Wiki Guy de Rambaud
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                             Famille Le Proust - Le Proux


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Pierre Éloy Le Proux de La Rivière est Commissaire en chef des fonds des Colonies, à la fin de l'ancien régime.

Les Le Proust ont une belle lignée, nous dit Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques du Québec[1].


Le plus ancien Le Proust connu est un forestier des forêts d'Hervé III de Léon (1203 -1240/1241), marié à Marguerite de Châteauneuf (1210/15 - 1253). À la fin du Moyen Âge, deux branches de cette famille bretonne viennent s’établir l’une à Loudun, l’autre dans le comté du Maine.

Quelques ouvrages anciens sur le Poitou font d'eux des Poitevins, alors qu'ils sont Angevins. Certes beaucoup de membres de cette famille deviennent Poitevins un temps, mais du fait des persécutions contre les protestants on les retrouve au Blanc, puis à Trois-Rivières ou Saint-Gaultier, et finalement Versailles et les Antilles.


¤ Article détaillé : François Le Proust de La Sellounière
¤ Article détaillé : Joseph Le Proust de La Sellounière
¤ Article détaillé : François II Le Proust du Ronday
¤ Article détaillé : Pierre Éloy Le Proux de La Rivière

Renée Le Proust en 1591 est propriétaire du château de Chandoiseau[2].

LES LE PROUST EN BRETAGNE[]

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La famille du Rocher, d'ancienne noblesse chevaleresque tire son origine de la Province de Bretagne. Son existence est constatée depuis le onzième siècle à travers chartes et documents[3].

Des forestiers des Vicomtes de Léon[]

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Vue de la rivière de Morlaix et des restes de la forêt de Cuburien depuis l'ancien site fortifié de Castel an Trebez.

Sceau d'Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, d'après dom Morice.

Le plus ancien Le Proust connu est un forestier des forêts d'Hervé III de Léon (1203 -1240/1241, marié à Marguerite de Châteauneuf (1210/15 - 1253).

Hervé V de Léon, en 1301, passe ainsi un accord à Morlaix avec ses forestiers au sujet de la forêt de Cuburien. Guiomar Le Proust est le père d'un autre Guiomar, forestier, qui est cité dans un acte d'accord passé en la cour séante à Monrelais (Morlaix), en 1301, selon Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois (1693 -1750) :

relativement aux différends qui s'étaient élevés entre Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, et ses forestiers Eon de Kaeranrous, Benoît de Coetserchou, écuyer, et Guiomar, fils de Guiomar le Proust, sur les droits d'usage de ces derniers dans la forêt de Comburien. Donné tesmoin nostre scel duquel nous usons aux contrats de Monrelaes, о les sceaux auxdits Eon et Benoit о le sceau Alain du Chasteu mês à la requeste doudit Guyomar, le Mercredy emprès les houitaines de la Purification Nostre Dame, lan de grace mil trois cent et un[4].

La forêt de Cuburien est située sur la rive gauche de la Rivière de Morlaix, à environ 2 km de la ville de Morlaix le Monastère de Saint-François de Cuburien y est fondé en 1458 par Alain IX de Rohan. En cette forêt, note un mémoire produit, en 1479, par le vicomte de Rohan :

sont les plus grandes, belles et plaisantes chasses de tout le pays de Basse-Bretagne... ez quelles forests y a bestes noires et rousses... .

La forêt de Cuburien, qui s'étend alors depuis Saint-Martin jusqu'à la terre de Pennelé et de Lanneguy, possède le château-fort de Trebez, bâti sur un roc escarpé, à l'entrée de la rivière.

Les Le Proust (alias Le Prévost)[]

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Blason Le Proust du Rocher : D'azur, à une bande d'argent, accostée de deux molettes du même

Rocher est le nom d'une seigneurie considérable de Bretagne qui est apportée en dot, l'an 1380, à la famille de Quengo[5] par Guillemette Le Proust (alias Le Prévost), selon le Grand Armorial de France de Raoul de Warren[6]. Henri Frottier de la Messelière, dans Filiations Bretonnes lui donne le nom d'Alliotte Le Proust[7]. Elle est dame de La Hardiais, des Clouais, du Rocher, nièce de Guillaume Perrot, dit Longue Epée, seigneur du Rocher. Elle se marie avec Eon du Quengo, chevalier, second fils d'Alain du Quengo, 1er du nom, et d'Aliénor de Quesnequen, que l'on trouve au nombre des seigneurs bretons qui se liguent, le 16 octobre 1420, dans la ville de Vannes, pour le duc de Bretagne contre les Penthièvres[8].

Perrine de Bruc épouse Jean de Quengo, fils de Eon de Quengo et d'Aliette Le Proust[9].

En 1395, Guillaume du Rocher et sa femme ont procès contre Jeanne de Belvezac. Il s'agit certainement d'un gendre deJ ean du Rocher, chevalier, qui dans un arrest du Parlement de Paris est renvoïé à plaidre en Bretagne pour un duel[10].

Les Le Proust et Kergournadec'h[]

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Gravure du château de Kergournadec'h.

Jean-François Dreux Du Radier écrit :

Cette famille fe prétend iffuë des le Prouft de Bretagne, Seigneurs de Kergonadech & il ne tient pas à notre François qu'on ne la faffe venir & tous ceux de ce nom du fond de l'Orient : mais fes idées fur cette origine font fi peu liées, qu'il eft inutile de s'arrêter à les développer[11].

Cependant un mariage est possible avec une fille cadette faiblement dotée de cette famille de Kergonadech, qui est de moyenne noblesse et du Léon. Le mot Forestier, désigne à cette époque, les officiers qui ont juridiction dans les pays forestiers. Selon Niermayer, Forestier est le nom donné au régisseur d'une forêt royale ou seigneuriale[12]. Les Le Proust (alias Le Prévost) sont richement possessionnés, mais Guillemette-Aliotte hérite de leurs terres, car fille unique d'un frère aîné de cette famille.

Suivant une tradition rapportée par Albert Le Grand, cette famille aurait pour auteur un jeune guerrier de Cléder, nommé Nuz, qui combattit au VIe siècle un dragon qui désolait le Léon, et à qui Guitur, comte du pays, donna en récompense la terre qui, en mémoire de son exploit, fut appelée Ker-gour-na-dec'h (la maison de l'homme qui ne fuit pas).

Dispersion des Le Proust[]

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Blason Le Proust (Anjou, Poitou, Berry).

Blason des Le Proust du Maine.

À la fin du Moyen Âge, deux branches de cette famille bretonne viennent s’établir l’une à Loudun, l’autre dans le comté du Maine. Le blason de celle de Loudun est :

De gueules à un chevron d'or accompagné au chef de 2 coquilles d'argent et en pointe d'une étoile d'or[13].

Celle du Maine porte :

D'azur, à un chevron d'or, accompagné en chef de 2 étoiles de même, en pointe une levrette courante d'argent[14].


¤ Etienne IV Le Proust, Abbé de Notre-Dame-en-Saint-Melaine (Rennes) (1572 - 1574), afferme les revenus de son abbaye à Michel le Petit, sieur de La Vallée, le 12 juillet 1574. On ne sait en quelle année il est nommé, ni celle de sa mort[15].


¤ On a le Père Ange Le Proust, membre de la famille Le Proust, qui n’appartient pas à la Bretagne par sa naissance, mais qui compter au nombre des pieux personnages qui, par leurs vertus, l’ont illustrée[16].


Nous avons Maître Louis Proust (alias Prévost), élu de Loudun, prétendant à un office au Conseil privé[17]. Compte-tenu du faible nombre de notables et de la rareté de ses patronymes dans cette ville c'est certainement un parent des Le Proust (alias Le Prévost) bretons.

Selon Bouillet, le mot Forestier, désigne sous les deux premières lignées des rois de France, les officiers qui ont juridiction dans les pays forestiers.

LES LE PROUST EN ANJOU[]

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Poitou ou Anjou ?[]

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La sénéchaussée de Loudun est située dans un territoire dépendant de l'Anjou.

Mes ancêtres s'installent dans le Loudunais. La Bibliothèque historique et critique du Poitou, contenant les vies des savants de cette province... une notice de leurs ouvrages... la suite historique et chronologique des comtes héréditaires et celle des évêques de Poitiers... et la plupart des ouvrages anciens sur le Poitou font d'eux des Poitevins.

Mais, la sénéchaussée de Loudun est située dans un territoire dépendant de l'Anjou et situé à la limite de deux autres provinces : la Touraine et le Poitou.

Au Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, le Saumurois s'enfonce dans le Poitou actuel englobant Loudun jusqu'à Mirebeau au Sud. Le Loudunais constitue un bailliage ou sénéchaussée distinct, dépendant du gouvernement de Saumur et du Saumurois ainsi que de la Généralité de Tours. Le Loudunais demeure historiquement détaché du Poitou.

Une famille distinguée[]

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Commentaires sur les coustumes du pays de Loudunois ... par maistre Pierre Le Proust (1555 - 1609), sieur de Beaulieu.

Voici quelques exemples ouvrages anciens sur le Poitou qui font d'eux des Poitevins, alors qu'ils sont Angevins. Certes beaucoup de membres de cette famille deviennent Poitevins, mais du fait des persécutions contre les protestants on les retrouve au Blanc, puis à Saint-Gaultier, et finalement Versailles et les Antilles.

La Bibliothèque historique et critique du Poitou, contenant les vies des savants de cette province... une notice de leurs ouvrages... la suite historique et chronologique des comtes héréditaires et celle des évêques de Poitiers... parle des :

... le Proust, une famille distinguée dans le Loudunois, auquel elle a donné deux Jurisconsultes estimés, Pierre le Proust Sieur de Beaulieu, & Pierre Sieur de Bar, son fils[18].

Jean-François Dreux du Radier parle aussi des :

illustres de la maison de Sainte-Marthe, alliée à la famille des le Proust, par Renée le Proust que Jacques de Sainte-Marthe épouse[19].

Les Le Proust ont une belle lignée, nous dit Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques du Québec[20].

Étienne Le Proust (1450 - 1500)[]

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La porte du Martray (Loudun).

En 1476, le roi René d'Anjou est contraint de conclure un accord avec Louis XI. Loudun est alors réunie à la couronne de France. Louis XI l'érige en bailliage.

Étienne Le Proust (ca 1450 - ca 1500), fait partie des gens de finance. Il est receveur des aides et tailles du bailliage de Loudun, certainement de 1476 à 1483 sous Louis XI et pendant le règne de Charles VIII (1483 - 1498)[21]. C'est une fonction importante, car les collecteurs de l'Election de Loudun ne peuvent être élargis qu'au préalable le Subftitut & le Receveur des Tailles[22]. Les tailles de l'Election de Loudun sont employées pour payer le Prévôt de Touraine, les Lieutenans & Archers. Elles sont recouvrées par le Receveur des Tailles de Loudun[23].

Étienne Le Proust est le père d'Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière, qui suit.

Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière (1480- 1541)[]

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Le Proust est un disciple de Paracelse, ce qui est rare à l'époque. Étienne-Jacques Le Proust est l'ancêtre d'un grand nombre de médecins, chirurgiens, ou de leurs épouses.

Étienne-Jacques Le Proust (ca 1480 - 1541) est apothicaire à Loudun (1528 - 1541), selon le Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers[24]. Il est sieur de la Chauvière, fief à Épieds, à côté du Château de Bizay.

Dans Le moyen de parvenir, de Béroalde de Verville, nous trouvons p. 204 et 205 :

Le Preux, ce bon marchand, étoit avec nous, qui venoit fraîchement d'Allemagne; aussi, étoit arrivé en hiver... Le Preux nous contoit des miracles, qu'avoit faits Paracelse en Germanie : Ho! tu t'en souviens bien, Couillette, mon ami, et vous aussi, Connaut, vous faisiez le voyage avec nous ? Ainsi il nous emplissoit de telles merveilles, faites à la pointe de la pincette, au ressort de la cornue, au tintin de l'alambic, et à l'ombre du fourneau ; et, ainsi amplifiant sa gloire, nous disoit qu'il avoit guéri toutes sortes de maladies. Comme je lui faisois houeîte: Voire, ce dit-il, il en a même guéri de la bougrerie. Dieu sauve les chameaux hongrès ![25].

Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière est un ancien élu en l'Élection de Loudun[26]. C'est à dire un officier de l'Etat qui perçoit l'impôt dans les pays d'élection. Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière achète une charge d'élu à Poitiers à son fils qui est le père de Joseph Le Proust de La Sellounière[27].

François Ier ordonne qu'on rédige la coutume de Loudun.

Les enfants d'Étienne-Jacques Le Proust[]

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Le château de Chandoiseau (près de Loudun).

¤ 1. Jehan Le Proust de Niriau (ca 1520 - 1583) est médecin, dans le Laudunois, selon Paul de Longuemare, Une famille d'auteurs aux XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles: les Sainte-Marthe (1970). Il a le même blason que les Le Proust et est dit seigneur de Niriau par toutes les sources. Il est marié à Marie Le Fèvre, fille d'un Procureur du Roi au bailliage de Loudun. Ils sont les parents de :

¤¤ Renée Le Proust de Niriau (ca 1535-1608) mariée en 1555 à Jacques de Sainte-Marthe de Chandoiseau (1517-1587), médecin des rois Henri II, François II et Henri III. Le château de Chandoiseau, qui relève de Verrières, est possédé par le passé, en 1253, par Emar Odart... Chandoiseau est la propriété de Renée Le Proust, veuve de Jacques de Sainte-Marthe, en 1591[28].

Exécution de Marie Ire d'Écosse en 1587.

¤ 2. Jacques Le Proust (ca 1520 - après 1582), Honneste homme sire Jacques Leproust, parrain, avec Gilles Gervais, de Françoys Le Proust, en 1548. Archer des gardes du corps du roi et protestant[29]. Il est bourgeois de Loudun, d'après un contrat passé en France, en 1582, sous l'autorité de la reine douairière d'Écosse, Marie Ire d'Écosse (1542 - 1587), partage ses biens entre ses sept enfante : Jehan, Joseph, Vincent, Renée, Guillemette, Jeanne et Radegonde. Tous ont une fortune car ils consistent en châteaux, terres, vignobles... nous dit Le bulletin des recherches historiques des Archives du Québec[30].[31]. Par contre, il n'est pas l'ancêtre des Le Proust, alliés aux meilleures et plus anciennes familles de la ville des Trois-Rivières. Ils sont les descendants des Le Proux du Blanc.

Guillaume du Bellay (1491 - 1543) est ami avec le jeune François Le Proust.

Loudun au XVIIe siècle.

¤ 3. François Le Proust (ca 1525 - 1617), Sieur du Ronday (https://fr.wikipedia.org/wiki/Roiff%C3%A9 Roiffé]. Rabelais désigne, quand il séjourne à Loudun, sous le nom de François Proust, François le Proust, père de l'historien de Loudun, François II Le Proust du Ronday[32]. Rabelais se trouve avec Guillaume du Bellay (1491 - 1543), à la fin de 1542... qui est lieutenant-général des armées du roi en Piémont... Rabelais ne compte que des amis dans la maison de Guillaume du Bellay, composée alors de plusieurs seigneurs, d'un médecin, d'un Ferron (future belle-famille° et de François Proust[33]. Une note du même ouvrage nous dit qu'il est le père de François II Le Proust du Ronday et de Pierre Le Proust de Beaulieu, mais aussi qu'il est l'ami de Guillaume du Bellay. Il va hériter de ce grand seigneur en 1543. De 1594 à 1598, nous le trouvons, dans une liste des membres de l'église réformée de Loudun, qui contribuent par leurs dons à l'entretien du pasteur Claude Soumain, avec Charles Ferron, Sieur du Goulu. Sa femme, Marguerite Ferron, dame du Ronday est d’une très riche famille bourgeoise de Loudun, dont parle Beauchet-Filleau, dans son Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Elle est la fille de Nicole Ferron, Sgr de Goulu, licencié en Droit et de Renée Hasnes, des protestants. Leur ancêtre, Jehan Ferron, acquiert le pré Gameau, à Loudun en 1453.

François et Marguerite ont trois enfants :

¤¤ François II Le Proust du Ronday
¤¤ Pierre Le Proust de Beaulieu (1555 - 1609), prend le parti du barreau, et le suit à Paris pendant trente ans. Il est à la suite du parlement séant à Tours en 1591. Le travail et son tempérament lui ayant occasionné une maladie de langueur, il lui est conseillé d'aller prendre l'air natal. Il va à Loudun, et y entreprend son Commentaire, qui lui demande deux ans de travail. Il meurt quelque temps après, suivant toutes les apparences, et laisse son ouvrage entre les mains de François II Le Proust du Ronday, son frère, qui y fait, avec Pierre II, son neveu , des additions. Pierre n'a que cinquante-trois ans quatre mois lors de sa mort, selon l'Histoire des protestants et des églises réformées du Poitou, de Auguste-François Lièvre.
¤¤ Jean Le Proust x Jeanne David.

¤ 4. Joseph Le Proust (1530 - 1590), seigneur de la Sellonnière, qui suit (voir : LES LE PROUST A POITIERS). Il est le père de l'ancêtre des Le Proux :

¤¤ Joseph II Le Proust de La Sellounière.

Portrait du père Ange Le Proust.

¤ 5. Vincent Le Proust (1530 - 1597) est sieur de Ranton. Le Ranton est un village des environs de Loudun. On a l'acquisition par Vincent Le Proust, sieur de Renton, de la maison de la Maurinerie, paroisse d'Anxaumont[34]. La maison c'est le château de la Maurinerie (?). Vincent Le Proust est marié à Françoise Pelletier (1560 - 1586) vers 1582. Ils ont une fille. Il se remarie en 1587 à Jacquette Chartier (1560 - après 1597). Ils sont les grands-parents de :

¤¤ Louis Le Proust (1530 - 1597) est Procureur au présidial de Poitiers, Greffier criminel de Châtellerault, Neveu de Jehan Sain dans le testament de celui-ci. Il est marié à Marie Magaud, fille de Jacques Mayaud, juge-sénéchal de Chauvigny, juge-magistrat au présidial de Poitiers. Son père est marié le 5 janvier 1575 avec Nicolle Lucas, inhumée le 8 septembre 1631, paroisse Saint-Cybard à Poitiers. Marie Magaud est la soeur de Jacques Mayaud, seigneur du Poyon, écuyer, maire de Poitiers (1622). Les Magaud portent : D'argent à un mai de sinople, soutenu d'un croissant d'azur et accosté de deux autres croissants de même.
¤¤¤ Ange Le Proust
¤¤¤ Françoise Le Proust, épouse de Louis Nivard, Docteur régent de la faculté de médecine de Poitiers.

Clef-de-voûte aux armes de Jean Rogier de Marigny, autre maire de Poitiers de la famille Rogier[35].

¤ 6. Guillemette Le Proust (ca 1530 - après 1602). Elle se marie à Hilaire Rogier (ca 1510 - 1583), d'une famille ancienne et considérable de cette ville, à laquelle elle a donné plusieurs maires. Il est sieur de Nousillet et de La Tour-Girard, personne de lettres de Poitiers, conseiller au présidial et maire de Poitiers en 1570 et 1576. Son frère est aumônier du duc d'Alençon (frère de Henri III) et grand archidiacre de Poitou, en l'église de Poitiers[36]. Nous avons une reconnaissance de rente due à Hilaire Rogier, sieur de La Tour-Girard, et à sa femme, Guill. Le Proust, par Jean et Pierre de La Coussaye, marchands, à Poitiers[37]. Le beau-père, le mari et le neveu de Guillemette Le Proust administrent l’hôpital de Poitiers pendant 50 ans au XVIe siècle[38]. L'hôpital des pestiférés utilise la somme de 1.200 livres que lui lègue, le 1er novembre 1586 Guillemette Le Proust veuve de l'échevin Hilaire Rogier[39].

Le Pont Henri IV de Châtellerault est construit sur la Vienne à l'époque où Jean Sain est maire, en remplacement d'un pont de bois.

Château de la Farinière.

¤ 7. Jeanne Le Proust se marie à Noble Jean Sain, Sieur de Beauregard & de la Grange-Marcadier, Maire de Châtelleraut, où il commande en qualité de Capitaine. Vvec Claude Sain, sa soeur, veuve de défunt noble maître Pierre Brochard, il acquiert le 9 avril 1593 de Perrine Poizay, veuve de François Sorin et demeurant à la Roche-Posay, une métairie à Yseures-sur-Creuse. Il teste le 8 septembre 1619, et meurt le lendemain. II a deux fils, qu'il rappelle dans son testament, dont :

¤¤ René Sain de la Fariniere, Écuyer, d'abord Auditeur de la Chambre des Comptes de Paris,puis Conseiller du Roi, Président-Trésorier-Général de France au Bureau des Finances de Tours, Échevin perpétuel de ladite Ville depuis le 6 Octobre 1611, Maire de Tours en 1614. Il est le sixième des huit Députés du Bailliage de Touraine et Amboise, pour les trois Ordres, aux Etats-Généraux de France, tenus en assemblée à Paris en 1614. La porte de Saint-Louis à Tours est construite sous son Mairat. L'on yvoit l'écusson de ses armes sculptées en bosse, avec une inscription en son honneur, sur laquelle est son nom. II décéde le 18 Septembre 1650, et est inhumé dans le caveau de la Famille de Binet, en l'Eglise paroissiale de Saint-Hilaire de Tours. II avoit épousé, en rjpp, Damoiselle Jeanne Cotttreau, fille aînée de Claude Cottereau, et de Marie de Binet, sa première femme[40].

Les Le Proust s'installent à Loudun à la fin du moyen-âge (en Anjou, à cette époque).

LES LE PROUST A POITIERS (POITOU)[]

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Blason des Rogier de Marigny.

Un certain nombre de Le Proust deviennent des notables de Poitiers, parfois célèbres ou alliés à des familles célèbres (Forest, Rogier, Mayaud de Poitiers... ). Ils sont en effet apparentés avec de nombreux maires de Poitiers, dont les Sainte-Marthe, les Fumé, les Herbert, les Vernou, les Gervain, Claveurier... Ces familles nobles, étant devenues protestantes, elles sont remplacées par d'autres, des petits bourgeois partisans de la Contre-réforme.

Les Le Proust de La Sellounière sont les ancêtres de maîtres-chirurgiens blancois, et de leurs descendants de Saint-Gaultier, Trois-Rivières, Versailles et La Martinique.

Joseph Le Proust de la Sellonnière[]

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Blason Forest.

Joseph Le Proust (1530 - 1590), seigneur de la Sellonnière, ou Sellounière ou Sillounière (bords de la Creuse au Blanc, élu en Poitou, se marie à Judith de Forest (1545 - 1631), membre de la famille Forest, que l'on trouve à Poitiers qu'au XVIe siècle. Elle est marraine à Saint-Cybard le 1er février 1592 et déjà veuve. Avant cela, le 14 février 1589, on a une sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean Du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour 3 écus, avec proportion pour les aides et crues[41]. Le 14 février 1589, nous avons une sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour trois écus, avec proportion pour les aides et crues[42]. Joseph Le Proust (1530 - 1590) et Judith de Forest (1545 - 1631) sont les parents de Joseph Le Proust de La Sellounière, qui suit.

Joseph II Le Proust de la Sellounnière[]

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Blason des Herbert (Poitiers).

Blason des Maubué.

Joseph II Le Proust de La Sellounière, Conseiller du Roy et élu de Poitiers. Il est gouverneur de l’Hôpital des Pestiférés de Poitiers[43]. Le Proust est d'abord marié, en 1576, à Anne Herbert (1553 - 1579). Elle est la fille de Jacques Herbert de l'Isle, maire de Poitiers, pendu avec une partie des notables huguenots de la ville par Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André. Ils ont trois enfants :

¤ François et Jacques Le Proust sont les enfants de feu Joseph le Proust et d'Anne Herbert, sa première femme, en 1604[44].

¤ Françoise Le Proust (1577 - avant 1604).

La première épouse de Joseph Le Proust décède en 1579. Il se remarie avec Demoyselle Françoise de Maubué, fille de Martin, écuyer et seigneur de Vernay, natif du Blanc. Sa mère, Jeanne Fumé, est la fille de Nicolas Fumé de La Perrière, enquêteur en Poitou, maire de Poitiers en 1546, écuyer, seigneur de Boisferrant. La grand-mère de sa seconde épouse est une membre de la Maison Caluau, fille d'une Lambertye. Ils ont sept enfants.

Les enfants de Joseph II Le Proust de La Sellounière[]

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La Silonnière en 2018.

Le fief de La Sellounière, La Silonnière à Ciran, au sud de la Touraine, pas très loin du Bas-Berry et du Poitou, appartient à Jacques de Ponard, en 1790[45]. Il est vendu comme bien national. Bernard Turville-Constable-Maxvell, futur lieutenant des Gardes &cossais est né dans la résidence domaniale en 1940[46].

¤ 1. François Le Proust de La Sellounière, qui suit.

¤ 2. Jacques Le Proust est né le 10 août 1581, à Poitiers (Saint Didier).

¤ 3. Jeanne Le Proust est née le 21 janvier 1582, à Poitiers (Saint Didier).

L'église Saint-Génitour (Le Blanc).

¤ 4. Louis Le Proust est né le 31 mai 1583, à Poitiers (Saint Didier). Maître apothicaire la ville Basse du Blanc (Berry), il se marie, vers 1645, avec Dame Jeanne Hérault (ca 1620 - après 1667). Il est décédé au Blanc (paroisse Saint-Génitour), le 21 février 1662, et enterré dans cette église. Ils ont deux enfants, dont :

¤¤ Jeanne Le Proust (1646 - 1681) se marie en 1667 avec Jean Mafflard (1630 - 1712), maître chirurgien, fils de Maître Anthoine Mafflard et de dame Françoise Rabier[47]. Le 16 juillet 1681 est enterrée dans l'église des Révérends Pères Augustins dame Jeanne Leproux décédée dans cette ville. Un cousin de Jeanne Le Proust, Louis Leproust des Jardins, maître chirurgien, épouse une soeur de Jean Mafflard, Marguerite Maflard.

La fille de Françoise Le Proust se marie avec René de Bideran, maître des Requêtes de la Reine.

¤ 5. Françoise Le Proust est née le 31 mai 1582 à Poitiers (Saint Didier). Jean Forest, écuyer, sieur des Brosses ou Boësses, membre de la famille Forest, greffier et avocat du Présidial de Poitiers. Le 21 avril 1625, Jean Forest, écuyer, sieur des Brosses, et Françoise Leproust, sa femme, vendent au prieur du couvent et hôpital de la Nativité de Notre-Seigneur, de l'ordre du bienheureux Jean-de-Dieu, les maisons qu'ils possèdent en allant du Quairoux de Montierneuf au Quairoux Millon à main dextre venant de Rochereuil, tenant par le derrière au jardin du château de ceste ville, la rivière entre eux. Le marché est consenti moyennant 3.000 livres données comptant avec l'obligation d'usage, pour l'acquéreur, de payer les cens et rentes [48]. Ils ont plusieurs enfants, tous baptisés à Saint-Cybard :

¤¤ Anne Forest se marie avec René de Bideran, fils de Louis de Bideran, écuyer, sr de la Martinière, et de Marie Baribault, sa première femme, en date du 28 janvier 1629, contrat signé par Martin et Douadic. René de Bideran, seigneur des Bouchelières, est maître des Requêtes de la Reine par lettres du 26 avril 1655, reçoit le collier de l'Ordre de Saint-Michel, le 26 juillet 1660, et nommé conseiller d'État le 26 juillet 1661. Le 30 décembre 1659, nous avons la déclaration de la métairie de Communault (paroisse de Gézay, mouvante de la Touche-Gavaret), rendue à René de Bideran... et à Marguerite de Bideran, sa fille, veuve de Pierre Piot, sieur des Chaumes en 1689[49].

¤ 7. Joseph Le Proust est né le 5 février 1586, à Poitiers (Saint Didier).

Un Perussaut, Sylvain Perussault (1679 - 1753).

L'hôtel de Venise).

¤ 6. Jacques Le Proust de La Sellounière (1584 - après 1643) est né le 10 août 1584 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Messire Jacques de Sainte Marthe, docteur en médecine, médecin des Rois Henri II, François II et Henri III, mari de la fille de son oncle, Renée Le Proust de Niriau. Il a comme marraine Guillemette Le Proust, veuve de Hilaire Rogier, sieur de Nouzillet, maire de Poitiers. Nous avons vu dans l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, de Alfred Richard, qu'il hérite de Rachel Vernou en 1627. Jacques Le Proust, écuyer, épouse Marguerite Perussault, de Saint-Gaultier. Elle est la fille de Pierre Perussault (ca 1560 - 1618), sieur du Cheval-Blanc et de Pauday Greffier, notaire, procureur, Procureur de la châtellenie d'Argenton, et de Michelle Matheron (ca 1560 - 1591). Ce Jacques, seigneur de Sellonnière, le 8 mars 1643, vend 5 quartiers de vignes, situé au Pied froid à maître Pierre Fontenettes, un avocat, moyennant la somme de 350 livres tournois. Jacques Le Proust et Marguerite Perussault sont les parents de :

¤¤ Jean Le Proust (ca 1610 - après 1667) est le père de Louis qui se marie avec Fleury Benoît, notaire.
¤¤ Jacques Le Proust des Jardins (ca 1610 - avant 1663) se marie, en 1638, au Blanc (paroisse Saint Etienne), avec Jeanne Héraudin, d'une famille de tanneurs du Blanc qui se retrouvent propriétaire de l'hôtel de Venise au XVIe siècle, du fait du mariage de l'un des leurs avec son héritière Rose Lamy. Ils sont les parents de :
¤¤¤ Louis Le Proust des Jardins (ca 1640 - 1716), Maître chirurgien cité dans l'acte notarié du mariage de sa cousine Françoise Le Proust, en 1675, et par Chantal de la Véronne dans son Histoire du Blanc. Il est chirurgien juré en 1683[50], demeurant en cette ville et paroisse de St-Ciran. Il se marie le 9 avril 1663, avec Marguerite Mafflard, contrat passé devant Maître Benoist, notaire au Blanc[51], soeur de Jean Mafflard (1630 - 1712), maître chirurgien, marié à une cousine de Louis Le Proust des Jardins. Veuf il se remarie avec Bénaise Autixier. Ils ont une fille. Louis Le Proust des Jardins, à nouveau veuf se remarie avec Louise Jeanne Pénissault (ca 1645 - après 1701)? en 1674. Elle est peut-être la soeur de René Pénissault (ca 1640 - après mai 1708) Conseiller du roi, et substitut de Mr le Procureur du roy en la maréchaussée du Blanc, époux de Marie de Lajuventie. Ils ont un fils, Antoine Le Proust, qui suit, et est la tige des LE PROUST A TROIS RIVIÈRES.

La ville de Poitiers au XVIe siècle.

LE PROUST A TROIS RIVIÈRES[]

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Antoine Le Proust[]

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Angles-sur-l’Anglin.

Antoine Le Proust est maître chirurgien[52], marié le 14 janvier 1701 à Marie-Anne Rioux, à Angles le Poitou (Angles-sur-l’Anglin). Elle est la fille de Pierre Rioux, maître-chirurgien à Angles, et Magdeleine de Lospital. Pierre Rioux est fils de Pierre Rioux et Marie de Lariboyre. de Lospital est fille Pierre Lospital, sieur de Lapierre et Jeanne Bugean. Ils sont les parents de :


Antoine-Claude, le soldat et marchand

Antoine-Claude est né vers 1712, à Angles le Poitou (Angles-sur-l’Anglin). Il se marie une première fois à Trois-Rivières avec Marie-Madeleine Lepellé Desmarais le 2 juin 1736 , mais elle meurt en février 1738 après avoir donné naissance en décembre 1737 à Pétronille, une petite fille qui ne survit pas à sa mère. Il épouse onze ans plus tard Charlotte Élisabeth Godefoy Devieuxpont le 8 mai 1747. Ils auront ensemble 10 enfants, dont seuls Marie-Charlotte, Louis-Joseph et Marie –Françoise survivront.

Lettré, Antoine-Claude signe son nom parfaitement. Il est d’abord caporal puis sergent dans la garnison de Trois-Rivières des troupes régulières de la Marine. Il devient ensuite marchand, puis coseigneur de Roquetaillade, seigneurie sise en face de Trois-Rivières, là où arrive le pont. Il semble avoir été prospère si l’on en juge par le nombre impressionnant de transactions répertoriées dans la banque Parchemin.

Son fils Louis-Joseph n’a eu que des filles qui sont mortes très jeunes. En revanche, il pourrait avoir eu des descendants en raison du mariage de sa fille Marie Françoise avec John Jean Craig Morris. La recherche reste ici à faire.

Inventaire de Leproust et Pollet, notaires à Trois-Rivières.

Jean, le notaire

Jean (ou Jean-Baptiste) est davantage connu parce qu’il fut notaire à Trois-Rivières de 1746 à 1761. Son greffe compte 1.195 actes dont plusieurs concernent des Proulx de Nicolet et de Baie-du-Febvre.

La banque du PRDH le fait naitre le 27 avril 1720 à La Roche-Posay, près de Châtellerault, dans la Vienne, mais son acte de mariage le dit de St-Martin d’Angle, comme son frère. Jean-Baptiste se marie une première fois à Trois-Rivières le 25 septembre 1747 avec avec Marie-Anne Bougault. Ses deux enfants, dont un garçon, portant le nom de son frère, meurent en bas âge. Il se marie une seconde fois avec Jeanne Charlotte Fafard Lonval 15 février 1757 en la paroisse Immaculée-Conception de Trois-Rivières, mais ne semble pas avoir eu d’enfants avec elle.

Le 23 septembre 1761, à 41 ans, il signe son dernier acte. Comme beaucoup d’autres notables après la Conquête, lui et son épouse prennent ensuite le bateau pour la France d’où ils ne reviendront pas. Du moins, on ne trouve plus leur trace au Canada,

Son frère Antoine Claude demeure ici et continue à faire des affaires. Il s’éteint à Trois-Rivières en novembre 1791. Son épouse Charlotte lui survit jusqu’à la toute fin du 18e siècle.

LES LE PROUST EN BERRY[]

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François Le Proust de La Sellounière[]

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Blason des Barbarin.

François Le Proust de La Sellounière est né le 1er novembre 1580 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrains Noble homme Françoys... conseiller du roy et Vincent Le Proust, sieur du Ranton, bourgeois, mari de Françoise Pelletier et en secondes noces de Jacquette Chartier, grand-père d'Ange Le Proust. Il épouse vers 1608 Françoise Barbarin, fille Jean III Barbarin du Monteil, écuyer, sieur du Monteil, Puyfragnoux, la Cour de Bussière. Il est homme d'armes de la compagnie de La Vauguyon, et d'après plusieurs certificats qui lui sont délivrés, pour les années 1562 à 1568. La mère de sa femme est une Barbarin d'une autre branche. Les Le Proust sont des chirurgiens à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc. . François est maître-chirurgien au Blanc. Son neveu, Louis Le Proust est chirurgien et juré.

Les Leproust sont cités comme chirurgiens-jurés. Ils sont très nombreux au Blanc et regroupé en une puissante corporation. Ils font payer leurs élèves entre 120 et 160 livres par an et leur demandent de nettoyer leurs boutiques.

François III Le Proust de La Sellounière est né le 1er novembre 1580 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrains Noble homme Françoys... conseiller du roy et Vincent Le Proust, sieur du Ranton, bourgeois, mari de Françoise Pelletier et en secondes noces de Jacquette Chartier, grand-père de Ange Le Proust. Il épouse vers 1608 Françoise Barbarin, fille Jean III Barbarin du Monteil, écuyer, sieur du Monteil, Puyfragnoux, la Cour de Bussière. Il fut homme d'armes de la compagnie de La Vauguyon, et d'après plusieurs certificats qui lui furent délivrés, il aurait été compris dans les rôles de la compagnie du sieur de La Vauguyon, pour les années 1562 à 1568. Le 6 décembre 1564, il reçu du sieur de La Vauguyon un certificat de service.Le 10 avril 1571, devant Barbier, notaire à Confolens, il fit partage avec son frère Bertrand, de la succession de leurs père et mère. La mère de sa femme est une Barbarin d'une autre branche. François III Le Proust de La Sellounière est le cousin de Renée Le Proust de Niriau, femme de Jacques de Sainte-Marthe, médecin des rois Henri II, François II et Henri III et fils de Gaucher de Sainte-Marthe, médecin ordinaire de François Ier, l’un des plus sçavants et expérimentés médecins de son temps. Les chirurgiens et médecins sont aussi nombreux chez les protestants de Loudun qui lui sont apparentés. Le beau-père, le mari et le neveu de Guillemette Le Proust ont administré l’hôpital de Poitiers pendant 50 ans au XVIe siècle. Les Le Proust sont en partie les chirurgiens à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc. François est maître-chirurgien au Blanc. Son neveu, Louis Le Proust est chirurgien et juré. Sa nièce est mariée à Jean Mafflard, lui-aussi, maître-chirurgien. François est aussi le beau-père de Jean Perrussault, chirurgien, lui-même père d’un maître-chirurgien. Les chirurgiens sont relativement nombreux au Blanc, et regroupés en une puissante corporation. Mais, Le Proust, Mafflard et Perrussault sont les noms les plus souvent cités. Le Proust habite au Blanc, dans le quartier de la paroisse Saint-Génitour. Le 20 juin 1620, il vend le tiers des dîmes et terrages (= Le terrage en droit féodal est une redevance due par les tenanciers aux seigneurs, elle est constituée d'une partie de leurs récoltes) de Prigny, le quatrième fief important situé dans la paroisse de Concrémiers, au nord de Roche, à un kilomètre de l'Anglin, à Jean de Beaudon, seigneur de Varabére, pour 480 livres tournois, ce pour la seigneurie de Prigny en Roches, contrat d'acquisition fait par Monsieur Parabolle (liasse 8). Le 3 septembre 1627, nous avons un partage fait par Julien Serizier, écuyer, sieur du Cluzeau-Latus, lieutenant-particulier-criminel au présidial de Poitiers, des biens paternels de feue Rachel Vernou, femme de Nicolas de Sainte-Marthe, conseillerr du roi, lieutenant- général en la sénéchaussée et siége présidial de Poitou. François Le Proust, sieur de La Sillounière et Jacques Le Proust, écuyer, sieur de La Sellounière héritent. Selon l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, d'Alfred Richard, avec Jeanne Penissault, veuve de Pierre Soullette, ils cèdent leurs héritages à Marie Thomas. Dans l'Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Indre, de Théodore Hubert, on peut lire soumise au devoir de 2 boisseaux de seigle, mesure de Lussac-les-Églises, 1 geline et 12 deniers; par François Le Proust, sieur de La Sellonnière...

Les Le Proust sont des chirurgiens à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc. . François est maître-chirurgien au Blanc. Son neveu, Louis Le Proust est chirurgien et juré. Par contre, les Proust dérogent à Saint-Gaultier.

Jacques Le Proust de La Sellounière est né le 10 août 1584 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Messire Jacques de Sainte Marthe, docteur en médecine, médecin des Rois Henri II, François II et Henri III, mari de la fille de son oncle à la mode de Bretagne, Renée Le Proust de Niriau. Il a comme marraine Guillemette Le Proust, veuve de Hilaire Rogier, sieur de Nouzillet, conseiller. Nous avons vu dans l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, de Alfred Richard, qu'il hérite de Rachel Vernou en 1627. Les Leproust sont cités comme chiruriens-jurés. Ils sont très nombreux au Blanc et regroupé en une puissante corporation. Ils font payer leurs élèves entre 120 et 160 livres par an et leur demandent de nettoyer leurs boutiques. Jacques Le Proust, écuyer, épouse une Perussault, de Saint-Gaultier. Les Le Proust sont originaires de Bretagne et se sont répandus au cour des siècles en Anjou, Poitou et Berry. Ce Jacques, seigneur de Sellonnière, le 8 mars 1643, vend 5 quartiers de vignes, situé au Pied froid à maître Pierre Fontenettes, un avocat, moyennant la somme de 350 livres tournois.


LES LE PROUST A VERSAILLES[]

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

  1. Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques, Archives du Québec (1912).
  2. Manoir de Champdoiseau
  3. La famille du Rocher
  4. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, t. I, col. 1176; pris sur l'original, à Biein.
  5. Illustrations européennes... Livre d'or de la Noblesse, Le Marquis de Magny, Secrétariat général du collège Héraldique, 1846.
  6. Raoul de Warren, Grand Armorial de France, tome 5, p. 404.
  7. Henri Frottier de la Messelière, Filiations Bretonnes, 3ème édition, 1986.
  8. Illustrations européennes... Livre d'or de la Noblesse, Le Marquis de Magny, Secrétariat général du collège Héraldique, 1846.
  9. Henri Frottier de la Messelière, Filiations Bretonnes, 3ème édition, 1986.
  10. ARMORIAL DU VAUMELOISEL.
  11. Du Radier, Jean-François, Bibliothèque historique, et critique du Poitou, contenant les vies des savans de cette Province, depuis le troisième siècle jusqu'à présent ; une notice de leurs ouvrages, avec des observations pour en juger ; la suite historique et chronologiques des Comtes héréditaires, et celle des Évêques de Poitiers depuis Saint Nectaire, Jean-François Dreux Du Radier, avocat au Parlement, p.39.
  12. NIERMAYER (J.F.), Mediae Latinitatis Lexicon Minus, Leiden, 1993.
  13. Une famille d'auteurs aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : les Sainte-Marthe, essai historique et littéraire d'après de nombreux documents inédits, Longuemare, Paul de. A. Picard et fils (Paris) 1902.
  14. Colonel Arnaud, Répertoire des généalogies françaises imprimées.
  15. La Vie des Saints de Bretagne et des personnes d’une éminente piété qui ont vécu dans cette province, Dom Guy-Alexis Lobineau, édition revue et augmentée par l’abbé Resvaux, 1838.
  16. La Vie des Saints de Bretagne et des personnes d’une éminente piété qui ont vécu dans cette province, Dom Guy-Alexis Lobineau, édition revue et augmentée par l’abbé Resvaux, 1838.
  17. Inventaire des arrêts du Conseil privé: règnes de Henri III et Henri IV ..., Volume 2, Numéro 3, François Dumont, Solange Bertheau, Élisabeth Kustner, Conseil privé (1578-1790), Centre national de la recherche scientifique, 1976.
  18. Bibliothèque historique et critique du Poitou, contenant les vies des savants de cette province... une notice de leurs ouvrages... la suite historique et chronologique des comtes héréditaires et celle des évêques de Poitiers..., Jean-François Dreux du Radier, Ganeau, 1754.
  19. Bibliothèque historique et critique du Poitou, contenant les vies des savants de cette province... une notice de leurs ouvrages... la suite historique et chronologique des comtes héréditaires et celle des évêques de Poitiers..., Jean-François Dreux du Radier, Ganeau, 1754.
  20. Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques, Archives du Québec (1912).
  21. Histoire littéraire du Poitou: Précédée d'une introd., et continuée jusqu'en 1840, Volumes 1 à 2, Dreux du Radier (Jean-François, M.), Lastic Saint-Jal (vicomte de), Robin (1842).
  22. Nouveau code des tailles: ou, Recueil, par ordre chronologique et complet, des ordonnances, édits, déclarations, réglemens & arrêts rendus, tant sur cette matiere & autres impositions, que sur la jurisprudence qui s'observe dans les cours des aydes & elections, ensemble les priviléges attachés ..., Volume 1, Prault père, 1761.
  23. La Maréchaussée de France ou Recueil des ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes... et privilèges de tous les officiers et archers des maréchaussées, Guillaume Saugrain, 1697.
  24. 1907, Page 761.
  25. Le moyen de parvenir, François Béroalde de Verville (1556-1626), 2 vol., Paris : A. Lemerre 1896.
  26. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Vienne. Impr. Blais, Roy, 1891.
  27. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 1907, p.300.
  28. Manoir de Champdoiseau
  29. [http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/serie-tt.pdf Série TT Affaires et biens des protestants, Articles TT 376 à 445]
  30. Bulletin des recherches historiques, Société des études historiques (Québec), Archives de la province de Québec, v.18-20 p.4.
  31. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu'à nos jours, p. 450, 1911.
  32. Bibliothèque d'Humanisme et renaissance: travaux & documents, Association Humanisme et renaissance, Droz, 1903.
  33. Œuvres de François Rabelais, J. Bry Ainé, Librairie-Éditeur, 1854.
  34. Inventaire-sommaire des archives départementales. Vienne, L. Rédet et A. Richard (1883).
  35. église Saint-Cybard - dépôt Musée Sainte-Croix
  36. Bibliothèque historique et critique du Poitou: histoire littéraire du Poitou, Volumes 2 à 3, Dreux du Radier (M., Jean-François), 1849.
  37. AD 86. E. 171. (Liasse.)
  38. Women's Medical Work in Early Modern France, D Susan Broomhall, p.157.
  39. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V, Rambaud, Pierre, 1912 Paris: H. Champion.
  40. 'Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume ... On a joint ... le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des ..., François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, Chez la veuve Duchesne 1778.
  41. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, Volume 1, Alfred Guy Richard, C. Reversé, 1868.
  42. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, Alfred Richard, Château de La Barre, C. Reversé, 1868.
  43. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  44. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Nos. 1344 à 1867 (Chapitre de Sainte-Radegonde de Poitiers, Chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier de Poitiers), Volume 2 Archives Ecclésiastiques, Série G, Archives départementales de la Vienne, Impr. Tolmer, 1960.
  45. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Tome VI, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904), impr. de Rouillé-Ladevèze (Tours) : 1878-1884.
  46. Debrett's Peerage and Baronetage, Kelly's Directories, 2000.
  47. AD36, cote 2 E 13 380.
  48. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V, Rambaud, Pierre, 1912 Paris: H. Champion.
  49. Généalogie de Bideran : Périgord, Agenais, Quercy, Poitou, par A. de St Saud, Boisserie de Masmontet, R. de Manthé,... Bergerac : impr. de J. Castanet, 1896.
  50. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Société des antiquaires de l'Ouest, 1962.
  51. AD36 : 2 E 13376.
  52. Histoire du Notariat au Canada, V1, Joseph Edmond Roy (1899).
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