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                                 Claude Mottet

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Gendarmerie française de la ligne (1804 - 1815).

Mottet-russell

Une de ses cousines, la Baroness Clotilde, épouse Russell of Swallowfield.

Aamc9

Mottet est sous-lieutenant de port sur La Didon en 1790.

Aaley23

Selon Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870), Claude Mottet est un émigré, rentré en France, proche de l'état-major, beau cavalier, et sans autre ressource que son bonheur au jeu...[1].

Aamc5

Jugement rendu par Mottet président du tribunal spécial de la Martinique condamnant Émilie, qui a essayé d'empoisonner la mère de l'impératrice Joséphine 9 juin 1806.

Aamc3

Charge de la cavalerie de la gendarmerie en Espagne.

A117

Croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis de son beau-frère Benoît de Rambaud.

Claude Auguste Louis Mottet est né le 4 avril 1766 à Versailles (paroisse Saint-Louis). En 1825 il est dit décédé[2]. Il il ne touche pas sa pension de chef d'escadron de gendarmerie à cheval[3]. Il est décédé à l’hôpital militaire du Val de Grâce le 21 décembre 1823[4].


Claude Louis Mottet est un membre de la Famille Mottet. Il est le fils du Commissaire Général de Marine et des colonies Louis Melchior Mottet et d'une des filles de Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, Premier commis des fonds des colonies. Il est le petit-fils du baron Nicolas Mottet de La Motte. Sa grand-mère paternelle est la fille du Gouverneur Charles Coustant de Belle-Assise.

Le frère d'Agathe Mottet, épouse de Rambaud, Claude Mottet embarque enfant comme volontaire sur des navires de commerce. Il sert dans la Marine Royale et dans la gendarmerie 44 ans, 7 mois et 6 jours[5], donc depuis 1779. Il a donc 12 ans. Claude Louis a d'abord le grade subalterne d'élève de port. Il navigue tant en France qu'en Espagne pendant 10 ans. Il s'embarque le 16 décembre 1790 sur La Didon, une frégate de 44 canons en tant que sous-lieutenant de port. Il quitte la Marine comme lieutenant de vaisseau[6].

Claude Mottet émigre, mais rentre en France avant 1802 et devient d'abord maréchal des logis dans la gendarmerie. Comme il est dit en 1824 qu'il a servi dans la Marine et l'armée 44 ans, 7 mois et 6 jours[7] il est donc officier pendant cette période soit de marine, soit de cavalerie, car il est les deux. Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870), haut fonctionnaire, aide de camp de Thomas Villaret de Joyeuse, écrivain, le dit proche de l'état-major, beau cavalier, et sans autre ressource que son bonheur au jeu et la place effrayante qu'il venait d'accepter à mon refus[8]. Il parle du poste de Président du Tribunal spécial.

Claude Mottet est chef d'escadron, commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique[9]. L'amiral Thomas Villaret de Joyeuse, témoin au mariage de sa soeur Agathe Mottet est Capitaine général de La Martinique et de Sainte-Lucie (1802 - 1809). Dans les archives du CAOM, on trouve des recommandations en faveur de Mottet, dans des lettres de Thomas Villaret de Joyeuse (FR ANOM COL C8A 112 F° 1°). Il lui attribue en 1806 la tranquillité de l'île de La Martinique depuis des années[10]. Face à une population noire agitée du fait de la Révolution haïtienne, les Français gardent le contrôle de l'île jusqu'en 1809 et l'invasion anglaise[11].

Néanmoins, une étrange épidémie d'empoisonnements se répand dans les Antilles françaises fin XVIIIe et au début de XIXe siècle. Les colons prêtent aux nègres (sorciers et guérisseurs) une extraordinaire force de nuisance et d'effrayants pouvoirs. L'incapacité de la justice ordinaire à mettre fin au fléau entraîne la création de juridictions spéciales. Claude Mottet est nommé Président due de Tribunal spécial, crée le 17 octobre 1803. C'est un grand prévôt nommé par les officiers[12].

Mottet doit décider seul du sort des inculpés. Au vu des arrêts à partir du 9 juin 1806 on se rend compte qu'il choisit d'être absent lors de deux séances devant condamner des dizaines d'esclaves. Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870) le qualifie d'homme d'esprit. Il n'est pas à l'aise dans ses fonctions[13], même s'il condamne l'esclave criminelle de Madame de la Pagerie et une certaine qui empoisonne ses maîtres, un esclave et même trois mulets[14].

Le 1er décembre 1807 (FR ANOM COL C8A 115, F° 47) lors du jugement rendu par le tribunal spécial contre seize esclaves empoisonneurs du quartier de la Basse-Pointe, Mottet président de ce tribunal est absent. Mottet est remplacé comme Commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique et comme Président du Tribunal spécial[15].

Claude Mottet quitte la Martinique, fin 1806, avec son jeune esclave martiniquais Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854), qu'il a acheté, en 1802, âgé de 12 ans, comme nous le dit Jean-Marc Party, contrairement à d'autres sources qui confonde la date de son achat et la date de son affranchissement[16]. Le chef d'escadron de gendarmerie l'emmène aux Etats-Unis, puis en France et de là il part combattre en Espagne, emmenant certainement son domestique. Mottet choisit donc de ne pas le revendre en Martinique et de l'affranchir arrivé en métropole. Pourtant un arrêté du 2 juillet 1802 de Napoléon Bonaparte interdit le territoire continental aux gens de couleur[17].

La force publique en Aragon reste réunie pendant les trois premiers trimestres de 1808 et est employée au quartier général de l'armée. Dans le 4e trimestre, on la divise en quatre détachements. A la suite de l'organisation de l'armée d'Espagne en 6 corps et une réserve, la force publique fournit en plus, pendant le 1er trimestre 1809, les trois détachements. Le troisième est commandé par le capitaine Mottet et compte douze gendarmes à cheval, au 4e corps[18].

Le 6 juillet 1810, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre :

Monsieur le duc de Feltre, j'ai signé le décret qui forme une légion de gendarmerie dans la Catalogne. Il est nécessaire que vous chargiez le général Buquet, qui est sur les lieux et qui les connaît, de faire un projet d'organisation de légion de gendarmerie pareille à celle de Catalogne, qui serait employée à garder les 3 Biscayes depuis Irun jusqu'à Santander ; d'une seconde légion qui garderait la Navarre et d'une 3e légion qui garderait l'Aragon, du moins de la partie qui est sur la rive gauche de l'Èbre[19].

Par décret du 12 décembre 1811, le général Buquet organise la gendarmerie d'Espagne. Forte de 5.300 hommes, elle est répartie en 6 légions. Claude Mottet fait partie de la 2e légion, casernée à Saragosse (Aragon), qui compte: 6 escadrons mixtes.

En 1813, la IIe légion de gendarmerie en 1813 est constituée des Ve, VIIe, IXe, Xe, XIe, XIIe escadrons. M. d'Halmont en a le commandement et Mottet, chef d'escadron est son commandant en second[20].

Avec la Restauration Claude Mottet redevient chef d'escadron et commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique en 1814 et 1815[21]. Il est fait chevalier dans l'Ordre de Saint-Louis, le 10 septembre 1814[22] et chevalier de la Légion d'honneur en 1818[23].

Claude Mottet sert 44 ans 7 mois 6 jours. Il est demi-solde et doit toucher 1.750 francs de pension, mais il décède avant le 1e versement. Cette fin malheureuse frappe au cœur le pauvre Petit-Frère, Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854) qui aime d'autant plus son maître, qu'il lui a sauvé la vie et s'est fait un devoir de consacrer ses dernières maigres ressources à prolonger son existence. Il le pleure beaucoup et longtemps.

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Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854), ancien esclave de Mottet (de 12 à 26 ans), aime son maître qui lui a sauvé la vie et s'est fait un devoir de se charger de lui, malgré sa demie-solde. Il va devenir le premier député noir de la Martinique en 1848.

SA FAMILLE, SA JEUNESSE Modifier

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Sa famille Modifier

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Blason Mottet de La Motte.

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Généalogie des Mottet (L'état et le nobiliaire de la Provence).

Mottet claude nicolas

Nicolas Mottet de La Motte, officier de vénerie.

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Acte signé par Nicolas Mottet, par un Herlaut de La Motte de Champlieu, mais aussi leur proche parent, Jean Michelin, ancêtre des Michelin.

Claude Louis Mottet est un membre de la Famille Mottet. Les Mottet portent : D'argent au chevron d'azur accompagné en chef de deux roses de gueules tigées et feuillées de sinople, et en pointe d'une motte ou tourteau de sable, au chez d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Les Motet/Moetetus/Moteti/Mota sont souvent Consuls d'Arles. Un Motetus est consul d'Arles en 1197 et 1206. Arnulfus Motetus (ca 1180 - après 1237) l'est en octobre/juin 1197 et en 1221. Poncius, lui l'est en 1245[24]. Bertrand Motetus (1230 - 127) est Consul d'Arles en 1264, selon l’Histoire littéraire de la France[25].

Les Mottet sont donc d’Arles avant d'être de Tarascon. Le blason est le même et nous retrouvons les personnages chez les Motet, Mottet ou Mota d'Arles et chez les Motet, Mottet de Tarascon, ou en Provençal Mouttet.

Son arrière grand-père le prévôt Louis Mottet de La Motte (1651-1733) est marié à Marguerite Herlaut, proche parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut.

Nicolas Mottet de La Motte, grand-père de Claude, est l’un des ''Huit barons ou fieffez de l'abbaye royalle Saint Corneille de Compiegne'' pour différents historiens, généalogistes, auteurs... français ou britanniques, dont les livres figurent dans les bibliothèques des plus célèbres universités dans le monde[26][27][28][29][30][31][32][33][34][35][36][37][38][39][40]. Le baron Nicolas Mottet de La Motte, ou Claude Nicolas de Motte, est né le 29 mars 1693, à Paris, dans le Ier arrondissement. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois. Nicolas a un procès avec le Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons et le roi. Nicolas est avocat au Parlement de Paris et Intéressé dans les affaires du Roi. Nicolas Mottet de La Motte, est officier dans les venneries du roy, en forêt de Compiègne, en 1758. Le comte de Toulouse, bastard de Louis XIV, autre grand veneur est aussi secrétaire à la Marine. Donc deux des dix enfants de Nicolas Mottet de La Motte vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine. A Compiègne, Nicolas Mottet de La Motte est aussi officier dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne. Mais, Mottet est aussi seigneur des fiefs de La Fontaine, de Donneval, de La Motte, à Orrouy, pas très loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne... Il termine les travaux du château de La Motte au début du XVIIIe siècle avec les matériaux du manoir de Donneval. Nicolas Mottet se marie avec Madeleine Coustant le 6 avril 1723. Elle est la fille de Charles Coustant de Belle-Assise.


Article détaillé : Famille Mottet

Article détaillé : Raymond Motet

Article détaillé : Louis Mottet de La Motte (1651-1733)

Article détaillé : Nicolas-Jérôme Herlaut

Article détaillé : Nicolas Mottet de La Motte

Article détaillé : Charles Coustant de Belle-Assise


Ses parents Modifier

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Mottet château

Château des Mottet : La Motte à Béthisy-Saint-Martin.

Son père, Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet, grade équivalent à contre-amiral, responsable des colonies se marie avec Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière, fille de Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, Premier commis des fonds des colonies, le 13 septembre 1763, à Rochefort, paroisse Saint-Louis. Son témoin est Jean Augustin Accaron, écuyer, futur intendant général des colonies, beau-père de l'amiral de Grasse, et Jean-François de La Rivière, commissaire de la Marine.

Ses oncles et tantes Modifier

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Commissaire général de la marine

Commissaire de la Marine.

Mottet benoit

Son oncle, Baron Benoît Mottet de La Fontaine, the last French Governor of Pondicherry[41].

Henry Russell

Henry II Russell de Swallowfield, deuxième baronnet de Swallowfield et British Résident de l'important État princier autonome d'Hyderabad, gendre de Benoît Mottet de La Fontaine.

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Timbre de Saint-Hélène en l'honneur de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843), père de l'un de ses autres gendres.

Granville

Lady Rose Leveson-Gower, comtesse de Granville, sœur aînée de la reine-mère Elizabeth II, en juin 1938, est la mère de James Leveson-Gower, 5e comte Granville (1918 - 1996), mari de Doon Aileen Plunket, descendante de Benoît.

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Jacques Guillaume Simonneau, maire d'Étampes assassiné en 1792.

¤ Anne Madeleine Mottet de la Motte (1724 - 1808) mariée avec le baron Louis Segoing. Il descend du célèbre généalogiste du même nom, historiographe du roi, et d’un lieutenant général en l'élection d'Or­léans. A Compiègne, les deux hôtels mitoyens, du Four et des Rats, appartiennent à une Mottet.


¤ François Mottet est deuxième échevin de la ville, puis Premier Échevin municipal de 1787 à 1790, lieutenant du maire de Crouy en sept. 1789. Ce sont des nobles et des bourgeois qui sont échevins de la ville jusqu’en 1792. Il va s'adapter - comme beaucoup - aux régimes successifs. François Mottet est membre de la Société Populaire dès le 28 février 1791. Celle-ci est envahie par des personnes suspectes, selon quelques excités parisiens. Des anciens nobles et des prêtres jureurs sont présents dans les autres sociétés populaires en province. Il est effectivement membre des Amis de la Constitution puis Société populaire de Compiègne - le club des Jacobins du lieu, en activité de février 1791 à mars 1792, puis de septembre 1792. Il est officier municipal de Compiègne en 1791-93, administrateur en l'an II, puis président en nivôse an III du district. II tient alors un rôle de premier plan particulièrement pendant la crise frumentaire de l'automne hiver 1794-95. Un parcours politique et administratif typique d'un engagement révolutionnaire local en la période.


¤ Anne Barbe Mottet mariée avec Philippe Hyacinthe Poulletier de Verneuil, Commissaire ordinaire des guerres et Conseiller du roy, écuyer. Ils sont les ancêtres d'Édouard de Verneuil (1805 - 1873) et des princes de Broglie.


¤ Benoît Mottet de La Fontaine, Gouverneur[42] est le fils de Nicolas Mottet de La Motte, Baron Fieffé de l'Abbaye Royale Saint-Corneille à Compiègne[43]. Il est :

  • Aide-commissaire de la Marine en 1773 ;
  • Secrétaire de la Correspondance de l'Aimable Concorde en 1773[44]. Nous le retrouvons orateur de la loge maçonnique La Sage Liberté.
  • Député du Grand Orient de France, en 1777[45] ;
  • Sous-Commissaire à l’Île Bourbon et Benoît de Rambaud est lieutenant à la 3e Légion de volontaires étrangers de la marine[46] ;
  • L'an 1785, le 12 septembre, Benoît Mottet de la Fontaine est commissaire ordinaire des colonies et membre du Conseil Supérieur de Pondichéry[47] ;
  • Commissaire des colonies, chargé du bureau des classes (22 août 1787)[48] ;
  • En 1790 il est Ambassadeur au Royaume d'Ava et à Pégou[49] ;
  • Commandant et président du Conseil provincial de Chandernagor,
  • Administrateur Général des Établissements Français dans le Bengale et Président du conseil Provincial de Chandernagor[50] ;
  • Ordonnateur Établissements Français dans l'Inde de 1791 à 1793[51] ;
  • Préfet colonial (1803)[52],
  • Chief justice of Pondicherry[53] ;
  • Nommé par le gouvernement britannique président du conseil supérieur ;
  • Commissaire-ordonnateur des Établissements français de l'Inde,
  • Commissaire général[54] ;
  • Président du Conseil supérieur à Pondichéry sous la Restauration[55].
  • Governor of Pondicherry, nous dit Burke[56] ;
  • Un article des Annales historiques de la révolution française parle également du baron Benoit Mottet de la Fontaine, gouverneur de Pondichéry[57].

A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry ... par Bernard Burke, et Alumni Cantabrigienses: A Biographical List of All Known Students, le disent général, ce qui est erroné[58].

La plupart des sources britanniques parlent du Baron Benoit Mottet de la Fontaine, the last French Governor of Pondicherry[59]. Assez bizarrement, c’est lui qui est baron fieffé de La Motte et de La Fontaine après son père, alors qu’il a plusieurs frères aînés[60].


¤ Marie-Anne Le Proux de La Rivière mariée à Pierre Étienne Simonneau, conseiller du Roi et lieutenant particulier au bailliage d'Étampes, frère de Jacques Guillaume Simonneau, maire d'Étampes assassiné en 1792. Ils sont les parents d'Étienne François Simmoneau (1781 - 1860), Procureur du roi à Chartres et député d'Eure-et-Loir de 1824 à 1827.


¤ Jeanne Le Proux de La Rivière mariée à Jean-Joseph de Leymonerie (1744 - 1815), chevalier, seigneur du Got et de Végennes, reçu Garde du corps dans la compagnie écossaise le 7 mai 1763, capitaine de cavalerie en 1814, chevalier de Saint-Louis, émigré...[61].


¤ David Le Proux de La Rivière (1759 - 1802), commissaire.


Article détaillé : Commissaire Général Louis Melchior Mottet

Article détaillé : Pierre Éloy Le Proux de La Rivière

Article détaillé : Benoît Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Jean-Joseph de Leymonerie


Ses frères et sœurs Modifier

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Agathe Mottet (1764 - 1853) Modifier

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Agathe de Rambaud, née Mottet, une de ses sœurs.

Pléville Le Pelley (Versailles)

Georges de Pléville, capitaine de vaisseau du roy, amiral et ministre de la 1re République, beau-frère de sa soeur.

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Auguste de Rambaud, son fils, filleul de Georges Pléville Le Pelley.

Agathe Mottet est appelée parfois comtesse de Ribécourt[62][63][64]. Agathe Mottet se marie vingt jours avant la naissance du duc de Normandie (Louis XVII), le 7 mars 1785, avec Benoît de Rambaud, protégé de Pierre André de Suffren, comme son ami le futur vice-amiral Thomas Villaret de Joyeuse. Son mari meurt des fièvres et d'une récente grave blessure, à Saint-Louis du Sénégal, en revenant d’une expédition dans le royaume de Galam, au cœur de l'Afrique Noire, dont il vient d'être nommé Gouverneur, le 5 octobre 1787. Agathe est à Versailles la berceuse des Enfants de France, puis aux Tuileries, elle est attachée à la personne du Dauphin, le futur Louis XVII. Elle est la personne la plus proche de ce prince, comme le rappelle dans ses écrits Alain Decaux, de sa naissance au 10 août 1792. Après l'avoir protégé des années pendant les funestes journées révolutionnaires, elle doit s'enfuir des Tuileries ce 10 août, après la prise des Tuileries, avec le fidèle Jean-Baptiste Cléry. Il raconte, dans son Journal, comment ils ont évité de peu les prisons des Massacreurs de Septembre.

Elle est la belle-soeur de Jean Michel Rambaud (1738-1792), capitaine, chevalier dans l'Ordre de Saint-Louis, homme politique tué par les révolutionnaires haïtiens. Elle est aussi par son mariage belle-soeur de Georges Pléville Le Pelley, corsaire, gouverneur du port de Fort Royal, puis Marseille, amiral et ministre de la 1re République.

Sous la Restauration, Agathe touche une pension, qui s’ajoute à ses revenus qui sont d’environ 10.000 francs, somme assez considérable. Elle est invitée régulièrement aux Tuileries et rencontre les rois, la duchesse d’Angoulême et surtout la duchesse de Berry, princesse qui fréquente aussi sa cousine, mariée au baron Henry II Russell de Swallowfield, Résident-général d'un tiers de l'Inde, ami et voisin de Wellington. Quand en 1834, Naundorff, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris et prétend être Louis XVII, Agathe le rencontre et après une série de questions, en arrive à la conclusion qu’il est son prince. Celui-ci va vivre plus d’un an chez elle, ce qui confirmer ses premières certitudes. Mon ancêtre passe ses dernières années à Avignon, chez sa petite-fille, Ernestine de Rambaud, dont le mari possède un hôtel particulier au pied du palais des Papes.


Article détaillé : Agathe Mottet

Article détaillé : Benoît de Rambaud

Article détaillé : Jean Michel Rambaud (1738-1792)

Article détaillé : Georges Pléville Le Pelley

Article détaillé : Henry II Russell de Swallowfield

Article détaillé : Auguste de Rambaud


Madeleine Mottet (1767 - 1817) Modifier

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Garde du corps - l'uniforme de la 4e compagnie en 1786.

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Le colonel-baron Louis de Labrousse .

Marie Madeleine Mottet se marie avec Pierre Labrousse de Sénésac (1736 - 1813), fils de Jean, juge sénéchal, seigneur de Sénésac[65], et Marguerite de Cantal de Gaujac[66]. Ses frères sont tous gardes du corps de Louis XVI ou officiers dans des régiments d'élite. Pierre de Labrousse de Sénésac, écuyer, est seigneur de Bontems[67]. Les Labrousse de Cahuzac en Salardais sont des Labrousse de Guyenne, comme le prouve leur blason[68]. Après la guerre d'indépendance il est maréchal des logis (capitaine) dans la Compagnie des Gardes du corps du Roi, celle du duc de Luxembourg (4e compagnie, 3e Cie française)[69]. Pierre est aussi, comme ses frères, chevalier de Saint-Louis. Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet lui accorde la main de sa fille, Marie Madeleine en 1787. Pierre de Labrousse est un temps Grand varlet de pied de la reine Marie-Antoinette[70]. Pierre de Labrousse devient sous-lieutenant (colonel) instructeur des gardes du corps du Roi[71]. Magdeleine Mottet, sa femme élève Madeleine Célinie et son frère, Auguste de Rambaud, les enfants de sa soeur Agathe de Rambaud. Outre le futur colonel Louis de Labrousse, le couple a deux autres enfants avant l'émigration du mari. Pierre doit émigrer dès fin 1790. Il fait toutes les campagnes de l’armée des émigrés de 1792 à 1800[72]. Sa femme, qui ne divorce pas, est cloîtrée de force pendant des années à Cahuzac en Sarladais (Périgord) avec son fils, Louis de Labrousse, et la tante de son mari[73]. Pierre de Labrousse après huit campagnes de 1792 à 1800 revient d'émigration. Il a une fille en 1805 et meurt en 1813. Son fils, Louis de Labrousse est sous-lieutenant adjudant-major des gardes du corps de Sa Majesté, avec le grade de lieutenant-colonel, officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis...[74]. Louis de Labrousse se marie avec Agathe Augustine-Amélie de Corbie (1785 - 1871), fille de Charles-Laurent de Corbie, écuyer, Conseiller du Roi, Substitut du Procureur général de la Cour des aydes[75].


Article détaillé : Pierre Labrousse de Sénésac

Article détaillé : Louis de Labrousse


Jean François Mottet (1769 - ap. 1827) Modifier

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Un des hôtels particuliers des Mottet à Pondichéry.

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Jean François Mottet s'installe à Pondichéry chez son oncle Benoît Mottet de La Fontaine[76].

Jean François Mottet est né le 28 juillet 1769 à Versailles. Son parrain est Jean François Blanchet, garde-meubles et concierge du Roy au château Saint-Hubert, son grand-oncle et sa marraine Marie Anne Le Proux de la Rivière, sa tante maternelle. Son père et sa mère demande à ce qu'il soit Écrivain ordinaire à Pondichéry, sous les ordres de son oncle, commissaire-ordonnateur des établissements français des Indes, le 10 novembre 1786 et qu'il obtienne un brevet d'écrivain des colonies. Son père, le commissaire général Louis Melchior Mottet écrit au ministre qu'il a fait :

des écritures et mathématiques étudiées après de bonnes études.

Il est le parrain de sa nièce Madeleine Célinie, fille d'Agathe Mottet, épouse de Rambaud le 29 juillet 1787. Jean-François travaille chez un notaire de 1791 à 1794. Le 15 mai 1805, Jean François a une Commission de Procureur du Roi à Pondichéry[77]. Il devient procureur général à la Cour royale, d'un prince indigène, en 1817, puis 9 avril 1823 commissaire de la Marine de 2e classe[78], officier d'administration à Pondichéry. Il est vice-président du gouvernement local (des Indes du Sud) en 1825. Jean François Mottet s'installe à Pondichéry chez son oncle Benoît Mottet de La Fontaine et ses cousins germains et cousines mariées avec des généraux britanniques administrateur de l'immense sous-continent indien[79].Son grade dans l'Ordre de Saint-Louis est chevalier le 3 novembre 1827 et il est commissaire de la marine, en 1827. Il est décédé après 1827, peut-être à Hyderabad.

Marie Françoise Mottet (1770 - 1837) Modifier

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Marie Françoise Mottet est née le 3 novembre 1770. Elle demeure à Versailles, rue Publicola avant son mariage. Marie épouse Jacques Joseph Petit-Jean, fils de Jacques Martin Petit-Jean et Françoise Elizabeth Fournier, le 30 mai 1795 (11 Prairial An III) à Versailles. Jacques est né le 4 octobre 1771 à Paris. Il demeure place de l'Abondance, à Versailles. Il a pour témoins à son mariage Pierre Louis Le Roy, notaire public, rue de l'Orangerie, Pierre Nicolas Drujon, citoyen français, même rue, Etienne Minard, notaire public, rue de la république et François Benoist, défenseur officieux, place de la loi. Nous avons un anoblissement de Didier Petit-Jean, dit Labbé, en 1570. Ils ont comme enfants un conseiller référendaire et un premier président.

Louise Rosalie Mottet (1775 - avant 1841) Modifier

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Blason picot

Blason Picot.

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Buste de Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse (1744 - 1818), son beau-frère.

Louise Rosalie Mottet, née en 1775, épouse Jean Baptiste Picot de Buissaison (1752 - 1841). Son père, Jacques Picot de Buissaison de Lapeyrouse (1709 - 1781) est noble[80], seigneur de Buissaison, de Lapeyrouse, et de Belloc. Il est capitoul de Toulouse et avocat aux requêtes près le Parlement de Toulouse de 1769 à 1777[81]. Jean Baptiste Picot de Buissaison (1752 - 1841) est le frère d'Étienne Guillaume Picot de Bazus, un général français et de Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse, naturaliste français et maire de Toulouse. Issu d'une famille de négociants qui descend, de Hugues Picot, un capitoul de Toulouse en 1381. Le commandant Jean Baptiste Barthélemy Picot de Buissaison (cela s'écrit aussi Buissaizon) est capitaine d'infanterie. Il est chef de bataillon des Gardes suisses du château de Versailles. Picot figure dans un recensement de citoyens actifs en 1792 à Versailles (section 9, folio 13). Sous la Restauration, il fait confirmer la transmission de son titre de baron de Basus et majorat de son frère aîné le général baron Picot de Bazus, par lettres patentes le 14 février 1818 de Louis XVIII, selon le Nobiliaire toulousain, inventaire général des titres probants de noblesse et de dignités, Alphonse Brémond. Chevalier de Saint-Louis, Jean Baptiste accepte d'être le parrain d'Ernest de Rambaud, son petit neveu, en 1819. Il demeure à l'époque au château de Versailles et son neveu Auguste de Rambaud est le secrétaire intime du prince de Poix qui administre le château de Versailles. Il est témoin à la naissance de son petit-neveu Labrousse le 21 août 1825 et de son petit-fils Etienne de Bobet en 1833 (demeurant boulevard du Roi n° 1) et sa petite-fille Picot en 1834. Il est adjudant des Palais de Trianon, en 1826, à la naissance de son petit-fils le général Henri de Bobet, commandeur de la Légion d'honneur (5 juillet 1888), Polytechnicien (1846).

Le jeudi 26 août 1841 à 6 h. du matin, Jean Baptiste Picot de Buissaizon, capitaine en retraite, chevalier de Saint Louis, 89 ans, né à Toulouse, fils du défunt Jacques et de Thérèse Bervoulat, son épouse, est décédé hier à 11 h. du soir en son domicile, 17 boulevard du roi, veuf d'Agathe Jeanne Mottet. Les témoins du décès sont : Etienne Guillaume Ferdinand Picot de Buissaizon, 31 ans, sous-lieutenant de cavalerie en congé illimité, demeurant susdites demeure, fils du défunt et Aimé Charles Bobet, 43 ans, propriétaire, domicilié à Fontenay le Fleury, gendre du défunt.
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Résidence du gouverneur anglais à Hyderabad, un des gendres de Benoît Mottet de La Fontaine, Henry II Russell de Swallowfield.

Sa jeunesse Modifier

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Mottet claude louis baptême

Acte de baptême.

Son parrain est le baron Nicolas Mottet de La Motte, son aïeul paternel. Le parrain est représenté par Pierre Éloy Le Proux de La Rivière, Premier commis des fonds des colonies, son autre aïeul. Sa mareine est sa grand-mère Marie Agathe Mora.

Le frère d'Agathe Mottet, épouse de Rambaud, Claude Louis Mottet, est d'abord élève de port. Il apprend à diriger les grands mouvements des ports[82].

Il navigue tant en France qu'en Espagne pendant 10 ans. Sa vie d'aventures commence le 23 mai 1784. Il a 12 ans.

Claude est volontaire sur des navires de commerce, puis dans la marine royale, dès le 28 juin 1785. On le retrouve sur la gabarre du Roi, le Sartine, envoyé à La Havane en mission sur la Cléopâtre, jusqu'en avril 1786. Il navigue tant en France qu'en Espagne pendant 10 ans. Sa vie d'aventures commence le 23 mai 1784. puis dans la marine royale, dès le 28 juin 1785. On le retrouve sur la gabarre du Roi, le Sartine, envoyé à La Havane en mission sur la Cléopâtre, jusqu'en avril 1786 lieutenant de vaisseau,

La Cléopâtre est une frégate de classe Vénus de 32 canons de la Marine française. Dessinée et conçue par l'architecte naval Jacques-Noël Sané, sa coque est dotée de plaques de cuivre. Elle est lancée en 1781 et participe aux opérations en Inde en escortant des renforts envoyés à l'escadre de Suffren lors de la dernière année de la Guerre d'Amérique.


Article détaillé : Pierre Éloy Le Proux de La Rivière


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Mottet est envoyé à La Havane en mission sur la Cléopâtre, jusqu'en avril 1786.

COMMANDANT DE LA GENDARMERIE DE LA MARTINIQUE Modifier

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Un proche de Villaret de Joyeuse Modifier

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Louis-Thomas Villaret de Joyeuse âgé.

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Le capitaine-général Thomas Villaret de Joyeuse, fait des recommandations en faveur notamment de Mottet.

Le 3 avril 1802, l'île de la Martinique est rendue à la France, par le traité d'Amiens. Le même jour, Thomas Villaret de Joyeuse est nommé capitaine-général des îles de la Martinique et de Sainte-Lucie, qu'il va gouverner pendant sept ans[83]. Vers la fin de septembre, l'escadre, qui vient de prendre possession de l'île, mouille dans la baie de Fort-Royal, ayant à bord le nouveau gouverneur, l'amiral Villaret-Joyeuse[84].

Le capitaine-général Thomas Villaret de Joyeuse retrouve à ses côtés, à La Martinique, en 1802, un des oncles d'Agathe Mottet, lui-aussi témoin au mariage de son ami Benoît de Rambaud, le commissaire David Le Proux de la Rivière, certainement envoyé par Napoléon, pour le surveiller[85]. Heureusement pour lui David Le Proux de la Rivière décède de la fièvre jaune le 24 octobre 1802 à Fort de France

Par contre le frère d'Agathe Mottet, Claude Mottet, ancien lieutenant de vaisseau, chef d'escadron de la gendarmerie, émigré[86] a l'estime du capitaine-général des îles de la Martinique et de Sainte-Lucie. Comme il est dit en 1824 que Mottet a servi dans la Marine et l'armée 44 ans, 7 mois et 6 jours[87] il est donc officier pendant cette période d'émigration soit dans la marine, soit dans la cavalerie, car il est des deux.

Villaret de Joyeuse affirme que tous nos meilleurs officiers de Marine sont morts à Quiberon[88]. Claude Mottet, ancien lieutenant de vaisseau et émigré, est donc pour Thomas Villaret de Joyeuse un survivant de la Marine de Louis XVI qu'il regrette.

Dans les archives du CAOM, on trouve des recommandations en faveur de Mottet, dans des lettres de Thomas Villaret de Joyeuse (FR ANOM COL C8A 112 F° 1°). Il va lui attribuer en 1806 la tranquillité de l'île de La Martinique depuis 1802[89]. Face à une population noire agitée du fait de la Révolution haïtienne, les Français gardent le contrôle de l'île jusqu'en 1809 et l'invasion anglaise[90].

Le 25 mars 1802, le traité d’Amiens permet aux Français de reprendre la Martinique. Mais l’esclavage est alors rétabli par le roi Napoléon[91]. Claude Mottet achète, en 1802, un esclave martiniquais, Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854), qui a 12 ans, comme nous le dit Jean-Marc Party.

Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870), haut fonctionnaire, aide de camp de Thomas Villaret de Joyeuse, écrivain, le dit proche de l'état-major, beau cavalier, et sans autre ressource que son bonheur au jeu et la place effrayante qu'il venait d'accepter à mon refus[92]. Il parle du poste de Président du Tribunal spécial.

Claude Mottet est chef d'escadron, commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique, mais il est aussi Grand prévôt (président) du tribunal spécial[93].

Grand prévôt du tribunal spécial Modifier

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Fort de France en 1807. Les forces de l'ordre et la justice sont principalement dans cette ville.

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Jugement rendu par le tribunal spécial contre seize esclaves empoisonneurs du quartier de la Basse-Pointe ; éloge de M. Maillard-Chantelou, capitaine au 26e régiment, président de ce tribunal en l'absence de M. Mottet.

Une étrange épidémie d'empoisonnements se répand dans les Antilles françaises fin XVIIIe et au début de XIXe siècle. Les colons prêtent aux nègres (sorciers et guérisseurs) une extraordinaire force de nuisance et d'effrayants pouvoirs. La Martinique passe à l'époque pour un pays où l'on empoisonne par plaisir. La peur de l'empoisonnement est symptomatique de la littérature créole blanche du XIXe siècle[94].

L'incapacité de la justice ordinaire à mettre fin au fléau entraîne la création de juridictions spéciales.

D'après la loi consulaire du 6 prairial an X (26 mai), La Martinique est régie par trois magistrats, savoir : un capitaine-général, un préfet colonial et un grand-juge. Par la loi du 10 prairial an X (30 mai), le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux règlements qui sont faits par le gouvernement[95].

Claude Mottet est nommé par d'autres officiers Président du Tribunal spécial, qui est créé le 17 octobre 1803, plus précisément grand prévôt[96].

Récit d'une affaire criminel par Mottet Modifier

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Ancienne carte de La Martinique.

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Plantation aux Antilles au XVIIIe siècle. Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1772.

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Gravure montrant un planteur et peut-être sa maîtresse et leur fils.

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La Palhun-père défriche un mauvais domaine au milieu des marécages.

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Sous-bois dans la mangrove de Rivière-Salée. A l'époque des serpents mortels infestent ces zones que Palhun père défriche avec ses esclaves.

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Paysage de Rivière-Salée de nos jours.

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La vie dans les plantations.

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La révolte des esclaves massacrant des blancs à Saint-Domingue a des répercussions à La Martinique.

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Massacres d'officiers blancs à Saint-Domingue par des noirs.

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A La Martinique les blancs et les noirs ou métis ont affaire à des sorciers, empoisonneurs.

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Fort Saint-Louis à Fort de France.

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Mottet préfère ne plus toucher son salaire de Président du tribunal spécial, car les jugements sont un peu expéditifs, comme ceux qui condamnant les nobles en 1793. Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854), ancien esclave de Mottet (de 12 à 26 ans), aime son maître qui lui a sauvé la vie et s'est fait un devoir de se charger de lui, malgré sa demie-solde. Il va devenir le premier député noir de la Martinique en 1848.

Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870) nous raconte dans Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat que le Grand prévôt fait peur mais que ... :

... Mottet étant un homme d'esprit, et qui racontait fort bien, il ne se fit pas beaucoup prier... il nous fit un récit dont voici les circonstances principales. Il y avait autrefois dans ce pays, nous dit-il, des gentilshommes qui, pour acquérir des habitations, n'avaient nul besoin, comme aujourd'hui, d'en hériter ou de les tenir d'un riche mariage. Ils les faisaient eux-mêmes de leurs propres mains, à la sueur de leur front et au péril de leurs jours, car un défrichement est toujours une rude besogne et souvent une périlleuse entreprise. Parmi ces entreprenants colons était un nommé La Palhun. Il était monté jadis à Versailles dans les voitures du roi, et il s'était ruiné à Paris avec les demoiselles de l'Opéra; mais, désabusé des ambitions et des plaisirs trompeurs, il s'était retiré sur un mauvais domaine, qu'il possédait, ici, au milieu des marécages. Il lui restait quelques diamants de famille; il les changea contre des nègres, et il se mit, en leur compagnie, à faire des digues et des canaux, des chaussées et des pouceaux, des abatis et des remblais. Bref il exécuta un défrichement qui, joint à des usurpations de terrains vagues, décupla l'étendue de sa propriété. Alors il planta des cannes à sucre, qui, dans ce sol nouveau, devinrent d'une beauté extraordinaire. Au bout de vingt ans ses cultures lui donnaient 100.000 livres de rente[97].

100.000 livres de rente cela correspond à un capital de 2.000.000 de francs. Les recettes de la France et ses colonies en 1785 c'est 608.000.000[98].

Il se souvint alors qu'il avait un fils, et qu'il l'avait envoyé à Paris pour faire son éducation. Les tempêtes de la révolution ayant séparé les colonies de la France, et la Martinique étant tombée au pouvoir de l'Angleterre, sa pension ne fut plus payée, et il se trouva un matin sans asile et sans pain. Incapable de rien faire pour gagner sa vie, il fut réduit à la condition infime de marqueur de billard. Dans sa détresse une grisette qu'il avait connue quand il était un étudiant opulent, le secourut, l'hébergea et lui donna un abri dans son grenier. Enfin, les remises d'argent faites par son père le firent sortir de cet état d'abjection, et il put figurer parmi la jeunesse dorée du Directoire. Il retarda tant qu'il put son retour à la Martinique, où son père le rappelait; il lui fallut bien pourtant obéir et renoncer à l'heureuse existence de Paris...[99].
Son père était devenu méconnaissable; cependant il conservait toute son activité à poursuivre les travaux de ses cultures, qu'il étendait de plus en plus... Parmi les esclaves de l'habitation, se trouvait une jeune négresse mandingue, qui n'avait pas même la beauté de sa race mais qui possédait un esprit de ruse et d'ambition plein d'audace. Elle réussit à s'introduire dans la couche de son maître, et elle en obtint l'honneur insigne de devenir mère. Ce premier succès la fit sortir de la glèbe ou, comme on dit, du jardin, et lui donna place dans la grande case. Par un jeu bizarre de la nature, l'enfant qu'elle eut, fut une charmante petite mulâtresse, dont la gentillesse adoucit la rude humeur du patron[100].
... Toutefois, la tendresse paternelle était trop peu pour le gagner; elle jugea, en femme adroite, qu'il fallait l'enlacer dans ses intérêts. Elle se fit son espionne, et surveilla les ateliers, lui dénonçant en secret les turbulents, les paresseux, les coureurs de nuit, et ceux qui commettaient des larcins... Zabette révéla leur dessein à son maître, qui, pour faire respecter son ministre de la police, mit à sa disposition le commandeur, avec son pouvoir discrétionnaire d'infliger à tout récalcitrant, sans distinction de sexe, un sanglant quatre-piquet de vingt neuf coups de fouet... Dans une habitation assez éloignée, vivait un vieux nègre mandingue que tous les esclaves provenant de son pays reconnaissaient pour un prince et pour un sorcier. Il ne devait cette dernière qualité qu'à l'exercice de la magie blanche, c'est-à-dire qu'il prédisait l'avenir, guérissait plusieurs maladies, et dotait les enfants d'une meilleure fortune que leur père. Par un moyen ou par un autre, Zabette le détermina à la reconnaître pour sa nièce, ce qui, du même coup, la fit descendre d'une famille royale et l'affilia aux sciences occultes. Ce fut un trait de génie; tout le monde se prosterna...[101].
Sur ces entrefaites arriva le jeune La Palhun; sa santé d'Europe et ses belles manières parisiennes séduisirent Zabette. Peut-être plutôt calcula-t-elle sur l'étourderie de son caractère et son inaptitude à conduire son habitation... On vit le vieux maître de Zabette décliner rapidement et trépasser en laissant à son fils son riche héritage et sa laide et décrépite maîtresse...[102].
Le séjour de sa belle habitation lui étant désormais insupportable, La Malhun s'absenta perpétuellement pour aller à la chasse ou en partie de plaisir chez des amis. Etant revenu un jour plein d'exaltation, il déclara qu'il allait se marier, et que la jeune personne qui l'avait sauvé de la misère à Paris, ne tarderait pas à arriver pour devenir aussitôt sa femme... Zabette... se mit à genoux devant sa maîtresse, lui baisa la main, s'extasia de sa beauté et sollicita sa faveur... Trois mulets, les plus beaux de l'habitation et les plus robustes pour le transport des cannes à sucre, étaient étendus dans la cour avec le nègre qui en était le conducteur... La Palhun écrivit sur-le champ au Capitaine général pour demander une descente de justice. Sa lettre n'arriva pas...[103].
Le docteur Boutarel, qui est entendu dans ces matières, a été envoyé du Fort-de-France pour procéder à l'examen des pièces de conviction... Il m'apprend que les deux fiancés sont alités, et qu'on craint qu'ils n'aient été aussi empoisonnés, quoiqu'ils fussent sur leurs gardes. Le commandant Mottet se reprocha, en terminant ce récit, de l'avoir prolongé si longtemps. Nous l'en remerciâmes cordialement, et il partit au galop pour aller éclairer cette ténébreuse affaire...[104].

Par la suite devant 400 esclaves massés dans la cour de la plantation :

... Des gendarmes, le sabre à la main, faisaient faction devant le pavillon où le grand Prévôt interrogeait Zabette; mais personne ne songeait à interrompre le cours de la justice, quoiqu'il y eût dans cette affaire un conflit de races, de castes et de diversités sociales. Au moment où je venais de descendre de cheval, la persienne d'une salle qui formait le rez-de-chaussée de la maison, s'ouvrit tout à coup avec fracas, et un énorme chien s'élança par la fenêtre; en deux bonds, il fut à mes pieds, me prodiguant ses caresses, et montrant une joie extrême de m'avoir trouvé. A sa grande taille, sa beauté, son intelligence, je reconnus Tom, ce brave et excellent chien que j'avais accueilli et festoyé à la batterie Sainte-Catherine. Mais, s'écria Richaud, il vous demande de le suivre ! Voyez donc ce qu'il veut; je me laissai guider par lui vers la fenêtre par laquelle il était sorti, et j'entrai dans une salle dont l'obscurité ne me laissa d'abord distinguer que des femmes de couleur prosternées et vêtues de blanc, comme elles le sont pour les enterrements. Enfin, au fond de cet appartement je distinguai un lit où gisait une femme mourante. C'était la malheureuse Christine dont la jeunesse et la force luttaient contre une douloureuse agonie. En m'apercevant elle sembla se ranimer par un effort suprême. « Ah! me dit-elle, que je vous ai attendu et demandé au ciel! Sauvez-moi encore, emmenez-moi d'ici! ils m'ont empoisonnée! je vais mourir! »... Une crise d'atroces douleurs survint, et lui fit pousser des cris affreux. Un prêtre entrait quand mes compagnons de voyage vinrent m'arracher à cette scène déchirante...[105].
Lors de son retour, le commandant Mottet nous raconta les circonstances de cette triste histoire, que nous n'avions pu apprendre. Dans ses courses pour se tenir loin de Zabette et libre de ses actions, La Palhun avait rencontré Christine, et il en était devenu éperdument épris. Il lui offrit de l'épouser et de lui assurer la propriété de tous ses biens s'il venait à mourir avant elle. Des actes furent dressés à cet effet, et surmontèrent la résistance de la jeune personne, qui se laissa conduire à la Rivière-Salée. Zabette avait découvert, par l'espionnage des domestiques, que son maître avait fait une hâblerie en prétendant qu'il acquittait une dette de gratitude contractée à Paris, et pendant longtemps elle se flatta de l'espoir d'être bientôt délivrée d'un amour passager...[106].
L'excellent chien, le brave Tom, fut amené au Fort-de-France par le commandant Mottet; mais aucun bon traitement ne put adoucir l'humeur sauvage qui le rendait méconnaissable. Une nuit, il rompit sa chaîne et disparut. Trois jours après, on le retrouva mort, à dix lieues de là, sur la sépulture de sa malheureuse maîtresse[107].

L'art de l'empoisonnement est arrivé à la Martinique surtout à une habileté incroyable et ce sont les ... Ainsi lors de son arrivée à la Martinique en 1802, Moreau de Jonnès parle d'un drame advenu sur l'habitation la Palhun à Rivière Salée. L'esclave Zabette, maîtresse du maître, est accusée d'avoir empoisonné la fiancée de ce dernier avec de l'arsenic[108].

L'esclave criminelle de Madame de la Pagerie Modifier

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L'habitation La Pagerie en 1800 (Archives départementales de la Martinique).

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Condamnation de la domestique de la mère de la femme de Napoléon pour avoir essayer de la tuer par Mottet et le tribunal spécial de l'île.

Le capitaine-général Thomas Villaret de Joyeuse a des soupçons fondés sur des propos affreux que se permet la servante contre sa respectable maîtresse, Rose Claire des Vergers de Sannois, mère de l'épouse de Napoléon. Il obtient de Madame de la Pagerie la permission de faire arrêter et interroger cette esclave par Claude Mottet, le président du tribunal spécial. Dès le premier interrogatoire, le commandant de la gendarmerie de l'île obtient l’aveu du crime. Cette malheureuse subit le châtiment dû à son forfait le 10 de ce mois[109].

Le 7 au matin, cette dernière est amenée devant de tribunal spécial de l’île. Le chef d’escadron Mottet, commandant de la gendarmerie coloniale, procède à l’interrogatoire. L’esclave nie toute implication, affirmant que le verre a été pilé pour nettoyer la lame d’un couteau et que le vent l’a ensuite semé sur l’assiette. La défense est grossière et ne trompe pas le tribunal. Face aux questions qui fusent, Emilie avoue son crime. La vengeance l’a guidée, elle veut punir sa maîtresse de la haine que celle-ci lui voue. Aux genoux de Mottet, elle implore le pardon.

DOCUMENT N° 2 : Interrogatoire Extrait des minutes du greffe du Tribunal spécial de l'Isle Martinique : Interrogatoire d'Émilie Interrogatoire fait par nous Claude Auguste Louis Mottet chef d'escadron commandant la gendarmerie coloniale de la Martinique, président du tribunal[110].

Mottet n'est pas à l'aise dans ses fonctions Modifier

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Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870) le qualifie d'homme d'esprit. Il n'est pas à l'aise dans ses fonctions[111]

Le 1er décembre 1807 (FR ANOM COL C8A 115, F° 47) lors du jugement rendu par le tribunal spécial contre seize esclaves empoisonneurs du quartier de la Basse-Pointe, Mottet président de ce tribunal est absent. Mottet est remplacé comme Commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique et comme Président du Tribunal spécial[112].

Claude Mottet quitte la Martinique, fin 1806, avec son jeune esclave martiniquais Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854), qu'il a acheté, en 1802, âgé de 12 ans, comme nous le dit Jean-Marc Party, contrairement à d'autres sources qui confonde la date de son achat et la date de son affranchissement[113].. Le chef d'escadron de gendarmerie l'emmène aux Etats-Unis, puis en France et de là il part combattre en Espagne, emmenant certainement son domestique. Mottet choisit donc de ne pas le revendre en Martinique et de l'affranchir arrivé en métropole. Pourtant un arrêté du 2 juillet 1802 de Napoléon Bonaparte interdit le territoire continental aux gens de couleur[114].

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Prise de La Martinique en 1809. A cette date, Mottet combat en Aragon (Espagne).

LE FER ET LE FEU (ARAGON) Modifier

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La force publique d'Espagne (1807 - 1810) Modifier

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Gendarmerie française d'Espagne. De gauche à droite : gendarme à cheval, officier et lancier-gendarme.

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La gendarmerie en Espagne: l'une montre les gendarmes escortant des guérilleros sous les yeux des fantassins légers.

La force publique en Aragon reste réunie pendant les trois premiers trimestres de 1808 et est employée au quartier général de l'armée. Dans le 4e trimestre, on la divise en quatre détachements. A la suite de l'organisation de l'armée d'Espagne elle compte provisoirement six corps et une réserve.

La force publique fournit en plus, pendant le 1er trimestre 1809, les détachements suivants :

¤ 1° 1 officier (lieutenant Bernon) et 13 gendarmes à cheval, au 2e corps ;

¤ 2° 3 officiers et 63 gendarmes à cheval, sous les ordres du chef d'escadron Auger, au 3e corps ;

¤ 3° 1 officier (capitaine Mottet) et 12 gendarmes à cheval, au 4e corps[115].

Cette force publique en Aragon est commandée par la suite par le colonel Mathys, qui a sous ses ordres le chef d'escadron Lenoir, les capitaines Mottet, Jabouille et Charnier, les lieutenants Beaucourt, Gérin, Leblanc et Normand, le sous-lieutenant quartier-maître Déotte[116].

Pour assurer la pacification du territoire, Napoléon décrète donc, le 24 novembre 1809, l’envoi de plus de quatre mille gendarmes, répartis en vingt escadrons placés sous l’inspection du général Louis-Léopold Buquet[117].

Les gendarmes sont déployés à partir de mars 1810 dans cinq régions : la province de Santander, les Provinces basques, la Navarre, l’Aragon et la Castille[118].

IIe légion de gendarmerie (1810) Modifier

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Lancier gendarme en Espagne.

Le 1er mai, le général Francisco Espoz y Mina se présente devant Barbastro avec 7 ou 800 fusils, alors que la place n'est occupée que par 100 gendarmes à pied et 13 à cheval du 12e, commandés par le chef d'escadron d'Halmont. Les guérilleros pénètrent dans la ville et un combat acharné qui dura huit heures s'engage dans les rues et les maisons. Chassés de la ville à plusieurs reprises, les Espagnols reviennent chaque fois à la charge. Dans son rapport le chef d'escadron d'Halmont fait le plus grand éloge de la conduite de son détachement

Officiers et soldats ont fait leur devoir et rivalisé de zèle et d'ardeur.

Le 6 juillet 1810, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre :

Monsieur le duc de Feltre, j'ai signé le décret qui forme une légion de gendarmerie dans la Catalogne. Il est nécessaire que vous chargiez le général Buquet, qui est sur les lieux et qui les connaît, de faire un projet d'organisation de légion de gendarmerie pareille à celle de Catalogne, qui serait employée à garder les 3 Biscayes depuis Irun jusqu'à Santander ; d'une seconde légion qui garderait la Navarre et d'une 3e légion qui garderait l'Aragon, du moins de la partie qui est sur la rive gauche de l'Èbre[119].

Par décret du 12 décembre 1811, le général Buquet organise la gendarmerie d'Espagne. Forte de 5.300 hommes, elle est répartie en 6 légions. Claude Mottet fait partie de la 2e légion, qui compte: 6 escadrons mixtes.

Par la suite, l'état-major de cette légion, composé du colonel d'Halmont, des chefs d'escadron Salés et Mottet et d'un lieutenant quartier-maître, s'établit à Saragosse [120].

Chef d'escadron (1813) Modifier

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Mottet chef d'escadron de la IIe légion de gendarmerie (1813).

Lorsqu'à la suite du décret du 12 décembre 1812, la IIe légion est formée des 9e, 10e, 12e, 13e et 14e escadrons, qui occupent l'Aragon, forment. M. d'Halmont nommé colonel en a le commandement.

En 1813, la IIe légion de gendarmerie en 1813 est constituée des Ve, VIIe, IXe, Xe, XIe, XIIe escadrons. M. d'Halmont en a le commandement et Mottet, Chef d'escadron est commandant en second[121].

es légions sont dissoutes le 21 novembre 1813 lorsque l'armée impériale se retire de l'Espagne sous le commandement du Maréchal Soult. 835 gendarmes sont tués à l'ennemi, principalement en Aragon et beaucoup meurent d'épuisement ou de maladie.

Claude Mottet redevient chef d'escadron, commandant la gendarmerie coloniale de l'île de la Martinique en 1814 et 1815[122].

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Les guerres de Bonaparte pour imposer son frère sur le trône d'Espagne provoquent la colère de presque tous les Espagnols, même à Ayerbe.

CHEF D'ESCADRON DE GENDARMERIE EN NON ACTIVITÉ (1824) Modifier

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Sa pension de retraite suite à l'Ordonnance royale du 25 Juin 1823 (extrait).

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Claude Louis Mottet habite à Paris, 10 rue d'Argenteuil.

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Claude est décédé à l’hôpital militaire du Val de Grâce le 21 décembre 1823[123].

Muté à Paris, Mottet affranchit son esclave domestique, Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854). C'est un brave homme nous dit de lui Biographie des 900 représentants à la Constituante et des 750 représentants à la Législative: session de 1849[124].

Claude Louis Mottet est fait chevalier dans l'Ordre de Saint-Louis, le 10 septembre 1814[125]. Le Roi sur rapport du Ministre de la Marine et des Colonies accorde la médaille à d'anciens officiers de la marine royale, dont Mottet[126].

Une ordonnance du Roi accorde des pensions de retraite à quarante-deux Militaires y dénommés, payables dans la forme déterminée par l'Ordonnance royale du 25 Juin 1823.

Claude Louis Mottet, né le 4 avril 1766 à Versailles est chef d'escadron de gendarmerie en non-activité, selon le Bulletin des lois de la République française de 1824. Il a servi dans la Marine et l'armée 44 ans, 7 mois et 6 jours[127], donc depuis 1779.

Cette pension de retraite est de 1.750 francs. La quotité du traitement éteint est de 2.000 francs. Il habite à Paris, 10 rue d'Argenteuil, entre le Palais Royal et celui des Tuileries, mais il ne touche cette pension à partir du 4 février 1824[128]. Les Comptes rendus par les ministres de 1825 nous disent que Claude Louis Mottet, chef d'escadron de cavalerie est décédé[129]. Effectivement, Claude est décédé à l’hôpital militaire du Val de Grâce plus d'un an auparavant le 21 décembre 1823[130].

Sa succession est en déshérence, car il est décédé dans la misère au Val-de Grâce, comme en témoigne son ancien esclave Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854). Il est encore en demi-solde. La pension du roi arrive trop tard et nous savons par les écrits de Alexandre Moreau de Jonnès (1778 - 1870) qu'il est joueur. Donc personne ne réclame sa succession. Le propriétaire de son appartement veut récupérer son mobilier pour se payer de loyers impayés auprès du bureau du domaine.

Cette fin malheureuse frappe au cœur le pauvre Petit-Frère, Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854) qui aime d'autant plus son maître, qu'il lui a sauvé la vie et s'est fait un devoir de consacrer ses dernières ressources à prolonger son existence. Il le pleure beaucoup et longtemps ; mais, comme tout doit avoir un terme et qu'on ne se nourrit pas de larmes, il se met enfin à chercher fortune[131].

Victor Petit-Frère Mazuline (1789 - 1854) est engagé par Pierre Paul Nicolas Henrion de Pansey, qui en fait son cocher et son homme de confiance. Il l'attache au service sa fille. Cette dernière épouse le général Joseph Marie de Pernety, pair de France. Le jeune Martiniquais homme se marie avec la femme de chambre de la fille de Pensey. Mazuline est nommé député des colonies le 9 août 1848, représentant de la Martinique à l'Assemblée constituante, par 18.504 voix sur 20.698 votants, comme suppléant de Cyrille Bissette. L'élection de ce dernier étant annulée, Mazuline est admis de suite à siéger à sa place. Il est le premier député noir de La Martinique.

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Claude Mottet est décédé à l’hôpital militaire du Val de Grâce le 21 décembre 1823.

NOTES ET RÉFÉRENCES Modifier

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  1. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  2. Comptes rendus par les ministres, Volume 19, 1825.
  3. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  4. 21/11/1823 MOTTET Claude Louis, Chef d'escadron de gendarmerie
  5. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  6. Analyses de lettres de Villaret-Joyeuse apportées par la Thétis et le Sylphe. 1806
  7. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  8. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  9. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  10. Analyses de lettres de Villaret-Joyeuse apportées par la Thétis et le Sylphe. 1806
  11. Louis-Thomas Villaret de Joyeuse: Admiral and Colonial Administrator (1747-1812). Kenneth Gregory Johnson. Florida State University Libraries (2006)
  12. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  13. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  14. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  15. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  16. Suffrage universel et colonisation: 1848-1852, Oruno D. Lara, L'Harmattan, 2007. ISBN 2296183913, 9782296183919.
  17. |http://www.esclavage-martinique.com/ Histoire de l’esclavage en Martinique]
  18. La gendarmerie française en Espagne et en Portugal (campagnes de 1807 à 1814).... Martin, Emmanuel (1852-1927). Léautey (Paris) : 1898.
  19. Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 23904
  20. Almanach impérial, Veuve d'Houry, 1813.
  21. Almanach royal, pour les annees M. DCCC. XIV et M. DCCC. XV: presente a sa Majeste. Testu, 1814.
  22. Chevaliers, Commandeurs et Grand Croix nommés de 1814 à 1830
  23. Grande chancellerie de la Légion d'honneur (1784-1954)
  24. Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles, Louis Mathieu Anibert, François Seguin, A. Raspal, François Seguin, 1781, p.255.
  25. Histoire littéraire de la France: ouvrage commencé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint Maur, et continué par des membres de l'Institut. Volume 32, Académie des inscriptions & belles-lettres (France), Imprimerie Nationale 1898. p.69.
  26. Armorial de la France. Magny, Ludovic de (1826-1914). x "Archives de la noblesse" (Paris) 1874-1875.
  27. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  28. L'Hôtel du Mess, anciennement aux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  29. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  30. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  31. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  32. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  33. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  34. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  35. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
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  38. Armorial général, ou Registres de la noblesse de France, Louis Pierre d'Hozier, de 1868
  39. Mémoires de l'Académie de Vaucluse, de 1828
  40. A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage of the British Empire, d'Henry Colburn, 1868
  41. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Bradley & Son, 1937, p.132.
  42. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents Historiques, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8 - PLON, 2011, 30.
  43. Armorial général de la France, Louis-Pierre D'Hozier, Collombat, 1868, p.543.
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  46. L'Île de France contemporaine, Hervé de Rauville, lettre-préface de Jules Lemaître, Nouvelle librairie nationale (Paris), 1909.
  47. Arrêts du Conseil supérieur de Pondichéry. Tome 4, Diagou Gnanou (1877-1959), 1935-1941.
  48. Arrêts du Conseil supérieur de Pondichéry. Tome 4, Diagou, Gnanou (1877-1959), 1935-1941.
  49. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Chandernagor et les loges du Bengale, 1730-1815, Bibliothèque publique (Pondichéry), E. Leroux (Paris) 1922-1936.
  50. Arrêts du Conseil supérieur de Pondichéry. Tome 4, Diagou, Gnanou (1877-1959), 1935-1941.
  51. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998, p.65.
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  53. List of Local Officers of the Nizam's Army, 1807-1853, Humphrey Bullock, Édition 2, Frontier Exchange Press, 1938.
  54. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998, p.65.
  55. au roi proposant de confirmer la confirmation du titre de président honoraire accordé par le gouverneur des Etablissements français de l'Inde à Benoît Mottet de La Fontaine, commissaire des Colonies, ordonnateur à Pondichéry, nommé par le gouvernement britannique président du conseil supérieur, de l'admettre à la retraite et de le nommer chevalier de Saint-Louis (11 octobre 1820) Cote de référence FR ANOM 1COL5, Référence Internet ark:/61561/ni258g434i.
  56. Burke Bernard, A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry..., p.26.
  57. Annales historiques de la révolution française, organe de la Société des études robespierristes ... Société des études robespierristes - 1930, Page 279.
  58. Alumni Cantabrigienses: A Biographical List of All Known Students, Graduates and Holders of Office at the University of Cambridge, from the Earliest Times to 1900, Volume 2, John Venn, Cambridge University Press, 2011, p.426.
  59. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Bradley & Son, 1937, p.132.
  60. Burke's Peerage & Gentry 1837 : a baron fieffe et Burke's Peerage & Gentry 1900: Benoit Mottet de la Fontaine, Baron Fieffe de St Corneille, Seigneur de la Motte et de la Fontaine, in Picardy. Agnès de Place, Dictionnaire généalogique et Armorial de l’Inde française, Bord et Gaudard de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l’Inde Française, Houël de Chaulieu, Héraldique et Généalogie, Henri de la Messelière, Filiations bretonnes.
  61. Bulletin de la Société du Musée départemental d'ethnographie et d'art populaire du Bas-Limousin. Tulle : 1901-01.
  62. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 90, Benj. Duprat, Libraire de l'Institut, 1927 et 1955.
  63. Louis XVII: des documents-- des faits-- des certitudes-- : 1785-27 mars 1986, Xavier de Roche, Editions de Paris, 1986.
  64. La grande encyclopédie d'Henri Monin Inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome vingt-quatrième, Moissonneuse-Nord. 1995. p.851 article sur Karl-Wilhelm Naundorff.
  65. Acte de Mariage : Versailles Saint-Louis, Départementale, 1112632 M, 1787-1787.
  66. Les gardes du corps de Louis XVI, Gilbert Bodinier, Mémoire & Documents janvier 2005.
  67. Acte de Mariage : Versailles Saint-Louis, Départementale, 1112632 M, 1787-1787.
  68. Nouveau traite historique et archéologique de la vraie et parfaite science des armoiries, Éditeur Schneider, 1846.
  69. Les gardes du corps de Louis XVI, Gilbert Bodinier, Mémoire & Documents janvier 2005.
  70. SAINT-PHILBERT-de-BOUAINE
  71. Mémoire pour servir à l'inscription au Contrôle du ministère de la guerre, d'une solde de retraite de 750 francs, accordée par le Roi, le 31 octobre 1815, sur la proposition de M. le Duc de Luxembourg, à Mme veuve de Labrousse Pierre, sous-lieutenant des gardes du corps du Roi.
  72. Mémoire pour servir à l'inscription au Contrôle du ministère de la guerre, d'une solde de retraite de 750 francs, accordée par le Roi, le 31 octobre 1815, sur la proposition de M. le Duc de Luxembourg, à Mme veuve de Labrousse Pierre, sous-lieutenant des gardes du corps du Roi.
  73. Le Lot-et-Garonne dans la Révolution: 1789-1799, Jacques Clémens, Archives départementales de Lot-et-Garonne. Service éducatif des Archives départementales de Lot-et-Garonne, 1989.
  74. SAINT-PHILBERT-de-BOUAINE
  75. De la paume à la presse: étude de topographie et d'histoire parisiennes : recherches sur les immeubles des 57 rue de Seine et 62 rue Mazarine, leurs occupants et leurs familles, Volume 4 de Paris et Île-de-France: Études et documents, Philippe Béchu, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Île-de-France, 1998.
  76. Armorial de la France 1875, Louis de Magny
  77. Les dernières années de l'Inde française, Collection "Vérités pour l'histoire., Michel Gaudart de Soulages, Philippe Randa, Éditeur Dualpha, 2005. ISBN 2915461147, 9782915461145.
  78. Ordonnance du roi réorganisant l'administration dans les Etablissements français de l'Inde et nommant à divers postes (9 avril 1823)
  79. Armorial de la France 1875, Louis de Magny
  80. Anoblissement de Jacques Picot de Buissaison en vertu de l'ordonnance du Sénéchal de Toulouse du 17 octobre 1781, Alfred Jeanroy, Paul Dognon, Antoine Thomas, Annales du Midi, Université de Toulouse, Édouard Privat, 1889, p. 145.
  81. Alphonse Brémond, Nobiliaire toulousain-inventaire général des titres probants de noblesse et de dignité, p. 260.
  82. Dictionnaire de la marine françoise avec figures. Charles Romme, Barrois, Louis François, Chauvet, P.L., Biblioteca Provinciale, Ufficio topografico, P.L. Chauvet, 1792.
  83. Biographie nouvelle des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes..., Arnault, Jay, Jouy, Norvins, Dufour, Ledentu, 1827.
  84. L'Art De Vérifier Les Dates Des Faits Historiques, Des Chartes, Des Chroniques, Et Autres Anciens Monuments Depuis La Naissance De Notre Seigneur. P. Moreau, Valade, Treuttel, pp.399 et 400.
  85. Guy de Rambaud, Pour l'amour du Dauphin, pp. 29 et 30.
  86. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  87. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  88. Pour Dieu et le roi, ou, L'inutile sacrifice: Quiberon, juin-juillet 1795, Henri Lambert, Marque-Maillard 1987.
  89. Analyses de lettres de Villaret-Joyeuse apportées par la Thétis et le Sylphe. 1806
  90. Louis-Thomas Villaret de Joyeuse: Admiral and Colonial Administrator (1747-1812). Kenneth Gregory Johnson. Florida State University Libraries (2006)
  91. Histoire de l’esclavage en Martinique
  92. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  93. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  94. Dangerous Creole Liaisons: Sexuality and Nationalism in French Caribbean Discourses from 1806 to 1897, Liverpool University Press Series, Jacqueline Couti, Oxford University Press, 2016. ISBN 1781383014, 9781781383018.
  95. Code de la Martinique, tom. IV, n- 921, 922.
  96. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  97. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  98. Volume 1 de France pittoresque: ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France... Abel Hugo. Éditeur Delloye, 1835.
  99. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  100. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  101. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  102. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  103. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  104. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  105. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  106. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  107. Aventures de guerre du temps de la Révolution et du Consulat Moreau de Jonnès, Alexandre (1778-1870) : Pagnerre (Paris) : 1858.
  108. Santé et Société Esclavagiste à la Martinique: (1802-1848), Geneviève Leti, L'Harmattan, 1998. ISBN 2738463673, 9782738463678.
  109. Rompre avec un silence : Joséphine et l’esclavage
  110. L'impératrice Joséphine (1763-1814), Grandes biographies Flammarion, Françoise Wagener, Flammarion, 1999. ISBN 2080676482, 9782080676481.
  111. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  112. L'effroi et la terreur: Esclavage, poison et sorcellerie aux Antilles Les empêcheurs de penser en rond, Caroline OUDIN-BASTIDE, La Découverte, 2013. ISBN 2359250728, 9782359250725.
  113. Suffrage universel et colonisation: 1848-1852, Oruno D. Lara, L'Harmattan, 2007. ISBN 2296183913, 9782296183919.
  114. Histoire de l’esclavage en Martinique
  115. La gendarmerie française en Espagne et en Portugal (campagnes de 1807 à 1814).... Martin, Emmanuel (1852-1927). Léautey (Paris) : 1898.
  116. La gendarmerie française en Espagne et en Portugal (campagnes de 1807 à 1814).... Martin, Emmanuel (1852-1927). Léautey (Paris) : 1898.
  117. Lepetit, Gildas. Soumettre les arrières de l'armée. L'action de la Gendarmerie impériale dans la pacification des provinces septentrionales de l'Espagne (1809-1814), Stratégique, vol. 93-94-95-96, no. 1, 2009, pp. 259-277.
  118. Lepetit, Gildas. Soumettre les arrières de l'armée. L'action de la Gendarmerie impériale dans la pacification des provinces septentrionales de l'Espagne (1809-1814), Stratégique, vol. 93-94-95-96, no. 1, 2009, pp. 259-277.
  119. Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 23904
  120. La Gendarmerie française en Espagne et en Portugal (campagnes de 1807 à 1814), d'après les archives du ministère de la guerre, les archives nationales et autres documents manuscrits ou imprimés, par Emm. Martin (1898).
  121. Almanach impérial, Veuve d'Houry, 1813.
  122. Almanach royal, pour les annees M. DCCC. XIV et M. DCCC. XV: presente a sa Majeste. Testu, 1814.
  123. 21/11/1823 MOTTET Claude Louis, Chef d'escadron de gendarmerie
  124. Biographie des 900 représentants à la Constituante et des 750 représentants à la Législative: session de 1849. Lecou, 1849.
  125. Chevaliers, Commandeurs et Grand Croix nommés de 1814 à 1830
  126. Le moniteur universel, Volume 53, 1814
  127. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  128. Bulletin des lois de la République française, Volume 18, Imprimerie nationale, 1824.
  129. Comptes rendus par les ministres, Volume 19, 1825.
  130. 21/11/1823 MOTTET Claude Louis, Chef d'escadron de gendarmerie
  131. Biographie des 900 représentants à la Constituante et des 750 représentants à la Législative: session de 1849. Lecou, 1849.
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