles (une génération disparue), j'ai toujours considéré Sir Henry en tant qu'une des anciennes gloires de notre empire en Inde, parmi ceux qui se sont élevés à première place et à la célébrité. Je me rappelle combien de fois le duc a parlé du discours célèbre de Sir Henry après son retour, en arrivant toujours à la même conclusion : "c'est le meilleur discours que j'ai jamais entendu".

Son père est le plus jeune frère de Wellington. Charles c'est le frère cadet d'Henry Russell et le duc c'est l'oncle de Gérald.

MARIAGES (1808 ET 1812) Modifier

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Henry II Russell de Swallowfield en 1823, par Sir Francis Leggatt Chantrey.

Henry Russell écrit :

Parmi toutes les nations du monde les charmes de nos blondes compatriotes sont sans égal. Malheureusement pour nous, dans cette ville nous n'avons que le rebut[98].

Kirkpatrick et Russell ont tous deux des alliances avec des femmes nobles musulmanes et le bazar près de la résidence est nommé d'après eux, Hashmat Ganj et ensuite Russell G[99].

Mais si Kirkpatrick s'en contente, Henry Russell se marie avec une descendants de la maison royale de Castille et LeonVicissitudes of Fort St. George, David Leighton, BiblioBazaar, LLC, 2009, p. 222., dont le père est un vice-président très écouté du Council (Conseil) de Madras[100].

Veuf, il fait comme Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842) qui se marie avec une Française, Hyacinthe-Gabrielle Roland. Il se marie avec Marie Clotilde Mottet de La Fontaine (1793 - 1872), membre de la très ancienne famille Mottet, le 13 novembre 1816. Il devient le gendre du Baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[101].

RUSSELL ET KHAIR-UN-NISSA (1806/1807) Modifier

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Khair-un-Nissa.

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Mémorial de James Achilles Kirkpatrick à l'église Saint-Jean, à Calcutta.

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Kitty Kirpatrick et son frère, en 1806, par Chinnery. Cette toile va se retrouver à Swallowfield Park du temps d'Henry II Russell.

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Henry Russell a une relation en 1807 avec la Princesse Khair-un-Nissa, veuve de son ami le Resident General James Kirkpatrick.

En 1804, Russell se charge des intérêts de la femme de Kirkpatrick, la princesse moghol Khair-un-Nissa (1776 - 1813), la plus admirable d'entre toutes, petite-nièce du premier ministre de l'État princier autonome d'Hyderabad et descendante directe du prophète.

En 1806, au mois d'avril, Russell va à Calcutta car il est l'exécuteur testamentaire de James Kirkpatrick[102]. Khair-un-Nissa n'a que 19 ans.

Puis à l'automne de la même année, après un an de deuil, Khair-un-Nissa décide de faire un voyage épique à dos d'éléphant, un millier de kilomètres à travers l'Inde, pour aller pleurer sur la tombe de son mari à Calcutta. Solitaire et désespérée et loin de chez elle, elle est finalement séduite par le seul homme qu'elle connait à Calcutta, l'ancien assistant de James, Henry Russell. Russell séduit donc la jeune Khair-un-Nissa, veuve de son ami, l'ancien British Resident, un mélange de Lolita et Lady Butterfly, descendante du Prophète, pendant l'hiver 1806-7.

Dans les Russell Papers, une lettre du 26 janvier 1807 laisse à penser qu'Henry a fait aussi un enfant à Zora, l'esclave de la Bégum (princesse)[103]. En tous les cas il a un enfant avec une bibi (maîtresse indigène), de basse extraction. Son fils ne peut, pour cette raison, jouer avec les deux enfants de Kirkpatrick et la Bégum[104]. Par contre sa relation avec une bibi ne choque pas Khair-un-Nissa. Kirkpatrick a comme tous les hommes musulmans un harem.

Russell et Khair-un-Nissa louent un immeuble à Chowringhee (quartier du centre de Calcutta où une rue porte le nom de son père). La princesse est une très riche héritière. Elle se déplace avec une amie, des membres de sa famille, de nombreux domestiques et esclaves.

Russell va à des dîners du Gouvernement de Calcutta, car il espère trouver ne plus être le secrétaire particulier du British Resident, Thomas Sydenham, qui détruit tout le travail accompli par Kirkpatrick et Russell.

L'amitié de Russell avec Khair-un-Nissa est un secret connu de tous à Calcutta, et le nouveau général en chef, Barlow, s’en inquiète. Quand le portrait de Khair est fait, en 1807, Henry s'empresse de dire qu'elle est mille fois plus belle que toutes les autres femmes. Comme un jeune homme amoureux, il met une copie de ce portrait en couverture de ses mémoires. Sa maison appartient à Russell et un immense portrait de ce jeune officier scandalise les invités. Il écrit à son frère Charles :

Tu dois la considérer comme une sœur aînée.

Néanmoins Russell est un homme très différent de James Kirkpatrick (1764 - 1805) et refuse de l'épouser. Russell demande à son frère Charles Russell d’annoncer à Khair-un-Nissa qu’il se marie avec Jane Casamajor (1789 - 1808), le 20 octobre 1808, à Madras.

Lorsque la nouvelle de la séduction de Khair-un-Nissa par Russell parvient à Hyderabad, elle est bannie et envoyée dans une ville côtière déchue où elle attend en vain que Russell la rejoigne.

Russell a d'autres projets et épouse en 1806 une jeune héritière britannique à Madras, Jane Casamajor, descendante des rois d'Espagne. Khair, le cœur brisé, sombre dans une grave dépression. La Begum Khair-un-Nissa ressent comme une trahison. La jeune femme songe au suicide. Russell ne va pratiquement plus parler d'elle dans ses nombreuses lettres[105].

Elle est autorisée à retourner à Hyderabad en 1813 pour y mourir, cette ville où elle a autrefois été si heureuse. Khair-un-Nissa et sa mère retournent à Hyderabad, mais il la fuit. Pourtant, durant l’été 1813, Lady Mary Hood, femme de l’amiral Samuel Hood, visite Hyderabad et demande à rencontrer quelques femmes de la ville d'Hyderabad de haut rang. Henry Russell, en tant que Lord Resident, demande à Khair-un-Nissa de venir à sa résidence. Il lui parle pour la première fois depuis cinq ans.

Mais la Begum meurt dans les mois qui suivent de chagrin. Le père du British Resident a interdit à ses fils d’épouser des indiennes. Cette attitude raciste va se généraliser chez les Britanniques après 1850.

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Contrairement à son ami Kirkpatrick Henry Russell n'est pas vraiment un Moghol blanc. Certes il s'habille à l'oriental, a le titre de Sabit Jung, mais il ne se marie pas avec une princesse musulmane et contribue à faire d'Hyderabad un protectorat britannique.

SON PREMIER MARIAGE (1808) Modifier

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Fort St. George, Madras.

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Mémorial de Jane Amelia Casamaijor, épouse de Sir Henry Russell II, à la cathédrale Sainte-Marie, Madras[106].

De ce fait, Henry est envoyé à Madras. Il y fait la connaissance de Jane, fille de James Henry Casamajor de Egmore (1760 - 1815) et d'Elizabeth Campbell of Invernell (1763 - 1839)[107]. Russell écrit avec sa modestie habituelle dans une lettre à son frère Charles qu'elle est la plus grande beauté de Madras et lui le meilleur parti[108].

James Henry Casamajor est écuyer. C'est un riche marchand qui est vice-président très écouté du Council (Conseil de Madras)[109]. Les Casamajors sont une famille d'origine espagnole. Ils possèdent des archives prouvant qu’ils sont des descendants de la maison royale de Castille et LeonVicissitudes of Fort St. George, David Leighton, BiblioBazaar, LLC, 2009, p. 222.. Établis à Bristol et dans les colonies, ils deviennent de riches négociants, des planteurs, ou des administrateurs [110].

Il se marie avec Jane Casamajor (1789-1808), le 20 octobre 1808, à Madras. Henry n'ose pas annoncer non plus à son père son mariage avec une jeune fille qui a une grand-mère malaise[111].

Sa jeune femme meurt de fièvres malignes dès le 29 décembre 1808. Henry fait exécuter en Angleterre un superbe monument à sa femme en 1809, par John Bacon Junior[112]. Il le place sur le mur sud de St. Mary's à Madras[113]. Il y fait graver une dédicace qui parle de son art de vivre et son ars moriendi (= l’art du décès, l’art de bien mourir).

Le chagrin du jeune marié est immense. En Angleterre, il passe son temps à écrire des poèmes à la mémoire de sa femme[114].

SON SECOND MARIAGE (1816) Modifier

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Portrait de Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1834, par George Richmond.

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Benoît Mottet de La Fontaine.

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Clotilde Mottet de La Fontaine écrit le manuscrit de Swallowfield and its owners.

La carrière de Russell doit beaucoup au gouverneur Wellesley, mais celui-ci est accusé d’avoir dilapidé l’argent anglais et celui de l’East India Company (Honorable Compagnie de l'Inde Orientale ou H.E.I.C.). Il doit rentrer en Grande-Bretagne, comme lui par la suite. Le marquis est marié à une très belle française, Hyacinthe-Gabrielle Roland. C’est peut-être elle qui va donner envie à John d’épouser une française, mais pas une comédienne.

Henry II Russell est riche. Il va revenir encore jeune en Angleterre avec £ 85.000, soit plus de 2.000.000 de francs-or de l'époque. Avec toutes ses dépenses ou presque de payées et £ 20.000 de revenus annuels, il n'a pas besoin de se faire verser des commissions comme le racontent des calomniateurs. D'ailleurs, les débats au sein de l'East India House. en 1825 et les archives d'Hyderabad démontrent que cette rumeur est totalement infondée [115].

Son successeur Charles Metcalfe affirme que Russell a été trompé par la banque Palmer et Cie., et il est le plus à même de connaître les faits. Metcalfe le 17 mars 1821, parle des emprunts fait à cette banque comme d'une nécessité et dit qu'ils peuvent aider à assurer la prospérité d'un pays et que les intérêts de la compagnie n'ont pas été concernés par les prêts destinés à moderniser l'état princier[116].

Outre sa solde énorme, Russell a une famille riche et il se marie avec des femmes qui ont des dots importantes.

En 1816, durant un congé de ses fonctions de British Resident de l'État princier autonome d'Hyderabad, Russell en profite pour se marier en Picardie, à Compiègne, avec Marie Clotilde Mottet de La Fontaine (1793 - 1872), membre de la très ancienne famille Mottet, le 13 novembre 1816. Il devient le gendre du Baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[117]. Selon William Dalrymple, Clotide chasse une Luft-un-Nissa, peut-être cousine de la Begum Khair[118].

Une partie des membres de cette famille Mottet vont se retrouver officiers au service du Nizam ou des Britanniques. Pondichéry n'est qu'une poussière d'empire.

Clotilde Mottet de La Fontaine est la belle-sœur du général John Doveton et de George Chaplin Holroyd[119][120][121][122].


Dès son arrivée à la Résidence, malgré son très jeune âge, la fille du gouverneur-baron Mottet de La Fontaine montre qu'elle est habituée à commander une nombreuse domesticité et tenir une maison. Elle décide de même surveiller la traite des bufflonnes. Mais les bufflons peu habituées à voir des blancs la chargent et l'obligent à se réfugier dans les cuisines.

Après la mort , sa veuve, selon Byways in Berkshire and the Cotswolds, devient très amie avec Mary Russell Mitford.

Clotilde Mottet de La Fontaine écrit le manuscrit de Swallowfield and its owners, que sa belle-fille Constance Lennox (1832 - 1925) va corriger et faire éditer.

SA DESCENDANCE Modifier

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Vitrail à l'église All Saints de Swallowfield placé en 1884 par George et ses trois sœurs en souvenir de leurs parents et de Charles, leur frère.

Henry II Russell et Clotilde Mottet de La Fontaine sont les parents de :


¤ Henry Russell naît le 9 juin 1819, à la Résidence britannique d'Hyderabad, ne se marie pas et décède le 20 janvier 1847 au Caire[123]. En septembre 1836, le célèbre peintre William Collins (1788 - 1847) quitte Londres pour le sud de l'Italie, où il reste jusqu'en 1838, avec sa famille, et donc Wilkie Collins (1824 - 1889). Les Russell de Swallowfield sont des nouveaux amis :

Mardi 23 janvier 1838. - Nous sommes allés avec nos compagnons d'hier, sir Henry Russell, Lady Russell et leur fils Henry, à Vietri. De là, dans un bateau, nous sommes allés jusqu'à Amalfi. Le lendemain, nous nous sommes rendus à la vallée des moulins, puis à Ravello, en revenant par Scala. L'ensemble de ce petit tour a été très impressionnant : je n'avais jamais vu de si beaux paysages auparavant: la Vallée des Moulins présente une image à chaque pas; les bâtiments pittoresques, les hauts rochers et les vieux châteaux en ruines sont des plus romantiques : la route de Ravello pleine de beauté et de grandeur.

Contrairement à ce qu'affirment un biographe, Henry Russell c'est Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) et pas son père. Lady Russell c'est son épouse, Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872). En 1838 la mère de Henry II Russell de Swallowfield est décédée depuis 25 ans et son père depuis 1836. Leur fils aîné, Henry (1819 - 1847) décède en 1847 au Caire.

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¤ Anne Russell est née le 21 septembre 1820 à la Résidence britannique d'Hyderabad, et décédée en 1902 à Swallowfield Park, où elle vit un temps selon un recensement avec son frère Charles Russell de Swallowfield. Anne ne se marie pas et décède à Swallowfield Park.

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¤ Mary Russell est née le 21 septembre 1820 à Sutton Park, Bedfordshire et décédée le 17 avril 1894 à Londres. Elle se marie avec un de ses cousins le 3 septembre 1856, le colonel Dawson Cornelius Greene of Slyne (1822 - 1897), écuyer, de Whittington Hall. À partir du 3 septembre 1856, son nom d'épouse devient Greene. Ils sont les parents du colonel-comte Henry Dawson Dawson-Greene (1862-1912)[124].

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Charles Russell1

Sir Charles Russell de Swallowfield (Inkermann, 5 novembre 1854).

¤ Charles 1826-1883 né à Southernhay House (mais baptisé à Swallowfield), ne se mari pas a hérite de la baronnie de Sir Henry en 1852 devenant le 3e baronnet. Récipiendaire précoce de la Croix de Victoria et politicien distingué, il ne s'est jamais marié

Article détaillé : Charles Russell de Swallowfield

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Ahr20

George Russell, juriste, homme d'affaires, député conservateur, 4e baronnet de Swallowfield.

¤ Article détaillé : George Russell de Swallowfield

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¤ Priscilla Russell (1830-1924) se marie le 25 avril 1865 avec George Brackenbury (1827-1895), diplomate et historien.

Descendance française et britannique de Louis Mottet de La Motte Modifier

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 Louis Mottet de La Motte (1651-1733)
 x (1683) Marguerite Herlaut (1667-1735), sœur de Nicolas-Jérôme Herlaut
 ¦ +-> Anne Mottet (1685 -1 765)
 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678 - 1727)
 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712 - 1786)
 ¦     ¦      x  (1741) Jean-Michel Chevotet (1698 - 1772)
 ¦     ¦+-> Anne Michelle Chevotet (1743 - 1807)
 ¦     ¦           x (1765) Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦           +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720 - 1804)             
 ¦         x  (1752) Jean Valade (1710 - 1787)
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 ¦+-> Antoinette Mottet (1686 - 1754)
 ¦      x Pierre II Moreau de Champlieu
 ¦
 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693 - 1768), baron        
       x (1723) Madeleine Coustant, fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    
       ¦+-> Madeleine Mottet (1724 - 1808).        
       ¦      x (1757) Louis Segoing, 
       ¦ +-> François Mottet (1728 - 1808)        
       ¦ +-> Louis Melchior Mottet (1735 - 1811)        
       ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735 - 1811)              
       ¦       ¦ +->  Agathe Mottet-de Rambaud
       ¦       ¦      x  (1785) Benoît de Rambaud (1750 - 1787)  
       ¦       ¦      ¦ +-> Auguste de Rambaud
       ¦
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine
              x (1787)  Marie Marguerite Villon de Fécamp 
              ¦ +-> Victorine Mottet de La Fontaine                
                   x (1808) John Doveton
              ¦
              ¦ +-> Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875)  
              ¦    x 1828 Georgia Fallowfield (1811 - 1881)   
              ¦
              ¦ +-> Clotilde Mottet de La Fontaine                
              ¦      x (1816) Henry II Russell de Swallowfield
              ¦      ¦ +->  Charles Russell de Swallowfield
              ¦      ¦
              ¦      ¦ +-> George Russell de Swallowfield
              ¦      ¦      x (1867) Contance Lennox
              ¦      ¦      +-> Marie Clothilde Russell
              ¦      ¦         x (1903) Arthur Ernest Guinness of Iveagh
              ¦      ¦         +-> Aileen Sibell Mary Guinness 
              ¦      ¦            x (1927) Brindsley Sheridan Bushe Plunket
              ¦      ¦            +-> Doon Aileen Plunket 
              ¦      ¦               x James Leveson-Gower, cousin de la Reine
              ¦ 
              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine                       
                      x  (1829) Élisabeth de Warren                        
                      ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine
                      ¦      x (1869) Prosper d’Épinay
                             +-> Marie Mauricia d’Épinay                       
                             +-> Georges d’Épinay.


Ahr22

Swallowfield Park.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  2. The Knights Hospitaller of the English Langue 1460-1565. Gregory O'Malley. OUP Oxford, 2005. ISBN 019925379X, 9780199253791.
  3. A Genealogical and Heraldic History of the Extinct and Dormant Baronetcies of England, Ireland, and Scotland, John Burke, Sir Bernard Burke, Édition 2, J.R. Smith, 1844. p.458.
  4. Studies in Peerage and Family History, John Horace Round, A. Constable, Limited, 1901. p.321.
  5. Burke's Genealogical and Heraldic History of the Peerage, Baronetage and Knightage, Burke's Peerage Limited, 1885. p. 1150.
  6. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  7. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  8. Swallowfield Park, Berkshire, By Margot Finn
  9. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  10. Princely States of India A-J
  11. https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.172822/2015.172822.Historical-And-Descriptive-Sketch-Of-His-Highness-The-Nizams-Dominions--vol-I_djvu.txt Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  12. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  13. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  14. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  15. DICTIONARY OF INDIAN BIOGRAPHY, By C. E. BUCKLAND, LONDON SWAN SONNENSCHEIN & CO., LIM 25 HIGH STREET BLOOMSBURY. 1906.
  16. The Knights Hospitaller of the English Langue 1460-1565. Gregory O'Malley. OUP Oxford, 2005. ISBN 019925379X, 9780199253791.
  17. A Genealogical and Heraldic History of the Extinct and Dormant Baronetcies of England, Ireland, and Scotland, John Burke, Sir Bernard Burke, Édition 2, J.R. Smith, 1844. p.458.
  18. A Genealogical and Heraldic History of the Extinct and Dormant Baronetcies of England, Ireland, and Scotland, John Burke, Sir Bernard Burke, Édition 2, J.R. Smith, 1844. p.458.
  19. Burke's Genealogical and Heraldic History of the Peerage, Baronetage and Knightage, Burke's Peerage Limited, 1885. p. 1150.
  20. ANNALS OF DOVER
  21. Marine, économie et société: Un exemple d'interaction : ravitaillement de la Royal Navy durant la guerre de sept ans, Volume 4 de Sciences, techniques et civilisations du Moyen Âge à l'aube des Lumières, Christian Buchet, Champion, 1999, p.135.
  22. From the Charter of Charles II
  23. All in due time: the collected essays and broadcast talks of Humphry House, Essay Index Reprint Series, Humphry House, Ayer Publishing, 1972, p.588.
  24. George Romney (1734-1802)
  25. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  26. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  27. Peter Wood, Vassal State in the Shadow of Empire, Pamer's Hderabad 1799-1867, Ph. D. University of Wisconsin-Madison, 1981, pp.106/107.
  28. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  29. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  30. [https://escholarship.org/content/qt6kh143zj/qt6kh143zj_noSplash_ea9c1ec0404ce4af4c58dd8e7d5c9401.pdf?t=od8qyt Palmer and Company: an Indian Banking Firm in Hyderabad State KAREN LEONARD, University of California]
  31. Swallowfield Park, Berkshire, By Margot Finn
  32. https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.172822/2015.172822.Historical-And-Descriptive-Sketch-Of-His-Highness-The-Nizams-Dominions--vol-I_djvu.txt Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  33. https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.172822/2015.172822.Historical-And-Descriptive-Sketch-Of-His-Highness-The-Nizams-Dominions--vol-I_djvu.txt Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  34. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  35. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  36. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  37. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  38. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  39. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  40. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  41. Nizam-British relations, 1724-1857, Sarojini Regani, Concept Publishing Company, 1988.
  42. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  43. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  44. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  45. Princely States of India A-J
  46. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  47. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  48. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  49. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  50. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  51. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  52. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  53. Vassal State in the Shadow of Empire: Palmer's Hyderabad, 1799-1867, Peter Wood, University of Wisconsin Madison, 1981.
  54. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  55. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  56. Swallowfield Park, Berkshire, By Margot Finn
  57. Charles Russell
  58. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  59. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  60. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  61. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  62. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  63. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  64. Weak ties in a tangled web, Relationships between the Political Residents of the English East India Company and their munshis, 1798-1818. University of Cambridge
  65. L'Inde anglaise en 1843-1844, Édouard de Warren, Kailash, 2e ed. 2005.
  66. Swallowfield Park, Berkshire, By Margot Finn
  67. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  68. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  69. Histoire de cf. Wilson de l'armée de Madras, vol. iv, p.129.
  70. Histoire de cf. Wilson de l'armée de Madras, vol. iv, p.129.
  71. Margot C. Finn, Université de Warwick, La politique familiale et l'échange de marchandises dans l'Inde britannique, c. 1780-1820.
  72. Histoire de cf. Wilson de l'armée de Madras, vol. iv, p.129.
  73. Charles Russell
  74. Charles Russell
  75. Chisholm, Hugh, ed. (1911). Hastings, Francis Rawdon-Hastings, 1st Marquess of. Encyclopædia Britannica. 13 (11th ed.). Cambridge University Press. pp. 53–55.
  76. Charles Russell
  77. Chisholm, Hugh, ed. (1911). Hastings, Francis Rawdon-Hastings, 1st Marquess of. Encyclopædia Britannica. 13 (11th ed.). Cambridge University Press. pp. 53–55.
  78. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  79. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  80. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  81. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  82. SOMERHILL HISTORY
  83. SWALLOWFIELD PARK CASE STUDY: THE RUSSELLS OF SWALLOWFIELD PARK
  84. SOMERHILL HISTORY
  85. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  86. [file:///C:/Users/Acer/Downloads/Arborfield%20&%20Newland%20VDS%20(1).pdf Arborfield & Newland Village Design Statement]
  87. [http://www.arborfieldhistory.org.uk/properties_new_farm.htm Arborfield Local History Society]
  88. Post office directory of Berkshire, Northamptonshire, Kelly's directories, ltd - 1847.
  89. Parishes: Arborfield, A History of the County of Berkshire: Volume 3 (1923), pp. 200-2030.
  90. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  91. L'Inde anglaise en 1843-1844, Édouard de Warren, Kailash, 2e ed. 2005.
  92. Swallowfield and its owners. Russell Constance Charlotte Elisa Lady. HardPress Publishing (24 juin 2013)
  93. Wilkie Collins: A Life of Sensation. Andrew Lycett - Hutchinson (12 septembre 2013).
  94. Wilkie Collins: A Life of Sensation. Andrew Lycett - Hutchinson (12 septembre 2013).
  95. Wilkie Collins: A Life of Sensation. Andrew Lycett - Hutchinson (12 septembre 2013).
  96. Swallowfield and its owners. Russell Constance Charlotte Elisa Lady. HardPress Publishing (24 juin 2013)
  97. La revue des deux mondes, 1857, p.618.
  98. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  99. Historical And Descriptive Sketch Of His Highness The Nizams Dominions
  100. Burke's Genealogical and Heraldic History of the Peerage and Baronetage of the British Empire (series 1938-), (Series. London: Shaw Publishing Co. and others, 1938- 101st edition, 1956.), FHL book 942 D22bup 1938, 1967, 1949. p. 1899.
  101. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  102. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  103. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  104. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  105. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  106. Marie Clotilde Mottet de La Fontaine 1794-1872
  107. Revue de Calcutta, décembre 1852.
  108. Gentleman's Magazine, Volume 160, F. Jefferies, 1837.
  109. Burke's Genealogical and Heraldic History of the Peerage and Baronetage of the British Empire (series 1938-), (Series. London: Shaw Publishing Co. and others, 1938- 101st edition, 1956.), FHL book 942 D22bup 1938, 1967, 1949. p. 1899.
  110. Descent of the family of Casamayorga, or Casamayor, from the royal houses of Castille and Leon, compiled from the archives of the College of arms at Madrid, 1871, Université d'Oxford.
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  112. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  113. Fort St. George, Madras; a short history of our first possession in India, Penny, F. E. (Fanny Emily), London, S. Sonnenschein 1900.
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  115. The Asiatic journal and monthly register for British and foreign India, China, and Australia, Volume 19, Parbury, Allen, and Co., 1825.
  116. The Asiatic journal and monthly register for British and foreign India, China, and Australia, Volume 19, Parbury, Allen, and Co., 1825.
  117. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  118. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
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  120. The Nizam, His History and Relations with the British Government, Henry George Briggs p. 24.
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  122. The Peerage, Baronetage, and Knightage, of Great Britain and Ireland, Including All the Titled..., Charles Roger Phipps Dod, p. 395.
  123. Burke's Genealogical and Heraldic History of the Peerage, Baronetage and Knightage, Burke's Peerage Limited, 1885. p.960.
  124. Charles Mosley, Burke's Peerage, Baronetage & Knightage, 107th edition, 3 volumes (Wilmington, Delaware, U.S.A.: Burke's Peerage (Genealogical Books) Ltd, 2003), volume 2, page 2327.


Bibliographie Modifier

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  • Guy de Rambaud, Maison des Mottet (manuscrit)
  • Guy de Rambaud, Pour l’amour du Dauphin, Anovi
  • Chandernagor, Pondichéry...
  • THE RUSSELL OF SWALLOWFIELD ARCHIVES
  • Michel Rougé, La France en Inde, Histoire d'une famille française (manuscrit)
  • William Dalrymple, Le Moghol blanc.
  • Dictionnaire généalogique et armorial de l'Inde française.
  • M. Rougé : Evocation de l'Inde d'autrefois : A propos de la tombe d'Edouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan, Le pays de Dinan, Année 1995, Tome XV
  • Warren, Comte Édouard de, L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Paris, Hachette et Cie, 1858, 2 vol. ou réédition par kailash en 1994.
  • Michel Rougé, La France en Inde, Histoire d'une famille française (manuscrit)

Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Longmans, Green, and co., 1901

  • Three generations of fascinating women and other sketches from family history, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Longmans, Green, 1904.
  • Dictionnaire généalogique et armorial de l'Inde française.
  • M. Rougé : Évocation de l'Inde d'autrefois : A propos de la tombe d'Édouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan, Le pays de Dinan, Année 1995, Tome XV
  • Warren, Comte Édouard de, L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Paris, Hachette et Cie, 1858, 2 vol. ou réédition par kailash en 1994.
  • Papers of the Russell Family of Swallowfield, Berkshire (Université d'Oxford), Sir Henry Russell II, Bart (1783 - 1852).
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