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brouillon


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Compiègne au XVIIIe siècle.

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Pendant la Révolution les Carmélites de Compiègne sont guillotinées.

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Hôtel de ville de Compiègne.

François Mottet est né au château de Compiègne, et baptisé le 17 janvier 1728, paroisse Saint Antoine. Il est décédé le 1er mars 1808 à Compiègne.

François Mottet est le fils de Nicolas Mottet de La Motte, Baron Fieffé de l'Abbaye Royale de Saint-Corneille[1]. François Mottet est un membre de la Famille Mottet (XIIe-XXIe siècle.).

François Mottet est présent au décès de son père, le baron de La Motte, en 1768, et au décès de sa mère, le 17 août 1771, à Compiègne, et nommé dans différents actes en tant que bourgeois.

Jacques Bernet, universitaire, spécialiste de cette période à Compiègne, nous dit que François Mottet est deuxième échevin de la ville en 1789.

Cette Quel est l'état de sa fortune ? Les Mottet ont été ruinés par le système de Law, voisin des Herlaut, place Louis le Grand à Paris, et par une amende de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois et son père a 10 enfants.

Premier Échevin municipal de 1787 à 1790. La municipalité avant 89 demande au roi « la protection du commerce. » Les émeutes ne commencent qu’en 1789 du fait de la cherté du pain. Ce sont des nobles et des bourgeois qui sont échevins de la ville jusqu’en 1792. La participation de ce Mottet n’a donc rien de surprenante. Il va s'adapter - comme beaucoup - aux régimes successifs. François Mottet est membre de la Société Populaire dès le 28 février 1791. Celle-ci est envahie par des personnes suspectes, selon quelques excités parisiens. Des anciens nobles et des prêtres jureurs sont présents dans les autres sociétés populaires en province. D’après, s’il est membre « des Amis de la Constitution puis Société populaire de Compiègne - le club des Jacobins du lieu, en activité de février 1791 à mars 1792, puis de septembre 1792 Son parrain est François Seroux de Venette, lieutenant colonel d'infanterie, chevalier de Saint Louis, commandant pour le roi à La Bussière et sur l'étendue de la Sambre, marié par contrat du 28 février 1702 avec Marie Madeleine de Crouy. La Chenaye-Desbois écrit que le fils de ce Seroux et de cette Crouy se mariera par contrat signé de la famille royale. Sa marraine est Antoinette Mottet (1686 - 1754), sa tante, propriétaire entre autre de l'hôtel des Rats.

Présent au décès de sa mère le 17 août 1771 à Compiègne, au décès de son père en 1768 "bourgeois de Compiègne".

D'après acte notarié, Poulletier, Compiègne, 29 juin 1775. (B.M. Compiègne Ms S.H.C 35, Bail à rente pour la construction d'un moulin à Margny lez Compiègne en faveur de Charles Baton, meunier de Monchy Humières etc..).

D'après J. Bernet (secrétaire de la Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, maître de conférences en histoire moderne à l'université de Valenciennes), il y a un François Mottet, qui est « échevin municipal de 1787 à 1790, lieutenant du maire De Crouy en sept. 1789, officier municipal de Compiègne en 1791-93, administrateur en l'an II puis président en nivôse an III du district. II tient alors un rôle de premier plan particulièrement pendant la crise frumentaire de l'automne hiver 1794-95. Un parcours politique et administratif typique d'un engagement révolutionnaire local en la période."

F Mottet est 1er échevin municipal de 1787 à 1790 et dès sept 1789, lieutenant du maire de Crouy

Son parcours va jusqu'à Président du district de Compiègne en nivôse an III et membre de la Société Populaire.


Bulletin de la Societé historique de Compiegne Par Société historique de Compiègne 19.25.72.

chargé de contrôler la quantité de bleds en possession

SA FAMILLE Modifier

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Mottet benoit

Un de ses frères : Benoît Mottet de La Fontaine, baron, commissaire-ordonnateur des établissements français de l'Inde.

Agathe de Rambaud jeune

Sa nièce : Agathe Mottet-de Rambaud.

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La chapelle des Mottet.

Benoît est le fils de Nicolas Mottet de La Motte (ou Claude Nicolas de Motte), né le 29 mars 1693, à Paris, dans le Ier arrondissement. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois.

Le baron Nicolas Mottet est un membre de la famille Mottet. Il est le fils du prévôt Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et de Marguerite Herlaut, nièce du financier Herlaut.

Nicolas Mottet de La Motte se marie avec Madeleine Coustant le 6 avril 1723. Elle est la fille de Charles Coustant de Belle-Assise. Les Coustant sont une famille fort ancienne descendant d'un frère de Guillaume d'Ercuis, Aumônier du roi Philippe III de France (1245 - 1285), dit Philippe le Hardi. C'est le précepteur et familier du futur roi Philippe le Bel (1268 - 1314)[2].

Nicolas a un procès avec le Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons et le roi. Il est en partie ruiné.

Nicolas Mottet de La Motte, est officier dans les venneries du roy, en forêt de Compiègne, en 1758. A Compiègne, loge dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne. Il est aussi avocat au Parlement de Paris et Intéressé dans les affaires du Roi.

Comme le comte de Toulouse, bastard de Louis XIV, est aussi secrétaire à la marine, deux des dix enfants de Nicolas Mottet de La Motte vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine.

Son père est l’un des huit Pairs & Barons Fieffés de l'Abbaye Royale de Saint-Corneille[3]. Son père est seigneur des fiefs de La Fontaine, Donneval, de La Motte (à Orrouy, pas très loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne. Il termine les travaux de son château de La Motte au début du XVIIIe siècle avec les matériaux de l'ancien manoir de Donneval.

Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet est un de ses frères et Agathe Mottet-de Rambaud, sa nièce. François Mottet (1728 - 1808), Lieutenant du maire de Compiègne (1789), Président en nivôse an III du district de Compiègne en est un autre.

Benoît Mottet de La Fontaine est fait comte, par Louis XVI, juste avant la nuit du 4 août, ce qui fait que ses descendants ne pourront fournir les preuves de ce titre de noblesse. Benoît fait fabriquer un cachet avec une couronne de comte, et nous retrouvons aussi ce symbole sur le caveau de son fils et d’une partie de ses descendants, à Dinan, mais aussi sur de l’argenterie de famille[4].

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Louis XV et quelques-uns de ses officiers de vénerie.

BIOGRAPHIE Modifier

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François Mottet avant la Révolution Modifier

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Mottet château

Le château des Mottet : La Motte.

A124.

L'hôtel du Mess à Compiègne, ayant appartenu à la famille Coustant.

Rats

L’hôtel des Rats à Compiègne.

Son parrain est François Seroux de Venette, lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de Saint Louis, commandant pour le roi à La Bussière et sur l'étendue de la Sambre. Ce Seroux est lui aussi d’une vieille famille de Compiègne au service de la famille royale. D’ailleurs il s’est marié par contrat du 28 février 1702 avec Marie Madeleine de Crouy et selon La Chenaye-Desbois leur contrat de mariage est signé par la famille royale.

La marraine de François Mottet est Antoinette Mottet (1686 - 1754), sa tante, propriétaire entre autres des hôtels du Four et des Rats, épouse du Sieur Moreau de Champlieu.

François Mottet est présent au décès de son père, le baron de La Motte, en 1768, et au décès de sa mère, le 17 août 1771, à Compiègne.

François ne semble pas avoir exercé d'activité, contrairement à ses frères cadets. Il figure bien sur un acte de Maître Poulletier, notaire à Compiègne, datant du 29 juin 1775. C’est un bail à rente pour la construction d'un moulin à Margny-lez-Compiègne, en faveur de Charles Baton, meunier de Monchy-Humières… François Mottet est dit bourgeois de Compiègne, sur cet acte.

En 1783, François Mottet est cité dans un acte notoriété et comparaît devant les notaires et batelions de Compiègne, en tant que bourgeois. Lesdits comparans demeurans audit Compiégne sont des notables. Ils certifient et attestent ;

qu'ils ont connoissance que le sieur René-Jean-Augustin de Crouy, ancien Chirurgien interne de l'Hôtel-Dieu de Paris, est fils de feu sieur Simon de Crouy, Maître en Chirurgie, audit Compiégne ; qu'il est venu se fixer en ladite Ville en mil sept cent cinquante-neuf, où il a exercé depuis ce temps la Chirurgie publiquement & avec distinction ; desquelles déclarations ils ont requis acte qui leur a été octroyé pour servir & valoir ce que de raison. Fait & passé audit Compiégne ès Etudes, l'an mil sept cent quatre-vingt-trois, le vingt-sept Janvier, avant midi[5].

Rôle de François Mottet pendant la Révolution Modifier

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L'abbaye Saint-Corneille au XVIIIe siècle.

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L'abbaye en ruines.

D'après J. Bernet (secrétaire de la Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, maître de conférences en histoire moderne à l'université de Valenciennes) :

François Mottet est échevin municipal de 1787 à 1790, lieutenant du maire De Crouy en sept. 1789, officier municipal de Compiègne en 1791-93, administrateur en l'an II puis président en nivôse an III du district. II tient alors un rôle de premier plan particulièrement pendant la crise frumentaire de l'automne hiver 1794-95. Un parcours politique et administratif typique d'un engagement révolutionnaire local en la période.


François Mottet est Échevin municipal de 1787 à 1790. La municipalité avant 89 demande au roi la protection du commerce. Les émeutes ne commencent qu’en 1789 du fait de la cherté du pain. Ce sont des nobles et des bourgeois qui sont échevins de la ville jusqu’en 1792. La participation de ce Mottet n’a donc rien de surprenante.

François Mottet, officier municipal, rédige le cahier de doléances de Compiègne en 1789, avec de Pronnay, lieutenant général, de La Vallée de Calfeux, avocat du roi et officier municipal, et d'autres officiers municipaux. Ce cahier de doléances est repris mot à mot au niveau du bzillage[6].

Mottet est lieutenant du maire De Crouy en septembre 1789. Ce maire est issu d’une famille alliée à la sienne. Mais, la famille de sa mère, les Coustant, François et ce Crouy sont favorables dès avant 1789 aux idées nouvelles. Mais contrairement à ses cousins germains, petits seigneurs inoffensifs aux yeux des révolutionnaires, comme l’écrit Gustave Chaix d’Est Ange, François Mottet va devenir un dirigeant révolutionnaire au niveau de la région de Compiègne.


L’abbaye Saint-Corneille est classée bien national en 1791 en même que celle du Val de Grâce[7]. De nombreux acquéreurs achètent les bâtiments pour en faire des entrepôts. Quelques moines quittent la ville. Les autres se cachent. Mais, les dénonciations sont très rares et l’offensive anti-catholique est le fait d’une poignée de Compiègnois, aidés par les militaires stationnés dans la ville. D'ailleurs, en mai 1793, la municipalité s’associe encore à la Fête-Dieu[8].

À Compiègne, le conventionnel en mission, André Dumont (1764 - 1838) est à l’origine de la fermeture des églises et de leur pillage, offensive à laquelle se rallie servilement les autorités locales[9]. Il est vrai que le passage de Collot d’Herbois et Isoré s’est traduit dans le district par 72 arrestations. Parmi eux, figurent onze ecclésiastiques, dont plusieurs anciens moines et des élus révolutionnaires modérés.

Le 10 août 1793, les sans-culottes de Compiègne envahissent l'abbaye Saint-Corneille et la pillent. Les corps des rois sont dispersés et leurs statues brûlées. Pendant cette profanation de tombes ils font connaître le même sort aux restes de seigneurs et ecclésiastiques reposant dans l’église de l’abbaye.

Jacques Bernet, universitaire, spécialiste de cette période, à Compiègne nous dit qu’il est deuxième échevin de la ville en 1789. Le maire, un Crouy est issu d’une famille alliée à la sienne. La famille de sa mère, les Coustant, François et ce Crouy sont favorables dès avant 1789 aux idées nouvelles. Mais contrairement à ses cousins germains, petits seigneurs inoffensifs aux yeux des révolutionnaires, comme l’écrit Gustave Chaix d’Est Ange. François Mottet va devenir un dirigeant révolutionnaire au niveau de la région de Compiègne.

Quel est l'état de sa fortune ? Les Mottet ont été en partie ruinés par le système de Law, voisin des Herlaut, place Louis le Grand à Paris, et par une amende de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois et son père a eu 10 enfants. La municipalité de Compiègne avant 89 demande au roi la protection du commerce. Les émeutes ne commencent qu’en 1789 du fait de la cherté du pain. Ce sont des nobles et des bourgeois qui sont échevins de la ville jusqu’en 1792. La participation de ce Mottet n’a donc rien de surprenante. Il va s'adapter - comme beaucoup - aux régimes successifs. François Mottet est membre de la Société Populaire dès le 28 février 1791. Celle-ci est envahie par des personnes suspectes, selon quelques excités parisiens. Des anciens nobles et des prêtres jureurs sont présents dans les autres sociétés populaires en province. D’après Jacques Bernet, il est membre des Amis de la Constitution, puis Société populaire de Compiègne - le club des Jacobins du lieu, en activité de février 1791 à mars 1792, puis en septembre 1792.

Séance du 2 pluviôse an II (21 janvier 1794.) Procès-verbal rédigé par Bertrand-Quioquet, agent national.)

L'an second de la République française une et indivisible, invincible et impérissable, les citoyens de Marat sur-Oise, ci-devant Compiègne, convoqués en la manière accoutumée par ordre du citoyen Pioche Dumont, représentant du peuple en mission dans les départements de l'Oise et de l'Aisne pour l'épuration des membres composant les autorités constituées, tribunaux, et autres fonctionnaires publics, se sont réunis en Société populaire

à cinq heures et demie du soir...

Mottet est le septième à monter à la tribune[10].

Au District de Compiègne, le 9 Nivôse (25 décembre 1794) sont désignés deux représentants : François-Jean-Nicolas Quinquet, et François Mottet, qui s'occupent des opérations[11].

François Mottet est mort à l'âge de 80 ans, célibataire et sans postérité, le 1er mars 1808, à Compiègne.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Armorial général de la France, Louis-Pierre D'Hozier, Collombat, 1868, p.543.
  2. Revue historique - de Gabriel Monod, Charles Bémont, Sébastien Charléty, Pierre Renouvin, Odile Krakovitch - 1901, Page 353 et Société de l'histoire de France. Annuaire-bulletin de la... , 1885, p.69.
  3. Armorial général de la France, Louis-Pierre D'Hozier, Collombat, 1868, p.543.
  4. Michel Rougé : Évocation de l'Inde d'autrefois : à propos de la tombe d'Édouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan, Le pays de Dinan, Année 1995, Tome XV.
  5. Précis pour le Sieur de Crouy, Maître Chirurgien à Compiégne, Intimé. Contre le Sieur Richard, Maïtre Chirurgien en la même Ville, Appellant, René-Jean-Augustin de Crouy chez Knappen & Fils, 1783.
  6. Les cahiers de doléances des pays de l'Oise en 1789: Bailliage principal de Senlis et bailliages secondaires, Volume 3, Hélène Simon, Archives départementales de l'Oise, 1999.
  7. Répertoire numérique de la Série Q. Biens nationaux, de Archives, Oise (France). Archives départementales, p.39.
  8. Histoire de Compiègne, Édition des Beffrois, 1988, p.173.
  9. Histoire de Compiègne, Édition des Beffrois, 1988, p.173.
  10. BULLETIN de la SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE COMPIÈGNE, TOME NEUVIÈME, IMPRIMERIE HENRY LEFEBVRE, 31, rue DE SOLFERINO, 1899.
  11. Archives de l'art français: recueil de documents inédits publié par la Société de l'histoire de l'art français, Volume 22, J. Baur, 1959.
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