Wiki Guy de Rambaud
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                           Château de Brosse (Chaillac)

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Ruines du Château de Brosse (Chaillac). Source : Fonds photographique Eugène Hubert. AD 36 26 Fi 35/1.

Château de Brosse (Chaillac)[1].

Guillaume Tête d’Étoupe (910 - 963) saluant le Roi Raoul de France.

Preuves de noblesse d’Ignace Joseph vicomte de Brosse délivrées et signées par Antoine d’Hozier de Sérigny, juge d’armes de la noblesse de France (1788, cahier in-fol. de 20 p.).

Le premier vicomte de Brisse se marie au XIe siècle avec une Brédiers (Plan et reconstitution du château de Brédiers).

Liste des vicomtes de Brosse[2].

Porte d'entrée datant du XIVe siècle.

Le Château de Brosse (Chaillac), castrum quod Bruciadicitur, en 974[3], est une forteresse des Xe, XIe, et XIIe siècles, remaniée au XVe siècle, située aux confins du Bas-Berry, de La Marche, du Limousin et du Poitou (de nos jours dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire). La forteresse de Brosse occupe un éperon rocheux naturel, dont l’altitude s’élève à 201 mètres surplombant un méandre formé par le ruisseau le Bel Rio, un affluent de l’Anglin[4].


La reconstruction de la famille des premiers Vicomtes de Brosse est incertaine. La reconstruction présentée dans le présent article est basée presque exclusivement sur les auteurs Le Laboureur des XVIIe et XVIIIe siècles (Beauchet-Filleau et Père Anselme). Dans certains cas, il est fait référence dans ces anciennes sources secondaires à des donations faites à des dates précises qui fournissent une base factuelle pour certaines informations. De plus, certaines références ont été retrouvées dans des cartulaires publiés, notamment à Saint-Benoît-du-Loire en relation avec des dons à l'église affiliée de Saint-Benoît-du-Sault, située près du château de Brosse. Des références supplémentaires sur les vicomtes de Brosse sont apparemment trouvées dans le Cartulaire des seigneurs de Châteauroux[5]. Les recherches de la Foundation for Medieval Genealogy et celles de Christian Settipani (Sorbonne, Oxford, CNRS) permettent de limiter les erreurs.

Brosse est en son temps l'un des plus illustres fiefs de cette région du nord-ouest du Massif Central. Cette ville puissante, ayant ses monuments et ses annales, et marchant au moins de pair avec ses égales, Châtellerault, Aulnay et Thouars, s'élève sur un monticule escarpé. L'ensemble du pays est abrupt et sévère. Il ne reste qu'un hameau d'une douzaine de maisons portant le nom de Brosse[6]. L

Guillaume Tête d’Étoupe (910 - 963), comte de Poitou, duc d'Aquitaine est cité avec quatre de ses vicomtes, dont Raoul, vicomte de Brosse[s]. Ce Raoul est probablement vicomte de Brosse, car il signe à côté de Manasses, seigneur de Chauvigny et d'Angles, et vraisemblablement de sa famille[7].

Vers 937, Guillaume Tête d’Étoupe obtient quelques accroissements le long des actuelles limites frontières du Berry et du Limousin. Dès 936 le comte poitevin possède le château de Brosse aux confins de ces deux provinces[8]. Le château de Brosse existe donc avant 936 et n'est pas construit par Géraud de Limoges. L'origine de cette construction se perd dans la nuit des temps. Mais au-delà du Xe siècle, on ne trouve aucun renseignement pour éclairer son histoire[9].

Le premier vicomte de Brosse est donc contemporain du premier vicomte de Châtellerault, vers 936/937[10]. Ces vicomtes sont installés sur des points stratégiques[11].

Vers 936, le comte Guillaume Tête d’Étoupe attribue au détenteur de Brosse le titre de vicomte. Il doit surveiller les voies venant de Bourges et de Clermont[12].

Le fief passe par mariage dès le milieu du Xe siècle à la famille des vicomtes de Limoges[13].

Le vicomte Géraud de Limoges est effectivement, en 961, l'époux de Rotilde de Brosse, fille du vicomte de Brosse[14]

Une synthèse de Christian Settipani voit Rotilde fille d'un Gui, de haut lignage et d'une fille du comte Hugues du Maine, dont la mère est la princesse carolingienne Rotilde, fille du Roi Charles le Chauve. Gui est un comte du Berry, mais d'origines non locales. Le fils aîné de Rotilde se prénomme Gui, mais il n'y a pas de Raoul dans sa descendance[15].

Les premiers vicomtes de Brosse, après Raoul et Gui d'origines incertaines (mais Hugonides par les femmes), sont vicomtes de Limoges et Brosse (Géraud, Guy et Adhémar). C'est une période de guerres entre cette famille et les comtes de la Marche[16].

La vicomté de Brosse n’est connue, dans le détail de son extension, que grâce à des documents modernes[17].

1194 : Bernard II de Brosse rend hommage au roi de France.

L'enceinte couronnant le promontoire est de la fin du XIIIe siècle. Quelques pans de murs extérieurs à la grande enceinte dénotent des ouvrages de défense multipliés, postes avancés à la citadelle principale[18].

La famille des vicomtes de Brosse est intéressante, notamment parce qu'une branche junior a hérité du comté de Penthièvre dans les années 1430 par mariage, et à la fin du XVe siècle a fait plusieurs mariages dynastiques importants, y compris avec les comtes de Savoie[19], bien qu'ils sortent du cadre de cet article sur le château de Brosse.

Cette forteresse va appartenir aux seigneurs de Chauvigny et à la famille de Bourbon-Montpensier. Elle est incendiée par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans. 1194/1206 : Richard Cœur de Lion ou Jean sans Terre achève l'enceinte du château.

Celle-ci s'ouvre par une immense porte du XIVe encore assez bien conservée, surmontée des armoiries reconnaissables de la maison de Chauvigny-Brosse : sept fusées posées de fasce, surmontées d'un lambel à six pendants[20].

1328 : Brosse passe dans la famille de Chauvigny. les tours qui les flanquent, remaniées au XIVe siècle.

1369 : les troupes anglaises s'emparent du château. Dans une excavation on trouve des ossements humains provenus sans doute des victimes du siège de 1369[21].

1502 : Brosse passe aux Bourbon-Montpensier.

1768 : le château sert de carrières de pierre


Ce château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, depuis le 11 mars 1935[22].

Le château est laissé à l'abandon à partir du XVIIIe siècle.

Émile Vinchon, poète écrit :

Tes ruines à Brosse ont la fierté de l'aigle
Vainement le débris près de la tombe gît
Brosse ! Brosse ! à ce nom tout un passé surgit
Un passé de bravoure où l'honneur est la règle.

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Vestiges du château de Brosse.

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LES ORIGINES DU CHÂTEAU DE BROSSE[]

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Les origines de la vicomté de Brosse et de la prévôté de Saint-Benoît-du-Sault - IXe - XIe siècles, Roland Aubert.

Les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers voit dans cette enceinte de Brosse l'emplacement d'une petite citadelle gauloise perfectionnée plus tard par les Romains[23]. Vers le Ier siècle, le site semble occupé par les Romains[24]. Brosse bénéficie presque sur tous les côtés de défenses naturelles liées à son implantation en position de surplomb de lieux d'accès difficile. Les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest parlent d'une grosse tour romaine et de seigneurs, devenus plus puissants, se trouvant trop à l'étroit, et abandonnèrent la tour romaine pour construire le château actuel, avec les matériaux romains[25].

Vers la fin du IXe siècle, au commencement du règne d'Eudes, plusieurs grands barons du Limousin ayant reçu personnellement le titre de vicomte, à raison des fonctions qu'ils exercent au nom de l'autorité royale, attachent ce titre et cette dignité personnelle à leurs terres et le transmettent à leurs descendants. Les vicomtes de Comborn, d'Aubusson, de Ségur, de Rochechouart, de Bridiers et de Brosse sont de ce nombre. Ces derniers ont pris leur nom d'un château fort situé dans la Marche Limousine. La première race de ces vicomtes s'éteint vers le milieu du Xe siècle[26].

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Les Comtes du Maine ancêtres de Rotilde de Brosse[]

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Selon Christian Settipani, Rotilde de Brosse est arrière-petite-fille de Rotilde, fille de Charles le Chauve.

Origines des Vicomtes de Brosse, selon Christian Settipani.

Guillaume III Tête d'Etoupe, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers.

Poitiers (Abbaye Saint-Cyprien).

Raoul le Large, un des Princes de Déols. Les Brosse sont des vassaux de ces seigneurs et les unions entre les deux maisons sont nombreuses.

L'abbaye de Chantelle.

Willelmi comitis, Hugoni comitis, item Hugoni, vicecomitis de Savarici, vicecomitis de Kadeloni, vicecomitis d'Adraldi, vicecomitis de Radulfi ... souscrivent la charte datée de 936/37 sous laquelle Senegundis ", femme du puissant vicomte d'Aulnay, Cadelon, fait don alodem suum dans pago Alienense, à Vicaria Basiacinse dans la villa ... Fornax ... à Saint-Cyprien, Poitiers. A. Richard, dans son Histoire des Comtes de Poitou (778-1204) déclare que Guillaume Tête d'Étoupes/Caput-stupæ, Comte de Poitou a créé Raoul comme vicomte de Brosse pour assurer sa frontière du nord contre le roi de la France. Settipani suggère une autre interprétation possible : comme Hugonis comitis, item Hugoni peut raisonnablement être identifié comme Hugues, Comte du Maine, et peut-être son fils ou autre parent proche aussi nommé Hugues, il n'est pas déraisonnable d'identifier Viculomitis Radulfi comme Raoul Vicomte du Maine[27][28].

Sénégonde, femme du puissant vicomte d'Aulnay, Cadelon, fait à Saint-Cyprien d'autres dons riches et nombreux; et, afin de rendre plus inattaquables ses pieuses libéralités, elle les fait confirmer par Guillaume Tête d’Étoupe (910 - 963), comte de Poitou, et par ses quatre vicomtes : Savari, vicomte (de Thouars); Kadelon, vicomte (d'Aunay), son mari ; Adraldus, vicomte (de Châtellerault), et Raoul, vicomte de Brosse. Ce Raoul est probablement vicomte de Brosse[s]. Il signe à côté de Manasses, seigneur de Chauvigny et d'Angles, et vraisemblablement de sa famille[29].

Vers 937, Guillaume Tête d’Étoupe est en guerre avec le duc de France Hugues le Grand qui lui dispute le comté de Poitou. Durant tout le Xe siècle, la province est empiétée, et diminuée par ses puissants voisins les comtes de Nantes et d'Anjou. Par contre les Guillaume obtiennent quelques accroissements le long des futurs limites du Berry et du Limousin. Dès 936 ils ont le château de Brosse aux confins de ces deux provinces[30]. Le château de Brosse existe donc avant 936 et n'est pas construit par Géraud. Les vicomtes de Limoges sont à cette époque seigneurs de Limoges et la région au sud de cette ville. .

Si pour Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle, les vicomtes de Brosse ne sont pas attestés avant la première moitié du XIe siècle[31], d'autres historiens nous disent que le premier vicomte de Brosse est contemporain du premier vicomte de Châtellerault, donc en 936[32]. Ces vicomtes sont installés sur des points stratégiques[33].

Dès le Xe siècle, l'emprise poitevine s'étend le long du cours de l'Anglin. En 936, Guillaume Tête d’Étoupe est déjà possesseur du château de Brosse situé sur les confins des trois pays de Berry, Poitou et Limousin. Il y installe un vicomte pour surveiller cette partie de ses frontières[34]. Vers 936, le comte Guillaume Tête d’Étoupe attribue au détenteur le titre de vicomte. Il institue, en même temps que la vicomté de Châtellerault, celle de Brosse en Berri (commune de Chaillac) pour surveiller les voies venant de Bourges et de Clermont[35].

Raoul de Brosse, vicomte de Brosse investi par le comte de Poitou pour assurer les frontières nord de son comté contre le royaume de France) souscrit avec les comtes Guillaume Tête d’Étoupe et Hugues, comte du Maine, les vicomtes Savari, Adrald, et Raoul, vicomte du Maine une charte en 936/37 de donation de fiefs par Senegundis à Saint-Cyprien de Poitiers[36].

Brosse est donc mentionné de nombreuses fois dès 936/937 comme le siège d'une vicomté relevant du Poitou. Paulette Portejoie, comme Ferdinand Lot, réfute un texte d'Adhémar de Chabannes qui place Brosse en Berry à cette époque[37].

Le vicomte Géraud de Limoges est effectivement, en 961, l'époux de Rotilde de Brosse, fille du vicomte de Brosse vicomte de Brosse en Berry[38]

Roland Aubert, dans Les origines de la vicomté de Brosse et de la prévôté de Saint Benoît du Sault, voit en Raoul un premier vicomte de Brosse issu des Princes de Déols, vicomte d’Argenton[39]. Il y a beaucoup de Raoul dans les seigneurs de Déols, mais aucun document n'étaie ses hypothèses.

Christian Settipani essaie de retrouver les origines de Rotilde, dite de Brosse (ca 930 - après 988)[40], même si la Foundation for Medieval Genealogy ignore qui est le père de Rotilde. La synthèse de Christian Settipani la voit fille d'un Gui, de haut lignage, marié à une fille du comte Hugues du Maine, dont la mère est la princesse carolingienne Rothilde, fille du Roi Charles le Chauve. Gui est un vicomte du Berry, mais d'origines non locales. Le fils aîné de Rotilde se prénomme Gui, mais il n'y a pas de Raoul dans sa descendance[41].

Ce Guillaume Tête d’Étoupe qui est comte de Poitiers, puis duc d'Aquitaine, marie son vicomte Géraud de Limoges, avec la fille de son vicomte de Brosse. La vicomté de Limoges dépend aussi du duché d'Aquitaine.

Gui souscrit en 937, en compagnie d'Hildegaire, père de Géraud, l'acte de fondation de l'abbaye de Chantelle en Bourbonnais. Le prénom Gui, Geoffroy, et Hugues viennent des ancêtres de Rotilde[42].

La vicomté de Brosse passe par mariage dès le milieu du Xe siècle à la famille des vicomtes de Limoges[43].

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Château des vicomtes de Limoges.

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LES VICOMTES DE LIMOGES ET DE BROSSE[]

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Brosse (13, triangle rouge) est une agglomération dès le Xe siècle[44].

La vicomté de Limoges dépend du duché d'Aquitaine. Elle est formée au Xe siècle par les comtes de Poitiers qui démembrent le comté de Limoges. Il s'étend sur le sud de la Haute-Vienne, le nord de la Dordogne, Mareuil, Saint-Jean-de-Côle, Thiviers, Nontron à Auberoche, Hautefort, Condat-sur-Vézère et Payzac (dont Excideul, un de leurs principaux châteaux), et l'ouest de la Corrèze (Masseret, Salon, Pompadour, Ayen, Yssandon et Ségur).

Géraud Ier, Gui et Adhémar Ier de Limoges sont aussi vicomtes de Brosse.

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Géraud Ier de Limoges (960 - 987)[]

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Le Limousin et la Marche du temps des vicomtés.

2. Rotilde (932 - après 986), héritière de la vicomté de Brosse Brosse, est d'origines carolingiennes (hypothèse Settipani). Elle est citée dans une charte de 970/986 d’Hildegaire de Limoges octroyant des privilèges à Uzerche et nommant Géraud et Rothilde et dans une autre charte de 987/88 de donation à Uzerche pour les âmes de ses maris d’Archambaud de Comborn et Géraud. Géraud Ier est Vicomte de Limoges et Brosse (960 - 987), fils d’Hildegaire, Vicomte de Limoges et de Thiberge ou Tetberge d’Aurillac.

En 974, le chroniqueur Aimoin de Fleury mentionne le nom de castrum quod Bruciadicitur. Le site appartient alorsà Giraud (ou Géraud), Vicomte de Limoges[45].

En tant que duc d'Aquitaine Guillaume Fier à Bras (962 - 995) a beaucoup de mal à contrôler ses vassaux qui se battent entre eux. Ainsi le conflit entre le vicomte Géraud de Limoges et le comte Boson de la Marche, dit le vieux, pour la possession du puissant château de Brosse château de Brosse dégénère en guerre.

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Gui Ier de Limoges[]

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Boson de la Marche décède dans son château de Crozant.

3. Gui (962 - 1025), Vicomte de Limoges et troisième vicomte de Brosse, épouse Emma, Vicomtesse de Ségur (965 - après 1025).

Boson vient, en 974, assiéger le château de Brosse; mais Gui ou Guydonnius, fils aîné de Gérard, avec ses troupes limousines unies à celles d'Argenton, attaque Boson, défait son armée et le force de lever le siège. Après cette défaite, le comte de la Marche se retire dans son château de Crozant, où il meurt, dit-on de chagrin[46].

Ce conflit aboutit au meurtre de l'évêque Benoit de Limoges à l'initiative du comte Helie de Périgord, fils de Boson de la Marche. Par la suite Helie et son frère Aldebert sont faits prisonniers par Guy, le fils de Géraud de Limoges. L'affaire s'achève avec la punition du meurtrier de Benoit, Jaubert, qui est le frère d'Helie et d'Aldebert[47].

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Adhémar Ier de Limoges (1025 - 1036)[]

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Saint-Benoît-du-Saut est longtemps disputées par les vicomtes de Brosse et les duc d'Aquitaine.

Adhémar et son père, Gui, battent les armées de cinq comtes et conserve Brosse.

4. Adhémar (Aymar) Ier Le Bègue (ca 985 - 1036) est vicomte de Limoges et quatrième vicomte de Brosse (1025 - 1036). Il épouse en 1020 Dame Sénégonde d’Aulnay (992 - 10??), fille de Cadelon III (965 - 1023), Vicomte d’Aulnay et de Dame Ameline.

Adhémar enrôle à son service une bande redoutable et nombreuse. Il attaque le château de Brosse et en chasse par la violence les hommes d'Hugues de Gargilesse. Aussitôt Guillaume II, dit le Grand, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, et Boson II, comte de la Marche, appelés sans doute par le châtelain dépossédé, s'unissent pour expulser Adhémar de la forteresse où il s'est enfermé. D'après quelques chroniques, trois autres comtes se sont même réunis à Guillaume et à Boson : Arnaud, comte d'Angoulême; Hélie, fils de Boson; Aldebert, son autre fils, comte de Périgord, celui-là même qui se prend pour l'égal d'Hugues Capet et lui écrit. Mais les forces conjurées de tant d'ennemis ne peuvent prévaloir contre Adhémar. Tandis qu'il se défend courageusement dans le château de Brosse, Guy, son père, oubliant ses torts, accourt de Limoges à son secours avec une troupe nombreuse : il attaque les cinq comtes et les contraint à lever le siège[48]. Adhémar, poussant son avantage, en profite pour s'emparer de la ville et du prieuré de Saint-Benoît-du-Saut, au moment où le prévôt Othier est absent, le vendredi de la seconde semaine de Carême. Othier court trouver Hughes de Gargilesse qui avait une injure à venger et une place à reprendre. Othier et Hugues arrivèrent, avec leurs troupes, à Saint-Benoît-du-Saut le mardi de la troisième semaine du Carême. Ils jettent sur la place des matières enflammées qui embrasent les bâtiments et obligent Adhémar à se réfugier dans le clocher. Le jeune ambitieux demande quartier. Hughes promet de lui laisser la vie s'il se rend. Plusieurs seigneurs sont pris avec Adhémar. Hugues de Gargilesse conduit immédiatement Adhémar devant le château de Brosse et menace de lui couper la tête si le défenseur de la place ne lui ouvre pas immédiatement les portes. C'est ainsi que le défenseur de la place remet à Hughes Brosse. Hugues de Gargilesse fait raser la tour[49]. De cette union naissent 7 enfants connus, dont le premier des Vicomtes de Brosse.

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Le château de Brosse est pris, repris et rasé plusieurs fois dès cette époque.

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UNE BRANCHE DES VICOMTES DE LIMOGES : LES BROSSE[]

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Les vicomtes de Brosse.

Plan du château de Brosse[50].

Une branche cadette des vicomtes de Limoges, les vicomtes de Brosse se fixe dans une contrée aux frontières du Limousin, du Poitou et la Marche, de nos jours au sud-ouest de l'Indre et de la région Centre-Val de Loire.

L’origine des grandes lignées de vicomtes dans le Limousin prétendant exercer des prérogatives d’origine régalienne et leurs degrés de parenté restent toujours en débat. Toutes ces grandes familles vicomtales ont en commun de contrôler plusieurs forteresses. Bien sûr, toutes ces familles s’identifient d’abord à un site castral, souvent éponyme : c’est le cas des Aubusson, des Brosse, des ...[51].

Cyprien Pérathon (1824 - 1907) écrit à propos des Brosse :

Cette famille, type de ces fortes races féodales qui ont ensanglanté le Moyen Age de barbarie et l'ont illustré par de si nobles dévouements, représente parfaitement la noblesse française dans ces siècles agités, pleins de tumulte et de souffrance.

Henri de Lavillatte écrit :

La maison de Brosse se distingue par tout ce qui caractérise les grandes races. Elle appartient à l'histoire de France.

Gaspard Thaumas de La Thaumassière ajoute :

La famille de Brosse est l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Bas-Berry. Elle fait remonter son origine « au temps que feu monseigneur de Saint Martial de Lymoges vint en Lymosin pour prêcher la foi catholique.» Elle descend de Faucher, vicomte de Limoges en 881.


Le titre de vicomte de Brosse passe à la Maison de Chauvigny en 1313. Une branche cadette hérite du comté de Penthièvre en Bretagne vers 1430 et s'allie aux comtes de Savoie[52].

Ses descendants sont admis aux honneurs de la cour sur le certificat de Chérin, le généalogiste du roi, le 26 janvier 1790[53].

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Bernard Ier de Brosse (avant 1036 - 1105)[]

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Les vicomtes de Brosse sont une branche cadette des Vicomtes de Limoges. Le premier d'entre eux, Bernard de Brosse, épouse l'héritière de Béraud, Vicomte de Bridiers.

La tour du château de Brosse est reconstruite au début du XIe siècle.

Ruines du château des Brédiers.

Adda, Ada, Ade (ca 1020 - après 1058) est peut-être apparentée aux seigneurs de Brosse, car son fils, Raoul IV l’Enfant (ca 1030 - 1052/1058), est né à Brussere (château de Brosse ?). Raoul III, baron de Déols et Châteauroux, dit le Prudent (1010 - 1052), son mari est un membre de la famille des seigneurs laïcs de Déols, qui vassalisent les Brosse, dès le début du XIe siècle[54]. Est-elle parente de Bernard de Brosse, son contemporain, qui devient vassal des princes de Déols[55][56] ? La liste de leurs possessions est grande. Durant ce siècle, ils affrontent et remportent deux victoires sur les Bourbons[57].


5. Bernard Ier de Brosse (avant 1036 - 1105), peut-être fils d'Adhémar vicomte de Limoges et Sénégonde d’Aulnay[58], est le cinquième vicomte de Brosse (avant 1080 - 1105), cité en 1080. Il épouse vers 1070 Asceline de Bridiers, fille de Béraud Ier, Vicomte de Bridiers et de Radegonde ; petite-fille de Géraud de Crozant, Vicomte de Bridiers et d’Eblene[59][60].

Le donjon circulaire de la forteresse de Brosse et sa courtine sont du XIe siècle. La tour ou donjon est d'un aspect formidable et forme la tête de l'ancienne enceinte[61]. Ce donjon occupe le nord de la forteresse. Il annonce plusieurs étages superposés et des cavités inférieures considérables. A l'intérieur, il offre une large plaie béante donc les marches de l'escalier sont entièrement rompues[62].

Les Bridiers figurent d’ailleurs dans le sillage des vicomtes de Brosse, suggérant l’existence de liens de sang ou de solidarité[63]. Ils semblent résister à la pression des comtes de la Marche mais s’éteignent dans les vicomtes de Brosse dès 1138. La seigneurie des Bridiers échoit donc très tôt aux Brosse[64]. Bernard Ier de Brosse (ca 1035 - 1105) et Asceline de Bridiers sont les parents de :


¤ Géraud Ier de Brosse (ca 1080 - 1154), qui suit.


¤ Foulques de Brosse (ca 1085 - après 1137). Sa filiation est confirmée par la charte datée de 1154 par laquelle Pierre Archevêque de Bourges, en présence de Bernardus vicecomes de Brucia', confirma un accord entre l'abbé de Fleury et Giraudum patrem predicti vicecomitis, citant une charte antérieure émise par Giraudus et Fulco frater meus, Vicécomites de Brucie nommant Bernardi patris ipsius Giraudi. Giraudus et Fulco frater meus, vicecomites abandonnent les droits sur Saint-Benoît-du-Sault en faveur du monastère de Saint-Benoît-sur-Loire par charte datée de 1137[65].

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Géraud Ier de Brosse (1105 - après 1154)[]

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Blason des Brosse : D’azur, à trois gerbes (ou brosses) d’or, liées de gueules (depuis Géraud de Brosse, mi-XIIe s.).

Les vicomtes de Brosse de Géraud à Jeanne mariée à André de Chauvigny[66].

6. Géraud Ier (alias Gérard) de Brosse (ca 1080 - après 1154), sixième vicomte de Brosse (1105 - 1154) et vicomte de Bridiers, hérité en 1139 à la mort de son cousin Bérard ou Béraud, vicomte de Bridiers. Il est cité dès 1120 et 1136. Il fait divers dons à la Maison-Dieu de Montmorillon[67]). Il abandonne des droits sur Saint-Benoît-du-Sault à Saint-Benoît-sur-Loire par charte en 1137 avant le 09 avril ; témoin en 1154 d’une charte de Pierre, Archevêque de Bourges confirmant un accord entre l’Abbé de Fleury et son propre père Bernard.

Guillaume d’Aquitaine proclame la cité de Saint-Benoit-du-Sault comme étant sous sa protection, et ayant mis en demeure le Vicomte de Brosse de cesser toutes formes de harcèlement à l’encontre de la cité et de ses habitants, tel qu’énoncé dans sa lettre de 1137, il y désigne la cité sous le nom de La Celle de Salis.

Il épouse Agnès de Liveran (ou de Linières ?)[68]). Géraud Ier de Brosse et Agnès de Liveran (ou de Linières) sont les parents de :

¤ Bernard II de Brosse (ca 1130 - 1168), qui suit.

¤ Gui de Brosse (ca 1140 - après 1200) est un chevalier croisé, baron de la seigneurie de Brosse dans le Velay. Il fait partie du corps d'armée sous les ordres de Raymond de Saint Gilles, comte de Toulouse lors de la première croisade en 1096. De retour de croisade, il installe sa famille (Alpaïde de Grimoard son épouse, Géraud II, Fédol et Garnier ses fils) dans la province du Languedoc. Une charte, déposée dans les archives de l'abbaye des Prés Benoît en Berry, porte que Gui de Brosse a fait une donation à cette abbaye de ses biens dans les environs.

¤ Foulques de Brosse, vicomte de Bridiers en 1167.

¤ Garnier

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Bernard II de Brosse (après 1154 - 1175)[]

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Après son décès, son fils rend hommage par charte à Philippe Auguste en mars 1194.

7. Bernard II de Brosse (ca 1130 - 1175) est le septième vicomte de Brosse (après 1154 - 1175) et le vicomte de Bridiers en 1167. Il reçoit le château de Bridiers par don du Roi la même année. Bernard II de Brosse s’accorde avec Saint-Benoît-du-Sault à propos de la cité de Sault vers 1154. Il confirme des donations à l’Abbaye d’Aubignac par charte, en 1165.

Bernard II de Brosse épouse Philiberte de la Pastoresse (soeur de Pierre, prévôt de Salles ou Solles), dite Pastoresse de Sales dans Histoire généalogique de la royale maison de Savoye: iustifiée par titres, fondations de monasteres, manuscripts... enrichie de plusieurs portraits, seaux, monnoyes, sepultures & armoiries[69].

Bernard II et Philiberte de la Pastoresse sont les parents de :

¤ Bernard III, qui suit.

¤ Bérard de Brosse, tige de la branche cadette.

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Bernard III de Brosse (1175 - 1194/1198)[]

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Philippe Auguste.

8. Bernard III (1150 - 1194/1198) est le huitième vicomte de Brosse (1175 - 1194/1198), fils de Bernard II de Brosse et de Philiberte de la Pastoresse.

Bernard III épouse en 1189/91 Almodis (Adelmodis) d’Angoulême (1151/52 -1171/80) (fille de Guillaume VI Taillefer comte d’Angoulême, et de Marguerite de Turenne ; veuve d’Amanieu IV, seigneur d’Albret. Elle est citée dans des chartes de 1171 et 1186/91 en faveur de Saint-Amant de Boixe.

Le roi d’Angleterre voit deux de ses vassaux le vicomte de Brosse et Eudes de Déols, (également seigneur de La Châtre et Châteaumeillant) le trahir. En effet, Bertrand de Brosse, souhaitant se soustraire à l'autorité Plantagenêt - Brosse est sous suzeraineté anglaise depuis 1154 - rend hommage par charte à Philippe Auguste en mars 1194. Pour le punir, Richard Cœur de Lion, en mai, confisque le château (qui lui est rendu deux ans plus tard)[70].

Bernard III et Almodis (Adelmodis) d’Angoulême sont les parents de :

¤ Bernard IV, qui suit.

¤ Aénor x Gaucelin V de Pierre-Buffière, chevalier + après 1218.

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Bernard IV de Brosse (1194/1198 - 1222)[]

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Tours de Brosse, construites du temps des Plantagenêts, mais remaniées au XVe siècle, vues des fossés. Source : Fonds photographique Eugène Hubert. AD 3626 Fi 35/3.

9. Bernard IV (1172 - 1222) est le neuvième vicomte de Brosse (1194/1198 - 1222), fils de Bernard III et d'A(de)lmodis d'Angoulême, fille de Guillaume VI Taillefer.

Bernard IV fait don de plusieurs biens à l'église de Montmorillon.

C'est sans doute sous l'impulsion des ducs Plantagenêts, qu'est construite durant cette période l'enceinte flanquée des tours du front nord-ouest. Le donjon (possédant quelques caractéristiques philippiennes) est peut-être achevé par Philippe Auguste pour marquer sa nouvelle conquête[71]. En effet, vers 1206, Brosse repasse aux mains de Philippe Auguste[72].

Bernard IV et une inconnue sont les parents de :

¤ Guillaume (archevêque de Sens en 1258-67),

¤ Aliénor/Aénor de Brosse (1200 - après 1250) est dame des Essarts. Elle épouse en 1220 Thibaut IV Chabot, chevalier, seigneur de Vouvent, La Rocheservière (85), Chantemerle, et Oulmes (85). Il attribue un douaire à sa femme par charte en juin 1250, du consentement de Girard & Sebrand Chabot, chevaliers. Ils ont des enfants seigneurs du Petit-Château, Vouvant & La Grève.


FIN DE LA BRANCHE AÎNÉE.


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LA BRANCHE CADETTE DES VICOMTES DE BROSSE[]

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Bérard de Brosse, vicomte puîné de Brosse[]

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Agathe de Preuilly est peut-être la mère d'Hugues X de Lusignan.

Bérard de Brosse (1150/1155 - avant 1185), vicomte puîné de Brosse, frère cadet de Bernard III (ca 1155 - 1194/1198), fils de Bernard II et Philiberte de la Pastoresse. Il meurt jeune. La famille des Lusignan et les Brosse sont des partisans des Anglais mais vont rallier le camp capétien après son décès.

Il épouse vers 1178 Agathe de Preuilly (fille de Pierre II, dit de Montrabel, et d’Eléonore de Mauléon). Elle est citée dans une charte de 1198 avec son fils Géraud auquel elle abandonne des droits en faveur de Saint-Benoît-du-Sault. Hugues IX de Lusignan a d'un premier mariage peut-être Agathe de Preuilly (fille de Pierre II Montrabel de Preuilly-Vendôme ?), Hugues X de Lusignan (1185 - 1249), dit "le Brun", sire de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême.

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Géraud II de Brosse (1222 - 1240)[]

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Eglise de Saint-Benoît-du-Sault.

10. Géraud II (1179 - 1240), fils de Bérard et d'Agathe de Preuilly, est le dixième vicomte de Brosse (1222 - 1240), seigneur de Pouzauges et de Pareds.

Géraud II abandonne dans une charte de 1198 des droits en faveur de Saint-Benoît-du-Sault ; cité dans une charte de son oncle Pierre de Preuilly, dit de Monrubé, de 1201 en faveur de l’Abbaye de Merci-Dieu. Il protège et exempte l’Abbaye d’Aubignac par charte de 1203. Géraud II donne une rente à Saint-Benoît-du-Sault par charte de 1205. Il donne aux mêmes un serf en mai 1209. Géraud II libère des serfs en 1218 donnés par Gui de Brosse à Saint-Benoît et donne aux mêmes des droits exclusifs en 1220. IL fait avec sa femme arbitrer un conflit avec les Templiers le 5 décembre 1227. Il donne un serf aux Templiers par charte en 1228 et leur attribue des droits sur quelques autres serfs par charte du 17 août 1228. Il confirme la donation de son oncle Pierre de Preuilly à Merci-Dieu en 1229. Il donne des serfs à Saint-Benoît du consentement de ses fils Hugues et Pierre en 1232. Il donne encore de nombreux actes en faveur de Saint-Benoît en 1234, 1237, et des droits de chasse le 21 juillet 1239.

ép. 1) ?

ép. 2) 1216/1227 Bellassez de Pareds dite de Chantemerle, dame de Pouzauges et de Pareds + après 17/08/1228 (fille de Pierre ; répudiée ~1215 par son premier mari Savari III, seigneur de Mauléon, Talmont, Châtelaillon et Ré)

Géraud a pour fils Hugues Ier[73].

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Hugues Ier de Brosse (1240 - 1265)[]

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Hugues Ier est aussi seigneur d’Argenton.

Hugues Ier devient seigneur de Sainte-Sévère du chef de sa femme, à la mort de son beau-père, vers 1235.

Ruines du Château de Sainte-Sévère vers 1900.

11. Hugues Ier (ca 1210 - 1265) est chevalier, onzième vicomte de Brosse (1240 - 1265), seigneur d’Argenton, et Sainte-Sévère (36). Hugo de Brucia, miles, dominus de Sancta Severa, filius nobili vici vicecomitis de Bruccia.

Il est cité dans une charte du 4 mai 1237 en tant que Sainte-Sévère. Il lègue une rente sur la terre de Mentoux au chapitre de Bourges. En 1249, il approuve avec sa femme une aumône de son père Géraud à l'abbaye de La Colombe. En 1254, il confirme les donations faites par ses prédécesseurs à l'abbaye de Prébenoit.

Vers 1228, Hugues Ier épouse Guiburge Palestel (ca 1215 - après 1254), fille unique d'Hélie, qui est seigneur de Sainte-Sévère, Dun-le-Palleteau, Châteauclos (36), La Motte-Feuilly (36)... depuis la mort de son frère Roger VI Palestel, en 1228[74]. Hugues Ier devient seigneur de Sainte-Sévère, etc., du chef de sa femme, à la mort de son beau-père, vers 1235. La date exacte de son avènement n'est pas connue ; le premier document qui donne à Hugues le titre de seigneur de Sainte-Sévère est du 4 mai 1237[75]. Hugues Ier n'a, semble-t-il, frappé monnaie que comme seigneur de Sainte-Sévère, après 1240[76].

Le dernier document qui le concerne est de 1256. Hugues Ier meurt entre 1256 et 1265, laissant deux fils. Il assiste au partage qu'ils font des biens de leurs femmes.

¤ Hugues II, vicomte de Brosse (1265 - 1296), qui suit.

¤ Roger, seigneur de Sainte-Sévère[77]. Grosse d’un testament de Roger, vicomte de Brosse, au château de Boussac en 1287.

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Hugues II de Brosse (1265 - 1296)[]

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Maison du prévôt de Saint-Benoît-du-Sault.

12. Hugues II (après 1228 - 1296) est chevalier, douzième vicomte de Brosse (1265 - 1296). Il est le fils de Hugues Ier et de Guiburge Palesteau/Palestel (ca 1215 - après 1254), dame de Sainte-Sévère, Dun, vicomtesse de Châteauclos (Anzême, Bourg d'Hem, La Celle, Champsanglard, Jouillat, Bonnat...).

Hugues II donne en 1279 à la prévôté de Saint-Benoît-du-Sault les hommes et les femmes qui viendraient sur ses terres. Il fait publier un ban par lequel il permet à tout individu de venir habiter Saint-Benoît en lui payant une mine d'avoine et une poule. Le parlement de Paris lui ordonne de révoquer ce ban en 1281. Hugues II s’accorde avec son frère sur un partage de terres par charte de mars 1281. Il accorde des droits d’acquisition de fiefs à l’Abbaye d’Aubignac par charte de 1285.

Hugues II (après 1228 - 1296) épouse avant avril 1256 Isabelle de Déols (1235 - après 1296), dame de Pocé, filles d’Ebbo, seigneur de Châteaumeillant, Boussac, Huriel (03), La Peyrouse (03) et Vernois. Elle est citée en avril 1256 dans une charte d’agrément entre les familles de Bommiers et de Brosse : Châteaumeillant revenant aux Bommiers et Boussac et Huriel aux Brosse.

Hugues II (après 1228 - 1296) et Isabelle de Déols (1235 - après 1296) sont les parents de :

¤ Jean/Pierre, treizième vicomte de Brosse (1296 - avant 1303), qui suit.

¤ Hélie de Châteauclos, seigneur de Château-Clos, Eguzon et Azérables. Guillaume, Archevêque de Bourges est son exécuteur testamentaire en 1328. ép. ? dame de Fleet

¤ Aliénor de Brosse ép. ? de Sully, dit Le Boucher.

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Pierre de Brosse (1296 - avant 1303)[]

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Pierre est le dernier Brosse qui habite au château de Brosse.

13. Pierre (1265 - avant 1303) vicomte de Brosse (1296 - avant 1303). Il est le fils de Hugues II et d'Isabelle de Déols, fille d'Ebbes/Ebles III (d'une branche puînée des princes de Déols, seigneurs de Châteaumeillant), sire de Boussac, Huriel, Châteaumeillant[78].

Pierre est capitaine. Il sert sous Aimeric de Rochechouart et sous Louis d'Harcourt.

A sa mort, en 1303, sa fille unique, Jeanne, est encore mineure[79].

¤ Jeanne (avant 1303 - après 1348), fille de Jean/Pierre, se marie vers 1313/1314 André II de Chauvigny de Châteauroux (1281 - 1358) et Brosse passe en 1322 à la famille de Chauvigny.

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La Maison des Brosse de 1198 à 1356[80].

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LES AUTRES BRANCHES DES VICOMTES DE BROSSE[]

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Jean IV de Brosse de Boussac (1505 - 1564).

Salomon de Brosse.

La Maison de Brosse, originaire du château de Brosse, donne des chevaliers bannerets et bacheliers, un maréchal de France Jean Ier, plusieurs ducs de Bretagne. Liste des comtes et ducs de Penthièvre, un lieutenant général et plusieurs autres officiers généraux, des conseillers et chambellans de nos rois, des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel, avant l'institution de celui du Saint-Esprit, nombre d'officiers supérieurs, des gouverneurs de places ; un archevêque de Sens, en 1258 ; un évêque au Puy, en 1317 ; de Meaux, en 1318, archevêque de Bourges, en 1321, et enfin, de Sens, en 1330, etc. Cette maison a possédé entre autres terres titrées, la vicomté de Brosse, la baronnie de Boussac, la vicomté de Bridiers, le comté de Penthièvre et le comté d'Étampes, érigé en simple pour Jean IV de Brosse de Boussac, dit de Bretagne, et Anne de Pisseleu, sa femme, en 1536. Ses principales alliances sont avec les maisons d'Angoulême, de Déols, de Sancerre, de la Tour d’Auvergne, de Blois, de Bourgogne-Nevers, de Savoie, de Montferrat, de Laval, de Bretagne-Avaugour, de Luxembourg...

Personnalités :

¤ Gui de Brosse (ca 1140 - après 1200) : chevalier croisé

¤ Roger de Brosse : chevalier croisé

¤ Jean de Brosse (1375 - 1433) : maréchal de France

¤ Jean IV de Brosse de Boussac (1505 - 1564), dit de Bretagne , comte de Penthièvre, duc d'Étampes, de Chevreuse...

¤ Salomon de Brosse (1571 - 1626) : architecte français.

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Seigneurs de Sainte-Sévère & Boussac[]

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Jean de Brosse.

On a les Brosse Seigneurs de Sainte-Sévère & Boussac

Au XIIe siècle, une double alliance entre deux frères, Hugues II et son cadet Roger, de la famille de Brosse, et Isabelle et Marguerite, deux filles d'Ebbes III de Déols, mort sans postérité masculine vers 1256, fait passer la seigneurie de Boussac dans le giron de la famille de Brosse.

La famille de Brosse conserve la seigneurie de Sainte-Sévère jusqu'au début du XVIe siècle, et compte dans ses rangs quelques personnages importants, tel Jean de Brosse (1375 - 1433), seigneur de Sainte-Sévère, maréchal de France et compagnon de Jeanne d'Arc sous Charles VII. Sainte-Sévère est érigée en baronnie pour Jean II de Brosse, vers 1470.

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Comtes de Penthièvre, Seigneurs de Boussac[]

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Claudine de Brosse.

Claudine de Brosse (1450 -1513) est une noble de la maison de Brosse-Penthièvre, rattachée par son mariage à la maison de Savoie. Elle est la deuxième fille et le quatrième des six enfants de Jean II de Brosse (1423 - 1482) comte de Penthièvre et de Nicole de Châtillon-Penthièvre.

Claudine de Brosse (1450 -1513) est la soeur de Jean III de Brosse (1450 -1503), père de René de Brosse de Boussac (1470 - 1525).

René est le père de Jean IV de Brosse de Boussac, dit de Bretagne (1505 - 1564), comte de Penthièvre, de 1525 à 1564, duc d'Étampes, de Chevreuse, baron de Boussac, et gouverneur de Bretagne.

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Les vicomtes de Brosse en Bretagne.

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DU TEMPS DES CHAUVIGNY[]

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On remarque, au dessus de la poterne du XIVe siècle, une pierre blasonnée portant l'écusson à six fusées des Chauvigny.

Par mariage, Brosse passe en 1322 à la famille de Chauvigny. A cette époque la vicomté de Brosse passe de la Maison de Brosse aux Châteauroux, alors que Boussac, comme indiqué plus haut, passe des Châteauroux-Déols aux Brosse !

Par la suite Brosse a comme nouveaux vicomtes les Bourbon-Montpensier...

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André II de Chauvigny (1322 - 1358)[]

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La façade à Saint-Benoit-du-Sault de la maison de l’Argentier certainement du vicomte de Brosse, le seigneur le plus puissant des environs.

Croix cantonnée au 2 d’un annelet. Traduction avers : (André, vicomte). Traduction revers : (de Brosse).

14. André II de Chauvigny de Châteauroux (1281 - 1358) et Brosse passe en 1322

On doit à celle-ci, aux XIVe et XVe siècles, l'édification des tours du front sud, la façade d'entrée plaquée sur le châtelet d'origine et les vastes logis centraux (aujourd'hui disparus). En 1369, Guy de Chauvigny prête fidélité au roi de France. En représailles, le sénéchal de Poitou assiège, prend et démantèle la forteresse de Brosse[81].

aussi issu des Princes de Déols ; voir à Châteauroux la suite des Chauvigny de Châteauroux vicomtes de Brosse jusqu'à André III ou IV, † en 1502/1503, petit-fils de Guy III –

André paraît être le premier vicomte de Brosse qui frappe monnaie en tant que tel, entre 1305, date approximative de son mariage et 1322, où il devient seigneur de Châteauroux. C'est le seul, en tout cas, qui soit cité dans des documents monétaires. Un acte du 25 mai 1314 nous apprend qu'il fait battre monnaie à l'abbaye de Saint-Benoît-du-Sault. Le prévôt de l'abbaye s'en émeut et le vicomte de Brosse accepte par cet acte d'arrêter la fabrication des monnaies dans le délai de quinze jours après la réquisition du prévôt, en attendant un accord définitif entre les parties[82].

Lorsque Jeanne de Brosse dernière héritière de ce lignage épouse André de Chauvigny, puissant baron de Châteauroux, ils abandonnent la forteresse en 1322. L’importance du site stratégique et son rôle militaire au début de la guerre de Cent ans sont confirmés par Froissart lors de la conquête de la ville de Bruese en 1369[83].

François De Chauvigny, prince de Déols, comte de Châteauroux, vicomte de Brosse, prend le titre de baron de Retz en 1474, du chef de sa femme, par la mort de son beau-père. Il habit presque constamment ses terres du Berry, et meurt en sa vicomté de Brosse, le 25 mai 1490, laissant de sa femme, Jeanne de Laval, un fils unique[84].

Les Juges de la Vicomté de Brosse, grande et belle terre qui appartient à la Maison de Chauvigny tiennent leurs Assises dans la ville de Saint-Benoît, où il y a aussi un Président des Traites, un Subdélégué de l'intendance de Bourges, une Brigade de maréchaussée et un dépôt des sels. Cette ville est située en Poitou et suit la règle par la Coutume de cette Province[85].

André II ou III de Chauvigny dit le Sourd, baron de Châteauroux (1281 - 1356), fils de Guillaume III et Jeanne de Châtillon-St-Pol ; x Jeanne héritière des vicomtes de Brosse (branche cadette aînée : Jeanne est la petite-fille du vicomte Hugues II et d'Isabelle de Déols ci-dessus, Hugues II étant le frère aîné de Roger de Brosse de Boussac.


Guy II de Chauvigny, vicomte de Brosse, baron de Châteauroux (1357-1422), x Antoinette de Damas de Couzan/Cousan (St-Georges, Sail) fille de Guy IV Damas


Guy III de Chauvigny (1407-1483), vicomte de Brosse et de Dun-le-Pallueau, baron de Châteauroux, seigneur de La Châtre (et La Châtre), d’Argenton, de Cluis et de Saint-Chartier, époux de Catherine fille de Jean de Laval-Montfort ;

les frère et sœurs :

André de Chauvigny seigneur de Revel, x Jacqueline de Beaujeu, fille d'Edouard d'Ample, puis petit-fils de Guichard VI le Grand Catherine x Charles Ier d'Amboise,

Blanche de Chauvigny, x Jean II d'Arpajon Guy II continue les seigneurs d'Arpajon, et sa sœur Suzanne x Jean d'Harcourt de Bonnétable, et Catherine de Chauvigny, x Antoine de Castelnau-Bretenoux-Caylus Antoinette de Castelnau x Robert de Balzac d'Entragues ;

Antoinette de Chauvigny, dame de Châteauroux et vicomtesse de Brosse (1435 - 1473), fille de Guy III et Catherine de Laval, épouse Hardouin IX baron de Maillé (~1415 - 1487), d'où :

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DU TEMPS DES MAILLE[]

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1432 - vers 1463 Hardouin IX de Maillé, Baron de Maillé, Sénéchal de Saintonge, fils du précédent, vend la seigneurie de Montils-les-Tours (Plessis) à Louis XI contre l'union des seigneuries de Maillé, Rochecorbon et la Vicomté de Tours sous les mêmes foi et hommage et pour 5500 écus d'or. Il épousa Antoinette de ChauvignY, Dame de Châteauroux et Vicomtesse de Brosse.


François de Maillé, fils du précédent, seigneur de Maillé, de la Rochecorbon, vicomte de Tours et de Brosse. Il épousa Marguerite de Rohan-Guéméné, fille de Louis II et baronne de Pontchâteau.


Françoise de Maillé, (vers 1493- † entre 1518 et 1534), vicomtesse de Brosse, baronne de Pontchâteau, dame de Maillé, de (La) Rochecorbon (et de La Haye-en-Touraine et de La Motte-Saint-Heraye par son mariage), fille aînée du précédent, petite-fille de Hardouin IX, porta par mariage vers 1500 les terres de Maillé, Rochecorbon et Pontchâteau, plus la vicomté de Brosse, à Gilles de Laval-Montmorency (sire/baron de Loué, Benais, Bressuire..., issu d'André x Eustache de Bauçay ci-dessus).

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DU TEMPS DES LAVAL[]

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Gilles de Laval-Montmorency (sire/baron de Loué, Benais, Bressuire..., issu d'André x Eustache de Bauçay)

René de Laval, seigneur de Bressuire, vicomte de Brosse, marié, le 11 mars 1551, avec Jeanne de Brosse, dite de Bretagne, sœur de Jean IV de Brosse, comte de Penthièvre et de Périgord. Il meurt peu après, avant son père ;

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DU TEMPS DES BOURBON-MONTPENSIER[]

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Plan des bois autour de Brosse en Poictou, vers 1700.

En 1502, à la mort d'André de Chauvigny, le château est acquis par Louise de Bourbon, dame d'Argenton. Il reste jusqu'au début du XVIIIe siècle dans la famille Bourbon-Montpensier[86].


Louis III de Montpensier


Jacques de Fougières (ca 1490 - 1570) est Seigneur de Colombier (Chaillac 36) et du Lidon (Chaillac 36), Capitaine du château de Brosse[87].

Gabriel de Fougières (1513 - avant 1596) est Seigneur de Colombier (Chaillac 36) (et de Forges ?), Écuyer, gendarme de la maison du Roi, capitaine du château de Brosse[88]. 1579 : Maître des Eaux et Forêts de la Cour de Brosse, selon La famille de Fougières par Christian Giraud.

Charles de Fougières (1564 - 1635) est Écuyer, Seigneur de Colombier (Chaillac 36) et du Seillant (Chaillac 36) et par son épouse du Breuil-Bouchard (Chaillac 36). Gouverneur du château de Brosse, Maître des Eaux et Forêts de Brosse[89].

Pierre de Fougières (1611 - 1662) est Seigneur de Colombier, du Breuil, de Milloux et du Seillant (tous à Chaillac 36). Chambellan de Mademoiselle de Montpensier, Maître des Eaux et Forêts de Brosse[90].


Marie-Anne Colbert, en 1711, vend une parie de son patrimoine, à Pierre Pioger, seigneur des vicomtés de Brosse (Chaillac), de Marcillac et de la Chastre. Il est conseiller et secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances. Il a épousé Marguerite Mariette, et, dès l'année 1706 (le 21 mars), il marie sa fille, Catherine-Marguerite, avec César de Saint-George, marquis de Couhé-Vérac, maréchal-de-camp en 1713, deuxième fils d'Olivier de Saint-George, baron et plus tard marquis de Couhé, seigneur de Château-Garnier, et de Marguerite le Coq[91]. Pierre Pioger, seigneur de la Vicomté de Brosse et de Château-Larcher, ancien banquier et Secrétaire du Roi (1709),

Au XVIIIe siècle, la vicomté de Brosse est cédée à Louis-Antoine de La Roche marquis de Rambures et de Fontenilles, comte de Courtenay (1696 - 1755) x Elisabeth-Marguerite de St-Georges de Vérac ; puis à un Fougières (fl. en 1768, dernier vicomte de Brosse).

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DU TEMPS DES FOUGIÈRES[]

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En 1768, François Marie, comte de Fougières, (1721 - 1787) maréchal de camp, capitaine des gendarmes bourguignons, puis lieutenant-général du Bourbonnais, sous-gouverneur, puis premier maître d'hôtel du comte d'Artois, gouverneur d'Amiens, achète le château.

Dès cet achat le dernier vicomte de Brosse récupère les tuiles, les poutres et la charpente des bâtiments, ainsi que l'escalier à vis du donjon. Il autorise également les habitants à s'approvisionner en pierres. Cette récupération a pour conséquence la destruction totale des logis et l'effondrement d'une partie du donjon (entre 1820 et 1838)[92].


Hameau de Brosse et ruines du château-fort à Chaillac de nos jours.

Les hommes du XIXe siècle continuent le "pillage" du château. Ruine minimale sera son avenir.

  • En 1820, une des tours s'effondre.
  • En 1838, d'autres pans de murs s'écroulent. Les habitants du hameau profitent des pierres pour leur maison.

C'est seulement en 1935 que les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

  • Au début du XXIe siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La découverte de l'intérieur semble possible certains jours. Veuillez respecter la ruine si fragile et la propriété privée.

Le village est lui-même un faubourg populeux, dont les habitants par le passé trouvent, en cas d'attaque, un refuge presque assuré dans la citadelle. Voilà ce qui reste de l'antique Brosse. Du reste, le château proprement dit est entièrement inhabité depuis longues années. L'intérieur de l'enceinte forme un parc de bestiaux et un champ de jardinage et de cultures. Quelques vignobles garnissent aussi les flancs du coteau. Mais la partie rocailleuse a conservé toute sa rusticité, son apparence inculte et sauvage[93].

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 23, Société des Antiquaires de l'Ouest 1862.
  2. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 23, Société des Antiquaires de l'Ouest 1862.
  3. [1]
  4. Brosse
  5. VICOMTES de BROSSE
  6. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  7. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Société des antiquaires de l'Ouest, 1872. pp. 82 et 82n.
  8. L'Atlas des châteaux forts en France, Charles Laurent Salch, Joëlle Burnouf, José Federico Finó, Édition 19, Publitotal, 1977.
  9. Conférences sur les anciennes abbayes et les vieux châteaux du Bas-Berry, Dr Fauconneau-Dufresne, Victor Albans (1798-1885). Éditeur : E. Migné (Châteauroux) : 1876.
  10. La ville de Poitiers à la fin du Moyen âge: une capitale régionale, Volume 1, Robert Favreau, Société des antiquaires de l'Ouest, 1978.
  11. Les églises abbatiales de Saint-Maixent, de Celles-sur-Belle et l'architecture poitevine, Volume 4 de Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Pierre Héliot, Éditeur Oudin, 1955.
  12. Le Moyen âge, Volumes 59 à 60, Albert Marignan, Jean Georges Platon, Maurice Prou, Maurice Wilmotte, La Renaissance du livre, 1953. p. 15.
  13. Les fortifications des Plantagenêts en Poitou: 1154-1242, Volume 11 de Mémoires de la Section d'Archéologie et d'Histoire de l'Art, ISSN 1624-9755, Marie-Pierre Baudry, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001.
  14. Revue historique de droit français et étranger, Volume 47, Centre national de la recherche scientifique (France), Librairie de la Société du Recueil Sirey, 1969. p. 637.
  15. Noblesse du Midi Carolingien: Etudes sur quelques Grandes Familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Volume 5, Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research, Christian Settipani, Prosopographica et genealogica, 2004.
  16. Conférences sur les anciennes abbayes et les vieux châteaux du Bas-Berry, Dr Fauconneau-Dufresne, Victor Albans (1798-1885). Éditeur : E. Migné (Châteauroux) : 1876.
  17. [L’ancrage territorial de l’aristocratie limousine (XIe-XVIe siècles) : quelques réflexions, Christian Remy]
  18. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  19. VICOMTES de BROSSE
  20. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  21. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  22. Vestiges du château de Brosse (Base Mérimée).
  23. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 23, Société des Antiquaires de l'Ouest 1862.
  24. [2]
  25. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 23, Société des Antiquaires de l'Ouest 1862.
  26. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France; ou, recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires des diverses maisons et familles nobles du ..., Volume 8, Avec la collection des nobiliaires généraux des provinces de France. tom. 11, P. Louis Lainé, Éditeur Chez l'auteur, 1843.
  27. VICOMTES de BROSSE
  28. Noblesse du Midi Carolingien: Etudes sur quelques Grandes Familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Volume 5, Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research, Christian Settipani, Prosopographica et genealogica, 2004.
  29. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Société des antiquaires de l'Ouest, 1872. pp. 82 et 82n.
  30. L'Atlas des châteaux forts en France, Charles Laurent Salch, Joëlle Burnouf, José Federico Finó, Édition 19, Publitotal, 1977.
  31. Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle, Volume 95 de Ecole pratique des hautes études: Sciences historiques et philologiques, Vincent Roblin, Librairie Droz, 2009.
  32. La ville de Poitiers à la fin du Moyen âge: une capitale régionale, Volume 1, Robert Favreau, Société des antiquaires de l'Ouest, 1978.
  33. Les églises abbatiales de Saint-Maixent, de Celles-sur-Belle et l'architecture poitevine, Volume 4 de Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Pierre Héliot, Éditeur Oudin, 1955.
  34. Les églises abbatiales de Saint-Maixent, de Celles-sur-Belle et l'architecture poitevine, Volume 4 de Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Pierre Héliot, Éditeur Oudin, 1955.
  35. Le Moyen âge, Volumes 59 à 60, Albert Marignan, Jean Georges Platon, Maurice Prou, Maurice Wilmotte, La Renaissance du livre, 1953. p. 15.
  36. Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Xe-XIVe siècle, Volume 95 de Ecole pratique des hautes études: Sciences historiques et philologiques, Vincent Roblin, Librairie Droz, 2009.
  37. Les fortifications des Plantagenêts en Poitou: 1154-1242, Volume 11 de Mémoires de la Section d'Archéologie et d'Histoire de l'Art, ISSN 1624-9755, Marie-Pierre Baudry, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001.
  38. Revue historique de droit français et étranger, Volume 47, Centre national de la recherche scientifique (France), Librarie de la Société du Recueil Sirey, 1969. p. 637.
  39. Les origines de la vicomté de Brosse et de la prévôté de Saint Benoît du Sault, Roland Aubert, Sodimass S.A, Le Pont-Chrétien-Chabenet (Indre) 2005.
  40. Noblesse du Midi Carolingien: Etudes sur quelques Grandes Familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Volume 5, Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research, Christian Settipani, Prosopographica et genealogica, 2004.
  41. Noblesse du Midi Carolingien: Etudes sur quelques Grandes Familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Volume 5, Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research, Christian Settipani, Prosopographica et genealogica, 2004.
  42. Noblesse du Midi Carolingien: Etudes sur quelques Grandes Familles d'Aquitaine et du Languedoc du IXe au XIe siècle, Volume 5, Occasional publications of the Oxford Unit for prosopographical research, Christian Settipani, Prosopographica et genealogica, 2004.
  43. Les fortifications des Plantagenêts en Poitou: 1154-1242, Volume 11 de Mémoires de la Section d'Archéologie et d'Histoire de l'Art, ISSN 1624-9755, Marie-Pierre Baudry, Comité des travaux historiques et scientifiques - CTHS, 2001.
  44. Château, ville et pouvoir au Moyen Âge, Volume 7 de Tables rondes du CRAHM, Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Médiévales. Caen, ISSN 1772-5992, Anne-Marie Flambard Héricher, Jacques Le Maho, Publications du CRAHM, 2012. p.53.
  45. [3]
  46. Conférences sur les anciennes abbayes et les vieux châteaux du Bas-Berry, Dr Fauconneau-Dufresne, Victor Albans (1798-1885). Éditeur : E. Migné (Châteauroux) : 1876.
  47. Les Comtes de Poitiers
  48. Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789, Louis-Hector Chaudru de Raynal, Vermeil, 1845.
  49. Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France; ou, recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires des diverses maisons et familles nobles du ..., Volume 8, Avec la collection des nobiliaires généraux des provinces de France. tom. 11, P. Louis Lainé, Éditeur Chez l'auteur, 1843.
  50. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 23, Société des Antiquaires de l'Ouest 1862.
  51. [L’ancrage territorial de l’aristocratie limousine (XIe-XVIe siècles) : quelques réflexions, Christian Remy]
  52. Maison de Brosse, Boussac & Sainte-Sévère
  53. Nobiliaire universel de France: ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Volume 3, Partie 1, de Saint-Allais (Nicolas Viton), Ange Jacques Marie Poisson de La Chabeaussière, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Lespines (abbé de), Saint-Pons (de.), Ducas, Johann Lanz, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, 1873.
  54. Compte rendu des travaux de la Société du Berry, à Paris, 1863, p.173.
  55. Europäische Stammtafeln III 773. Les vicomtes de Limoges 884-1138
  56. H et G 134 p. 75: Edouard de Saint Phalle.
  57. Compte rendu des travaux de la Société du Berry, à Paris, 1863, p.173.
  58. VICOMTES de BROSSE
  59. Europäische Stammtafeln III 773 Les vicomtes de Limoges 884-1138
  60. H et G 134 p. 75 : Edouard de Saint Phalle.
  61. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  62. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
  63. [L’ancrage territorial de l’aristocratie limousine (XIe-XVIe siècles) : quelques réflexions, Christian Remy]
  64. Maison de Brosse, Boussac & Sainte-Sévère
  65. VICOMTES de BROSSE
  66. Histoire généalogique de la royale maison de Savoye: iustifiée par titres, fondations de monasteres, manuscripts... enrichie de plusieurs portraits, seaux, monnoyes, sepultures & armoiries, Samuel Guichenon, Collège de la Sainte Trinité de la Compagnie de Jésus, Menestrier, chez Guillaume Barbier, imprimeur ordinaire du Roy, et de S. A. R. de Sauoyë, à la Place de Confort, 1660.
  67. Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, Volume 35, Impr. Le Cante 1963. p. 249.
  68. Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, Volume 35, Impr. Le Cante 1963. p. 249.
  69. Histoire généalogique de la royale maison de Savoye: justifiée par titres, fondations de monasteres, manuscripts... enrichie de plusieurs portraits, seaux, monnoyes, sepultures & armoiries, Samuel Guichenon, Collège de la Sainte Trinité de la Compagnie de Jésus, Menestrier, chez Guillaume Barbier, imprimeur ordinaire du Roy, et de S. A. R. de Sauoyë, à la Place de Confort, 1660.
  70. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  71. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  72. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  73. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  74. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  75. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  76. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  77. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  78. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  79. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  80. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  81. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  82. Duplessy Jean. Numismatique de Brosse, Sainte-Sévère et Huriel, suivie de Denier inédit de Bourbon. In: Revue numismatique, 6e série - Tome 9, année 1967 pp. 82-102.
  83. Brosse
  84. Mémoires de la Société archéologique de Touraine: Série in-80, Volumes 1 à 2, Société archéologique de Touraine 1842.
  85. Affiches du Poitou, Éditeur : du Bureau des Affiches, chez M. Jouyneau Desloges... auteur & directeur privilégié (Poitiers) Date d'édition : 1778-07-16.
  86. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  87. Nobiliaire de la Généralité de Bourges - Volumes reliés du Cabinet des Titres. Sophie de Roux)
  88. Nobiliaire de la Généralité de Bourges - Volumes reliés du Cabinet des Titres. Sophie de Roux)
  89. Nobiliaire de la Généralité de Bourges - Volumes reliés du Cabinet des Titres. Sophie de Roux)
  90. Nobiliaire de la Généralité de Bourges - Volumes reliés du Cabinet des Titres. Sophie de Roux)
  91. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 36, Société des Antiquaires de l'Ouest, 1876. p. 153.
  92. Marie-Pierre Baudry : Les fortifications des Plantagenêt en Poitou 1154-1242, pages 141 à 152 - Comité des travaux historiques et scientifiques - 2001.
  93. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, en 1859.
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