Wiki Guy de Rambaud
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                            Arthur Ernest Guinness

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Ernest Guinness.

Ernest Guinness (au centre), sa famille et le Roi Georges V, en 1901.

Country Life Illustrated, Vol. Xxvi, N° 663, Sept. 1909 - Portrait Illustration: The Hon. Mrs. Ernest Guinness.

L'équipage du Fantôme II et sa famille.

Walter Guinness et son frère Ernest font naufrage à Killary Harbour lors d'incidents séparés.

Ernest est à l'origine de la Guinness Factory, Park Royal, Londres.

Arthur Ernest Guinness - plus connu sous le nom d'Ernest[1] est né le 2 novembre 1876 à Dublin (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande) et décédé le 22 mars 1949 à Dublin (République d'Irlande).


L'honorable Ernest Guinness est un membre important de la célèbre famille Guinness, protestante anglo-irlandaise, aristocratique connue dans le domaine de la brasserie, des banques, de la politique et de l'Eglise. Il est de la 5e génération[2]. Arthur Guinness, le fondateur de la dynastie au XVIIIe siècle, se dit descendant de l'ancienne et éminente maison de Magennis[3]. Iveagh, dont le père d'Ernest est le 1er comte est le centre de l'ancien royaume de la maison de Magennis[4]. Un article de la BBC constate toutefois que d'après l'ADN ils semblent avoir plutôt des origines McCartan[5]. Mais c'est la même famille.

Ernest est le deuxième fils d'Edward Cecil Guinness (1847 - 1927), 1er comte d'Iveagh, également à la tête de Guinness Brewery, et sa cousine Adelaïde Maria Guinness (1844 - 1916), de la branche des Guinness banquiers.

Ernest Guinness fait de brillantes études au Trinity College de Cambridge et obtient une maîtrise ès arts (MA). Ernest, ingénieur, intègre l’affaire familiale en 1902. Il en devient vice-président en 1912[6]. Il est considéré parmi les directeurs de la famille Guinness comme l'expert technique de la modernisation des brasseries Guinness de 1900 aux années 1930. La direction est confiée à son frère ainé[7]. Mais il est le seul brasseur de sa fratrie[8].

Ernest est le frère de Rupert Guinness, 2nd Earl of Iveagh et Walter Guinness, 1st Baron Moyne. Ernest Guinness, en 1909, est en grande partie responsable de la gestion de la grande entreprise familiale qui fournit le meilleur de bonne bière dans le monde[9]. Ernest est l'un des rares membres de la famille Guinness vraiment brasseur.

C’est un homme discret, érudit, sérieux, passionné par les progrès techniques de son époque. Le 15 juillet 1903, à St George Hanover Square, Londres, il épouse Marie Clothilde Russell, la fille de Sir George Russell de Swallowfield, 4e baronnet et de sa femme Constance Lennox. Elle est née le 16 avril 1873 à Brompton (Kent) et décédée le 22 juillet 1953 à Londres, Saint Pancras. Chloe (Marie Clothilde) Russell, est par sa mère, Constance Lennox, la petite-fille du quatrième duc de Richmond, et donc une descendante directe du Roi Charles II et de sa maîtresse française Louise de Keroual. Ernest Guinness et Marie Clothilde Russell (1873 - 1953) sont les parents des Golden Guinness Girls.

Ernest Guinness occupe les postes de juge de paix (JP) et de lieutenant adjoint (DL) du comté de Dublin.

Pendant la 1re Guerre Mondiale Ernest combat dans les rangs de la London Rifle Brigade (1st London Volunteers), et obtient le grade de lieutenant. Il soutient financièrement les partisans du Royaume-Uni qui combattent les indépendantistes soutenus par les Allemands.

Son amour de la mer remonte à son enfance et aux vacances sur le yacht de son père. Il assiste régulièrement aux régates annuelles de Cowes et possède déjà un bateau, Fantôme (139 tonnes, 1906-1938), quand il fait la découverte et l’acquisition du Belem, en 1921. Comme dans tout ce qu’il fait, Guinness a une idée précise en tête. Il achète le Belem pour effectuer des croisières et des voyages au long cours, en particulier le tour du monde. Il est grièvement blessé dans un accident de bateau à moteur en mer, à Killary Lough. Walter Guinness et son frère Ernest font naufrage à Killary Harbour lors d'incidents séparés. Les deux survivent à leurs blessures, mais quatre personnes meurent dans l'accident impliquant le bateau d'Ernest.

Passionné d'automobile, il achète une Cadillac V16 construite sur mesure, chez le concessionnaire Mayfair Lendrum & Hartman Limited, qui est exposée au London Motor Show de 1930.

En 1934, Ernest est à l'origine de la construction d'une nouvelle brasserie à Park Royal, dans la banlieue de Londres.

Ernest Guinness, en 1943, alors président, est très favorable à la construction d'une brasserie américaine de Guinness à Seattle sur la côte Pacifique. En 1956, la production de la brasserie atteint 2 millions de barils. Les ventes de Guinness en bouteille sont les plus élevées jamais réalisées au Royaume-Uni.

Il est membre des clubs: Carlton et Bachelors' à Londres et Kildare Street, à Dublin, selon le Thom's Irish Who's Who.

Le Belem rebaptisé Fantôme II en septembre 1921, par son acheteur le brasseur irlandais Ernest Guinness[10].

SA FAMILLE[]

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Les oies sauvages[]

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Dundrum, ou le Magennis Castle, a peut être cet aspect vers 1300.

Blason des Guinness[11]. Il ressemble beaucoup à celui des Magennis et des McCartan avec le lion et au chef une main dextre coupée au poignet.

Bataille de la Boyne entre jacobites et williamites (1690).

Magennis, également orthographié Maguiness, Maginnis, Magenis, McGinnis ou McGuinness, est un nom de famille irlandais, signifiant le fils d'Angus. Branche proéminente de l'Uíbh Eachach Cobha, les Magennis deviennent les chefs du terroir d'Iveagh. À la fin du XVIIe siècle, leur territoire est partagé entre eux, les chefs McCartan et les colons britanniques. Burke nous dit que les Guinness descendent de cette famille[12].

Selon un article de la BBC et des tests ADN effectués au Trinity College de Dublin sur le chromosome Y masculin de la puissante famille Guinness à leur propre demande, c'est plutôt l'ADN du clan McCartan[13]. Mais les chefs McCartan, de Kinelarty, descendent de la même lignée généalogique que le clan Magennis, par Eachmilidh Mac Artáin, le fils de Faghártagh.

Les descendants de Mac Artáin sont vaincus à la bataille de Kinsale (1602), par George Carew, Lord-Président de Munster. Ils sont forcés de se réfugier en dehors des limites du comté de Down. Ils deviennent des oies sauvages, servant dans les brigades irlandaises des armées espagnole et française. Ses descendants comprennent : Charles de Gaulle, Diana Spencer, William Mountbatten, Arthur Guinness ...

Richard Hayes, dans Biographical Dictionary of Irishmen in France, Dublin, Gill, 1949, p. 163, nous dit :

Il n’y avait rien de surprenant à ce que de Gaulle connût aussi bien l’histoire de l’Irlande. Par sa grand-mère maternelle, Joséphine Anne Marie Maillot, Charles de Gaulle descendait de ce clan MacCartan, originaire du district de Kinclarty dans le comté de Down, dont un cadet — Anthony MacCartan — par fidélité à la cause jacobite, avait débarqué de son Irlande natale pour prendre du service dans la Brigade irlandaise du roi de France et faire souche dans le Nord à l’orée du XVIIIe siècle[14].

Selon la BBC l'arrière-grand-mère de de Gaulle est Marie Angélique McCartan. On sait donc pertinemment que le Général de Gaulle descend du clan des Mac Cartans, Seigneur de Kinelarty dans le sud du comté de Down aujourd'hui situé en Irlande du Nord. Rebelles à la loi anglaise, ces Mac Cartans sont de toutes les révoltes. Après la bataille de la Boyne et la reddition de Limerick qui sonnent le glas des espérances jacobites, les soldats irlandais fidèles à la dynastie Stuart sont autorisés à s'embarquer pour la France et à prendre du service dans la Brigade Irlandaise qui combat sous les étendards du Roi de France. Au nombre de ces Oies Sauvages — comme on les appellet — il y a un John Mac Cartan de Kinelarty, Colonel de cavalerie dans l'armée jacobite, ainsi que son fils Anthony, né à Ballydromroe dans le comté de Down en 1694, placé à dix-sept ans comme cadet au régiment de Galmoy...[15].

Les Guinness[]

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Arthur Guinness.

FDC Ernest Guinness.

FDC avec le nouveau timbre Ernest Guinness et sa brasserie.

La célèbre famille Guinness, protestante anglo-irlandaise, aristocratique connue dans le domaine de la brasserie, des banques, de la politique et de l'Eglise. Arthur Guinness, le fondateur de la dynastie au XVIIIe siècle, se dit descendant de l'ancienne et éminente maison de Magennis[16][17].

Burke's Peerage nous dit que :

La famille de Guinness revendique la descendance de l'ancienne et éminente maison de Magennis, à laquelle appartenait autrefois la Vicomté d'Iveagh. Plusieurs membres de la famille Magennis sont enterrés dans le cimetière de St. Catherine's, à Dublin. et dans le registre paroissial, la transition du nom de Magennis à McGuinness, ou Guinness, est clairement traçable[18].

Quatre membres de la famille occupent successivement la circonscription parlementaire britannique de Southend, connue sous le nom de Guinness-on-Sea. Les Guinness de la branche bancaire descendent tous du frère d'Arthur Samuel (1727 – 1795) qui s'installe à Dublin en 1750. Son fils Richard (1755 – 1830), avocat à Dublin; et le fils de Richard, Robert Rundell Guinness, qui fonde Guinness Mahon en 1836. Ernest descend de cette branche par sa mère.

Alors que la plupart des milliers de Guinness actuellement en vie descendent d'un seul Richard Guinness décédé en 1766, tous ne descendent pas de son fils aîné, Arthur, le célèbre brasseur. Beaucoup descendent des frères d'Arthur, qui créent des dynasties toutes aussi réussies dans les domaines bancaire et religieux, bien qu'elles n'égalent pas la fabuleuse richesse des brasseurs.

Arthur Guinness est un bon brasseur et homme d'affaires, qualités qui vont également assurer le succès de la brasserie au cours des générations suivantes. Fait intéressant, au cours des trois premières générations, le fils aîné n'hérite jamais de la brasserie;. C'est le plus compétent qui est chargé de la fortune croissante de la famille. Bien avant que la gestion de fortune ne devienne une industrie, les Guinness sont très doués dans ce domaine : le testament de 16 pages d'Arthur Guinness, rédigé en 1802, est une leçon sur la façon de conserver la richesse familiale.

Ses parents[]

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Edward Cecil Guinness (1847 - 1927), 1er comte d'Iveagh.

Ernest est le deuxième fils d'Edward Cecil Guinness (1847 - 1927), 1er comte d'Iveagh, également à la tête de Guinness Brewery, et sa cousine Adelaïde Maria Guinness (1844 - 1916), de la branche des Guinness banquiers.

Edward Guinness est créé baronnet de Castleknock, comté de Dublin, pour avoir organisé la visite du prince de Galles de l'époque en Irlande. En 1891, Guinness est créé Baron Iveagh, dans le comté de Down. En 1919, il est fit comte d'Iveagh et Vicomte Elveden, dans le comté de Suffolk[19].

Le premier comte d'Iveagh, est selon les économistes à la fin du XIXe siècle considéré comme le deuxième homme le plus riche de Grande-Bretagne, et le dirigeant du plus grand empire industriel et commercial du monde[20].

Edward Cecil Guinness est un philanthrope. On se souvient surtout de lui pour sa fourniture de logements abordables à Londres et à Dublin par l'intermédiaire de fonds de bienfaisance.

Ernest est le frère de Rupert Guinness, 2nd Earl of Iveagh et Walter Guinness, 1st Baron Moyne.

Guinness Estate dans les montagnes de Wicklow, en Irlande. La famille Guinness possède et vit sur cette étendue de terre.

SA JEUNESSE (1876 - 1912)[]

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Un brillant étudiant et brasseur qui adore les machines[]

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Portrait de Rupert et Ernest Guinness à l'âge de 8 et 5 ans, peint par James Sant.

Ernest Guinness fait ses études à Eton, puis au Trinity College, de Cambridge, et obtient une maîtrise ès arts (MA). Ernest, ingénieur, est considéré parmi les directeurs de la famille Guinness comme l'expert technique de la modernisation des brasseries Guinness de 1900 aux années 1930.

Sa vie professionnelle se passe à cette époque à la brasserie de St James's Gate où il porte toujours autour de sa taille un énorme tas de clés des coffres-forts de l'entreprise.

Ernest Guinness réside principalement en Irlande. Il travaille dans la brasserie en 1895 et devient un excellent brasseur, selon la Brewing Review. Son petit-neveu, l'honorable Desmond Guinness, écrit qu'Ernest est le seul membre de leur famille de sa génération à vraiment bien connaître la brasserie. Il se soucie de chaque vanne et de chaque tuyau, bien plus qu'aucun de ses frères. Ernest Guinness adore les machines.

Ernest se marie jeune avec une Russell de Swallowfield, une aristocrate anglaise d'origines en partie françaises dont la famille a occupé de hautes responsabilités aux Indes et côté maternel descend d'un roi et des ducs de Richmond, Lennox et Aubigny.

L'un des premiers hommes de sa génération à acquérir une voiture à moteur, il est plus tard l'un des plus anciens à obtenir une licence de pilote britannique et en vient à posséder quatre avions, la seule personne en Irlande à le faire.

Maison Glenmaroon (avant 1904)[]

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Maison Glenmaroon (Dublin).

Maison Glenmaroon (Guinness). Le blason à gauche est celui de la famille Mottet. Marie Clothilde Russell est la fille de George Russell de Swallowfield et la petite-fille de Clotilde Mottet de La Fontaine.

Maison Glenmaroon. Le blason des Russell et des Guinness.

Maison Glenmaroon.

En 1904, le jeune Ernest Guinness est un playboy qui a comme père Lord Iveagh, propriétaire de l'un des plus grands empires brassicoles du monde et deuxième homme le plus riche de Grande-Bretagne. Il vient de le nommer assistant à James's Gate.

Ernest Guinness acquiert Knockmaroon Lodge, et son domaine à Chapelizod, et épouse une beauté de la société aristocratique, Marie Clothilde Russell (Chloe), rapidement mère de leur premier enfant, Aileen Guinness.

Ernest fait construire Glenmaroon House en bordure de Phoenix Park vers 1905, puis la fait agrandir en 1911, en complément de la maison d'origine, anciennement connue sous le nom de Knockmaroon Lodge, située sur le côté sud de Knockmaroon Hill.

Glenmaroon House est une magnifique maison édouardienne individuelle de style Tudor. L'une des deux maisons interconnectées est directement adossées à Nockmaroon Hill à Dublin. Les deux maisons sont reliées par une passerelle couverte et au fil du temps, les maisons du nord et du sud sont rebaptisées, collectivement, sous le nom de Glenmaroon ou Glenmaroon House[21].

Arthur Guinness vit dans les deux maisons. L'une est pour la vie de tous les jours, les enfants et le sommeil, l'autre pour les fêtes de la haute société, la gastronomie et les divertissements.

Les travaux commencent sur ce qui va devenir Glenmaroon House 2, la maison de luxe ultime de son époque. Il dépense 5.000 £ - une somme d'argent absolument extraordinaire en 1904. L'architecte LM McDonnell imagine de faire revivre l'époque Tudor Revival. La maison à cinq baies a en avance sur son temps, une piscine intérieure, un pavillon de porte en pierre de taille néo-gothique, des vitraux au plomb...

Un immense vitrail donne sur le hall. Une gamme de salles de réception spacieuses, des salons, des lampes décoratives, des cheminées... se retrouvent partout. Aujourd'hui, le logement s'étend sur près de 1.400 m².

Mme Ernest Guinness est la plus intelligente des jeunes Ladies de Dublin, et pendant la Horse Show Week, elle est particulièrement incontournable[22].

Ernest Guinness, en 1909, est en grande partie responsable de la gestion de la grande entreprise familiale qui fournit le meilleur de bonne bière dans le monde[23].

Lorsque l'équipage d'une barge Guinness en 1913 refuse à plusieurs reprises de manipuler des marchandises contaminées livrées par des briseurs de grève, ils sont licenciés. James Connolly écrit à Ernest Guinness pour demander la réintégration de deux hommes avec seize enfants. Ernest accepte, mais son père s'y oppose[24].

Résidences anglaises[]

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De nos jours l'hôtel particulier des Guinness est devenu l'ambassade d'Irlande.

Très jeune Ernest, Rupert Guinness, 2nd Earl of Iveagh et Walter Guinness, 1st Baron Moyne ont trois hôtels particuliers en face de Buckinghan Palace[25].

Le couple a un hôtel particulier dans le centre de Londres au 17 Grosvenor Place (maintenant occupé par l'ambassade d'Irlande) et aussi une maison à l'extérieur de la capitale, Holmbury à Surrey (choisie pour sa proximité avec un aérodrome) dans laquelle un système de haut-parleurs dissimulés diffuse de la musique dans chaque pièce.

Mais en raison de son implication dans la brasserie familiale, Ernest est perçu comme domicilié en Irlande, à Glenmaroon, d'où il marche parfois jusqu'à son bureau de la brasserie Guinness de Dublin.

La vie professionnelle d'Ernest se passe dans sa jeunesse à la brasserie de St James's Gate.

LA GUERRE[]

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Au front (1914 - 118)[]

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Troupes du 1/5st Battalion (London Rifle Brigade), London Regiment, dans une tranchée de réserve à Chimpanzee Valley, entre Hardecourt et Guillemont, le 6 septembre 1916.

Pendant la 1re Guerre Mondiale Ernest combat dans les rangs de la London Rifle Brigade, qui combat en Picardie et obtient le grade de lieutenant. Au cours de ses années de combat, les pertes sont énormes, la grande majorité d'entre elles étant dans l'infanterie, communément surnommée le Poor Bloody Infantry.

La plus étonnante action d'Ernest pendant la Première Guerre mondiale est survenue lorsqu'il arrête un officier britannique à vélo derrière les lignes, soupçonné d'être un espion allemand. Pour lui aucun soldat aussi jeune n'a toutes les médailles qui ornent sa poitrine. Hélas pour lui l'espion est le prince de Galles.

Ashford Castle (1915 - 1939)[]

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Statue de Lord Ardilaun (Sir Arthur E. Guinness). Il fait face au Royal College of Surgeons en Irlande sur St. Stephens Green, Dublin.

Ashford Castle et un partie du domaine du temps d'Ernest.

Blason des Guinness sur la façade de Ashford Castle.

Le Ashford Castle est bâti en 1228 par la famille anglo-normande Burgo (aussi nommée Burke), dans le comté de Mayo. La famille Burgo y vit durant trois siècles, avant de perdre le château en 1589 au cours d’une bataille les opposants au britannique Sir Richard Bingham, alors Lord President de la province du Connaught. Ce dernier décide alors de doter le château d’une enclave fortifiée, et y passe des années paisibles.

Le château et le domaine d’Ashford sont finalement rachetés en 1852 par Benjamin Guinness, qui ambitionne de moderniser la forteresse. Il étend alors le domaine à 26.000 hectares, y fait bâtir des routes, plantes des arbres, et ordonne la construction de 2 extensions du château, dans un style victorien. Désormais, le château est monumental !

A la mort de Benjamin Guinness, celui-ci lègue la propriété et son domaine à son fils, un jardinier passionné qui supervise le développement des massifs boisés et reconstruit l’aile occidentale du château. Arthur Edward Guinness, Lord Ardilaun, est l’un des propriétaires d’Ashford qui s’implique le plus dans la vie du domaine.

A sa mort, en 1915, son neveu Ernest Guinness hérite du château. Ce dernier plaisante souvent en disant que beaucoup trop de personnes sont employées à Ashford :

Chacun d'entre eux pourrait tomber si vous retiriez son plumeau (de balayage).

D'ailleurs ses relations avec le personnel se détériorent progressivement au point que, durant l'été 1938, les domestiques se mettent en grève, à la recherche d'une augmentation de salaire de deux shillings par semaine. Ernest Guinness est tellement exaspéré par leur comportement qu'il quitte Ashford avec son avion privé et n'y revient jamais[26].

Au printemps 1939, peu de temps avant la mise aux enchères du domaine, 22.000 acres sont achetées par l'État irlandais pour 20.000 £. Le château et les 170 acres qui l'entourent sont loués par l'hôtelier Noel Huggard. Il en fait un hôtel de grand luxe, proposant des activités telles que la pêche ou encore le tir[27].

Pendant qu'Ernest Guinness est dans les tranchées de Picardie il hérite de Ashford Castle.

L'APRES-GUERRE[]

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Guinness Brewery.

La bière Guinness est à l'origine une boisson anglaise (stout porter), fabriquée à l'aide d'une technique de malt torréfié brevetée par un ouvrier d'une brasserie londonienne, puis améliorée en étroite collaboration avec des brasseurs d'une famille brassicole anglaise (dont est issu le brasseur en chef de la société et le responsable des comptes). Guinness profite pleinement, comme Geoffroy Velten en France, des opportunités commerciales offertes par l'Empire colonial pour faire de sa boisson une réussite internationale.

1916 ne va pas freiner sa croissance commerciale. Les Guinnesses restent unionistes et Ernest vit surtout à Londres, même s'il achête des châteaux à ses filles en Irland.

Les Guinness et l'UVF (1916 - 1918)[]

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Edward Guinness, père d'Ernest, fait don de 100.000 £ à l'UVF en 1913 pour acheter des armes.

Camions des Guinnesses convertis en véhicules de combat blindés utilisés par l'UVF contre les révolutionnaires.

Les camion des Guinnesses sont dans tous les combats.

La brasserie Guinness à Dublin de nos jours.

Tout change pour les Guinnesses de Glenmaroon en une décennie. Durant la guerre Arthur est appelé au front. Guinness y survit.

Les descendants d'Arthur Guinness à la brasserie St James's Gate sont unionistes comme le fondateur de la dynastie. Son descendant, Lord Iveagh, le père d'Ernest fait don de 100.000 £ à l'UVF en 1913 pour acheter des armes[28].

En réponse au don à l'UVF, les nationalistes organisent un boycott des produits Guinness. Michael Conway, plus tard commandant de l'IRA à Limerick, remarque :

Pendant un certain temps, seul le stout de Murphy a été consommé localement mais, après un certain temps, le boycott s'est atténué[29].

À l'approche de l'Insurrection de Pâques, les membres des Irish Volunteers qui travaillent chez Guinness sont découragés de parader ouvertement. Frank Henderson, un capitaine des Irish Volunteers qui participe au Howth Gun Running et au Easter Rising, déclare que le personnel de Guinness craint d'être victime de sanctions sur son lieu de travail[30].

Pendant les combats de 1916, les camions utilisés par la Guinness sont convertis en véhicules de combat blindés improvisés par l'armée britannique et utilisés contre les forces républicaines. Un de ces camions Guinness utilisé par les Britanniques en 1916 est fabriqué en boulonnant quatre chaudières à l'arrière d'un camion à plateau Guinness. Ce sont les premiers véhicules blindés utilisées en Irlande. Il existe des rapports contradictoires sur la question de savoir si ces véhicules sont réquisitionnés par l'armée britannique ou donnés par Guinness & Co[31].

Le 29 avril 1916, les Royal Dublin Fusiliers abat William John Rice et Algernon Lucas dans les locaux de la brasserie Guinness de Dublin. Le sergent qui ordonne leur exécution affirme que ces employés de Guinness sont membres du Sinn Féin. Le directeur de la société Guinness, HW Renny Failyown, déclaré :

Il n'y avait rien dans la preuve de la récente cour martiale pour justifier une quelconque suggestion comme qui le personnel était en quelque sorte lié ou en sympathie avec la rébellion du Sinn Féin[32].

En effet, la société a une ligne dure avec quiconque affichant une forme quelconque de soutien au républicanisme ou au nationalisme irlandais. Donc cette exécution est injustifiée.

À la suite du soulèvement de 1916, Guinness's est l'une des nombreuses entreprises à licencier le personnel soupçonné d'être impliqué dans la rébellion ou sympathisant, pour leur déloyauté envers Sa Majesté...[33].

Charles Saurin, membre de la Dublin Brigade of the Irish Volunteers, est l'un des nombreux républicains qui défilent devant la brasserie Guinness à la fin de l'Insurrection de Pâques, après avoir passé la nuit précédente sous garde armée dans l'enceinte de l'hôpital Rotunda. Il écrit :

En passant devant le bureau de MM. Arthur Guinness & Co, des employés de bureau en manches de chemise se penchaient par les fenêtres et nous regardaient avec un sourire supérieur et méprisant[34]. .

Les Guinness mettent de l'eau dans leur bière (1918 - 1922)[]

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Irlande 1922 : timbre de George V surchargé Eire.

La harpe est le logo des brasseries Guinness mais aussi de l'état irlandais.

Churchill et Lord Moyne-Walter Guinness en vacances en Grèce.

Ernest retourne à Dublin après la guerre et découvre que la politique irlandaise est changée de manière irréparable depuis 1916.

Les développements politiques irlandais après 1916 sont une préoccupation puisque les affaires de Guinness sont surtout à Dublin.

Pendant la rébellion de Pâques, les équipes de premiers secouristes de la brasserie aident les deux parties. Les Guinness sont opposées au Sinn Féin, les rebelles, qui voient les empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrois) comme leurs alliés.

Les républicains après la révolution n'ont pas oublié les 100.000 € donnés par la famille à l'UVF pour les armes à feu ainsi que les camions Guinness donnés sous forme de véhicules blindés improvisés pour combattre les rebelles.

La guerre d'indépendance signifie la fin de la fête pour les Guinness surtout Ernest ancien combattant contre les Allemands. Il transplante sa famille en Angleterre pour assurer sa sécurité et ne jamais revenir.

Cette attitude n'est pas celle de son frère, Walter Guinness, qui au moment des débats sur le traité de 1922 à l'origine de l'État libre d'Irlande dit qu'il préfère une pente glissante à un précipice et vote pour.

Il faut aussi mentionner que le logo utilisé par les instigateurs de la révolte de 1916, puis ensuite comme emblème officiel du pays lors de la création de l’état d’Irlande présente un problème majeur puisque le logo de Guinness est déjà la harpe comme marque déposée depuis déjà 50 ans. Puisque cet instrument de musique symbolise l’unité entre tous les peuples d’Irlande, ces derniers décident d’utiliser le symbole de la harpe malgré tout, mais de façon inverse au logo de la brasserie. Par la suite, d’autres entreprises irlandaises se mettent à utiliser d’autres déclinaisons de cette fameuse harpe pour leur logo, dont le transporteur aérien Ryan.

Ernest Guinness se réfugie au Royaume-Uni[]

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Du fait des républicains irlandais Ernest et sa famille se réfugient à Holmbury House, dans le Surrey.

Malgré leur politique pendant la guerre d'Indépendance irlandaise et la guerre civile irlandaise, sa famille est assez populaire pour échapper à la perte de ses biens ou aux agressions physiques. D'autres membres de la famille vivent en Irlande du sud de temps en temps dans les années suivantes, y compris Oonagh Guinness. Mais sa parente Nancy Mitford écrit :

Un aristocrate dans une république est comme un poulet dont la tête a été coupée; il peut courir de manière vivante, mais en fait il est mort.

Du fait des républicains irlandais Ernest et sa famille se réfugient à Holmbury House, dans le Surrey. Il a 21 employés, dont des vachers pour ses vaches Guernesey, qui lui donnent un lait très crémeux. Il est passionné par les portes qui s'ouvrent avec une télécommande, les tourne-disques qui changent de 78 tours, son hélicoptère... Ses filles rendent visitent aux voisins[35].

De l'insurrection de Pâques à la guerre civile : Irlande, 1916-1922.

LES ACHATS D'ERNEST POUR SES FILLES[]

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1921-1949. Aventure à travers le monde avec Ernest Guinness[]

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Le Belem rebaptisé Fantôme II en septembre 1921, par son acheteur le brasseur irlandais Ernest Guinness, au Spitzberg dans l'Arctique (1925).

Ernest Guinness.

Ernest est un marin passionné, possédant un certain nombre de navires, le plus connu étant le Fantôme II.

Le 24 septembre 1921, après moins de quatre ans de navigation sous les couleurs du Westminster, le Belem est vendu au brasseur irlandais Ernest Guinness, pour 25.000 livres sterling. Le voilier est rebaptisé Fantôme II. Comme pour son premier navire, le Fantôme, Ernest Guinness choisit d'utiliser l'orthographe française de fantôme pour l'appeler. De nombreuses sources anglaises font une erreur en l'appelant le Phantom II[36][37].

Guinness confie immédiatement sa nouvelle acquisition à un chantier naval de Southampton pour réaménagement. Outre quelques transformations extérieures, les remaniements les plus importants concernent les agencements intérieurs. Un grand piano droit est installé dans le grand salon, les cabines sous le gaillard sont réorganisées, le roof est relié au fumoir pour créer une salle à manger et un nouveau petit roof servant de boudoir est construit sur le pont autour de l’escalier menant à l’entrepont[38].

Mis à part les transformations aristocratiques de l'intérieur du Belém, le plus significatif est l'ajout de 2 moteurs Bollinders de 250 CV chacun, équipés d'une paire d'hélices.

Dès la sortie de Fantôme II des chantiers de Camper & Nicholson en février 1922, Guinness prend la mer pour une traversée de plusieurs mois en Méditerranée. Guinness navigue toute l'année. Parmi les voyages, il faut se souvenir d'un tour du monde via Panama et Suez du 29 mars 1923 au 2 mars 1924, 31.129 milles. On la voit aussi au Spitzberg dans l'Arctique (photographie ci-dessus, 1925), en France à Marseille, à Saint-Jean-de-Luz. Lors de son approche du port de Yokohama en naviguant dans l'océan Pacifique, le voilier réussit à échapper à une catastrophe - un tremblement de terre qui détruit le port et certaines parties de la ville de Yokohama, en 1923.

En 1937, le Fantôme II est à Montréal, pour les célébrations du couronnement de George VI.

Pilote (1923 - 1928)[]

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Photo du Supermarine Solent, en 1928.

Le Supermarine Air-Yacht.

Lorsque l'autogire, précurseur de l'hélicoptère, est fabriqué en 1923, il en achete un et le met dans son garage.

En 1928, le Solent est converti en hydravion civil luxueux à neuf sièges pour le magnat de la boisson Arthur Ernest Guinness. Il est enregistré sous le numéro G-AAAB en août 1928. Ernest achète cet hydravion biplan à trois moteurs pour transporter sa famille et ses amis par des vols réguliers entre l'Angleterre et sa maison, près de Lough Corrib, dans le Comté de Galway, en Irlande[39]. Il y a une large couverture médiatique de son premier voyage, en septembre 1928, car il est interrompu par un séjour d'une nuit dans le port de Kingston (maintenant Dún Laoghaire).

Il semble que Guinness trouve l'espace intérieur trop exigu, car il commande immédiatement son remplaçant, le Supermarine Air Yacht, au Vickers Supermarine Aviation Works. Ernest supervise la construction d'un monoplan à trois moteurs avec une envergure de 92 pieds. Décrit comme un yacht de l'air en plus des cockpits, il peut accueillir six passagers, dont un salon et plusieurs cabines équipées d'un éclairage électrique et d'un système de ventilation.

Château de Luttrellstown (1927 - 1983)[]

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Aileen Guinness et Brinsley Sheridan Bushe Plunket.

En novembre 1927, Aileen Guinness épouse l'honorable Brinsley Sheridan Bushe Plunket. Le cadeau de mariage donné par son père est le Château de Luttrellstown, comté de Dublin. Située à la périphérie de la capitale, la maison se trouve au centre d'un parc très admiré. Hermann, le prince von Pückler-Muskau visite Luttrellstown en Irlande en 1828 et écrit :

L'entrée du domaine est en effet la plus délicieuse des son genre qui peut être imaginé. Le paysage, par nature le plus beau, est amélioré par l'art au plus haut degré de sa capacité, et, sans détruire son caractère libre et sauvage, il se produit une variété et une richesse de végétation qui enchante l'œil…[40].

Aileen Guinness- Plunket fait du château un lieu de fêtes : des bals, des repas de chasse et d'autres événements sociaux somptueux. Sa nièce, Lady Caroline Blackwood grandit dans cette atmosphère et le raconte dans ses livres[41].

Luggala, Leinster (1937)[]

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Ernest achète Luggala et la transmet à sa plus jeune fille, Oonagh Russell.

Vue sur le Lough Tay et Luggala, à partir de la JB Malone Memorial Stone, sur Djouce Mountain à Wicklow.

Luggala est devenue la maison ancestrale de la famille en 1912, lorsqu'elle est louée à Arthur Ernest Guinness.

Il l'achète et la transmet à sa plus jeune fille, Oonagh Russell, en 1937 après son mariage avec Dominick Browne, le quatrième baron d'Oranmore et Browne. L'une des Golden Guinness Girls, y organise des soirées glamour auxquelles assistent un éventail éclectique d'invités, des pairs et des universitaires aux artistes et journalistes, en faisant un centre de la vie sociale irlandaise.

Des écrivains tels que Brendan Behan, Robert Lowell, Seamus Heaney et Robert Graves et des personnalités hollywoodiennes comme John Hurt, Dennis Hopper et John Boorman séjournent au domaine du temps d'Oonagh Russell, tout comme Michael Jackson, Mick Jagger, Marianne Faithfull, U2's Bono, Sinead O'Connor et The Chieftains, invités par Garech Browne, un membre de la famille Guinness devenu mécène des arts et de la musique irlandais via son label Claddagh Records. Il possède Luggala et y vit jusqu'à l'âge de 78 ans.

Luggala et Lough Tay font partie du plus grand domaine privé Guinness avec leurs 5.000 acres (2.000 ha), qui englobe comprend également Luggala Lodge. Le domaine date du XVIIIe siècle. En 1787, Peter LaTouche construit la loge gothique de Luggala (ou le château de Luggala), comme pavillon de chasse cpie de Strawberry Hill House à Londres. Mais le domaine surtout associé à la famille Guinness propriétaire de 1937 à sa vente en 2019. Au cours de cette période, le domaine est le lieu de tournage de plusieurs films (par exemple Braveheart en 1995) et de séries télévisées (par exemple Vikings de 2013).

Aileen Guinness devant son Château de Luttrellstown.

LA FIN DE SA VIE[]

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Ernest Guinness âgé.

Ernest Guinness et sa famille en 1938.

Son Fantôme II survit aux bombardements allemands sur l’île de Wight pendant la seconde guerre mondiale.

En août 1942, Walter Guinness, un de ses frères, devient le représentant officiel (gouverneur britannique de fait, car à l'époque, l'Égypte est sous protectorat britannique) de la Grande-Bretagne au Caire. Le 6 novembre 1944 est assassiné au Caire par Eliahou Beit Tsouri et Eliahou Hakim, deux membres du courant cananéen du Lehi, un groupe armé radical juif.

Ernest Guinness n'est officiellement que vice-président de Guinness au niveau mondial de 1913 à 1947[42]. Mais il continue à exercer cette fonction jusqu'en 1949, complétant ainsi un service de 47 années. Il est le seul brasseur sa génération chez les Guinnesses.

Ernest Guinness meurt en Angleterre le 22 mars 1949. Il possède encore le yacht de luxe Fantôme II. Au moment de sa mort, le voilier est amarré à Seattle, état de Washington, où il le laisse sans interruption pendant plusieurs années. Par testament, homologué en Grande-Bretagne, le yacht passe à sa femme et à ses enfants. L'État de Washington réclame une partie de l'héritage à titre d'impôt.

A sa mort, en 1949, le Fantome II est vendu à Seattle mais y reste abandonné pendant quatorze ans. Aristote Onassis l'achète comme cadeau de mariage pour le prince Rainier et la princesse Grace de Monaco, mais il est abandonné à Kiel. Il devient un bateau de croisière en 1969.

Ses biens irlandais sont transférés à l'État irlandais en paiement des droits de succession qu'il doit. Sa maison de Dublin fait l'objet d'une célèbre affaire judiciaire, en 1951, liée à ces fonctions de brasseur.

Hon. Ernest Guinness (à droite), Oonagh Browne, Baroness Oranmore & Browne, Maureen Constance Maude, Marie Clothilde Guinness (à gauche).

SA FEMME ET SA DESCENDANCE[]

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Sa femme[]

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L'hon. Clothilde Russell-Guinness, en 1912, par Sir Francis Bernard Dicksee, vêtue d'une robe émeraude et d'une plume de Sir Frank Bernard Dicksee[43].

Marie Clothilde Russell (1873 - 1953) est née en 1873 à Brompton (Londres). Elle épouse Ernest Guinness (1876 - 1949), second fils de Edward Guinness. Elle est la fille du baronnet George Russell de Swallowfield, parlementaire, et l'historienne Constance Lennox, fille du 4e duc de Richmond et Lennox, descendant de Charles, un roi de la la dynastie des Stuarts. Ses proches la surnomment Chloe.

Le couple passe son temps entre Glenmaroon, leur maison de Dublin ; Holmbury House, leur manoir sur 300 acres à Surrey ; et, comme pour souligner les liens des Guinnesses avec la famille royale leur hôtel particulier Grosvernor Place à l'ouest des jardins de Buckingham[44]. Leurs voisins se souviendront que dans la maison d'en face, Holmbury House, vivent là Ernest Guinness et sa femme Clothilde dans l'entre-deux-guerres.

Les Golden Guinness Girls devenues âgées sont très fières d'avoir par Constance Lennox des arrière-grands-parents communs avec le père de Diana Spencer[45], mais du fait des ancêtres McCartan des Guinness et des alliances des Russell de Swallowfield elles ont d'autres liens de parenté avec les héritiers du trône.


Sa descendance[]

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Aileen Guinness et Lord Plunket. Ses filles se marient de son temps à des Lords. Guinness leur paie un château. Après son décès elles se remarient à des gigolos.

A Londres, les trois filles d'Arthur, Aileen Guinness, Maureen et Oonagh, ne jouent plus comme autrefois dans les jardins de Glenmaroon 0 Dublin. Ernest Guinness et Marie Clothilde Russell (1873 - 1953) deviennent les parents des Golden Guinness Girls. Les Golden Guinness Girls, en 1923, font une tournée mondiale dans le yacht à grand mât de son père, le Fantome II.

Les trois filles d'Ernest Guinness sont majeures à la fin des années 1920 et au début des années 1930 très célèbres[46]. Elles sont belles et extrêmement riches, avec de grands yeux de biche, des cheveux brillants, des bras pâles, une position sociale et, bien sûr, de l'argent, les Girls font la une des magazines. Tous les trois se sont bien mariées, c'est à dire. dans la pairie.

Le réalisateur John Huston à propos de trois célèbres beautés Guinness dit :

Les sœurs sont toutes des sorcières, des belles sorcières certes, mais des sorcières quand même[47].

Elles grandissent et deviennent les Golden Guinness Girls. Elles vont avoir huit maris et remplirent inspiré les pages de potins avec leurs exentrités, sans oublier plusieurs morts décès d'enfants jeunes[48].

Le seul problème que les Guinnesses ne connaissent pas c'est le manque d'argent, même si Maureen s'est plaint une fois vers la fin de sa longue vie.

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Aileen Guinness.

Doon Aileen Plunket, une des filles d'Aileen Guinness, devient comtesse de Granville, belle-fille de la sœur aînée de Her Majesty Queen Elizabeth, The Queen Mother, en devenant l'épouse de James Leveson-Gower, cousin germain d'Elizabeth II.

¤ Aileen Guinness (1904 – 1999) épouse le 16 novembre 1927 l'hon. Brinsley Plunket (1903 - 1941), fils de William Lee Plunket, 5e Baron Plunket of Newton and Lady Victoria. Quand elle épouse Brinsley Sheridan Plunket, son père leur achète le château de Luttrellstown, près de Dublin. Au cours des 50 années suivantes, Plunket remanie les intérieurs du château de Luttrellstown en utilisant le service de Felix Harbord. Le château et particulièrement la salle à manger reflètent encore leurs évolutions. Plunket organise de grandes fêtes. Son mari meurt Flight Lieutenant de multiples blessures au Soudan, à Khartoum[49], juste après leur divorce en 1940. En 1956, elle se remarie avec l'architecte d'intérieur Valerian Stux-Rybar, mais ce mariage ne dure que jusqu'en 1965. Il est gay et très dépensier. Il décède paraît-il du SIDA[50]. Aileen Guinness doit payer après la mort de son père des droits de succession. Elle vend le château de Luttrellstown en 1983, car du fait de Valerian Stux-Rybar elle est presque ruinée. Aillen devenue âgée se retire dans des résidences à Elsenham et à Londres. Elle est décédée le 31 mars 1999. Aileen Guinness et Brinsley Plunket sont les parents de :

¤ Neelia Clothilde Plunket (1929 - 1995) épouse le capitaine Bazil Christian de las Casas (1924 - 1960), fils d'un Cubain Manuel de las Casas, le 18 septembre 1950. Elle et le capitaine Bazil Christian de las Casas divorcent en 1955. Elle se remarie avec Michael Francis MacLean, fils de John Francis MacLean, juge en chef du Bengale, le 3 février 1956. C'est une figure de proue de l'industrie charbonnière britannique, président de United Collieries et un certain nombre d'autres entreprises et organismes industriels. Elle et Michael Francis MacLean divorcent en 1959. Elle épouse, troisièmement, le major Stewart Reynolds, fils du major SR Reynolds.
¤ Doon Aileen Plunket, née le 8 octobre 1931, fille d'un héros de la Royal Air Force Volunteer Reserve, se marie avec le comte James Leveson-Gower (1918 - 1996), descendant des ducs de Sutherland et des comtes de Strafford, le 9 octobre 1958. Il est le fils du comte William Leveson-Gower, vice-amiral et gouverneur de l’Irlande du Nord et de la sœur aînée de Her Majesty Queen Elizabeth, The Queen Mother, femme du roi Georges V, Rose Constance Bowes-Lyon (1890 - 1967). Sa tante est Reine consort du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (de 1936 à 1952). James Leveson-Gower (1918 - 1996) est donc le cousin germain de la reine Elizabeth II. Il devient le cinquième comte de Granville à la mort de son père, homme politique et un grand propriétaire terrien. Ils ont trois enfants et neuf petits-enfants.
¤ Marcia Lee Plunket (1933 - 1936).

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Maureen Constance Hamilton-Temple-Blackwood (née Guinness), Marchioness of Dufferin and Ava.

Desmond Buchanan.

¤ Maureen Guinness (1907 – 1998) devient l'épouse 3 juillet 1930 de Basil Hamilton-Temple-Blackwood, 4e marquis de Dufferin et Ava, à St. Margaret's, Westminster . Ils ont eu trois enfants :
¤ Caroline Blackwood (1931 - 1996). Elle se marie d'abord avec l'artiste Lucian Freud, puis avec le compositeur Israël Citkowitz et enfin avec le poète Robert Lowell. Lady Caroline Maureen Hamilton-Temple-Blackwood (1931–1996), qui s'est mariée trois fois; d'abord à Lucian Freud (fils de l'architecte Ernst L. Freud et petit-fils de Sigmund Freud, deuxièmement à Israel Citkowitz et enfin au poète américain Robert Lowell.
¤ Lady Perdita Maureen Hamilton-Temple-Blackwood (née en 1934).
¤ Sheridan Frederick Terence Hamilton-Temple-Blackwood, 5ème et dernier marquis de Dufferin et Ava (1938–1988), qui épouse sa quatrième cousine Serena Belinda "Lindy" Rosemary Guinness en 1964.


Maureen Guinness (1907 – 1998), veuve de guerre, se remarie en 1948 avec Major Desmond Buchanan MC, ex membre du 8e Commando de Lord Lovat, puis à la Légion arabe de Glubb Pacha en 1945, et finalement officiellement antiquaire mais en réalité agent spécial à Chelsea. Il se marie deux fois; à Maureen Guinness, marquise de Dufferin et Ava, en 1948, puis à Susan Macpherson en 1973, avec qui il a un fils.
Maureen Guinness (1907 – 1998) se remarie à nouveau en 1955 avec John Maude (1901 - 1986). Il est avocat britannique et un politicien du Parti conservateur. Il siége à la Chambre des communes de 1945 à 1951, puis devient juge.

Maureen Guinness se remarie mais utilise le titre acquis lors de son premier mariage. Maureen, Lady Dufferin, est décédée le 3 mai 1998 et est enterrée à Clandeboye.

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The Honorable Mrs. Philip Leyland Kindersley, née Oonagh Guinness, puis Lady Oranmore and Browne, Philip Alexius de László, 1931.

Lady Oranmore & Browne Luggala photographiée à Wicklow avec deux de ses enfants, Gay and Tessa Kindersley de son premier mari, The Hon. Philip Kindersley, Tatler du 25 août 1937.

The_Beatles_-_A_Day_In_The_Life

The Beatles - A Day In The Life

Beatles la chanson A Day in the Life

¤ Oonagh Guinness (1910 – 1995) est une mondaine anglo-irlandaise, membre de la haute société et collectionneuse d'art. Son domaine de Luggala devient le centre de la vie sociale irlandaise :
Oonagh a imprégné en quelque sorte Luggala d'enchantement. Personne ne pouvait se tenir à l'écart: l'intelligentsia de Dublin, les lettrés, les peintres, les acteurs, les érudits, les cintres, les fêtards, les parieurs, les poètes, les aventuriers sont attirés par Luggala comme nulle autre lieu en Irlande - peut-être même en Europe, d'où beaucoup d'invités viennent. Et le centre encore de ce chaos exultant et exubérant est Oonagh[51].
Oonagh Guinness (1910 – 1995) épouse en 1929 de l'hon. Philip Kindersley, fils du banquier Robert Kindersley, 1er baron Kindersley. Son père lui donne Luggala, un pavillon de chasse du XVIIIe siècle dans le comté de Wicklow, à une heure au sud de Dublin[52]. Ils divorcent en 1936. Le couple a deux enfants :
¤ Tessa Kindersley (mort à l'âge de 14 ans à cause d'une vaccination)
¤ Gay Kindersley (1930 – 2011) est un champion britannique de saut d'obstacles, jockey amateur, entraîneur de chevaux et un buveur, joueur et coureur de jupons professionnel[53].


Oonagh Guinness (1910 – 1995) épouse en 1939 Dominick Browne, 4e baron Oranmore et Browne, qui siège à la Chambre des Lords pendant 72 ans, jusqu'à sa mort à l'âge de 100 ans en août 2002. Oonagh et Dominick ​​divorcent en 1950<[54]. Ils ont trois enfants :
¤ Garech Browne (1939 - 2018) est un collectionneur d'art irlandais, un mécène notable des arts irlandais, de la musique traditionnelle irlandaise en particulier. Il laisse de nombreux objets très anciens à l'État irlandais par Browne.
¤ un fils sans nom (1943 – 1943)
¤ Tara Browne (1945 - 1976) jeune oisif londonien dilapidant des héritages, dont la mort à l'âge de 21 ans dans un accident de voiture dans le West End de Londres inspire aux Beatles la chanson A Day in the Life[55].


De 1957 à 1965, elle se marie à Miguel Ferreras Aciro (1910 – 1999), un soi-disant créateur de vêtements de New York, personnage au passé trouble[56]. Il lui dilapide sa fortune. Quand elle apprend son passé ils se séparent. Il se remarie avec la très riche fille du Général Tujillo. Elle décéde à Luggala le 2 août 1995[57].


Oonagh voit trois de ses enfants mourir jeunes; un garçon quelques jours après la naissance, une fille de 14 ans qui réagit à une injection de diphtérie et un fils de 21 ans dans un accident de voiture controversé à Londres commémoré par les Beatles[58].

Les Golden Guinness Girls devenues âgées sont très fières d'avoir par Constance Lennox des arrière-grands-parents communs avec le père de Diana Spencer[59], mais du fait des ancêtres McCartan des Guinness et des alliances des Russell de Swallowfield elles ont d'autres liens de parenté avec les héritiers du trône.

NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
  2. Guinness: The 250 Year Quest for the Perfect Pint. Bill Yenne. John Wiley & Sons, 2009. ISBN 0470524170, 9780470524176.
  3. Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage, Volume 40. John Burke, Bernard Burke. Burke's Peerage Limited1878.
  4. Guinness: The 250 Year Quest for the Perfect Pint. Bill Yenne. John Wiley & Sons, 2009. ISBN 0470524170, 9780470524176.
  5. Guinness origins begin to settle (BBC)
  6. 120 ans d'histoire - Chapitre 5
  7. 120 ans d'histoire - Chapitre 5
  8. Guinness: The 250 Year Quest for the Perfect Pint. Bill Yenne. John Wiley & Sons, 2009. ISBN 0470524170, 9780470524176.
  9. Sketch: A Journal of Art and Actuality, Volume 67. Ingram brothers 1909.
  10. 1921-1939. Aventure à travers le monde avec Ernest Guinness.
  11. Armorial Families: A Directory of Gentlemen of Coat-armour, Arthur Charles Fox-Davies, Édition 6, T.C. & E.C. Jack, 1910.
  12. Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage, Volume 40. John Burke, Bernard Burke. Burke's Peerage Limited1878.
  13. Guinness origins begin to settle (BBC)
  14. François Flohic, Souvenirs d’Outre-Gaulle, Paris, Plon, 1979, p. 208 (citant Richard Hayes, Biographical Dictionary of Irishmen in France, Dublin, Gill, 1949, p. 163)
  15. De Gaulle et l'Irlande : un retour aux sources Pierre Joannon. Etudes irlandaises. Année 1990 15-2 pp. 113-125.
  16. Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage, Volume 40. John Burke, Bernard Burke. Burke's Peerage Limited1878.
  17. Guinness origins begin to settle (BBC)
  18. Burke's Genealogical and Heraldic History of Peerage, Baronetage and Knightage, Volume 40. John Burke, Bernard Burke. Burke's Peerage Limited., 1878.
  19. London Gazette n° 31610 p.12889; 21 oct. 1919.
  20. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  21. Glenmaroon House
  22. Sketch: A Journal of Art and Actuality, Volume 67. Ingram brothers 1909.
  23. Sketch: A Journal of Art and Actuality, Volume 67. Ingram brothers 1909.
  24. The Dublin Lockout, 1913: New Perspectives on Class War & its Legacy, Conor McNamara, Padraig Yeates, Merrion Press, 2017. ISBN 1911024825, 9781911024828.
  25. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
  26. Ashford as It Was
  27. Ashford as It Was
  28. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  29. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  30. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  31. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  32. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  33. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  34. Guinness's – 'Steadfast in their loyalty to the British crown'
  35. David Russell Self-Portrait of the Painter, David Russell, Lulu.com, 2009. ISBN 1445249502, 9781445249506.
  36. 1921-1939. Aventure à travers le monde avec Ernest Guinness.
  37. 120 ans d'histoire - Chapitre 5
  38. 120 ans d'histoire - Chapitre 5
  39. C.F. Andrews et E.B. Morgan, Supermarine Aircraft since 1914, Londres, Putnam, 1987, 2e éd. (ISBN 0-85177-800-3).
  40. Temps Perdu
  41. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
  42. Guinness: The 250 Year Quest for the Perfect Pint. Bill Yenne. John Wiley & Sons, 2009. ISBN 0470524170, 9780470524176.
  43. Grandes dames (vendue aux enchères par Christie's)
  44. I Read the News Today, Oh Boy: The short and gilded life of Tara Browne, the man who inspired The Beatles’ greatest song, Paul Howard, Pan Macmillan, 2016. ISBN 1509800050, 9781509800056.
  45. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
  46. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  47. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  48. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  49. décès
  50. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
  51. Wilson, Derek (2004). Oonagh Guinness (1910–1995). Oxford Dictionary of National Biography. OUP. doi:10.1093/ref:odnb/72210.
  52. Luke, Michael (11 August 1995). OBITUARY: Oonagh Oranmore. The Independent.
  53. Wilson, Derek (2004). Oonagh Guinness (1910–1995). Oxford Dictionary of National Biography. OUP. doi:10.1093/ref:odnb/72210.
  54. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  55. Wilson, Derek (2004). Oonagh Guinness (1910–1995). Oxford Dictionary of National Biography. OUP. doi:10.1093/ref:odnb/72210.
  56. [From General Franco to Sgt. Pepper
  57. Wilson, Derek (2004). Oonagh Guinness (1910–1995). Oxford Dictionary of National Biography. OUP. doi:10.1093/ref:odnb/72210.
  58. Les Guinnesses de Joe Joyce (Poolbeg)
  59. Dangerous Muse :The Life Of Lady Caroline Blackwood, Nancy Schoenberger, Groupe d'édition Knopf Doubleday, 2012. ISBN 0307822354, 9780307822352.
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