Wiki Guy de Rambaud
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                                Augustin Leclerc

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Augustin Leclerc, frère de Luc Leclerc, organise le retour de Napoléon aux Tuileries.

Avec l'argent de ses héritages Augustin acquiert la terre du Chesnay-Haguest, d’une contenance de 51 hectares, en 1831, et les ruines d’un château du XIVe siècle[1].

Le château de Girardet appartient à René Leclerc, puis à Augustin.

Augustin Leclerc est né et baptisé le 9 décembre 1771 à Condom en Armagnac. Il meurt en 1838 à Paris, 11 rue Tour d'Auvergne. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.


Augustin est un membre de la Famille Le Clerc, noble depuis le moyen-âge et qui compte un certain nombre de membres illustres.

Augustin Leclerc, très instruit, volontaire de l'An II, devient au bout d'une année aux armées adjudant-major (capitaine). Il est blessé d'un coup de baïonnette au siège de Luxembourg, le 20 décembre 1794, en montant à l'assaut. Il doit alors quitter le service et entre comme surnuméraire dans l'Administration des Domaines, où il reste 40 ans. Il devient chef de correspondance à la direction nationale de l’administration générale des Domaines et Droits domaniaux[2].

Augustin Leclerc fait de nombreux héritages et acquiert la terre du Chesnay-Haguest, d’une contenance de 51 hectares, en 1831, et les ruines d’un château du XIVe siècle[3].

Après des combats contre les Russes aux Buttes-Chaumont en 1814, le 20 mars 1815, il commande le poste des Gardes nationaux des Tuileries et est le premier à proclamer le retour de l'Empereur. Il fait croiser les baïonnettes au pied du grand escalier des Tuileries, éteindre le feu et accueille Napoléon, qu'il fait porter à l'intérieur du palais par ses gardes.

Par brevet du 4 février 1837 du prince de Genzano, 3e duc Sforza Cesarini, Lorenzo Sforza-Cesarini, Augustin se voit conférer le titre de comte et la haute décoration de Speron d’Oro (l'Éperon d'or)[4].

Augustin Leclerc se marie avec Anne Félicité Carlier (1782 - 1824), fille de Claude Baltazar Carlier des Essarts ou d'Haraville (1748 - 1798). Selon le Journal de Paris, de 1777, Claude Baltazar Carlier est reçu procureur au Châtelet, en remplacement de son père Messire Claude Gaspard Carlier (1720 - 1789). Augustin est le père du Vicomte Félix Augustin Leclerc de Pulligny et du Comte Augustin-Victor Leclerc de Pulligny. Ses descendants sont faits comtes et peuvent porter le nom de Leclerc de Pulligny. Ils sont alliés à de très anciennes familles nobles et surtout ils sont cliniciens ou ingénieurs et ont des idées en avance sur leur époque.


LA FAMILLE LE CLERC[]

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Ses ancêtres[]

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Alix Le Clerc (1576 - 1622). Affiche : Alix Le Clerc : la Révolution de l'instruction.

Statue de Chrestienne Le Clerc du Vivier au Musée du Louvre.

Jean Leclerc de Pulligny, polytechnicien.

Ida Leclerc de Pulligny, épouse du comte Louis Jouffroy d'Abbans (1851 - 1914), diplomate.

La Famille Le Clerc dans L'Armorial général de la Touraine[5].

La Famille Le Clerc, ou Leclerc de Pulligny (1355 - 2019), ou Leclerc, appartient d'abord à la noblesse de Lorraine. Ses membres pendant presque sept siècles vont devoir affronter bien des épreuves du fait de leur conversion au protestantisme ou leurs idées révolutionnaires[6].

Quand Saffroy écrit : Les Le Clerc ont perdu leurs titres du fait des guerres de religion, il ne se trompe pas. Effectivement leur grand-père est écuyer, seigneur de Pulligny, Ceintrey, Voinémont, Malaucourt-sur-Seille, Chamagne, Érize-Saint-Dizier, Saint-Dizier... Les frères Le Clerc, dont le père calviniste est mort en exil, mettent leurs épées au service de Venise dans sa lutte contre l'Empire ottoman. La République de Venise les fait Chevaliers de Saint-Marc et le Duc de Lorraine leur confère la noblesse héréditaire, le 28 mai 1623[7]

Comme les fils Leclerc sont révolutionnaires, cette famille est dite par l'abbé monarchiste Paul Brisset, dans La famille Leclerc, de Villedieu en Beauce, la plus obscure et sans fortune[8].

Pourtant, la Famille Le Clerc, est d'origines authentiquement nobles. Ils figurent dans Bibliographie généalogique, héraldique et nobiliaire de la France (Paris, 1968-1988). Une douzaine de pages leur sont consacrées dans Le Calendrier de la Noblesse de Touraine, de 1868, de Carré de Busseroles. François-Alexandre de la Chenaye-Aubert parle d'eux et de leurs alliances, et Badier aussi dans son Dictionnaire de la noblesse. Il figure tout naturellement dans le Nobiliaire de Lorraine et du Barrois d'Ambroise Pelletier, car ils vivent longtemps dans le du Barrois. Nous les retrouvons dans le Grand dictionnaire historique de Louis Moréri, l'Armorial de Rielstrap. Leurs blasons figurent aussi chez Charles René d'Hozier, comme celles de tous leurs familles alliées. De nos jours les Le Clerc sont présents dans différents numéros d’Héraldique et généalogie, et dans Le Nobiliaire de Normandie d'Edouard de Magny. Les lettres de noblesse de leurs ancêtres sont déposées aux archives de la préfecture du département de la Meurthe. À voir aussi sur les Le Clerc :

¤ Comte Doynel de La Sausserie, Postérité de Philippe Louis Thibault de Senneterre, marquis de la Carte et de la Ferté,

¤ d’Armagnac del Cer, comte de Puymege, Les vieux noms de la France du Nord et de l’Est,

¤ Tisseron Annales historiques, nobiliaires et biographiques,

¤ Répertoire des généalogies françaises imprimées du Colonel Arnaud.

Les descendants du très catholique et dévoué aux ducs de Lorraine, puis aux rois de France Pierre Leclerc du Vivier, sont souvent des aristocrates célèbres. On trouve au Louvre (et avant à Versailles) une statue de sa fille, Chrestienne Le Clerc du Vivier, fondatrice du couvent des Carmes-Déchaussés de Charenton. Son tombeau y accompagne la statue de son mari, Robert Bailly (+ 1627), Président de la Chambre des comptes[9].

Mengin Le ClercMoingins dis li clers, nous dit le Trésor des chartes de Lorraine, semble être le premier Le Clerc (ou Leclerc) connu. Mengin Le Clerc, de Deyvittei (Deyviller, Vosges, duché de Lorraine), vend en 1355, à Jean de Nomeny, deux parts en héritages de feu Philippin de Girecourt, écuyer, en la ville de Folz sous le château de Faucompierre, moyennant 26 petits Florins d'or[10].

On a aussi la bienheureuse Alix Le Clerc, qui d'après la Mère Saint-Louis de Gonzague, a comme père, Jean Le Clerc, qui est le fils soit de Claude Le Clerc de Pulligny, soit de Thierry Le Clerc seigneur de Roville-aux-Chênes, à côté d'Épinal, tous deux fils de Mengin II Le Clerc, lui-même fils de Jehan Leclerc de Pulligney et descendant de Mengin Le Clerc.

Bien qu'en famille avec ces Lorrains très catholiques Claude II Leclerc de Pulligny abjure et les Ducs de Lorraine saisissent ses biens. Ses fils, Jean Le Clerc et Alexandre Le Clerc sont faits chevalier de Saint-Marc et doivent recevoir à nouveau une lettre leur conférant la noblesse héréditaire le 28 mai 1623. Jean Le Clerc est aussi un peintre célèbre.

Malgré cela, leurs descendants ne semblent pas avoir été maintenus dans leur noblesse et en 1789, même s’ils ont pour parrains et marraines des membres de la noblesse et du clergé tourangeaux, ils sont très favorables à la Révolution et sont francs-maçons. Claude-Nicolas Leclerc est même député à la Convention nationale. Toutefois, les excès de certains révolutionnaires vont faire que René Leclerc, aïeul de tous les Le Clerc, va protéger la famille du marquis Galiot Mandat de Grancey et rachète leurs biens.


Article détaillé : Famille Le Clerc


Ses parents[]

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Blason des Georget[11].

Opinion de Claude-Nicolas Leclerc, député du département de Loir et Cher, sur le sort de Louis Capet. Les Leclerc vont protéger les biens des Mandat et ainsi pouvoir les racheter.

Tour ronde, incluse dans les bâtiments de la ferme actuelle, ruine de l'ancien château datant du XVe siècle appartenant à René Leclerc, puis à Luc Leclerc.

Son père, René Leclerc est né au manoir de Pont-Bodin et baptisé le 28 octobre 1743 à Villedieu-en-Beauce. Il est décédé, le 19 juillet 1806, en son château des Pins[12]. René Leclerc est enterré dans la chapelle Saint-Laurent qui appartient à un de ses frères. Cette chapelle est profanée et détruite par les monarchistes sous la Restauration.

Même si ses oncles sont révolutionnaires, ses aïeux, la Famille Le Clerc sont nobles. Son grand-père, Nicolas II Le Clerc, fils d'un procureur fiscal de Broussey-en-Blois et d'une Collesson[13], est jeune gentilhomme de la duchesse de Lorraine. Il devient fermier général de La Ribochère et de la baronnie de Villedieu, en 1735, négociant en blés. Il meurt en 1769 riche.

Son père, René Leclerc, est contrairement à ses frères, Claude-Nicolas Leclerc, et Joseph Leclerc un étudiant avec un caractère très doux, portant un cœur sensible et généreux. Il se marie, en 1769, avec la fille de Léonard Georget d'Alnoncourt, inspecteur des Hôpitaux militaires, Maître en chirurgie du roi en son artillerie et conseiller en l'académie de chirurgie[14], membre de la Famille Georget. Son grand-père lui achète la charge de receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel à Condom, dans l'Armagnac, en 1771.

René Leclerc est régisseur des terres et du château des Pins après la mort le 25 décembre 1783, où il habite avec sa famille. De 1791 à 1806, il est maire de la commune des Pins qui a 147 habitants en 1793. Mus par le sentiment de la reconnaissance, les Mandat préfèrent vendre leurs terres et château à leur régisseur, René Leclerc, devenu leur intime ami par ses procédés si généreux et bienveillants. Leclerc fait l'acquisition de cet ancien fief et par cette belle opération qui lui est si avantageuse, il triple sa fortune[15]. René Leclerc

René Leclerc est le père d'Augustin Leclerc, Luc Leclerc et Marie Renée Adélaïde Leclerc.


Article détaillé : René Leclerc


Article détaillé : Luc Leclerc.


Son grand-père, Nicolas II Le Clerc, est dans sa jeunesse gentilhomme de la duchesse de Lorraine.

SA JEUNESSE[]

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Condom - Beaumont - Neuvy - Les Pins[]

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Son père, René Leclerc est receveur du grenier à sel de Neuvy-le-Roy.

Nicolas Augustin Leclerc est né le 9 décembre 1771 à Condom en Armagnac. Il représente le parrain de son frère René de Rougemont, chevalier de Saint Louis, seigneur de Marray la Roche, à son baptême le 22 octobre 1780, à Beaumont-la-Chartre.

Son grand-père achète à son père la charge de receveur des Grandes Gabelles du grenier à sel à Condom, dans l'Armagnac, en 1771, qu’il échange en 1777 contre la même charge, mais à Beaumont la Charte (Beaumont-sur-Dême), à 4 lieues de Villedieu, puis avec une autre à Neuvy-le-Roi en 1789, jusqu'en 1790[16].

Augustin Leclerc fait d'excellentes études qui lui permettent de devenir au bout d'une année aux armées adjudant-major (capitaine) et chef de correspondance à la direction nationale de l’administration générale des Domaines et Droits domaniaux[17].

Augustin Leclerc officier (1793 - 1795)[]

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Augustin Leclerc est volontaire de l'An II, puis très rapidement officier.

Siège de Luxembourg (1794-1795).

En février 1793, la Convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans. La Convention décrète ensuite, le 23 août 1793, la levée en masse concernant la tranche d'âge de 25 à 35 ans. Engagé volontaire fort jeune, il est soldat depuis le 1er mars 1793 dans une unité militaire d'Indre-et-Loire[18].

Puis, trois mois plus tard, il est lieutenant au 2e bataillon de Volontaires Nationaux d'Indre-et-Loire du 12 mai 1793 jusqu'au 15 octobre 1793. Ce bataillon fait partie de la 10e demi-brigade de première formation (ancien nom Navarre)[19]. Augustin Leclerc est fait certainement officier car il est instruit, se comporte bien au combat et est patriote, neveu de patriotes.

Les 4 et 5e bataillons de volontaires du Maine-et-Loire sont formés entre le 12 et le 16 ou 18 octobre 1793, uniquement avec des hommes de 18 à 25 ans. Le 15 octobre 1793 Leclerc est adjudant-major au 5e bataillon de Maine-et-Loire.(1793 - 1795). Il fait partie des armées de Maine & Loire (Ouest)[20], qui combattent les Vendéens et les chouans. Adjudant-major est une fonction créée en 1790. Elle est attribuée à un capitaine qui doit s'occuper des détails administratifs, de l'instruction des bas-officiers et de la discipline de son bataillon.

Le 21 octobre 1794 le 5e du Maine-et-Loire compte 16 officiers, 336 soldats, 1 en permission, 80 aux hôpitaux, 15 au dépôt. Il fait partie de l'Armée de la Moselle

Augustin Leclerc, adjudant-major (capitaine), est blessé d'un coup de baïonnette au siège de Luxembourg, le 20 décembre 1794, en montant à l'assaut.

SA CARRIÈRE[]

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La direction nationale de l'enregistrement et des domaines[]

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Blessé au siège de Luxembourg, Augustin doit alors quitter le service et entre comme surnuméraire dans l'administration des Domaines, où il restera 40 ans. Il devient chef de correspondance à la direction nationale de l'enregistrement et des domaines[21].

Ses héritages[]

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La maison de son père, rue de Grison, dont il hérite.

Il hérite de la moitié du château des Pins.

Augustin hérite en 1806, des Cénacles, les maisons de la rue des Grisons de son père, René Leclerc. Augustin Nicolas hérite aussi de la chapelle Saint Laurent à Villedieu-en-Beauce de son oncle Joseph Leclerc le 15 octobre 1811.

Augustin Leclerc, aïeul des Leclerc de Pulligny, hérite de la moitié du domaine des Pins. Ce château et celui de Girardet avec leurs domaines font partie de l’ancienne propriété de la famille du marquis Mandat.

Le château de Girardet, ancien fief, est incorporé au domaine des Pins au XVIIIe siècle. Propriété de la famille Mandat, il est vendu le 12 mars 1803 à René Leclerc, qui le transmet à son fils Augustin Leclerc. Le lot concernant le domaine de Girardet est vendu le 26 février 1814 à la famille Pavy[22].

Le retour de l'Empereur (1815)[]

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Combat du 30 mars 1814, sur les hauteurs de Saint-Chaumont où se bat avec acharnement Augustin Leclerc.

20 mars 1815, Rentrée de Napoléon aux Tuileries. Augustin Leclerc est l'officier à droite.

En 1814, officier de la garde nationale, Leclerc il se bat aux Buttes-Chaumont pour défendre Paris de l'invasion. Le maréchal Iermolov est bombardé par l’artillerie des buttes Chaumont et Beauregard. Dans la foulée, il se lance à l’assaut de la butte Chaumont, couverte uniquement par la 5e et 6e légion de la garde nationale. Malgré leur défense acharnée, les 400 gardes nationaux sont contraints d’abandonner la butte et son artillerie.

Le 20 mars 1815 : au petit matin… alors que Napoléon approche des Tuileries, Louis XVIII et toute la Cour quittent précipitamment le palais, jetant au feu des documents. Ils allument un incendie pendant que le peuple assiège la porte du pavillon de l'Horloge.

Augustin Leclerc, qui commande le poste des Gardes nationaux, est le premier à proclamer le retour de l'empereur. Il fait croiser les baïonnettes au pied du grand escalier, éteindre le feu et accueille Napoléon, qu'il fait porter à l'intérieur du palais par ses gardes.

Le 20 mars 1815, il commande le poste des Gardes nationaux et est le premier à proclamer le retour de l'Empereur. Il fait croiser les baïonnettes au pied du grand escalier des Tuileries, éteindre le feu et il accueille Napoléon, qu'il fait porter à l'intérieur du palais par ses gardes.

Fait Comte (1837)[]

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Le Prince Lorenzo Sforza-Cesarini le fait Comte.

Par brevet du 4 février 1837 du prince de Genzano, 3e duc Sforza Cesarini, Lorenzo Sforza-Cesarini, Augustin se voit conférer le titre de comte[23]. Lorenzo et son épouse anglaise vont immédiatement adhérer aux idéaux du Risorgimento en faveur de l'Unité d'Italie, en allant à l'encontre de leur propre environnement social. Lorsque l'empereur français Napoléon III occupe Rome avec ses troupes en 1860, Lorenzo est nommé commissaire des forces piémontaises à Rieti. C'est donc un Italien qui aime la France.

Augustin reçoit aussi la haute décoration de Speron d’Oro (l'Éperon d'or). L’ordre de l’Éperon d’or, aussi connu anciennement sous le nom d’ordre de la Milice dorée, est un ordre de chevalerie papal conféré à ceux qui ont contribué de manière distinguée à la propagation de la foi catholique, ou à la gloire de l’Église. Le nombre des chevaliers est limité à cent. L'Ordre de l'éperon d'or et de la milice dorée est décerné depuis 1539 par le Saint Siège, devenu en 1841 l'ordre de Saint Sylvestre, puis en 1905, celui du mérite. Le titre de chevalier est de 1re classe.

Leclerc est aussi chevalier de la Légion d'honneur[24].

SA FIN DE VIE[]

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Ruines de la chapelle Saint-Laurent.

Son frère est décédé le 19 juillet 1806, à neuf heures du soir, en son château des Pins. Le défunt a 62 ans et 10 mois environ[25]. René Leclerc est inhumé à Villedieu, dans la chapelle Saint-Laurent, propriété de son frère, Augustin Leclerc, qui lui offre un asile pour y dormir son dernier sommeil[26].

Augustin Leclerc est inhumé au Père Lachaise.

SA FEMME ET SES ENFANTS[]

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Le Vicomte Félix Leclerc de Pulligny.

La Baronne de Fussey, comtesse Leclerc de Pulligny.

Augustin Leclerc se marie avec Anne Félicité Carlier (1782 - 1824), fille de Claude Baltazar Carlier des Essarts ou d'Haraville (1748 - 1798). Selon le Journal de Paris, de 1777, Claude Baltazar Carlier est reçu procureur au Châtelet, en remplacement de son père Messire Claude Gaspard Carlier (1720 - 1789). Il demeure Parvis Notre Dame. Il est également avocat au Parlement de Paris[27]. Sa belle-mère est Anne Victoire Lécuyer (1760 - 1849), de Domont, fille d'un licencié en droit, procureur au parlement. Le mariage a lieu paroisse Saint-Eustache, le 19 janvier 1807, et à Saint-Calais, dans la Sarthe.

Son beau-père est membre des loges maçonniques parisiennes : Sainte-Sophie, 1776-77. Saint-Alphonse des Amis Parfaits de la Vertu, 1785. Les Elus de la Parfaite Intimité, 1786-88[28]. Il est commis au Bureau de liquidation des biens nationaux[29]. Il est le 24 Frimaire an II chargé de procuration pour les héritiers Duval[30].

Les Leclerc de Pulligny compte deux branches au XIXe siècle[31] :

Orphelin de mère à l’âge de trois ans, Félix Augustin Leclerc de Pulligny est élevé par son père, qui acquiert la terre du Chesnay-Haguest, d’une contenance de 51 hectares, en 1831 et les ruines d’un château du XIVe siècle.

Félix a un frère, Augustin-Victor Leclerc de Pulligny, qui élève pendant 10 ans le fils de sa femme, un certain Léon Belot de Ladureau. Cet individu se marie avec Camille de Malaret, l’une des Petites Filles modèles, Camille que l'on retrouve dans Les Malheurs de Sophie, petite-fille donc de la comtesse de Ségur. Ce Belot la traite horriblement mal.

Les sieurs Leclerc de Pulligny frères sont propriétaires de terrains plantés de bois, situés dans la commune de Domont, où est décédé leur grand-mère Anne Victoire Lécuyer (1760 - 1849).


Le 25/6/1860, Augustin-Victor Leclerc né le 08.04.1818 à Paris peut changer son nom en Augustin-Victor Leclerc de Pulligny. Idem pou Félix-Augustin né à Paris le 14.02.1821 devient Félix Augustin Leclerc de Pulligny[32].


Avec la mort de son petit-fils, Jean Leclerc de Pulligny, la famille ne s’éteint pas, comme il est affirmé sur Wikipédia, sans possibilité de rectification. Frédéric Le Clerc est le descendant de Frédéric Le Clerc, d'une autre branche et il a un frère et des enfants.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. La stèle du Vicomte Félix Leclerc de Pulligny
  2. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  3. La stèle du Vicomte Félix Leclerc de Pulligny
  4. Le Clerc, éc., sgrs de Pulligny (Lorraine, Touraine, Normandie, etc.). Jacques-Xavier Carré de Busserolle (Pseud. J. de Château-Chalons.) 1867.
  5. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  6. Éloge de M. Leclerc,... dessinateur et graveur ordinaire du Cabinet du roi ; avec le catalogue de ses ouvrages, et des réflexions sur quelques-uns des principaux, Pierre Le Lorrain de Vallemont. 1715.
  7. Éloge de M. Leclerc,... dessinateur et graveur ordinaire du Cabinet du roi ; avec le catalogue de ses ouvrages, et des réflexions sur quelques-uns des principaux, Pierre Le Lorrain de Vallemont. 1715.
  8. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, 1915.
  9. Chrétienne Leclerc (+ 1627)
  10. Le département de Vosges: description, histoire, statistique, Volume 6, Léon Louis, E. Busy, 1887.
  11. Communes du Loir-et-Cher - Héraldique en Loir et Cher
  12. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  13. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  14. Paris (Paris, France) | AN Y16. Scellés apposés par des commissaires au Châtelet - index (FEUG-GLOS).
  15. La famille Le Clerc sous le Consulat et l'Empire
  16. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  17. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  18. Dossier Légion d'honneur
  19. Histoire de l'ancienne infanterie française, Volume 1, Louis Auguste Victor Vincent Susane, Éditeur J. Corréard, 1849.
  20. Dossier Légion d'honneur
  21. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  22. Château de Girardet
  23. Le Clerc, éc., sgrs de Pulligny (Lorraine, Touraine, Normandie, etc.). Jacques-Xavier Carré de Busserolle (Pseud. J. de Château-Chalons.) 1867.
  24. Dossier Légion d'honneur
  25. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  26. Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. Vendôme : 1915.
  27. Mémoires et documents, France. Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, La Commission, 1965.
  28. Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France: (fin du XVIIe siècle), Volume 19 de Mémoires et documents - Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, Volume 19 de Mémoires et documents, Alain Le Bihan, Bibliothèque national, 1966.
  29. Volume 7 de Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution français, Alexandre Tuetey, Ville de Paris.
  30. Publications relatives à la révolution française Imprimerie nouvelle, 1905.
  31. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 18, publié par la Société archéologique de Touraine, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Impr. de Ladevèze (Tours) : 1866-1867.
  32. Dictionnaire des anoblis, 1270-1868, Henri Gourdon de Genouillac, Bachelin-Deflorenne, 1875.
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