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                             Frédéric Leclerc/Le Clerc


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Frédéric Le Clerc[1].

Carte du Texas par A. Brué géographe du roi ; revue, corrigée et considérablement augmentée, d'après des documents récen[t]s et des renseignemen[t]s fournis par Mr le docteur F[rédéri]c Leclerc.

Hospice général (Hôpital Bretonneau).

Signature de Frédéric quand son nom est redevenu Le Clerc, comme ses ancêtres avant 1789.

Louis Joseph Frédéric Leclerc ou Le Clerc est né le 22 septembre 1810, à Tours, 10 rue de la Préfecture. Il est décédé, le 3 janvier 1891, à Bloomfield (San Juan County, Nouveau-Mexique), en pleine réserve d'indiens Navajos, sans fortune, loin de sa famille, mais avec la citoyenneté américaine[2]. On peut encore voir la pierre tombale des Le Clerc à Bloomfield.


À sa naissance, et à l'époque où il écrit Le Texas et sa Révolution, l'auteur s'appelle encore Leclerc, toutefois, suite à une décision de justice, l'orthographe de son patronyme redevient Le Clerc, comme ses ancêtres. Il est modifié du temps de la Révolution française, du fait des idées très républicaines de la Famille Le Clerc à cette époque.

Frédéric Leclerc est un membre de la Famille Le Clerc qui est fort ancienne. Son père, Luc Leclerc, est docteur en médecine (1807), professeur à l’École de médecine de Tours (1818), puis médecin en chef de l'Hospice général de Tours avec Pierre Bretonneau (1819). Sa mère, Emmanuelle du Chastel (1790 - 1872), se sépare de son mari infidèle en 1823. Elle va vivre maritalement avec Pierre Bretonneau (1778 - 1862). Elle est la seule vraie femme dans la vie de ce grand médecin, car ses deux épouses ne sont pas du tout de son âge - 23 ans plus âgée, puis 59 ans plus jeune - et ne vivent pas aussi longtemps avec lui (1823 - 1855).

Frédéric est élevé en partie par Pierre Bretonneau, qui a 35 ans en 1823 et lui 13. Il le considère comme son fils spirituel[3]. Comme il est admis comme élève externe à l'hospice général de Tours, le 24 octobre 1928, et suit les cours de Pierre Bretonneau[4]. Il a les mêmes passions que son maître[5]. Il a lui-aussi comme patients une élite fortunée, des propriétaires de demeures ou châteaux, parfois les mêmes que son père ou Bretonneau[6].

Le Clerc continue ses études médicales à Paris[7][8].]] et y soutient sa thèse Essai sur les Epispastiques, le 23 mai 1835[9]. Il est, à cette époque, Bachelier ès-lettres et ès-sciences, Membre de la Société des sciences naturelles de France, de la Société entomologique de France. Il revient à Tours et seconde Pierre Bretonneau dans ses recherches notamment sur la dysenterie[10]. Pierre Bretonneau l'aime plus qu'il est coutume d'aimer un fils à cette époque.

Bretonneau veut d'ailleurs faire de lui son successeur comme médecin en chef de l'hospice général de Tours, mais Frédéric Le Clerc part pour les Etats-Unis en 1837[11]. Le Clerc part là bas car il est atteint d'un début de phtisie (tuberculose)[12]. Il s'arrête à La Nouvelle-Orléans avant de gagner le Texas[13], au début de l'année 1838[14]. Il collecte des plantes aux Etats-Unis[15]. Il y passe quelques mois. Au retour il séjourne à nouveau à La Nouvelle-Orléans, où il est atteint de la fièvre jaune. Il revient en France en décembre 1838[16], ce qui rassure Pierre Bretonneau[17].

Les recherches sur le terrain de Frédéric Leclerc sur la faune, la flore et la géologie, mais aussi la colonisation, par ceux qu'ils appellent les Anglo-Américains, et la révolution de 1836 l'amènent à écrire un très intéressant ouvrage : Le Texas et sa Révolution. Il paraît à l'origine en deux épisodes dans La Revue des Deux-Mondes (1er mars et 15 avril 1840)[18][19]. Leclerc décrit pour la première fois le fameux dépôt de mammifères du Pléistocène de San Felipe, qu'il découvre à l'été 1838[20].

Frédéric Le Clerc devient docteur en médecine et professeur à l’École de médecine de Tours, médecin en chef de l'Hospice général de Tours, chercheur, botaniste[21]. Pendant plus de trente ans, du 15 février 1839 à 1871, il est médecin en chef de l'Hospice général de Tours et enseigne à l'école la médecine botanique et en matière médicale. Dès 1840, il est membre de la Société médicale d'Indre et Loire[22]. C'est un remarquable clinicien[23]. Il continue en parallèle ses recherches sur le choléra et la dysenterie sur lesquels il écrit plusieurs ouvrages de médecine[24].

En 1871, âgé de 61 ans il laisse femme et enfants et repart aux Etats-Unis, où il est médecin[25], climatologue[26], chercheur d'or, inventeur, marié et à nouveau père... Il meurt dans une bourgade perdue au fin fond de l'Ouest américain, dans le comté de San Juan, au Nouveau-Mexique.


Article détaillé : Famille Le Clerc


Article détaillé : Pierre Bretonneau


Article détaillé : Ernest de Rambaud


Article détaillé : Jeanne Le Clerc


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Frédéric Le Clerc est selon tous les biographes de Pierre Bretonneau son fils spirituel[27].

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Sommaire

SA FAMILLE[modifier | modifier le wikicode]

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La plupart des familles, autres que princières, sont incapables de fournir une généalogie avant le XIIe siècle.

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La famille Le Clerc[modifier | modifier le wikicode]

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Alix Le Clerc (1576 - 1622). Affiche : Alix Le Clerc : la Révolution de l'instruction.

Statue de Chrestienne Le Clerc du Vivier au Musée du Louvre.

Augustin Leclerc, frère de Luc Leclerc, organise le retour de Napoléon aux Tuileries.

Jean Leclerc de Pulligny, polytechnicien.

Ida Leclerc de Pulligny, épouse du comte Louis Jouffroy d'Abbans (1851 - 1914), diplomate.

La Famille Le Clerc, ou Leclerc de Pulligny (1355 - 2019), ou Leclerc, appartient d'abord à la noblesse de Lorraine. Ses membres pendant presque sept siècles vont devoir affronter bien des épreuves du fait de leur conversion au protestantisme ou leurs idées révolutionnaires[28].

Quand Saffroy écrit : Les Le Clerc ont perdu leurs titres du fait des guerres de religion, il ne se trompe pas. Effectivement leur grand-père est écuyer, seigneur de Pulligny, Ceintrey, Voinémont, Malaucourt-sur-Seille, Chamagne, Érize-Saint-Dizier, Saint-Dizier... Les frères Le Clerc, dont le père calviniste est mort en exil, mettent leurs épées au service de Venise dans sa lutte contre l'Empire ottoman. La République de Venise les fait Chevaliers de Saint-Marc et le Duc de Lorraine leur confère la noblesse héréditaire, le 28 mai 1623[29]

Comme les fils Leclerc sont révolutionnaires, cette famille est dite par l'abbé monarchiste Paul Brisset, dans La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce, la plus obscure et sans fortune[30].

Pourtant, la Famille Le Clerc, est d'origines authentiquement nobles. Ils figurent dans Bibliographie généalogique, héraldique et nobiliaire de la France (Paris, 1968-1988). Une douzaine de pages leur sont consacrées dans Le Calendrier de la Noblesse de Touraine, de 1868, de Carré de Busseroles. François-Alexandre de la Chenaye-Aubert parle d'eux et de leurs alliances, et Badier aussi dans son Dictionnaire de la noblesse. Il figure tout naturellement dans le Nobiliaire de Lorraine et du Barrois d'Ambroise Pelletier, car ils vivent longtemps dans le du Barrois. Nous les retrouvons dans le Grand dictionnaire historique de Louis Moréri, l'Armorial de Rielstrap. Leurs blasons figurent aussi chez Charles René d'Hozier, comme celles de tous leurs familles alliées. De nos jours les Le Clerc sont présents dans différents numéros d’Héraldique et généalogie, et dans Le Nobiliaire de Normandie d'Edouard de Magny. Les lettres de noblesse de leurs ancêtres sont déposées aux archives de la préfecture du département de la Meurthe. À voir aussi sur les Le Clerc :

¤ Comte Doynel de La Sausserie, Postérité de Philippe Louis Thibault de Senneterre, marquis de la Carte et de la Ferté,

¤ d’Armagnac del Cer, comte de Puymege, Les vieux noms de la France du Nord et de l’Est,

¤ Tisseron Annales historiques, nobiliaires et biographiques,

¤ Répertoire des généalogies françaises imprimées du Colonel Arnaud.

Les descendants du très catholique et dévoué aux ducs de Lorraine, puis aux rois de France Pierre Leclerc du Vivier, sont souvent des aristocrates célèbres. On trouve au Louvre (et avant à Versailles) une statue de sa fille, Chrestienne Le Clerc du Vivier, fondatrice du couvent des Carmes-Déchaussés de Charenton. Son tombeau y accompagne la statue de son mari, Robert Bailly (+ 1627), Président de la Chambre des comptes[31].

Mengin Le ClercMoingins dis li clers, nous dit le Trésor des chartes de Lorraine, semble être le premier Le Clerc (ou Leclerc) connu. Mengin Le Clerc, de Deyvittei (Deyviller, Vosges, duché de Lorraine), vend en 1355, à Jean de Nomeny, deux parts en héritages de feu Philippin de Girecourt, écuyer, en la ville de Folz sous le château de Faucompierre, moyennant 26 petits Florins d'or[32].

On a aussi la bienheureuse Alix Le Clerc, qui d'après la Mère Saint-Louis de Gonzague, a comme père, Jean Le Clerc, qui est le fils soit de Claude Le Clerc de Pulligny, soit de Thierry Le Clerc seigneur de Roville-aux-Chênes, à côté d'Épinal, tous deux fils de Mengin II Le Clerc, lui-même fils de Jehan Leclerc de Pulligney et descendant de Mengin Le Clerc.

Bien qu'en famille avec ces Lorrains très catholiques Claude II Leclerc de Pulligny abjure et les Ducs de Lorraine saisissent ses biens. Ses fils, Jean Le Clerc et Alexandre Le Clerc sont faits chevalier de Saint-Marc et doivent recevoir à nouveau une lettre leur conférant la noblesse héréditaire le 28 mai 1623. Jean Le Clerc est aussi un peintre célèbre.

Malgré cela, leurs descendants ne semblent pas avoir été maintenus dans leur noblesse et en 1789, même s’ils ont pour parrains et marraines des membres de la noblesse et du clergé tourangeaux, ils sont très favorables à la Révolution et sont francs-maçons. Claude-Nicolas Leclerc est même député à la Convention nationale. Toutefois, les excès de certains révolutionnaires vont faire que René Leclerc, aïeul de tous les Le Clerc, va protéger la famille du marquis Galiot Mandat de Grancey et rachète leurs biens.

Ses descendants sont faits comtes et peuvent porter le nom de Leclerc de Pulligny. Ils sont alliés à de très anciennes familles nobles et surtout ils sont cliniciens ou ingénieurs et ont des idées en avance sur leur époque.

Avec la mort de Jean Leclerc de Pulligny la famille ne s’éteint pas, comme il est affirmé sur Wikipédia, sans possibilité de rectification. Frédéric Le Clerc est le descendant de Frédéric Le Clerc et il a un frère et des enfants.


Article détaillé : Famille Le Clerc

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Ses parents[modifier | modifier le wikicode]

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Ses parents sont mariés depuis le 13 septembre 1809, et ils vivent une partie de l’année chez sa grand-mère, Marie-Adélaïde Georget d’Alnoncourt (1747 - 1816). La vieille dame est la fille de l’un des neuf chirurgiens ordinaires du roi en son artillerie, Léonard Georget (1715 - 1799), seigneur d'Alnoncourt. Ce Parisien est cité dans les Mémoires de l'Académie royale de chirurgie, du 1er octobre 1752, comme académicien libre. Léonard Georget est même par la suite permanent de l'Académie royale de chirurgie.

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Son père[modifier | modifier le wikicode]

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Luc Leclerc soignant les malades du typhus de la Grande Armée à la Succursale de Saint-François qu'il dirige (9 mars - 16 avril 1814)[33].

Essai sur la péritonite de Luc Leclerc (1807).

Son père, Louis René Luc Leclerc est né le 22 octobre 1780 à Beaumont-la-Chartre (devenu depuis 1955, Beaumont-sur-Dême). Il meurt le 23 avril 1858 à Tours, au 6 rue la Boule-Peinte (rue Bretonneau). Luc Leclerc est un membre de la Famille Le Clerc, fils de René Leclerc, receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel, régisseur, puis propriétaire des terres et du château des Pins, maire... et Marie Adélaïde Georget, fille de Léonard Georget d'Alnoncourt, inspecteur des Hôpitaux militaires, Maître en chirurgie du roi en son artillerie et conseiller en l'académie de chirurgie[34]. Il est du côté de la Famille Georget parents de chirurgiens, médecins, Robert Bunon, dentiste de Mesdames et de la Maison des Enfants du roi, et même une pharmacienne.

Luc Leclerc est médecin reçu par les formes nouvelles, à l'école pratique de la faculté de médecine de Paris. Le Mercure de France nous dit qu’il a un accessit d'anatomie en 1806. Luc est l’auteur peu de temps avant la naissance de Frédéric Le Clerc, son fils, le 28 août 1807, de sa thèse, Essai sur la péritonite, à l'École de Santé de Paris[35].

Luc Leclerc est maire sa petite commune, Les Pins (Indre-et-Loire) de 1801 à 1816[36], propriétaire du château des Pins et de nombreux autres biens hérités de sa famille.

Lors des épidémies de grippe de 1812 et 1813 qui en ont désolé le nord du département d’Indre-et-Loire, Leclerc soigne sans relâche les malades[37]. Puis Leclerc lutte en 1814 contre l'épidémie au risque de ses jours, quoique père de famille, des militaires infectés du typhus venus de la Grande Armée et dirigés dans ces derniers temps sur les hôpitaux de Tours[38].

Luc Leclerc est remplaçant du médecin-chef de l'Hospice général de Tours sous l'Empire (1814). Il rappelle au ministre sous la Restauration les soins qu’il n’a cessé de prodiguer pendant les épidémies et parle de ses diplômes, de ses anciennes fonctions, et de ses motivations au préfet, le Baron Destouches, nommé dès la fin des Cent-Jours[39] pour rester médecin-chef. En vain !

Néanmoins, grâce à Pierre Bretonneau, Luc Leclerc est professeur à l’École de médecine de Tours (1818), médecin chef de l'Hospice général par arrêté préfectoral le 8 mars 1819 en remplacement du docteur Duperron[40], avec Pierre Bretonneau[41].

Luc Leclerc se sépare de son épouse qui vit avec Pierre Bretonneau, clinicien qui élève ses enfants, notamment Frédéric Le Clerc.

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Sa mère[modifier | modifier le wikicode]

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Mariage de Luc Leclerc avec Emmanuelle du Châtel, en 1809, à Tours.

Les du Chastel et leurs familles alliées gèrent les Seigneurie et château des Réaux.

Emmanuelle du Châtel a un frère sous-préfet de Toulon, Pierre Marc Frédéric Duchâtel.

Pierre Marc Frédéric Duchâtel, son oncle, est le beau-frère de l'amiral et ministre de la Marine Ferdinand Alphonse Hamelin.

Caroline Archambault du Parc est Comtesse du Chastel, puis de Castelbajac[42].

Marie Caroline du Chastel.

Agnès de Savoie (1286 - 1322) se remarie en 1321 avec Jehan Beguin.

Emmanuelle du Chastel meurt le 17 octobre 1872 à Tours, 4 rue Sainte Marthe.

Emmanuelle du Châtel ou Du Chastel (1790 - 1872) est la fille de Pierre Louis du Châtel (1750 - 1790), seigneur de Chanais[43], lui-même fils du Sieur Pierre-Louis Duchastel et de feu demoiselle Madeleine Rousseau. Son grand-père est seigneur de Beaulieu et des Blardières (27 nov. 1754), fermier général de la Seigneurie et du château des Réaux. La Famille du Chastel en Anjou compte plusieurs procureurs ou sénéchaux des Réaux (anciennement Plessis-Rideau), à Chouzé-sur-Loire, depuis des siècles[44]. Emmanuelle est la cousine des Duchastel de Saumur, dont Séverin Duchastel, le député girondin guillotiné. Un autre député et révolutionnaire, Adam-Dechamps, est à la fois cousin proche de sa mère et de son père. Outre le député guillotiné et l'autre de la Législative, Emmanuelle est la cousine du général Louis du Chastel, baron de l’Empire, et de son gendre le peintre de la marine Morel-Fatio. Son père, en 1789, est élu député du Tiers, mais uniquement à Chinon. Il quitte Chouzé et va à Paris, où il meurt le 12 juillet 1790.

Emmanuelle est née le 10 juin 1790 à Chouzé-sur- Loire, à l'époque en Anjou. Elle est baptisée par le curé Emmanuel Aimée. Son parrain est le sieur Jean Michel Santerre, cousin de l'enfant et sa marraine demoiselle Renée Perrine Jeanne Recherre, épouse du sieur Charles Caheurt des Bounniaires, cousine de l'enfant de la paroisse de Varanne. Lesquels ont signé avec nous le père présent.

Ses témoins sont à son mariage sont Charles Louis Lefrique, rentier et Louis Maveriet, rentier, Louis Sauger Weriot de Corbière, ancien directeur des domaines et Etienne Louis Crépaux-Dollittet, vérificateur des domaines.

Les membres de la Famille du Chastel en Anjou se marient avec des petits nobles, des notaires, avocats... ou leurs filles. C'est uniquement à partir du neveu d'Emmanuelle le comte Frédéric du Chastel qui se dit baron de Bruillac, car il semble descendre de la Famille du Chastel[45], que la Famille du Chastel en Anjou s'allie à nouveau avec des familles d'aristocrates. Il est le neveu de l'amiral et ministre de la Marine Ferdinand Alphonse Hamelin. Le père du comte Frédéric du Chastel (1823 - 1878) est capitaine d'infanterie, puis sous-préfet de Toulon (septembre 1830 - décembre 1848)[46]. Du fait du raidissement conservateur, avec Guizot, il est révoqué en 1846[47]. Il finit sa vie au château de La Simonière à Cinq-Mars-la-Pile (qui n'existe plus).


Armoiries des du Chastel (Bretagne) : écu fascé d'or et de gueules de 6 pièces.

Armoiries des du Chastel (Anjou-Touraine) : D'argent à trois bandes de gueules.


Emmanuelle du Châtel a comme mère une demoiselle Renée-Marthe, fille de Maître Marc Béguin des Veaux, avocat en Parlement, sénéchal de Bourgueil, et demoiselle Jeanne-Victoire-Anne-Modeste Gaudion. Le mariage se fait en présence de Maître Louis Dusoul, conseiller du Roi, élu en l’élection de Chinon, époux de Modeste-Julie Duchastel, et Antoine Richard, avocat à Saumur, époux de dame Renée Duchastel, beaux-frères de l’époux, et de Maître Marc Béguin, licencié ès lois, frère de l’épouse, de Maître François Béguin, son oncle.

Les Beguin des Vaux sont une famille de Bourgueil appartenant à la petite noblesse de robe. Ils descendent de capitaines-généraux des ducs de Bourgogne, devenus après le rattachement du duché de Bourgogne, de simples membres de la bourgeoisie de Reims, alliés aux premiers Colbert, Cauchon, Moët... La princesse Agnès de Savoie (1286 - 1322) se remarie en 1321 avec Jehan Beguin, Capitaine-général des archers de Monseigneur l'évêque de Lausanne. Ils ont un fils nommé Jehan, dit le Beguin, homme d'armes, figure le 15 juillet 1359 dans la Montre de messire de Raon, chevalier-banneret. Suisse il est anobli lui et ses descendants le 14 juin 1376 à Vincennes par le roi Charles V de France[48]. Il est l'ancêtre de la Famille Beguin, dont une branche se retrouve à Bourgueuil, à l'époque en Anjou. L'édition anglaise de l'Almanach de Gotha de 2001 livre, de même, une notice sur la maison de Beguin Billecocq originaire de Neuchâtel en Suisse, issue de Jehan Beguin († en 1365) et une branche cadette de la famille Béguin en Champagne[49]. Seigneurs de Coëgny, de Chalons sur Vesle, de Coucy, de Sausseuil, de Savigny, de Branscourt, Chatons, Crèvecoeur, Sausseil, Vaux, Vouziers, Coucy, Savigny le Ménil, Annelle... La famille "Beguin de Monlavé" est une famille originaire du Soissonnais qui migre en Anjou à Vernantes en 1632, avec la nomination de Marc Beguin de Monlavé comme curé de Vernantes. Le lieu Monlavé est un monticule située sur la commune de Vauxbuin, à côté de Soissons.

Armoiries des Beguin : D'azur, à un cygne d'argent, becqué et membré de sable, surmonté d'un croissant d'argent, accosté de deux roses de même.

Marie-Antoinette-Caroline Roger d'Arquinvilliers est veuve de René-Simon-Jules vicomte du Chastel (1827 - 1873), chef d'escadron de cavalerie. Elle est la mère de Renée du Chastel, épouse de Jacques Paulze d'Ivoy, comte de la Poype, et la belle-soeur du sculpteur Augustin Courtet. Le Comte Jacques Paulze d'Ivoy de La Poype est secrétaire d'ambassade, chargé d'affaires à Téhéran, époux de Renée du Chastel, dont Jean, né le 28 mars 1886. Il est le grand-oncle de Roland de La Poype, ancien du Parti Social Français, mais héros de l'Union soviétique[50], car officier du Régiment Normandie-Niémen.

Le Vicomte Paul Aurélien Charles Courson de Villeneuve (1849 - 1923) est secrétaire du Gouverneur de la Banque de France, officier, châtelain du Parc. Son épouse est Marie Caroline du Chastel. Ils ont trois enfants.

La Famille du Chastel en Anjou, la Famille Beguin et les familles qui leurs sont alliées comptent parmi leurs membres de nombreux médecins ou chirurgiens.

Emmanuelle meurt le 17 octobre 1872 à Tours, 4 rue Sainte Marthe (de nos jours rue de La Barre), demeure qui fait 200 m² au sol. Elle est rentière, car elle a su protéger sa famille de la prodigalité de son mari.

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Son frère est capitaine au 3e Régiment d'infanterie de marine.

Frédéric a un frère et une soeur :

¤ Emmanuel Leclerc (1813 - 1859) est né au château des Pins, le 22 mars 1813. Il est capitaine au 3e Régiment d'infanterie de marine. Il se marie avec Claire Lambert, en 1847, à Cayenne, fille d'un avocat guyanais. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1852. Ils ont trois enfants nés à Cayenne, de 1847 à 1855, dont le jeune lieutenant Édouard Louis Emmanuel Eugène Leclerc né le 4 août 1847 - Décédé le 4 juin 1881 à Rochefort.


¤ Mélanide Nelly Leclerc (1817 - 1902) se marie le 25 octobre 1837 à Tours avec Vincent Pigeon.

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SA JEUNESSE[modifier | modifier le wikicode]

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Son enfance[modifier | modifier le wikicode]

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Le château primitif des Pins doit ressembler au château fort de Bagneux à Bournan, mais avec un parc autour de la vieille bâtisse.

Le château de Girardet, ancien fief, est incorporé au domaine des Pins au XVIIIe siècle, propriété de la famille Mandat, qui le vend le 12 mars 1803 à René Leclerc, qui transmet à son fils Augustin Leclerc. Le lot concernant le domaine de Girardet est vendu le 26 février 1814 à la famille Pavy[51].

Frédéric Leclerc naît au 10 de la rue de la Préfecture à Tours. C’est un quartier qui vient d’être reconstruit entre la cathédrale Saint-Gratien, le Grand théâtre et la rue Colbert. Une bourgeoisie dynamique et cultivée s’y installe. Pendant sa petite enfance, son père, Luc Leclerc, est médecin, propriétaire et maire en son château des Pins. Son père jouit d’une belle clientèle dans le nord de l'Indre-et-Loire et le Vendômois. Mais Frédéric vit aussi à Tours où son père est médecin. Quand en 1818, Pierre Bretonneau fait appel au père de Frédéric pour enseigner l'anatomie et la physiologie, il accepte. Déjà en lui demandant cela Pierre Bretonneau veut établir un cours général d’instruction, la chose ayant été abandonné depuis la période révolutionnaire.

Luc Leclerc est remplaçant du médecin-chef de l'Hospice général de Tours (1814). Le 8 mars 1819, le docteur Luc Leclerc est médecin-chef, aux côtés de Bretonneau, à l'âge de 39 ans. Cependant, il ne touche que 900 francs par an pour assurer cette fonction. C'est donc une activité presque honorifique.

Outre ses grands-oncles révolutionnaires, dont un député, Frédéric a un oncle paternel, le futur comte Augustin Leclerc, qui est un partisan acharné de l’empereur. Il se bat aux Buttes-Chaumont pour défendre Paris de l'invasion. Le 20 mars 1815, au petit matin, alors que Napoléon approche des Tuileries, Louis XVIII et toute la cour quittent précipitamment le palais, jetant au feu des documents qui y allument un incendie, pendant que le peuple assiège la porte du Pavillon de l'Horloge. Augustin Leclerc, qui commande le poste des Gardes nationaux, est le premier à proclamer le retour de l'Empereur. Frédéric n’a certes que cinq ans quand l’événement se passe à Paris, mais ces faits lui sont sans cesse racontés par sa famille qui n’est guère monarchiste.

Luc Leclerc (1780 - 1858) gère ses nombreux biens, héritage de son grand-père et anciens bien nationaux achetés un prix dérisoire.

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Fils spirituel de Bretonneau (1823)[modifier | modifier le wikicode]

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Pierre Bretonneau écrit en 1821 à sa vieille épouse. Il critique Leclerc qui est sa donzelle aux Pins. Le Simon, dont il parle est le beau-père du cousin germain d'Emmanuelle du Chastel, sa future compagne.

Pierre Bretonneau.

La maison, 9, rue du Chardonnet à Tours (maintenant c'est le 73 de la rue Marceau), où vivent maritalement Bretonneau et la mère de Frédéric Le Clerc à partir de 1836.

Pierre Bretonneau trouve que Luc Leclerc est fort instruit, dynamique, travailleur, mais parfois trop bon vivant. Il se plaint de lui dans une lettre à sa très vieille épouse. Le médecin-chef parle de son collègue ainsi :

Le déserteur Leclerc qui l’abandonne avec dix-sept élèves sur les bras et une affluence de malades.

Et il ajoute :

le malheureux perd la tête, il est à ses P[ins] avec sa donzelle.

C’est peut-être pour être près de sa donzelle que Luc Leclerc, en 1819, est à nouveau maire des Pins jusqu'en 1822. A cette époque avec son ami Bretonneau, Luc Leclerc envoie de l’argent au docteur Velpeau. Etre médecin n’est pas à cette époque un métier lucratif. A Paris, comme dans les campagnes, il y a peu de malades capables de payer le médecin. Son père va dépenser la fortune familiale.

La mère de Frédéric Leclerc, Emmanuelle du Chastel se sépare de son mari, en 1822/1823. Cette jeune femme trompée est pourtant une personne charmante et spirituelle, selon Pierre-Jean de Béranger, ami de Bretonneau, poète et célèbre chansonnier.

Le 29 août 1822, Emmanuelle est séparée de corps avec son mari aux termes d’un jugement du tribunal civil de première instance de Tours, à son profit. La demeure familiale, rue du Boucassin, une rue perpendiculaire à la rue du Commerce, dans le vieux Tour, est mise aussi en vente, ainsi qu’un boutique du rez-de-chaussée, achetée avec sa mère. Bretonneau rachète l’ensemble qui est situé 14, rue du Boucassin (actuellement rue du Président Merville). Car, Pierre Bretonneau la console Emmanuelle du Chastel. Emmanuelle Duchastel-Leclerc s'installe à Tours s'installe 4, rue Sainte Marthe à Tours, à côté du domicile de Bretonneau. Pierre Bretonneau a déjà 45 ans et est marié avec une femme née en 1755. Emmanuelle a 33 ans et trois enfants, dont Frédéric Le Clerc. Pierre-Fidèle Bretonneau et Emmanuelle du Chastel ne s’installent ensemble dans une maison neuve au 9, rue du Chardonnet à Tours (maintenant c'est le 73 de la rue Marceau) qu'en 1836, à la mort de sa première épouse, à l'âge de 81 ans[52]. Marie-Thérèse Adam enfant a été confiée à Madame Claude Dupin[53]. Cette dernière est la fille naturelle du financier Samuel Bernard, parente de George Sand, propriétaire du château de Chenonceau. Elle est veuve de Frédéric-Auguste baron de Boden, chambellan du roi de Prusse et ministre plénipotentiaire du prince de Hesse-Cassel.

On retrouve dans différentes archives des lettres de Le Clerc où l'écriture est identique à celle de Pierre Bretonneau. On peut en déduire qu'il est aussi son secrétaire[54].

Frédéric n’a que 12/13 ans. Le château de son enfance, Les Pins, est vendu, ainsi que la terre des Pins et des demeures ou terres situées communes d’Épeigné, Chemillé, Rorthe (ancienne paroisse appartenant au diocèse du Mans avant la Révolution, aujourd’hui hameau d’Épeigné), Beaumont la Chartre, de Villedieu, de La Chartre (La Chartre-sur-le-Loir). Luc Leclerc vend aussi le 17 août 1823 les récoltes, les bibelots et le mobilier du château.

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Le temps des études (1828 / 1835)[modifier | modifier le wikicode]

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Etudiant à Tours, puis à Paris (1828 / 1832)[modifier | modifier le wikicode]

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L'ancienne Ecole nationale de médecine et de pharmacie de Tours. Vers 1830 elle n'existe pas encore.

Frédéric Leclerc est admis le 24 octobre 1828, à l’âge de 18 ans, en qualité d'élève externe à l'hospice général de Tours. Comme fils d'un médecin de l'établissement il est dispensé de payer la rétribution du droit d'enseignement. Il est assidu dans le service de Pierre Bretonneau, où il peut examiner et soigner avec lui les malades.

Il finit ses études de médecine à Paris, car en 1830 l'école de médecine de Tours n'existe pas encore. Armand Trousseau (1801 - 1867) et Alfred Velpeau (1795 - 1867), anciens élèves et amis de Bretonneau, se chargent de son éducation à Paris, comme le montrent différents courriers adressés à leur ancien professeur par le compagnon de sa mère. Nous avons une lettre du 12 décembre 1821 de Velpeau à Pierre Bretonneau, où il parle de Frédéric.

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L'épidémie de choléra de 1832[modifier | modifier le wikicode]

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L'Hôtel Dieu pendant l'épidémie de choléra de 1832.

Bretonneau s’inquiète pour Frédéric, son enfant.

Quand en 1832 le choléra frappe la capitale, Frédéric qui soigne les malades en est atteint, tout comme Trousseau. Pierre Bretonneau, très inquiet, écrit à son ami Velpeau :

Je sais Trousseau malade, je crains pour vous ; je suis inquiet de mes enfants, de mes amis, plus que je puis dire. Je vous conjure au reçu de ma lettre, enjoignez à Frédéric de quitter Paris, à pied, en voiture, comme il pourra ; que d’abord il s’éloigne, s’il n’est déjà parti ; ce matin le malaise que j’éprouvais de ne pas recevoir de ses nouvelles devenait si insupportable que j’étais à prendre la poste pour aller le chercher. On a aujourd’hui de ses nouvelles du 9. Je vous en supplie, s’il n’es pas déjà parti qu’il parte, qu’il m’écrive s’il pense qu’il est trop difficile de trouver des moyens de transport ; si la longueur de la route l’effraie, j’irai en poste à sa rencontre à moitié, aux tiers du chemin. Vous savez qu’il demeure, numéro 12[55].

L’épidémie tue plus de 18.500 Parisiens, toutefois Trousseau et Le Clerc guérissent. Cette lettre est intéressante car l’on voit que Bretonneau dans un rôle de père adoptif qui éprouve un amour et une inquiétude inconnus de la plupart des pères de son temps. D’ailleurs Émile Aron le compare à une mère affectueuse[56].

Toutefois Bretonneau se trompe au niveau de l’adresse, l’hôtel de la Paix est au 17 rue des Maçons-Sorbonne (de nos jours rue Champollion)[57].

En 1833 et 1834, Frédéric Le Clerc s'emploie, sous la direction de Bretonneau, à observer un assez grand nombre de dysentériques à l'hôpital de Tours[58].

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Les épispastiques (1835)[modifier | modifier le wikicode]

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Essai sur les épispastiques; thèse, etc (1835).

Cerocoma schaefferi.

Croquis d'Essai sur les épispastiques; thèse, etc (1835).

Le 23 mai 1835, Frédéric soutient sa thèse : Essai sur les épispastiques, qu'il dédie à Bretonneau. D'ailleurs certaines des expériences qu'il fait ne font que reproduire celles de celui qu’il considère comme son beau-père, Pierre Bretonneau. Il conclut entre autres que la Cerocoma Schoefferi n'est pas moins épispastique que la cantharide des boutiques et qu'il en est de même de toutes les espèces du même genre.

Le Clerc et Bretonneau font aussi des recherches sur les propriétés médicinales de la Cantharide officinale et d'autres insectes. Le Répertoire de pharmacie de 1854 rappelle dès septembre 1835, Frédéric Le Clerc, dans un travail plein d'intérêt sur les épispastiques, inséré dans le Journal des connaissances médico-chirurgicales découvre que le mylabris sidœ ne renferme pas de cantharidine. Le Clerc tente aussi de nouvelles expériences sur différents insectes et réussit à établir, comme l'a fait avant lui Bretonneau, que la tribu des épispastiques de Latreille était la seule dans la famille des trachéides qui possède des insectes vésicants. Dans son Essai sur les épispastiques il conclut de ses recherches et de ses expériences :

  • que de tous les coléoptères, la tribu des cantharidines seule renferme des insectes épispastiques ;
  • que tous les insectes de cette tribu ne sont point épispastiques ;
  • que toutes les espèces du même genre ne sont point vésicantes ;
  • que tous les coléoptères vésicans agissent par un principe qui est le même la cantharidine ;
  • qu'il est probable que le principe actif est sécrété dans un appareil particulier ;
  • que le principe ne se détruit pas par l'action de l'air et par celle du temps.

Dans les faits, Le Clerc reconnaît et constate par lui-même la propriété épispastique dans vingt-trois espèces, qui appartiennent aux neuf genres que voici :

Cerocoma, Hycleus, Decatoma, Mylabris, Lydus, Œnas, Meloe, Tetraonyx, Cantharis.

Tandis qu'au contraire il trouve tout à fait innocentes et inertes dix autres espèces, prises parmi les six genres qui suivent :

Mylabris, Œnas, Tetraonyx, Zonitis, Nemognatha, Sitaris.

Le Clerc conclut que la Cerocoma Schaefferi n'est pas moins épispastique que la cantharide des boutiques et qu'il en est de même de toutes les espèces du même genre[59]. Les C. gigas, C. sulcata.C. hirtipes, C. verticalis, C. Servilii, C. fucata, sont six espèces dont Frédéric Le Clerc constate les propriétés épispastiques...

Les moyens de vérifier si l'insecte en question est le mylabris sidœ ou le mylabris cichorii me manquent; mais je suis, pour ma part, d'autant plus porté à penser que ce n'est pas le mylabris sidœ, que M. Frédéric Le Clerc, dans un travail plein d'intérêt sur les épispastiques, inséré dans le Journal des connaissances médico-chirurgicales pour septembre 1835, p. 87, dit positivement, contrairement à l'opinion de M. Guérin, que cet insecte ne renferme pas de cantharidine. Or, le mylabris, dont il est ici question possède des qualités vésicantes très énergiques[60].

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Constant Duméril[modifier | modifier le wikicode]

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Constant Duméril.

Pierre Bretonneau écrit à Trousseau que Frédéric aurait pu lui envoyer cette lettre à sa place. C'est certainement lui qui - comme souvent - l'écrit sous la dictée de Bretonneau.[61].

Malgré son jeune âge, Frédéric Le Clerc est déjà membre de la Société des Sciences Naturelles de France, ainsi que de la Société entomologique de France. Sa thèse est favorablement accueillie. Constant Duméril, professeur de pathologie médicale, chef de travaux d'anatomie, qui fait partie du jury pour sa thèse, écrit :

Le jeune Le Clerc a fait une thèse intéressante, et il s'en est tiré avec une note excellente : extrêmement satisfait. Je crois qu'il aurait encore pu faire mieux, mais il a eu occasion de faire preuve de connaissances variées et il s'en est fait verbalement beaucoup d'honneur. Le sujet qu'il a choisi est très intéressant ; mais il exigeait beaucoup de recherches d'érudition, des faits accueillis et de nouvelles expérimentations. Je regrette qu'il ne m'ait présenté son travail que lorsqu'il était terminé.

Pendant l’été, le 21 août 1835, Constant Duméril retrouve Frédéric et son ami Pierre Bretonneau dans leur immeuble du centre ville de Tours. Frédéric reçoit très bien son ancien professeur,

Bretonneau lui présente dans son salon Emmanuelle Duchastel-Leclerc chez laquelle officiellement il demeure à cette époque. En réalité cette demeure est la propriété du docteur Bretonneau. Bretonneau et Emmanuelle du Chastel s’installent, en 1836, à la mort de sa femme, dans ce petit immeuble, 9, rue du Chardonnet (73, rue Marceau) à Tours. Ils doivent se contenter de vivre dans le même immeuble. Pierre Bretonneau a son appartement, Frédéric le sien et Emmanuelle avec ses deux autres enfants un autre. Cela fait déjà beaucoup jaser à Tours, ville à l’époque très puritaine.

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Palluau, à Saint-Cyr-sur-Loire[modifier | modifier le wikicode]

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Etudiants en médecine (sous la Restauration).

Palluau et son parc à Saint-Cyr. Le 2 novembre 1831 la propriété est vendue au docteur Bretonneau[62].

Quelques uns des proches de Bretonneau et sa famille.

Constant Duméril s’apitoie en voyant Madame Bretonneau, l'épouse officielle de Pierre Bretonneau, âgée de 80 ans qui est très malade. Le Clerc emmène la vieille dame avec son cabriolet à la seconde résidence de la famille de Bretonneau, Palluau, à Saint-Cyr-sur-Loire, soit un quart d’heure du centre ville environ. Il lui montre leur jardin qui offre une végétation d’une vigueur admirable, grâce à un puits artésien qui y est creusé, et dont toute l’eau se répand dans le jardin par des rigoles. Les fleurs et les arbres sont superbes.

Constant Duméril n'est guère enthousiaste quand il parle de ce petit château :

Bretonneau semble aimer beaucoup cette propriété qui se compose en outre d’une petite maison assez gentille...[63].

Contrairement à Pierre-Jean de Béranger (1780 - 1857), Constant Duméril ne la trouve pas jolie ... fort petite, mais il précise que la sœur de Frédéric est une jolie personne. En ce qui concerne la petite maison assez gentille, une photo du château de Palluau permet de rétablir la vérité.

Leur jardin de Palluau permet de créer de nouvelles variétés. Il est connu dans tous les pays occidentaux. Pierre Bretonneau et Le Clerc créent un véritable musée floral, fruitier et forestier. Ils entretiennent en permanence deux jardiniers. Bretonneau finit cependant par s'épouvanter des sommes englouties dans Palluau, ce qui lui vaut cette réponse de Trousseau :

La belle affaire que Palluau vous coûte 3.000 francs en sus de 8.000 francs que vous y avez enfouis. Un mois d'hypochondrie vous coûterait bien davantage. Je connais bien des vieillards à qui les perruques renouvelées, les voitures où ils promènent leur ennui, les loges de spectacles où ils s'endorment, les petites femmes dont ils se croient aimés, les soupers, coûtent bien plus de 3 000 francs.

Il est vrai que Madame Le Clerc a hérité des du Châtel et n’est en rien une femme entretenue. D’ailleurs elle et son fils Frédéric, leurs amis le chansonnier Béranger, le chirurgien Moreau ou le député César Bacot incitent Pierre Bretonneau à adopter la technique de l’économie bourgeoise.

Frédéric travaille avec Bretonneau et revient alors à l'étude des lésions anatomiques de la dysenterie à Tours. Il est un jeune médecin très actif et savant.

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Le Clerc herboriste[modifier | modifier le wikicode]

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Parc de La Renaudière à Chenonceaux, où Bretonneau crée un parc.

Château des Pins : le verger. C'est peut-être là qu'est né l'intérêt de Frédéric Le Clerc pour la faune et le flore.

Palluau de nos jours[64]. Le Clerc herborise dans le parc du château de Palluau.

Poire Beurré Bretonneau.

Poire Frédéric Le Clerc.

Les herbiers conservés par l'université de Tours témoignent de l'intérêt porté à la botanique au cours du XIXe siècle en Touraine. L'un d'eux conserve des échantillons donnés par Pierre Bretonneau, médecin-chef de l'hospice général, qui transmet d'ailleurs sa passion pour les plantes à Frédéric Leclerc. Ainsi constitue-t-il un herbier de grande importance dès 1828, alors qu'il n'a que 18 ans, et qu'il enrichit jusqu'en 1860. Donc là encore Frédéric doit beaucoup à son père spirituel, Pierre Bretonneau.

Extrait du cercle général d’horticulture du 6 février 1844 :

M. Bretonneau a fondé à Palluau (à 1 km de Tours) un jardin d’expérimentation qui est, sans contredit, l’un des plus riches et des plus intéressants entre tous ceux que nous connaissons. Là se rencontre d’abord une très belle et très bonne école d’arbres fruitiers. Les espèces ou variétés les plus nouvelles, les plus rares ou les plus intéressantes en pommes, poires, vignes, pêches, arbres de plein vent, pyramides, espaliers ; modifications amenées par la greffe sur des sujets non con générés, Tout s’y trouve. A chaque pas, quelque sujet curieux à observer : là ce sont des poiriers pour ainsi dire microscopiques, ayant seulement quelques centimètres de hauteur et portant des fruits très gros et admirablement développés. Mais messieurs, ce que présente de plus extraordinaire en arbres fruitiers le jardin de Palluau, c’est cette admirable collection de cerisiers ! Elle ne réunit pas moins de 70 variétés de choix qui donnent successivement leurs fruits depuis la mi-mai jusqu’en novembre. Dans cette collection, nous remarquons tout particulièrement une cerise nouvelle, incontestablement très méritante, obtenue par M. Bretonneau lui-même, et qui a reçu du premier magistrat du département, le nom de ‘Duchesse de Palluau’. Tous ces arbres composant le verger, sont placés en plates-bandes, lesquelles sont bordées des plus luxuriantes cultures de fraisiers qu’il soit possible de voir. Vingt-cinq à trente variétés des plus nouvelles et des meilleures forment la collection de fraises de M. Bretonneau, et leur végétation est tellement vigoureuse, leurs produits sont tellement abondants, que la récolte qui s’y fait serait suffisante pour le département tout entier. Les surplus sont donnés à son jardinier.
Le jardin de Palluau renferme également des plantes d’ornement, des plantes potagères, alimentaires, curieuses, rares et toujours intéressantes sous quelques rapports. Deux serres, l’une tempérée, l’autre chaude abritent les plantes exotiques qui réclament une protection contre les intempéries de notre climat. Des coffres et des châssis nombreux aident des primeurs, servent aux semis, protègent les greffes nouvellement faites et les élèves de toutes espèces qui prennent naissance à Palluau. Il y a aussi beaucoup d’arbustes et d’arbres d’ornement.
Pierre-fidèle Bretonneau fut un génie dans l’horticulture et ses cultures à Palluau furent de véritables champs d’expérience. Ces obtentions sont nombreuses :
Pomme Grain d’or
Poire Beurré Bretonneau
Vigne Muscat Bretonneau
Cerise de Plandchoury
Groseille de Palluau
Beaucoup de plantes lui furent dédiées :
Rose Bretonneau
Pivoine Dr Bretonneau[65].


Frédéric Le Clerc herborise, en premier lieu, sur des sites en Touraine, notamment en bordure de Loire, dans la forêt de Chinon, l'étang de Rillé et dans le parc du château de Palluau. En 1831, Pierre Bretonneau achète le domaine et y crée un parc réputé pour les essences rares qu'il introduit. Le Clerc est remarqué pour ses travaux en physiologie végétale, en 1833.

Frédéric collecte des plantes océaniques aux environs de La Rochelle et de l'île d'Oléron. Puis, il se familiarise avec la flore méditerranéenne vers Perpignan et Collioure et les Pyrénées-Orientales, au Pic du Canigou et dans le massif des Albères. Le massif du Canigou permet de découvrir tous les paysages, toutes les végétations que l’on peut espérer sentir, voir, toucher... Les cactus au pied du massif ne viennent jamais chatouiller les douces gentianes proches des neiges éternelles. Le velours vert sombre des pins à crochets, monte toujours plus haut sur des pentes au climat clément, contraste avec la variété des couleurs de la flore méditerranéenne aux senteurs si réputées.

Quand il part aux États-Unis et au Texas en 1837, Le Clerc en profite pour enrichir sa collection. Dans son ouvrage Le Texas et sa révolution, on note des passages où il décrit la flore qu'il observe[66].

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LES SÉJOURS EN AMÉRIQUE DES LECLERC[modifier | modifier le wikicode]

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Une Française chez les sauvages: Jeanne Le Clerc, épouse Goussard de Mayolle, édité par la Maison Alfred Mame et fils.

Le 10 juillet 1836, le docteur Frédéric Le Clerc propose à la Commission de professer gratuitement un cours de botanique. Son offre est acceptée avec empressement[67].

Frédéric Le Clerc va en Amérique en 1837/1838 et écrit dans la Revue des Deux Mondes : Le Texas et sa Révolution (1)[68] et Le Texas et sa Révolution (2)[69], textes traduits en anglais en 1950 : Texas and its Revolution.

En 1842, Félix Augustin Leclerc de Pulligny, cousin germain de Frédéric, s'embarque pour l'Amérique muni de lettres de recommandations, pour l’Amérique, dont celles de l’ami de la famille François René de Chateaubriand (1768 - 1848).

Le fils de Félix Augustin, Jean Leclerc de Pulligny admire beaucoup Frédéric. Ce polytechnicien, ingénieur-général des ponts et chaussées, est Directeur de la Mission française d'ingénieurs aux États-Unis, de septembre 1911 à août 1914.

Jeanne Le Clerc, une des filles de Frédéric, suit son mari, vers 1890, qui est chargé de prospection minière, aux confins du Colorado et du Nouveau-Mexique, mais il n'est pas qu'ingénieur. On lui donne et vend des actions de ces mines[70]. Jeanne Goussard de Mayolle accompagne son mari.

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Premier séjour en Amérique de Frédéric (1837 - 1838)[modifier | modifier le wikicode]

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En 1871, âgé de 61 ans, Frédéric Le Clerc laisse femme et enfants et retourne 33 ans plus tard aux Etats-Unis, où il est entre autres médecin[71]. Il y vit 20 ans, mais pas qu'au Nouveau-Mexique

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1837[modifier | modifier le wikicode]

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Le Clerc part là bas car il est atteint d'un début de phtisie (tuberculose)[72].

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Les causes de la Révolution texane (1836)[modifier | modifier le wikicode]

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Le Clerc est l'invité et confident du Président Mirabeau Bonaparte Lamar. Le livre de Le Clerc lui est dédié. Lamar est d'origines angevines comme la mère de Frédéric.

Premiers billets de banques texans.

L'ouvrage de Frédéric Le Clerc contient dans un petit nombre de pages beaucoup de choses intéressantes. Il raconte comment le Texas, peu à peu civilisé par des Nord-Américains, finit par se séparer du Mexique. L'Union entame des négociations pour se faire céder cette province qui forme une saillie hors du territoire du Mexique.

L'événement ne répond pas à son attente et la Grande-Bretagne se prononce contre l'acquisition du Texas par l'Union. Le nombre des colons augmentant, ils demandent à former un état indépendant. Les Mexicains rejettent cette proposition mais, le pays étant en proie à l'anarchie, ils ne peuvent empêcher le Texas de proclamer son indépendance le 16 août 1835.

The Texas Revolutionary Experience: A Political and Social History, 1835-1836 nous dit que quelques observateurs étrangers, tels que Frédéric Leclerc, ont écrit de manière flatteuse que l'esprit de la Révolution française avait guidé la rébellion du Texas[73]. Mais, écrit en 1840, dans son ouvrage, après deux années passées en République du Texas, le médecin-auteur distingué, invité et confident de Mirabeau Bonaparte Lamar, s'exprime librement.

Le Clerc pense que l'inquiétude de la part des États-Unis à l'abolition de l'esclavage au Mexique, par le président Vicente Guerrero, en 1829, est une des raisons principales de la Révolution texane. Les Anglo-Américains craignent que l'abolition fasse naître chez les esclaves du sud des États-Unis l'envie d'être libres. Surtout quand Poinsett apprend que Guerrero envisage de susciter une révolte d'esclaves à Cuba. Le Clerc note aussi que l'influence anglaise a probablement quelque chose à voir avec l'hostilité mexicaine envers les États-Unis[74].

Le Clerc suppose que les attaques des Mexicains dans les journaux américains dès la fin de 1829 n’ont probablement pas aidé à aplanir les différents. Il y a aussi l'ambition de Stephen F. Austin, que Le Clerc dépeint comme un intrigant visant à obtenir le contrôle commercial de la province du nord de la Fédération mexicaine, y compris Chihuahua et finalement Santa Fe. Ambitions de côté, Le Clerc conclut que les Américains se sentent à cette époque d'humeur révolutionnaire. Il cite au journal Louisiana l'annonce que Sam Houston va au Texas vers la fin de 1829 ou 1830 pour y faire la révolution. "Que cela soit noté en passant la preuve que l'aspect révolutionnaire contribue lourdement à la colonisation du Texas, preuve qu'il faut voir l'explosion comme inévitable[75].

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Deuxième semestre 1837[modifier | modifier le wikicode]

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Une vue de Cincinnati, Ohio, en 1841.

La Nouvelle-Orléans est une très belle ville où Le Clerc va séjourner deux fois.

La demeure de Michael Ménard date de 1838. Ménard, Canadien francophone, est le fondateur de la ville de Galveston. C'est un signataire de la déclaration d'indépendance du Texas.

Houston en 1833.

Bretonneau écrit qu'en douze jours il revient de New-York à Bristol...[76]. Il est donc possible qu'il arrive par New-York à l'allée.

En 1837, Frédéric Le Clerc est aux États-Unis. On retrouve sa trace à Cincinnati dans l'Ohio, en juin et juillet 1837[77]. Il écrit dans Le Texas et sa Révolution :

En juin et juillet 1837, j’ai vu colporter à Cincinnati de magnifiques plans de la future ville de Galveston...[78].

Nommé membre correspondant de la Société médicale de Tours,le 1er février 1837, après rapport du docteur Haime, le docteur Le Clerc figure dans la liste des associés correspondans (sic) de la même année 1837, avec l'adresse à Philadelphie[79].

Comme sa fille, il traverse le Midwest, mais passe par La Nouvelle-Orléans et séjourne dans cette ville en partie francophone à cette époque. Leclerc parle de la facilité des relations du Texas avec La Nouvelle-Orléans. C'est pour cela qu'il va revenir en s’arrêtant à La Nouvelle-Orléans. Il y reste jusqu'au début de l'année 1838, selon les recherches actuelles des historiens américains[80].

Il va ensuite à Galveston, au Texas. Il écrit :

Galveston est cependant exposée à des vents du nord qui poussent l’eau de la baie fort avant dans les terres. On en avait eu un terrible exemple au mois de septembre 1837. La tempête avait transporté à plus de vingt-cinq pas sur le rivage trois bâtiments dont j’ai vu les carcasses enfoncées dans le sable, et un autre navire, chargé de trois cents émigrans dont les squelettes couvraient encore la plage, s’était perdu sur la pointe nord-est...[81].

Leclerc parle là du Racer's storm est un des ouragans les plus puissants et les plus dévastateurs du XIXe siècle, responsable de dégâts importants dans plusieurs villes sur son parcours long de plus de 3.000 km. Frédéric Le Clerc y est donc après l'ouragan. Il constate au commencement de l’année suivante, il y avait des maisons, des rues, des chantiers sur cet aride rivage, où les douanes sont déjà très productives[82].

Il écrit aussi :

C’était au commencement de 1838 que je voyais Houston.

Le Clerc visite donc ces deux villes à la fin de l'hiver 1837-1838[83]. Houston n'est plus une ferme, comme en 1833, mais une ville en pleine croissance, qui vient d'être remplacée comme capitale du Texas par Austin.

Bien entendu Bretonneau connaît tous ces dangers et les maladies tropicales. Il est très inquiet pour la santé de Frédéric, comme le montre sa correspondance.

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1838[modifier | modifier le wikicode]

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Pourquoi Frédéric va au Texas en 1838[modifier | modifier le wikicode]

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Texas and its Revolution : El Alamo. Cet état vient d’acquérir son indépendance en combattant l'armée du Mexique (1836)

En 1838, Pierre Bretonneau doit faire nommer Saturnin Thomas comme son successeur en tant que médecin-chef car Frédéric est parti en Amérique[84]

Frédéric Le Clerc arrive au Texas au début de l’année 1838. Cet état vient d’acquérir son indépendance en combattant l'armée du Mexique (1836). Il est le premier visiteur européen. Il veut savoir comment le Texas, une ancienne province mexicaine est devenue un des plus grands états d'Amérique ? Il s'intéresse à un des plus singuliers événements de l'histoire du XIXe siècle et aux gigantesques progrès de cet état, l'accroissement extraordinaire de sa population, le mouvement qu'il imprime aux esprits... attirent l'attention sur le Texas[85].

Laura Lyons McLemore, dans Inventing Texas : Early Historians of the Lone Star State, nous dit que Le Texas et sa Révolution est aussi la première étude sur l'état du Texas [86].

William Kennedy écrit Texas, the Rise, Progress, and Prospects of the Republic of Texas, mais seulement en 1841. Les deux Européens sont fascinés par le Texas[87].

Un autre Français, Alexis de Tocqueville, s'interroge sur les fondements de la démocratie, dans le nord-est des États-Unis, à la même époque. Alexis de Tocqueville et Le Clerc ne se rencontrent pourtant pas dans la vaste Amérique, mais 20 ans plus tard à Saint-Cyr-sur-Loire, où l’ancien ministre s’installe à la fin de sa vie. Il devient le patient et l’ami de Pierre Bretonneau et donc de Frédéric.

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Début de son séjour au Texas[modifier | modifier le wikicode]

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Du 15 au 26 avril - tout au long de la bataille de San Jacinto et de la reddition ultérieure de Santa Anna -, le Cayuga est la capitale flottante de la République du Texas. C'est certainement sur ce steamer que Le Clerc remonte la rivière San Jacinto au début de son séjour au Texas.

"Nathaniel Pryor et Sam Houston à Three Forks".

Frédéric Le Clerc écrit :

C’est par le San-Jacinto que je suis entré dans le Texas. Rien n’était plus frappant que le contraste des solitudes vierges que nous traversions, avec le bateau à vapeur qui nous transportait...[88].

Mais il ajoute :

Nous avions éprouvé dans la baie de Galveston un froid assez vif ; mais, à mesure que nous nous éloignions de la côte, la température s’élevait sensiblement...[89].

Selon Le Clerc :

Lynchburg est la première ville que j’aie vue du continent texien. Elle est située sur la rive droite du San-Jacinto, un peu au-dessous du point où ce fleuve reçoit le Buffalo-Bayou... Le steamer ne s’y arrêta que le temps nécessaire pour prendre quelques passagers. Le général Houston, ex-président de la république, était du nombre. Le soir même, nous visitâmes avec lui, sur les bords du Buffalo-Bayou, dans lequel nous étions entrés, le champ de bataille de San-Jacinto...[90].

Frédéric Le Clerc n'aime pas ce Sam Houston. Il parle peu de lui et dénonce ses faiblesses, ce qui ne plaît pas à certains journalistes américains.

Il ajoute :

Houston, qui porte le nom du premier président de la république texienne, est bâtie, comme Harrisburg, sur la rive droite du Buffalo-Bayou, et à la tête de la navigation de cette rivière, qu’on ne peut pas remonter plus loin. Je ne dirai pas qu’Houston est déjà une grande ville... Cependant la translation du siège du gouvernement à Austin, sur le Colorado, beaucoup plus à l’ouest, a dû arrêter le développement de la première capitale du Texas[91].

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Le Rio Brazos[modifier | modifier le wikicode]

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La lecture de la déclaration d'indépendance du Texas à Washington-on-the-Brazos.

Rivière Brazos (comté de Palo Pinto, Texas).

Frédéric Le Clerc nous instruit des événements lors de son séjour ou du temps de la Révolution. Il nous fait connaître aussi les progrès du nouvel état. Ils sont réellement prodigieux. A la fin de 1836, il ne compte pas plus de 70.000 habitants, mais rapidement plus de 250.000. L'agriculture, le commerce, l'organisation de la force publique, y marchent du même pas.

Après le San-Jacinto, en allant de l’est à l’ouest, on rencontre le Rio Brazos, un des plus grands fleuves du Texas. Le fleuve est étroitement associé à l'histoire du Texas, en particulier aux colonies de peuplement d'Austin et à la révolution du Texas, tout comme des parties de la métropole de Houston.

Les Anglo-Américains avaient fondé sur ses bords leurs premiers établissemens... Il existe aussi, entre le Rio-Trinidad et le haut Brazos, un vaste territoire que les colons ont appelé "red lands" (terres rouges)... Le 22 juin 1838, l’eau du Brazos changea de couleur ; de limoneuse et trouble qu’elle était, elle prit soudainement une teinte rouge foncée de minium. Ce changement, qui s’était opéré tout à coup, sans que le fleuve augmentât ou diminuât de volume, dura quinze jours, et disparut aussi brusquement qu’il s’était manifesté[92].

Leclerc décrit pour la première fois le fameux dépôt de mammifères du Pléistocène de San Felipe, qu'il découvre à l'été 1838[93], réuni par William P. Huff[94].

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Les Indiens[modifier | modifier le wikicode]

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Sa fille, son mari, Goussard, et leurs amis archéologues sont attaqués par des Apaches vers 1890.

Les Indiens du Texas, en 1838, sont déjà très souvent alcooliques. Ils portent des colliers avec des scalps parfois d'Américains du Nord. Le Clerc fait toutefois des distinctions entre les tribus... Le Clerc rencontre, par exemple, un chef indien qui sait soigner :

Le vieux chef connaissait le pouvoir de l’eau de feu, car, un jour qu’on lui en offrait, je le vis faire un geste qui indiquait qu’après avoir bu de ce dangereux breuvage, la tête s’appesantissait, et l’on tombait dans un profond sommeil. Les Comanches passèrent quatre jours à San-Felipe sans qu’on eût à se plaindre de leur conduite. Le jeune officier texien, leur guide, avait été pris de la fièvre intermittente ; mais, grace au vieux chef, il recouvra promptement la santé. Quelques instances que je fisse, je ne pus obtenir du vieillard qu’il me communiquât son secret. En quoi consistait donc ce traitement héroïque ? Le quinquina était-il connu de l’Indien ? Cet arbre précieux n’a jamais été rencontré à la Nouvelle-Espagne, et, des régions habitées par les Comanches aux montagnes du Pérou, la distance est trop grande pour qu’on puisse un instant supposer les moindres relations. Peut-être ce vieux chef devait-il ses connaissances médicales à quelques Européens ; je serais tenté de le croire, si j’en jugeais par le fait suivant : il fit un jour venir plusieurs enfans indiens et me montra leurs bras, qui portaient des cicatrices vaccinales parfaitement légitimes. Quelle que fût l’origine d’un pareil bienfait, il est certain que ces sauvages avaient compris et adopté ce moyen d’échapper au fléau le plus terrible qu’aient à redouter les Indiens[95]..

Le Clerc est donc émerveillé quand il découvre que le sauvage connaît la quinine et la vaccination. L'Indien soigne les enfants avec les méthodes des Européens. Il a du mal à comprendre qu'un sauvage soit capable de soigner comme lui[96].

Lorsque les délégués comanches reviennent à San Felipe, Frédéric Leclerc déclare que leur chef est «dans un état d'exaltation incroyable» face aux cadeaux que lui a offert l'envoyé du président Houston. Mais il n'est pas sur que les Indiens honorent les conditions du traité[97].

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Le Clerc a la fièvre jaune (décembre 1838)[modifier | modifier le wikicode]

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Lettre de Pierre Bretonneau à son ami Velpeau, où il lui dit que Frédéric est maintenant à La Nouvelle-Orléans, mais revient[98].

Lettre de Bretonneau à la propriétaire du château de Chenonceau concernant Frédéric Leclerc.

Nous savons qu'il est à La Nouvelle-Orléans, en décembre 1938. Bretonneau, qui l'a élevé, regrette qu'il soit parti. Il craint les épidémies tropicales. C'est à cause de la présence récurrente de la fièvre jaune que Napoléon abandonne à vil prix la Louisiane au président américain Jefferson. Notons, d'ailleurs, qu'en 1850, la moitié des décès enregistrés à La Nouvelle-Orléans ont pour responsable la fièvre jaune...[99].

Le Clerc n'est plus au Texas et a pris la fièvre jaune à La Nouvelle-Orléans. En effet, le 22 décembre 1838, Bretonneau annonce à Velpeau :

Dans l'intérêt de Frédéric, je m'étais obstiné à faire des leçons de clinique. Je n'ai pu le retenir et cet aventureux garçon est maintenant à La Nouvelle-Orléans. Déjà j’ai un jeune professeur laborieux et plein de zèle, mon américain. Il prospérait au Texas, et je doute qu’il me fût revenu si un excellent ami médecin à New-Orleans, qui devait transmettre en Europe les lettres du Texas et faire parvenir celle de Frédéric. En revenant de la Nouvelle-Orléans chercher ses lettres, mon Texien y a pris la fièvre jaune, et voilà qu'en face de la mort, qu'il a vue de près, les regrets de la famille devenant si vifs que d'un bond il nous arrive, en douze jours de New-York à Bristol...[100].

Bretonneau, ce beau-père très affectueux contrairement aux pères de cette époque, redoute un nouveau départ de Frédéric. Il s'en confie à la comtesse de Villeneuve, la propriétaire du château de Chenonceau :

Mon Texien est à Paris en chair et en os, en âme il rôde sur les bords du golfe du Mexique. Je vois cela avec inquiétude....

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Le Texas et sa Révolution[modifier | modifier le wikicode]

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Carte du Texas extraite de la grande Carte du Mexique / par A. Brué géographe du roi ; revue, corrigée et considérablement augmentée, d'après des documents récen[t]s et des renseignemen[t]s fournis par Mr le docteur F[rédéri]c Leclerc ; par Ch. Picquet, géographe du roi et de monseigneur le duc d'Orléans ; lith. de Thierry frères.

Le manuscrit de Frédéric sera imprimé par la Revue de Paris, écrit Armand Trousseau (1801 - 1867).

Frédéric Leclerc, Le Texas et Sa Révolution. Paris H. Fournier et Ce, 1840 (première édition).

Dédicace de Le Texas et sa Révolution par Le Clerc à un médecin belge.

Texas and its Revolution traduit dans la revue Southern Literary Messenger (1841)[101].

Frédéric Le Clerc, comme nombre d'Européens après avoir visitée l'Amérique, au début du XIXe siècle, écrit un livre. Il semble probable que la curiosité intellectuelle de Le Clerc soit piquée, comme celle d'Alexis de Tocqueville, Harriet Martineau et Frances Trollope, par les États-Unis et sa révolution particulière et son expérience démocratique[102].

Jouant les apprentis psychiatres, Bretonneau conseille à Frédéric Le Clerc, pour se défouler, d'écrire le récit de son voyage. Il a peur qu'il reparte en Amérique.

Frédéric intitule son étude : Le Texas et sa révolution. II est dédié au second président de la République du Texas, Mirabeau Bonaparte Lamar. On retrouve dans les archives de Lamar une lettre de Frédéric Le Clerc lui demandant la permission de lui dédier ce livre. Une carte rare de la république du Texas, est incluse dans son travail. Les notes ayant permis de dessiner la carte viennent de la carte de Brue du Mexique (probablement de l’édition de 1834), qui est corrigée par Leclerc. La carte signale 27 divisions du Texas, y compris la région des Comanches dans le Nord-Ouest. Le Texas est encore réduit au niveau territoire et ne va pas jusqu’au Rio Grande. La carte fourmille de détails inconnus à cette pour cette époque.

Avant cela, Armand Trousseau (1801 - 1867) se charge de remettre le manuscrit à Buloz, Directeur de la Revue des Deux Mondes et de La Revue de Paris, avec une lettre de recommandation du poète. Armand Trousseau (1801 - 1867) écrit :

'Le manus­crit de Frédéric sera imprimé par la Revue de Paris. C'est un recueil littéraire très estimé. Il aura à retoucher quelques détails un peu trop lâchés, et que le bienveillant critique de la rue Chanoineau n'aurait pas dû laisser passer.

Le manuscrit est imprimé dans La Revue des deux mondes, de mars et avril 1840, puis paraît sous la forme d'un ouvrage intitulé : Le Texas et sa Révolution, dans lequel est décrite la révolution texane livrée par les Texans contre le Mexique en 1836.

Armand Trousseau (1801 - 1867) continue à ironiser dans sa lettre du 15 mars 1840 :

Avez-vous lu mon mandement ? Non, Monsei­gneur et vous ? De vous à moi, c'est un peu la réponse qu'on pourrait faire à notre Texien.

Il ajoute :

Lisez-lui ce petit bout de ma lettre avant de la déchirer et il sourira probablement. L'oeuvre de Leclerc était inimpri­mable, d'un décousu qui passait toute idée, et dans un français qui était un peu exotique. Buloz en a confié la révision, augmentation, correction, mutation, transsubstantiation, à l'un des collaborateurs les plus habiles de la revue, qui a fait un travail remarquable, dont la première partie a paru le 1er mars avec la signature de Leclerc et qui fera grand honneur à ce dernier. Je suis sûr que votre ami le poète sera plus content de l'imprimé que du manuscrit. Brûlez ma lettre et n'en dites mot à Leclerc : les enfants crient quand on les débarbouille. Les « mandarins » que nous sommes font trop souvent le même travail secret que celui du collaborateur de Buloz lorsqu'ils inspirent une thèse ou un mémoire !

La lettre n’est pas déchirée et est conservée parmi les archives de la faculté de Médecine de Tours, avec les textes manuscrits de Armand Trousseau (1801 - 1867).

Le public tourangeau apprécie cette étude qui est louangée dans le rapport annuel de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles Lettres d'Indre-et-Loire :

Un des Etats de nouvelle création, le Texas, province mexicaine qui s'est érigée en république indépendante, a été décrit avec un talent remarquable par l'un de nos compatriotes, qui vous a fait hommage de son travail, M. Frédéric Leclerc, aujourd'hui médecin en chef de l'Hospice.

A partir de l'article en deux parties un livre est édité en 1840. Lacroix-La Renaudière, dans L'Univers, Mexique et Guatemala, y écrit que :

C’est un excellent ouvrage plein de recherches curieuses et d'aperçus nouveaux. Un autre critique précise qu’il contient dans un petit nombre de pages beaucoup de choses intéressantes ; il raconte comment le Texas, peu à peu envahi par des Nord-Américains, finit par se séparer du Mexique. L'Union entama des négociations pour se faire céder cette province qui formait une saillie hors du territoire du Mexique ; l'événement ne répondit pas à son attente.

On parle partout de l'excellent travail de Frédéric Leclerc sur Le Texas et sa révolution. On dit qu'il est impossible de réunir en moins de pages plus de faits curieux sur les grands événements dont cette contrée si riche d'avenir a été le théâtre.

L'ouvrage de Frédéric Le Clerc n’est pas apprécié qu’en France. Les deux articles sont traduits et publiés en 1841 dans le Southern Literary Messenger. Texas and Its Revolution, est réédité à Houston, en 1950. Cette traduction, comme les autres éditions, sont très rares et recherchées.

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Le voyage de son cousin germain aux États-Unis (1842)[modifier | modifier le wikicode]

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Félix Augustin Leclerc de Pulligny.

Jean Leclerc de Pulligny, fils de son cousin germain, polytechnicien séjourne aussi aux USA.

Le voyage de son cousin germain[Frédéric Le Clerc, aux États-Unis, et son livre, Le Texas et Sa Révolution, donnent des idées à d'autres membres de sa famille.

En 1842, Félix Augustin Leclerc de Pulligny s'embarque pour l'Amérique muni de lettres de recommandations, pour l’Amérique, dont celles de l’ami de la famille, François René de Chateaubriand (1768 - 1848). Il fait de longues escales en Angleterre, en Écosse et en Irlande.

Félix Augustin Leclerc de Pulligny est reçu à la Maison Blanche, par John Tyler (1790 - 1862), le dixième président des États-Unis d'Amérique. Tyler est l'exemple type des hommes politiques issus des États du Sud. Il est contre un pouvoir fédéral fort et défend le droit des états à décider de leur propre politique en matière de règles électorales, de droits de douane et, bien sûr, d'esclavage. John Tyler sera, après son mandat présidentiel, élu au Congrès de la Confédération (les États qui font sécession). Même si John Tyler est le fils de riches planteurs et Félix, celui d'un comte, les deux hommes s’entendent très mal. Pulligny admire la liberté et le modernisme de la démocratie américaine. Le vicomte est révolté par le maintien de l’esclavage.

Félix Augustin Leclerc de Pulligny explore pendant cinq mois les territoires des Algonquins, Chippawadis, Hurons, Iowas, Sioux, vivant la propre vie des sauvages. Il est avant tout un chasseur. D'ailleurs dans le Michigan, il se fait adopter par une tribu de chasseurs indiens. Un article de la revue de la Société d'ethnographie, de 1943, se félicite d'avoir achevé une étude, en retrouvant, par hasard, une pipe offerte, vers 1845, au vicomte Le Clerc de Pulligny, par un chef indien[103].

Des mois pus tard, il arrive à l'embouchure du Mississippi sur les bords du golfe du Mexique. Félix Augustin Leclerc de Pulligny voyage aussi au Canada et au Mexique. Il se blesse grièvement en 1842 dans une reconnaissance des forêts de l'île de Cuba.

La fille de Frédéric Le Clerc, son cousin germain, Jeanne Le Clerc, va vivre au Nouveau-Mexique, vers 1890, et écrire à son retour : Une Française chez les sauvages.

Félix Augustin Leclerc de Pulligny a comme fils Jean Leclerc de Pulligny qui est Directeur de la Mission française d'ingénieurs aux États-Unis, de septembre 1911 à août 1914, organisée par M. Sembat, Ministre des Travaux publics. Au banquet pour le 75e anniversaire de l'American Statistical Association, en 1914, Leclerc de Pulligny prend la parole au nom de la Société de Statistique de Paris. Puis, il est le Délégué rapporteur, pour la France, à l'Exposition universelle et internationale de San Francisco, en septembre-octobre 1915.

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Cette vue de La Nouvelle-Orléans en 1838 montre le Cabildo et le Presbytère avant l’ajout de leurs toits en mansarde et de leurs coupoles. Il montre également la cathédrale Saint-Louis avant la rénovation de JNB de Pouilly de 1849-1851. Frédéric séjourne deux fois dans cette ville.

BÉRANGER, BRETONNEAU, SON PÈRE (1838/1840)[modifier | modifier le wikicode]

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Un Ami et patient âgé de Bretonneau[modifier | modifier le wikicode]

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Pierre Jean de Béranger (1780 - 1857) est timbrifié par les Soviétiques en 1857.

Pierre-Jean de Béranger (1780 - 1857), patient et ami de Pierre Bretonneau est enthousiasmé par les écrits de Leclerc et lui propose de les faire imprimer.

A Tours parmi les familiers tourangeaux du château de Bretonneau, Palluau, figure ce chansonnier, Pierre Jean de Béranger (1780 - 1857), installé en 1838 à la Grenadière. Il y vit maritalement avec Judith, sa cousine, qui lui tient son ménage.

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Âneries de la Société archéologique de Touraine (1947)[modifier | modifier le wikicode]

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En 1838/1840, Mademoiselle Marie Eugénie Meusnier (1824 - 1894) n'a que 14 ans et certainement pas l'envie d'avoir comme amant un petit vieux, chauve et laid. Elle se marie avec Frédéric en novembre 1842. Elle n'est que d'ascendance lointaine britannique et très typée tourangelle.

Pour l'entourage de Bretonneau "Madame Leclerc", c'est la mère de Frédéric.

Un certain Philippon, pourtant membre de la Société archéologique de Touraine, tient des propos bizarres sur Bretonneau et Leclerc de 1838 à 1840. Il nous parle des relations de Sophie Moreau, épouse de Pierre Bretonneau. Or en 1838 Sophie Moreau (1837 - 1918) vient de naître et ne se marie avec le médecin très âgé qu'en 1855[104].

Plus inquiétant ce Philippon de la Société archéologique de Touraine nous parle - toujours pour 1838, du docteur Frédéric Le Clerc, avec sa femme Eugénie Meusnier. Or Frédéric épouse Marie Eugénie Meusnier (1824 - 1894), le 14 novembre 1842[105]. Marie Eugénie en 1838 n'a que 14 ans et ne vit pas maritalement avec Le Clerc. Elle ne peut donc l'accompagner aux châteaux de Palluau et de La Grenadière. Philippon ose écrire en 1947 :

On chuchote même que Béranger, en dépit de ses 63 ans, n'est point indifférent à Mme Le Clerc... Un coup de théâtre se produit alors. Béranger s'enfuit à Paris sans prendre congé de personne. Dans une lettre embarrassée, il écrit à Bretonneau, le 10 juillet 1840, que Judith a le vif désir de revoir ses amis. A ce départ brusqué Legouvé a donné l'explication que le chansonnier voulait se soustraire à une idylle nouée avec une Anglaise de qualité. Or, Mme Le Clerc, comme nous l'a appris ici même M. Collon, était d'origine anglaise. Béranger a donc cédé aux injonctions de Judith, qui s'estimait lésée par la découverte de cette liaison. Ce qui donne du poids à cette interprétation, c'est que Frédéric Le Clerc, à retardement il est vrai, finit par abandonner et sa femme et sa chaire de l'École de Médecine, pour se réfugier au Nouveau-Mexique, où il meurt en 1891[106].

On ne peut qu'être stupéfait en lisant ces propos délirants et sans aucun fondement historique. Madame Leclerc c'est pour tous les proches de Bretonneau l'épouse de Luc Leclerc. Elle est séparée de son mari depuis 1823 et vit maritalement avec Pierre Bretonneau. D'ailleurs, Pierre-Jean de Béranger (1780 - 1857) l'appelle parfois de son nom de jeune fille Madame Duchâtel[107].

Frédéric Le Clerc n'abandonne pas sa femme pour se réfugier au Nouveau-Mexique. Ce plumitif semble ignorer qu'il part aux Etats-Unis en 1871, soit 31 ans après le départ de Béranger !!!

Quand Pierre Jean de Béranger (1780 - 1857) écrit à son ami Bretonneau de Passy, le 27 novembre 1849 :

Judith et moi nous vous chargeons de nos bonnes amitiés pour madame Leclerc... [108].

Ils parlent bien entendu de la compagne de Pierre Bretonneau et pas d'une enfant de 14 ans pas encore l'épouse du Docteur Le Clerc. Elle n'est bien entendu pas cité dans la lettre. Le Clerc est célibataire avant le 14 novembre 1842.

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Son père est contraint à la retraite (1838)[modifier | modifier le wikicode]

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Luc est choisi comme médecin par le roi Charles X, peu de temps avant les Trois Glorieuses.

Une famille bourgeoise frappée par la grippe à cette époque.

Lettre de Pierre Bretonneau à son ami Alfred Velpeau du 11 octobre 1841 condamnant l'abandon du pauvre Luc Leclercet une place de professeur et à la clinique pour Frédéric Leclerc. Bretonneau parle de ses rares talents d'observation (rares est souligné 4 fois).

La Direction du Personnel de l'hôpital est aujourd'hui installée dans la Cour des Militaires, en référence à un épisode de 1814, dont Luc Leclerc est un des principaux acteurs.

Le père de Frédéric, Luc Leclerc, a une fin de vie plutôt triste. Dans un premier temps il s’éloigne de Tours et soigne à Paris, des membres de la noblesse et de la bourgeoisie. Il va même être choisi comme médecin par le roi Charles X, peu de temps avant les Trois Glorieuses.

A Tours, Leclerc-père partage encore en 1837 la charge de médecin-chef. Il enseigne l’anatomie et la physiologie et une partie de la clinique médicale. Dans le Journal politique et littéraire d'Indre-et-Loire, du 4 mai 1837, on peut lire l'annonce suivante :

M. le Docteur Leclerc, professeur d’anatomie et de Physiologie, donne avis à MM. les élèves qu'il recommencera ses cours dans la première quinzaine de décembre prochain à l'heure ordinaire. Il traitera pendant la durée de ses cours :
1°) de l'appareil des sens externes ;
2°) de celui des sens internes ;
3°) des conducteurs immédiats et médiats de nos volontés et des fonctions respectives de chaque organe.

Si le temps lui permet, il décrira les organes générateurs des deux sexes et le produit de leur union.

Mais en 1838, Luc Leclerc est rejeté par ses pairs et les administrateurs. Bretonneau demande à la commission qui administre l'hôpital d’écrire au Ministre de l'Instruction publique pour soutenir le maintien de Luc Leclerc au poste de professeur d'anatomie, enseignement dont il a la charge depuis 1818. Il écrit :

Nous devons à la vérité, Monsieur le Ministre, de dire que M. Leclerc a rendu à l'hôpital de Tours d'importants services et que constamment nous l'avons vu animé d'un zèle, d'une exactitude, d'un dévouement dignes d'éloges ; il n'a cessé aussi de témoigner le plus rare désintéressement.

Émile Aron précise dans sa biographie de Bretonneau :

Mais Leclerc n'était pas inscrit sur les listes officieuses qui circulaient sous le boisseau et en haut lieu[109].

Or, Velpeau et Trousseau, professeurs à la Faculté, ont une influence prépondérante. Luc Leclerc n’a pas de relations dans les ministères. Son vieil ami Bretonneau a un dernier sursaut d'indignation car il n'admet pas l'injustice.

Pour son fils Frédéric, son successeur dans son souhait, il va insister avec plus de force. Néanmoins, dans une lettre à Velpeau il dénonce même l’attitude de ses anciens élèves :

Je ne conçois pas cette lâcheté, vous et Trousseau avez abandonné le pauvre Leclerc.

Luc Leclerc prend sa retraite de médecin en chef en 1838. C’est Frédéric Le Clerc, son fils aîné, qui lui succède, le 15 janvier 1838 comme médecin en chef[110].

MÉDECIN EN CHEF DE L'HOSPICE GÉNÉRAL DE TOURS (1839 - 1871)[modifier | modifier le wikicode]

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Associé correspondant (1937 - 1840)[modifier | modifier le wikicode]

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Tableau de la trachéotomie de Trasbot, quelques dizaines d'années plus tard.

Lors de la séance de la Société Médicale du 3 janvier 1837, il sollicite le titre d'associé correspondant et adresse un mémoire inédit :

Sur le siège de la dysenterie et sur les lésions qu'elle produit. Son mémoire est inséré in extenso dans le recueil des travaux de la Société médicale de Tours, année 1836, p. 46 à 54[111].

Nommé membre correspondant de la Société médicale de Tours,le 1er février 1837, après rapport du docteur Haime, le docteur Le Clerc figure dans la liste des associés correspondans (sic) de la même année 1837, avec l'adresse à Philadelphie[112].

Frédéric expose, le 4 novembre, le cas d'une fille d'officier âgée d'un an qu'il sauve in extremis par une trachéotomie. Sa communication dans le Journal des Connaissances Médico-chirurgicales, en 1840, porte le titre de :

Asphyxie causée par la présence de corps étrangers dans le larynx, trachéotomie, guérison[113][114][115].

Du fait de ces moyens de traitement, qui sont pourtant soigneusement utilisés Bretonneau n'a guère de succès. Pierre Bretonneau, lors d'une vingtaine d'opérations de trachéotomie sauve six enfants. Le Clerc, qui adopte le même traitement, réussi à en sauver deux autres. Velpeau, élève de Bretonneau, en sauve deux autres sur les vingt. Petel effectue six opérations, dont trois avec succès. Ainsi, 150 opérations, sont néanmoins couronnées de succès, c'est-à-dire, un peu plus d'un quart[116].

1838, Le Clerc est au Texas[modifier | modifier le wikicode]

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Avenue de l'Hospice à Tours.

Pierre Bretonneau et Luc Leclerc vont faire de Frédéric Le Clerc leur digne successeur, mais lui va par deux fois essayer d’échapper à ce destin tout tracé.

Le 20 février 1838, Pierre Bretonneau écrit une lettre de démission et propose comme successeur le docteur Saturnin Thomas, car Frédéric est au Texas. Mais à peine est-il en poste depuis dix jours, que ce Thomas doit démissionner[117]. Bretonneau doit poursuivre ses fonctions de médecin-chef.

Bretonneau redémissionne[modifier | modifier le wikicode]

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Frédéric succède en revenant des Etats-Unis à Pierre Bretonneau comme Médecin en chef le 25 janvier 1839.

Hospice Général (Hôpital Bretonneau) - Service Médecine Femmes.

Le 4 décembre 1838, Bretonneau écrit une nouvelle lettre de démission et propose le docteur Frédéric Le Clerc pour le poste qui revient de Saint-Louis, comme il l’annonce à Velpeau et à sa protectrice, la propriétaire du château de Chenonceau[118]. Bretonneau appuie Frédéric dans une lettre adressée à l'administration de l'hôpital :

En venant vous prier d'accepter ma démission, j'ose vous proposer pour me remplacer le jeune docteur Leclerc qui a suivi pendant plusieurs années la clinique de l'hôpital, complété d'une manière distinguée des études médicales à la Faculté de Paris et dont la coopération comme professeur de clinique peut contribuer à la future prospérité d'une école secondaire[119].

Par arrêté préfectoral du 15 janvier 1839, le docteur Frédéric Le Clerc est nommé médecin en chef de l'Hospice de Tours, en remplacement du docteur Bretonneau, démissionnaire. Il n'a pas vingt-neuf ans[120].

Le 25 janvier 1839, le successeur de Bretonneau, le docteur Frédéric Le Clerc, prend ses fonctions de médecin en chef[121].

Le 25 janvier 1839, le successeur de Bretonneau, le docteur Frédéric Le Clerc, prend ses fonctions de médecin en chef[122].

Le Clerc devient alors un membre important du milieu médical tourangeau, membre titulaire de la Société Médicale de l'Indre-et-Loire, en 1840. La Société Médicale enregistre à cette époque les présences de ses membres sur le cahier des dépenses, grâce à la comptabilité de jetons de présence. Il y a une séance par mois. Au cours de l'année 1840, Frédéric assiste à trois séances, puis à six en 1841, une en 1842, une en 1843.

Sa pince (1841)[modifier | modifier le wikicode]

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Le 1er décembre 1841, il présente à la Société une pince à mors recourbés, munie d'une crémaillère, dont il est l'inventeur, pour maintenir ouverts les cerceaux de la trachée lors de la trachéotomie : perfectionnement appréciable de la pince de Trousseau, crée en 1832[123][124].

Le Clerc soigne les cheminots (1840/1750)[modifier | modifier le wikicode]

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Lettre de Pierre Bretonneau à son ami Trousseau pour que Le Clerc reçoive une indemnité pour ses soins aux cheminots[125].

Entre 1840 et 1850, les ouvriers qui construisent les premières lignes de chemin de fer, de recrutements divers, représentent une catégorie peu favorisée, la commission administrative de l'hospice général se plaint d'avoir à supporter la charge qu'ils représentent, avec des accidents, des maladies infectieuses et vénériennes qu'ils partagent avec des femmes également soignées à l'hospice[126].

Pierre Bretonneau écrit à son ami Trousseau pour que Le Clerc reçoive une indemnité pour ses soins aux cheminots[127].

En 1843, Le Clerc est médecin du Chemin de fer d'Orléans et médecin des ateliers dans la surveillance des ingénieurs des Chemins de fer de Tours.

La dysenterie (1856)[modifier | modifier le wikicode]

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De la médication de la dysenterie... Le Clerc 1856.

Cas de dysenterie dans un camp nazi.

Les progrès de la médecine, Velpeau et ses étudiants.

L'Hospice général de Tours.

Lettres d'un vétéran de l'école de Bretonneau.

Emile Jean-Baptiste Vidal a comme chef de service à l’hôpital de Tours Frédéric Le Clerc.

En 1856, le docteur Ansaloni fait connaître, dans sa dissertation inaugurale, un traitement qu'il a vu mettre en usage avec le plus grand succès par Frédéric Le Clerc, lors d'une épidémie de dysenterie aiguë qui a sévi principalement sur la garnison de la ville de Tours pendant les mois de juillet, août et septembre 1856, et dont il a été lui-même atteint. Il écrit :

De la médication de la dysenterie aiguë épidémique, et de l'emploi des solanées pour arrêter le ténesme[128].

Sous ce titre, ce jeune médecin préconise une médication sur le traitement du ténesme, qui repose en grande partie sur des idées particulières professées par Frédéric Le Clerc, relatives à ce symptôme de la dysenterie : 

A peine le virus dysentérique, qui est le même dans tous les lieux et tous les âges, dit Leclerc, est-il déposé au-dessus du sphincter de l'anus, qu'il agit tout aussitôt comme un stimulant violent de l'appareil nerveux, de cette région. C'est là le point de départ, et l'explication du ténesme par lequel débute si spontanément et invariablement la maladie[129].
Tous les dysentériques de l'épidémie, sans exception, ont éprouvé du ténesme ; tous ont ressenti une douleur plus ou moins vive au-dessus du pubis. Cet état de contraction de l'anus, de douleur au pubis, caractérise la maladie ; il commence avec elle, et la douleur ne se répand dans le reste de l'abdomen qu'au bout de quelques heures ou de quelques jours[130].
La douleur, comme conséquence, amène l'inflammation, qui bientôt va dominer la maladie, et ce qui conduit à cette idée, c'est que, dès que par les solanées on parvient à calmer cette douleur, c'est-à-dire le ténesme, l'inflammation se manie à volonté[131].
Même dans les cas où la diarrhée précède la dysenterie, on ne peut pas prétendre que l'inflammation ait précédé le ténesme, puisque la diarrhée commence par les régions supérieures du tube digestif, et la dysenterie toujours, et sans exception, par l'anus. Et que dira- t-on pour les cas où il n'y a pas eu diarrhée au début, et bien plus, pour ceux où les sujets souffraient de constipation, lorsque la dysenterie vint les surprendre ?[132].

Le Bulletin général de thérapeutique médicale, chirurgicale, obstétricale et pharmaceutique ajoute :

Après avoir donné cette explication du ténesme, peut-être plus ingénieuse que solide, le docteur Frédéric Leclerc formule un traitement de la dysenterie aiguë[133].

Conjointement avec l'application de l'emplâtre de belladone ou de datura, Leclerc emploie la médication purgative. Précédé en cela par Bretonneau, qui, en 1820, pendant l'épidémie de Tours, après avoir expérimenté les méthodes antiphlogistique, émolliente et purgative, a cru devoir s'en tenir presque exclusivement à cette dernière et employait les purgatifs salins, Leclerc, disons-nous, jusqu'au mois d'août 1856, avait aussi employé les sels neutres dans la dysenterie. Depuis, il a constaté que ces substances ne sont réellement efficaces que dans les premiers jours de la maladie ; aussi, après quelques doses de sulfate de soude (10 grammes dans les vingt-quatre heures ; 8 grammes le matin, 8 grammes le soir), passe-t-il à l'emploi du calomel, dont les médecins anglais ont si souvent vanté les succès, et que M. Leclerc donne à des doses plus fractionnées encore.

Avant d'avoir eu recours aux solanées pour combattre le ténesme M. Leclerc avait déjà employé le calomel à doses progressives, et alors les doses qu'il fut forcé d'administrer pour faire disparaître les accidents inflammatoires s'élevèrent quelquefois jusqu'à 120 centigrammes par jour, et quelques malades éprouvèrent un commencement de salivation.

En 1857 paraissent les conclusions de Leclerc : De la médication curative de la dysenterie aiguë et chronique et d'un procédé thérapeutique pour arrêter le ténesme (Tours, Bousrez, 1857, in-8°). Ce traitement est mis en usage avec le plus grand succès par Frédéric Leclerc, selon L'abeille médicale: revue hebdomadaire de médecine, chirurgie, pharmacie et sciences accessoires et d’autres revues françaises ou étrangères.

Le docteur Jean-Félix Miquel, d'Amboise, écrit en 1867 dans Lettres d'un vétéran de l'école de Bretonneau qu’il a eu l'occasion de voir à l'hospice de Tours plusieurs cas de la maladie, que M. le docteur Frédéric Leclerc a qualifiée du titre de typhus isomorphe, laquelle se caractérise surtout par un ralentissement considérable des battements du cœur avec un faciès représentant l'hébétude[134].

Emile Vidal, dermatologue français, étudie la médecine à Tours et à Paris. Il passe la plus grande partie de sa carrière à l'Hôpital Saint-Louis. Il envoie à l’Académie un mémoire sur l’inoculabilité de la pustule de l’ecthyma simple. L’idée de ces recherches lui est donnée par Frédéric Le Clerc, son chef de service à l’hôpital de Tours, qui, plusieurs fois devant lui, inocule, non sans succès le pus recueilli sur les pustules d’ecthyma[135].

DIRECTEUR L'ECOLE DE MÉDECINE (1841 - 1872)[modifier | modifier le wikicode]

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Le Clerc à l'origine de l’Ecole de médecine (1841 et avant)[modifier | modifier le wikicode]

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Le droguier de l’école de médecine et de pharmacie de Tours.

Armel Gripouilleau.

Comme l’écrit Émile Aron :

Le futur directeur de l’Ecole de médecine conciliait ainsi dans son esprit sa fidélité à l’amitié et l’intérêt de l’établissement créé pour lui et qui devait être conduit par lui sur les fonds baptismaux[136].

Quand le 22 juin 1841, le roi Louis-Philippe ordonne la création de l'École préparatoire de Médecine de Tours cela fait partie d'une réforme de l'enseignement médical en France. Pierre Bretonneau, s'appuyant sur son ami le docteur Mathieu Orfila, doyen de la Faculté de Paris et très influent au Conseil de l'instruction publique, réussit à convaincre le roi de la nécessité de cette ordonnance.

Pierre Bretonneau veut que Frédéric Le Clerc obtienne la chaire de clinique interne et il se fâche :

Si j'ai dit un mot sur ce sujet, c'est moins dans l'intérêt de mes affections que dans celui de l’établissement. La médecine pratique est de ma compétence, et j'ai l'intime conviction que la chaire de clinique ne sera bien remplie que par Frédéric. On ne fera pas mieux, j'y défie vos plus gros bonnets.

Mais néanmoins Leclerc est jugé trop jeune. Il n’obtient que la chaire de professeur d'histoire naturelle et celle de matière médicale. De ce fait Bretonneau refuse alors de devenir professeur de l'École.

A l'Ecole de Médecine de Tours d'alors, on professe, y enseigne les pures doctrines de Bretonneau, de Saturnin Thomas, des Tonnellé, les Leclerc, des Herpin[137].

Armel Gripouilleau y trouve des maîtres qui laissent sur lui une empreinte définitive et savent lui donner, avec une vaste culture générale, le sens profond du devoir professionnel. Frédéric Le Clerc l'intéresse aux recherches d'histoire naturelle et lui fait aimer tout particulièrement la Botanique[138].

A la séance du ler septembre 1841, Le Clerc communique des observations faites à l'Hôpital à l'occasion de la maladie que l'on a récemment nommée méningite cérébro-spinale, et qui selon lui n'est autre chose que le typhus[139].

Chaire d'histoire naturelle (1841)[modifier | modifier le wikicode]

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Le professeur Joseph Renaut, de Lyon.

Selon le professeur Joseph Renaut, de Lyon, Leclerc est le fils intellectuel et pupille de Bretonneau.

Leclerc est le premier professeur d'histoire naturelle de l'école de médecine et de pharmacie de Tours[140], en 1841. L’ordonnance royale du 22 juin 1841, créant, à Tours, l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie, est suivie, le 11 novembre de la même année, d’un arrêté du Ministre de l'Instruction publique, nommant le personnel de l’Ecole. Leclerc fils, médecin de l'Hôpital de Tours enseigne Histoire naturelle et Matière médicale[141]. Il conserve cette chaire de 1841 à 1872.

S'il en faut croire la tradition, Frédéric Leclerc est un homme d’une rare valeur. Les quelques lignes suivantes tirées du discours prononcé par le professeur Joseph Renaut, de Lyon, ancien élève de cette Ecole, à l’occasion du centenaire de la Société médicale d’Indre-et-Loire, disent, ce qu'est ce maître :

Il y avait aussi de notre temps, à Tours, un autre maître que personne de nous jamais n’oubliera, c’était Frédéric Leclerc. Nul autant que ce fils intellectuel et que ce pupille de Bretonneau ne fut différent de son maître, lequel était un clinicien surtout sage, et un observateur critique à la mode tourangelle ou rabelaisienne si l’on veut, les deux termes s’équivalent. Leclerc professait à l’Ecole l’histoire naturelle. C’était un botaniste de haute valeur, dont les travaux sur la sensibilité et les mouvements de certaines plantes demeureront de premier ordre. Mais il était avant tout un imaginatif scientifique. Ses exagérations ôtées, il reste de lui des choses étonnantes. « Il n’y a, disait-il dès 1865 et même beaucoup auparavant, ni plantes ni animaux, il n’y a que des êtres organisés.» «Toute cellule, animale ou végétale, sent, se nourrit et se meut.» «Il n’existe d’autres remèdes que les poisons, et les plus efficaces sont ceux que fabriquent les cellules vivantes.» Je pourrais aller plus loin, Messieurs, dans cette énumération des aphorismes de ce vieux et étrange et si intéressant maître tourangeau, en montrant chaque fois que le prétendu « paradoxe ». qu’il soutenait jadis devant nombre d’officiels, scientifiques et dédaigneux sourires, s’est, depuis, résolu en une vérité devenue maintenant même banale. Lui aussi, mit son empreinte sur nombre de cerveaux à large ouverture biologique. Je regrette que mon cher et éminent collègue de l’Université de Lyon, le professeur Raphaël Dubois, ne soit pas ici pour l’affirmer avec moi une fois de plus, et rendre cet hommage au maître de sa jeunesse[142].

En 1842, Frédéric Le Clerc est nommé professeur titulaire de botanique et de matière médicale à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie. Mais il n'abandonne pas ses fonctions à l'Hospice général, où il dirige conjointement avec son père le service des malades militaires[143][144].

Recherches et enseignement[modifier | modifier le wikicode]

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Ecole préparatoire de Médecine et de Pharmacie.

Amphithéâtre de l'ancienne Ecole nationale de médecine et de pharmacie de Tours.

Frédéric Le Clerc est contraint à être aussi médecin à Paris, dans l'immeuble où est né Méliés à cette époque.

Avec sa chaire, Frédéric retrouve une fonction à laquelle il s'est exercé en 1836 en donnant alors gratuitement des cours de botanique aux élèves internes de l'hospice général de Tours. Nommé professeur titulaire à l'École préparatoire de Médecine et de Pharmacie de Tours en 1842, il n'abandonne pas pour autant ses fonctions à l'Hospice général de Tours et s'y occupe plus particulièrement de certaines maladies. Il ne limite pas à ces deux activités. Sur le cahier des comptes de l'hospice de Tours de 1843, on peut lire :

Frédéric Le Clerc - Professeur d'histoire naturelle et de matières médicales, Médecin en chef de l'hospice général, Médecin du Chemin de fer d'Orléans, Médecin des ateliers dans la surveillance des ingénieurs des Chemins de fer de Tours, Membre de la Société d'histoire naturelle de France, de la Société entomologique de France, de la Société Médicale d'Indre-et-Loire, de la Société d'agriculture arts et belles lettres d'Indre-et-Loire, de la Société philosophique américaine à Philadelphie, de la Société horticulturale de Pennsylvanie.

Il est déjà très connu et pas seulement dans le milieu médical français. Alphonse Mas, écrit dans Pomologie générale, à propos de la variété de poires qui porte le nom de Frédéric Le Clerc :

D'après M. Bivort, cette variété fut obtenue, en Belgique, par M. Berckmans, maintenant résidant en Amérique. Elle rapporte pour la première fois en 1846 et est dédiée par son auteur à M. Leclerc, alors médecin en chef de l'hôpital de Tours...[145].

Lors de la rénovation du Musée d’histoire naturelle de Tours, en 1852, avec d'autres personnalités tourangelles, tels l’abbé Mauduit, le docteur Frédéric Leclerc, apporte ses contributions[146].

Malgré toutes ses activités et sa renommée, Frédéric Le Clerc doit aussi être médecin à Paris pour des raisons financières au 29, boulevard Saint-Martin (en 1862). Son salaire n'est à Tours que de 1.500 francs annuels. Sa fonction est pourtant double : médecin de l'hospice et enseignant. C'est l'immeuble où est né Méliés à cette époque (1861). A Paris Le Clerc soigne gratuitement les Rothschild car ils sont des amis de Bretonneau.

Physiologie végétale (1841 -1859)[modifier | modifier le wikicode]

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Frédéric Le Clerc.

La photosynthèse.

Recherches physiologiques et anatomiques sur le mouvement des végétaux.

Le docteur Frédéric Le Clerc s'intéresse pour l'essentiel à la physiologie végétale, la vie matérielle des plantes et publie les résultats de ses recherches. Dans le mémoire volumineux qu'il adresse à l'Académie des sciences, Le Clerc donne tous les détails de ses expériences sur l'action des substances anesthésiques, telles que l'éther et le chloroforme, sur la sensitive et sur d'autres végétaux.

Dès 1841, selon La Revue contemporaine et Archives générales de médecine, le médecin-professeur narcotise des sensitives en les arrosant avec du laudanum. L'éther est essayé plus tard, aussitôt que ses merveilleuses propriétés sont révélées. Le Clerc écrit :

Une des feuilles fut amputée sans produire aucun mouvement dans le reste de la plante. Je la mis dans ma main ; cinq minutes après, un léger choc imprimé à cette feuille commença à en faire remuer les folioles qui parurent sortir d'une espèce d'engourdissement, et qui, dans l'espace de quelques secondes, se fermèrent toutes les unes après les autres. La chaleur de ma main parut hâter le retour de la sensibilité de cette feuille amputée. Mais que devient l'éther, agent d'immobilité ou de mort ? On le retrouve en grande partie porté dans le sol, à l'extrémité des spongioles.

A la rentrée de l'Ecole de Médecine de Tours de novembre 1851, il prononce un discours prophétique : Recherches physiologiques et anatomiques sur l'appareil nerveux des végétaux[147].

Il poursuit ses recherches de 1851 à 1859. La Bibliothèque de l'Ecole de Médecine de Tours en possède les manuscrits[148].

Le 15 décembre 1859, pour la rentrée de l'École de médecine de Tours, il fait un discours sur : Recherches physiologiques et anatomiques sur le mouvement des végétaux, qui est édité à Tours, imprimerie Ladevèze[149]. l'ouvrage est deux fois éditées, en 1859 et 1861[150].

Leclerc ne doute pas que, d'après cela, la plante possède une circulation et la fonction d'excrétion. Il croit aussi que la sensitive est douée d'un appareil nerveux.

Les curieuses expériences de M. Leclerc ont été un excellent point de départ pour celles, en grand nombre, de ses successeurs, conclut Pierre Étienne Simon Duchartre dans Rapport sur les progrès de la botanique physiologique, en 1868.

Frédéric poursuit ses recherches dans ce domaine de 1851 à 1859. Ses recherches sont dans l’ensemble très bien accueillies.

Le jardin botanique de Tours[modifier | modifier le wikicode]

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Tours - Jardin Botanique.

Jardin botanique de Tours.

Le jardin des plantes de l'hospice général de Tours.

Frédéric Le Clerc est membre de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, en 1851[151].

Le jardin botanique de Tours est construit entre 1831 et 1843 avec 3Ha de superficie.

Le programme de ses cours est affiché à l'École au début de chaque année, afin d'être porté à la connaissance des nouveaux étudiants. On peut ainsi lire pour l'année 1866 que l'enseignement de Frédéric Le Clerc porte sur la minéralogie, la physiologie végétale, où il enseigne entre autres les effets de l'extrait de belladone qu'il aime employer dans le traitement du choléra. Le programme signale également que les élèves auront des cours pratiques dans le Jardin botanique de Tours. Il écrit :

Les élèves ont à leur disposition l'un des jardins botaniques les plus remarquables de la province.

Aujourd'hui encore nous pouvons observer au jardin botanique des plantes provenant des États-Unis introduites vers 1840. Nous n'avons pas la preuve que celles-ci aient été ramenées par Frédéric Leclerc, mais il faut constater la concordance de dates entre le retour de Frédéric des États-Unis en décembre 1838 et l'introduction de ces nouvelles essences.

Nous devons au professeur Renaut, de Lyon, un ancien élève de l'École de Médecine et de Pharmacie de Tours, un témoignage de la qualité des cours notamment de botanique donnés par Frédéric Le Clerc qui dit dès 1865 et même avant :

Il n'y a ni plantes ni animaux, il n'y a que des êtres organisés.

ACADÉMIE DES SCIENCES[modifier | modifier le wikicode]

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Louis XIV en visite à l'Académie royale des sciences, en 1671. Sébastien Leclerc, l'artiste, est un membre de la Famille Le Clerc.

Séance publique de l’Académie des sciences, en 1839.

De la médication curative du choléra asiatique.

Frédéric Le Clerc attrape le choléra en 1832 en soignant les malades à Paris. Les épidémies de choléra qui frappent la Touraine et Tours en 1832, 1849 et 1854 le conduisent à diriger ses travaux vers cette maladie. Il écrit et publie :

De la médication curative du choléra asiatique en 1855 et 1856.

Cet ouvrage fait 44 pages. Il est adressé au concours du Prix Bréant[152].

Le docteur Le Clerc découvre une médication excellente dans la belladone. De la médication curative du choléra asiatique, connait au moins quatre éditions successives : 1855, 1856, 1857, 1865[153].


Frédéric Le Clerc est souvent cité dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences :

Brachet (J.-L. ) rappelle, à l'occasion d'une communication de M. Leclerc, que, dans ses Recherches sur les fonctions du système nerveux ganglionnaire, il a traité la question du système nerveux des plantes. XXXVlI, 673.


Clauzure. — Réclamation à l'occasion d'une Note de M. Leclerc relative à l'action des infusions végétales sur le sang veineux fraîchement sorti de la veine. XLII, 585.


Duméril : Histoire de la caprification; remarques à l'occasion d'un Mémoire de M. Leclerc. XLVII, 361 .


Geoffroy Saint-Hilaire présente une Note de M. Leclerc sur une femme multimamme et donne à cette occasion quelques nouveaux détails sur un cas de mamelles anormales observé

chez un bouc qui a vécu longtemps à la Ménagerie. XXXIV, 386, 41 I.


Leclerc. — Lettres relatives à un instrument qu'il nomme lunette perspective. LIX, 1053 ; LX, I 10. M. Leclerc prie l'Académie de vouloir bien soumettre à l'examen d'une Commission un instrument de son invention qu'il désigne sous le nom de lunette perspective, et dont il adresse un modèle. On fera savoir à M. Leclerc que, conformément aux usages de l'Académie, une Commission ne pourra être nommée que lorsqu'il aura présenté une description raisonnée de son instrument[154].


Sur un calcul biliaire qui s'est fait jour à travers les parois de l'abdomen pour sortir vers la région ombilicale ; Note de M. Leclerc. LVI, 142.


Note ayant pour titre : Des insectes du figuier mâle ; par M. Leclerc. XLVIII, 285.


Chorée. — Sur une maladie analogue à la chorée observée chez les poules ; par M. Leclerc.

XXXIX, 292.

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AVANT SON DEUXIÈME DÉPART POUR LES USA[modifier | modifier le wikicode]

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Le second mariage de Bretonneau[modifier | modifier le wikicode]

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Bretonneau épouse en 1856 Sophie Moreau.

Bretonneau épouse en secondes noces à l'âge de soixante-dix huit ans, Sophie Moreau (1837 - 1918), dix-huit ans, à Paris dans le 3e arrondissement le 16 octobre 1856.

Sophie Moreau est la nièce de son ancien élève, Jacques-Joseph Moreau, dit de Tours.

Du fait de l'importante différence d'âge, ce mariage comme le précédent, fait scandale. L'hypothèse que Sophie Moreau soit en vérité la fille de Bretonneau et que ce mariage soit pour celui-ci le moyen de faire de sa fille naturelle sa légataire universelle n'est pas à écarter.

Sophie Moreau (1837 - 1918) a des enfants avec le Comte Justinien Nicolas Clary (1816 - 1896), officier, puis avocat, artiste peintre, député du Loir-et-Cher à la Législative, député gouvernemental (1852-69), conseiller général, commandeur de la Légion d'honneur. Son second mari est en raison des alliances apparenté à la famille Clary et donc aussi à celle des Bonaparte.

Le temps des polémiques (1858 - 1871)[modifier | modifier le wikicode]

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Armand Trousseau.

Frédéric Le Clerc.

L'hôpital de Tours. Cette salle s'appelle Barnsby du nom de l'un de ses deux successeurs.

Déjà, en 1832, Armand Trousseau prévient son ancien patron et ami, Bretonneau :

Il s’accumule à Tours d’orageuses haines sur vous. Tenez vous sous vos lauriers de Palluau, ce sont des arbres sacrés que la foudre ne touche pas.

En 1862, l'homme qui a vécu en partie avec sa mère de 1823 à 1855, et qui est peut-être le plus important de ses deux pères, meurt et cela permet aux chacals de l’attaquer sans crainte de représailles du grand homme. Frédéric écrit néanmoins en 1865 : De la médication curative du choléra, traitement par la belladone. Ses recherches intéressent beaucoup les scientifiques et le gouvernement américains, lors de leur épidémie de choléra de 1873[155].

Quand Frédéric Le Clerc, à l'époque médecin en chef de l'hôpital de Tours, s'attaque au traitement de la phtisie pulmonaire, préconisant les insufflations de chaux, c'est malheureusement l'occasion de démêlés avec la Société médicale, dont les séances du 7 et 14 novembre 1867 se font l'écho. Après décision du Conseil de famille de la Société, il est déclaré rayé de la liste des membres, pour publication d'articles-réclames dans les journaux politiques, et promesses illusoires de guérison. La Société Médicale d'Indre-et-Loire, dirigée par des médecins sans grands talents et envieux de son poste et de sa renommée. 

Ils ne sont pas les seuls à le critiquer. La Bibliothèque homéopathique écrit en 1868 :

Un médecin de Tours (le Dr Leclerc) prétend avoir découvert un système nerveux dans les plantes ; ce qui placerait certains animaux au-dessous des végétaux !... L'ingénieux docteur ne se ferait-il pas ici la même illusion que sur sa prétendue spécificité des insufflations de chaux contre la phtisie tuberculeuse, et de la belladone contre le choléra ?

Frédéric Le Clerc doit aussi faire un procès contre un certain Urbain Lassausse, ancien notaire, maintenant banquier, demeurant à Vittel, devant le tribunal civil de Première instance de Tours, le 13 mai 1868[156].

Le docteur Le Clerc semble néanmoins avoir conservé la confiance de nombreux collègues : dès l'année suivante, 1868, on lui confie le discours de rentrée de l'École de Médecine ayant pour thème : Le choléra indien qu'il prononce le 17 décembre[157].

Peu après ses démêlés avec la Société Médicale, Leclerc demande des vacances.

FIN DE VIE AUX ETATS-UNIS (1872 - 1891)[modifier | modifier le wikicode]

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Arrivée à New-York (1871/1872)[modifier | modifier le wikicode]

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A l'époque les traversées de l'Atlantique sont parfois périlleuses.

Le port de New-York en 1872.

De New-York au nord-ouest du Nouveau-Mexique il n'y a pas partout des trains confortables.L

La guerre de Sécession (1861 - 1865) et la guerre franco-allemande (1870 - 1871) viennent de se terminer. Frédéric Le Clerc obtient en 1871 la séparation d'avec sa femme, Marie Eugénie Meusnier (1824 - 1894). Puis à l'âge de 61 ans, il renoue avec ses attirances pour le continent nord-américain en 1871, après la guerre de 1870. Il vient d'hériter de sa mère, décédée, rue Sainte-Marthe, 106.169 francs, comme cela apparaît au niveau des tables de succession de Tours. Un cheminot gagne 2/3 francs pour une longue journée de travail.

Il laisse cependant sa femme et deux de ses enfants, paraît-il sans trop de moyens financiers. L'aînée, Marguerite, est mariée à Ernest de Rambaud. Ce sont les grands-parents de mon grand-père, Gérard de Rambaud.

Frédéric Le Clerc va à New-York. Selon son arrière-petite-fille, Annick Le Clerc, il y est en 1871. De là, il donne sa démission de ses fonctions de médecin et de professeur. Le docteur Herpin, chirurgien en chef, responsable du cours de clinique chirurgicale et du cours d'accouchement, le regrette dans une lettre adressée au maire de Tours, le 22 mai 1872 :

Depuis que j'ai eu l'honneur de vous faire remettre le projet du budget de l'école préparatoire de Médecine et de Pharmacie, Monsieur le docteur Le Clerc, professeur d'Histoire naturelle et de Thérapeutique a écrit d'Amérique, à Monsieur le ministre de l'instruction publique pour lui demander à être admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Il est probable qu'avant la fin de l'année il aura été fait droit à sa réclamation. Tout en regrettant une détermination qui éloigne prématurément de ses rangs un professeur des plus distingués, et qui à ce titre a rendu à l'École de bons et si utiles services. Son poste de médecin-chef est attribué au docteur de Lonjon et sa chaire professorale au docteur Barnsby.

Un arrêté du 26 juin 1872 nomme à sa place comme médecin en chef de l'Hôpital général le docteur de Lonjon et comme professeur d'histoire naturelle et de matière médicale à l'Ecole de Médecine, le 31 octobre, le Docteur. Barnsby[158].

New-York - Général Porter (avant 1876)[modifier | modifier le wikicode]

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Un fort au Nouveau-Mexique en 1872.

Le Clerc rencontre certainement Horace Porter et part pour le Nouveau-Mexique avec lui.

Avant 1882, Bloomfield s'appelle Porter et est d'abord dans le Comté de Rio Arriba[159].

Les eaux de la rivière San Juan coule à Bloomfield.

Frédéric Le Clerc arrive en Amérique début juin 1872[160], et pas en 1871. Selon son arrière-petite-fille, Annick Le Clerc, il est naturalisé Américain dès 1872. C'est possible : à New York, le juge Barnard, à la Cour Suprême de la Ville, du 8 au 28 octobre 1868 inclus, a naturalisé 10.070 personnes, soit une moyenne de 711 par jour. Les naturalisations massives malgré l'opposition d'une partie de la population continuent en 1872[161]. D'autres sources nous disent que la nationalité américaine lui est attribuée le 2 septembre 1890, suite à sa demande du 2 mars 1872.

Le Clerc ne s’installe ni à New York ni au Texas. La Conquête de l’Ouest, la Frontier et même l'or le fascinent[162]. Selon certains membres de sa famille il veut être chercheur d’or.

Frédéric suit certainement le général Horace Porter, futur ambassadeur américain à France (1897 - 1905), membre des Cincinnati donc d'une vieille famille américain. Il parle français et va même être ambassadeur à Paris. Il est l'aide de camp du général en chef, Sherman, qui consacre après la Guerre et Sécession son temps à rendre l'ouest plus sûr en continuant les guerres indiennes. Porter va dans la région de Bloomfield comme militaire, mais il démissionne en 1873.

Mais on lit dans A History of the Chaco Navajos qu'il y a un conflit entre les Blancs et les Navajos autour du canyon de Gallegos, au sud des futures bourgades de Farmington et de Bloomfield. Cette guérilla font que des troupes de Fort Lewis, commandée par le colonel George P. Buell interviennent. Le colonel nous dit ceci :

J'ai visité la vallée du San Juan et interrogé les éminents citoyens de la ville de Porter ou Bloomfield et Farmington et les environs. La maison en question... appartenait au général Horace Porter. Elle avait été construits près des sources de "Canon Guago" (sic) environ 8 km au sud de la rivière San Juan et probablement 15 miles à l'est de la réserve Navajo. Cette terre est maintenant convoitée par les éleveurs. M. Slane en utilise déjà une partie avec probablement 150 têtes de bétail. Je trouve les hommes d'affaires de la vallée pas opposés à la présence des "Navajoes" (sic) pour la raison qu'ils désirent beaucoup leur commerce de la laine et des peaux, ce qui équivaut à un négoce important au cours d'une année et avec lequel ils font un bon profit[163].

Horace Porter a donc encore des biens près des sources du canyon de Gallegos après 1873. Il crée un poste de traite à environ 8 miles au sud de la rivière San Juan. Ce magasin succède à un bureau de poste à Bloomfield cité de 1881 à 1882. Frédéric Le Clerc va d'ailleurs s'en réjouir car il se plaint du bureau de poste de William Bullock Haines (1839 - 1908), qui ne lui délivre pas correctement son courrier le 18 juin 1881, à Seattle. Mais William Bullock Haines est rejoint, en 1882, par le général Horace Porter (1837 - 1921), et ils créent ensemble ce poste de traite, vers 1883-1885, à Gallegos Canyon, où ils vendent entre autres du whisky. Haines a bientôt 3-4 magasins de ce type autour d'Aztec et Bloomfield.

??? Frederic Le Clerc finit sa vie à Bloomfield, mais comme la bourgade n'est créée qu'en 1876, nous ne se savons pas où il vit avant cette date. Il n’existe que quelques fermes le long de la San Juan River.

Santa Clara Pueblo, comté de Rio Arriba, Nouveau-Mexique

Le capitaine William Bullock Haines (1876)[modifier | modifier le wikicode]

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Carte historique du Nouveau-Mexique. Le Comté de Rio Arriba comprend aussi celui de San Juan et s'étend aussi dans d'autres futurs comtés au sud.

William Bullock Haines (1839 - 1908).

Bloomfield est située dans une région où sévissent les outlaws.

Maison d'autres pionniers, les Salmon, à Bloomfield.

Le Nouveau-Mexique est un territoire fédéral qui en mai 1872 n’est pas du tout organisé.

En 1876, William Bullock Haines (1839 - 1908) est le premier résident de Bloomfield[164].

Jeanne Le Clerc, épouse de Goussard de Mayolle, fille de Frédéric, dans Une Française chez les sauvages, écrit en 1897 :

Bloomfield a été créé par deux bandits, l'un, un Irlandais nommé Hains, faussaire, bigame, je ne sais plus bien encore; l'autre, un ancien instituteur, nommé Huse, dont le passé ne vaut pas mieux. Tous deux sont venus dans ce grand désert se mettre à l'abri de la justice. Ils sont jeunes, actifs, vigoureux, intelligents; ils ont fondé un bureau de poste, là où il n'y avait rien; ils ont créé un magasin d'épicerie où, à force de whisky, de perles de verroterie, de chapeaux à haute forme, les trois grands moyens de séduction, ils attirent les Indiens. Ils leur achètent, pour presque rien, leurs merveilleuses couvertures dont ils ne soupçonnent pas la valeur, et que Hains et Huse vont, au loin, revendre fort cher[165].

De son voyage en 1890, Jeanne Le Clerc fait un récit qui peut surprendre. Elle voit des sauvages partout ! C'est le cas effectivement de cet Irlandais nommé Hains, faussaire, bigame, je ne sais plus bien encore... Or par du fait de sources sures nous savons qui est William Bullock Haines (1839 - 1908) :

William Bullock Haines (1839 - 1908) est né au manoir de Nutbourne, à Pulborough, près de Londres, qui n'est pas une ville au fin fond de l'Irlande. William Bullock a certes 16 frères et sœurs, donc n'est pas riche, mais les Haines du manoir de Nutbourne sont des écuyers anglais[166]. William Bullock épouse, vers 1862, Mary Jane Belling et a 9 enfants. C'est une femme très pieuse, petite-fille de Manoah Belling, un pasteur baptiste qui s’installe à Lyon, dans l’État américain de New York. La ferme de ce pasteur appartient à sa famille depuis plus de cent ans...

William Bullock Haines (1839 - 1908) émigre aux Etats-Unis. Il est fait lieutenant lors de la guerre civile et il devient franc-maçon. Selon le Seattle Times, le 23 octobre 1908, William B. Haines, de la société Haines Oyster, est décédé hier soir à l'âge de 69 ans à la résidence familiale du 905, Fifth Avenue. Haines réside à Seattle pendant vingt ans et fait fortune dans les affaires d’huîtres de cette ville.

En 1878, il crée effectivement un magasin général à Bloomfield et il signe un contrat avec le gouvernement territorial pour fournir une unité de la milice locale et rappeler à l'ordre sles éléments anarchiques dans les régions de Farmington et de Bloomfield, dans le comté de Rio Arriba (le comté de San Juan n'a pas été créé avant 1889)[167]. Haines est cité de 1881 à 1882[168]. La bande à Stockton opère à partir de Bloomfield. Le gouverneur New Wallace nomme Haines capitaine de la Garde San Juan, un groupe de 73 hommes chargé d'empêche de nuire des bandits tels que l'infâme Ike Stockton. L'Adjudant général Max Frost nomme aussi Haines juge[169].

Vers 1883-1885, il crée un autre poste de traite à Gallegos Canyon, où il vend entre autres du whisky. Il y a 3-4 magasins de ce type autour d'Aztec et Bloomfield.

Bloomfield (1879 - 1881), Porter (1881 - 1882)[modifier | modifier le wikicode]

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Vieille maison de Bloomfield.

De 1879 à 1881, Bloomfield s'appelle Bloomfield, et est située dans le Comté de Rio Arriba. La localité doit son nom soit à un colon, soit aux fleurs sauvages qui fleurissent dans les Law Lands[170].

Puis, la future bourgade est nommée Porter car une famille Porter s'y installe. Le Premier maître de poste est Mary Porter[171]. Frederic Le Clerc se marie en 1880 avec Jeanne Halbert (ca 1835 - 1909), une Ligérienne. Ils ont un fils et s'installent à Porter qui reprend le nom de Bloomfield, dès 1882, dans le comté de Rio Arriba, au nord-ouest de l’actuel état de New-Mexico. En effet le 17 mai 1882, les habitants de Porter et de Hammond votent en assemblée publique pour remplacer le nom de ces deux lieux par le nom de Bloomfield.

Dans le district de Bloomfield, appelé peu de temps Porter, l'industrie minière connaît une évolution rapide au cours des six derniers mois, en 1881-82[172].

Navajos[modifier | modifier le wikicode]

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Une des filles de Frédéric Le Clerc, Jeanne Le Clerc, va se rendre aux Etats-Unis vers 1890, notamment dans la Réserve des Navajos.

La fille cadette de Frédéric n'apprécie pas que Haines achète et vende des couvertures navajo.

La région de Bloomfield, plus connue sous le nom de Chaco Canyon, compte plus de 3.000 sites archéologiques, appartenant à l’importante culture anasazi.

Ce comté est peuplé, même encore de nos jours majoritairement d’Amérindiens, des tribus Navajos, Hopis et Pueblos. Après la guerre de Sécession, l'armée met en place une chaîne de forts afin de protéger les colons et les caravanes. La plupart des tribus sont progressivement parquées dans des réserves près des forts, où ils reçoivent de la nourriture et des fournitures du gouvernement fédéral.

Le Clerc est un homme courageux aimant la justice. François Lagarde dans The French in Texas History, Migration, Culture, dit que Frédéric Le Clerc prend la défense des Amérindiens, comme, en 1842, son cousin germain, Félix Augustin Leclerc de Pulligny, celle des esclaves face à un Président des USA esclavagiste.

Dans le nord-ouest du territoire du Nouveau-Mexique - la région où il vit - les Navajos venus du Canada, adoptent l'élevage, l'agriculture et des techniques nouvelles, comme le tissage et la poterie. Mais ils ne se laisseront jamais convertir, ni rassembler systématiquement dans des villages. Ils ne cesseront leurs pillages qu'après avoir été vaincus par l'armée américaine.

William Bullock Haines (1839 - 1908), le maître de poste de Bloomfield, a écrit à l'agent fédéral que les Navajos ne sont plus un problème maintenant qu'ils ont retiré les troupeaux des colons de leurs revendications[173].

Jeanne Goussard continue son récit :

Les quelques dollars que Haines et Huse donnent aux Indiens en échange de leurs couvertures, comme ceux-ci ne connaissent pas non plus la valeur de l'argent, ils les convertissent en bracelets, qu'ils font à coups de marteau, faute des outils qu'ils ignorent. Bien entendu, j'ai au bras, un de ces bracelets comme spécimen[174].

Exploitation minière de placers[modifier | modifier le wikicode]

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Chercheurs d'or au Nouveau-Mexique.

Maisons datant parait-il de 1890 dans la capitale du comté Aztec.

Le Clerc est toujours à l'affût de nouvelles expériences scientifiques. Il va être en même temps éleveur, botaniste, pionnier au milieu des indiens Navajos et chercheur d'or.

Le docteur Frédéric Le Clerc, marié avant 1880 à Marie Jeanne Halbert, et leur fils, Fred (° 1881), vivent à Bloomfield bien avant 1885 et il ne fait pas que de l'exploitation minière de placers, comme l'écrit le Journal du Graduate Research Center de Dallas[175].

George Bowra écrit dans Area rich in Gold Stories, qui retrace l'aventure des chercheurs d'or dans le comté de San Juan :

Frédéric Le Clerc, un biologiste français et auteur de plusieurs livres scientifiques et médicaux... fabriqua des boites à rinçage qu'il plaçait dans la rivière où l'eau faisait des remous remplissant ainsi ses boites de sable, l'or se déposant à l'arrière de celles-ci.

Mais sur place au Nouveau-Mexique, il exerce la médecine, à Rio Arriba, à Bloomfield, nous dit le Polk's Medical Register and Directory of the United States and Canada, de 1886[176].

Frédéric Le Clerc y vit près de vingt ans, poursuivant sans doute des études de botanique. Il serait intéressant de savoir s'il a publié d'autres travaux en Amérique[177].

Les bandits[modifier | modifier le wikicode]

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Billy the Kid. Pat Garrett l'élimine à Fort Sumner en 1881.

La nouvelle agglomération est le quartier général de la bande des Stockton, tristement célèbre aux États-Unis. Ce gang vole du bétail, torture et tue les fermiers qui le défendent. Ils vendent les bœufs à l’armée. Ils terrorisent toute la région pendant trois ans. C'est l'époque où les éleveurs de bétail du Texas doivent éliminer des criminels, genre Billy the kid.

La vraie colonisation ne commence qu'à la fin de cet épisode sanglant , vers 1880, grâce au chemin de fer qui amène des colons[178].

Quand Port Stockton, l’un des frères, est tué, la bande cesse d’exister, mais un certain Blancett ouvre un saloon à Bloomfield. Tous les pistoleros mexicains et les rois de la gâchette américains s’y retrouvent. Ils terrorisent les pionniers.

Haines est également Agent de la Southern Pacific. Un certain nombre de colons de lazone Bloomfield-Farmington font appel au général adjoint, Max Frost, pour avoit des armes. La milice de Bloomfield, selon le rôle d'appel, est composée de soixante-treize hommes dirigés par le capitaine William B. Haines[179].

À la fin octobre 1882, John Blancett est tué par Guadalupe Archuleta, près de Bloomfield.

Les Mexicains[modifier | modifier le wikicode]

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Jeanne Goussard de Mayolle et son mari découvrent le corps d'un de leurs amis archéologues, tué par un de ses peones mexicains.

À la fin du XIXe siècle, la majorité des résidents du Nouveau-Mexique d'origine européenne descendent officiellement sont des Mexicains de souche, dont beaucoup ont des racines profondes dans la région depuis l'époque coloniale espagnole[180].

Politiquement, ils contrôlent toujours la plupart des bureaux de la ville et du comté par le biais d’élections régionales et les riches familles d’éleveurs de moutons exercent une influence considérable[181].

Les Anglo-Américains ont tendance à avoir davantage de liens avec le gouverneur et les juges du territoire, nommés par des fonctionnaires américains[182].

Les deux groupes luttent pour le pouvoir et l'avenir du territoire. La minorité anglo-saxonne est en infériorité numérique, mais bien organisée et en croissance au niveau démographique[183].

Les Anglo-Américains font des distinctions entre les riches Mexicains et les travailleurs pauvres et peu instruits, les peones[184].

La vie sur la Frontier vers 1890[modifier | modifier le wikicode]

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Les logs houses[modifier | modifier le wikicode]

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Magasin à Farmington, à côté de Bloomfield, en 1885. Ils existent plusieurs commerces.

Jeanne Goussard de Mayolle, née Le Clerc, et sa hutte.

De nos jours certains sont nostalgiques même des lits du Far West.

Quel image faut-il se faire de Bloomfield, en 1890, celles donnent de rares sources américaines ou ce qu'en raconte Jeanne Le Clerc, sa fille :

Bloomfield se compose de deux huttes ou pour parler le langage du pays de deux log-houses, construit de la sorte : des arbres entiers, placés debout, reliés entre eux par du sable mouillé en guise de ciment. Une seule ouverture, pas de porte; chaque soir l'ouverture est masquée par une planche quelconque[185].
Sur le sol, ni carreaux, ni pavés, ni plancher, toujours ce sable; cet éternel sable qui va devenir un de mes plus grands supplices. Il pénètre partout, dans les chaussures, dans les vêtements, dans les cheveux, dans la gorge, dans les yeux, et me cause une souffrance incessante[186].


Jeanne se croit dans une région accueillant des touristes. A cette époque dans la plupart des régions d'Europe il n'y a déjà pas d'hôtels en dehors des grandes villes, des zones de thermalisme et des lieux touristiques. Cette description semble en outre exagérée :

Nous demandons à Hains où est l'auberge, car nous avons bien grande hâte de nous reposer, mais cette question le fait beaucoup rire. Il nous dit qu'il n'existe aucune auberge dans le pays et que ce ne sont pas les voisins qui nous gêneront, puisqu'il n'y a que huit huttes sur seize lieues carrées de terrain. Néanmoins il a pitié de notre détresse et consent à nous emmener chez son voisin le moins éloigné qui veut bien momentanément nous céder sa hutte. Mais, c'est une abominable écurie qui tombe en ruines, le vent et la pluie y entrent en maîtres, et, quand nous y arrivons, nous y trouvons six pouces d'eau[187].

La narratrice continue à énumérer les problèmes qu'elles rencontrent :

Les lits n'existent pas dans ce pays. Ce qui en tient lieu est absolument disposé comme les perchoirs de nos poulaillers. Une dizaine de perches, placées en long, soutenues par des piquets. Le soir, vous jetez là-dessus un vieux vêtement hors service ou une couverture quelconque et voilà sur quoi il faut dormir[188].

La nourriture[modifier | modifier le wikicode]

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La chasse au lapin chez les Indiens du Nouveau Mexique.

La chasse et la pêche ne sont pas réservées aux Indiens. La San Juan River est très poissonneuse.

Comme le gibier est rare, ils mangent parait-il des rats, des scorpions, des serpents...

Le Pan De Campo (Cowboy Pain) est plus épais qu'une tortilla, mais plus mince qu'un biscuit et a un aspect effectivement peu appétissant.

Les malheurs de Jeanne continuent :

Le lendemain, le dos brisé par les inoubliables perches, j'envoie un de mes hommes au San-Juan pour me chercher de l'eau, le San Juan n'est qu'à cent mètres de nous. Il me rapporte un seau d'un liquide vaseux, puant, qui n'a jamais été de l'eau. J'essaie bien de la filtrer, mais il me faut un temps considérable pour arriver à un très mauvais résultat et nous n'avons pas autre chose que cette fange à boire, et à manger absolument rien[189].
Je supplie le secrétaire de mon mari de partir en chasse. Il n'est pas possible que ces superbes montagnes ne renferment pas un gibier quelconque. Il part, il revient après des heures de recherches me rapportant un unique lapin, qui devait bien être tout seul de son espèce, car nous n'en n'avons jamais vu un second, et je vous jure qu'il nous parut joliment petit, après cuisson, pour apaiser nos faims canines, aiguisées encore sans doute par ce grand air. Nous pensons très sérieusement à nous nourrir de scorpions, car les scorpions et les tarentules nous poursuivent jusque sous notre log-house. Nous savons que les Indiens mangent les scorpions, qu'ils les font griller, qu'ils les avalent avec délices, mais nous sommes poltrons, maladroits, inexpérimentés, l'horrible bête nous dégoûte, et enfin nous ne pouvons pas parvenir à la prendre[190].

Grâce à Jeanne Le Clerc nous apprenons que le nord-ouest du Nouveau-Mexique a des amplitudes thermiques de 63° entre le jour et la nuit. Certes, la région a un climat semi-aride, mais en été il fait en moyenne 32° et en moyenne 16° la nuit :

Nous nous nourrissons exclusivement de tomates, le seul légume qui puisse résister à nos latitudes. Nous avons 18 degrés en dessous de zéro, la nuit, et 45 degrés en dessus de zéro, le jour. On essaie bien de semer du blé et de l'avoine, mais on est toujours forcé de les faucher en vert; ils ne peuvent jamais atteindre maturité. De même pour les pommes de terre, elles ne mûrissent jamais[191].
Nous n'avons pas même de pain à notre disposition, car les rares habitants de ce désert donnent le nom de pain à l'horrible mélange suivant : vous mettez dans une casserole plate de la farine et du saindoux, vous mêlez bien, vous placez du feu dessus et dessous, vous laissez cuire un quart d'heure et il sort de là une atroce galette, mi-cuite, lourde et grasse, que les estomacs civilisés se refusent absolument à digérer ! Cependant, c'est ça ou rien, de même que c'est le perchoir pour dormir. ou rien du tout. Malgré nos répugnances, nous nous décidons à dîner avec la détestable galette et à nous hisser à nos perchoirs[192].

Il est vrai que la cuisine des pionniers est même dans les westerns en rien comparable aux bonnes recettes tourangelles.

Le comté de San Juan est créé le 24 février 1887[modifier | modifier le wikicode]

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Le bassin de San Juan est situé près de la région de Four Corners, au nord-ouest du Nouveau-Mexique, sud-ouest du Colorado et à l'est de certaines parties de l'Utah et de l'Arizona.

Selon le Bulletin de la Société archéologique de Touraine de 1938 :

Les atlas montrent qu'il s'agit d'un territoire très montagneux, dont aucun point n'est à moins de quinze cents mètres d'altitude[193].

Le comté de San Juan est créé le 24 février 1887 à partir du comté de Rio Arriba. Il porte le nom de la rivière San Juan. Sa capitale est Aztec. Il est crée dans le bassin de San Juan qui est situé près de la région de Four Corners. Ça n'est en rien un territoire très montagneux.

Frédéric fait un choix vraiment bizarre en se fixant à Bloomfield. On a du mal à imaginer que sa femme et son fils survivent dans des cabanes aussi misérables. La maison des Salmon, qui date de cette époque, démontre que les constructions sont très primitives et témoignent du peu de moyens des colons. Jeanne Le Clerc ne fait que caricaturer les conditions de vie précaires dans le comté de San Juan.

Les débuts très lents de la civilisation (1881)[modifier | modifier le wikicode]

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Le Clerc écrit une lettre de réclamation car il ne reçoit pas son courrier à Bloomfield, le 18 juin 1881.

Frédéric a obligatoirement côtoyé les hors la loi, car les archives de la First National possède des courriers de lui venant de Bloomfield, dès 1882. Même si les Français sont nombreux, il ne peut s’agir que de lui car il est précisé qu’il est docteur. Et Le Clerc écrit une lettre de réclamation à Seattle, car il ne reçoit pas son courrier à Bloomfield, le 18 juin 1881.

Bloomfield devient-il un paisible bourg agricole ? Les conditions de vie dans cette contrée lointaine sont très difficiles. Seule l’irrigation après la mort de Frédéric va permettre aux habitants de prospérer. De son temps les paysans sont des éleveurs. Le village de Bloomfield est aussi connu dans l’histoire de la conquête de l’ouest pour ses affrontements entre éleveurs de moutons et de bœufs qui sont aussi violents qu’à Durango.

Son décès (1891)[modifier | modifier le wikicode]

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Pierre tombale des Le Clerc à Bloomfield.

Fred travaille sur les données climatologiques à Bloomfield pendant des années[194] estimé de son entourage.

Frédéric Le Clerc décède à Bloomfield. Sa pierre tombale, érigée 28 ans après l'événement, déclare qu'il est décédé en 1890, cependant les archives de la ville de Tours parlent de 1891[195].

Un exemplaire du faire part de son décès, communiqué par M. Louis de Grandmaison, le déclare décédé (sans mention de date) « en son domaine de Blownfield, près Newmas city, à l'âge de 80 ans ». Mais une transcription des registres de l'état civil de Tours est un peu plus explicite :

Vers le troisième jour de janvier 1891, Frédérick Le Clerc, un français, docteur, est décédé dans sa maison, près Bloomlield, dans le comté San Juan, territoire du Nouveau Mexique[196].

The Handbook of Texasnous précise que Frédéric Le Clerc achève sa vie le 3 janvier 1891, à l'âge de 80 ans, à Bloomfield, dans le comté de San Juan au Nouveau-Mexique.

Frédéric Le Clerc vit à 24 km de Aztec West.

SES ÉPOUSES ET SA DESCENDANCE[modifier | modifier le wikicode]

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Frédéric Le Clerc se marie deux fois. La première fois avec Marie-Eugénie Meusnier (1824 - 1894), le 14 novembre 1842, à Tours[197]. Ils ont trois enfants.

Frédéric Le Clerc se remarie en Amérique avant 18812

Son premier mariage (1842)[modifier | modifier le wikicode]

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Marie-Eugénie Meusnier (1824 - 1894) est née dans l'hôtel particulier familial Cour-des-Prés.

La famille de son épouse est de Saint-Épain.

Frédéric se marie avec Marie-Eugénie Meusnier (1824 - 1894), le 14 novembre 1842, à Tours[198]. Elle est née dans l'hôtel particulier familial Cour-des-Prés, à Tours. Elle est la petite-fille de Simon Meusnier-Badger (1759 - 1833), gendre d’Humfry Badger (1719 - 1792), un Anglais, qui, avec son frère John Badger (1712 - 1800), à Lyon, permettent à l’industrie de la soie française de concurrencer les Anglais. Après 1789, le père du beau-père de Frédéric, Simon Meusnier-Badger (1759 - 1833) est nommé administrateur du département d'Indre-et-Loire, commandant du 2e bataillon de volontaires d’Indre-et-Loire, secrétaire de la Société populaire et montagnarde de Tours, conseiller du Représentant du peuple Jean Guimberteau. En 1794, Simon Meusnier-Badger est arrêté et emprisonné à la prison du Luxembourg, d’où il écrit : Conte moral et politique, Liberté, égalité, fraternité ou la mort.

Pierre Durand (1755 - 1835), le grand-père maternel de sa femme est avant 1789 procureur du roi, mais il est élu maire de Saint-Épain et député du Tiers à Chinon, comme le grand-père maternel de Frédéric.

Marie-Eugénie Meusnier est une très jolie jeune fille. Les parents de Frédéric sont présents à son mariage et consentants. Pierre Bretonneau est bien entendu son premier témoin. Deux ans plus tard le vieux médecin est victime d’un accident de voiture. Ses amis sont tellement nombreux qu’ils doivent demander comme une faveur à Frédéric de leur écrire deux lignes tous les jours. En 1845, toute la famille déménage. Bretonneau s’installe au 9 de la rue de Buffon avec Emmanuelle du Châtel, Frédéric sa femme, deux domestiques et Marguerite, leur bébé selon le recensement de 1846. Pierre Bretonneau et Frédéric Le Clerc, d'après le sommier foncier de Tours ont chacun deux domestiques. Madame Le Clerc, est dite rentière. Les liens entre Pierre Bretonneau et les Leclerc sont donc toujours très familiaux. Tout cela, selon Émile Aron, continue à alimenter les conversations de la bonne bourgeoisie tourangelle. Selon La Revue des sources le célèbre médecin a une fille d’une famille avec une dame de la haute société de Tours. Le Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine, de 1895, se demande si cela vise la mère de Frédéric, son amie.

Le 22 juillet 1845 naît la fille aînée de Frédéric, Marguerite Le Clerc 15, rue de Buffon. Dans une lettre de 1849 à son ami Pierre Bretonneau, adressée au château de Palluau, Pierre Jean de Béranger envoie ses bonnes amitiés à Madame Leclerc et autres membres de la famille. Mais après cette date, Bretonneau qui 25 ans plus tôt trouve volage Luc Leclerc, mari d’Emmanuelle, le devient tout autant. Il couche déjà avec la femme de Saturnin Thomas, rival malheureux de Frédéric. Toutefois à cette époque le vieil homme multiplie les aventures très passagères et surtout, selon Émile Aron, il fréquente une Madame du Tillet qui décède en 1853.

Le 30 décembre 1855, le mariage inattendu du docteur Pierre Bretonneau (1778 - 1862) avec la jeune Sophie Moreau (1837 - 1918) bouleverse l'atmosphère de Palluau. Pourtant Frédéric continue à séjourner au château et le vieillard accueille toujours ses amis le docteur Trousseau et le chansonnier Béranger. Un autre hôte, le comte Justinien Clary (1816-1896), devient un proche du couple. Cette union entre un vieillard de quatre-vingts ans et une jeune fille de dix-sept fait scandale. Les rumeurs vont aussi bon train, quatre ans plus tard, quand l'épouse du docteur donne naissance à un fils, déclaré certes comme étant le fils de Pierre Bretonneau, mais portant le prénom du comte Justinien-Nicolas, l’amant de la jeune femme. Clary est le neveu de Désirée Clary (1777 - 1860), jadis fiancée à Napoléon Bonaparte, puis mariée à Bernadotte (1763 - 1844), roi de Suède et de Norvège.

Un autre vieillard, Luc Leclerc, décède le 25 avril 1858 à Tours, à l'âge de 78 ans. A la mort de son père, Frédéric et sa mère n'habitent plus ensemble 15, rue Buffon. C'est là que naît son fils Maurice Le Clerc, le 18 août 1864. Le recensement nous dit qu'ils hébergent Marie de Kerbalanec, une veuve rentière de 54 ans.

L'herbier de Le Clerc va être offert par son ex-femme, Eugénie Meusnier (1824 - 1894), à l'École de Médecine et de Pharmacie de Tours, en 1892.

Leur descendance[modifier | modifier le wikicode]

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Le fils de Frédéric Le Clerc, Maurice.

Sa fille aînée, Marguerite de Rambaud, épouse d'un polytechnicien.

Ernest de Rambaud, polytechnicien.

Jeanne Goussard de Mayolle, née Le Clerc, une de ses filles.

Sa fille, Jeanne épouse Goussard de Mayolle, va le voir au Nouveau-Mexique et écrit en 1895 Une Française chez les sauvages.

Frédéric et Marie-Eugénie Meusnier (1824 - 1894) ont trois enfants :

1. Marguerite Le Clerc (1845 - 1820), sa fille aînée, se marie quatre ans plus tard, le 2 mars 1868 avec Ernest de Rambaud, écuyer, polytechnicien et diplômé de l'École d'application du Corps Royal d'État-major, colonel de l'état-major, officier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur, chevalier Grand Croix de l'ordre royal et militaire sarde des Saints Maurice et Lazare, l’un des rares Français décoré de la médaille de Crimée anglaise. Leur mariage fait l'objet d'un article d'une page entière dans Le calendrier de la noblesse de Touraine de 1868, de l’historien Carré de Busseroles. La dot est de 50.000 francs. Ils héritent du château de La Hauteville venant de la famille du beau-père d’Ernest, les comtes d’Allonville.


2. Sa seconde fille, Jeanne Le Clerc vient au jour le 1er septembre 1847, 23, rue Buffon. Il a encore déménagé.


3. Maurice Le Clerc (1864 - 1934) va s'établir en Indochine, où il est Contrôleur Civil. Son fils, Luc Le Clerc (1900 - 1968) a deux filles et un fils Marc.

Claude Le Clerc-Grozieux de Laguérenne est fille de Luc. Elle est l'auteur d'une thèse et a dirigé 3 thèses :

Etude de la matière médicale de 1833 à travers les écrits du pharmacien de la marine René Primevère Lesson.
L'amiral Roland Michel de la Galissonnière (1673-1756) : un naturaliste nantais passionné de botanique, par Gwenola Burban-Bothorel sous la direction de Claude Le Clerc-Grozieux de Laguérenne - Nantes.
Etude du cours nantais de matière médicale de Guillaume Laennec en 1808, par Sophie Palicot sous la direction de Claude Le Clerc-Grozieux de Laguérenne - Nantes.
Etude du formulaire de Nicolas Houdmon, apothicaire de l'Ancien régime, par Monique Meuret sous la direction de Claude Le Clerc-Grozieux de Laguérenne - Nantes.


Marc Le Clerc, fils de Luc, a trois enfants, dont Frédéric Le Clerc porte le même prénom que son trisaïeul. Il est polytechnicien comme Ernest de Rambaud et Jean Leclerc de Pulligny et dirige actuellement la propriété familiale Château La Tour de By dans le Médoc. Marc Le Clerc a un autre fils, Emmanuel Le Clerc, agronome, actuellement en poste pour la Commission Européenne, à Zagreb et une fille Aude Le Clerc, mariée à Raphaël Poirier, chercheur en neurosciences à Bâle.


La famille Le Clerc n'est donc pas là de s'éteindre, comme tient à l'affirmer - on ne sait pourquoi - Wikipédia. Cette génération a déjà six petits-enfants, dont quatre garçons.

Son deuxième mariage (avant 1881)[modifier | modifier le wikicode]

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Frédéric Le Clerc s'est remarié avant 1881 avec une certaine Marie-Jeanne Halbert (1835 - 1909), une Française, de 25 ans sa cadette. Ils ont un fils Frédéric Charles Le Clerc (1881 - 1918), forgeron en 1912 à Bloomfield, qui meurt jeune, certainement sans descendance.

ŒUVRES DE FRÉDÉRIC LE CLERC[modifier | modifier le wikicode]

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Frédéric Leclerc. Texas and Its Revolution. Houston: The Anson Jones Press, 1950.

Frédéric Leclerc (1810-1891) : œuvres (BNF) : ¤ Essai sur les Epispastiques, Publication Paris, impr. Didot : 1835[199]. ¤ Le Texas et sa Révolution, Publication Paris, H. Fournier : 1840

¤ Texas and its revolution, Translated... by James L. Shepherd, III, Houston, Texas, Anson Jones press, 1950, 150 p., portrait, carte dépl..

¤ De la Médication curative de la dysenterie aiguë et de la dysenterie chronique, et d'un procédé thérapeutique pour arrêter le ténesme... Tours, impr. de J. Bouserez : 1857.

¤ De la Médication curative du choléra asiatique, Tours, Impr. J. Bouserez : 1859.

¤ Recherches physiologiques et anatomiques sur le mouvement des végétaux, discours prononcé à la rentrée de l'École de médecine de Tours, le 15 décembre 1859, Tours, impr. de Ladevèze : 1859.

NOTES ET RÉFÉRENCES[modifier | modifier le wikicode]

  1. Louis Joseph Frédéric Le Clerc
  2. Louis Joseph Frédéric Le Clerc
  3. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 1 : De la formation à la pratique (1795-1819). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065779, 9782869065772.
  4. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  5. Louis Joseph Frédéric Le Clerc
  6. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) Georget-Joubert (Tours) : 2000.
  7. The French in Texas: History, Migration, Culture. Focus on American History Series, François Lagarde. University of Texas Press, 2003. ISBN 029270528X, 9780292705289.
  8. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  9. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  10. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  11. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  12. Texas in 1840 or, The Emigrant's Guide to the new Republic: Of Observations, Enquiry and Travel in That Beautiful Country Paperback – August 22, 2017 by William W Allen (Author), A B Lawrence, Andesite Press (August 22, 2017)
  13. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  14. Heritage Texana Auction #6003. Heritage Capital Corporation. ISBN 1599672650, 9781599672656. p.145.
  15. The French in Texas: History, Migration, Culture. Focus on American History Series, François Lagarde. University of Texas Press, 2003. ISBN 029270528X, 9780292705289.
  16. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  17. BRETONNEAU, Pierre-Fidèle. No 304. De Pierre-Fidèle Bretonneau à Alfred Velpeau 1838, 22 décembre. – Tours In : Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 2 : Une carrière entre observations, interrogations et réflexions (1820-1840). Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2015.
  18. Frédéric Leclerc. Le Texas et Sa Révolution...
  19. CREATING A MYTHISTORY: TEXAS HISTORIANS IN THE NINETEENTH CENTURY, Laura Lyons McLemore (1998)
  20. Naturalists of the Frontier, Dr. Samuel Wood Geiser, Pickle Partners Publishing, 2018 ISBN 1789120926, 9781789120929.
  21. Heritage Texana Auction #6003. Heritage Capital Corporation. ISBN 1599672650, 9781599672656. p.145.
  22. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  23. Louis Joseph Frédéric Le Clerc
  24. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  25. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  26. Climatological data. New Mexico, Volumes 18 à 23, National Oceanic and Atmospheric Administration, Environmental Data and Information Service, National Climatic Center, 1914.
  27. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 1 : De la formation à la pratique (1795-1819). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065779, 9782869065772.
  28. Éloge de M. Leclerc,... dessinateur et graveur ordinaire du Cabinet du roi ; avec le catalogue de ses ouvrages, et des réflexions sur quelques-uns des principaux, Pierre Le Lorrain de Vallemont. 1715.
  29. Éloge de M. Leclerc,... dessinateur et graveur ordinaire du Cabinet du roi ; avec le catalogue de ses ouvrages, et des réflexions sur quelques-uns des principaux, Pierre Le Lorrain de Vallemont. 1715.
  30. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915.
  31. Chrétienne Leclerc (+ 1627)
  32. Le département de Vosges: description, histoire, statistique, Volume 6, Léon Louis, E. Busy, 1887.
  33. Tours, dépôt général des blessés de la Grande Armée (2 février-14 avril 1814)
  34. Paris (Paris, France) | AN Y16. Scellés apposés par des commissaires au Châtelet - index (FEUG-GLOS).
  35. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  36. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 1 : De la formation à la pratique (1795-1819). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065779, 9782869065772.
  37. Versuch einer pragmatischen Geschichte der Arzneykunde: Enthaltend: die Geschichte der practischen Arzneikunde (Systeme, Epidemien, Heilmittel, Bäder) vom Jahre 1800 - 1825, Volume 6, Numéro 2. Kurt Sprengel, Éditeur Gebauer, 1840. p.210.
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  41. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  42. Le grand monde parisien: La persistance du modèle aristocratique. 1900-1939, Alice Bravard, Presses universitaires de Rennes, 2019. ISBN 2753569177, 9782753569171.
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  47. Histoire de Toulon, Univers de la France et des pays francophones: Série Histoire des villes, Maurice Agulhon, Paul-Albert Février. Éditeur Privat, 1980.
  48. Armorial français: Cursay-Custines, Volume 8 de Armorial français: ou Répertoire alphabétique de tous les blasons et notices des familles nobles, patriciennes et bourgeoises de France, J. H. Willems, J. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan 1975.
  49. Almanach de Gotha, volume II, partie III familles, 2001, pages 66-69.
  50. Les français libres, l'autre résistance, Jean-François Muracciole, Tallandier 2013.
  51. Château de Girardet
  52. Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine, Volume 37, 1972.
  53. Robert Ranjard, Le secret de Chenonceau, Tours, Éditions Gibert-Clarey, 8 juin 1976 (1re éd. 1950), 256 p., « Monsieur et Madame Dupin », p. 195.
  54. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 1 : De la formation à la pratique (1795-1819). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065779, 9782869065772.
  55. BRETONNEAU, Pierre-Fidèle. No 304. De Pierre-Fidèle Bretonneau à Alfred Velpeau 1838, 22 décembre. – Tours In : Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 2 : Une carrière entre observations, interrogations et réflexions (1820-1840 [en ligne]. Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2015.
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  57. Almanach des 25000 adresses des principaux habitans de Paris ..., Volume 3, D. H., Henri Wissemans. Éditeur Panckoucke 1817.
  58. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  59. Dictionnaire universel d'histoire naturelle, par Charles Dessalines d' Orbigny, p. 336.
  60. Répertoire de pharmacie: recueil pratique, Volume 10, 1853.
  61. BRETONNEAU, Pierre-Fidèle. No 304. De Pierre-Fidèle Bretonneau à Alfred Velpeau 1838, 22 décembre. – Tours In : Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 2 : Une carrière entre observations, interrogations et réflexions (1820-1840). Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2015.
  62. Château de Palluau
  63. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 1 : De la formation à la pratique (1795-1819). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065779, 9782869065772.
  64. Château de Palluau
  65. Bibliographie : – SNHF : La revue Horticole – ASS Cercle général de l’horticulture – Bretonneau, par Emile Aron.
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  70. Fascination and Misgivings: The United States in French Opinion, 1870-1914, Jacques Portes, Claude Fohlen, Elborg Forster, Cambridge University Press, 2006.
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  72. Texas in 1840 or, The Emigrant's Guide to the new Republic: Of Observations, Enquiry and Travel in That Beautiful Country Paperback – August 22, 2017, by William W Allen (Author), A B Lawrence, Andesite Press (August 22, 2017)
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  110. Essai historique sur l'enseignement de la médecine en Touraine et sur l'école réorganisée de médecine & de pharmacie de Tours : des origines jusqu'à nos jours : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 8 février 1913, by Royal College of Surgeons of England.
  111. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  112. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
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  120. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  121. Béranger et son réseau épistolaire, Frédéric-Gaël Theuriau.
  122. Béranger et son réseau épistolaire, Frédéric-Gaël Theuriau.
  123. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  124. Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine, Volume 27, 1940.
  125. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  126. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) Georget-Joubert (Tours) : 2000.
  127. Bretonneau. Correspondance d’un médecin – Tome 3: La retraite (1841-1862). Perspectives Historiques. Pierre-Fidèle Bretonneau, Presses universitaires François-Rabelais, 2018. ISBN 2869065795, 9782869065796.
  128. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  129. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  130. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  131. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  132. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  133. Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1859, Bulletin général de thérapeutique (1831 - 1939), Paris : chez le rédacteur en chef.
  134. Lettres d'un vétéran de l'école de Bretonneau / par J. F. Miquel,..., Miquel, Jean Félix (d'Amboise Dr). Tours : 1867.
  135. Journal de médecine et de chirurgie pratiques: à l'usage des médecins praticiens, Volume 45, Just Lucas-Championnièrre, 1874.
  136. Émile Aron, La Médecine en Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, 1992, p. 192.
  137. Armel Gripouilleau
  138. Armel Gripouilleau
  139. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  140. Patrimoine scientifique
  141. Essai historique sur l'enseignement de la médecine en Touraine et sur l'école réorganisée de médecine & de pharmacie de Tours : des origines jusqu'à nos jours : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 8 février 1913, by Royal College of Surgeons of England.
  142. Essai historique sur l'enseignement de la médecine en Touraine et sur l'école réorganisée de médecine & de pharmacie de Tours : des origines jusqu'à nos jours : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 8 février 1913, by Royal College of Surgeons of England.
  143. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  144. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences: Table generale des comptes rendus des seances de l'Academie des Sciences..., Académie des sciences Parigi, Gauthier-Villars, 1870.
  145. Mas Alphonse, Pomologie Generale – Tome I - Poires (Paris 1872).
  146. PAUL-ÉTIENNE DE VILLIERS DU TERRAGE (1774-1858). POLICE, POLITIQUE ET BOTANIQUE. Marc RIDEAU
  147. Journal d'Indre-et-Loire, 27 novembre 1851
  148. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  149. Le Clerc. Recherches physiologiques et anatomiques sur le mouvement des végétaux, par le docteur Frédéric Le Clerc, médecin en chef de l'hôpital général de Tours. In-8, 28 pages. Tours, impr. Ladevèze, Discours prononcé à la rentrée de l'École de médecine de Tours, le 10 décembre 1859.
  150. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  151. Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, Volumes 31 à 34, Tours 1851.
  152. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences: pub. conformément à une décision de l'académie en date du 13 juillet 1835, Volume 41, Académie des sciences (France) 1855.
  153. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  154. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Volume 30 ; Volume 56 ; Volume 59. Académie des sciences (France). Gauthier-Villars, 1864.
  155. The Cholera Epidemic of 1873 in the United States, Numéro 95 de Ex. doc., Volume 13, Numéro 95 de House documents, USA. Congress, Volume 43,Numéro 95 de United States. Congress. House. Ex. doc, Joseph K. Barnes, United States. Surgeon-General's Office, John Maynard Woodworth, John Charles Peters, John Shaw Billings, Ely McClellan, United States. President (1869-1877 : Grant), United States. Public Health Service. U.S. Government Printing Office, 1875.
  156. Note pour M. Frédéric Le Clerc, docteur en médecine, demeurant à Tours, intimé, contre M. Urbain Lassausse, ancien notaire, maintenant banquier, demeurant à Vittel (Vosges), appelant, suivie de la déclaration du Tribunal civil de 1ère instance de Tours, audience du 13 mai 1868,. Soloman , E. -- avoué, Tours, Impr. Ladevèze -- 1868.
  157. Tours, Ladevèze, 1869, in-8°.
  158. Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Éditeur : Guillaud-Verger (Tours) et Georget-Joubert (Tours) 1938-01.
  159. The Place Names of New Mexico, Robert Julyan, UNM Press, 1996. ISBN 082635114X, 9780826351142.
  160. Journal, Volumes 24 à 27, Graduate Research Center (Dallas, Tex.), Southern Methodist University Press, 1956.
  161. Refaire les États-Unis, Réunifier l'Union : intégrer l'Ouest à la Reconstruction américaine, 1870-1872, Nicolas Barreyre, Dans Revue d’histoire moderne & contemporaine 2002/4 (n°49-4).
  162. Refaire les États-Unis, Réunifier l'Union : intégrer l'Ouest à la Reconstruction américaine, 1870-1872, Nicolas Barreyre, Dans Revue d’histoire moderne & contemporaine 2002/4 (n°49-4).
  163. A History of the Chaco Navajos, Numéro 4 de Reports of the Chaco Center, David M. Brugge, U.S. Department of the Interior, National Park Service, 1980.
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  171. Porter
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