Wiki Guy de Rambaud
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                            Ernesto Guevara de La Serna


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Guevara reçoit Khrouchtchev à La Havane.

Trois photos de Che Guevara.

Exécutions de prisonniers par les bandes armées de Castro.

Guevara approuve Budapest et tous les crimes de Staline et ses successeurs. Quand ceux-ci se mettent à le condamner il soutient Mao, le dernier stalinien.

Fidel Castro et Che Guevara, deux visions de la révolution socialiste.

Fidel Castro et Che Guevara ont fait de la Cuba prospère de Batista un des états les pauvres du monde (80 $ par mois).

La création à Cuba du dénommé Livret de fournitures, une idée sortie en 1962 de la tête d’Ernesto Che Guevara, permet à l'une des dernières dictatures communistes de survivre grâce à la misère du peuple.

Ernesto Guevara de La Serna', dit Che ou sacamuelas (l'arracheur de dents), est né officiellement le 14 juin 1928, à Rosario de Santa Fe, en Argentine, et est décédé le 9 octobre 1967, à La Higuera, en Bolivie. Mais son acte de naissance est falsifié par sa mère[1]. Il est en réalité né le 14 mai[2].


Ernesto Guevara est le descendant, côté maternel, de conquistadores, même si c'est une famille déclassée, déchue[3][4]. Ils partagent les idées de gauche sociétale, la haine du péronisme et le mépris viscéral du peuple, que l'on retrouve chez tous les oligarques argentins. C'est un enfant choyé par sa mère[5], très nerveux. Il fait de bonnes études et est très sportif, malgré son asthme et sa taille plutôt petite[6]. Mais Ernesto abandonne ses études de médecine. Son père, grâce à des relations, lui trouve une place de quasi-rentier, et le laisse sauter la bonne. Mais il démissionne et fait juste des vendanges quelques jours. C'est là son seul contact avec le monde du travail[7]. Pour Marcela Iacub, chercheuse au CNRS voit :

Ernesto, malade et bon à rien[8].

S'ennuyant en Argentine, il voyage en Amérique du Sud. Il est refoulé par les services de l'immigration à Miami et renvoyé en Argentine. Comme le constate Marcela Iacub :

Il ne s'intéresse pas du tout à la médecine, pas plus qu'à la politique. La seule chose qui semble intéresser le Che, c'est la perspective de sa propre gloire … Il a étudié la médecine parce qu'il rêvait de sauver l'humanité en la guérissant. Mais rapidement, il se rend compte que cela l'intéresse assez peu. Alors, il a souhaité sauver l'humanité en la détruisant[9].

En effet, Guevara n'est officiellement devenu médecin que le 1er juin 1953 au Pérou[10], grâce certainement à l'entraide communiste. Ernesto s'installe un temps au Guatemala, et devient du fait de sa première épouse, laide[11] et paraissant très vieille, un pur stalinien. Che ose écrire :

Celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste[12].

Staline est son modèle, son papa[13].

Ses propos ne sont hélas pas toujours dus à ses abus d'alcool[14]. Il ne boit pas car il est parfois à la limite de la schizophrénie, selon Marcela Iacub. Dès ses poèmes d'enfance, et même dans une lettre adressée à sa mère, il rêve obsessionnellement d'être criblé de balles[15].

Au Mexique, même s'il ne s'est pas encore battu sur un front, il a déjà, selon ses anciens compagnons de lutte, la réputation de tuer ou faire tuer tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. C'est un meurtrier suicidaire[16]. Mais, selon Régis Debray, il est surtout d'un autoritarisme à tout crin[17]. Arrêté par les Mexicains, il dénonce ses camarades pour être libéré, selon la vidéo, Guevara: Anatomie d'un mythe. Pour Marcela Iacub, chercheuse au CNRS :

C'est un personnage obsédé par sa propre gloire[18].

Quand il débarque à Cuba il prend du plaisir à exécuter les prisonniers et des civils souvent de ses mains. Ses compagnons ne sont pas tous mus par une certaine idée de la liberté et de la démocratie, celles-là mêmes que Che Guevara va détruire à Cuba[19]. Il dit avoir retenu une leçon au Guatemala ne jamais épargner les prisonniers[20]. Le Che dirige alors la principale prison. Ancien compagnon du Che en Bolivie, Régis Debray, nous dit qu'il a cette haine efficace qui fait de l’homme une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer...[21]. Pour Marcela Iacub :

Il reste un pauvre type qui se transforme en assassin.

En tant que directeur de la Banque Nationale et ministre de l'Industrie, Che est responsable de la faillite de la monnaie cubaine et de l'effondrement de la production et des exportations. Le régime devient marxiste au printemps 1961. La misère est grande. Alors Fidel s'en prend aux homosexuels et à tous les Cubains qui se sont pas des travailleurs modèles et des admirateurs de la révolution.

Le Che n'est plus un agent de l'impérialisme soviétique, mais maïste, du fait de la déstalinisation. Comme il est ingérable, Castro l'envoie créer des maquis d'abord au Congo, puis en Bolivie. Au Congo, il a un problème avec les noirs qu'il juge mauvais combattants. En Bolivie, les soviétiques pensent qu'il donne une mauvaise image du communisme. Ils le font dénoncer par sa maîtresse, agent de la STASI. Il se rend aux forces armées boliviennes et malgré toutes les horreurs dont il est responsable essaie de sauver sa vie. Pour Marcela Iacub :

Le désir de mort du Che était un acte de propagande[22].

Guevara c'est, comme le constate Slate :

L'idéologue dogmatique, le procureur des tribunaux révolutionnaires et l'assassin de prisonniers politiques, le défenseur des crimes du FLN en Algérie, le stalinien devenu maoïste, le tueur de sang froid et, aujourd'hui, la figure tutélaire des terroristes du Hamas à Gaza, du Hezbollah au Sud Liban et de toutes les guérillas narco-trafiquantes d'Amérique latine[23].

Comme le dénonce Slate, Anne Hidalgo rend hommage à un dictateur sanguinaire, misogyne et homophobe, qui est désormais le modèle pour tous les terroristes islamistes[24].

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Che Guevara : Je suis venu au communisme à cause de Staline[25].

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SA JEUNESSE (1928 - 1951)[]

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Sa famille[]

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Evita y las oligarcas

Eva Peron face à l'oligarchie.

La famille de Che Guevara, descendants d'aristocrates, des déclassés qui détestent Eva Peron, pauvre et bâtarde, Peron qui est métis et l'Argentine patriote.

Ernesto est l'aîné de cinq enfants d'une famille descendants d'aristocrates hispano-irlandais. Sa mère dit descendre de José de la Serna e Hinojosa, dernier représentant du roi d'Espagne à Lima, un vice-roi[26]. Mais c'est un mensonge, car ce vice-roi n'a pas eu de descendance. Néanmoins ils sont des descendants de conquérants espagnols, même s'ils sont un peu fin de races. Les auteurs anglo-saxons parle d'une famille déclassée. Ils n'appartiennent plus qu'à la classe moyenne et survivent en dilapidant des héritages. Comme presque toute l'oligarchie argentine, ils détestent Peron et sa femme, Eva Peron. Ces êtres très vaniteux se disent de gauche, mais comme les Argentins très fortunés, dans le même temps méprisent le peuple.

La tante du futur dirigeant révolutionnaire va même plus loin, elle se vante dans les salons des possédants d'être communiste. Les deux sœurs sont les filles d'un gros propriétaire terrien qui, avant de se suicider, traite ses ouvriers agricoles comme des esclaves. Le progressisme, dont parlent certains hagiographes staliniens, ne se retrouve même pas dans les mœurs du couple. La mère d'Ernesto enceinte lors de son mariage paie pour se faire faire un faux certificat de naissance antidaté d'un mois. Elle se cache, comme une délinquante, pendant deux mois et ment en disant que l'enfant est un prématuré.

Comme son fils est très agité et ultra-violent, son père justifie cela en déclarant :

la première chose à noter est que dans les veines de mon fils coulait le sang des rebelles irlandais[27].

Bien vite, il s'avère que l'enfant souffre d'asthme. A deux ans, il a sa première crise[28]. Ernesto Guevara Lynch, son père, raconte que l’asthme d'Ernesto c'est une bronchite.

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Un adolescent plus que violent[]

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Francisco Pizarro - The Most Evil Men And Women In History (part 2 of 2)

Il s'identifie en permanence à un soldat de Pizarro.

On a pas de photos de Guevara travaillant en usine et aux champs ou étudiant. On a du mal à imaginer que ce fils de famille va exécuter des ennemis de classe, parfois pas bien riches.

L'enfant lit trop jeune Sigmund Freud et est fasciné par le narcissisme. Il s'identifie en permanence à un soldat de Francisco Pizarro[29], ce conquistador espagnol qui a détruit l'Empire inca et asservi les Indiens. Guevara veut être soldat, mais ne tuera pas que des Indiens. Il se contente de dire à ses amis pour décrire les voyages dans les pays andins :

Dans ce type de trains il y a un troisième classe destinée aux Indiens de la région... Car l'odeur de la bouse de vache est beaucoup plus agréable que celle des excréments de l'être humain... C'est un troupeau humain puant et moche... Nous y sommes accueilli par une odeur prenante et suffocante, mais chaleureusement...[30].

Doué pour les études et sportif il est méprisant pour ceux qui n'ont pas ses brillants résultats. On retrouve cette arrogance avec ses camarades dans la sierra[31]. Il décrit les Mexicains comme étant des Indiens analphabètes. Comme il n'est pas soutenu par la paysannerie bolivienne, ça le met en colère. Ils répètent sans cesse qu'ils sont comme des animaux[32].

En 1948, il entre à l'Université de Buenos Aires pour y étudier la médecine. Il devient vite un jeune bourgeois promis à une carrière de médecin et fiancé à la fille d'un riche propriétaire terrien[33]. Mais elle ne veut pas se marier avec lui, car même si il n'a peut-être encore tué ou fait tuer personne, Guevara est déjà un individu très violent et autoritaire. C'est du fait de sa personnalité que le mariage ne se fait pas, car ses parents ont peu de revenus, mais jouent les aristocrates.

À cette époque et pendant très longtemps Ernesto n'est pas marxiste[34].

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AVANT L'INVASION DE CUBA (1951-fin 1956)[]

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Les voyages (1951-1953)[]

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CHE GUEVARA, anatomia de un mito (1 de 8).

La bande à Castro, dont le Che.

À partir de 1951, avec un ami de gauche modérée, Alberto Granado, ils traversent l'Amérique du Sud sur une moto Norton. Ils dorment souvent volontairement dans des cellules de commissariats, travaillent, selon la légende stalinienne, dans une léproserie. Guevara relate cette épopée dans Diarios de motocicleta: Notas de viaje por América Latina. Ce journal publié bien des années ne dit pas la vérité.

Guevara et son ami parlent beaucoup des nazis. Guevara devient un très bon tireur. Sa première victime est un canard sauvage dans un parc national. Peu de temps après il entend un bruit et tire. C'est le chien de paysans généreux qui les hébergent[35].

Lorsqu'il se lance dans son premier voyage, Guevara a en tête un objectif simple : émigrer aux Etats-Unis, comme beaucoup d'autres bourlingueurs argentins sans travail. Il ne veut pas découvrir le monde ni forger son idéologie. Il parvient à destination mais est arrêté à Miami, puis expulsé par avion cargo pour Buenos Aires. C'est un épisode très loin de la version romancée du film Carnets de Voyage, une apologie qui confine au grotesque[36].

Ernesto revient à Buenos Aires, le 31 juillet 1952. Contrairement à la légende Che Guevara ne devient pas médecin. Il abandonne ses études bien avant les examens et part tôt tenter sa chance ailleurs. Je lis beaucoup de livres, sauf ceux de médecine, plaisante-il. Ses compagnons de guérilla vont le surnommer sacamuelas (l'arracheur de dents) face à ses piètres talents en matière de soins. Il va être un très mauvais médecin dans les maquis et cela va se traduire par la mort de plusieurs de ses compagnons de lutte.

Cela ne l'empêche pas de devenir docteur honoris causa après l'accession au pouvoir de Fidel Castro, même s'il évite soigneusement de devenir Ministre de la Santé. Dans les pays communistes les diplômes sont liés à l'appartenance au parti.

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Le Guatemala (1953 - 1954)[]

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Ernesto "Che" Guevara et son épouse. Il écrit : Dommage qu'elle soit si laide[37].

Sur certaines photos Hilda Gadea Acosta a plus l'air de la grand-mère de Guevara que son épouse.

Guevara arrive en décembre 1953 au Guatemala. Jacobo Arbenz Guzmán dirige un gouvernement populiste qui lutte contre la misère, la United Fruit Company, et l'impérialisme américain.

Dans une lettre à sa tante Beatriz, en 1953, qui se dit communiste, Beatriz, Ernesto écrit :

Au Guatemala, je me perfectionnerai et accomplirai tout ce qui est nécessaire pour devenir un vrai révolutionnaire... En chemin, j’ai eu l’occasion de traverser les dominions des United Fruit, en me convainquant une fois de plus à quel point ces capitalistes sont des pieuvres. J’ai juré devant une image du vieux et triste camarade Staline que je ne me reposerai pas tant que je n’aurai pas annihilé ces pieuvres capitalistes[38].

Guevara rencontre une femme qui paraît beaucoup lus âgée que lui, Hilda Gadea Acosta, une économiste péruvienne, selon la légende communiste. Elle vit et travaille au Guatemala. Admiratrice des dictatures marxistes-léninistes, elle fait de lui un stalinien. En effet, en 1953, au Guatemala, Che écrit à sa tante Beatriz :

En chemin, j’ai eu l’occasion de traverser les dominions des United Fruit, en me convainquant une fois de plus à quel point ces capitalistes sont des pieuvres.. J’ai juré devant une image du vieux et triste camarade Staline que je ne me reposerai pas tant que je n’aurai pas annihilé ces pieuvres capitalistes[39].

Guevara va écrire à un ami en 1957 :

Je suis par ma formation idéologique de ceux qui pensent que la solution des problèmes du monde est derrière ce qu'on appelle le rideau de fer[40].

Gadea le présente a de nombreux contacts politiques, dont des responsables du gouvernement Arbenz. Mais, Ernesto Guevara, malgré ses recommandations, échoue à obtenir un poste de médecin dans les hôpitaux guatémaltèques. Ce pays lutte contre l'impérialisme Yankee et les capitalistes, mais ce n'est pas une dictature communiste où le parti peut tout. Et puis il n'est pas diplômé.

La situation financière du bel Argentin devient précaire. Pour survivre il vit aux dépens de sa compagne. Cette femme paraît être sa grand-mère, paie le loyer et travaille pour lui, et vend ses bijoux. Guevara nous dit aussi que sa femme est comme un animal en colère quand il n'arrive pas à la satisfaire sexuellement du fait de ses crises d'asthme. Elle est Équatorienne et Guevara, comme la caste dont ses parents sont issus, méprise les descendants d'Indiens, notamment le mari d'Eva Peron ou Batista, des métis. Guevara écrit : Dommage qu'elle soit si laide[41]

Lors du coup d'État de Carlos Castillo Armas, un anti-communiste, il essaie de combattre avec les jeunesses communistes. Cependant c'est en vain, car Ernesto constate qu'ils ne se battent pas. Guevara veut à nouveau jouer au docteur, mais n'est toujours pas accepté, et il redevient un combattant... Un combattant qui ne combat toujours pas lui non plus !.

Arbenz trouve refuge dans l'ambassade mexicaine et demande à ses partisans de quitter le pays. Après l'arrestation de Hilda, Guevara se réfugie à l'ambassade de son pays qui s'en débarrasse et l'envoie au Mexique.

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Le Mexique (fin 1954 - fin 1956)[]

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CHE GUEVARA, anatomía de un mito (2 de 8)

Che Guevara, anatomía de un mito (2 de 8).

Quand il va à Mexico, avec sa femme, et des exilés cubains. Guevara a déjà la réputation d'être un homme cruel qui exécute ou fait assassiner ses ennemis politiques[42]. Guevara commence à signer ses lettres à sa mère Staline II[43]. Contrairement à son modèle, selon ses anciens compagnons contraints à l'exil, ce qui surprend aussi c'est son racisme. On l'a vu pour les Indiens[44]. Dans L'histoire vécue, Pierre Clostermann, relate divers témoignages qui démontrent son racisme[45], dont sa rencontre fortuite avec Che Guevara, à Alger, en février 1965. Le futur héros des immigrés communistes lui dit :

Les Mexicains sont une bande d'analphabètes indiens ou les noirs sont d'une sauvage cruauté atavique et aveugle[46].

Au Mexique, Guevara doit se préparer à mener un débarquement à Cuba avec des noirs et, contrairement à ce que raconte ses hagiographes, cela se passe très mal. Ses ex-camarades parlent de hurlements et de menaces, comme ils en témoignent dans le film Che Guevara, anatomía de un mito. Ceux qui combattent aux côtés de Guevara brossent le portrait d'un être froid, brutal, aux mains tachées du sang de nombreux innocents[47]. Ils se souviennent aussi que pour lui :

Les Mexicains sont une bande d'analphabètes Indiens[48].

En juin 1955, Nico Lopez, un vieil ami, présente Ernesto Guevara à Raul et Fidel Castro. Ils complètent sa formation au totalitarisme marxiste-léniniste[49].

Arrêté par les Mexicains, menacé d'expulsion en Argentine, il dénonce plusieurs de ses camarades et est libéré, selon plusieurs témoins dont on peut voir les témoignages sur Guevara: Anatomie d'un mythe.

Il se marie le 8 août 1955, avec Hilda, à Tepotzotlán, près de Mexico. Hilda est enceinte et le futur parrain est Raúl Castro[50]. Le Mexicain Jorge Castañeda écrit :

Guevara est devenu un stalinien à une époque où des milliers de personnes étaient désillusionnées par le communisme officiel. Il a rejeté le discours de Khrouchtchev en 1956 dénonçant les crimes de Staline comme « propagande impérialiste » et il a défendu l’invasion russe de la Hongrie qui a écrasé le soulèvement ouvrier dans la même année[51].

Guevara aide Castro à planifier la révolution cubaine. Le dimanche 25 novembre 1956, Ernesto Che Guevara part avec 81 autres hommes à bord d'un yacht pouvant transporter 25 passagers[52].

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La prospérité de Cuba avant les communistes[]

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Tunnel autoroutier à Vedado, La Havane, du temps de Batista.

La Havane, dans les années 50.

Les conséquences de la révolution castriste sont dramatiques.

La République de Cuba, sous le régime autoritaire du général Fulgencio Batista, est dominée économiquement par les États-Unis. Mais les statistiques font à cette époque apparaître un PIB plus importants que nombre de pays du tiers-monde.

Les richesses du pays sont surtout concentrées dans la région de La Havane. Quoique l'économie cubaine est dominée par un dense réseau de plantations où domine avant tout le secteur sucrier. L'île compte 5 600 km de voies de chemin de fer.

L'agriculture cubaine est la plus riche des Antilles. En 1952, la production de sucre atteint 5,16 millions de tonnes. En 1952, 51.000 hectares de terres arables sont consacrés au tabac. La production atteint cette année-là 38.600 tonnes. La ville de La Havane est le centre mondial de fabrication de cigares. En 1952, 80.000 hectares sont consacrés à la culture des caféiers, soit une production de 27.000 tonnes. Les productions fruitières sont de plus en plus dynamiques, caractérisées par la variété et la qualité : bananes, ananas, agrumes, et en particulier pomelos cultivés dans l'île des Pins exportés vers les États-Unis.

Les forêts cubaines couvrent encore 3 millions d'hectares. Leur exploitation est très rentable car elle est riche en essences précieuses: cèdre, acajou, majagua. L'élevage par sa valeur économique, mais aussi culturelle, reste considérable. Au niveau de la pêche les langoustes sont nombreuses et d'excellente qualité, comme les éponges.

Les mines et les hydrocarbures sont bien exploités depuis longtemps. L'industrie est généralement d'importance locale, et en cours de modernisation. Par contre, elle frappe par la variété de ses productions.

Au niveau du tourisme, l'universitaire Samuel Farber relativise l'importance économique de la mafia au niveau des casinos, de la prostitution et l’hôtellerie[53].

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Slate : La majorité des Cubains haïssent Che Guevara. Ils ne portent pas son tee-shirt. Enfile-t-on le tee-shirt de Staline ?[54].

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CUBA : CRIMINEL ET INCOMPÉTENT (fin 1956 - 1965)[]

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A cours du processus révolutionnaire à Cuba, Guevara réaffirme sa position à l’égard de Staline :

Dans les soi-disant erreurs de Staline se trouve la différence entre une attitude révolutionnaire et une attitude révisionniste. Vous devez regarder Staline dans le contexte historique dans lequel il évolue, vous n’avez pas à le regarder comme une sorte de brute, mais dans ce contexte historique particulier. Je suis venu au communisme à cause de papa Staline et personne ne doit venir me dire que je ne dois pas lire Staline. Je l’ai lu quand c’était très mal vu de le lire. C’était jadis. Et parce que je ne suis pas très intelligent et que je suis une personne entêtée, je continue à le lire. Surtout dans cette nouvelle période, maintenant qu’il est encore pire de le lire. Ensuite, maintenant, je trouve encore un Serie de choses qui sont très bien[55].

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Dans la sierra (1957-1958)[]

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Il n'y a pratiquement pas d'opposants à Cuba. Ils sont systématiquement éliminés ou doivent fuir.

Fidel Castro et Che Guevara exécutent même les femmes des opposants et des ennemis de classe.

Exécution d'un supposé anticastriste.

La folle tentative de trois Pieds nickelés peu armés et mal préparés est un échec à court terme, mais l'un des plus grands succès de l'histoire des guérillas sur le long terme. Pour l'heure, sur les quatre-vingt deux hommes à bord du Granma, vingt-deux seulement parviennent vivants dans la Sierra Maestra[56]. Il est vrai que leur médecin c'est Sacamuelas, qui a lu et relu les 14 volumes des écrits de Staline, mais à peine ouvert les ouvrages de médecine.

Des milliers de Cubains perdent la vie en étant fusillés par les bandes armées castristes. Il n'y a pas de discrimination : jeunes et vieux, noirs et blancs, riches ou pauvres... sont envoyés al Paredón (au mur). Le pire c'est que beaucoup de ceux qui contribuent à la victoire Castro, comme les commandants Ernesto Marin Sori et William Morgan, connaissent le même sort[57].

Selon Pierre Clostermann, le Che est un bien curieux antiraciste. Il déclare :

La première personne sur qui nous frappons était le maire, quelqu'un appelé Cohen; nous avions beaucoup entendu parler de lui, qu'il était juif et qu’il n’était intéressé que par l’argent, ce qui régla son sort... L'épisode nous vexe un peu, parce que l’homme, était en plus homosexuel et un ennemi de la classe ouvrière de premier ordre et il avait portant été très agréable pour nous, nous donnant 10 $ chacun...[58].

Un témoignage affirme qu'il fait fusiller un très jeune guérillero pour avoir volé un peu de nourriture[59]. Outre ses combattants le Che, entre 1957 et 1958, fait exécuter de pauvres paysans juste opposés à la révolution selon un guérillero témoin, exilé depuis à Miami[60]. Cela se passe en avril-mai 1958, dans le campement de La Otilia, près de Las Minas de Bueycito :

Un jour que je lisais Sélection du Reader's Digest, peinard dans mon hamac, le Che, furieux, m'arrache la revue des mains et s'écrie: "Pas de journaux impérialistes ici! " Mais surtout, il tuait comme on avale un verre d'eau. Avec lui, c'était vite vu, vite réglé. Un matin, vers 9 heures, nous déboulons au Rancho Claro, une petite exploitation de café appartenant à un certain Juan Perez. Aussitôt, le Che accuse le fermier d'être un mouchard à la solde de la dictature de Batista. En réalité, le seul tort de ce pauvre homme était de dire haut et fort qu'il n'adhérait pas à la révolution. Une heure plus tard, le malheureux caféiculteur est passé par les armes devant sa femme et ses trois enfants de 1, 3 et 4 ans. Les voisins étaient traumatisés, indignés. Et nous, la troupe, nous étions écœurés. Avec trois autres compañeros, nous avons ensuite quitté le Che pour rejoindre un autre campement.

Un ancien capitaine au sein de la fameuse colonne n° 8, celle de Che Guevara, témoigne. En 1958, le Che l'envoie avec 30 de ses hommes tendre une embuscade :

Après une minutieuse préparation, nous lançons l'assaut vers 14 heures. Mais, deux heures plus tard, notre position n'est plus tenable en raison de la puissance de feu adverse. Du coup, nous décidons de nous replier d'un kilomètre. Mais, quand le Che a pris connaissance de notre recul, il nous a coupé les vivres! Une journée passe, sans rien à se mettre sous la dent. Puis deux, puis trois...[61].

Camilo Cienfuegos, sauve la vie des survivants en les ravitaillant, car il passe dans le secteur avec ses hommes pour livrer une cargaison d'armes à Guevara. L'ancien capitaine ajoute :

Ayant appris notre sort, Camilo nous a fait livrer d'autres rations. Plus tard, il a, paraît-il, sermonné le Che : Que nos hommes soient tués par ceux de Batista, d'accord; mais qu'ils meurent de faim, non !.

Le Che commet aussi des exécutions sommaires, mais à chaque fois il accuse ses ennemis politiques, y compris dans le Sierra Maestra avant le triomphe de la Révolution cubaine en janvier 1959.

Victimes tuées par le Che dans la Sierra Maestra (1957 - 1958 ) :

  • Manuel Capitán 1957
  • José Chang Chang Oct-57
  • “El Bisco” Echevarría Oct-57
  • Eutimio Guerra 2/18/1958
  • Aristidio N/A Oct-57
  • 2 frères accusés d'espionnage N/A Oct-57
  • Dionisio N/A Oct-57
  • Juan Lebrigio N/AOct-57
  • “El maestro" N/A Sep-57
  • deux paysans N/A Apr-57
  • “The rapist” N/A Oct-57
  • “El Negro” Nápoles 2/18/1957
  • “Chicho” Osorio 1/17/1957[62].

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Une lettre de la petite-fille du colonel Rojas[]

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Che Rangel Rojas Lago

Barbara Rangel, petite-fille du colonel Cornelio Rojas.

Le colonel Rojas en prison.

Assassinat du colonel Rioja, prisonnier,par les troupes de Guevara.

À Santa Clara le Che donne l'ordre de fusiller entre autres le chef de la police, Cornelio Rojas. Le colonel Joaquín Casillas, qui a été condamné en 1948 pour l'assassinat d'un syndicaliste, Jesús Menéndez, et ensuite laissé en liberté, est détenu et meurt dans des circonstances troubles. Essaie t'il de s'échapper, ou est-il victime comme tant d'autres d'un ordre du Che[63] ? La petite-fille du colonel Rojas explique comment son grand-père est assassiné en 1959 :

Mon nom est Barbara Rangel, petite-fille du colonel Cornelio Rojas, chef de la police à Santa Clara dans les années 1950. Il était un policier national avant l'arrivée de Batista est arrivé au pouvoir. Il est devenu du colonel et a été impliqué dans des activités révolutionnaires dans les années 1930. Il était un homme qui a toujours combattu pour la liberté de Cuba. Il s'est battu contre le dictateur Machado à Gibara.
Son père et son grand-père: le colonel Cornelio Rojas Escobar et le général Cornelio Rojas Hurtado, ont combattu du temps de la guerre d'indépendance de Cuba.
Je tiens à clarifier et à instruire, si vous me permettez, ceux qui sont ignorants de la vérité. Mon grand-père a été arrêté et assassiné par le parrain du terrorisme moderne, Che Guevara, et un autre meurtrier, Fidel Castro, dans le seul but était de créer la terreur parmi la population.
Ils voulaient éliminer mon grand-père parce qu'il était un homme courageux, un descendant des généraux qui avaient combattu pour l'indépendance de Cuba. Mon grand-père était très apprécié dans sa région, bien connu pour la qualité de son travail et sa philanthropie.
Il a été exécuté à la télévision nationale, sans la possibilité d'un procès, violant ainsi les droits de l'homme(article n° 10 et n° 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).
Che Guevara avait envoyé un message à ma famille pour les informer qu'il serait finalement fait aucun mal à son grand-père, mais c'était un mensonge, car il l'avait déjà assassiné.
Après son exécution, il a été enterré dans une fosse commune, Che Guevara n'a même pas nous laisser le réconfort d'un enterrement ou permis à sa famille de mettre une croix ou des fleurs au sommet de la tombe de mon grand-père assassiné. Ma famille a souffert énormément. Il a été très traumatisant, surtout pour ma mère, Blanca Rojas, qui était enceinte au moment où mon grand-père a été assassiné.
Imaginez voir votre père être assassiné à la télévision nationale ! Elle a commencé à accoucher. Les hommes de main du Che avait entouré notre maison de famille, et ne permettait pas à ma mère d'aller à un hôpital. Une sage-femme a dû être appelé pour l'aider à accoucher. Mon frère, Silvio Gonzalez, est né sur le lit de notre grand-père.
Qu'est-ce que une personne censée peut faire ? Se réjouir pour la naissance de son fils, ou pleurer pour l'assassinat son père ? Comment peut-on oublier ou pardonner Les actes horribles de ces tueurs en série, Che Guevara et de Fidel Castro ?
Pourtant, quelques célébrités stupides comme Angelina Jolie, Carlos Santana, Gisèle Büdchen, Johnny Depp, Mike Tyson ont des tatouages ​​du criminel en série Guevara. Je trouve cela absolument incroyable, et il montre l'ignorance de ceux qui idolâtrent Che Guevara.
Mon grand-père n'a jamais tué personne, et il est mort comme les hommes courageux sont censés mourir. Ses dernières paroles furent: « Il y a la révolution, prenez soin d'elle », puis il ordonna aux soldats qui allaient l'assassiner: Préparez-vous à tirer le feu.
Seul un homme courageux avec les origines et le courage militaires pouvait mourir comme ça! Je suis tellement fière de lui, et de mes ancêtres.
Quelle différence avec le Che Guevara qui implorait sa vie quand il a été capturé en Bolivie. Un pays qu'il envahit pour tenter d'exporter le communisme. Il est mort comme le lâche qu'il était. Ses derniers mots ont été "Ne tirez pas sur moi, je vaux plus vivant que mort." Ce sont certainement les mots d'un lâche !
Pour ces personnes ignorantes qui idolâtrent encore ce lâche meurtrier: Che Guevara a assassiné des centaines de personnes, y compris 3 ou 4 adolescents et une femme enceinte. Leurs noms figurent dans des documents des archives.
La bonne chose est qu'il y a le jugement dernier pour rendre la justice !
Je vous remercie de me permettre de m'exprimer.
Bien à vous,
Barbara Rangel.


Victimes tuées par le Che durant son bref commandement à Santa Clara (du 1 au 3 de janvier 1959).

  • Ramón Alba Moya 1/3/1959
  • Joaquín Casillas Lumpuy 1/2/1959
  • Arturo Pérez Pérez 1/24/1959
  • Diego Álvarez Martínez 1/4/1959
  • José Fernández Martínez 1/2/1959
  • Héctor Mirabal Jan-59
  • Félix Montano Fernández Jan-59
  • Cano Prieto 1/7/1959
  • Ricardo Rodríguez Pérez 1/11/1959
  • Cornelio Rojas Fernández 1/8/1959
  • Francisco Rosell 1/11/1959
  • Ignacio Rosell Leyva 1/11/1959
  • Antonio Ruíz Beltrán 1/11/1959
  • Ramón Santos García 1/12/1959
  • Isidoro de Jesús Socarrás 1/12/1959
  • Manuel Valdés Jan-59
  • José Velázquez Fernández 2/6/1959[64].

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Le triomphe de Castro (1959)[]

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Ce prisonnier des barbudos va être assassiné (Cuba 1959).

Pour Jorge Valls :

La figure de Fidel devient tout de suite pour moi celle d'un caudillo barbare. Il y a trop de fanatisme. Peu de caudillos ont été aussi vénérés dans l'histoire. Ma rupture se produit dès les premiers instants. Je ne supporte pas les foules qui applaudissent frénétiquement Fidel Castro ni celui-ci en train de savourer son triomphe devant cette même foule[65].

Guevara est-il moins sanguinaire. Il écrit :

Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba mais également un devoir imposé par ce peuple. Telle est sa réponse, datée du 5 février 1959, à une lettre de son compatriote, l'Argentin Luis Paredes, qui s'inquiète des exécutions quotidiennes et massives que rapporte la presse internationale[66].

Raoul Castro ordonne des exécutions massives dans l'est du pays. Parfois en un seul jour, soixante-huit personnes sont passées par les armes.

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Le Che responsable de 216 exécutions[]

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Des prisonniers de La Cabaña.

Prisonniers interrogés par la clique à Guevara.

Gardien de la prison.

Prisonnier assassiné par un castriste.

Derniers instants d'un condamné.

Prisonniers des castristes pas encore fusillés.

Une fois la Havane conquise par Fidel Castro et ses guérilleros en 1959, Che Guevara devient le commandant en charge des exécutions décidées par le nouveau pouvoir révolutionnaire. Il officie à La Cabaña, une prison-forteresse de l'époque espagnole qui surplombe le côté oriental de la baie. Pendant six mois, il commande aux mille hommes de la caserne et supervise les parodies de procès. Che Guevara et Jorgue Seguera, qui président alternativement le tribunal révolutionnaire, attendent chaque jour un courrier de Fidel Castro, avec les noms des prisonniers à exécuter.

L'avocat José Vilasuso fait partie de ceux qui ont à traiter les dossiers des condamnés. Il rapporte les instructions de Che Guevara dans son livre A la orden del Che Guevara :

Ne faites pas traîner les procès. Ceci est une révolution. N'utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. Il s'agit d'une bande de criminels et d'assassins. En plus, souvenez-vous qu'il y a une possibilité d'appel.

Mais José Vilasuso précise immédiatement qu'à La Cabaña, aucun recours en appel n'est jamais pris en compte. A la Cabaña, les procès ont lieu en présence des journalistes. Quelques heures, parfois quelques minutes suffisent pour envoyer à la mort des hommes considérés comme des tortionnaires ayant servi la dictature mais aussi des gens qui n'ont joué aucun rôle dans la répression. Il suffit d'une dénonciation, de quelques cris poussés par un homme ou une femme assoiffée de vengeance, pour que la sentence soit prononcée et, quelques heures plus tard, pendant la nuit, mise à exécution.

Des volontaires sont mis à contribution. Parfois, ce sont des membres de la famille des martyrs de la Révolution, qui sont invités à faire partie du peloton. C'est le cas d'Olga Guevara (sans aucun lien de parenté avec le guérillero), sœur d'un révolutionnaire assassiné, qui répond à cette étrange invitation par une fin de non-recevoir :

Ce militaire-là a tué mon frère et trente habitants de Pilon, mais je ne pourrais pas tirer sur lui de sang-froid.

A La Cabaña, il est rare que quelqu'un soit acquitté. Ce sont d'abord les hommes de l'armée de Batista qui sont condamnés. Les exécutions sont filmées et les images diffusées ensuite à la télévision et aux actualités cinématographiques projetées sur grand écran.

Il arrive que les juges refusent de condamner sans preuves des accusés. C'est le cas des pilotes de l'armée de Batista accusés d'avoir bombardé des villes et des villages pendant la guerre. Les membres du tribunal qui osent acquitter les pilotes sont aussitôt démis de leurs fonctions. Fidel Castro, qui n’a que faire de la séparation des pouvoirs, accourt devant le tribunal pour faire office de procureur et annuler la sentence trop clémente à son goût, si bien que les pilotes sont de nouveau condamnés, quelques jours plus tard, au cours d'un simulacre de procès.

Che Guevara, lui, est plus discret. Il n'use guère de ses talents oratoires. Il lui suffit de recevoir les ordres pour les faire appliquer. Au cours des premiers mois de 1959, pendant lesquels il officie à la Cabana, près de deux cents exécutions documentées, avec le nom des victimes et la date de leur mort, sont à mettre directement à son compte. C'est ce qui lui vaut, à l'époque, le surnom de carnicerito (le petit boucher) de La Cabaña.

Le Che, cependant, ne se contente pas d'appliquer les ordres de l'état-major. Il pratique également des simulacres d'exécution et des sévices moraux. Selon le témoignage de Fausto Menocal, qui n'échappe à la mort que parce qu'il est membre de la famille d'un ancien président de la République de Cuba, Guevara est son geôlier personnel pendant près de deux jours :

J'ai dû rester debout quarante heures, jour et nuit, sans manger, sans boire, devant lui, dans son bureau. C'était un long couloir on des hommes en armes allaient et venaient, pour lui faire signer des ordres et recueillir ses instructions. Ils se moquaient de moi lorsqu'ils me voyaient. C'était Guevara lui-même qui m'interrogeait. Un soir, après avoir été enfermé dans une cellule, il est venu me voir pour me dire: Ecoutez, Menocal, nous allons vous fusiller cette nuit.

J'ai été amené devant le peloton d'exécution. On m'a attaché à un poteau, on m'a bandé les yeux, puis il y a eu une décharge de fusils. Alors, on est venu tirer le coup de grâce. J'ai senti sur ma tempe un grand coup. C'était en fait un coup porté à la crosse du fusil, à la suite de quoi je me suis évanoui.

Fausto Menocal est accusé, à tort, d'être un mouchard à la solde de Batista. Il est emprisonné dès les premiers jours de janvier 1959 pour n'être relâché qu'en avril. Après quoi, il prend le chemin de l'exil.

Pour les descendants des fusillés, le révolutionnaire argentin restera à jamais l'homme des tribunaux révolutionnaires et des pelotons d'exécution de la Cabaña.


Vient le témoignage du père Javier Arzuaga, aumônier de la prison de la Cabaña, à Cuba, en 1959. il écrit dans son livre, Cuba 1959: La Galeria de la Muerte que recueillant les confessions des condamnés dans leurs derniers instants, il ne doute que la plupart sont innocents. Mais cela importe peu:

Le Che n'a jamais cherché à dissimuler sa cruauté. Bien au contraire. Plus on sollicitait sa compassion, plus il se montrait cruel. Il était complètement dévoué à son utopie. La révolution exigeait qu'il tue, il tuait; elle demandait qu'il mente, il mentait.

A la Cabaña, lorsque les familles rendaient visite à leurs proches, Guevara exigea qu'on les fasse passer devant le mur d'exécution maculé de sang frais. Les pelotons d'exécutions continuèrent bien après le départ du Che, mais celui-ci faisait preuve de beaucoup de zèle dans son travail de bourreau.

Comme le raconte Dariel Alarcón Ramírez, un des plus anciens compagnons de route du Che :

Ce dernier venait assister aux exécutions. Il montait sur le mur par un escalier et se fumait un cigare. Le Che se livrait également à la torture et quand le travail faisait défaut, à des simulacres d'exécutions. Il est responsable des centaines d'exécutions par le peloton d'exécution de la forteresse militaire de La Cabaña, au cours des quatre mois de 1959 pendant lesquels Guevara était en charge de cette prison.

Javier Arzuaga écrit dans son livre, Cuba 1959: La Galeria de la Muerte, qu'il est témoin que

Le criminel Che a ordonné l'exécution de quelque deux cents cubains innocents. J'ai plaidé à plusieurs reprises avec le Che en faveur des prisonniers. Je me souviens en particulier le cas d'Ariel Lima, un jeune garçon qui n'avait que 16 ans. Che ne bougea pas. Je suis devenu tellement traumatisée qu'à la fin du mois de mai 1959, j'ai été ordonné de quitter la paroisse Casa Blanca, où La Cabaña a été localisé. ... Je suis allé au Mexique pour me remettre de ces épreuves.

Jacob Machover décrit le Che comme un tortionnaire, stalinien dont le mythe va être forgé par une photographie et par l’aveuglement des intellectuels, particulièrement des Français[67], en particulier Pierre Kalfon. Jacobo Machover[68] constate :

Il est probable que Guevara, dans son intransigeance radicale à la Saint-Just, a veillé au bon déroulement des exécutions sans guère éprouver d’état d’âme... Il est fort probable que le Che participe à ce qu’il appelle les fusillades. Là aussi, son rôle est consciemment minimisé. Il n’aurait fait que veiller au bon déroulement des exécutions.

Plusieurs articles et témoignages dévoilent le vrai visage du prétendu héros : Cela lui plaisait de tuer des gens raconte Huber Matos, ancien compagnons d'armes. Il tuait comme on avale un verre d'eau, témoigne Luciano Medina, l'ancien coursier personnel de Castro. La révolution exigeait qu'il tue, il tuait, raconte aussi Sergio Garcia, frère de l'une des victimes du Che.

216 personnes périssent pendant sa courte carrière pénitentiaire (3 janvier/26 novembre 1959). Il faut imaginer un Guévara, fumant le havane, en regardant les bourreaux œuvrer, pour une idéologie, le communisme. C'est un monstre tyrannique, exécutant ses victimes, au son de l'Internationale... En voici quelques-unes :

  • Ramón Alba Moya 1/3/1959
  • Arturo Pérez Pérez 1/24/1959
  • Vilau Abreu 7/3/1959
  • Humberto Aguiar Limonta 1959
  • Pelayo Alayón Feb-59
  • Pedro Alfaro 7/25/1959
  • José Luis Alfaro Sierra 2/6/1959
  • Mariano Alonso Riquelmo 7/1/1959
  • José Alvaro 3/1/1959
  • N/A Aniella 1959
  • Miguel Ares Polo 2/6/1959
  • Alvaro Arguiera Suárez 3/21/1959
  • Severino Barrios 12/9/1959
  • Eugenio Becquer Azcárate 9/29/1959
  • Francisco Becquer Azcárate 7/2/1959
  • Ramón Bicet 7/25/1959
  • Antonio Blanco Navarro 12/10/1959
  • Roberto Calzadilla 1959
  • Eufemio Cano Apr-59
  • Juan Capote Fiallo 5/1/1959
  • Eladio Caro 2/6/1959
  • Antonio Carralero Ayala 2/4/1959
  • Joaquín Casillas Lumpuy 1/2/1959
  • José Castaño Quevedo 3/7/1959
  • Gertrudis Castellanos 5/7/1959
  • José Chamace 10/15/1959
  • Ángel Clausell García 4/19/1959
  • Raúl Clausell Gato 3/15/1959
  • Demetrio Clausell González 2/1/1959
  • Eloy Contreras Rabiche 4/1/1959
  • Alberto Corbo 12/7/1959
  • Orestes Cruz 1959
  • Emilio Cruz Pérez 12/7/1959
  • N/A (brother) Cuni 6/1/1959
  • Roberto Cuni Jun-59
  • Antonio De Beche Jan-59
  • Mateo Delgado Pérez Dec-59
  • Ramón Despaigne 1959
  • José Díaz Cabezas Jul-59
  • Fidel Díaz Merquías Apr-59
  • Antonio Duarte Becerra 7/2/1959
  • Rudy Fernández 7/30/1959
  • José Fernández Martínez 1/2/1959
  • Ramón Fernández Ojeda 5/29/1959
  • N/A Ferrán Alfonso 1/12/1959
  • Salvador Ferrero Canedo 5/29/1959
  • Eduardo Forte 3/20/1959
  • Ugarte Galán 1959
  • Jacinto García 9/8/1959
  • Angel García León 5/1/1959
  • Rafael García Muñiz 3/18/1959
  • Evelio Gaspar 4/12/1959
  • Ezequiel González Jan-59
  • Evaristo Benerio González 11/14/1959
  • Secundino González 1959
  • José González Malagón 7/2/1959
  • Luis Ricardo Grao 2/23/1959
  • Evaristo Guerra 2/18/1959
  • Oscar Guerra 3/9/1959
  • Secundino Hernández Jan-59
  • Gerardo Hernández 7/26/1959
  • Rodolfo Hernández Falcón 1/9/1959
  • Francisco Hernández Leyva 4/15/1959
  • Jesús Insua González 7/22/1959
  • Enrique Izquierdo Portuondo 7/23/1959
  • Osmín Jorrín Vega 10/14/1959
  • Silvino Junco García 11/15/1959
  • Enrique la Rosa 1959
  • Bonifacio Lasaparla 1959
  • Ariel Lima Lago 8/1/1959
  • Ambrosio Malagón 3/21/1959
  • Armando Más Torrente 2/17/1959
  • Onerlio Mata Costa Cairo 1/30/1959
  • Elpidio Mederos Guerra 1/9/1959
  • José Medina 9/17/1959
  • Jose Milián Pérez 4/3/1959
  • Luis Mirabal 1959
  • Héctor Mirabal Jan-59
  • Francisco Mirabal Sánchez 5/29/1959
  • Félix Montano Fernández Jan-59
  • Ernesto Morales 1959
  • Pedro Morejón Montero 1/31/1959
  • Carlos Muiño Varela. M.D. 1959
  • Alberto Nicolardes Rojas 1/7/1959
  • César Nicolardes Rojas 1/7/1959
  • Victor Nicolardes Rojas 1/7/1959
  • Viterbo O'Reilly Díaz 2/27/1959
  • Félix Oviedo González 7/24/1959
  • Manuel Paneque 8/16/1959
  • Pedro Pedroso Hernández 4/12/1959
  • Juan Pérez Hernández 5/29/1959
  • José Pozo López 1959
  • Cano Prieto 1/7/1959
  • Emilio Puebla 4/30/1959
  • Alfredo Pupo Parra 5/29/1959
  • Secundino Ramírez 4/2/1959
  • Ramón Ramos Alvarez 4/23/1959
  • Pablo Ravelo 9/15/1959
  • Rubén Rey Alberola 2/27/1959
  • Mario Riquelme 1/29/1959
  • Fernando Rivera Reyes 10/8/1959
  • Ricardo Rodríguez 5/29/1959
  • Nemesio Rodríguez 7/30/1959
  • Marcos Rodríguez 7/31/1959
  • Ricardo Rodríguez Pérez 1/11/1959
  • Cornelio Rojas Fernández 1/8/1959
  • Francisco Rosell 1/11/1959
  • Ignacio Rosell Leyva 1/11/1959
  • Antonio Ruíz Beltrán 1/11/1959
  • José Saldara Cruz 11/9/1959
  • Pedro Santana Feb-59
  • Ramón Santos García 1/12/1959
  • Sergio Sierra 1/9/1959
  • Juan Silva Domínguez Aug-59
  • Fausto Silva Guera 1/29/1959
  • Isidoro de Jesús Socarrás 1/12/1959
  • Elpidio Soler Puig 11/8/1959
  • Rogelio Sopo Barreto 3/14/1959
  • Jesús Sosa Blanco 2/18/1959
  • Renato Sosa Delgado 6/28/1959
  • Sergio Sosa Hernández 8/20/1959
  • Pedro Soto Quintana 3/20/1959
  • Oscar Suárez 4/30/1959
  • Rafael Tárrago Cárdenas 2/18/1959
  • Francisco Tellez 1/3/1959
  • Teodoro Tellez Cisneros 1/3/1959
  • Francisco Travieso 2/18/1959
  • Marcelino Valdés 7/21/1959
  • Manuel Valdés Jan-59
  • Lupe Valdés Barbosa 3/22/1959
  • Antonio Valentín 3/22/1959
  • Sergio Vázquez 5/29/1959
  • José Velázquez Fernández 2/6/1959
  • N/A Verdecia 1959
  • Dámaso Zayas 7/3/1959[69].

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Barbudos fusillant des prisonniers.

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LE CHE ÉCONOMISTE[]

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Le Che, directeur de la Banque Nationale (1959 - 1961)[]

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Signature du Che sur un billet de banque.

Che Guevara n'a jamais reçu aucune formation en économie. Ce qui lui fait commettre d'incroyables erreurs alors qu'il est à la tête de la Banque Nationale. Il accède à ce poste à la suite d'un malentendu. Alors que Fidel Castro cherche à remplacer Felipe Pazos, président de la Banque Nationale, résistant contre Batista sans partager l'idéologie révolutionnaire, il lance à ses barbudos : Y a-t-il un économiste dans la salle ? Che Guevara lève la main et est nommé. Par la suite le ministre va répéter sans cesse en se tordant de rires : J'avais compris, y a-t-il un communiste dans la salle ? Alors, je me suis manifesté ![70]. Quand il ne tue pas ou ne torture pas le Che a beaucoup d'humour ! D'ailleurs nous allons le voir sa meilleure blague est le simulacre d'exécution.

Le Che condamne l'argent et rêve de son abolition. Il signe les billets de son surnom Che par haine des banques. Sa nomination fait que le gouvernement américain suspend ses crédits à l'importation[71]. En 1960, l'ancrage au dollar du peso est remplacé par l'ancrage au rouble soviétique. Le peso perd de la valeur. En janvier 1961, tous les anciens billets de banque sont supprimés et remplacés par de nouveaux billets, imprimés en Tchécoslovaquie. La monnaie du Che n'a plus aucune valeur officielle à l'extérieur du territoire cubain et cela développe un important trafic de monnaies.

Sa nomination est politique. Il est là pour faire appliquer des réformes économiques socialistes de type soviétiques[72].

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Ministre de l'Industrie (1961 - 1965)[]

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Rencontre entre Fidel et le Che à La Cabaña.

Épave d'une belle voiture et habitations en ruine.

Les échecs économiques des communistes sont stupéfiants.

Dans les années 1950, Cuba connaît une grande croissance économique. Il y a parfois des sorties massives de capitaux, mais aussi des investissement étrangers énormes[73].

En août 1960, toutes les entreprises industrielles des Américains et leurs biens agricoles sont expropriés. En octobre c'est le tour des entreprises purement cubaines, parce qu'ils auraient saboté la révolution.

Le 19 octobre, toutes les exportations des États-Unis à Cuba, à l'exception de médicaments et de nourriture sont interdites.

En avril 1961, Washington lance le débarquement de la baie des Cochons, avec des membres de la Brigade 2506, qui est un fiasco.

Dans le milieu des années soixante les relations avec les États-Unis se détériorent encore du fait en partie du Che avec de lourdes conséquences pour l'économie et le niveau de vie du peuple. Les raffineries de pétrole appartenant aux Américains refusent de traiter le pétrole brut fourni par l'Union soviétique. Castro les nationalisent. En représailles, le gouvernement américain impose des quotas aux importations de sucre de Cuba. L'Union soviétique achète le sucre invendu.

Un embargo commercial général entre en vigueur. Les États-Unis mettent leur veto en 1962 à l'intégration de Cuba dans l'Organisation des États américains[74].

La plupart des moyens de production sont détenus et exploités par le gouvernement cubain, selon les statistiques de ceux-ci, l'Etat emploie environ 75% de la population active. Le chiffre réel pourrait être plus proche de 90%. L'emploi dans le secteur privé se compose principalement de quelque 200.000 agriculteurs privés avec de petites parcelles et 100.000 non salariés selon certaines sources. C'est à cette époque que Castro fait son célèbre discours sur les marchands de sept heures sur les marchands de cacahuètes, véritables agents de la contre-révolution.

L'état se retrouve à gérer une main-d'œuvre très nombreuse. Cela et le manque de contrôle des coûts conduit Cuba dans les années 1960 dans une grande crise économique. L'échec de cette phase expérimentale des années 1960, de cette sorte de communisme de guerre, n'est pas analysé et dénoncé suffisamment rapidement. Cette politique du Che fait penser certes penser au modèle économique soviétique, mais d'avant la Seconde guerre mondiale, du temps des grandes famines. Che Guevara va être chassé de Cuba en partie du fait de la catastrophe économique et sociale due à sa gestion. En 1972 Cuba rejoint le Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM - ou Comecon ). Cuba dit au revoir à la politique du Che. C'est le nouveau réalisme qui est à l'origine d'une reprise économique durable.

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Les homosexuels et le Che[]

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Malades mentaux, témoins de Jehovah... dans un camp de concentration cubain.

Homosexuels traités au hormones dans un camp de concentration cubain.

L'homosexualité une conséquence de la décadence bourgeoise et les castristes dénoncent les maricones (pédés) comme des agents de l'impérialisme ![75]. Le journal Lunes de Revolución est interdit. Ses écrivains gays publiquement dénoncés et mis au travail[76].

En octobre 1961, durant la nuit du 11, dite des trois P, les prostituées, les proxénètes et les pédophiles (à Cuba ils appellent comme cela les gays) sont arrêtés[77]. C'est le cas du dramaturge Virgilio Piñera[78]. L'université de La Havane organise également des purges homophobes dans son personnel enseignant[79].

Selon Vincent Bloch, L’édification de l’homme nouveau, rêvée par Che Guevara, est le prétexte idéologique du régime tout au long des années 1960 pour essayer de rééduquer ou supprimer les Cubains différents de ce modèle :

Au nom d’une moralité confuse et incertaine, les hippies, les homosexuels, les témoins de Jéhovah, les artistes idéologiquement « diversionnistes », sont envoyés dans des camps de concentration, appelés Unités militaires d’aide à la production (UMAP). En compagnie des hommes « non fiables » âgés de 18 à 27 ans, que le gouvernement juge imprudent d’initier au maniement des armes dans le cadre du Service militaire obligatoire (SMO), ils constituent la catégorie de citoyens dont la conduite est impropre[80][81]

Ernesto Guevara ordonne la mise à mort de milliers d’innocents. Il s'acharne tout particulièrement sur les homosexuels. L'université de La Havane organise également des purges homophobes dans son personnel enseignant. L'université de La Havane organise également des purges homophobes dans son personnel enseignant[82]. Le dictateur Fidel Castro avant sa mort se contente de qualifier ce genre d'agissements de Guevara d’injustes.

Les homosexuels, nombreux à Cuba, sont envoyés par le Che dans les camps de concentration. Dès qu'il se retrouve au pouvoir, il fait arrêter les gays cubains, car ils sont des pervers sexuels[83]. Ils sont considérés comme potentiellement dangereux pour la société, nous dit Le livre noir du communisme[84]. Le Che écrit :

Il faut changer l’homme pour changer la société.

L’homme nouveau doit se couler dans le moule qui va l’aider à faire table rase d’un passé aliénant. Ce moule se traduit, très concrètement, par des camps dits de rééducation ou correctifs, destinés à remettre dans le droit chemin les déviants. L'homosexualité est punissable de 4 ans d'emprisonnement. Le gouvernement cubain enjoint les parents d'interdire tout comportement homosexuel chez leurs enfants et de dénoncer les enfants déviants aux autorités: ne pas le faire est considéré comme un crime contre la révolution. Les homosexuels cubains massivement persécutés et incarcérés, sans aucune forme de procès, ne reviennent jamais des camps de rééducation de l'armée cubaine[85].

On trouve dans ces camps des chrétiens inoffensifs et des hippies. Le Che en exécute de sa propre main plus de 200. A cette époque Fidel Castro, le leader maximo, lui conseille de les tuer tant que cela sera nécessaire :

Notre lutte est une lutte à mort[86].

Depuis une vingtaine d'années, les historiens, sociologues, journalistes et chercheurs de tous bords analysent avec un esprit beaucoup plus critique la révolution cubaine et le rôle parfois criminel qu'ont joué Fidel Castro et son célèbre compagnon Ernesto « Che » Guevara. Le film Mauvaise Conduite des réalisateurs espagnol Nestor Almendros et cubain Orlando Jiménez-Leal en 1983, ainsi que la publication du Livre noir du communisme, en 1997, révèlent l'existence de camps d'internement à Cuba et achèvent d'enterrer la légende dorée qui colle au Commandante. Plus récemment, l'adaptation au cinéma du livre de Reinaldo Arenas Avant la nuit, par Julian Schnabel en 2000, montre la violente répression et l'enfermement des homosexuels. Comme si le régime n'avait pas cherché à simplement réprimer ceux qui le contestaient, mais avait cherché à « purifier » la société de ses « déviants »[87].

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Comme l'écrit Sartre : A Cuba il n'y pas de juifs mais des homosexuels.

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ANTI-IMPÉRIALISTE OU OFFICIER DU KGB ?[]

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Un agent de l'impérialisme soviétique[]

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Guevara et Khroutchev.

Guevara à Moscou en 1964.

Guevara avec des dirigeants soviétiques et allemands à Leuna.

Guevara et son chef, Henrich Rau, du Politbüro de l'Allemagne de l'Est, en 1960.

Quand les pays de l'est lance la déstalinisation, Guevara devient un agent de la Chine de Mao qui reste stalinienne.

Contrairement à la légende qui fait du Che un militant anti-impérialiste, nous savons qu'il rencontre et devient un ami de Nikolai Leonov, dès 1953, lors du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, à Bucarest[88]. Bien entendu, Leonov n'est pas qu'un Stalinien, il est un des responsables du KGB en Amérique latine.

En 1955, Leonov rencontre à nouveau Che Guevara dans la ville de Mexico. Leonov viole les règles de l'ambassade de l'URSS lors d'une visite à Guevara. Il lui laisse de la propagande soviétique. Selon l'agent du KGB le Che insiste beaucoup, car il est un admirateur inconditionnel de la Russie de Staline.

Ernesto Guevara de La Serna est considéré par beaucoup de spécialistes de Cuba comme l'architecte de la relation entre Cuba et l'Union soviétique[89]. Nous allons voir le rôle de Tamara Bunke (1937 - 1967), officier du KGB et la STASI de la RDA, auprès de son amant, Guevara[90].

L'image du Che que nous connaissons est diffusée dans le monde par un agent du KGB travaillant sous couverture en tant qu'écrivain. Ce Lavretzky fait éditer un livre intitulé Ernesto Che Guevara par le KGB. Le KGB a les droits sur la photo et la distribué dans toute l'Amérique latine. L'éditeur milliardaire Giangiacomo Feltrinelli, agent de l'URSS, inonde le reste du monde avec l'image du Che imprimé sur des affiches et des T-shirts. Feltrinelli va devenir lui-même un terroriste, tué en 1972 alors qu'il installe une bombe à Milan[91].

Le général Aleksandr Sakharovsky, conseiller en chef du renseignement soviétique, considère Fidel Castro comme un aventurier. Mais Sakharovsky est impressionné par le dévouement au communisme de son lieutenant, Ernesto Guevara. Il est discrètement expédié à Moscou pour y être endoctriné et formé par un conseiller du KGB[92]. Puis il est renvoyé dans la Sierra Maestra, où le Che s'avère être un tueur comparable aux agents qui vont tuer 20 millions de Russes.

Quatre ans après le début de la déstalinisation de Khrouchtchev, en novembre 1960, Ernesto Che Guevara se rend à Moscou en tant que représentant officiel du gouvernement cubain. Contre l’avis de l’ambassadeur cubain d’alors, partisan d’éviter une telle action, Che insiste pour visiter et déposer un hommage floral sur la tombe de Staline à la nécropole du Kremlin[93]. Il tue de ses propres mains contrairement à son papa :

J'ai tiré une balle de calibre 32 dans l'hémisphère droit de son cerveau qui est ressortie écrit le Che dans son journal, décrivant l'exécution d'Eutimio Guerra, un traître à la révolution, qu'il assassine en février 1957.

Guerra est au moins la septième personne que le Che tue. Le KGB le charge de nettoyer l'ensemble de Cuba de ses anti-révolutionnaires. Des milliers de supposés opposants sont envoyés sans aucun procès al Paredón et fusillés.

Au niveau du Sahara occidental, le Che agit comme un agent du KGB très efficace. Il est au service de l'Algérie et du communisme international[94].

Le mémorial cubain de Tamiami Park, à Miami, en Floride, contient des centaines de croix, portant chacune le nom d'une victime identifiée de Raúl Castro et du Che.

Peu de temps après la crise des missiles cubains en 1963, Moscou invite 1.500 agents de renseignement cubains, dont Che Guevara, à Moscou. Le Centre de formation intensive du KGB les forme mieux pour des opérations de renseignements et de terrorisme. L'URSS, ne voulant pas d'une guerre avec les USA se sert du KGB et surtout de ses agents étrangers pour mener une guerre dans les pays non satellites[95].

Les frères Castro et le Che, qui leur sert de bourreau, ne sont en rien des nationalistes et des anti-impérialistes. En 1972, un soviétique vit avec les deux frères. Il se fait appeler Nikolay Sergueïevitch et est le colonel Leonov. Sergio del Valle, important policier, reconnaît le conseiller du Che au KGB dans les années 1950 et 1960. On voit là que pendant toutes ces années que le KGB fait de Cuba un état satellite de l'URSS.

Dix ans plus tard, Nikolay Leonov est récompensé pour son rôle auprès du Che et de Raúl Castro. Il est promu président général et député de l'ensemble du KGB. Dans les années 1970, le KGB est un Etat dans l'Etat.

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Ses femmes[]

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Les femmes noires[]

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J'ai vainement cherché une photo d’Ernesto Che Guevara aux côtés d'une femme noire ou métis.

Eureka, j'ai trouvé une photo de Guevara souriant face à une femme noire.

Ernesto Guevara de la Serna ne vit pas avec des femmes noires. A sa haine des riches s'ajoutent des préjugés sur les races et les civilisations autres que sud-américaines, et pas seulement nord-américaines. Il va jusqu'à dire :

Les Noirs, les échantillons les plus magnifiques de la la race africaine ont maintenu leur pureté raciale par manque d'intérêt pour les bains et la toilette[96][97].

Pourtant lui-même se lave rarement car c'est mauvais pour son asthme[98]. Il ajoute à propos des noirs :

Ils ont vu leur territoire envahi par une nouvelle sorte d'esclave: le portugais[99].

Ce genre d'inepties sur les Portugais est muy español et injuste. Certains Catalans et Basques sont tout aussi méprisants avec les Andalous et Extrémaduriens. Il écrit aussi que :

Le Noir est indolent et rêveur; il dépense son maigre salaire en frivolité ou en boisson; l’Européen a une tradition de travail et d’épargne qui l’a poursuivi jusqu’à ce coin de l’Amérique et le pousse à se développer, même indépendamment de son propres aspirations individuelles[100].

Ses propos ne sont hélas pas toujours dus à ses abus d'alcool[101]. Il ne boit pas car il est parfois à la limite de la schizophrénie, selon Marcela Iacub, chercheuse au CNRS[102].

Par la suite même si Guevara n'est pas tendre avec les Congolais, il soutient à la même époque les revendications des noirs américains.

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Sa première femme[]

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Guevara et sa première femme.

Sa première femme, Hilda Gadea (1925 - 1974), comme les paysans boliviens à la fin de sa vie, est régulièrement humiliée par le Che qui la prend pour une femelle en rut. Il dit à ses Amis qu'Hilda Gadea :

parle rarement de son amour et ne pense qu'au sexe. Quand j'ai mes crises d'asthme, je ne peux pas la baiser... tout cela est laid[103].

Hilda Gadea va faire de cet homme qui paraît beaucoup plus jeune qu'elle un communiste et le présenter aux dirigeants gauchistes[104]. Elle lui présente des exilés cubains au Guatemala et ils vont ensemble à Mexico.

Ils divorcent en 1959. Elle écrit un livre sur son ex mari : Che Guevara: los años decisivos (México: Aguilar Editor, 1972).

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Sa deuxième femme[]

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Le descendant de conquistadores a pris par la force le pouvoir et au passage la voiture d'une de ses victimes.

Aleida March, sa fille, contrairement aux autres Cubains n'est pas squelettique.

Sa seconde épouse, Aleida March de La Torre, est née en 1936 dans la région de Santa Clara. C'est une fille de paysans très pauvres, qui sont blancs mais vivent moins bien que certains descendants d'esclaves. Elle étudie un peu dans une université catholique. Elle est une opposante à Batista, mais démocrate. Ils se rencontrent dans le maquis et Aleida devient sa maîtresse.

Après le divorce, ils se marient dans la prison où Guevara fait exécuter des centaines de prisonniers.

L'Agence de presse Latin, ou Prensa Latina, plus connue sous le nom de Prela, soi-disant agence de presse internationale cubaine est créé le 9 avril 1959 par Ernesto Che Guevara. Celui-ci songe à nommer sa femme comme directrice. Sa première femme, Hilda Gadea, dirige le service économique[105]. Le premier directeur de l'agence de presse est finalement le journaliste argentin Jorge Ricardo Masetti Blanco, un proche de Ernesto Che Guevara. Dans le Cuba révolutionnaire ont distribue les postes ou les directions d'entreprises à ses proches[106].

Cette veuve préside désormais le Centro de Estudios Che Guevara. En mars 2008, son livre sur sa vie avec le Che, à Cuba, entre 1959 et 1965, Evocación, fait un peu parler d'elle. Ses quatre enfants, dont Aleida March, et toute sa famille, vivent bien, alors que les Cubains survivent avec en moyenne 80$ de salaire mensuel. Ils sont les enfants du régime, où pour vivre normalement il faut être fils de révolutionnaires et exploiter les mythes.

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Sa troisième femme (?) au service du KGB et de la STASI[]

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Video Proyecto Tamara Bunke (propagande de la STASI). Tamara Bunke représentée souvent avec une arme n'a jamais participé à un combat[107] et sur ses portraits diffusée par les propagandistes elle est beaucoup plus jolie que dans la réalité.

Ecole Tamara Bunke à Stalinstadt.

Tamara Bunke, agent du KGB sait prendre de multiples identités et apparences. Certains historiens disent qu'elle n'est pas morte.

Parmi les femmes de Guevara, la troisième, Tamara Bunke (1937 - 1967) est d'abord recrutée par un agent du KGB et de la Stasi, Gunther Mannel[108]. Tamara Bunke doit charmer les dirigeants cubains et tenir Moscou au courant de leurs projets en Amérique latine ou en Afrique[109].

En 1959, Che Guevara vient négocier un accord d'aide à Berlin Est. Il est séduit par elle à tous points de vue. Tamara a vingt-deux ans. Le KGB et la Stasi choisissent des séductrices entre dix-huit et vingt-deux ans[110][111]

Née dans une famille de Staliniens agissant en Argentine et en Allemagne, elle passe son adolescence à Stalinstadt[112]. Le KGB et la STASI vont faire d'elle un agent et une terroriste redoutable. Elle étudie les sciences politiques à l'Université Humboldt de Berlin-Est. Ils exploitent son vif intérêt pour l'Amérique latine, et son don pour les langues. Elle espionne et défend la ligne du parti au sein du Parti socialiste unifié d'Allemagne, de l'organisation de la Jeunesse allemande libre (FGY) et dans la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique et ses fêtes mondiales[113]. Officiellement, c'est Guevara qui lui apprend à tuer avec un poignard, à l'arme automatique ou au pistolet. Dans la réalité elle est formée très jeune en DDR, puis à Prague à être une terroriste efficace.

Le KGB envoie Tamara Bunke pour servir d'interprète à Che Guevara. Le communiste cubain sympathise avec Henrich Rau du Politbüro de l'Allemagne de l'Est. Tamara part s'installer à Cuba, en 1961, et va agir pour faire des communistes cubains des marionnettes de Moscou.

Compte tenu de l'importance cruciale de la révolution cubaine, le dirigeant de la Stasi, Markus Wolf, envoie là un de ses meilleurs agents. Elle s'infiltre dans de nombreuses associations et ministères, en particulier el Ministerio de Educación (MINED), el Instituto Cubano de Amistad con los Pueblos (ICAP) y en la dirección nacional de la Federación de Mujeres Cubanas.

Tamara Bunke (1937 - 1967) devient la maîtresse de Che Guevara. Elle essaie de faire de lui un communiste orthodoxe, obéissant aux ordres de Moscou. Elle s'infiltre aussi dans des mouvements de guérilla sud-américains.

Quand elle est tuée, elle est peut-être enceinte de Guevara[114]. Sa grand-mère dit que ces accusations sont fausses et sa mère, toujours communiste acharnée, fait interdire Tania : die Frau, die Che Guevera liebte. Du fait de la légende communiste qu'il ne faut pas dénoncer, le livre est donc interdit en Allemagne Fédérale, où Guevara est l'objet d'un culte qui en rappelle un autre.

Tamara Bunke (1937 - 1967), mieux connue sous le nom de Tania, est le contrepoint féminin du Che. Elle est généralement représentée avec un fusil sur l'épaule, bien qu'elle soit morte le 31 août 1967 sans avoir tiré un seul coup ni participé à aucun combat. Tania est une "taupe"[115]. Du fait d'une photo de Tamara Bunke (1937 - 1967) à Vienne en 1959 - elle a 22 ans - on sait que ses photos, portraits et affiches sont retouchés.

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Financé par la Fondation fédérale pour le renforcement de la dictature du SED (parti communiste est allemand) et du bureau de district de Treptow-Köpenick.

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Les amis et les ennemis du Che[]

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Régis Debray combat avec le Che en Bolivie.

Guevara déclare :

Je ne puis être ami avec quelqu'un qui ne partage pas mes idées[116].

Ancien collaborateur du régime de Vichy, devenu collaborateur des communistes, selon Michel Onfray[117], Jean-Paul Sartre, est de ceux-là. L'idéologue du Baader-Meinhof, qui a des amis au KGB, glorifie le révolutionnaire argentin, par des propos consternants :

Le Ché Guévara est tout simplement l'homme le plus complet de notre temps.

Che répète pourtant à la radio : Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons. Sartre est au courant de ses crimes.

Leon Felipe, grand poète espagnol, exilé au Mexique, va toujours refuser de rencontrer le Che en raison de son intransigeance idéologique[118]. Guevara cherche à attirer Leon Felipe afin d’en tirer du prestige. Jacobo Machover, dans La face cachée du Che écrit : Comme Castro, il cherchait à fasciner certains intellectuels, en les invitant à passer un moment sur l’île, tous frais payés, ou même à y résider, dans des conditions privilégiées. Cependant, le poète exilé, à près de quatre-vingts ans, ne joua qu’à moitié le jeu. Il ne se rendit pas à Cuba, mais il commit plus tard, peu avant sa mort, un poème à la gloire du Che[119].

Dans un texte publié en 1965, Le socialisme et l’homme à Cuba, le Che menace les intellectuels écrivant :

La culpabilité de beaucoup de nos intellectuels et artistes est la conséquence de leur pêché originel ; ce ne sont pas d’authentiques révolutionnaires.

Pour Jacobo Machover, lorsqu’en 1971 le poète Herberto Padilla est contraint à une autocritique publique infamante, il faut, selon lui, en rechercher la cause dans ce texte de 1965[120].

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RÉVOLUTION MONDIALE OU PITRERIES ?[]

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Selon les travaux de l'historien américain, Bernard K. Freamon et Marcela Iacub, les actions de guérilla du Che sont à l'origine d'une nouvelle pratique de combat révolutionnaire : l'attentat-suicide. Il fait une étude très fine sur la question du martyre. Et ces travaux mettent en évidence l'influence qu'a le Che sur les chiites dans les années 1960. Les chiites ont transformé leur vision du sacrifice et de la mort en véritable sacrifice politique[121].

En Afrique et en Bolivie, Guevara ne va pas, selon son journal et ses propos, commander l'équivalent des courageux combattants chiites.

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L'Afrique (1965)[]

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Ceci est l’histoire d’un échec… Pour être plus précis, ceci est l’histoire d’une décomposition. (Extrait du journal du Che).

Le camp de Guevara au Congo.

Ernesto Guevara porte la bonne parole aux Nations unies et même réussit à rencontrer Mao. Il regrette toujours la mort de Staline et affirme que :

Celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste.

En réalité Guevara commence à faire de l'ombre à Fidel, qui, est partisan de la déstalinisation, en 1965, l'envoie se battre au Congo.

Le Che dénonce à un séminaire afro-asiatique, à Alger, les pays socialistes qui font payer leurs aides économiques. A son retour à Cuba, le 15 mars 1965, Che Guevara est accueilli à l'aéroport par Fidel Castro, mais ils ont ensuite une discussion de plus de quarante heures qui se passe souvent mal. Leurs divergences sont devenues trop profondes[122].

En avril 1965 le Che arrive au Congo. Le motif officiel de ses combats au Congo-Kinshasa et en Bolivie est de créer d'autres foyers insurrectionnels. Le Che ne comprend rien à l'Afrique et le fiasco va être total. Cet échec réjouit certainement Castro[123].

Dans L'histoire vécue de Pierre Clostermann (l'auteur du "Grand cirque") chez Flammarion, il relate divers témoignages dont une rencontre fortuite avec Che Guevara à Alger en février 1965. Guevara lui dit :

Les Africains ne combattent que pour massacrer les sans-défense et pour piller... Kabila est couard, incompétent et vénal... Kabila l'écœure et lui démontre qu'une révolution libératrice de l'homme est impossible dans ce continent trop vaste et affligé de forces centrifuges.

Selon un prisonnier congolais les Cubains leur font comprendre qu'ils sont intellectuellement et incapable de mener des opérations militaires. Les Congolais sont fréquemment frappés par leurs alliés quand ils ne travaillent pas[124]. Le Che les surnomme les bricoleurs. Pourtant il envoie des rapports mensuels à Cuba qui sont de la pure propagande[125].

Au bout d'un mois et demi, le Che définit, dans son Journal, l'Armée de libération comme une armée de parasites, qui ne sait ni s'entraîner ni travailler[126]. Les actions militaires ne donnent rien. Les soldats de Kabila tirent en l'air et s'enfuient à la moindre résistance en jetant leurs armes. Ils ne sont bons qu'à tuer les rares prisonniers. Guevara quitte de Congo.

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La Bolivie (1966 - 1967)[]

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La bande armée de Guevara en Bolivie.

Une poignée d'illuminés tentent d'entamer un processus révolutionnaire en Bolivie, mais sans aucun support populaire. Les Boliviens ont des mentalités pré-capitalistes et les mouvements paysans défendent les pauvres et luttent contre l'impérialisme yankee[127]. En raison d'une récente réforme agraire, les paysans ne sont pas du tout enclins à s'enflammer pour la cause des guérilleros.Le Che a toujours été très sale, mais là lui et ses hommes ont des allures telles qu'ils apeurent ceux qu'ils sont censés venir libérer[128].

Guevara a, comme nous l'avons vu, beaucoup de mépris pour les descendants d'Incas. Cela lui vient de son enfance du temps où il se voyait conquistador. Pas un paysan ne le rejoint dans son maquis itinérant[129].

Le Che critique aussi sévèrement la ligne du parti communiste bolivien. Celui-ci est pro-soviétique. Avant son départ, Castro rencontre le Secrétaire Général du PC bolivien. Il obtient que Guevara soit totalement isolé[130].

Che et sa bande accumulent les erreurs. Ils n’emmènent pas de médicaments. Pourtant le Che est gravement asthmatique. Ils sont sans provision et doivent manger leur cheval. Ses guérilleros amateurs sont sans carte précise. Et puis leur radio est incapable d'envoyer le moindre message. Le Che en est réduit à les laisser des messages à des paysans de rencontre[131].

Selon quatre témoins boliviens, Régis Debray, est un excellent combattant. Contrairement au Che qui est très nerveux et a des problèmes de vue, il tire aussi très bien. Il reçoit le nom de guerre de Danton, et remet une forte somme d'argent à Che Guevara pour financer les foyers de guérillas. Devant le tribunal militaire Régis Debray nie ces faits[132].

Les pitreries de Che Guevara, qui vont se transformer en légendes d'un héros romantique pour les enfants des riches, suscitent à cette époque l'hostilité au communisme en Amérique latine et compromettent les vraies opérations subversives du KGB. Le Kremlin constate que le mouvement échoue et n'est plus contrôlable, imprévisible[133]. Ernesto Guevara est catalogué désormais par le KGB comme étant maoïste[134]. Il publie à cette époque un manifeste pro-chinois qui montre que les doutes des soviétiques et leurs allés ne sont pas infondés[135].

Certains historiens affirment que c'est Tania Bunke qui renseigne les Boliviens sur l'endroit où se terre le Che. L'un d'eux la voit agir pour supprimer un agent qui devient gênant[136]. L'autre la voit agissant pour la CIA car elle est un agent double[137]. Cette rumeur que Tania est un agent double circule partout[138]

Est-ce possible ? Youri Andropov prend le contrôle du KGB et entre au Politburo à cette époque. La politique de l'URSS vis à vis de Cuba change complètement. Le Che envoyé par Castro dans le tiers-monde est lâché par les soviétiques. Comme Guevara préfère encore l'impossible au possible et est un mystique. Il veut mourir.

25 avril 1967 : une embuscade sur le chemin d'accès au camp. Guevara, trop nerveux, tire trop tôt et rate le berger allemand qui guide les soldats. Un compagnon tombe : Rolando.

Nous avons perdu le meilleur d'entre nous, disent les terroristes[139].

Pour échapper aux rangers du régiment Manchego, le Che fragmente son groupe. Il est blessé et gravit la montagne, appuyé sur l'un de ses compagnons, Willy. Les deux hommes tombent aux mains de l'armée bolivienne et sont conduits à La Higuera, un village à deux kilomètres de là, où on les enferme dans une école[140].

Che Guevara implore sa vie. Ses derniers sont Ne tirez pas sur moi, je vaux plus vivant que mort.

Le 9 octobre 1967, vers midi, Ernesto Che Guevara est abattu à bout portant d'une rafale de mitraillette par le soldat Mario Teran, dans le village de La Higuera (Bolivie)[141].

La dépouille du Che est transportée à l'hôpital Nuestra-Senora-de-Malta de Villegrande. Mais avant d'exposer son corps à l'hommage des Boliviens, les autorités tiennent à le nettoyer. On le lave, l'habille et le prépare selon les indications du médecin légiste, pour prouver son identité, et montrer à la face du monde que le Che est vaincu...[142].

Guevara est jeté dans une fosse commune avec quatre Cubains, un Équatorien et un seul Péruvien[143].

Un tournant s'est produit dans la politique internationale après le fiasco pathétique de Che Guevara et son aventure bolivienne[144].

Le mythe de l'internationaliste tombé comme un héros au champ d'honneur est né !

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LE MYTHE[]

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Fidel Castro et Che Guevara ont fait de la Cuba prospère de Batista un des états les pauvres du monde (80 $ par mois de revenus en moyenne).

Malade dans un hôpital à Cuba. C'est pourtant dans ce domaine et celui de l'alphabétisation que les castristes ont de bons résultats.

Caricature anti-guévariste.

Rien de surprenant que le modèle du père du terroriste Cherif Chekatt soit Che Guevara !

Tout en louant le leadership de Staline, Che souligne le rôle contre-révolutionnaire de Trotsky. Dans l’un de ses écrits, il souligne :

Je pense que les choses fondamentales sur lesquelles Trotsky s’était basé étaient erronées et que son comportement ultérieur était mauvais et ses dernières années étaient même sombres. Les trotskistes n’ont rien apporté au mouvement révolutionnaire; là où ils ont le plus été au Pérou, ils y ont finalement échoué parce que leurs méthodes sont mauvaises[145].

Régis Debray, accusé par la fille d'Ernesto Che Guevara, Aleida, d'être à l'origine de la mort de son père en Bolivie, en octobre 1967, déclare que :

Cette accusation marque le début d'une opération à long terme du régime castriste, obsédé par la création d'une opposition de gauche... Aleida Guevara agit en service commandé et la cochonnerie stalinienne ne m'inspire plus qu'une ironie triste[146].

Régis Debray reçoit le soutien du colonel Daniel Alarcon Ramirez, dit Benigno, l'un des trois survivants cubains de la guérilla du Che en Bolivie, qui affirme aussi que la déclaration d'Aleida est ...

... un coup bas téléguidé par la sécurité d'Etat cubaine. Debray est devenu un ennemi à abattre à partir du jour où il a rompu avec un régime dictatorial.

Benigno se réfugie en France cette année avant de publier un livre attaquant Fidel Castro sous le titre Vie et mort de la Révolution cubaine[147].

Jacobo Machove nous dit à propos de certains opposants :

De même, toute image du traître Benigno, qui figurait pourtant sur de nombreuses photos au côté du Che, a été systématiquement effacée, dans une entreprise de falsification de l’histoire dont sont coutumiers les régimes staliniens[148].

Jean Romain écrit lui :

Les échos de ces abominations qu'étaient les régimes communistes ne cessent de nous habiter. Songez au très innocent et si poétique commandant Ernesto Che Guevara. Trente ans après sa mort, on en a fait une chanson pour que les jeunes n'oublient pas[149].

Slate écrit :

Il y un second «Che», au-delà du mythe, et plus proche de la réalité. L'idéologue dogmatique; le procureur des tribunaux révolutionnaires et l'assassin de prisonniers politiques; le défenseur des crimes du FLN en Algérie; le stalinien devenu maoïste; le tueur de sang froid et, aujourd'hui, la figure tutélaire des terroristes du Hamas à Gaza, du Hezbollah au Sud Liban et de toutes les guérillas narco-trafiquantes d'Amérique latine[150].

Beaucoup de mouvements terroristes, sans soutien dans les masses, vont par la suite revendiquer généralement la théorie du Foco de Che Guevara[151]. La bande à Baader, les brigades rouges, Action directe... et d'autres vont assassiner en s'inspirant des théories révolutionnaires et de l'exemple idéalisé de Che Guevara en Bolivie. Tous ces terroristes souvent d'origines bourgeoises vont se définir comme des élèves du Che, des terroristes urbains qui agissent pour la bonne cause[152].

Le Che est devenu un mythe comme Ben Laden est en train de le devenir dans beaucoup de pays musulmans[153]. Parlant de la commémoration du Che par la ville de Paris Slate y voit un hommage aussi suspect que si on avait fait une exposition en l'honneur de Fidel Castro, de Staline, de Mao, de Pinochet ou des généraux de la dictature argentine[154].

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Le mémorial cubain de Tamiami Park, à Miami, en Floride.


NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  2. Jon Lee Anderson (1997), Che Guevara: una vida revolucionaria, Barcelona: Anagrama, p. 7.
  3. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  4. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  5. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  6. Che Guevara: Le tueur, Alain Krieger, Publibook, 2013. ISBN 2342007000, 9782342007008.
  7. Che Guevara: Le tueur, Alain Krieger, Publibook, 2013. ISBN 2342007000, 9782342007008.
  8. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  9. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  10. Che Guevara: Le tueur, Alain Krieger, Publibook, 2013. ISBN 2342007000, 9782342007008.
  11. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  12. Un grand admirateur de Staline ...
  13. Che Guevara: « Je suis venu au communisme à cause de Staline »
  14. Che guevara, Volume 3 de Les Justes, Philippe Gavi, Editions Universitaires, 1970, p.16.
  15. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  16. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  17. Régis Debray, Loués soient nos seigneurs, Gallimard 1996, p.184/185.
  18. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  19. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  20. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  21. Régis Debray, Loués soient nos seigneurs, Gallimard 1996, p.184/185.
  22. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  23. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  24. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  25. Che Guevara: « Je suis venu au communisme à cause de Staline »
  26. Jon Lee Anderson (1997), Che Guevara: una vida revolucionaria, Barcelona: Anagrama, p.7 et 18.
  27. Lavretsky, Iosif (1976). Ernesto Che Guevara. translated by A. B. Eklof. Moscow: Progress.
  28. El Che vive!: 124 jeunes reporters à Cuba, Collectif, Editions Aden, 1997, p.10.
  29. Anderson, Jon Lee. Che Guevara: A Revolutionary Life, New York: 1997, Grove Press, p. 446.
  30. Nicolás Márquez, El Canalla la verdadera historia del Che, N. Márquez, 2009.
  31. Samuel Farber, The Resurrection of Che Guevara, Summer 1998 et Anderson, Jon Lee. Che Guevara: A Revolutionary Life, New York : 1997, Grove Press, p. 567.
  32. Nicolás Márquez, El Canalla la verdadera historia del Che, N. Márquez, 2009.
  33. Jusqu'où peut-on changer sa vie ?, Questions de vie, Jacques Lacarrière, Stan Rougier, Jean-Paul Willaime, Alain Houziaux, Editions de l'Atelier, 2006, p.23.
  34. Ros, Enrique, Ernesto Che Guevara: mito y realidad. Ediciones Universal, Miami 2002.
  35. Che Guevara: Le tueur, Alain Krieger, Publibook, 2013. ISBN 2342007000, 9782342007008.
  36. Che Guevara
  37. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  38. Jon Lee Anderson, Che Guevara: A Revolutionary Life, 1997.
  39. Jon Lee Anderson, Che Guevara: A Revolutionary Life, 1997.
  40. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  41. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  42. Ros, Enrique, Ernesto Che Guevara: mito y realidad. Ediciones Universal, Miami 2002.
  43. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  44. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
  45. Guerdine, Che Guevarra était-il raciste ?
  46. Le Parti communiste Français continue de glorifier un antisémite (2010).
  47. La face cachée du Che, une caricature sous le masque de l’histoire ?, sept. 2011.
  48. Le Parti communiste Français continue de glorifier un antisémite (2010).
  49. Les 100 hommes du XXe siècle, Volume 606 de Studyrama perspectives, Éric Nguyen, Studyrama, 2005.
  50. Xavier Riaud, Quand la dent mène l'enquête..., L'Harmattan 2008.
  51. J. Castañeda, Compañero : La vie et la mort de Che Guevara, 1997.
  52. Xavier Riaud, Quand la dent mène l'enquête..., L'Harmattan 2008.
  53. Cuba avant la révolution Samuel Farber 27 novembre 2016
  54. L'hommage embarrassant de François Hollande à Che Guevara
  55. Che Guevara: « Je suis venu au communisme à cause de Staline »
  56. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara ?
  57. The Infamous Firing Squad
  58. Le Parti communiste Français continue de glorifier un antisémite (2010).
  59. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  60. La face cachée du Che, une caricature sous le masque de l’histoire ?, sept. 2011.
  61. La face cachée du Che, une caricature sous le masque de l’histoire ?, sept. 2011.
  62. HOMENAJE A LAS VÍCTIMAS del CHE GUEVARA
  63. Jon Lee Anderson (1997), Che Guevara: una vida revolucionaria, Barcelona: Anagrama, p.335.
  64. HOMENAJE A LAS VÍCTIMAS del CHE GUEVARA
  65. Cuba 1959
  66. http://www.histoire-en-questions.fr/personnages/che%20execution.html Exécutions massives à Cuba
  67. Jacobo Machover, La face cachée du Che, Buchet-Chastel 2007.
  68. page 184
  69. HOMENAJE A LAS VÍCTIMAS del CHE GUEVARA
  70. Jacobo Machover, La face cachée du Che, Buchet-Chastel 2007.
  71. Pacho O'Donnell, Che, la vida por un mundo mejor, Random house Mandatori 2003, p.199.
  72. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  73. Mehrotra, Santosh. (1997) Human Development in Cuba: Growing Risk of Reversal in Development with a Human Face: Experience in Social Achievement and Economic Growth, Clarendon Press, Oxford.
  74. La OEA readmitirá a Cuba tras 47 años de suspensión (2009)
  75. José Luis Llovio-Menéndez, Insider : My Hidden Life as a Revolutionary in Cuba ?, New York Bantam Books 1988.
  76. Peter Marshall, Cuba Libre: Breaking the Chains ? Victor Gollancz
  77. Chronologie de la répression et la censure des homosexuels par la révolution cubaine, par Zayas Manuel
  78. Jacobo Machover, Cuba : la peur, l’exil et l’entre-deux, Raisons politiques 2001.
  79. 'Homosexuels, hippies, dissidents... : quand Cuba se "purifiait" de ses "déchets"
  80. Vincent Bloch, Le Rôle de la terreur dans le genèse d’un pouvoir totalitaire à Cuba, COMMUNISME, n° 83-84-85, 2005-2006, p. 257
  81. aportescriticos.com.ar
  82. 'Homosexuels, hippies, dissidents... : quand Cuba se "purifiait" de ses "déchets"
  83. Nicolás Márquez, El Canalla la verdadera historia del Che, N. Márquez, 2009.
  84. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  85. La revanche des gays sur Che Guevara, 2010..
  86. Le Parti communiste Français continue de glorifier un antisémite (2010).
  87. 'Homosexuels, hippies, dissidents... : quand Cuba se "purifiait" de ses "déchets"
  88. Jon Lee Anderson (1997), Che Guevara: una vida revolucionaria, Barcelona: Anagrama, p. 173/174.
  89. Cuba et l'URSS - 30 ans d'une relation improbable, Leila Latrèche, L'Harmattan 2011.
  90. Tamara Bunke (1937 - 1967)
  91. Who Was the Real Che ?
  92. Who Was the Real Che ?
  93. Che Guevara: « Je suis venu au communisme à cause de Staline »
  94. Version d'un espion du KGB : Che Guevara et le Sahara Occidental
  95. MH/Chaos: The CIA's Campaign Against the Radical New Left and the Black Panthers, Frank J. Rafalko, Naval Institute Press, 2011, p.134.
  96. Nicolás Márquez, El Canalla la verdadera historia del Che, N. Márquez, 2009.
  97. Guerdine, Che Guevarra était-il raciste ?
  98. Che Guevara: Le tueur, Alain Krieger, Publibook, 2013. ISBN 2342007000, 9782342007008.
  99. Guerdine, Che Guevarra était-il raciste ?
  100. Guerdine, Che Guevarra était-il raciste ?
  101. Che guevara, Volume 3 de Les Justes, Philippe Gavi, Editions Universitaires, 1970, p.16.
  102. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  103. Nicolás Márquez, El Canalla la verdadera historia del Che, N. Márquez, 2009.
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  105. Jorge Ricardo Masetti: Un révolutionnaire guévarien et guévariste de 1958 à 1964, Collection "Inter-national.", Pierre-Olivier Pilard, L'Harmattan, 2007, p.104.
  106. Jorge Ricardo Masetti: Un révolutionnaire guévarien et guévariste de 1958 à 1964, Collection "Inter-national.", Pierre-Olivier Pilard, L'Harmattan, 2007, p.104.
  107. The spy who never died — Selecting three suspects
  108. Haydée Tamara Bunke Bider: the woman who died with Che Guevara, by Christine Toomey, The Sunday Times, August 10, 2008.
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  111. Haydée Tamara Bunke Bider: the woman who died with Che Guevara, by Christine Toomey, The Sunday Times, August 10, 2008.
  112. Tania: Undercover with Che Guevara in Bolivia A Book Review, Bob Briton, The Guardian, January 26, 2005.
  113. Tania: Undercover with Che Guevara in Bolivia A Book Review, Bob Briton, The Guardian, January 26, 2005.
  114. Haydée Tamara Bunke Bider: the woman who died with Che Guevara, by Christine Toomey, The Sunday Times, August 10, 2008.
  115. The spy who never died — Selecting three suspects
  116. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  117. Michel Onfray : Sartre a collaboré avec le régime de Vichy.
  118. La face cachée du Che, une caricature sous le masque de l’histoire ?, sept. 2011.
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  120. Jacobo Machover, La face cachée du Che, Buchet-Chastel 2007. p.82/83.
  121. Marcela Iacub : "Le désir de mort du Che était un acte de propagande"
  122. Ahmed Sékou Touré, 1922-1984: 1960-1962 (chapitres 41 à 51), Volume 4, André Lewin, L'Harmattan, 2009.
  123. Jeune Afrique, Volumes 2459 à 2467, Groupe Jeune Afrique, 2008.
  124. Essai biographique sur Laurent Désiré Kabila, Cahiers Africains 57-58-59, Erik Kennes, L'Harmattan, 2003.
  125. Essai biographique sur Laurent Désiré Kabila, Cahiers Africains 57-58-59, Erik Kennes, s L'Harmattan, 2003.
  126. L'échec congolais
  127. Encyclopédie du Terrorisme International, Culture du renseignement, Thierry Vareilles, L'Harmattan, 2001.
  128. Che Guevara en Bolivie
  129. Le livre noir du communisme, Collectif, L'AGE D'HOMME, 2000, p.708 et suivantes.
  130. The Secret Fidel Castro: Deconstructing the Symbol, Servando González, InteliNet/InteliBooks, 2001.
  131. Che Guevara en Bolivie
  132. Documents diplomatiques français: 1967. Tome II : 1er juillet-29 décembre, Maurice Vaïsse Series, Volume 32 de Documents diplomatiques français, Ministère des affaires étrangères, Commission des archives diplomat, Peter Lang, 2008.
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  139. Che guevara, Volume 3 de Les Justes, Philippe Gavi, Éditions Universitaires, 1970.
  140. La mort de Che Guevara
  141. Journal de Bolivie: (7 nov. 1966 - 7 oct. 1967), Ernesto Che Guevara, Fanchita Gonzalez-Batlle, La Découverte, 1997.
  142. La mort de Che Guevara
  143. Le Terrorisme, Volume 108 de Idées reçues: Economie & société, Arnaud Blin, Le Cavalier Bleu, 2005.
  144. The KGB lawsuits, Brian Crozier, Claridge Press, 1995.
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  146. Régis Debray a-t-il rendu possible l'assassinat du Che?
  147. Régis Debray a-t-il rendu possible l'assassinat du Che ?
  148. Jacobo Machover, La face cachée du Che, Buchet-Chastel 2007, p.183.
  149. Le temps de la déraison ou l'illusion contemporaine, Jean Romain, L'AGE D'HOMME, 2000, p.21.
  150. L'hommage embarrassant de François Hollande à Che Guevara
  151. Encyclopédie du Terrorisme International, Culture du renseignement, Thierry Vareilles, L'Harmattan, 2001.
  152. Le Terrorisme, Volume 108 de Idées reçues : Economie & société, Arnaud Blin, Le Cavalier Bleu, 2005.
  153. Essai sur le fanatisme contemporain: des hommes nouveaux de Roumanie aux combattants d'Allah, Michel Dion, L'Harmattan 2002.
  154. Faut-il faire l'éloge de Che Guevara?
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