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                            Guillaume Mottet

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Mouttet/Mottet c'est le même patronyme provençal, nous dit Mistral. Les deux blasons de L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable ... correspondent plutôt à des branches qui ne vivent pas dans les mêmes lieux, mais on retrouve des Mottet et Mouttet à Arles, Tarascon, Toulon, Marseille et même à Mantes ou Paris.

Guillaume Mottet - ou Guilhem Mouttet - est né après le mariage de ses parents par contrat du 20 juin 1544 chez un notaire des Baux-de-Provence, donc certainement vers 1545 à Tarascon. Il décède après le 17 mai 1605, probablement à Tarascon[1].


Guillaume Mottet est un Mottet, de la branche des Mottet de Tarascon. Son oncle est la tige des Mottet de Molières.


Article détaillé : Maison Mottet

Article détaillé : Mottet de Tarascon

Article détaillé : Mottet de Molières

Guillaume Mottet est escuyer, fils de noble Jean Mottet et de la demoiselle de Grille, d'une famille qui compte de nombreux consuls d'Arles ou de Tarascon, et des chevaliers ou commandeurs de Malte, parmi ses membres ou dans les familles alliées. Guillaume Mottet se marie avec demoiselle Pierrette de Gras, du 17 janvier 1573, signé Bret, notaire à Tarascon[2].

Guillaume de Mouttet est qualifié écuyer et gentilhomme servant de la reine mère, du 24 septembre 1580[3]. Guillaume de Mottet est gendarme d'une compagnie carciste, du 2 mars 1582[4].Mais Guillaume n'est plus un partisan de la Ligue. Il est en 1590 premier consul de Tarascon et repousse les ligueurs avec les habitants de la ville, des réfugiés, et des troupes d'Henri IV.

En 1591, le Conseil délibère de faire une trêve avec les ennemis pour procéder aux semailles. La ville ne pouvant subvenir aux grandes dépenses : logement des gens de guerre, réparations aux fortifications, députe auprès du Roi les sieurs de Mottet et de la Grange pour obtenir des soulagements[5].

Le Comte de Boulainvilliers remarque que la famille noble de Tarascon Motet y subsistoit dès l'année 1287[6].

LES GUERRES DE RELIGION (1532 - 1598)[modifier | modifier le wikicode]

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Gentilhomme servant de la Reine (1580)[modifier | modifier le wikicode]

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Guillaume Mottet est gentilhomme servant de Catherine de Médicis en 1580[7].

Catherine de Médicis dans son oratoire. Émail du XVIe siècle. (Musée de Cluny, Paris.).

En 1563, les États de Provence, dans le but d'éviter une profanation veulent transférer les reliques de Sainte-Marthe à Marseille du fait des guerres de religion. Par délibérations des 25 et 30 mars, le Conseil municipal déclare fermement qu'il ne lui sera jamais ravi[8]. Au début des des guerres de religion Guillaume Mottet a 17 ans. Comme on retrouve les Mottet d'Île-de-France alliés à des familles de ligueurs et les Mottet de Molières commandeurs de Malte il doit déjà être officier dans le camp catholique.

Le grand tour de France est le voyage que Catherine de Médicis fait entreprendre au roi Charles IX à travers la France pour lui faire découvrir son royaume, qui vient d'être ravagé par la première guerre de religion. Du 7 au 11 décembre 1564, Charles IX séjourne à Tarascon avec toute sa cour (15.000 personnes). On lui réserve une magnifique réception : arc de triomphe en buis, rues sablées sur le passage du Roi, jusqu'à l'église Sainte-Marthe[9].

Guillaume Mottet se marie avec demoiselle Pierrette de Gras, du 17 janvier 1573, signé Bret, notaire à Tarascon[10].

Au niveau de la branche des du Mottet de Séchilienne le représentant le plus distingué est Charles du Mottet, Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, négociateur de Catherine de Médicis et député de la noblesse aux États généraux de Blois en 1576[11].

On a Sentence du lieutenant d'Arles, en laquelle Guillaume de Mouttet est qualifié écuyer et gentilhomme servant de la reine mère et demande délivratoire, attendu sa noblesse, du 24 septembre 1580[12].

Des Lettres patentes de la reine, mère du roi, par lesquelles elle retient un de ses gentilshommes servants le sr Guillaume Mouttet, en considération de ses services, du 10 janvier 1580, signées Catherine et, plus bas, par la reine mère du roi, Chantereau, dument scellées de son cachet, au dos desquelles est l'acte de serment presté par ledit sieur de Mouttet, dudit jour 21 janvier audit an, avec un Certificat du sr de St Martin, maitre d'hôtel ordinaire de la reine mère, comme le sieur de Mouttet est un de ses gentilshommes servants, du 15 décembre 1581[13].

Gentilhomme servant se dit des officiers nobles qui servent par quartier à la table royale.

Gendarme du sieur comte de Carces (1582)[modifier | modifier le wikicode]

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Prise du château de Trans le 23 mai 1579.

Le maréchal de Damville, Duc de Montmorency et gouverneur de Languedoc.

Le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, est était à la tête des catholiques les Carcistes. Les deux camps ennemis ravagent la Provence. Le Parlement d'Aix condamne d'abord la conduite des carcistes. Un certifficat du trézorier de la compagnie d'hommes d'armes du sieur comte de Carces, précise que Guillaume de Mottet est gendarme de sa dite compagnie et couché sur le rolle du roy et payé de son estât et solde, hors des monstres, du 2 mars 1582[14]. La famille de l'oncle de Guillaume de Mottet, Mathurin, est alliée aux Pontevès

Un autre document d’archive le concernant est un passeport du roy en faveur de capitaine Mottet, gentilhomme ordinaire servant de la reyne mère, du dernier décembre 1582[15].

On a une lettre missive du roy au sieur de Mottet, au bas de laquelle est escript de sa main : assurés vous tousjours de mon amitié, je vous prie, du dernier juillet 1584[16].

Le 7 mars 1586, le maréchal de Damville, Duc de Montmorency et gouverneur de Languedoc, veut s'emparer de Tarascon, usant de surprise et d'escalade. Mais rencontrant une vive résistance, il y renonce et se contente de bombarder le château[17].

On a le testament de noble Jean Mottet le vieux, par lequel il institue noble Guilhem, son fils, du 9 juillet 1587, signé Passemard, notaire[18].

Le Comte de Carces attaque en 1589, sous les murs de la ville, d'Estampes et ses hommes, qui n'avaient pas été reçus à Tarascon parce qu'ils se sont déclarés contre le Roi. D'Estampes et ses soldats sont pris entre les murailles et l'armée de Carces. Il s'ensuit une affaire sanglante et de nombreux morts. Montmorency, instruit de la défaite de ses troupes, s'empare du passage de Tarascon.

Premier consul de Tarascon (1591)[modifier | modifier le wikicode]

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Mouttet/Mottet (Tarascon) Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise.

Guillaume n'est plus un partisan de la Ligue. IL est en 1590 premier consul de Tarascon. Le Duc de Savoie, chef des Ligueurs en Provence, envoie l'un de ses lieutenants, le Comte de Castellane d'Ampus, pour s'emparer de la ville alors que certains habitants sont de connivence avec eux. Le roi Henry sait cela et s'empresse dès qu'il le peut d'alerter les consuls. 1.200 mousquetaires occupent tours et remparts, grenadiers et cuirassiers sont cachés dans le ravelin. Sans méfiance, d'Ampus, à la tête de ses troupes se précipite sur la place qu'il croit déjà tenir, mais il y trouve une défaite complète. La ville récompense Henry en lui remettant 500 écus d'or. La même année, Tarascon se prononce pour Henri IV contre le Duc d'Epernon[19].

En 1591, le Conseil délibère de faire une trêve avec les ennemis pour procéder aux semailles. La ville ne pouvant subvenir aux grandes dépenses : logement des gens de guerre, réparations aux fortifications, députe auprès du Roi les sieurs de Mottet et de la Grange pour obtenir des soulagements[20].

En 1592, c'est la trêve entre les délégués de Montpellier, Nîmes et Uzès en Languedoc, les villes de Tarascon et des Baux, d'une part, et le baron de Crozes pour et au nom de toutes les villes et lieux de la viguerie de Tarascon, d'autre part; les articles ont pour but d'empêcher que les paysans et les bestiaux soient enlevés aux travaux des champs, les ecclésiastiques, les femmes et les enfants soient emmenés comme prisonniers en otages, les denrées pillées pendant leur transport, etc... La dite trêve d'une durée de deux ans, signée en vertu des pouvoirs donnés au dit baron par la Cour de Parlement séant à Sisteron et par le Duc de Savoie, est passée au logis de Saint-Gabriel les Tarascon le 13 mars 1592, homologuée par arrêt du 6 mai suivant[21].

Le château de Tarascon et l'église Sainte-Marthe.


MARIAGE ET DESCENDANCE[modifier | modifier le wikicode]

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Mariage (1573)[modifier | modifier le wikicode]

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Blason des Gras de Tarascon.

Les Mottet et la succession des Lieutaud/Leotaud de Tarascon.

On a le mariage de Guilhen Mouttet, écuyer, fils de noble Jean et de ladite demoiselle de Grille, avec demoiselle Pierrette de Gras, du 17 janvier 1573, signé Bret, notaire[22][23].

Les Gras sont une famille originaire de Messine, descendante de Philipin Grassi. Son fils, Gédéon Grassi se marie avec Adélaïde d'Albrony. Ils sont les parents de Noble Geofroy Grassi, ou Gras, qui suit en Provence le Roi de Sicíle, au service duquel il s'étoit attaché. Geofroy Grassi, ou Gras, se marie, å Orange, avec Elisabeth de Vinceneo ou de Vincent, en 1361.

Pierrette de Gras est fille de François de Gras (1505 - 1580), d’une famille originaire d'Orange, où Jean Gras est premier consul en 1421 et Jacques en 1428. Cette famille va donner des chevaliers de Malte, des officiers généraux de terre et de mer. Armes :

Tiercé en bande; au 1er d'or ; au 2e d'argent, à trois aiglettes essorantes de sable, becquées, membrées et couronnées d'or, la tête contournée; au 3e de gueules.

On a le testament du 15 avril de l'année 1587 de Trophime de Lieutaud, de la Ville de Tarascon qui fait héritière Demoiselle de Lieutaud, sa sœur, & luy substitua Guillaume de Moutet son oncle, & à son décès ses enfans. Le 17 May de l'année 1605. l'heritiere grevée de rendre vendit quelques terres incultes et infertiles dans les marais d'Arles, en presence, et du consentement de Guillaume de Moutet substitué, lequel se départit, tant pour luy que pour les siens, de tous les droits de substitution & succession qu'il y pourrait prétendre.

Descendance[modifier | modifier le wikicode]

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Les descendants de Guillaume Mottet dans L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable ..., Volume 2, Robert de Briançon.

Guilhen Mottet, écuyer, et la demoiselle Pierrette de Gras sont les parents de :

François de Mottet (après 1573 - 1660) marié le 6 septembre 1611, avec Isabeau de Guibert (après 1688 - 1671), fille de Pélegrin de Guibert et demoiselle Françoise d'Albenas. Il ont de ce mariage :

Nicolas et Charles de Mottet, qui sont maintenus dans leur noblesse le 17 septembre 1661. Nicolas (1612 - 1675) se marie le 16 août 1640 à Tarascon (Sainte-Marthe) avec Marguerite de Mulet.


Article détaillé : François de Mottet


François de Mottet (1575 - 1660), son fils, se bat dans les Flandres pendant la Guerre franco-espagnole (1635 - 1659).

NOTES ET RÉFÉRENCES[modifier | modifier le wikicode]

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  1. Arrests notables de la cour du parlement de Provence, Hyacinthe Boniface, 1708.
  2. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  3. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  4. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  5. Tarascon
  6. Etat de la France, dans lequel on voit tout ce qui regarde le gouvernement ecclesiastique, le militaire,... Extrait des Mémoires dressés par les intendans du Royaume, par ordre du Roi Louis XIV... Avec des Mémoires Historiques sur l'ancien gouvernement de cette Monarchie jusqu'à Hugues Capet …, Volume 8, Comte de Boulainvilliers, chez T. Wood & S. Palmer, 1752.
  7. L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille par M. l'abbé Robert de Briançon, Volume 2, chez Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693.
  8. Tarascon
  9. Tarascon
  10. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  11. Volume 2 de Le Vieux Grenoble, ses pierres et son âme, Roissard, 1968.
  12. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  13. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  14. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  15. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  16. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  17. Tarascon
  18. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  19. Tarascon
  20. Tarascon
  21. Tarascon
  22. Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669). T. I / Du Roure, Scipion (1858-1924). Bergerac 1923.
  23. L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille par M. l'abbé Robert de Briançon, Volume 2, chez Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693.
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