Wiki Guy de Rambaud
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                               Benoît Mottet de La Fontaine

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Benoît Mottet de La Fontaine.

Commissaire de la Marine.

Les Mottet, Armorial de la France 1875, par Louis de Magny[1].

Mottet occupe de nombreuses fonctions au Ministère de la Marine et des Colonies, mais aussi dans la franc-maçonnerie.

Établissements français dans l'Inde soulignés en rouge.

Drapeau blanc de la Marine Royale, port, vaisseaux, administrateurs, marchands…[2].

Clotilde Mottet de La Fontaine, une de ses filles est déjà mariée avec le Baronet Henry II Russell de Swallowfield, Résident Général du royaume d'Hyderabad, donc ce portrait date d'après 1816.

Benoît Mottet de La Fontaine est né le 4 juillet 1745[3][4][5][6], au château de Compiègne. Il est baptisé à la paroisse Saint-Antoine de cette ville. Mottet est décédé le 30 avril 1820[7], dans son hôtel particulier rue Dauphine (de nos jours 3 et 5 rue de la Caserne, Hôtel Le Dupleix Pondicherry), à Pondichéry[8] et pas dans celui de la rue des Capucins. Son caveau est visible au cimetière français des Capucins (rue Surcouf)[9].

Benoît Mottet de La Fontaine est un membre de la famille Mottet (XIIe - XXIes.) qui est fort ancienne, noble et titrée[10][11][12][13][14][15][16][17][18][19][20][21][22][23][24][25][26] et la tige de la branche Mottet de La Fontaine, alliée notamment à des familles de l'aristocratie anglaise des Indes ou du Royaume-Uni. Selon le dessin du blason des Mottet sur leurs tombes à Dinan, les Mottet de La Fontaine portent :

D'argent au chevron d'or accompagné de trois roses de gueules tigées et feuillées de gueule, et au chef d'argent chargé de trois étoiles d'or.

Bord et Gaudard de Soulages, dans leur Dictionnaire généalogique des familles de l’Inde Française, affirment que le chevron est d’azur et remplace en pointe une rose par un mont de sable d’un coupeau et que le chef est d’azur. Il s’agit là du blason des Mottet de La Motte, dont les La Fontaine sont une branche cadette[27].

L'Histoire généalogique de la maison de Lantivy, de ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées parle de deux marguerites et un besant d’or en pointe. Leur devise est de celles qui se passent de tout commentaire : Le Roy et Mottet.

Benoît Mottet de La Fontaine est le fils de Nicolas Mottet de La Motte, Baron Fieffé de l'Abbaye Royale Saint-Corneille à Compiègne[28][29][30] et Madeleine Coustant, fille du Gouverneur Charles Coustant de Belle-Assise, de la Famille Coustant. Benoît est le frère cadet de Louis Melchior Mottet, Commissaire Général responsable des colonies. La plupart des sources britanniques parlent du Baron Benoit Mottet de la Fontaine, the last French Governor of Pondicherry[31]. Assez bizarrement, c’est lui qui est baron fieffé de La Motte et de La Fontaine? après son père, alors qu’il a plusieurs frères aînés[32].

Benoît Mottet de La Fontaine est donc baron[33][34]. Il est fait comte, par Louis XVI, juste avant la nuit du 4 août 1789[35][36]. Mottet est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis, le 11 octobre 1820[37].

Durant sa jeunesse Benoît Mottet de La Fontaine vit au Château de La Motte à Béthisy-Saint-Martin, et au château royal de Compiègne. Le Comte de Toulouse est Grand veneur de France et le père de Benoît officier dans la vennerie du Roy[38] chasse avec Nicolas. Comme le Prince est aussi Chef du Conseil de la Marine, Benoît Mottet de La Fontaine et Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet, fils de Nicolas Mottet de La Motte, deviennent du fait de leurs qualités des responsables du Ministère de la Marine. Le 1er janvier 1764, il est commis au bureau des colonies au ministère de la Marine à Versailles. Il a 18 ans. En décembre 1764 à 1768, Benoît est Commis à Rochefort.

Le 16 août 1768, il y est Écrivain de la Marine, puis en 1770, Écrivain au bureau de contrôle de la marine. A Rochefort, il est nommé aide-commissaire[39][40].

Il est aussi secrétaire de la loge l'Aimable Concorde en 1773[41][42]. Nous le retrouvons officier de la loge maçonnique Constante Société, qui reprend les travaux de La Sage Liberté en 1774[43][44], officier et orateur[45]. A Rochefort, Benoît a donc des responsabilités assez importantes. Il est un serviteur du roi zélé et intègre, comme son frère Louis Melchior et le beau-père de celui-ci, Pierre Éloy Le Proux de La Rivière. Il demande un seul congé, le 16 septembre 1771, du fait du décès de sa mère à Compiègne. En 1777, il a 22 ans et il est député du Grand Orient de France, en 1777[46][47]. Benoît Mottet de La Fontaine est nommé sous-commissaire à Pondichéry le 23 janvier 1779. Il voyage avec le futur mari de l'une de ses nièces, Benoît de Rambaud, lieutenant à la 3e Légion de volontaires étrangers de la marine[48].

Il est Sous-Commissaire à l'Isle de France de 1779 à 1782[49].

  • L'an 1785, le 12 septembre, Benoît Mottet de la Fontaine est commissaire ordinaire des colonies[50][51], puis Commissaire des colonies, chargé du bureau des classes (22 août 1787)[52]. Avant 1789 il est aussi membre du Conseil Supérieur de Pondichéry[53], officier de La fraternité cosmopolite, loge de Pondichéry[54].

En 1790, la Révolution commence, mais il est il est Ambassadeur au Royaume d'Ava et à Pégou, dans l'actuelle Birmanie[55]. En 1791, Mottet est Ordonnateur à Pondichéry en remplacement de Léger[56]. Il va être aussi Commandant et président du Conseil provincial de Chandernagor[57].

Benoît Mottet de La Fontaine garde la présidence du Conseil de Pondichéry pendant 23 années[58], du temps la République, du Consulat, de l'Empire et au début de la Restauration. On a un Rapport au roi proposant de confirmer la confirmation du titre de président honoraire accordé par le gouverneur des Etablissements français de l'Inde à Benoît Mottet de La Fontaine, commissaire des Colonies, ordonnateur à Pondichéry, nommé par le gouvernement britannique.

Du temps de la Restauration il est nommé président honoraire du Conseil Supérieur de Pondichéry le 1er janvier 1817[59][60], admis à la retraite, chevalier de Saint-Louis (11 octobre 1820)][61].

De 1789 à 1815, il est également Administrateur Général des Établissements Français dans le Bengale et Président du conseil Provincial de Chandernagor[62], Ordonnateur Établissements Français dans l'Inde de 1791 à 1793[63], Préfet colonial (1803)[64].

Benoît Mottet de La Fontaine est Procureur général de 1806 à début 1817 et en 1817/1818[65].

Du temps des Anglais il est Chief justice of Pondicherry[66], 2e juge à Pondichéry le 15 mai 1805[67].

Commissaire-ordonnateur des Établissements français de l'Inde[68][69], il est aussi Commissaire Général[70].

Un article des Annales historiques de la révolution française parle du baron Benoit Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[71]. Governor of Pondicherry, nous disent Burke ou les Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud[72][73].

Par contre A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry ... par Bernard Burke, et Alumni Cantabrigienses: A Biographical List of All Known Students, le disent général, ce qui semble erroné[74].

Benoit Mottet de La Fontaine se marie le 21 mai 1787 à Pondichéry avec Marie Marguerite Villeron de Fécamp et ils ont neuf enfants[75][76].


Baron Benoit Mottet de La Fontaine et sa descendance

Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield


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Façade du Gouvernement de Pondichéry.


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Sommaire

FAMILLE, PARENTS, JEUNESSE[]

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SA FAMILLE[]

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Les Mottet à Arles[77].

Motet sont une famille noble de Tarascon depuis 1287, selon Etat de la France: extrait des mémoires pressés par les intendants, Henri de Boulainvilliers.

Généalogie des Mottet (L'état et le nobiliaire de la Provence).

Mouttet/Mottet (Tarascon) Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise.

Benoît Mottet de La Fontaine est un membre de la famille Mottet (XIIe - XXIes.) qui est fort ancienne, noble et titrée[78][79][80][81][82][83][84][85][86][87][88][89][90][91][92][93][94] et la tige de la branche Mottet de La Fontaine, alliée notamment à des familles de l'aristocratie anglaise des Indes ou du Royaume-Uni.

L' Etat de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, avec les armes de chaque famille par M. l'abbé Robert de Briançon, étudie cette famille longuement et montre que la famille Mottet (XIIe-XXIe s.).

de la ville de Tarafcon, eft une des plus anciennes de cette Ville, & elle conferve encore les provifions de la Commanderie de Bourdeaux qui fut donnée le 18 de Novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet, Chevalier de Rhodes.

L’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence nous dit que :

cette Famille faisoit sa demeure à Tarascon où elle jouissoit des privilèges accordés aux Nobles dans le quinzième siècle.

L'Armorial de la France, du vicomte Louis de Magny[95] nous rappelle que :

Jean Mottet, varlet (vassal) du duc d'Orléans, vivant en 1397, est dénommé dans des lettres de rémission (acte de la chancellerie par lequel le roi octroie son pardon à la suite d'un crime ou d'un délit) qui lui sont accordées par le roi Charles V (1364 - 1380).

Magny parle ...

... d'une ancienne famille originaire de la Provence, où elle a occupé un rang distingué parmi la noblesse, et d'où elle a passé en l’Île-de-France. Elle a possédé les fiefs de Molières, de La Motte, de Ribécourt, de La Fontaine, etc., et plusieurs de ses membres ont été Barons fieffés de la célèbre abbaye de Saint-Corneille, en l'Ile-de-France. Jean Mottet, alias Motet, est Conseiller du roi René en 1430. Ses descendants se sont alliés aux maisons : de Grille, de Gras, de Guibert, de Pontevez, d'Aymini, de Raoulx, de Robin de Barbentane, de La Motte, Coustant d'Yanville, de Champlieux, de Fécamp, de Solminihac, de Labrousse, de Rambaud, Russel, de Waren, etc., et ont formé deux branches principales ; l'aînée s'est éteinte en Provence. La cadette, fixée en l’Île de France, a produit des conseillers secrétaires du roi, des officiers de tous grades, un Commissaire des colonies, des gardes du corps, etc.

Le Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, parle un peu des premiers Mottet, mais s'intéresse à la branche Mottet de La Fontaine.

Nous avons aussi : Burke's Peerage & Gentry 1837 : a baron fieffe et Burke's Peerage & Gentry 1900: Benoit Mottet de la Fontaine, Baron Fieffe de Saint Corneille, Seigneur de la Motte et de la Fontaine, in Picardy. Agnès de Place, Dictionnaire généalogique et Armorial de l’Inde française, Bord et Gaudard de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l’Inde Française, Houël de Chaulieu, Héraldique et Généalogie, Henri de la Messelière, Filiations bretonnes...

Il faut ajouter à cela de nombreux ouvrages dont ceux de parents : Swallowfield and its owners (1901), par Constance Lennox et L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, par Édouard de Warren (réimprimé 2005), ancêtre de Raoul de Warren, historien et généalogiste, juriste, ancien Président de la Commission des preuves de l'Association d'entraide de la noblesse française, présent à l'enterrement de leur descendant, Jean de Rambaud.

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SES PARENTS[]

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Le fief des Mottet : Château de La Motte.

La chapelle Saint-Claude, en l'église Saint-Jacques de Compiègne, chapelle de Claude Nicolas de La Motte.

Benoît est le fils de Nicolas Mottet de La Motte (ou Claude Nicolas de Motte), né le 29 mars 1693, à Paris, dans le Ier arrondissement. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois. Le baron Nicolas Mottet est un membre de la famille Mottet. Il est le fils du prévôt Louis Mottet de La Motte (1651-1733) et de Marguerite Herlaut, parente du financier Nicolas-Jérôme Herlaut.

Nicolas Mottet de La Motte se marie avec Madeleine Coustant le 6 avril 1723. Elle est la fille de Charles Coustant de Belle-Assise. Les Coustant sont une famille fort ancienne descendant d'un frère de Guillaume d'Ercuis, Aumônier du roi Philippe III de France (1245 - 1285), dit Philippe le Hardi. C'est le précepteur et familier du futur roi Philippe le Bel (1268 - 1314)[96].

Nicolas a un procès avec le Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons et le roi. Il est en partie ruiné. Nicolas Mottet de La Motte, est officier dans les venneries du roy, en forêt de Compiègne, en 1758. A Compiègne, loge dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne. Il est aussi avocat au Parlement de Paris et Intéressé dans les affaires du Roi. Comme le comte de Toulouse, bastard de Louis XIV, est aussi secrétaire à la marine, deux des dix enfants de Nicolas Mottet de La Motte vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine. Son père est l’un des Baron Fieffé de l'Abbaye Royale Saint-Corneille à Compiègne[97].

Son père est seigneur des fiefs de La Fontaine, Donneval, de La Motte (à Orrouy, pas très loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne. Il termine les travaux de son château de La Motte au début du XVIIIe siècle avec les matériaux de l'ancien manoir de Donneval.

Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet est un de ses frères et Agathe Mottet-de Rambaud, sa nièce. François Mottet (1728 - 1808), Lieutenant du maire de Compiègne (1789), Président en nivôse an III du district de Compiègne en est un autre.

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Louis XV et quelques-uns de ses officiers de vénerie, parmi lesquels son père, Nicolas Mottet de La Motte.

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SA JEUNESSE[]

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Versailles (1764)[]

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Hôtel des Affaires étrangères et de la Marine.

Durant sa jeunesse Benoît Mottet de La Fontaine vit une partie de l'année, avec ses parents, au Château de La Motte, leur appartenant à Béthisy-Saint-Martin, et le reste du temps ils sont logés au château royal de Compiègne, où il est né.

Le Comte de Toulouse est Grand veneur de France et le père de Benoît officier dans la vennerie du Roy[98] chassent ensemble.

Comme le Comte de Toulouse est aussi Chef du Conseil de la Marine, Benoît Mottet de La Fontaine et Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet, fils de Nicolas Mottet de La Motte, des écrivains au bureau des colonies au ministère de la Marine, à Versailles, puis, du fait de leurs qualités, des responsables du Ministère de la Marine.

Ce frère cadet de Louis Melchior Mottet, futur Commissaire Général responsable de nos colonies, fait comme ses frères aînés des études à Compiègne.

Au début de sa carrière, nous retrouvons de La Fontaine, le 1er janvier 1764, il est officier de plume au bureau des colonies au ministère de la Marine à Versailles. Il a 18 ans. C'est l'année de la naissance d’Agathe Mottet, fille aînée de son frère, Louis Melchior.

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Rochefort (1764 à 1779)[]

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Le port de Rochefort en 1762, par Vernet.

Une des six loges maçonniques de Rochefort, L'Accord Parfait fondée en 1774.

Assemblée pour la réception au grade d'apprenti.

De décembre 1764 à 1779, Benoît est officier de plume à Rochefort. Il a avant son départ pour l'Océan Indien 340 livres d'appointements et demande une gratification extraordinaire de 170 livres[99].

Le 16 août 1768, il y est écrivain de la Marine, puis en 1770, écrivain au bureau de contrôle de la marine, où l'on enregistre les brevets marins et distribuer le travail aux écrivains ordinaires. Louis Melchior se blesse sur un vaisseau du Roi, à Rochefort, certainement en surveillant l'avancement des travaux, d'un armement, d'une construction. A Rochefort, il est nommé aide-commissaire, en 1773 [100][101].

Benoît Mottet de La Fontaine est aussi secrétaire de la Correspondance de l'Aimable Concorde en 1773[102] [103].

Nous le retrouvons membre de la loge maçonnique La Sage Liberté en 1774[104], puis orateur.

Nous le retrouvons officier de la loge maçonnique Constante Société, qui reprend les travaux de La Sage Liberté en 1774[105][106], officier et orateur[107].

Bien entendu à Rochefort cette loge compte de nombreux officiers de la marine royale, qui sont des gens instruits et des négociants qui commercent outre-mer avec d'autres francs-maçons. A Rochefort, Benoît a donc des responsabilités assez importantes dans la maçonnerie. Mais, comme la plupart d'entre eux, il est un serviteur du roi zélé et intègre, comme son frère Louis Melchior et le beau-père de celui-ci, Pierre Éloy Le Proux de La Rivière. Il demande un seul congé, le 16 septembre 1771, du fait du décès de sa mère à Compiègne.

Benoît Mottet de La Fontaine est élu député du Grand Orient, dès 1777[108][109]. Il n’a que 36 ans.

Agnès de Place, dans son Dictionnaire généalogique et Armorial de l’Inde français, ne cite pourtant pas son nom parmi les francs-maçons des Indes, alors qu’il est cité comme franc-maçon parmi les proches de Panon, le Fichier Bossu, et le Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française[110].

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Arsenal de Rochefort.


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L'OCÉAN INDIEN (1779 - 1820)[]

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MOTTET, SOUS-COMMISSAIRE DES COLONIES A L'ISLE DE FRANCE (1779 - 1782)[]

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Profil d'un vaisseau de 64 canons du même type que Le Sévère.

[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53105279w.r=rambaud%20plan?rk=21459;2# Plan d'une partie de la Cote de l'Isle de France (Mauritius), levé par Benoît de Rambaud.


Benoît Mottet de La Fontaine est nommé sous-commissaire des colonies le 23 janvier 1779. Benoît Mottet de La Fontaine part de Lorient le 4 mars 1779, sur le Sévère, vaisseau de 64 canons, vers l’île Maurice, alors appelée Île de France.

Le baron Benoît Mottet de La Fontaine voyage de Bretagne jusqu'à l'Isle de France. Il lui parle certainement de sa nièce, Agathe Mottet et lui montre certainement un portrait miniature de la jeune fille, comme c'est fréquent à cette époque. Durant le long voyage, le futur de sa nièce, Agathe Mottet, Benoît de Rambaud, lieutenant de la compagnie d’artillerie, mange à sa table, mais aux frais du Roy[111][112][113].

Le voyage dure cinq mois. Ils rejoignent l’Isle de France (Mauritius), en juillet 1779. Mottet de La Fontaine a versé 1.080 livres aux armateurs, mais ils lui réclament 1.360 livres, soit le double du défraiement fixé par le règlement du 26 novembre 1775. Il s'en plaint[114].

Dans l'administration de l'Île de France, on retrouve Mottet de La Fontaine, cité par le père de Prosper d'Épinay. qui se mariera avec une de ses petites-filles[115].

Mottet est à l'Isle de France (Mauritius), sous-commissaire servant en second aux détails des constructions et radoubs des ports[116].

Les duels dans cette île entre officiers sont fréquents et les aventures avec les belles créoles se multiplient. Les militaires sont rationnés alors que les magasins des négociants sont bourrés d’objets de luxe ou d’utilité. L'armée est décimée par le scorbut. Le quart des effectifs y laisse la vie.

On trouve sur Gallica :

Plan Topographique de la partie de la Cote de l'Isle de France Comprise Depuis La Batterie & la Reine du Grand port Jusque a l'Embouchure de la Riviere du Poste / Levé par Mr Rambaud, Officier d'Artillerie au Corps des Volontaires Etranger de la Marine. Auteur : Rambaud, Benoît Thérèse de (1750 - 1787 ; ingénieur-géographe). Cartographe : 1781 Sujet : Maurice, Île Type : document cartographique manuscrit Type : carte : 130 x 112 cm.

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Benoît de Rambaud revient des Indes sur le vaisseau-amiral avec Suffren qui va être son témoin à son mariage, en 1785, avec la nièce de Benoît Mottet de La Fontaine.

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MOTTET SOUS-COMMISSAIRE ET ORDONNATEUR A TRINQUEMALÉ (déc. 1782 - 1783)[]

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Benoît est nommé Sous-commissaire et Ordonnateur de Trinquemalay.

Plan réalisé par Benoît de Rambaud.

Fort Frederick à Trinquemalay.

Le 8 janvier 1782, les Britanniques prennent les forts de Trincomalee aux Hollandais. Les Français les reprennent le 29 août de la même année après la bataille de Trincomalee.

Etienne-Claude Chereau, commissaire général des ports et arsenaux, intendants des iles, le fait nommer sous-commissaire et Ordonnateur à Trinquemalay (Trincomalee ou Trinquemalé)[117]. Sous l'Ancien Régime, un commissaire ordonnateur de la marine est un administrateur chargé d'ordonnancer les dépenses de la marine. Au temps de la Révolution, entre 1789 et 1800, l'administrateur d'un port est dénommé Ordonnateur, titre remplacé par Préfet maritime[118]. La qualité d'ordonnateur est réservée à de hautes autorités administratives et politiques.

De La Fontaine a comme appointements 3.000 livres par an comme Sous-commissaire et 1.500 comme Ordonnateur. Benoît Mottet de La Fontaine est nommé à Trinquemalay (Trincomalee ou Trinquemalé) à nouveau en même temps que Benoît de Rambaud (1750 - 1787) après avoir participé à la prise du fort par Suffren, le restaure et essaie d'améliorer Ses défenses. Ingénieur-géographe, il est à l'origine de plusieurs cartes et plans.

Le colonel Camille-Charles Le Clerc de Fresne, fuur Vénérable de la loge de Pondichéry et neveu par alliance de Mottet fait un discours le 27 décembre 1783 :

Félicitons-nous donc, mes frères, de fonder à cinq mille lieues de notre patrie un monument qui perpétue dans ces régions éloignées l’exercice des vertus qui caractérisent les vrais maçons. Jouissons d’avance du plaisir de nous dépouiller des préjugés des autres hommes pour accueillir nos frères étrangers comme s’ils étaient nés parmi nous...[119].

Son futur oncle est chargé par le Commissaire général Cheureau de tout ce qui est problème administratif à Trinquemalay. Leur but doit être de faire de ce port militaire une base pour l'escadre de Suffren.

En 1783, les Français cède Trinquemalé aux Britanniques.

4 Août 1784 — Lettre de Bussy au Maréchal de Castries, datée d'Oulgaret (Reg. 18p. 484). Il lui rend compte de l'arrestation ordonnée à Trinquemaley, par le Commandant Des Roys, à la demande de Mottet, commissaire faisant fonctions d'Ordonnateur, des nommés Gallet, garde magasin, Labadie, sous-garde magasin, et autres accusés de vols dans les magasins du Roi[120].

Suffren a son armée décimée par le scorbut. Le quart des effectifs y laisse la vie. Benoît doit ensuite s’acquitter d’une mission impossible : ravitailler la flotte de Suffren et les armées de Bussy.


Mottet de La Fontaine, sous-commissaire à Pondichéry, ordonnateur à Trinquemalé (1779/1782)


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Plan réalisé par Benoît de Rambaud d'un fort à Trinquemalay.

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SOUS-COMMISSAIRE, PUIS COMMISSAIRE A L'ISLE BOURBON (1784/1785)[]

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Carte philatélique 1er jour, peuplement de l'île Bourbon. 1965.

Portrait de son ami Henri Paulin Panon-Desbassayns. Franc-maçon comme lui.. XVIIIe siècle. Musée historique de Villèle.

Dans l'Etat des Colonies pour l'année 1784, imprimé d'ordre de M. de Castries, Ministre et secrétaire d'Etat au département de la marine, on trouve la liste des officiers formant l'état-major des troupes en garnison à l'Île de France (Mauritius). Mottet est Administrateur civil[121].

En 1784, il est sous-commissaire à l'Isle Bourbon (Réunion)[122]. Benoît est cité comme administrateur civile de l'île par L'Île de France contemporaine, d'Hervé de Ranville et L'Etat des colonies de 1784, publié par le ministre de la Marine de Castries.

Mottet fréquente Henri-Paulin Panon Desbassayns (1732 - 1800), grand propriétaire de l'île Bourbon, beau-père de Joseph de Villèle, futur président du conseil des ministres sous Louis XVIII, entre 1821 et 1828. Le monde des officiers du roi fait partie intégrale de l'univers d'Henri-Paulin Panon Desbassayns (1732 - 1800) à commencer par Benoît Mottet de La Fontaine, qui comme lui est franc-maçon. Beaucoup de ses amis les plus proches appartiennent à la même mouvance idéologique, dont le succès est alors considérable dans les milieux éclairés, depuis la fondation, en 1773, du Grand Orient.

Henri-Paulin Panon Desbassayns (1732 - 1800) s’est construit au travers de multiples réseaux, comme les autres familles dominantes de l’île Bourbon et le réseau des officiers du roi fréquentés au service en Inde : dont Benoît Mottet de La Fontaine, le baron de Saint-Mart, Thomas de Conway, officiers souvent francs-maçons que Desbassayns retrouve à Paris lors de ses deux séjours[123]. Mottet étant aux Indes c'est son épouse qu'il rencontre à Paris pendant la Révolution.

À cette époque, François Le Proux de La Rivière (1755 -1783), le mari d'une autre de ses nièces, procureur du Roi pour la juridiction de l'Isle de Bourbon vient de décéder peu de temps avant son arrivée dans l'île.


Pierre André de Suffren pour remercier Mottet d’avoir accompli des miracles appuie la confirmation de sa nomination provisoire, au titre de Commissaire ordinaire des colonies, par la commission locale. Cela ne devient officiel que le 24 mai 1785[124]. Mottet obtient cette confirmation de sa nomination provisoire, au titre de commissaire ordinaire des colonies, par la commission locale. Il succède à Louis Charles Dangereux qui se consacre désormais au soin de sa Compagnie française des Indes orientales[125]. On a les Lettres de noblesse en faveur de Louis Charles Dangereux, officier de la Compagnie, en Inde (4 janvier 1779). Ce sont des officiers du Roi qui servent merveilleusement bien la France dans l'Océan indien et en sont récompensés.

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L'Isle Bourbon et l'océan.

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COMMISSAIRE ET MEMBRE DU CONSEIL SUPERIEUR DE PONDICHÉRY (1785)[]

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Vice-président et Premier conseiller du Conseil Supérieur de Pondichéry (1785)[]

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Le Vicomte François de Souillac, gouverneur général des Établissements français au-delà du Cap de Bonne-Espérance préside le Conseil Supérieur de Pondichéry.

Vue des magasins de la Compagnie des Indes à Pondichéry. de l'amirauté et de la maison du gouverneur.

Palais du Gouverneur à Pondichéry.

Pondichéry.

Le 15 août 1784, François de Souillac est nommé gouverneur général des Établissements français au-delà du Cap de Bonne-Espérance. Le 4 avril 1785, il quitte les Mascareignes, s'embarquant sur le Subtil pour Pondichéry. Durant son absence, Camille-Charles Le Clerc de Fresne le remplace au poste de commandant de l'Isle de France. Car, le 1er février 1785, Pondichéry est officiellement restitué aux Français.

L'an 1785, le 12 septembre, Benoît Mottet de La Fontaine est nommé commissaire ordinaire des colonies, premier officier d'administration, et membre du Conseil Supérieur de Pondichéry. Celui-ci est présidé par Messire François-Vicomte de Souillac, chevalier de l'ordre Royal et Militaire de Saint Louis, chef d'escadre, Gouverneur Général des Iles de France et de Bourbon et de tous les Etablissements Français au delà du Cap de Bonne Espérance[126].

Le 9 septembre 1786, Benoît propose à son frère, Louis Melchior Mottet, commissaire général au ministère de la Marine, responsable des colonies de prendre un de ses fils, pour travailler sous ses yeux.

8 octobre 1785 :

Lettre de Blin de Grincourt à Marin, à Mahé, datée de Pondichéry : L. Monneron revenu de Cochin lui a appris que le pavillon français avait été arboré à Mahé le 15 Août 1785. On a par suite constitué le Conseil, de l'Intendant, de Moracin, Président, du premier officier d'administration, Mottet, vice-président et premier conseiller...[127].

La loge maçonnique de Pondichéry, La Fraternité cosmopolite, en novembre 1786. compte cinquante-neuf membres, dont une majorité écrasante de militaires du régiment de Bourbon, du corps royal du Génie, du régiment de l’Ile-de-France, du corps des Cipayes ; des sous-commissaires de la marine, tels Joseph Morellet et, le futur chargé de mission à Chandernagor en 1790, Benoît Mottet de La Fontaine... quatre membres du Conseil supérieur de Pondichéry (deux conseillers, le greffier en chef et le procureur général).

Le chevalier Camille-Charles Le Clerc de Fresne, qui commande le régiment de Bourbon, est officier de cette loge. Il va remplacer de Conway comme gouverneur de Pondichéry quand, en 1789, ce dernier va installer à Port-Louis le gouvernement général des Etablissements à l’est du Cap. L’histoire rend hommage au chevalier :

Esprit calme et pondéré, d’un grand bon sens, d’un jugement très sûr et sachant faire aux circonstances les concessions nécessaires sans compromettre son autorité...[128][129].


Mottet est Commissaire des colonies, chargé du bureau des classes (22 août 1787) qui contrôle les commissions en guerre et le rôle des équipages des armateurs[130].


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Pondichéry.

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CHANDERNAGOR (1787 - 1788)[]

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Mottet, commissaire, Commandant, et Président à Chandernagor[]

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Les établissements de l'Inde.

Palais de l’administration royale à Chandernagor, où vie parfois Joseph-François Dupleix.

20 Septembre 1787 :

Nomination de Mottet, Commissaire de la Marine, en remplacement de Dangereux à Chandernagor[131].

Installé à Pondichéry, il reçoit un ordre de mutation pour remplacer Dangereux à Chandernagor le 1er octobre 1787. Benoît Mottet de La Fontaine est envoyé par le Chevalier Camille-Charles Le Clerc de Fresne, commandant en second des Établissements français de l'Inde, comme commissaire à Chandernagor pour redynamiser le négoce après la guerre[132].

Benoît Mottet de La Fontaine est nommé aussi commandant militaire de Chandernagor et Président du Conseil provincial de ce comptoir français aux Indes orientales[133].

Dangereux peut se consacrer désormais au soin de la Compagnie française des Indes orientales[134].

Mottet apporte dans cette difficile mission toute l'intelligence, la sagesse et la prudence possibles et acquiert l'estime et la confiance de l'administration anglaise soucieuse de faire ce qui lui est agréable[135].

3 Septembre 1788 — Lettre de J. Dayot, Chef à Dacca, à Mottet, Cmmandant à Chandernagor :

Deux Français, Furrony et Lessier avaient vendu un lot de marchandises à un Anglais nomme Cook. Celui-ci atteint d'aliénation mentale avait été renvoyé à Calcutta. On venait de recevoir l'ordre d'expédier également à Calcutta tous les effets de cet Anglais y compris les marchandises livrées par Furrony et Lessier et qui n'étaient pas encore payées. Dayot demandait l'intervention de Mottet auprès de Lord Cornwallis pour le règlement de cette affaire.

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Montigny gouverneur des possessions françaises au Bengale (1788/1790)[]

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La capture du poste de Chandernagor en 1757 par la Royal Navy.

Comte de Conway.

Mémoire provisoire, pour M. de Montigny... commandant chassé par les habitants de Chandernagor.

Dans les palais de Chandernagor.

Cachet de Mottet daté de 1202 de l'Hégire (1788) écrit en caractères arabo-persans : administrateur général Monsieur Mottet de La Fontaine (collection des descendants de François de Montigny. Sceau conservé par Hubert Mottet de La Fontaine.

Hélas pour ses administrés, Mottet, ami de Camille-Charles Le Clerc de Fresne et plein comme lui de jugement et de pondération, est remplacé, en 1788, d'une fait d'une décision de Thomas, comte de Conway, par le sieur Dehaies, dit de Montigny qui va gagner la gageure de se faire un ennemi de chacun de ses administrés[136]. En 1788, Dehaies, dit de Montigny, est nommé gouverneur non seulement de Chandernagor, mais aussi des possessions françaises au Bengale.

Montigny réussit tant bien que mal à appliquer la convention franco-anglaise relative à la vente de sel au Bengale et à redynamiser un peu la ville. Mais aussi peu diplomate que Conway il heurte les sentiments de plusieurs habitants de Chandernagor[137].

En 1789 Thomas comte de Conway ne comprend pas dans une lettre...

... les ménagements de M. de Montigny pour M. Mottet qui, à ce que j'apprends, s'est fait payer comme commandant malgré la présence de M. de Montigny. Ce M. Mottet ne me donne qu'un état sommaire de ses dépenses et recettes, sans entrer dans aucun détail et sans produire de justifications[138].

Ses accusations viennent de Montigny qui ose écrire :

M. de Fresne, commandant à Pondichéri, est neveu, par sa femme, de M. Mottet, Commissaire ordonnateur, que M. de Montigny ayoit remplacé à Chandernager ; quand on veut expliquer par cette relation, comme quelques-uns le prétendent, la faveur accordée à tout ce qui étoit contraire à M. de Montigny, par exemple la protection donnée, à ce qu'on prétend, à M. de Richemont, dans son affaire auprès du conseil supérieur de Pondichéri, c'est supposer à M. de Fresne, un esprit de partialité, qui n'est pas prouvé, et dont on aime à croire qu'il est incapable ; les comptes de M. Mottet et de M. de Montigny, pourront, mieux que toutes les présomptions, faire juger, si M. de Fresne, très-attaché, sans doute, au bien général, a pu être fàché que la gestion de M. de Montigny ait présenté plus d'avantages que celle de M. Mottet[139].

Montigny cumule les fonctions de Président du tribunal. D'un tempérament très autoritaire il fait renvoyer Mottet, resté comme Ordonnateur. Il fait même supprimer la fonction. Conway accepte même de licencier le procureur du Bengale Richemont et d'un commis de la cour, Mercier. Montigny se met à dos toute la population de Chandernagor[140]. Son à ce qu'on prétend ou les avantages de sa gestion qu'il décrit ne sont que les propos d'un homme isolé et détesté par tous les témoins de ses actes. D'ailleurs il écrit A defence of General F. E. Dehaies de Montigny's administration après avoir été chassé de Chandernagor et même de Chintura, établissement hollandais[141].

M Gobalakichenane dans sa thèse La révolution française des Tamouls de Pondichéry explique que Conway et Montigny, pour défendre leurs intérêts privés créent une ambigüité entre les rapports hiérarchiques entre Pondichéry, Chandernagor et l'Isle de France. Cela va créer des dissensions internes entre les comptoirs en Inde[142]. Montigny accoutumé à toutes les manœuvres d'une politique abjecte sert les intérêts de Conway[143].

Mottet qui a dirigé avec intelligence le comptoir, avant M. de Montigny, jouit de l'estime du Conseil supérieur de Calcutta et, chose plus extraordinaire encore, de celle des membres du Comité [144].

Les troubles politiques commencent lorsque le nouveau gouverneur de Chandernagor, l'officier de marine Benoît Mottet de La Fontaine, est démis de ses fonctions en 1788[145].

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River Hooghly à Chandernagor.

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COMTE, PONDICHÉRY, AMBASSADEUR (1789/1790)[]

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Benoît Mottet de La Fontaine est fait Comte (1er semestre 1789)[]

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Tombe d'Edouard Mottet de La Fontaine à Dinan avec le blason familial et la couronne de comte.

La Révolution française abolit le régime féodal (nuit du 4 août 1789) et l'usage des titres de noblesse. Jusqu'au 21 juin 1790, et l'abolition de la noblesse par l’assemblée, une des plus vieilles institutions françaises, Louis XVI anoblit quelques familles dont les Belabre[146].

Benoît Mottet de La Fontaine est fait comte, par Louis XVI, avant la nuit du 4 août, ce qui fait que ses descendants ne pourront fournir les preuves de ce titre de comte, selon Michel Rougé : Évocation de l'Inde d'autrefois : à propos de la tombe d'Édouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan. Ils sont dits barons, mais rarement comtes[147]. Les titres de noblesse prennent une hiérarchie que du temps de l'Empire et de la Restauration, alors qu'elle n'a pas de valeur avant la Révolution. Un écuyer qui a des fonctions importantes ou est un héros est très apprécié à la Cours. Un marquis ou un comte qui ne fait rien, beaucoup moins !!! La noblesse d’extraction, qualification nobiliaire reconnue à des personnes nobles dont l'ascendance agnatique connue ne présente aucune trace d'anoblissement et dont la date et les conditions d'accession à la noblesse ne sont pas connues, même après avoir données leurs preuves de noblesse ou être Commandeur de Malte, n'a comme titres très souvent qu'écuyer ou chevalier.

Benoît fait fabriquer un cachet avec une couronne de comte, et nous retrouvons aussi ce symbole sur le caveau de son fils et d’une partie de ses descendants, à Dinan, mais aussi sur de l’argenterie de famille, sous la Restauration[148].

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La Fontaine, Commissaire Ordonnateur et Président du Conseil supérieur de Pondichéry (1789)[]

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Un des palais de Benoît Mottet de La Fontaine à Pondichéry, ancien palais de Dupleix.

Le traité alliant le Royaume de France et l'Empire d'Annam est paraphé à Versailles, mais comme Mgr Pigneau de Behaine n'obtient aucune troupe du fait de Conway n'est pas exécuté.

Benoît Mottet de La Fontaine est, en 1789, Commissaire Ordonnateur du roi et Président du Conseil supérieur de Pondichéry, avec Banal, Boistel, Law de Lauriston, l’un des frères Monneron.

Le commissaire ordonnateur d’une colonie se charge de toute l’administration civile, y compris les finances, le commerce, la navigation, la police et la justice. Le Conseil Supérieur de Pondichéry est l’organe suprême, politique et judiciaire de Pondichéry et ses arrêts sont la preuve de l’enregistrement des ordres du roi qui les rend exécutoires.

Thomas comte de Conway est Gouverneur Général des établissements français dans l'Inde, ayant son siège à Pondichéry. Il s'y rend très impopulaire par l'opposition qu'il y témoigne à l'évêque d'Adran, et parce qu'il est partisan de l'évacuation de l'Inde.

Sur ses instances Pondichéry est évacué en 1789 et l'Ile de France devient ainsi le chef-lieu des établissements français à l'Est du Cap de Bonne Espérance. Le 12 novembre 1789 il y arrive sur la Thétis, commandée par Macnemara, et en prend le gouvernement le 14. Il fait que le régiment irlandais Walsh de Serrant, commandé par Charles Joseph Walsh, qui réside à l'Isle de France depuis décembre 1788 pour préparer une expédition en Cochinchine, regagne la France en 1790.

Lorsque la nouvelle de la Révolution parvient à l'Ile de France, le 31 janvier 1790, il ne consent à autoriser la formation d'une assemblée coloniale qu'à la dernière extrémité. Il organisa ensuite, avec l'aide de son compatriote Macnemara, un complot pour renverser l'assemblée. Il quitte la colonie à la fin de septembre sur la Nymphe.

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Mottet ambassadeur à Ava et au Pégou (1er semestre 1790)[]

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Ministre des royaumes d'Ava et Pégou, sa femme et son secrétaire.

Représentation du roi Bodawpaya dans son palais d'Amarapura, en 1795.

Une proposition est faite par le roi d'Ava, d'Arakan et du Pégou (Birmanie occidentale), Bodawpaya, à Mottet, agent pour le Roi au Bengale, en 1787, d'une liaison de commerce avec la nation française et son royaume e. Le document qui prouve l'existence de cette demande est une lettre de Mottet à M. Billon, chef à Chatigan[149], le 22 décembre 1787, ainsi conçue :

J'apprends que les Birmans se sont emparés du royaume d'Arakan et qu'ils veulent lier commerce avec les Européens ; j'en étais instruit auparavant par une lettre que j'ai reçue du roi des Birmans, par laquelle il me marque qu'il envoie un petit bâtiment à Chandernagor chargé d'ivoire et me demande en échange des fusils, de la poudre et des munitions de guerre[150].

Des sources plus récentes nous confirment que ce roi veut acheter des armes à la France[151].

Nous avons vu les liens qui existe depuis 1787 entre le roi d'Ava et du Pégou et Benoît Mottet de La Fontaine. Ce dernier est envoyé avec un certain Boytard, chef du comptoir de Monnepour dans ce royaume, en 1790. Ils doivent rétablir les relations que nous avions autrefois avec le Pégou. Ils ne peuvent accomplir cette mission en raison de la guerre qui existe dans le sud de la Birmanie[152].

Benoît Mottet de La Fontaine revient au Bengale avec Boytard. Il apprend qu'il est nommé commandant à Chandernagor, en novembre 1790[153].


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Plan des anciennes fortifications du front de mer à Pondichéry.

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MOTTET A CHANDERNAGOR (nov. 1790/fév. 1791)[]

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Les modérés de Chandernagor regrettent l'administration de Mottet (1790)[]

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Chandernagor, palais du Gouverneur.

Du fait des excès de la Révolution des Français avant le retour de Mottet se réfugient à Calcutta.

A Chandernagor, contrairement aux autres établissements des Indes tout va très mal. Montigny est fait prisonnier et expédié sur un both à l'Assemblée Nationale, mais délivré par les Anglais[154].

19 Juin 1790 — Griefs des citoyens de Chandernagor contre M. Montigny ci-devant Agent et Commandant pour le roi au Bengale :

Montigny nommé par le comte de Conway avait pris le commandement de Chandernagor des mains de Mottet. Le Comptoir n'était pas à cette époque dans un état florissant. Le rétablissement de la Compagnie des Indes en avait éloigné les quelques négociants qui y faisaient le commerce pour leur propre compte... Si cette colonie n'était pas heureuse, elle avait cependant du calme et de la tranquillité sous l'administration de Mottet. Il n'en fut plus de même à l'arrivée de Montigny. Cet officier qu'un long séjour à la cour des Mahrattes avait accoutumé à toutes les manœuvres d'une politique abjecte, crût pouvoir, employer les mêmes moyens pour administrer Chandernagor, en semant la division entre ses habitants. Il réussit à entretenir la discorde et à rompre les amitiés les plus solides. Mottet, qui était resté à Chandernagor dans les fonctions d'ordonnateur, le gênait par son honnêteté et sa droiture. Il obtint du gouverneur général que Mottet fût renvoyé à Pondichéry. Montigny poursuivit ensuite de sa haine les employés qui avaient été fidèles à Mottet.

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Le retour de Mottet à Chandernagor (1790)[]

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Benoît Mottet de La Fontaine.

Chandernagor et Pondichéry.

Palais du Gouverneur à Chandernagor.

Ruines de Mondal Boro house, à Chandannagar.

Le comptoir des Français à Chandernagor.

Ce qu'il reste du tribunal français de Chandernagor.

En 1790, à Chandernagor, le commandant Montigny est donc arrêté. General Lord Cornwallis doit le faire libérer et il se réfugie à Calcutta, puis dans un comptoir hollandais et finalement dans une enclave danoise.

L'assemblée coloniale de l'Ile de France et celle de Pondichéry prétendent, chacune de son côté, avoir le droit de nommer les commandants aux établissements français de la presqu'île du Bengale. Le lieutenant-colonel de Canaples, au nom de la première, et l'agent administratif Mottet, au nom de la seconde, se présentèrent successivement pour remplacer Montigny. Mais le comité de Chandernagor avait mis à leur réception des conditions qu'ils ne crurent pas devoir accepter. C'est alors que Canaples s'étant retiré et ayant été inutilement invité par l'assemblée de l'île de France à retourner au poste où elle le nommait, et par le comité de Chandernagor à se soumettre aux conditions qu'il lui dictait, fut appelé à la barre de l'une et déclaré traître à la patrie par l'autre[155].

Le comité de Chandernagor puise, pour faire face à ses énormes dépenses, dans les caisses du Roi - greffe et trésor - dans celle de la Compagnie dont il pille les magasins. Un butin très appréciable est, entre autres choses, celui de 100 pipes de vin de Madére et de vin de Teneriffe. Les vols commis phez les émigrés et quelques extorsions aux Bengalis qu'on qualifie de 1'euphémisme d'emprunts forcés permettent de mener joyeuse vie à Chandernagor et d'y entretenir, les premiers temps au moins, une prospérité factice. On estime à 60 000 Rs. les dilapidations du Comité et l'on peut établir que les dépenses faites par la nouvelle administration montent à 142.000 livres contre les 15.300 que le budget approuvé par le Roi attribue à ce comptoir. Sans connaître ces chiffres par le menu, M. Mottet se doute bien qu'il faut diminuer sérieusement le chapitre des dépenses et reconstituer le commerce réduit à rien. Les vaisseaux n'osent plus en effet aller à Chandernagor, les habitants fuient, les émigrés en sont réduits à se faire adresser leurs lettres d'affaire chez des prête-noms à Calcutta afin qu'elles ne tombent pas aux mains des infidèles. Que vont devenir dans ces conditions le commerce du el et la vente de l'opium ?

Les premiers mois où un nouveau comité est en fonctions marquent une légère détente. Le rappel en France de Conway qui laisse l'intérim du gouvernement de tous les Établissements français au delà du cap de Bonne-Espérance à M. de Cossigny n'y est certainement pas étranger[156]. Mais, Canaples est en réalité l'envoyé de Thomas comte de Conway.

Mottet est au contraire l'envoyé de de Fresne, des administrateurs de Pondichéry, et Cossigny. Car le 5 septembre 1790, Cossigny écrit au Chevalier Camille-Charles Le Clerc de Fresne :

Vous êtes pour ainsi dire sur les lieux, je m'en rapporte à votre sagesse et à votre prudence[157].

S'étant ainsi rendu maître des mesures à prendre, de Fresne juge absolument nécessaire d'y envoyer quelqu'un au plus tôt. Son choix est heureux. Il désigne M. Mottet, oncle de son épouse, qui a dirigé avec intelligence le comptoir avant Montigny. Mottet jouit de l'estime du Conseil supérieur de Calcutta et, chose plus extraordinaire encore, de celle des membres du Comité. Sa connaissance des lieux, des gens et des choses le désigne donc particulièrement pour l'entreprise difficile que lui confient ses instructions de ramener l'ordre et la tranquillité à Chandernagor et de rétablir successivement les différentes parties de l'administration. Il est grand temps qu'il arrive et même en est-il temps encore ?[158].

En effet en arrivant à Chandernagor Mottet découvre que l'anarchie y règne et que les extrémistes ne veulent pas de lui. Ils sont très violents. Le General Lord Cornwallis donne de la crédibilité aux propos de Richemont. Mais ce dernier le menace de faire exécuter les prisonniers si les troupes anglaises violent les limites de Chandernagor. Cette guerre civile, nuit gravement à l'image de la France en Inde[159].

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Les instructions de Mottet pour Chandernagor (septembre/novembre 1790)[]

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Plan de Chandernagor[160].

Chandernagor.

L'église du Sacré Cœur à Chandernagor.

Indiens de Chandernagor.

Lancement d'un navire marchand armé dans le port de Calcutta.

Septembre 1790 — Correspondance entre M.M. de Fresne et Mottet :

Copie de divers documents sur les troubles créés à Chandernagor par le Comité des citoyens, et transcrits dans l'ordre ci-après: 29 Septembre 1790 — Ordre à Mr. Mottet de s'embarquer sur le vaisseau particulier "la Comtesse de Conway" pour se rendre au Bengale.

Benoît Mottet de La Fontaine part de Pondichéry le 29 septembre 1790, sur la Comtesse de Conway, avec le titre d'agent général pour la Nation et muni des instructions de Camille-Charles Le Clerc de Fresne et de l'ancien Ordonnateur Léger. Il doit en arrivant avertir le président du Comité que sa commission est provisoire. Canaples est nommé au commandement par les administrateurs généraux, dont Thomas Conway. C'est la crainte que ce dernier n'arrive pas assez tôt et l'espérance que Mottet parviendra à y rétablir promptement l'ordre, qui ont déterminé Charles-Camille Le Clerc de Fresne à l'envoyer à Chandernagor. Il doit se considérer comme un conciliateur et on laisse à sa prudence le choix des moyens.

Mottet revient donc au Bengale nommé commandant à Chandernagor et Président du Conseil provincial de Chandernagor, en novembre 1790[161]. Officiellement il est Administrateur Général des Etablissements Français dans le Bengale et Président du conseil Provincial de Chandernagor[162]

Mr. le Procureur Général du Roi y étant, ordonne l'enregistrement du brevet provisoire d'Agent général des Etablissements Français au Bengale, accordé par M. M. les administrateurs à Mr. Benoit Mottet de La Fontaine commissaire des colonies, lequel devant présider le Tribunal de Justice établi à Chandernagor prête serment des mains de Mr. le Président[163].

29 Septembre 1790 — Instructions pour Mr. Mottet, Commissaire des Colonies, nommé pour remplir provisoirement les fonctions d'agent pour le roy au Bengale :

Ces instructions signées de de Fresne et de Leger donnaient pleins pouvoirs à Mottet pour ramener l'ordre et la tranquillité (à Chandernagor) et pour rétablir successivement les diverses parties de l'administration.

Sa mission est surtout d'ordre économique, Benoît Mottet de La Fontaine doit donner ses soins particuliers au commerce. Benoît doit d'ailleurs s'arrêter à Calcutta pour y discuter des questions du sel, de l'opium, et des emprunts possibles.

Puis, il doit établir la situation de la caisse au 1er janvier 1790 et faire le bilan des dépenses étrangères à l'ordre régulier du service qui ont été faites par les deux partis qui se sont formés à Chandernagor. Point capital enfin, il doit assurer la rentrée totale des sommes que doit procurer la vente de l'opium.

Ce qui est dépensé l'est bien, en effet, mais il s'agit pour cet Ordonnateur de garantir l'avenir. Les ordres du ministre sont formels. Le comte de La Luzerne lui a enjoint de comprendre dans la comptabilité générale des Etablissements français le bénéfice qui résulte de la vente des 300 caisses d'opium[164].

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Mottet ne peut exercer son commandement à Chandernagor (novembre 1790)[]

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Ancienne porte de Chandernagor.

Mharata sphaprasi, Elizabeth Mottet.

Benoît Mottet de La Fontaine ne peut exercer son commandement par suite de la révolution qui s'est produite à Chandernagor[165]. Richemont refuse d'accepter la légalité de l'autorité basée à Pondichéry que ce soit l'Assemblée permanente ou l'Assemblée coloniale[166].

Richemont, moteur des premiers troubles de Chandernagor, rassemble autour de lui une cinquantaine de déserteurs et de brigands, à la tête desquels il pille les biens effets de la Compagnie des Indes et consomme en orgies le fruit de ses rapines[167].

L'agitation s'y perpétue. La démission de Montigny n'a rien terminé contrairement à ce que Pondichéry a la naïveté d'espérer. Ni Mottet, ni Canaples ne peuvent rétablir l'ordre. Les agitateurs sont en bon nombre à Chandernagor. Les citoyens les plus sages ou les plus craintifs se sont réfugiés à Calcutta d'où ils demandent protection, aide pécuniaire et assistance morale. Aussi l'Assemblée va-t-elle bientôt leur envoyer son propre président de Fumeron[168]. Même Mottet se retire à Calcutta. Le comité veut continuer à dilapider les impôts énormes qu'il fait payer aux habitants. Les révolutionnaires extrémistes en sont arrivés à pressurer les indigènes pour en obtenir de l'argent.

Aussitôt que Mottet arrive à l'embouchure du Gange il reçoit la consigne par le comité révolutionnaire de ne pas aller à Calcutta. Il débarque à Chandernagor le 5 novembre 1790 et est conduit, selon ses lettres, comme un criminel au comité. Richemont lui demande s'il vient en agent du roi, et si c'est le cas il peut s'en retourner car ils n'ont pas besoin de despote. On le traîne pendant plusieurs jours partout et il remarque que les révolutionnaires ont beaucoup d'armes. Ils distribuent des terres et l'argent à leurs partisans. Mottet se dit avec raison que la colonie est perdue[169].

Le comité révolutionnaire décrète que la justice sera exercée par des juges choisis par et parmi les citoyens. M. Mottet ne devra avoir aucun rapport avec les chefs hollandais et danois qui ont eu une conduite indécente avec le Comité et, puisqu'il faut à cause du commerce, traiter avec les Anglais il devra leur demander réparation de leurs insultes. Il devra faire exécuter les lois établies par le Comité ; par grâce on consent pourtant à le laisser correspondre avec M. de Fresne pour la politique. Le comité avise en même temps M. de Fresne qu'on acceptait M. Mottet qui a mérité précédemment l'estime de la Colonie, mais que puisque Chandernagor a été abandonné on va y établir une constitution libre. Il termine en disant nous prendrons un chef mais nous bornerons ses pouvoirs[170].

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Mottet se réfugie à Calcutta[]

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Le General Lord Cornwallis essaie de libérer les prisonniers et accueille les réfugiés à Calcutta.

Calcutta 1790, W. Hodges, Manchester City Art Gallery.

Le père d'un des gendres de Benoît est le Baronet Henry Russell, chief justice of Bengal.

Benoît Mottet de La Fontaine devant de pareilles propositions qui réduisent son rôle à néant et surtout lui enlèvent la possibilité de remplir sa mission, à savoir contrôler les finances de la Colonie doit réagir[171].

Mottet ne peut plus accepter le titre d'agent et se borne à celui de conciliateur. Comme il est persuadé que s'il refusait de donner le montant de l'opium on lui ferait un mauvais parti, il prétexte des négociations à Calcutta sur le négoce du sel qui est très important pour les marchands français[172].

Il part à Calcutta non sans crainte et non sans peine. Et les gazettes de Calcutta d'insérer que le nouveau ex-Gouverneur de Chandernagor craignant le froid confort d'un cachot vient s'installer dans leur ville. Vérinnes écrivait à son ami Lagrénée le 13 Décembre 1790 :

Je voulais vous « dire quelque chose de positif sur l'effet que produirait l'arrivée de M. Mottet. Mes doutes sur sa mission se sont réalisés. Les conditions que le Comité lui a faites pour le recevoir sont si révoltantes, qu'il a été obligé de quitter la place sous le prétexte d'aller traiter à Calcutta de l'affaire du sel qui est aujourd'hui très majeure pour les marchands français[173].

A Calcutta Mottet vit dans la maison de M. Alex Calvin à raison de 675 livres par mois. Il groupe autour de lui un certain nombre de Français chassés des différentes colonies françaises de l'Océan Indien par les révolutionnaires[174][175].

A Chandernagor des membres du Comité des Citoyens et des notables sont accusés par Richemont de complot[176]. Les habitants restés à Chandernagor se déchirent entre eux à propos de ce soi-disant complot fomenté contre le comité.

26 Janvier 1791 — Information contre Le Chapellier, Nègre de Sainte-Croix, Tringlet de Neuville, Maurriot et Dubois, accusés d'avoir cherché à renverser le Comité des Citoyens :

Il résulte de ce volumineux document que l'union n'existait plus au sein de l'assemblée des citoyens. A la suite du refus opposé à Mottet de le reconnaître comme chef pour le roi à Chandernagor, la discorde s'était mise au sein de l'assemblée. L'information n'avait révélé que des outrages et des menaces à l'adresse principalement de J. B. Richemont.


Le 30 avril 1791 Montigny écrit à Camille-Charles Le Clerc de Fresne :

Il lui accuse réception de la copie des conditions que le Comité de Chandernagor entendait imposer à Mottet, envoyé par de Fresne pour rétablir l'ordre dans ce comptoir.

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Canaples débarque à Chandernagor le 12 février 1791[]

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Pondichéry et Chandernagor.

Chandernagor : étang de Laldiguy.

Ce qu'il reste de l'architecture française coloniale à Chandernagor est souvent en ruine.

Timbre de Sainte-Hélène en l'honneur de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843), beau-père de l'une des filles de Mottet.

Charles Emmanuel de Canaple, lieutenant-colonel d'infanterie, aide maréchal général des logis de l'armée de l'Inde, commandant de Mahé, auteur d'un mémoire intéressant sur Madagascar (1779/1790), débarque à Chandernagor le 12 février 1791. A vrai dire Mottet attend Canaples avec l'impatience d'un homme très ennuyé d'une place qui ne lui cause que des désagréments». N'a t-on pas projeté à Chandernagor de le pendre en effigie parce qu'il a réarmé le Chandernagor, ainsi que M. Bartro qui en a pris le commandement. On les accusait tous deux de l'esnation (sic) alors que le Chandernagor est allé tout simplement porter du riz à Pondichéry en demi-famine[177].

En même temps les membres du Comité dont la folie arrive à son comble, ont ...

... jeté leurs braves dans les cachots les fers aux pieds sous prétexte qu'ils ont conspiré contre eux et voulu avec d'autres conjurés au nombre de 40 faire rentrer M Mottet dans la place[178].

Mottet a eu connaissance de ce nouvel abus de pouvoir par une lettre de Mme. Ste. CroixIX le suppliant de venir au secours de son mari jeté en prison. Un certain Gomain, élargi, lui porte une supplique au nom des autres détenus emprisonnés par le Comité sans savoir pourquoi qui avaient pris connaissance de la supplique par un grillage, supplique qu'ils n'avaient pu signer faute de moyens. Le comité parle d'un complot formé dans la colonie pour y établir par la force l'autorité inconstitutionnelle de Mottet et du Gouvernement de Pondichéry[179].

Mottet lui cède - soulagé - ses fonctions au Bengale et il bénéficie de l'opportunité de retrouver dans les bras de sa chère moitié. Benoît a aussi trois filles qui l'attendent, dont Victoire Françoise Mottet de La Fontaine qui va épouser le 14 mars 1808 à Pondichéry John Doveton (1783 - 1857), général de l'armée des Indes, fils de Sir William Webber Doveton, qui est timbrifié et l'un des rares amis britanniques de Napoléon à Sainte-Hélène.

Camille-Charles Le Clerc de Fresne comprend que le Comité chasse Montigny car il est trop autoritaire. Mottet réussit juste à recouvrir des impôts[180]. Mais c'est encore trop de soi-disant autoritarisme, il ne faut plus de chef et Canaples fait l'affaire[181]. Ce nouveau gouverneur, qui ne gouverne rien, meurt subitement de maladie le 5 août 1791[182].

De Fumeron qui leur succède en tant qu'Agent de la Nation est au courant des pillages et agissements du comité et même les mernaces sur la vie de Mottet[183].

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Chandernagor du temps de Mottet.

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PONDICHÉRY[]

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La révolte des blancs de Pondichéry (1788 - 1791)[]

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Plan de Pondichéry[184].

Pondichéry.

Dès 1788, à Pondichéry une minorité de blancs importante et très active, qui déteste les Anglais, commence à se révolter. Le départ de Thomas comte de Conway et des troupes françaises leur donnent des arguments et renforcent leur position. Ces divisions dégénèrent bientôt en véritable anarchie : tandis que le comité affronte la municipalité , le maire Coulon en découd avec le gouverneur de Fresne.

La fièvre révolutionnaire gagne les Etablissements français de l'Inde, un an après son déclenchement dans la métropole, à l’arrivée le 25 février 1790 d’une flûte venant de l'île Maurice et annonçant ce qui est surnommé la Révolution de Paris. Le navire vient chercher des munitions, des soldats, et du matériel. La foule se rassemble devant l’hôtel du Gouverneur et demande qu’ils restent à Pondichéry et la formation d’une milice. Dès le lendemain les habitants se réunissent en Assemblée nationale et redemandent la formation d’une garde nationale à Pondichéry. Le Gouverneur, Camille-Charles Le Clerc de Fresne, se prête au jeu, mais demande aux 65 membres élus une première mesure : la proclamation de la loi martiale.

Le comité représentatif, voulant se décharger de la responsabilité qui pèse sur lui, convoque les citoyens. Le but de la réunion est de nommer une assemblée, composée de quinze députés, chargés d'administrer la colonie, de discuter les affaires locales et de correspondre avec la métropole. Il y a cent quatre-vingt-quinze votants.

Le 1er août 1791, une frégate revient de Karikal. Les officiers rendent visite à Mottet dans un de ses palais. Le lendemain l'ancien ordonnateur Léger repart avec eux[185]. Mottet est ordonnateur (1791/1794).

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Mottet, Agent Général pour la Nation (25 février 1790)[]

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Pondichéry du temps de Mottet.

Mottet est nommé Président du Conseil supérieur de Pondichéry, avec Banal, Boistel, Law de Lauriston, l’un des frères Monneron. Une affiche demande la suppression de ce Conseil Supérieur de Pondichéry.

La flûte venant de l'île Maurice a apporté sa nomination comme Agent Général pour la Nation. Ce Commissaire des colonies, nommé provisoirement à ce poste agent pour les révolutionnaires, décide de faire des réformes. Les indigènes, comme ils sont partisans de la Révolution, doivent payer un nouvel impôt et être enrôlés pour défendre le Pondichéry révolutionnaire des Anglais.

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Émeute des Tamouls (août 1791)[]

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Indiens de Pondichéry à un enterrement brahmanique.

Palais du gouvernement de Pondichéry.

L’Assemblée se calme, car les métis et les Indiens veulent être associés à ces réformes. En effet, toute cette agitation n'est pas sans avoir d'écho dans la population indienne. Les cipayes animés d'un esprit de révolte commencent à faire peur même aux plus excités parmi les Européens.

Les premiers troubles éclatent et d'une manière bien inattendue Le 29 juillet 1791, Camille-Charles Le Clerc de Fresne et Mottet[186], demandent au Conseil supérieur l'enregistrement et le dépôt au greffe de la proclamation du Roi sur le décret de l'Assemblée Nationale relatif aux créances arriérées et aux fonctions de son comité de liquidation[187].

De ce fait, deux notables Indiens vont se trouver sans ressources, leurs créanciers les faisant saisir. Comme en témoigne une requête des Mahanattars à Messieurs du Bureau de Liquidation du 6 août 1791, ces Indiens sont en même temps les créanciers de la Nation. Ils demandent donc un certificat faisant connaître le montant des sommes que leurs pères ou eux ont avancées à la Nation en 1758 et 1761, sommes s'élevant pour Chonacholom Arombatte, d'après les commissaires de la liquidation eux-mêmes à 246.024 Roupies 1 Fanon 14 Caches, non compris quelques articles laissés à la décision du Contrôleur général. Or, leurs biens d'une valeur de 75.000 livres sont néanmoins saisis, vendus, et adjugés pour 22.000 livres. Ce jugement indigne la population hindoue qui se révolte[188].

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L'Assemblée de Pondichéry très surveillée (août-septembre 1791)[]

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Pondichéry.

L'Assemblée se trouve très surveillée par les citoyens qui se sont réunis en assemblée particulière avec l'autorisation du maire et demandent que soit rendu public, par la voie de l'impression, l'état détaillé des revenus et dépenses de la colonie : voeu qui est transmis par le maire à l'Assemblée[189].

Cette dernière, qui n'agit que sous la pression de la municipalité, dit :

qu'elle se réservait de répondre avec toute la légalité convenable à la municipalité mais que sa confiance était telle en MM. de Fresne et Mottet qu'il n'y avait pas lieu de prendre communication des documents envoyés[190].

Enfin une lettre, véritable outrage à l'Assemblée, rédigée par Lanoy, Carcenac et Bayet, et transmise par le maire, critique la manière dont l'Assemblée fait la répartition des permis de sel. Ces trois citoyens sont appelés devant l'Assemblée, ce qui donna lieu à la séance étrange du 30 Avril. Non contents de maintenir leurs dires, ils en arrivent à mettre en doute la légalité de l'Assemblée qui ne devrait comprendre ni militaire ni administrateur[191].

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Mottet, Agent Général pour la Nation (automne 1791)[]

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Baron Benoit Mottet de la Fontaine, the last French Governor of Pondicherry[192].

Benoît Mottet de La Fontaine reçoit des consignes de Bertrand, ministre de la Marine, le 8 octobre 1791 qu'il essaie tant bien que mal d'appliquer[193].

Francs-Maçons et ateliers parisiens de la Grande Loge de France au XVIIIe s. (Paris, 1973) nous dit que si les choses se passent assez bien à Pondichéry en 1791, c’est qu’il y a entente et fraternité entre le gouverneur, le premier maire Durfort de Civrac — maréchal de camp et franc-maçon — et la première assemblée coloniale.

Fin 1791 à Pondy on vit chichement d'une cargaison de riz arrivée de l'Ile de France par le vaisseau l'Utile, mais qui est vendue bien chère (une mesure et demie au fanon) et d'une autre cargaison que Fumeron du Bengale fait obtenir à Guillard de Gondreille.

Malheureusement Camille-Charles Le Clerc de Fresne fait remarquer que l'obligation que l'on propose de faire aux capitaines de navires transportant du sel, de rapporter du Bengale des chargements de riz ne serait pas légale, l'Assemblée Coloniale ne pouvant réglementer les relations commerciales avec l'extérieur[194].

Quelques citoyens, plus riches ou plus généreux, tels que Marsham ou Mottet abandonnent leurs parts de permis de Sel[195].

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Venant de Durfort gouverneur de Pondichéry (1792)[]

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Le Roi et sa famille signent l'acte de mariage de Louis Venant de Durfort (1750 - 1792), Comte de Civrac, capitaine des carabiniers[196].

Élisabeth de Warren, épouse Adolphe Mottet de La Fontaine : Le marié.

En 1792, Louis Venant de Durfort, fils du comte de Civrac, est nommé gouverneur de Pondichéry, grâce à son oncle, Emmanuel-Félicité, duc de Duras, qui nommé président de la Compagnie des Indes en 1788.

Après une carrière militaire exceptionnelle en Europe, Venant se bat pour détruire tous les espoirs révolutionnaires à Pondichéry. A ses yeux, les idéaux républicains venant de France menacent la stabilité économique de la région.

Il prend grand soin d'entretenir des relations commerciales avec les autres puissances européennes de la région. D'ailleurs il est marié avec une jeune Britannique, Catherine Brown, fille de Milord Thomas Brown, Comte de Kenmare, Baron de Roscastle, Pair d'Irlande et de dame Anne Cooke qui ont leur domicile à Paris. Lord Kenmare dote sa fille de 500.000 livres[197].

Louis Venant conserve des liens d'amitié dans la famille du Roi et il appartient à une famille ducale et c'est pourquoi il sollicite, pour se marier l'agrément du Roi et des princes ses petits-fils. C'est ainsi que le contrat de mariage porte les signatures de personnages dont quatre vont être rois de France[198].

Le Gouverneur offre aux citoyens et citoyennes ainsi qu'aux militaires, des rafraîchissements au Gouvernement, le 2 avril 1792. Ce même jour, on a à déplorer la conduite d'un militaire nommé Langlois qui juge bon d'aller insulter l'Ordonnateur Mottet lequel, malade, ne s'est pas rendu à la fête. Tandis que trois membres de l'Assemblée vont lui témoigner leurs regrets , M. de Chermont, l'Assemblée et le bataillon, d'un commun accord proclament la déchéance de Langlois qui est mené sur le bord de la mer immédiatement pour être embarqué sur la frégate La Fidèle[199].

Venant meurt en juillet 1792 et est inhumé à Notre-Dame des Anges à Pondichéry[200].

Le 14 juillet 1792 tous les Français boivent à la santé de la nation et du roi[201].

Benoît Mottet de La Fontaine enregistre à partir d’avril 1793 les décisions au nom de la nation et de la loy. Il est toujours l'Ordonnateur de Pondichéry en 1793[202].

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Un des palais de Mottet à Pondichéry, devenu le palace Le Dupleix, car bâti par ce grand homme.

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PENDANT L'OCCUPATION ANGLAISE DE PONDICHÉRY[]

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La capitale des Indes françaises tombe aux mains des troupes anglaises commandées par le colonel Braithwaith en 1793, le 23 août précisément, après une résistance de 13 jours. L'occupation anglaise de Pondichéry, la dernière qu'a à subir cette ville, dure jusqu'en 1816 - si l'on exclut le bref intermède de juillet à septembre 1803, consécutif au traité d'Amiens. Ce n'est que le 4 décembre 1816 que l'administration anglaise rend officiellement à la France Pondichéry, respectant ainsi les termes du traité de Paris du 30 mai 1814, confirmé par celui du 20 novembre 1815.

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La prise de Pondichéry - 23 août 1793[]

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Contre-amiral William Cornwallis.

Vue de l'aile gauche de l'armée britannique sur les collines rouges avant Pondichéry, commandée par le colonel Braithwaite[203].

Porte de Villenore avec pont dans le clair de lune et les rondes en cours[204].

Villenore Gate de Pondichéry  avec vue lointaine de l'armée britannique campée sur les Red Hills.

Jean-Jacques Duval d’Eprémesnil, seigneur de Maréfosse, né le 5 décembre 1745 à Pondichéry et guillotiné le 22 avril 1794 à Paris, est un juriste, pamphlétaire et homme politique français.

Vive le Roi ! Vive Louis XVII ! crient les Pondichériens en 1793.

Ayant reçu le 2 juin 1793 la nouvelle du déclenchement de la guerre contre la France, les autorités britanniques à Madras sous le gouverneur, Sir Charles Oakely, prennent des mesures pour prendre possession des colonies françaises[205]. Les vaisseaux anglais bloquent les communications par mer. La dernière délibération du Conseil supérieur adoptée sous la présidence de Benoît Mottet, datée du 17 juin 1793, est ainsi rédigée :

La ville étant sur le point d'être assiégée, le Conseil décide de suspendre ses audiences et celles du tribunal, pour laisser chacun se livrer en entier à la défense commune.

Un premier succès pour les Britanniques est la capture d'un transport magasin de munitions pour la garnison française à Pondichéry[206].

Tandis que le blocus continue d'étrangler les approvisionnements entrant à Pondichéry, une armée de deux mille hommes, dont douze cents Européens sous le commandement du colonel John Braithwaite, atteint la périphérie de la ville le 28 juillet. Afin d'affaiblir la résistance des assiégés, les Anglais jettent dans la ville des bombes contenant des tracts avec le portrait de Louis XVI avec cette légende :

Je meurs innocent.

Des journaux annoncent la décapitation du roi.

Finalement, au matin du 22 août 1793, une batterie de canons lourds anglais est mise en place, et le feu de ces canons a un effet si immédiat qu'à 17 heures cet après-midi, des drapeaux de trêve apparaissent sur les remparts. Des révolutionnaires français, débordant d'ardeur révolutionnaire, se sont rebellés contre leurs officiers, se saoulent et menacent le gouverneur[207].

La discorde parmi les Français facilite la prise de la ville par les Anglais. Pondichéry tombe le 23 août 1793, après 15 jours de siège. Selon Castonnet des Fosses, La révolution et les clubs dans l’Inde , les blancs et les métis crient :

Vive le roi ! Vive Louis XVII ! A bas les Jacobins ! A bas la guerre !

Les Indiens accueillent les soldats anglais comme des libérateurs[208].

La capitulation est signée, la garnison reste prisonnière, les officiers gardent, leur épée, les propriétés et les lois sont garanties. Les ecclésiastiques reviennent à Pondichéry. L’agitation est finie. La municipalité révolutionnaire est dissoute et remplacée par un lieutenant de police.

Le 23 août 1793, à 9 heures du matin, les Anglais entrent dans la ville et en prennent possession. Le général Floyd est nommé gouverneur de Pondichéry. Le lendemain, un service funéraire a lieu pour Louis XVI, dans l'église de Notre-Dame des Anges. Toute la population européenne et indigène y assiste. Puis, ils sortent de l’église en hurlant :

Vive le roi ! Vive Louis XVII !

Les autres comptoirs, qui ont eux aussi connu quelques instants d'exaltation révolutionnaire, tombent les uns après les autres. Les attributions du Commissaire ordonnateur sont transférées à un Commandant anglais dépendant de Madras.

En France, c’est le règne de la Terreur. Les révolutionnaires sont renvoyés en métropole par les Britanniques. Benoît et les siens choisissent de rester, craignant d’être guillotinés ou se retrouver sans pension comme les Mottet restés en France.

Son frère Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet ne touche plus sa pension de 10.000 livres. Il se réfugie dans une cabane dans la forêt de Compiègne.

Un de ses neveux, Jean-François Mottet (1769 - 1839) n'est pas Ecrivain ordinaire à Pondichéry, sous ses ordres de son oncle. Son père, le commissaire général Louis Melchior Mottet écrit au ministre qu'il a fait des écritures et mathématiques étudiees après de bonnes études. Jean-François travaille chez un notaire de 1791 à 1794. Il ne devient procureur général à la Cour royale, d'un prince indigène, qu'en 1817, puis conseiller, en 1823 et vice-président du gouvernement local (des Indes du Sud) en 1825. Son grade dans l'Ordre de Saint-Louis est chevalier le 3 novembre 1827 et il est commissaire de la marine, en 1827[209].

Un autre de ses neveux, Louis Mottet (1772 - après 1792), ancien commissaire de la Marine, garde nationale est le protégé de Adélaïde-Diane-Hortense Mancini-Mazarin, duchesse de Brissac et de Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel, marquise puis duchesse de Tourzel devient garde constitutionnel de Louis XVI (1791 - 1792), à la compagnie de Villeneuve. Il en est congédié le 19 février 1792, ou plus exactement il donne sa démission[210][211]. En 1792, le mari de Adélaïde-Diane-Hortense Mancini-Mazarin, duchesse de Brissac est assassiné lors des massacres de Septembre. Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel, marquise puis duchesse de Tourzel est arrachés des bras de la reine et de ses enfants. Elle se retrouve emprisonnée à la Force, l’une des plus terribles prisons des révolutionnaires parisiens. Louis Mottet après 1792 n'est plus cité.

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Braithwaite gouverneur anglais (1793 - 1802)[]

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William Gordon, général à Pondichéry de 1793 à 1798.

Le major-général Sir John Braithwaite, 1er baronnet (3 février 1739 - 16 août 1803) dirige le siège réussi de Pondichéry en 1793. Il est alors nommé gouverneur de la ville[212]..

Les Anglais conservent le Conseil supérieur de Pondichéry, comme tribunal suprême, sans en changer sa composition. Benoît Mottet garde la présidence de ce Conseil pendant les 23 années de l’occupation anglaise et sa résidence de fonction[213]. L'autorité du tribunal est distribuée au district de Cuddalore. Les attributions du commissaire ordonnateur sont transférées à un commandant anglais dépendant de Madras.

Marie Villon de Fécamp, la femme de Benoît, va en France en 1793-1794. Elle rencontre à Paris Henri-Paulin Panon Desbassayns (1732 - 1800). Le monde des anciens officiers du roi fait partie intégrale de l’univers parisien de ce célèbre Réunionnais. La franc-maçonnerie continue à les unir et crée aussi des liens entre les Mottet et les officiers ou administrateurs anglais, presque tous membres des loges britanniques aux Indes. Quoique Benoît Mottet a des problèmes avec les francs-maçons du Grand Orient, car il avoit juré de ne pas participer aux travaux des femmes[214].

Le 71st (Highland) Regiment of Foot (MacLeod's Highlanders) formé à Glasgow, auprès de recrues des Highlands, pour servir dans les Indes orientales, reste en Inde. Il combat au siège de Pondichéry en août 1793 pendant les guerres de la Révolution française et occupe la ville de 1793 à 1795 avant de revenir en Écosse en août 1798.[215]. Le 71e Régiment d'infanterie (Highland) a comme lieutenant général William Gordon, le 12 octobre 1793 et ​​le même comme général le 1er janvier 1798. William Gordon (officier de l'armée britannique) -[216].

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Le recensement anglais de Pondichéry en 1796[]

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Le dernier effort et la chute de Tipû Sâhib. Les Anglais recensent les Français pour qu'ils n'aillent pas au secours des Indiens.

Classeent des rues de Pondichéry, en 1796, en fonction d'un élément de train de vie : le nombre de domestiques ou d'esclaves par habitant[217].

Portail de l'autre hôtel particulier des Mottet, rue des Capucins (rue Romain Rolland) à Pondichéry.

Le recensement de la population française résidant à Pondichéry entrepris en 1796 par les autorités anglaises est le premier recensement nominatif de la ville dont on conserve la trace. Les enquêteurs anglais ont noté rue par rue, non seulement le patronyme de chaque famille, accompagné du nombre de personnes, d'enfants ou d'élèves, mais également le nombre de domestiques ou d'esclaves dont dispose chaque famille. Il s'agit donc d'un document unique, qui nous restitue un état de la population européenne et de la population "mixte" de la ville de Pondichéry en 1796, c'est-à-dire presqu'à mi-parcours des deux siècles trois quarts de présence française (1673 - 1954) sur ce sol indien[218].


Rue des Capucins (rue Romain Rolland) Marie Ve Mottet(?) et ses enfans' 3 15

Rue du Gouvernement (François Martin) Marie Fécamp, épouse Mottet, son mary et ses enfans 6 7

Les Mottet ont en 1796 22 esclaves et domestiques dans deux palais[219]. L'hôtel particulier de Benoît tansformé en palace, le Dupleix, est en 1796 la résidence du maire.

Rue Royalle (Surcouf) Catherine, Veuve Fécamp (belle-mère de Benoît) et sa fille en ont 4.

C'est manifestement à des fins de surveillance policière que les autorités anglaises entreprennent de recenser très précisément et de manière nominative les habitants français de Pondichéry. Les hommes valides en particulier sont comptés indépendamment des familles. La crainte principale des Anglais tient dans l'aide éventuelle que les Français sont susceptibles d'apporter au sultan de Mysore, Tippou Sahib, dernier obstacle à leur domination dans le sud de l'Inde. Cette crainte est d'autant plus justifiée que Tippou Sahib multiplie les contacts avec les Français, notamment par l'intermédiaire du corsaire Ripaud de Montaudevert, qui joue alors les agents secrets révolutionnaires. Les Anglais se servent de ce recensement, répété sommairement en 1798-1799, pour expulser tous les Français valides de Pondichéry en février 1799 sur le vaisseau Le Triton en partance pour l'Europe, et disperser le reste de ses habitants dans la région, au moment de livrer l'assaut final contre Tippou Sahib, dans son fief de Seringaptnam. Le sultan meurt les armes à la main le 4 mai 1799[220].

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Henry II Russell de Swallowfield, un des gendres de Benoît. Les Britanniques sont les maîtres des Indes Orientales.

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APRÉS LA CONVENTION D'AMIENS (1802)[]

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Retour à une Gouvernance de l'Etat Français (1802 - 1803)[]

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Le général-comte Charles-Mathieu-Isidore Decaen.

L'amiral Raynier.

La paix d'Amiens est le nom donné à la période de paix qui s'amorce avec le traité d'Amiens, signé le 25 mars 1802 entre le Royaume-Uni d'une part et la France, l'Espagne et la République batave, de l'autre part. Les termes de l'accord préliminaire obligeent la Grande-Bretagne à restaurer la plupart des possessions coloniales françaises capturées, dont Pondichéry.

Charles Matthieu Isidore, Comte Decaen est nommé capitaine général des établissements français en Inde par le Premier Consul le 18 juin 1802. C'est peut-être une punition de Napoléon Bonaparte pour son association avec Moreau. Decaen est envoyé en tous les cas en mission difficile dans les établissements français dans les Indes orientales.

Les instructions qu'il a reçues de Bonaparte sont précises : il doit être le précurseur d'un retour massif des Français en Inde, alors en rébellion contre les Britanniques.

En mars 1803, la frégate la Belle-Poule est placée sous le commandement du contre-amiral Linois et intégrée dans sa division qui comporte le vaisseau de 78 le Marengo, bâtiment amiral, les frégates de 40 l'Atalante' et la Sémillante, des transports chargés de troupes, de munitions et d'approvisionnements. La mission de cette force est de reprendre possession des colonies de l'Inde, restituées à la paix d'Amiens.

Arrivé à Pondichéry en juin 1803 (27 Prairial), la Belle-Poule ne peut obtenir du commandant anglais la remise de la ville. Cinq vaisseaux de ligne, trois frégates et deux corvettes, commandés par l'amiral britannique Raynier, sont en face de la frégate la Belle-Poule. Au mépris des conventions stipulées depuis un an déjà, entre les gouvernements britannique et la république, cet amiral, après avoir pris connaissance des dépêches du commandant français, refuse à la Belle-Poule l'autorisation de communiquer avec la terre.

Ce n'est que vingt-cinq jours après avoir retenu cette frégate prisonnière sous le canon de son escadre, que Raynier, voyant arriver à Pondichéry la division Linois, veut bien permettre au général Decaen, de mettre une garnison dans la ville, en juillet donc.

Le bref intermède de juillet à septembre 1803, consécutif au traité d'Amiens, fait que Decaen, envoyé par Napoléon en Inde pour reprendre possession des comptoirs français à la suite de la paix d’Amiens en mars 1802, arrive à Pondichéry en juillet 1803, avec une troupe de 150 hommes. Nommé capitaine général des établissements français en Inde par le premier Consul en 1802, Decaen déploie dans cette difficile mission les qualités de l’administrateur aussi bien que celles du guerrier.

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Le refus de Wellesley de lui rendre les cinq comptoirs (1803)[]

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Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), Gouverneur général des Indes, refuse de remettre les comptoirs français à Decaen.

Combat du Marengo et de la Belle Poule contre des vaisseaux anglais.

Louis-Francois Binot.

Capitulation de l'adjudant-commandant Binot à Pondichéry le 11 septembre 1803.

Mais les Français se heurtent au refus du Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842), gouverneur général des Indes, de lui remettre les cinq comptoirs en dépit des clauses de la paix d'Amiens, dont on ignore alors la rupture. Richard Wellesley admire beaucoup le Résident Général du royaume d'Hyderabad, le baronnet Henry II Russell de Swallowfield, un des futurs gendres britanniques du Baron Mottet de La Fontaine.

Tandis que les navires de Decaen mouillent devant Pondichéry, l'adjudant commandant Louis François Binot descend à terre. Un courrier est arrivé de la part du capitaine-général Decaen à l'adjudant commandant Binot, venu sur la Belle-Poule. Il est provisoirement nommé capitaine général de l'établissement.

Mottet, ancien chef d'administration, occupe provisoirement la place de préfet colonial, le 16 juillet 1803[221]. [222]. Mottet envoie une lettre à Binot dans laquelle il conteste les droits de fabrication de la monnaie que Mottet aurait fait perdre aux Français par crainte de déplaire aux Anglais. Lettres de Mottet, préfet colonial par intérim de Pondichéry, à Binot... (1803 13 juillet-23 septembre)[223].

Les Anglais consentent à peine à accueillir Binot . Ils n'évacuent pas Pondichéry, dans la perspective d’une réouverture des hostilités[224].

Dans la ville les troupes françaises ne commettent pas d’exactions, ce qui étonnent les missionnaires de Pondichéry, selon Adrien Launay, et son Histoire des missions de l'Inde.

La prise de possession tardive de Pondichéry ne va pas être de longue durée. le lendemain même de son départ pour Pondichéry, Decaen reçoit l'ordre par le brick le Bélier, parti de Brest dix jours après lui, de juste laisser son bataillon expéditionnaire à terre.

Richard Wellesley, Gouverneur général des Indes fait venir dans la ville une escadre de 9 navires, et Decaen plutôt que d'affronter les Britanniques en mer, et conformément à ses instructions, revient à l’Isle de France. Là, ou il doit attendre la rupture imminente de l'éphémère convention d'Amiens.

Les Mémoires et journaux du général Decaen nous donnent donne une version un peu différente des faits :

Un signal auquel l'escadre anglaise répondit par deux coups de canon suivis, un instant après, d'un troisième coup, pour faire sans doute appareiller cette escadre, enfin une telle conduite qui n'était pas, à coup sûr, celle d'un état de paix, m'a prouvé de plus en plus qu'il fallait agir promptement et secrètement. D'après cette détermination, je donnai donc l'ordre ci-joint, n°7, à l'adjudant commandant Binot . Le préfet colonial laisse une instruction au citoyen Mottet qui est désigné pour chef d'administration, et le contre-amiral se disposa pour faire appareiller le soir même[225].

Après avoir failli être capturés devant Pondichéry, les bâtiments de Linois gagnent l'Ile de France qui devint leur centre de croisière, tandis que les établissements de Madagascar sont utilisés comme centres de ravitaillement[226].

Binot veut défendre Pondichéry. Les Anglais somment Binot de se rendre, ce qu’il refuse d’abord de faire. Mais, les habitants de Pondichéry lui adressent une pétition soulignant les conséquences désastreuses d’une tentative de résistance et Binot doit se rendre le 11 septembre 1803 (24 fructidor an XI) avec le détachement de la 109e demi-brigade. Il revient en Europe en août 1804.

Mottet de La Fontaine est nommé définitivement à la place du préfet colonial chef de l'administration de Pondichéry[227].


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Arrivée de l'escadre française devant Pondichéry.

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Départ de l'escadre de Pondichéry (1803).

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NOUVELLE OCCUPATION ANGLAISE (1803 - 1816)[]

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Liens familiaux des Mottet de La Fontaine avec le gouverneur anglais de  Pondichéry[228].

De 1793 au 26 septembre 1816, malgré le Traité d'Amiens (1802) et le Traité de Paris (1814) les Anglais occupent presque en permanence Pondichéry.

Le major-général Sir John Braithwaite, 1er baronnet (3 février 1739 - 16 août 1803), gouverneur de Pondichéry cède la place à Saint John en 1803 pour être suivi de Keith en 1804.

De 1805 à 1811, le gouverneur est Ernest William Fallofield (b. 1785 - d. 1874) succéde à Keith en 1805 et occupe ses fonctions jusqu'en 1810.

Par la suite Lock Hart et Huge Fraser sont gouverneurs de Pondicherry[229][230].

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Ernest William Fallofield gouverneur (1805 - 1811)[]

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Un des gendres de Mottet, le Général John Doveton (1783 - 1857), de l'armée des Indes.

Le père d'un autre de ses gendres : George Sowley Holroyd (1758 - 1831), Juge de la Court of King's Bench.

Fallofield succède à Keith en 1805[231].

Ernest William Fallofield (1752 - 1816) est le père de la future femme d'un des fils de Benoît. Il est lieutenant-colonel et il a été délégué anglais pour la remise de Karikal à la France, le 26 février 1785.

Fallofield est membre du conseil de Madras (1793 - 1806), président de la Chambre de commerce, Premier membre du conseil de l'honorable Compagnie anglais[232]. Il est gouverneur anglais de Pondichéry de 1805 à 1811. Il se marie avec une Française qui est veuve d'un capitaine, Jeanne Elisabeth Honorée du Rhône de Beauvair (1785 - 1874), le 27 octobre 1808 à Pondichéry.

Les enfants Warren sont néanmoins un exemple de ces mariages entre Anglais et Français. Leur père est le comte Jean-Baptiste de Warren, officier français émigré, qui revient en 1820, à Pondichéry et redevient Français, en 1824. Il est d’abord Conseiller à la Cour royale, puis veuf et malade. Leur mère est une Française, fille d'un greffier en chef, député révolutionnaire. Elisabeth se marie en 1829 avec Adolphe, fils cadet de Benoît, qui sert Louis XVIII, puis le Nizam d'Hyderabad, pour le compte des Anglais, comme une partie de sa famille.

Le mariage d'un des fils de Benoît avec Georgiana Honoria, fille de EW Fallofield symbolise les liens qui existent entre ces Européens à l’autre bout du monde. Cependant ces mariages avec des Anglais protestants ne sont pas appréciés de tous. Les catholiques français sont aussi perçus comme un danger par les Anglais pour leur empire aux Indes. Les mariages avec des catholiques sont interdits.

Fallofield vient à Pondichéry pour y implanter fortement l'honorable Compagnie anglaise. Le gouvernement lui demande d'implanter une Cour de justice dans la ville, selon Rise and progress of the British power in India, de Peter Auber. Donc Benoît Mottet de la Fontaine est nommé 2e juge à Pondichéry le 15 mai 1805[233]. et son neveu, frère d'Agathe Mottet-de Rambaud, obtient le même jour une Commission de Procureur du Roi à Pondichéry. Mottet est procureur général de 1806 à 1817[234].

Les fils de Benoît Mottet de La Fontaine partent faire leurs études en France, notamment à Compiègne, chez leur vieil oncle François Mottet (1728 - 1808), président du district de Compiègne, pendant la Révolution, puis chez Louis Melchior Mottet (1735 - 1811), un autre oncle, ancien Commissaire Général de la Marine.

Ernest William Fallofield exerce ses fonctions jusqu'en 1811, Lockhart et Hugh Fraser le remplacent à Pondichéry.

On a dans le Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française un Certificat de Mottet établissant que Yacharie Ambou avait servi au corp des cipahis et fait preuve de grande charité. (29 Juillet 1813)[235].

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Résidence du gouverneur anglais à Hyderabad, un de ses gendres, Henry II Russell of Swallowfield.

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LA RESTAURATION[]

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Retour à une Gouvernance de l'Etat Français (1816 - 1947)[]

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André Julien, comte Dupuy, Gouverneur de Pondichéry.

Le 4 décembre 1816 l'administration anglaise rend officiellement Pondichéry à la France, respectant ainsi les termes du traité de Paris du 30 mai 1814, confirmé par celui du 20 novembre 1815. L'établissement redevient français après 23 ans de présence anglaise.

André Julien, comte Dupuy (1753 - 1832) est nommé gouverneur général des Indes françaises, en septembre 1816. Il ne montre peut être pas, dans ces fonctions qu'il occupe pour la seconde fois, la fermeté qu'exigent les circonstances, et la politique envahissante de l'Angleterre. Aussi est-il rappelé en octobre 1825.

10 Décembre 1816 — Requête de Ramaravo, Brame, au Comte Dupuy Gouverneur et J. Davot, Intendant à Pondichéry: Le requérant expose longuement les services qu'il a rendus à titre d'interprète du corps expéditionnaire de Duchemin en 1782 et ensuite comme Waquïl auprès de Tipou. Il produisait à l'appui de sa pétition la copie de divers certificats. La sincérité de son exposé était certifiée par des annotations de Mottet, ancien ordonnateur, et de Trouffreville, colonel[236].

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Retour à une Gouvernance de l'Etat Français (1816 - 1947)[]

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Un des hôtels particuliers des Mottet à Pondichéry.

Acte de décès de Benoît Mottet de La Fontaine.

Tombe de Benoît Mottet de La Fontaine à Pondichéry.

Benoît Mottet de La Fontaine est commissaire ordonnateur de l’ensemble des établissements français de l'Inde et président du Conseil supérieur à Pondichéry, mais pour quelques semaines seulement, puisqu’il prend sa retraite - avec octroi de l’honorariat - le 1er janvier 1817. Mottet est procureur général le 1er février 1817[237].

Benoît Mottet de La Fontaine rejoint l'orient éternel le 30 avril 1820, à l’âge de 75 ans, dans son hôtel particulier rue Dauphine (3 et 5 rue de la Caserne), à Pondichéry [238].

De La Fontaine est enterré au cimetière français des Capucins (rue Surcouf). Sur sa tombe il est inscrit :

Ci-gît. Benoît Mottet de la Fontaine, ancien ordonnateur des Etablissements français de l'Inde et président du Conseil Supérieur de Pondichéry. Né à Compiègne, département de l'Oise, le 4 Juin 1745 (sic), décédé le le 30 Avril 1820. Le roi le fait chevalier de Saint-Louis, le 10 juillet 1820[239].


Rapport au roi proposant de confirmer la confirmation du titre de président honoraire accordé par le gouverneur des Etablissements français de l'Inde à Benoît Mottet de La Fontaine, commissaire des Colonies, ordonnateur à Pondichéry, nommé par le gouvernement britannique président du conseil supérieur, de l'admettre à la retraite et de le nommer chevalier de Saint-Louis (11 octobre 1820)[240].


Ordonnance du roi nommant chevalier de Saint-Louis Benoît Mottet de La Fontaine, ancien commissaire des Colonies 7 octobre 1820[241].


Ordonnance du roi admettant à la retraite Benoît Mottet de La Fontaine, ancien commissaire des Colonies (7 octobre 1820)[242].

Entre autres alliances illustres de ses descendants, Doon Aileen Plunket, fille d'un héros de la bataille d'Angleterre, se marie en 1958 avec le comte de Granville, James Leveson-Gower (1918 - 1996), cousin germain de la reine Elizabeth II. Sa mère, Rose Leveson-Gower, Countess Granville, on of QEQM's : sisters, (née Lady Rose Constance Bowes-Lyon, est la sœur de la reine consort du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (de 1936 à 1952) lorsque son mari le prince Albert, alors duc d'York, monte sur le trône sous le nom de George VI.

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Pondichéry vue de l'océan Indien.

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SON MARIAGE ET SA DESCENDANCE[]

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SON MARIAGE (1787)[]

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Marie Villeron de Fécamp est née au fort danois de Tharangambadi ou Tranquebar, du fait du siège de Pondichéry.

Acte de mariage du Baron Mottet.

Benoît Mottet de La Fontaine se marie, le 20 mai 1787, à Pondichéry, avec Marie Marguerite Villeron de Fécamp (1761 - 1827) [243]. Marie Marguerite Villeron de Fécamp est née le 12 septembre 1761 à Tharangambadi ou Tranquebar (en danois : Trankebar), comptoir danois aux Indes, et décédée le 4 mars 1827, à 65 ans, Rue de la Monnaie (Victor Simonel Street), à Pondichéry, et inhumée dans le cimetière catholique européen de Saint-Lazare[244].

Marguerite de Fecamp a quinze ans. Ils ont neuf enfants, dont cinq sont encore en vie en 1827[245].

Marie Marguerite de Fecan, Comtesse de La Fontaine, récolte des fossiles que le cousin de son mari le paléontologiste Édouard Poulletier de Verneuil signale en 1848[246]. Marie Villon de Fécamp meurt à l’âge de 65 ans le 4 mars 1827.

Elle est enterrée au cimetière européen catholique de Saint-Lazare à Pondichéry, avec sa mère et l’une de ses petites-filles, morte jeune.

Marie Marguerite Villeron de Fécamp (1761 - 1827) a un frère et une soeur :

Jean Marie Victoire Villon de Fécamp: né en 1758.
Louise Victoire Ennemonde Villon de Fécamp (1759 - 1782), née à Pondichéry, âgée de 22 ans[247]. mariée le 27 avril 1781 (vendredi), à Pondichéry, Etablissements Français de l'Inde, avec Raymond Escapat de Saint-Martin (1738 - après 1786), fils sieur Jean Escapat, dit Saint-Martin, ancien fournisseur des boucheries de la ville de Carcassonne. Il est capitaine d'artillerie au régiment de Pondichéry 1765/1786, invalde, très estimé de ses chefs.

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Les Villeron de Fécamp[]

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Son épouse est née lors du siège de Pondichéry en 1760, auquel il participe.

Marie Marguerite Villeron de Fécamp (1761 - 1827), Comtesse de La Fontaine, est la fille de Louis Victor Vill[er]on de Fécamp (1730 - 1799), marquis[248], major de la place de Gondelour[249]. Il est le descendant de vieilles familles de la noblesse de Picardie et du Pays de France (de nos jours Val d'Oise). Avant le XVIe siècle il est possible que cette famille soit originaire d'Angleterre établie depuis trois générations en Touraine, en 1788[250]. .

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Louis Victor Villeron de Fécamp (1730 - 1799)[]

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Le HMS Lion force en 1745 L'Elizabeth à retourner à Brest avec les volontaires venus soutenir la restauration de la maison Stuart, dont le Cadet-gentilhomme Louis Victoire Villeron de Fecamp, qui a 15 ans.

Acte de mariage des parents de Marie Villeron de Fecamp.

Dossier : Louis Victoire Villeron de Fecamp.

Louis Victoire Villeron de Fecamp est né en janvier 1730 à Paris paroisse Saint-Eustache.

Louis Victoire Villeron de Fecamp est entré comme jeune volontaire noble au service dans la Compagnie des Cadets Gentilshommes pour la garde du Prince Stuart (Bonnie Charlie) en Ecosse, que M. Maurepas vient de créer et que commande le Comte de Lancize[251]. L'ordre est donné de passer le prétendant anglais en Ecosse. Il participe au combat du vaisseau du roi L'Elisabeth contre le vaisseau anglais Le Lion qui doit revenir à Brest[252].

En 1746 il est Cadet Gentilhomme au Régiment de Grassin, il faut pour cela présenter une descente généalogique prouvant que l'on est noble. En 1747 il est lieutenant dans le même corps et fait une deuxième campagne. En 1748, il est réformé et passe aux Indes où il est sous-lieutenant en 1752 et lieutenant d'infanterie en 1757[253].

Louis Victoire Villeron de Fecamp se trouve à Pondichéry à l'arrivée de Lally, en avril 1758 et participe à toutes les batailles des troupes françaises. Mais, le vent tourne et Pondichéry est assiégée en septembre 1761. Catherine de Solminihac de Chaune, sa Femme, qui est enceinte doit se réfugier, avec une partie des civils, à Tharangambadi ou Tranquebar (en danois : Trankebar), comptoir danois aux Indes. C'est là que naît la future épouse de Benoît de la Fontaine.

Pondichéry capitule le 17 janvier 1761. La belle cité périt sous les flammes britanniques, lors de l'attaque de janvier 1761. Elle est entièrement rasée, l’église des Capucins n’est pas épargnée. Mahé capitule en février 1761.

Fécamp est capitaine d'infanterie, en 1770, mais réformé avec tout le corps en 1773.

Louis Victoire Villeron de Fecamp est nommé major de la place de Gondelour, en 1782, par le général Duchemin[254]. Il se distingue au siège de Gondelour, cette place forte en face de Pondichéry. L'état-major de la place est supprimée en 1783, par le marquis de Bussy[255].

Villeron de Fécamp est à la prise du fort Saint-David (1752). Il combat au siège de Tanjore.

Tiruchirappalli est attaqué en 1753 par Hyder Ali du royaume de Mysore en 1780. Les deux attaques repoussées par les troupes de la Compagnie britannique des Indes orientales.

Une lettre de Bussy datant de 1785 demande pour lui la croix de Saint-Louis. Le Marquis de Fécamp est nommé le 14 septmbre 1789, responsable de la loge de Kassimbazar[256][257].

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Claude-Joseph Villeron de Fecamp (après 1687 - 1730)[]

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UN Y4451). Son dossier militaire le dit né en 1730 voir 1730 ???

En l'an 1736 il est fait mention de Claude-Joseph de Fecamp (après 1687 - 1730) , Marquis, Chevalier, Seigneur de Villeron (Pays de France), Seigneur de la Ville-aux-Clercs (Perche), et sa veuve Marguerite Baudouin (ca 1700 - après 1739) dans les Registres du Parlement[258]. Ce sont d'après les registres paroissiaux des Indes les grands-parents de son épouse. Jean Lebeuf et Prault Pere dans leur Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris en font les descendants des Le Picart, seigneurs de Platteville, Villeron et La Grange-Névelon (ou Nivelon). 

En 1730 ils demeurent rue des Boulangers, paroisse Saint Marcel, à Paris

En l'an 1736 il est fait mention de Claude-Joseph de Fecamp, Chevalier, Seigneur de Villeron, et sa veuve Marguerite Baudouin dans les Registres du Parlement[259]. Ce sont d'après les registres paroissiaux des Indes les grands-parents de son épouse. Jean Lebeuf et Prault Pere dans leur Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris en font les descendants des Le Picart, seigneurs de Platteville, Villeron et La Grange-Névelon (ou Nivelon). 

1739 : Mémoire signifié pour Me Silvin Poulain du Bourneuf, avocat en la cour, demandeur aux risques et périls de la dame de Fécamp, contre Henry-Alexandre et Louis-Paul Boursin, frères,... héritiers, chacun pour un quart, de Claude-Paul Langlois, leur oncle naturel,... et dame Marguerite Baudouin, veuve du sieur Claude-Joseph du Fécamp...

À nos seigneurs de Parlement en la quatrième Chambre des enquêtes (supplique de Marguerite Baudouin, veuve de Claude Joseph de Fécamp, marquis de Villeron, contre Silvain Poulain dit de Bourneuf, ci devant notaire à Étampes). Supplique de 1739 relative à un transport d’une somme de 33.403 livres que Poulain s’est fait faire par la marquise de Villeron ayant abusé de sa crédulité[260].

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Jacques de Fécamp (1655 - 1731)[]

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Marie Le Picart, dame de Villeron, épouse de Fécan (Armorial de Paris).

Nointel, Catenoy et le fief des Fécan, Villiers, Carte de Cassini.

Jean le Picart, Notaire et secrétaire du Roy, un des ancêtres de son épouse.

La Prosopographie des gens du Parlement de Paris (1266-1753): d'après les ms Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, de Michel Popoff, dit effectivement que Marie Le Picart, se remarie le 10 mai 1687 avec Jacques de Fécamp[261]. Effectivement Marie Le Picart épouse, en secondes noces, Jacques de Fécamp[262], qui devient seigneur de Villeron. Elle est la fille d'Eustache III Le Picart, seigneur de Villeron, et de Claude Charlet (fille de Joseph Charlet, seigneur de Princé en Anjou, conseiller au Châtelet, et d’Anne Le Rebours). Jacques de Fécamp est parrain de Jacques Jean, fils de François-Roger, seigneur de Villers-Tournelle et de Marie de Pestivien. Messire Jaques de Fecamp est Chevalier, Seigneur de Villeron et autres lieux, demeurant à Paris rue porte foin, paroisse de Saint-Nicolas des Champs. La marraine est Madame de La Lande nommée par Louis XIV sous-gouvernante des Enfants de France le 25 mars 1704. Jacques de Fécamp est dit marquis de Villeron (Pays de France, de nos jours Val d'Oise) dans les actes[263].

Le Cabinet des titres cite : Villers-les-Catenoy (Picardie), fief des Fecan. Aveu et dénombrement par Jacques de Fécan, 1er mars 1685. Signé : J. de Pecan[264]. Autre aveu et dénombrement du 16 octobre 1688. Signé : J. de Fecan de Villeron [265]. Jacques de Fécan, seigneur de Villeron, Feuvilliers, Moraucourt, Fromentel, Hamel, Hocheeol, Popincourt, et de Villers-les-Catenpy, est fils d'Alexandre de Fécan, seigneur desdits lieux, et de Marie de Crécy[266]. Mémoire d'anciens titres, mentionnant la vente du fief et seigneurie de Villers par Jacques de Fécan à Louis Béchameil, marquis de Nointel, le 8 janvier 1691.

A Mgr le chancellier... (Requête du sr de Fecan-Villeron, appelé et nommé en même temps pour le service de l'arrière-ban, à Paris où il demeure, et à Péronne où sont situés ses biens.)[267].

Le 28 mai 1714, c'est l'héritier de Gilles-Joseph de Fay d'Athies qui se présente, en la personne de Jacques Fecan, chevalier, seigneur de Villeron, lequel vient, à l'occasion de sa foi et hommage, présenter à l'abbé et aux religieux de Cuissy le mître et les bonnets carrés énoncés en l'acte de 1624. Jacques Fecan est en famille avec Gilles-Joseph de Fay d'Athies par sa mère, Marie de Crécy, nièce d'Anne de Crécy, épouse du grand-père du défunt[268].

Marquisat de Haroué en Lorraine, revendiqué par le procureur général du parlement de Metz à titre d'aubaine : factum pour Marie Le Picard, épouse non-commune en biens de Jacques de Fécan; précis du procureur général (vers 1711)[269].


L’origine de la famille Le Picart est :

Jean Le Picart, nommé secrétaire du roi Louis IX dans les ordonnances royales de 1261 données à Vincennes. La branche aînée c'est celle des seigneurs de Platteville, Villeron et La Grange-Névelon.

Jean Le Picart + 11/07/1549 seigneur de Villeron (fief paternel) et d’Attilly (77, par mariage), notaire et secrétaire du Roi (dès 1496, charge résignée en faveur de son fils Jean en 1534).

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Charles Alexandre de Fécamp du Plessier (après 1632 - après 1699)[]

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Citadelle de Péronne.

Le Laonnois sous l'Ancien Régime. Les Crécy sont prévôts héréditaire du Laonnois.

Le château de Contréglise des d'Aymonet-Fécan (Franche-Comté).

Charles Alexandre de Fécamp, sieur du Plessier et de de Marancourt (après 1632 - après 1699) est capitaine et sergent major de la ville de Péronne. Il épouse Marie de Crécy, petite nièce du Prévôt héréditaire du Laonnois, le vicomte Eustache de Crécy de Sorny. Les Crécy de Sorny font fait preuve de cinq races depuis l'an 1506, avec la qualité de Chevalier. Porte d'argent au Lyon de sable armé, lampassé de gueules, à la bordure engresée de même.

1696 (janvier-mai). — Arrêts sur requêtes (minutes) reconnaissant la noblesse d’Alexandre de Fécamp, seigneur de Marancourt, capitaine de chevau-légers, acquéreur de la seigneurie de Vaivre, de Nicolas Damedor, seigneur de Mollans.

Donation : par Marie de Fécamp, épouse de Jacques de Chambly, sieur de Warzy, à son neveu Charles Alexandre de Fescamps, sieur du Plessier, capitaine et sergent major de la ville de Péronne, d'un héritage contenant 10 journaux, sis à Beuvraignes.


Charles Alexandre de Fécan et Marie de Crécy marié avant 1655 sont les parents de :

Alexandre de Fécan ou Fecamps (avant 1656 - 16 mars 1708) est escuyer, Capitaine de cavalerie, Seigneur de Vaivre, inhumé le 17 mars 1708 (samedi) - Eglise Saint-Christophe de Vaivre-et-Montoille (Franche-Comté). Ce Chevalier est Capitaine de cavalerie des chevau-légers dans les troupes de Sa Majesté au régiment du Plessy. Il se marie avec Valentine Aymonet de Contréglise (1655 -1713), Dame de Vaivre. En 1713, on a leurs enfants : Charlotte-Françoise de Fecan, épouse de Jean Germain Chardon (Escuyer - Lieutenant aide-major des carabiniers - seigneur de la Roche) et Anne-Joseph de Fecan ; Jean-Alexandre et Claude-Joseph de Fecan, écuyers, lieutenants de cavalerie, frères et sœurs.
Et l'aîné, le Marquis Jacques de Fécamp (1655 - 1731).

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Alexandre de Fescamps (1598 - 1674)[]

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Monet de Lamarck : écartelé, aux 1 et 4 : d'azur au lion d'or (de Fécamp), aux 2 et 3 : d'or à trois colonnes de sable, au chef chargé de trois roses de gueules (Lamarck).

Il ne reste rien de la motte castrale et de l'ancien château de Miraumont.

Le château natal des frères Lamarck, Bazentin, est un héritage des Fécamp.


Alexandre de Fescamps (1598 - 1674) est seigneur de Julliers, Morancourt, Hamel, Miraumont, Austruiles, Feuillères, Formentel, Bazentin et Villers. Il est escuier, chevalier[270].

Alexandre de Fescamps seigneur de Fescamps, fait donation à Quentine Imbert, sa cousine, de tous les droits qu'il peut avoir dans une maison sise à Canny, en 1662-72[271].

Par acte du 1er février 1662, a fait hommage des fiefs terres et seigneurie dudit Villers, sis à Catenoy par lui acquis de dame Marie Trislans, veuve de feu Louis de Fescamps, seigneur dudit Villers, par contrat passé sous le sceel du Chaslelet de Paris, le 4 juin 1647.

Alexandre de Fécamp (1598 - 1674), se marie le 19 septembre 1632 avec Eléonore de Plonquin, fille de Jean de Plonquin, seigneur de Bazentin-le-Petit et Catherine Roussel.

Alexandre de Fécamp (1598 - 1674), Lieutenant-Colonel du regiment de Hocquincourt[272]. Il est également major pendant 20 ans de la citadelle de Péronne[273].

Marie Imbert épouse, la 9 mai 1662, le chevalier Alexandre de Fescan[274], qui est veuf, déjà rencontré comme témoin au mariage de son cousin Nicolas Landru, petit-fils d'Anthoinette de Leurye[275].

Alexandre de Fécamp est le père Catherine de Fécamp qui épouse Philippe de Monet de La Marck, premier du nom, Chevalier, Baron de Saint-Martin, de Bazentin et du fief de Hochequets, Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis[276]. L'union qu'ils contractent au château familial de Miraumont est un mariage militaire. Catherine de Fécamp apporte à son mari Philippe de Monet de La Marck la terre de Bazentin, héritée de sa grand-mère Catherine Roussel, dame de Bazentin. Ils sont les ancêtres des deux frères La Marck.

Alexandre de Fécamp est le père également de Jacques de Fécamp, chevalier, seigneur de Fescamps, capitaine d'une compagnie de chevau-légers du régiment de Beaupré, marié le 14 juin 1676 à Marie Crestel, fille d'un Commissaire ordinaire des guerres.

Il est aussi père de Charles Alexandre de Fécamp, sieur du Plessier (après 1632 - après 1699), capitaine et sergent major de la ville de Péronne, qui suit.

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Jean II de Fescamps (ca 1570 - 1627)[]

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Jehan de Fécan, écuyer, est capitaine des ville et château château royal de Pont-Sainte-Maxence et Fécamp[277].

Blason de la Maison de Chambly.

Par acte du 30 may 1602, Jean II de Fescamp (ca 1570 - 1627), escuier, sr du Plessier-Longueau, fait hommage pour lui et ses frères et sœurs de deux fiefs assis l'un à Villers-les-Catenoy, et l'autre à Sacy-Le-Grand, à eux échus par la succession de feu Jean de Fescamp, leur père.

Venter à Pierre de Namps, chanoine de la collégiale de Saint-Florent de Roye, d'une maison sise audit Roye, rue Bridet, vendue par Jeanne de Rocq, veuve de Jehan de Fécan, écuyer, seigneur du Plessier, capitaine des ville et château château royal de Pont de Pont-Sainte-Maxence[278].

Il est le père de Marie de Fescamps, épouse de Jacques de Chambly, sieur de Warzy, qui fait don à son neveu Charles Alexandre de Fescamps, sieur du Plessier, capitaine et sergent major de la ville de Péronne, d'un héritage contenant 10 journaux, sis à Beuvraignes, et donne à damoiselle Marie Anne de La Fosse, sa petite nièce, d'une somme de 3.000 livres[279]. Il est aussi le père de Alexandre de Fescamp (1598 - 1674), qui suit.

Jacques de Chambly (ca 1570 - 1627) descend de la Maison de Chambly, d'une antique origine. Elle est en possession dès le XIe siècle de la seigneurie et du château de Chambly, Petimus, ancienne demeure royale située en Beauvoisis. La maison de Chambly rend de grands services dans nos guerres; plusieurs sires de Chambly s'illustrent dans les croisades; Pierre de Chambly combat près de Saint-Louis à la bataille de Taillebourg; un autre sire de Chambly est tué à côté du roi Jean à la bataille de Poitiers. Ce Jacques est un proche parent de Jacques de Chambly, militaire et administrateur colonial français de la fin du XVIIe siècle. Il est gouverneur de l'Acadie de 1673 à 1677, brièvement gouverneur de la Grenade en 1679-1680, puis gouverneur de la Martinique de 1680 à sa mort en 1687.

Le 14 décembre 1627, hommage par Jacques et Louis de Fescamp, héritiers de Jean de Fescamps, leur frère aîné[280].

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Jean de Fescamps (1540 - 1602)[]

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Jean de Fescamps (1540 - 1602), escuier, sr du Plessier-Longueau, père de Jean II, Jacques et Louis[281].

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Les Solminihac[]

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Généalogie des Solminihac.

Cette famille parait être originaire du Périgord. Elle est du moins, au treizième siècle, établie au château de Solminihac, situé près de Sarlat, dans la juridiction de Beynac. Alors, les seigneurs de Solminihac sont qualifiés chevaliers. On ne trouve une filiation suivie qu'à partir de 1290; mais il existe une ordonnance arbitrale, datée de la 7e série après le nouveau Mardi gras de l'an 1251, rendue par messire Bertrand de Cardalhac, chevalier, entre Guinot de Casenat, Galhard et Bégon de Marcilhiêle, Aymeric et Raymond de Solminihac, chevaliers, Guilhaume Pons et Hélies de Motte, écuyers, et Pérounette Casenat, veuve, d'une part; et nobles Galhard et Meynard de Bevnac...

La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud nous dit que les Solminihac de Chaune descendent d'un frère d'Alain de Solminihac (1593 - 1659), né au château de Belet, à Saint-Aquilin, dans le Quercy. Cet évêque de Cahors, béatifié en 1981 par le pape Jean-Paul II, est d'une famille de la noblesse relativement pauvre.

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Catherine Solminihac de Chaune (1734 - 1825)[]

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Veuve elle vit avec l'une de ses filles, rue Royale (de nos jours rue Surcouf), à Pondichéry, servie par 24 domestiques ou esclaves.

Généalogie des Solminihac de Chaune[282].

Le Gouverneur Cockbrun est pris par le Chevalier de Fresne qui s'empare du pont-levis et entre dans le fort de Saint-Eustache alors la garnison met bas les armes.

Catherine Solminihac de Chaune est née le 11 avril 1734 à Pondichéry et décédée le 4 juin 1825 à Pondichéry. Elle est la fille de Jean-Baptiste de Solminihac de Chaune (1703- 1783), qui suit et de Marie-Anne Cosson de Lalande (1713 - 1788). Elle épouse le 24 février 1756, Louis-Victoire de Fécamp, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, né à Paris du mariage de Claude-Joseph, marquis de Fécamp (Pays de France), seigneur de la Ville-aux-Clercs (Perche), et de Marguerite Beaudoin[283].

En 1791, Catherine Solminihac de Chaune, belle-mère de Benoît Mottet de La Fontaine, se retrouve veuve de Louis Victor Villon de Fécamp. Elle écrit au ministre qu'elle est sans revenu. Camille-Charles Le Clerc de Fresne, son neveu, lui donne une avance de pension avec l'argent des taxes sur la vente de l'opium.

En 1796, elle touche certainement une partie de la pension de son mari. Car le recensement anglais des habitants de Pondichéry nous dit qu'elle vit avec l'une de ses filles, rue Royale (de nos jours rue Surcouf), serviepar 24 domestiques ou esclaves. Certes nous sommes en Inde au XVIIIe siècle, mais ce chiffre montre qu'elle a au contraire des revenus importants. Les belles demeures rue Royale (de nos jours rue Surcouf) avec des dizaines de serviteurs valent cher car elles sont au coeur de la Ville Blanche.

Sa mère, Marie-Anne Cosson de Lalande (1713 - 1788), est une eurasienne, fille de Messire Etienne Cosson de Lalande et de Nathalie Lopo de Quintoat (ou Quintoal)[284]. Etienne Cosson de Lalande est un Commissaire de la Compagnie des Indes, fils Antoine Cosson de La Lande (Bourgeois de Paris, paroisse Saint-Sauveur, Receveur général et Caissier général des impôts de la province de Bretagne) marié à Anne Arnoult. L'arrière-grand-père de Marie-Anne est Jean Cosson, Seigneur de Lalande et de Lassay, né vers 1610, décédé en 1652, bourgeois demeurant à Paris, paroisse Saint-Gervais, procureur du Roi à Bourges, descendant de marchand à Givardon (Cher).

Sa belle-mère a un frère, Pierre Paul Solminihac de Chaune (1700 - 1783), sous-ingénieur et capitaine au bataillon des indes, puis de port, chevalier de Saint Louis. Il se marie en 1766 avec Jeanne Braud de La Fond. Leur fille, Émilie, se marie avec Charles-Camille-Charles Le Clerc de Fresne, le 20 juin 1788 à Pondichéry[285]. Ce jour là le chevalier de Fresne, ami de Mottet, devient le cousin germain de sa femme. En 1789, il est nommé Gouverneur des Établissements français des Indes et va le rester jusqu'en 1792.

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Jean-Baptiste de Solminihac de Chaune (1703- 1783)[]

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Château de La Mothe de Chaune, à Saint-Jean-de-Blagnac[286].

Jean-Baptiste de Solminihac de Chaune est capitaine du port de Pondichéry jusqu'en 1782.

Jean-Baptiste de Solminihac de Chaune (1700 - 1783), écuyer, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, deuxième fils de Paul-Léonard, de la seconde branche de Chaune, et de Radegonde du Bois. Il nait le 22 août 1703 et est présenté au baptême par Jean de Solminihac et Renée de Grailly[287]. Entré dans la marine, très jeune encore, il passe presque immédiatement dans les Indes ; il s'établit à Pondichéry, dont il est capitaine de port jusqu'en 1782. C'est dans cette ville qu'il épouse, le 5 mai 1732, Marie-Anne Cosson de Lalande[288]. Les femmes européennes sont rares. Il se marie avec une Eurasienne[289].

Jean-Baptiste transige avec son frère, René-Paul, sur la succession paternelle le 7 décembre 1762. (Pap. Solmin.). — Il conserve quelques relations avec sa famille, car il écrit à son frère le 12 octobre 1754 :

Mon cher frère. Avec justice je me plein de vostre long silance à mon égar... Diverses per- sonnes m'ont assurés que vous aviez établis deux de vos filles ; j'orois été infiniman fiâtes de l'avoir apris par vous... je leur soitte toutes sortes de honneurs et satisfactions. Il ajoute qu'il a eu un fils à Paris, pendant trois ans, où il a apris la matimatique (Cachet avec chevron, 3 belettes, pas d'émaux)[290].

M. de Solminihac meurt à Pondichéry, le 6 juillet 1783, et sa femme, dans la même ville, le 10 octobre 1788, ayant eu comme enfants[291].

La faillite d'Arnaud Cloquet, armateur de l'Ile de France, faisant la traite des noirs en Mozambique, ruine en partie Emmanuel Touche Du Poujol et Jean Baptiste de Solminihac négociants de l'Ile de France 1782/1784.

Camille-Charles Le Clerc de Fresne est la mari de sa petite-fille.

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Paul-Léonard de Solminihac (1672 - 1717)[]

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Château de Belet[292]. Les Solminihac comptent plusieurs branches qui vivent dans des châteaux différents.

Paul-Léonard de Solminihac, écuyer, seigneur de Chaune (La Mothe), naît vers 1672 et est émancipé par son père le 3 octobre 1696 pour revendiquer ses droits à la fortune maternelle, et obtient un mois après un jugement confirmatif de noblesse par l'Election de Condom (le comté de Rauzan en relève). Lespine dit formellement (f° 24) qu'il reçoit une commission de capitaine au régiment de Normandie le 28 mai 1689. Ou Lespine se trompe de date, ou la copie vidimôe du mariage religieux de Paul-Léonard se trompe, car elle le dit âgé de 20 ans en 1691, donc nommé capitaine à 17 ans. Nous pensons qu'il a au contraire près de 30 ans cette année-là. Ce sont probablement les hasards de la garnison qui l'amenent en Bretagne, puisqu'il s'y marie ; certains de ses descendants s'y fixent plus tard[293].

M. de Chaune vit son union bénie par l'Eglise le 22 octobre 1691, en l'église de Saint-Paterne, à Vannes, avec Marie-Radegonde du Bois de La Fontaine, fille de René, écuyer, seigneur de La Fontaine, et de Marie Hur. Il n'y a pas de contrat ; mais aux mêmes dossiers se trouvent deux testaments mutuels des sus-nommés. L'un est du 12 novembre 1701, scellé encore d'un cachet où l'on voit un chevron et 3 belettes (brisure de cadet), l'autre est du 15 janvier 1717 ; ce dernier est fait à Chaune en présence de Barrière, not. roy. Paul-Léonard meurt peu après[294].

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Saint Alain de Solminihac, évêque de Cahors (1593 - 1659)[]

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Saint Alain de Solminihac, évêque de Cahors.

Abbaye de Chancelade.

Alain de Solminihac (1593 - 1659) est le quatrième fils de Jean de Solminihac, seigneur de Belet et de Reyssidou, et de Marguerite de Marquessac, né au château de Belet près de Grignols, le 25 novembre 1593 ; il avait vingt-deux ans lorsqu'il reçoit ses bulles. Rien jusqu'alors ne l'avait préparé à la vie religieuse ; mais nous savons par son historien que s'il a surtout appris auprès de ses parents les exercices propres à un jeune gentilhomme, les armes et le cheval. Il n'a trouvé dans la maison paternelle, où s'écoule sa jeunesse, que les exemples d'une vie chrétienne et exactement réglée. Aussi, avec cette indomptable énergie qui est la dominante de son caractère et qui le portoit à ne rien faire à demi, après son renoncement à entrer dans l'ordre de Malte auquel il se destine, il lui est aisé, dans le noviciat qu'il commence aussitôt, de s'appliquer à la fois à la pratique des vertus monastiques et à l'étude des lettres grecques et latines. Le jeune abbé prononce ses vœux au bout d'une année de noviciat. Cependant il sent tout ce qui manque à ses connaissances, et après avoir pris ses dispositions pour une longue absence, il part au mois de septembre 1618 pour Paris, accompagné d'un de ses religieux, et pendant quatre années il s'y consacre, sans en détourner un instant, d'abord à l'étude de la philosophie qu'un maître alors célèbre, M. Padet, professe à la Sorbonne, puis à celle delà théologie sous la direction de deux docteurs renommés par leur science et leur vertu, le P. Philippe de Gamache et le P. André du Val. Lorsqu'il se sent suffisamment armé dans ces sciences pour les enseigner à ses religieux, et mettre à exécution ses projets de réforme, il rentre à Chancelade où il reçoit de François de La Béraudière, évêque de Périgueux, le 6 janvier 1623, la bénédiction d'abbé[295].

Dans les nombreux voyages que, suivant l'usage du temps, il doit faire à Toulouse pour défendre ses procès, cet évêque zélé ne manque pas de faire le catéchisme aux villageois qu'il rencontre et aux gens des hôtelleries ; et s'il cherche à conserver les revenus de son évêchô, qui sont considérables, c'est pour en faire part aux pauvres, pour réparer ou reconstruire des églises et pour créer des établissements religieux ou charitables pour lesquels il dépense plus de 300.000 livres ; mais il est pour lui-même de la plus parcimonieuse économie[296].

Le Pape Jean-Paul II le béatifie le 4 octobre 1981.

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Les premiers Solminihac (XIIe siècle)[]

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De leur manoir de Soulvignac il ne reste que le pigeonnier. Le moulin ancien, dit moulin de Soulvignac ou Moulin-Caillou, existe encore, un peu plus loin.

Les Solminihac sont vassaux des sires de Beynac. La maison noble des Solminihac (vulgo SolvIgnac ou le Cailheau) est à cette époque située dans Vézac sous Beynac.

Les premiers Solminihac sont certainement alliés aux Talleyrand de Chalais.

Mathieu de Solminihac (XIIer siècle), damoiseau, habite en Sarlardais en 1194. Il fait une donation à l'abbaye de Grandmont, cette année-là, avec deux de ses fils[297].


Aimeric de Solminihac (début du XIIIe siècle), chevalier, est nommé dans l'acte de 1194 et dans un acte de 1222 avec Blanche Fiers, sa femme. Le premier samedi de carême 1251, avec Raymond de Solminihac, chevalier (sans doute son frère), il s'unit avec d'autres seigneurs du Périgord, Guy Hébrard, Aimeric de Casnac, Gaillard et Begon de Marcillac, chevaliers, Guillaume de Pons, Héliede Motes (ou des Mothes), damoiseaux, pour intenter un procès à nobles Gaillard et Mainard de Beynac, frères, et à Pons de Beynac, fils de Gaillard, au sujet de fours, moulins, alberges (hébergements), pâturages et autres droits, dépendant de la justice seigneuriale du château de Beynac, une des quatre premières baronnies du Périgord, dont ils sont vassaux. Comme la maison noble de Solminihac (vulgo Solvignac ou le Cailheau) est dans Vézac, sous Beynac, il est à présumer qu'Aimeric en est seigneur. A ces époques reculées les gentilshommes ne se qualifient la plupart du temps de seigneurs d'un endroit, que si c'est une châtellenie ou un fief très important. Cet acte, qui donne lieu à une sentence rendue par messire Bertrand de Cardaillac, est passé en présence de Pons de Beynac, moine d'Obazine, de Guillaume de Gourdon et d'Hélie de Siorac[298].


Géraud de Solminihac (fin du XIIIe siècle), chevalier, vraisemblablement seigneur de Solminihac, puisqu'il est vassal, comme les précédents des sires de Beynac... Il vit encore en 1290 d'après une pièce visée en 1635 par les commissaires des Francs-fiefs (Papiers de Mouchac). D'une femme inconnue il laisse, sine dubio, est-il dit dans une pièce aux archives de la Roque-des-Pôagers (F. Périg. 15), Aimeric, damoiseau[299].


Aimeric, damoiseau. Il est fait en 1301 une enquête à son sujet, dans un procès commencé depuis huit ans. En 1304 il rend hommage à Adhémar, seigueur de Beynac, ce qui laisse supposer que son père ne vit plus[300].


Raymond de Solminihac, Ier du nom, damoiseau, puis chevalier (il est d'abord clerc, ce qui prouve son intention d'entrer dans les ordres)... Comme le 22 octobre 1305 il est présent au contrat de mariage de Raymond de Talleyrand, sire de Chalais et de Grignols, seigneur de Grignols, avec Marguerite de Beynac (Bibl. Nat. Pièces Origin. Talleyrand, f. 56), on peut se demander si ce n'est pas là l'explication des relations intimes qui vont exister entre un de ses descendants et les Talleyrand. Il est probable que Raymond épouse une fille de cette maison[301].

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Pondichéry[302]

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LEUR DESCENDANCE[]

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Descendance de Benoît Mottet de La Fontaine et Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

Maison Glenmaroon construite par le grand brasseur Arthur Ernest Guinness. Le blason à gauche est celui de la famille Mottet, ancêtres de son épouse.

Descendance de Benoît Mottet de La Fontaine et Marie Marguerite Villeron de Fécamp, mariés le 21 mai 1787 à Pondichéry. Ils ont neuf enfants[303].


Penny Graham, d'Angleterre, identifie les enfants suivants :


Louise Catherine

Charlotte Félicité

Victorine x mariée John Doveton

Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875) marié Georgiana Honoria Fallofield

Clotilde Mottet de La Fontaine mariée à Sir Henry II Russell de Swallowfield

Adolphe Mottet de La Fontaine se marie en 1829 à Élisabeth de Warren

Virginie mariée George Chaplin Holroyd

Bonaventure

Élise

Biographie et descendance de Benoît Mottet de La Fontaine en anglais : Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820).

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Louise Catherine Mottet de La Fontaine (1788 - 1866)[]

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Médaille de l'une de leurs soeurs avec les blasons des familles Doveton et Mottet.

Louise Catherine Mottet de La Fontaine est née le 4 mars 1788, à Chandernagor, Inde et décédée le 6 novembre 1866. Elle est une des filles de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.


Charlotte Félicité Mottet de La Fontaine (1789 -1799)[]

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Charlotte Félicité Mottet de La Fontaine est née le 22 mars 1789 à Chandernagor, Inde et décédée le 12 février 1799 à Pondichéry, rue des Capucins. Elle est une des filles de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

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Victorine Mottet de La Fontaine[]

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Le Général John Doveton (1783 - 1857).

Victorine Mottet de La Fontaine est née le 21 février 1790 à Pondichéry, Inde et décédée le 16 mai 1868 à London Kensington. Elle est une des filles de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

Victoire Françoise Mottet de La Fontaine épouse le 14 mars 1808 à Pondichéry John Doveton (1783 - 1857), général de l'armée des Indes, fils de Sir William Webber Doveton, qui est timbrifié et l'un des rares amis britannique de Napoléon à Sainte-Hélène. Ils habitent à Londres, residence 5 Sussex Square, Hyde Park[304]. Il est né à Sainte-Hélène où son père est très apprécié par l'Empereur et va être timbrifié. John Doveton décède à Vichy.

Ils sont les parents de John Holroyd Doveton, Brevet Lieut.-Colonel 3rd Madras Light Cavalry, British Consul at Pondichéry.

Il est le grand-oncle de l'Amiral Sir Frederick Charles Doveton-Sturdee, victorieux à la bataille des Malouines en 1914, et aussi l'arrière-grand-oncle de Sir Henry Rider Haggard, l'auteur entre autres des Mines du Roi Salomon et des Allan Quatermain. Il est l'un des pionniers du monde perdu, genre littéraire

Voir portrait de John Doveton en uniforme de Major General, avec la médaille de Knight Commander of the Order of the Bath (KCB).


Article détaillé : John Doveton

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Édouard Prosper Mottet de La Fontaine (1793 - 1875)[]

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Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875).


Édouard Mottet de la Fontaine (1793 - 1875) est né le 18 avril 1793 à Pondichéry, Inde, et décédé le 28 décembre 1875 à Dinan. Il est un des fils de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp. Il se marie le 4 février 1828, à Pondichéry, avec Georgiana Honoria Fallowfield (1811 - 1881), fille d’Ernest William Fallowfield (1755 - 1816) et Élisabeth du Rhône de Beauvert (1785 - 1874)[305]. Le capitaine Edward Mottet, du service du Nizam, et Georgiana Honoria, fille de feu EW Fallowfield ont comme témoin Sir Henry II Russell de Swallowfield Bart., Résident général à Hyderabad, marié, le 13 novembre 1816, à Clotilde Mottet de La Fontaine[306].

Édouard Prosper Mottet de La Fontaine est garde du corps du Roi[307]. Ils établissent leurs cinq enfants en Inde. Les trois garçons deviennent officiers de l'armée anglaise des Indes. Les deux filles se marient à des Français de Pondichéry. Ils sont les grands-parents entre autres du colonel VHM Henry Victor Mottet de La Fontaine (1879 - 1917) et de l'Air Chief Marshal Denis Anthony La Fontaine (1929 – 2011), un eurasien.


Article détaillé : Édouard Prosper Mottet de La Fontaine (1793 - 1875)


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Marie Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872)[]

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Portrait de Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1834, par George Richmond.

A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage of the British Empire, d'Henry Colburn, 1868.

Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872) est née le 3 juin 1794 dans un palais familial à Pondichéry, Inde et décède le 31 janvier 1872 au Château de Swallowfield Park (Sussex). Elle est la fille de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp. Clotilde Mottet de La Fontaine se marie en 1816 avec Henry II Russell de Swallowfield, Baronnet, British Résident du très important État princier autonome d'Hyderabad, baronnet.

A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage of the British Empire, d'Henry Colburn, 1868 parle d'une alliance du Baronet Resident Russell avec la cousine germaine d'Agathe Mottet-de Rambaud, petite-fille d'un baron fieffé.

Au Royaume-Uni, du fait du caractère de son père et du sien, Russell déménage souvent et le couple vit dans les châteaux de ses proches. Finalement, en 1828, il s'installe à Swallowfield Park. En 1836, à la mort de son père, il devient le 2e baronnet de Swallowfield. Il écrit de nombreuses lettres, gère ses biens, soulage la misère des pauvres, fréquente de nombreux intellectuels et son voisin, Wellington...

Leurs descendants sont souvent des gens célèbres ou mariés à des gens célèbres. Actuellement certains d'entre eux sont même des cousins proches de la famille royale britannique.


|Article détaillé : Agathe Mottet-de Rambaud

Article détaillé : Clotilde Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Henry II Russell de Swallowfield

Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield

Article détaillé : Charles Russell de Swallowfield

Article détaillé : Constance Lennox

Article détaillé : Arthur Ernest Guinness

Article détaillé : Aileen Guinness


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Adolphe Guillaume Mottet de La Fontaine[]

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Adolphe Mottet de La Fontaine (1795-1884), fils de Benoît Mottet.

Adolphe Mottet de La Fontaine (1795 - 1884) est né le 28 juillet 1795 dans un palais familial à Pondichéry, Inde et décède le 4 février 1884 à Paris, 8 boulevard Haussman. Il est un des fils de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

Adolphe Guillaume Mottet de La Fontaine se marie en 1829 à Élisabeth de Warren (1814 - 1893), fille du comte Jean-Baptiste de Warren, ancêtre de Raoul de Warren et descendante de l'illustre Famille de Warren. Sa belle-mère est Anne-Laurence Marcilly[308].


Article détaillé : Adolphe Mottet de La Fontaine

Article détaillé : Élisabeth de Warren

Article détaillé : Famille de Warren


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Virginie Mottet de La Fontaine (1796 - 1845)[]

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George Chinnery : George Chaplin Holroyd (1790 - 1871).

Virginie Mottet de La Fontaine est née le 2 juil 1796 dans un palais familial à Pondichéry et décède le 1er aout 1845 à Exeter (Devon). Elle est une des filles de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

Virginie de La Fontaine (1796 - 1845) marié le 2 avril 1818, à Hyderabad, dans l'Andhra Pradesh, avec George Chaplin Holroyd (1790 - 1871), fils de George Sowley Holroyd (1758 - 1831), l'un des juges de la Court of King's Bench, et de Sarah Chaplin (1768 - 1848). Il sert dans l'armée britannique des Indes orientales. Le 3 juillet 1810, il est blessé lors d'un engagement contre deux grandes frégates françaises et une corvett. Il est nommé capitaine d'artillerie.

George Chaplin Holroyd (1790 - 1871) est l'oncle de Sir Edward Dundas Holroyd (1828 - 1916), conseiller du Roi, juge australien.

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Bonaventure Mottet de La Fontaine (1797)[]

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Bonaventure Mottet de La Fontaine est né le 6 juin 1797 dans un palais familial à Pondichéry, Inde et décède le 13 juillet 1797. Il est un des fils de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

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Elise Mottet de La Fontaine[]

Elise Mottet de La Fontaine est née le 26 novembre 1798 dans un palais familial à Pondichéry, Inde et décède le 31 juillet 1799. Elle est une des filles de Benoit Mottet de La Fontaine et de Marie Marguerite Villeron de Fécamp.

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Le général John Doveton et son épouse, Lady Victorine Mottet de La Fontaine, habitent au 5 Sussex Square à Hyde Park à la fin de leur vie.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Armorial de la France. 1875. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) : 1874-1875.
  2. The Revolution and the French Establishments in India (1790-1793), Arghya Bose, Éditeur Setu Prakashani. 2019.
  3. FM Fichier Bossu (231)
  4. Franc-maçonnerie et francs-maçons en Aunis et Saintonge sous l'Ancien Régime et la Révolution, Francis Masgnaud, Rumeur des âges, 1989, p.340.
  5. Baron Benoît Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  6. Etat-civil Inde PONDICHERY 1787
  7. FM Fichier Bossu (231)
  8. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Kailash, 1994.
  9. La Révolution et les Établissements français dans l'Inde, 1790-1793, d'après les archives de Pondichéry, des notes et des correspondances inédites / par Marguerite V. Labernadie, Bibliothèque coloniale (Pondichéry). libr. Ernest Leroux (Paris) : 1930.
  10. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  11. Etat-civil Inde PONDICHERY 1787
  12. L'Armorial de la France, du vicomte Louis de Magny Archives de la noblesse (Paris), 1874-1875, p.23.
  13. Comte Coustant d’Yanville, Dom François Coustant et les fêtes célébrées à Compiègne en 1744
  14. L'Hôtel du Mess, anciennement aux Brugniart, Bontemps, Charpentier, Coustant, Esmangart de Beauval, de Frézals, Xavier de Bonnault d'Houët, 1911.
  15. Les hommes illustres du Département de l'Oise: bibliothèque du Beauvaisis: notices biographiques, critiques, analyses littéraires, citations d'ouvrages, documents particuliers, etc, Volumes 1 à 3, Charles Braine, Éditeur Desjardins, 1858.
  16. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la publication, 1869.
  17. The County Families of the United Kingdom: Or, Royal Manual of the Titled and Untitled Aristocracy of Great Britain and Ireland : Containing a Brief Notice of the Descent, Birth, Marriage, Education, and Appointments of Each Person, His Heir Apparent Or Presumptive, as Also a Record of the ..., Edward Walford, Édition 6, Éditeur Robert Hardwicke, 1871.
  18. Indian Archives, Volumes 8 à 10, Archives of India 1954.
  19. Swallowfield and Its Owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady.), Éditeur Longmans, Green, and Company, 1901.
  20. L'Inde anglaise avant et après l'insurrection de 1857, Volume 2, Bibliotheca asiatica, Edouard de Warren (comte), Édition 3, réimprimée Éditeur Kailash, 1994.
  21. DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880. p.204.
  22. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Berkshire Archæological Society by Bradley & Son, 1937.
  23. The peerage and baronetage of the British empire as at present existing: arranged and printed from the personal communications of the nobility ...
  24. Armorial général, ou Registres de la noblesse de France, Louis Pierre d'Hozier, de 1868
  25. Mémoires de l'Académie de Vaucluse, de 1828
  26. A genealogical and heraldic dictionary of the peerage and baronetage of the British Empire, d'Henry Colburn, 1868
  27. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
  28. Armorial général de la France, Louis-Pierre D'Hozier, Collombat, 1868, p.543.
  29. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  30. Etat-civil Inde PONDICHERY 1787
  31. The Berkshire Archæological Journal, Volumes 41 à 44, Bradley & Son, 1937, p.132.
  32. Burke's Peerage & Gentry 1837 : a baron fieffe et Burke's Peerage & Gentry 1900: Benoit Mottet de la Fontaine, Baron Fieffe de St Corneille, Seigneur de la Motte et de la Fontaine, in Picardy. Agnès de Place, Dictionnaire généalogique et Armorial de l’Inde française, Bord et Gaudard de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l’Inde Française, Houël de Chaulieu, Héraldique et Généalogie, Henri de la Messelière, Filiations bretonnes.
  33. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  34. Etat-civil Inde PONDICHERY 1787
  35. Michel Rougé : Évocation de l'Inde d'autrefois : à propos de la tombe d'Édouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan, Le pays de Dinan, Année 1995, Tome XV.
  36. Indian Archives, Volumes 8 à 10, National Archives of India, 1954, p.59.
  37. . On a une Ordonnance du roi nommant Chevalier de Saint-Louis Benoît Mottet de La Fontaine, ancien commissaire des Colonies le 7 octobre 1820. Cote de référence FR ANOM 1COL5 Référence Internet ark:/61561/ni258f324f
  38. Etat-civil Inde PONDICHERY 1787
  39. FM Fichier Bossu (231)
  40. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
  41. Franc-maçonnerie et francs-maçons en Aunis et Saintonge sous l'Ancien Régime et la Révolution, Francis Masgnaud, Rumeur des âges, 1989, p.340.
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  43. La franc-maçonnerie en France des origines à 1815: Les ouvriers de l'idée révolutionnaire (1688-1771), Bibliothèque d'histoire nationale, Gustave Bord, MAXTOR, 2011. ISBN 8490011133, 9788490011133.
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  110. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
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  113. Renseignements pour servir à l'histoire de l'Île de France jusqu'à l'année 1810: inclusivement; précédés de notes sur la découverte de l'île, sur l'occupation hollandaise, etc, Adrien d'Epinay, Imprimerie Dupuy, 1890.
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  115. Renseignements pour servir à l'histoire de l'Île de France jusqu'à l'année 1810: inclusivement; précédés de notes sur la découverte de l'île, sur l'occupation hollandaise, etc, Adrien d'Epinay, Imprimerie Dupuy, 1890.
  116. Dossier IREL : Mottet de La Fontaine, sous-commissaire à Pondichéry, ordonnateur à Trinquemalé 1779/1782.
  117. [http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/ark:/61561/up424g0327zg.num=20.referer=nominatif.persname_authfilenumber=17229 Mottet de La Fontaine, sous-commissaire à Pondichéry, ordonnateur à Trinquemalé (1779/1782) FR ANOM COL E 318 ark:/61561/up424g0327zg]
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  120. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française
  121. L'Île de France contemporaine, Hervé de Rauville, lettre-préface de Jules Lemaître, Nouvelle librairie nationale (Paris), 1909.
  122. Almanach américain, ou État physique, politique, ecclésiastique & militaire de l'Amérique ..., Lamy, 1784.
  123. La famille Desbassayns dans l'économie sucrière à Bourbon
  124. Résumé des brevets, provisions et commissions du Roi et des nominations faites par les directeurs de la Compagnie des Indes et le Conseil supérieur de Pondichéry, Deront, Mme G., E. Leroux, (Pondichéry) 1931.
  125. La dernière compagnie française des Indes (1785 - 1875) Avec la liste des principaux actionnaires..., Jules Conan, p.83.
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  133. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1816-1855, Bibliothèque publique (Pondichéry), E. Leroux (Paris) 1922-1936.
  134. La dernière compagnie française des Indes (1785-1875) Avec la liste des principaux actionnaires, Jules Conan, Librairie des sciences politiques et sociales, M. Rivière, 1942, p.83.
  135. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1816-1855, Bibliothèque publique (Pondichéry), E. Leroux (Paris) 1922-1936.
  136. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française
  137. La révolution française des Tamouls de Pondichéry, M Gobalakichenane
  138. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1816-1855, Bibliothèque publique (Pondichéry), E. Leroux (Paris) 1922-1936.
  139. Mémoire provisoire, pour M. de Montigny commandant à Chandernagor. [A defence of General F. E. Dehaies de Montigny's administration.], François Emmanuel DEHAIES DE MONTIGNY, 1789.
  140. La révolution française des Tamouls de Pondichéry, M Gobalakichenane
  141. Mémoire provisoire, pour M. de Montigny commandant à Chandernagor. [A defence of General F. E. Dehaies de Montigny's administration.], François Emmanuel DEHAIES DE MONTIGNY, 1789.
  142. La révolution française des Tamouls de Pondichéry, M Gobalakichenane
  143. 19 Juin 1790 — Griefs des citoyens de Chandernagor contre M. Montigny ci-devant Agent et Commandant pour le roi au Bengale
  144. La révolution et les établissements français dans l'Inde, 1790-1793: d'après les archives de Pondichéry, des notes et des correspondances inédites, Mme. Marguerite V. Labernadie, Société de l'histoire de l'Inde française, Pondicherry, E. Leroux, 1930.
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  146. Originaires de Haute-Vienne, les de Belabre ont été la dernière famille anoblie par Louis XVI
  147. Armorial de la France. 1875. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) : 1874-1875.
  148. Michel Rougé : Évocation de l'Inde d'autrefois : à propos de la tombe d'Édouard et Georgina Mottet de La Fontaine au cimetière de Dinan, Le pays de Dinan, Année 1995, Tome XV.
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  206. La prise de Pondichéry - 23 août 1793
  207. La prise de Pondichéry - 23 août 1793
  208. Castonnet des Fossés, Henri (1846-1898), La révolution et les clubs dans l'Inde française Nantes : Impr. de V. Forest et E. Grimaud.
  209. Annales maritimes et coloniales: publiées avec l'approbation du ministre de la marine et des colonies, Bajot (M., Louis-Marie), Ministère de la marine et des colonies. Imprimerie royale, 1839.
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  212. Encyclopaedia of India : Pondicherry, Volume 24 de Encyclopaedia of India, Pran Nath Chopra, Rima Publishing House, 1992.
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  214. Franc-maçonnerie et francs-maçons en Aunis et Saintonge sous l'Ancien Régime et la Révolution, Francis Masgnaud, Rumeur des âges, 1989, p.340.
  215. 71st (Highland) Regiment of Foot (MacLeod's Highlanders)
  216. William Gordon
  217. Le recensement anglais de Pondichéry en 1796 et la déportation des Français de Pondichéry en 1799
  218. Le recensement anglais de Pondichéry en 1796 et la déportation des Français de Pondichéry en 1799
  219. Le recensement anglais de Pondichéry en 1796 et la déportation des Français de Pondichéry en 1799
  220. Le recensement anglais de Pondichéry en 1796 et la déportation des Français de Pondichéry en 1799
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  222. Voyage commercial et politique aux Indes Orientales: aux Iles Philippines, a la Chine, avec des notions sur la Conchinchine et le Tonquin, pendant les années 1803, 1804, 1805, 1806 et 1807 ..., Félix Renouard de Saint-Croix, Clament frères, libraires-éditeurs, 1810, p.36.
  223. Répertoire numérique de la série F P., Archives départementales de l'Aube - 1936.
  224. Voyage commercial et politique aux Indes Orientales: aux Iles Philippines, a la Chine, avec des notions sur la Conchinchine et le Tonquin, pendant les années 1803, 1804, 1805, 1806 et 1807 ..., Félix Renouard de Saint-Croix, Clament frères, libraires-éditeurs, 1810, p.36.
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  236. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française
  237. Annuaire des Établissements français dans l'Inde, French India 1890.
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  243. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  244. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
  245. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1741 - 1820)
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  252. Dossier Fécamp, Louis Victor de, major de la place de Gondelour dans l'Inde.
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  257. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
  258. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Volume 5, Jean Lebeuf, Prault Pere, 1755.
  259. Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Volume 5, Jean Lebeuf, Prault Pere, 1755.
  260. Bulletin Historique et Archéologique du Sud-Essonne (BHASE) n° 26 Published in 2016.
  261. Prosopographie des gens du Parlement de Paris (1266-1753): d'après les ms Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Michel Popoff, 1996.
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  263. Madame de la Lande sous-gouvernante des enfants de France: Un demi siècle à la cour, Dominique Barbier, Jean-Denis de Biaudos Castéja, BoD - Books on Demand, 2019. ISBN 2322170089, 9782322170081.
  264. Cahier de 21 ff. de papier.
  265. cahier de 48 f. de parchemin
  266. Chantilly : Les Archives. Le Cabinet des titres, Volume 2, Musée Condé. Archives, E. Champion, 1927
  267. A Mgr le chancellier... (Requête du sr de Fecan-Villeron, appelé et nommé en même temps pour le service de l'arrière-ban, à Paris où il demeure, et à Péronne où sont situés ses biens.)
  268. Bulletin de la Société historique de Haute-Picardie, Société historique de Haute-Picardie (1944-....) 1947.
  269. Inventaire sommaire AD Haut-Rhin - série 1J - collection Corberon-Bruges. Lucie Roux.1965.
  270. Ecuyers et receveurs: des guerres de religion à la révolution française, Benoît Florin, Éditeur Selbstverl 2007.
  271. Comptes Rendus et Mémoires, Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, 1887.
  272. Monnett Family Genealogy: An Emphasis of a Noble Huguenot Heritage, Somewhat of the First Immigrants Isaac and Pierre Monnet, Orra Eugene Monnette, C.E. Bireley Company, 1911.
  273. Ecuyers et receveurs: des guerres de religion à la révolution française, Benoît Florin, Éditeur Selbstverl 2007.
  274. Dispense et pièces annexes G3505
  275. Ecuyers et receveurs: des guerres de religion à la révolution française, Benoît Florin, Éditeur Selbstverl 2007.
  276. Nobiliaire Universel de France; ou recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Nicolas Viton de Saint-Allais, Au bureau du nobiliaire universel de France, 1840.
  277. Inventaire sommaire série 1B t1 - AD Somme.
  278. *Inventaire sommaire série 1B t1 - AD Somme.
  279. AD Somme Série B Bailliage et Prévôté de Roye, B. 552. 1638-1657. page 169 à 171.
  280. Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont : 1904.
  281. Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont : 1904.
  282. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  283. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  284. Ministère des Colonies, reg. paroissiaux de Pondichéry
  285. A Genealogical and Heraldic History of the Colonial Gentry, Sir Bernard Burke, p.26.
  286. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  287. Reg. par. de Saint- Jean- de-Blagnac La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  288. Ministère des Colonies, reg. paroissiaux de Pondichéry
  289. Résumé des actes de l'état civil de Pondichéry: de 1676 à 1760, Volume 2, Numéros 31 à 33 ; Numéro 37 de Archives de l'Inde française, Société de l'histoire de l'Inde français, 1920.
  290. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  291. Min. des Colonies, ut supra La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  292. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  293. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  294. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  295. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  296. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  297. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  298. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  299. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  300. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  301. La famille et les origines du vénérable Alain de Solminihac : généalogie par le Comte de Saint Saud et Paul Huet
  302. Joseph François Dupleix un stratège brestois d’Asie au temps de la compagnie des Indes
  303. Baron Benoit Mottet de La Fontaine (1745 - 1820)
  304. The Catholic Directory, Ecclasiastical Register, and Almanach, p. 260.
  305. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
  306. Liste des inscriptions sur les tombes ou monuments Madras Vol 2, 194. British Raj Tombs Monuments Madras Présidence.
  307. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
  308. Lucien-Jean Bord et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire généalogique des familles de l'Inde française, Bord 1984.
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