Wiki Guy de Rambaud
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                             François de Mottet 

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François de Mottet est capitaine au Régiment Catalan-Mazarin en 1657.

Territoire sous règne français et conquêtes de 1552 à 1798.

François de Mottet est né vers 1590 à Tarascon et décédé après 1660.


François de Mottet est le fils de Guillaume Mottet est un Mottet, de la branche des Mottet de Tarascon. Son grand-oncle est la tige de ses cousins Mottet de Molières.


Article détaillé : Maison Mottet

Article détaillé : Mottet de Tarascon

Article détaillé : Mottet de Molières

Article détaillé :Guillaume Mottet


François de Mottet est Premier consul de Tarascon et député de la Provence en 1657. Il va à la Cour, car il y a trop de gens de guerre dans dans cette province[1]. Lui et François de Cormis, l'autre député, syndic des communautés de Provence, n'obtiennent que des réformettes.

François de Mottet part dans le Roussillon. Il est capitaine au Régiment Catalan-Mazarin en 1657. François de Mottet passe la fin de l’année 1657 à Perpignan, et en 1658 il est appelé à l’armée de Flandre. Il prend part aux opérations du siège de Gravelines et est ensuite mis en garnison à Audenarde, où il reste jusqu’à la remise de cette place aux Espagnols. guerre de succession d'Espagne. Le 7 novembre 1659 le traité des Pyrénées est enfin signé. Louis XIV annexe le Roussillon et la Cerdagne, récupère l'Artois et reçoit quelques villes en Flandre, Hainaut, au Luxembourg et dans l'évêché de Liège.

Nous avons aussi un passeport et congé du comte d'Harcourt, en faveur d'un certain Mottet, certainement un de ses fils, enseigne d'une compagnie au régiment de Roussillon, du 29 novembre 1659.

François de Mottet et son fils reviennent certainement début 1660 à Tarascon.

François de Mottet (1590 - 1660) se bat dans les Flandres pendant la Guerre franco-espagnole (1635 - 1659).

CAPITAINE, PREMIER CONSUL, DEPUTE[]

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Premier consul de Tarascon et député de Provence en 1656/1657[]

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Premier consul de Tarascon et député de Provence en 1657[2].

Le Roi dans son Conseil, arbitre.

François de Mottet est Premier consul de Tarascon en 1657[3].

Comme il y a, en Provence, en 1576, un ...

... grand nombre de gens de guerre qui estoient entrez en la Prouince, & les grands desordres qu'ils commençoient déja d'y commetre, firent que l'Assemblée accorda promptement au Roy, & sans grande concertation pour leur quartier d'hyuer, vne somme assez considerable ; à la charge qu'il pleût à sa Majesté de faire sortir ces gens de guerre, de la Prouince, & de reuoquer l'Edit du mois de Decembre de l'an 1655porcant augmentation du droit de presentation aux Greffes, tant de la Cour de Parlement, que des Senéchaussées de la Province; établissement des Greffiers Enregistrateurs des Sentences Arbitrales, Testamens, Codicilles, Donations & autres actes, portant fideicommis & substitution des Contrats ausquels il peut écheoir droit de retention feodal ou lignager ; creation des Offices de Comimffaires & Greffiers des Inuentaires en toutes les villes & lieux de la Province, où il n'y a point de Conseillers, & Procureurs du Roy, auprés des luges Royaux & Viguiers : comme aussi de reuoquer toutes autres nouueautez prejudiciables à la même Prouince. Les ficurs de Cormis Syndic des Communautez, & Mottet Consul de Tarascon, furent depurez en Cour, pour faire sçauoir au Conseil du Roy, la resolution de l'Asemblée, & poursuiure l'effet de ses demandes; Mais ne voyant point d'apparence de pouuoir obtenir ce qu'ils demandoient au soulagement de la Prouince ...[4] transige avec le roi et accepte de réformettes. Le 16 mars 1657, les sieurs de Cormis et Mottet reviennent de la Cour. Ils rendent compte de leur mission et font savoir qu'ils ont obtenu des arrêts. MM. de Cormis et de Mottet sont députés auprès du Roi pour lui adresser les demandes du Parlement de Provence[5].

François de Cormis est un avocat distingué, et consistorial, au parlement d’Aix, juriste, professeur de droit à l’université d’Aix de 1680 à 1734, syndic des communautés de Provence, maintenu noble par jugement du 21 novembre 1668...

François de Mottet va dans le Roussillon, puis en Flandre, pour en finir avec la guerre de succession d'Espagne début 1657.

Capitaine (1657/1658)[]

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Uniforme d'un capitaine du régiment Royal-Roussillon.

Oudenaarde Plan en relief.

On est du temps des interminables guerres de Louis XIV. François de Mottet est capitaine au Régiment Catalan-Mazarin en 1657, où son fils est enseigne. François de Mottet est certainement officier dans d'autres régiments. Le grade de capitaine est obtenu à la fin se sa carrière par un noble.

Ce régiment auquel font partie le capitaine Mottet et son fils appartient au cardinal Mazarin, qui l’a fait lever en Roussillon et Catalogne par commission du 25 mai 1657. A son origine il est fort de 3.000 hommes et porte le nom de Catalan-Mazarin.

François de Mottet passe l’année 1657 à Perpignan, où il est formé, et en 1658 il est appelé à l’armée de Flandre. Le 14 juin, bataille des dunes. Le 24 juin, Dunkerque capitule devant Turenne. Le 1er juillet, c’est au tour de Bergues de capituler. Défaite des Espagnols. Louis XIV entre dans Dunkerque. Dunkerque n’a plus que 4.000 habitants. Durant la journée du 25 juin, les habitants de Dunkerque ont changé 3 fois de nationalité (Espagnol au matin, Français à midi et Anglais le soir). La ville restera sous la domination anglaise jusqu’en 1662. Le 27 août, reprise de Gravelines par les Français[6].

François de Mottet prend part aux opérations du siège de Gravelines par le maréchal de La Ferté en août 1658 et est ensuite mis en garnison à Audenarde, où il reste jusqu’à la remise de cette place aux Espagnols, à la fin de l'année 1658.

Nous avons aussi un passeport et congé du comte d'Harcourt, en faveur d'un certain Mottet, certainement un de ses fils, enseigne d'une compagnie au régiment de Roussillon, du 29 novembre 1659.

François de Mottet et son fils reviennent certainement début 1660 à Tarascon.

Siège de Gravelines (1658).

MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Mariage (1573)[]

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Blason des Guibert.

Guibert de Nogent (1053 - vers 1125) est abbé de Nogent-sous-Coucy, en Picardie en 1104.

Nicolas de Guibert est nommé gouverneur des Baux, par commission du parlement de Provence de l'an 1504 et reçu à Malte.

Pélegrin de Guibert, le père d'Isabeau vient le premier s'établir à Beaucaire.

François de Mottet, escuyer, fils de noble Guilhem, se marie avec demoiselle Isabeau de Guibert (1590 - 1671), par contrat du 26 septembre 1611, signé Contaud notaire de Tarascon[7].

Isabeau de Guibert (1590 - 1671) est de l'une des familles reçues à Malte et des plus anciennes de la province de Languedoc, où elle florissait dès la fin du onzième siècle. Elle a possédé pendant longtemps la terre de Cabrières, située au diocèse de Nismes, et celle de la Rostide, dont elle porte encore le surnom de nos jours[8]. Elle est en partie originaire de la province de Touraine et porte :

D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, accompagné de 3 étoiles du mesme, 2 & 1[9].

Que d'origines partout en France !!!

Béatrix, femme du seigneur de Guibert, est nommée dans une charte de Raymond de Saint-Gilles, en faveur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille de l'an 1094[10][11].

Mais, Guibert de Nogent (1053 - vers 1125), est né au château de sa famille, voisin de Catenoy, dans le diocèse de Beauvais. Il est issu de la noblesse baroniale picarde[12], probablement une branche cadette des comtes de Clermont[13]. En 1104, il est élu abbé de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy, qui n'est pas en Touraine. Il est un des principaux chroniqueurs de la première croisade qu'il raconte dans ses Gesta Dei per Francos. Il est mort vers 1125[14].

Néanmoins les Guibert sont cités dans des documents de la famille Pracomtal aux siècles suivants. Néanmoins ils vivent en partie en Touraine.

Nicolas de Guibert, né à Tours, l'an 1460, s'établit à Tarascon, en Provence, vers la fin du quinzième siècle. Très catholique on le retrouve en 1501 commissaire du Roi, en Provence, pour l'expulsion des Juifs de cette contrée. Le 26 septembre 1501, deux mois en somme après l'ultime édit d'expulsion, s'opère ensuite la cession des synagogue et cimetière juif de Tarascon en faveur de Nicolas Guibert, commissaire du Trésorier de la ville, pour 70 florins... Nicolas de Guibert est nommé gouverneur des Baux, par commission du parlement de Provence de l'an 1504 et reçu à Malte. Il épouse en 1507, demoiselle Jeanne de Pontevès.

Son descendant, Pélegrin de Guibert, chevalier, vient le premier s'établir à Beaucaire, et se marie, le 24 avril 1588, avec demoiselle Françoise d'Albenas, fille de messire Pierre d'Albenas, seigneur de Gayant, qui porte :

de gueules, au demi-vol d'argent.

Il teste le 14 décembre 1605, et laisse Isabeau et Bernard de Guibert de la Rostide, reçu chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, au grand prieuré de Saint-Gilles, en 1611.

Descendance[]

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Enseigne et sergent d'un régiment d'infanterie.

François de Mottet, escuyer, et demoiselle Isabeau de Guibert (1590 - 1671) ont de ce mariage : Nicolas & Charles de Mottet, qui sont maintenus dans leur Noblesse le 17 septembre 1661. Nicolas étoit marié depuis l'an 1640 avec Marguerite de Mulet[15], plus précisément du 16 août 1640, signé Saunier, notaire.

On a une donation faite par François de Mottet en faveur de noble Charles, son fils, du 29 octobre 1646.

Nous avons aussi un passeport et congé du comte d'Harcourt, en faveur dudit Mottet, enseigne d'une compagnie au régiment de Roussillon, du 29 novembre 1659.

Que sont devenus Nicolas et Charles de Mottet après 1661 ? Gentilshommes ou roturiers, ceux qui servent sous les drapeaux sont des hommes d'armes, dispensés de l'impôt, mais à la condition de donner leur sang pour le pays, comme l'écrit d'Hozier. Normalement pour les uns et pour les autres la guerre est un brevet de gloire et de noblesse qui pour les nobles perpétuent l'illustration de leur nom. Les guerres incessantes de Louis XIV font que beaucoup de nobles - comme de roturiers - y sont morts marquant la fin de bien des familles de la Noblesse et ne donnant pas naissance à de nouvelles[16].

Le château de Tarascon et l'église Sainte-Marthe.


NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. L'histoire chronologique de Prouence. Tome second. Depuis l'etablissement de son comté, iusques aujourd'huy, sous ses premiers comtes originaires de Prouence: & sous ses autres comtes Catalans, Augeuins, & de rois de France. Honoré Bouche, David, Charles, Carmelitani : Biblioteca Torino, Charles David imprimeur du Roy, du Clergé, & de la Ville, 1664.
  2. L'histoire chronologique de Prouence. Tome second. Depuis l'etablissement de son comté, iusques aujourd'huy, sous ses premiers comtes originaires de Prouence: & sous ses autres comtes Catalans, Augeuins, & de rois de France. Honoré Bouche, David, Charles, Carmelitani : Biblioteca Torino, Charles David imprimeur du Roy, du Clergé, & de la Ville, 1664.
  3. L'histoire chronologique de Prouence. Tome second. Depuis l'etablissement de son comté, iusques aujourd'huy, sous ses premiers comtes originaires de Prouence: & sous ses autres comtes Catalans, Augeuins, & de rois de France. Honoré Bouche, David, Charles, Carmelitani : Biblioteca Torino, Charles David imprimeur du Roy, du Clergé, & de la Ville, 1664.
  4. L'histoire chronologique de Prouence. Tome second. Depuis l'etablissement de son comté, iusques aujourd'huy, sous ses premiers comtes originaires de Prouence: & sous ses autres comtes Catalans, Augeuins, & de rois de France. Honoré Bouche, David, Charles, Carmelitani : Biblioteca Torino, Charles David imprimeur du Roy, du Clergé, & de la Ville, 1664.
  5. Collection des inventaires sommaires des archives départementales ... Bouches-du-Rhône, France. Ministère de l'intérieur, Ministère de l'intérieur. Typ. et lith. Cayer et ce., 1884.
  6. Sous les rois d’Espagne (1556-1658). D. DRAPIE.
  7. L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille par M. l'abbé R. de B., Robert de Briançon. Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693.
  8. Nobiliaire Universel De France, M. De Saint-Allais, 1818.
  9. Nobiliaire Universel De France, M. De Saint-Allais, 1818.
  10. Bouche,Hist. de Provence, tome II, p. 1054.
  11. Nobiliaire Universel De France, M. De Saint-Allais, 1818.
  12. Georges Grente (dir.), Dictionnaire des lettres françaises, tome 1, Le Moyen Âge, Paris, Fayard, 1958, p. 588.
  13. Crysogonous Waddell, Guibert of Nogent, dans Joseph Reese Strayer (éd.), Dictionary of the Middle Ages, vol. 5, New York, Charles Scribner's Sons, 1985, ISBN 9780684170220.
  14. Jacques Chaurand, Cahiers de Civilisation médiévale - La conception de l'histoire de Guibert de Nogent (1053-1124), tome 8, 1965, p. 381-395.
  15. L'Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille par M. l'abbé R. de B., Robert de Briançon. Pierre Auboin, Pierre Emery, Charles Clousier, 1693.
  16. L'Impôt du sang, ou la Noblesse de France sur les champs de bataille, Jean-François-Louis d'Hozier, Cabinet historique, 1874.
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