Wiki Guy de Rambaud
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                               Camille-Charles Le Clerc de Fresne

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Le château de La Verpillière, à Symphorien de Lay, appartient depuis longtemps aux Le Clerc.

Camille-Charles Le Clerc de Fresne, connu sous le nom de Chevalier de Fresne, est né le 26 février 1741 à Lyon et décédée en janvier 1797 à Saint-Symphorien-sur-Coise (Auvergne-Rhône-Alpes).


Camille-Charles Le Clerc de Fresne (1741 - 1797) est un officier militaire et administrateur français, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, colonel, commandant le régiment de l'ile de Bourbon, commandant à Pondichéry, en l'absence de M. le gouverneur-général, de tous les établissements français à l'Est du cap de Bonne-Espérance, en 1790. Il est gouverneur général de l'Inde française de 1789 à 1792.

Fils de Jacques Le Clerc de Fresne (1705 - après 1758), seigneur de La Verpillière, est prévôt des marchands de Lyon de 1764 à 1771, Lieutenant du Roi en la province de Guyenne, Gouverneur de Fécamp, Major de Lyon, et de Catherine de Boesse. Le contrat de mariage de Messire Charles Jacques Le Clerc de Fresne de La Verpillière, major de la ville de Lyon avec Catherine Boesse, demoiselle, dans lequel ledit Messire Charles Jacques Le Clerc est dit fils de Jacques... On a une quittance de gages donnée par Charles-Jacques Leclerc de Fresne de La Verpillière, major de la ville de Lyon, le 24 juillet 1758. Anoblissement de Claude-Jean Le Clerc, sieur de Fresne.-Saint-Germain, décembre 1680.

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BIOGRAPHIE[]

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Sa jeunesse[]

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Uniforme régiment d’Auxerrois de 1779 à 1791.

Le Gouverneur Cockbrun est pris par le Chevalier de Fresne qui s'empare du pont-levis et entre dans le fort de Saint-Eustache alors la garnison met bas les armes.

Relevé des services : Le Clerc de Fresne, Camille Charles, chevalier, colonel du régiment de l'île de Bourbon, gouverneur de Pondichéry 1784/1817.

Camille-Charles Le Clerc de Fresne est nommé enseigne officier dans le régiment de Lyonnais à l’âge de 16 ans, en mars 1757[1].

Il est lieutenant en août de la même année.

Aide-major en 1867

Capitaine en juillet 1769.

Le 6 juin 1776 capitaine commandant au régiment du Maine

puis major du régiment Royal-Comtois en avril 1779.

Lieutenant–colonel en juin 1780, il commande le 2e bataillon du Royal-Comtois qui va combattre en Martinique durant la Guerre d’indépendance américaine[2].

Aux Caraïbes, il s’illustre, face aux Britanniques, dans les opérations victorieuses de Tobago et de Saint-Eustache ainsi qu’à Saint-Christophe-et-Niévès. Il a l'assurance d'être avancé pour bonne conduite à la prise de Saint-Eustache[3].

Rentré en France, il est nommé lieutenant-colonel du régiment d'Auxerrois en novembre 1782[4]. Il est autorisé à le commander depuis le 13 novembre 1779.

Le texte dans la lettre dit ceci :

Le Marquis de Bouillé Gouverneur gen[era]l des îles du Vent informé que la garnison de St Eustache se gardoit assée mal resolut de reprendre sur les Anglais cette île importante pour cet effet et s'embarqua à St Pierre de la Martinique le 15 9ber 1781 avec 1200 [?] hommes aux ordres de Mrs de Damas et Dillon sur 3 fregates une corvette et 4 bateaux aux ordres de Mr le Ch[evalie]r de Girardin arriva le 16 à la vue de l'île, il commença son débarquement, mais un raz de marée inattendu ayant submergé quelques chaloupes, et mis les fregates en dérive, il se trouva a terre le 26 [?] à 9 hrs du matin avec moins de 900 hommes; dans une situation si critique, cet officier général prit le parti d'attaquer et marchant a pas redoubles au fort et aux casernes dont il était éloigné de 2 [?] lieues, il y arriva a 6 heures a la tête de sa petite troupe. Mr le Cte de Dillon avec ses Irlandais rencontra et culbuta un détachement de la garnison qui faisoit l'exercice sur l'esplanade; le Gouverneur Cockbrun qui s'y rendait a cheval, fut pris au même instant par le Ch[evalie]r Oconnor et le Ch[evalie]r de Fresne et le S[ieu]r de la Mothe s'emparerent du pont levis et entrerent dans le fort alors la garnison mit bas les armes, elle consistoit en 700 hommes des 13 et 15eme régiment. On y prit 68 canons 4 drapeaux 6 batiments marchands et 260.0000 d'argent dont les generaux rendirent une partie aux habitans auxquels ils avoient été enlevés par l'Amiral Rodney et le Général Vaughan lors de la prise de cette Ile (alors sans defense) par 4000 hom[m]es et 14 [?] vaisseaux de ligne Anglais. Peu de jours apres, Mr de Damas joignit a cette conquète celle des îles de St Martin et de Saba Mr Turmel faisant la fonction de Major general et Mr Geoffroy dirigeoit le Genie a cette expédition[5].

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Colonel du régiment de l’Île Bourbon (1784)[]

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Régiment de l'Isle de Bourbon.

Le 21 avril 1784, il est nommé commandant du régiment de l’Île Bourbon. Arrivé à bord de La Subtile, il remplace, d’avril à juin 1785, le gouverneur de l'Isle de France (Mauritius), François de Souillac, parti reprendre possession des comptoirs français en Inde, quelques mois après la mort du gouverneur Patissier de Bussy.

Nommé à Pondichéry comme commandant, il sert sous les gouverneurs David Charpentier de Cossigny et Thomas Conway. Le 20 juin 1788, il épouse, à 47 ans, la fille d'un capitaine de port, Émile-Thomasse de Solminihac (1770 - 1846), dont un fils, prénommé Camille-Émile-Pondichéry. L'union est aussi célébrée le 30 juin 1788 par Mgr l'Évêque in partibus d'Adran (Cochinchine), Pierre Pigneau de Behaine.

Années 1782/1784 :

Le Clerc de Fresne est ancien lieutenant-colonel du régiment d'Auxerrois, ci-devant commandant en second à Saint-Christophe, actuellement colonel au régiment de l'île de Bourbon[6].

Sa première pension de 800 livres, étant major du régiment royal Comtois, pour ses services[7].

La seconde pension de 1.500 lires pour se vivacité, la présence d'esprit et le courage avec lesquels il a attaqué et enlevé le fort Saint-Eustache La seconde, étant commandant en second de Saint-Christophe et Nièves, en considération de ses services[8].

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Vénérable de la loge de Pondichéry (1783)[]

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De Fresne est un officier de la franc-maçonnerie actif, neveu par alliance de Benoît Mottet de La Fontaine, ancien député du G.O. .°.

La loge maçonnique de Pondichéry, La Fraternité cosmopolite, en novembre 1786. compte cinquante-neuf membres, dont une majorité écrasante de militaires du régiment de Bourbon, du corps royal du Génie, du régiment de l’Ile-de-France, du corps des Cipayes ; des sous-commissaires de la marine, tels Joseph Morellet et, le futur chargé de mission à Chandernagor en 1790, Benoît Mottet de La Fontaine... quatre membres du Conseil supérieur de Pondichéry (deux conseillers, le greffier en chef et le procureur général).

Le chevalier Camille-Charles Le Clerc de Fresne, qui commande le régiment de Bourbon, est officier de cette loge. Il va remplacer de Conway comme gouverneur de Pondichéry quand, en 1789, ce dernier va installer à Port-Louis le gouvernement général des Etablissements à l’est du Cap. L’histoire rend hommage au chevalier :

Esprit calme et pondéré, d’un grand bon sens, d’un jugement très sûr et sachant faire aux circonstances les concessions nécessaires sans compromettre son autorité...[9][10].

Le colonel Camille-Charles Le Clerc de Fresne, Vénérable de la loge de Pondichéry, neveu par alliance de Mottet fait un discours le 27 décembre 1783 :

Félicitons-nous donc, mes frères, de fonder à cinq mille lieues de notre patrie un monument qui perpétue dans ces régions éloignées l’exercice des vertus qui caractérisent les vrais maçons. Jouissons d’avance du plaisir de nous dépouiller des préjugés des autres hommes pour accueillir nos frères étrangers comme s’ils étaient nés parmi nous...[11].

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Gouverneur général de Pondichéry (1789)[]

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Le Baron Benoît Mottet de La Fontaine est l'oncle par alliance de son épouse et un franc-maçon comme lui.

Pondichéry.

Le 15 août 1784, François de Souillac est nommé gouverneur général des Établissements français au-delà du Cap de Bonne-Espérance. Le 4 avril 1785, il quitte les Mascareignes, s'embarquant sur le Subtil pour Pondichéry. Durant son absence, Camille-Charles Le Clerc de Fresne le remplace au poste de commandant de l'Isle de France.

Le 4 octobre 1789, il est nommé gouverneur général de Pondichéry. En février 1790, les nouvelles de la Révolution française provoquent quelques remous dans les territoires. Selon les témoignages locaux, et en l'absence de directives venues de la Métropole, il administre avec sagesse et sans heurts. Mais son autorité est bientôt réduite par l'élection de l’Assemblée coloniale représentative, de son président (Jean-Baptiste de Bury de Saint-Fulgence ?) et celle ensuite du maire de Pondichéry, et enfin, de l’arrivée du commissaire civil Daniel Lescallier.

Le 5 juin 1790, un Français se plaint pour la première fois de Pierre Sonnerat. C'est un événement important qui se produit au cours du mandat de Camille-Charles Le Clerc de Fresne : Pierre Sonnerat, chef de Yanam, est impliqué dans l'entreprise avec d'autres commerçants. L'implication commerciale de Pierre Sonnerat a de graves conséquences sur son poste administratif (chef de Yanam). Des pétitions sont faites contre Pierre Sonnerat à cet égard, au chevalier de Fresne, alors gouverneur général français à Pondichéry. Durant son gouvernorat, il joue un rôle de médiateur entre Pierre Sonnerat, alors commandant de la place de Yanaon, et divers administrés, qui se sont plaint de la gestion de ce dernier, soupçonné de vouloir s'enrichir.

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Sa fin de vie (1797)[]

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Son manoir de Chef-au-Bois, à Moëlan, où sa veuve finit ses jours.

Lassé, Le Clerc de Fresne demande son rapatriement, effectif en janvier 1793. Il embarque sur un navire américain qui le ramène d'abord à Londres, puis il passe par la Suisse, et arrive à Lyon. Son épouse et ses enfants sont déjà rentrés en France depuis août 1791, et installés en Bretagne, dans un manoir, près de Moëlan-sur-Mer (où son fils devient maire).

Malade, il finit ses jours à Saint-Symphorien-sur-Coise, en janvier 1797.

Sa veuve meurt, le 9 décembre 1846, au manoir de Chef-du-Bois en Moëlan.


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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Le Clerc de Fresne, Camille Charles, chevalier, colonel du régiment de l'île de Bourbon, gouverneur de Pondichéry 1784/1817
  2. Le Clerc de Fresne, Camille Charles, chevalier, colonel du régiment de l'île de Bourbon, gouverneur de Pondichéry 1784/1817
  3. Le Clerc de Fresne, Camille Charles, chevalier, colonel du régiment de l'île de Bourbon, gouverneur de Pondichéry 1784/1817
  4. Le Clerc de Fresne, Camille Charles, chevalier, colonel du régiment de l'île de Bourbon, gouverneur de Pondichéry 1784/1817
  5. A Paris chez Ponce, rue St Hyacinthe, maison de M. Debure — A. P. D. R — Et chez Godefroy, rue des Francs Bourgeois, Porte S. Michel.
  6. Archives parlementaires de 1787 à 1860.
  7. Archives parlementaires de 1787 à 1860.
  8. Archives parlementaires de 1787 à 1860.
  9. A. Martineau, Histoire des Colonies françaises, tome V, L'Inde... (Paris, 1932), p. 283-284.
  10. , J. Saintoyant, La Colonisation française pendant la Révolution, tome II (1930), pp. 305-313.
  11. Bihan Alain. La franc-maçonnerie dans les colonies françaises du XVIIIe siècle. Annales historiques de la Révolution française, n°215, 1974. pp. 39-62.
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