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                         Antoine Valentin Watigny

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Le capitaine-commandant Antoine Valentin Watigny, un membre de ma famille, dirige le tir sur des bonapartistes au passage de la Bidassoa (1823).

Un des nombreux croquis des Mémoires d'Antoine Valentin Watigny, dont j'ai hérité.

Antoine Valentin Watigny est né le 19 janvier 1773 à Ly-Fontaine (Picardie). Il est décédé à Vendeuil (Picardie), le 12 octobre 1842, à l'âge de 69 ans.


D'origines picardes très modestes, Antoine Valentin Watigny réussit à étudier grâce certainement à des ecclésiastiques qui lui transmettent aussi leurs idées humanistes.

Volontaire de l'An II au 3e bataillon de volontaires de l'Aisne, Watigny rejoint le 7e Régiment d'artillerie à pied et est blessé entre Courtrai et Tournai, à la bataille de Courtrai, remportée par le général Pichegru, sur les armées anglo-autrichiennes les 10, 11 et 12 mai 1794. Il ne va pas cesser de combattre par la suite, même avec les Cent Mille Fils de Saint Louis, en 1823[1][2].


Antoine Valentin Watigny est Capitaine en premier et depuis le 17 septembre 1812, au 8e Régiment d'artillerie à pied[3][4].

Capitaine d'artillerie de 1re classe au 9e Régiment d'artillerie à pied.


Chef de bataillon le 22 mai 1824, à la retraite[5]. Antoine Valentin Watigny compte trente ans de services, vingt quatre campagnes[6].


Chevalier de la Légion d'honneur le 28 septembre 1812[7].

Il est Chevalier des ordres royaux et militaires :

¤ de la Légion d'honneur le 17 février 1817[8].

¤ de Saint Louis le 15 août 1820[9].

¤ et de la Cruz de la Orden de San Fernando de 1ª Clase (Croix d'or de Chevalier de 1re classe de l'Ordre royal et militaire de Saint Ferdinand), le 18 novembre 1823[10].

Une de ses filles, Zoé Henriette Joséphine Watigny entre à la Maison royale de Saint-Denis, le 16 novembre 1935. Depuis 1821, l'organisation des maisons d'éducation est repensée : Saint-Denis est à partir de cette date réservée aux filles d'officiers supérieurs[11].


Blessé d'un coup de sabre à la joue droite à la bataille de Courtrai, remportée par le général Pichegru sur les armées anglo-autrichiennes les 10, 11 et 12 mai 1794.

Blessé d'un éclat d'obus au Siège de Santo Domingo le 23 mai 1808.

Blessé au pied par l'explosion d'un caisson à la Bataille de Lutzen, le 2 mai 1813.

SA FAMILLE[modifier | modifier le wikicode]

Acte de baptême d'Antoine Valentin Watigny venant de son dossier légion d'honneur.

Antoine Valentin Watigny est le fils d'Antoine Valentin Watigny, manouvrier à Ly-Fontaine, et son épouse Marie Angélique Mignot[12]. Antoine Valentin Watigny a deux frères. Son grand-père et son arrière-grand-père qui se prénomment Antoine sont tisserands. Son plus lointain ancêtre connu est Jean Watigny (ca 1610 - avant 1677) qui vit comme ses enfants à Macquigny (duché de Guise).

Antoine Valentin Watigny est donc d'une famille de Picards à l'origine laboureurs qui deviennent très pauvres. Mais ils savent encore souvent signer leur nom, ce qui n'est pas fréquent à l'époque. Son père et ses frères savent lire et écrire.

Antoine Valentin devient capitaine d'artillerie de 1re classe ce qui demande de sérieuses connaissances en mathématiques et géométrie, contrairement aux autres armes. Il écrit ses Mémoires. Son écriture est belle, ses connaissances en orthographe presque parfaites, et il a de bonnes connaissances sur toutes sortes de sujets et beaucoup de centres d'intérêts. Ses réflexions humanistes sur les crimes de guerre bonapartistes auxquels il assiste à Saint-Domingue et juste après la retraite de Russie sont très en avance sur les idées de son temps. Derrière tout ce savoir et ses idées des lumières inhabituels chez les fils de manouvriers on peut en déduire qu'il a été éduqué par un prêtre ou une école proche des idées des Oratoriens.

SES CAMPAGNES DU TEMPS DE LA RÉPUBLIQUE (1793 - 1799)[modifier | modifier le wikicode]


Volontaire de l'An II[modifier | modifier le wikicode]

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Volontaire de l'An II, plus précisément le 21 août 1793 il devient simple soldat au 3e bataillon de volontaires de l'Aisne, à Saint-Quentin. Il va à Guise, puis au cantonnement de Marly. Il ne rejoint pas Les compagnies du 3e bataillon de volontaires de l'Aisne revenues de Saint-Domingue, affectées à l'armée des Côtes de Brest. On lui apprend le maniement de l'artillerie canon. Il y reste jusqu'au 21 décembre 1793[13][14].

Watigny rejoint le 7e Régiment d'artillerie à pied.

Canonnier au 7e Régiment d'artillerie à pied[modifier | modifier le wikicode]

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Servants d'un canon du 7e Régiment d'artillerie à pied.

Le 21 décembre 1793, il est canonnier au 7e Régiment d'artillerie à pied. Il combat entre Courtrai et Tournai, à la bataille de Courtrai, remportée par le général Pichegru, sur les armées anglo-autrichiennes les 10, 11 et 12 mai 1794[15][16]. Il est blessé d'un coup de sabre à la joue droite à cette bataille[17].

SES CAMPAGNES DU TEMPS DU CONSULAT (1799 - 1804)[modifier | modifier le wikicode]

SES CAMPAGNES DU TEMPS DE L'EMPIRE (1804 - 1815)[modifier | modifier le wikicode]

Servants d'un canon du 8e Régiment d'artillerie à pied.

En 1811 il est lieutenant en premier au 8e Régiment d'artillerie à pied[18].

Antoine Valentin Watigny est Capitaine en premier et depuis le 17 septembre 1812, au 8e Régiment d'artillerie à pied[19][20].

Chevalier de la Légion d'honneur le 28 septembre 1812[21].

Campagne de Saint-Domingue[modifier | modifier le wikicode]

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Blessé d'un éclat d'obus au Siège de Santo Domingo le 23 mai 1808.

La campagne de Russie (1812)[modifier | modifier le wikicode]

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Colonel et chef de bataillon d'artillerie à pied en 1812[22].

Peut-on parler de Bataille de la Bérézina ??? Antoine Valentin Watigny passe deux jours et deux nuits à effectuer le passage et deux jours de l'autre côté. Il parle de passage de la Bérézina, de 25.000 hommes qui périssent, de nombreux prisonniers... mais pas vraiment d'une bataille[23]. C'est plutôt un massacre ou le début d'un massacre, quoique les morts sont surtout dus aux désertions, au froid, à la faim, au typhus...

Les 27 et 28 novembre, les débris du 8e Régiment d'artillerie à pied encore opérationnelles luttent avec les maréchaux Oudinot et Victor pour permettre à l'armée débandée de franchir la Bérézina. Le 26 au matin, la garde dispose encore de 40 canons. Ils sont mis en batterie pour protéger le travail des pontonniers. Dans l’après-midi du 26, la garde franchit le fleuve, et derrière elle, l’artillerie. Le 28 cette dernière ouvre le feu par dessus la rivière contre l’artillerie de Wittgenstein. Ce seront les deniers coups de la campagne[24].

Après, ce n'est plus que le récit de la longue fuite vers le Niemen, d'une armée en déroute, assaillie par les cosaques et mourant de froid et de faim. Le 29 novembre, le froid atteint moins 24°C. Les chevaux meurent de froid, les cavaliers démontés marchent, les canons, quant à eux, faute d'attelage, sont abandonnés. L’Empereur lui-même a quitté son armée le 5 décembre. Wilna, Koenigsberg, Dantzig sont successivement atteintes mais il est hautement illusoire de s’essayer à retracer un quelconque itinéraire: l’armée n’existe plus[25].

Campagne d'Allemagne (1813)[modifier | modifier le wikicode]

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Blessé au pied par l'explosion d'un caisson à la Bataille de Lutzen, le 2 mai 1813.

Campagnes de 1814 et 1815[modifier | modifier le wikicode]

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Fin du siège de Magdebourg (1814)[modifier | modifier le wikicode]

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La garnison de Magdebourg en 1814.

Antoine Valentin Watigny est lors du premier retour de Louis XVIII en France à Magdebourg, capitale du Land de Saxe-Anhalt, sur les rives de l'Elbe, assiégée par les troupes prussiennes depuis le 15 septembre 1813[26]. Il est officier au 16e et la 26e au parc général à Magdebourg[27]. Au niveau de la garnison, nos alliés westphaliens, saxons, croates et espagnols désertent. Les Français les fusillent beaucoup, puis livrent le reste à nos ennemis. Une potence est dressée sur une des places de la ville. Des habitants suspects d'embauchage sont pendus[28].

Watigny soutient à cette époque l'attaque d'un village près de Magdebourg avec deux obusiers. La cavalerie prussienne fuit. Nos soldats pillent le village, emmènant tous les bestiaux, le grain, les fourrages ne laissant aux malheureux habitants que leurs yeux pour pleurer[29].

Après l'abdication de Napoléon, la garnison regagne la France avec armes et bagages. Watigny fait partie de la première des trois divisions qui quitte la ville pour se rendre à Metz. Il parle de :

... beaucoup de rixes au passage du Rhin, rencontre avec les troupes prussiennes près de Düsseldorf, quelques paires de soufflets échangés[30].

La paix ?[modifier | modifier le wikicode]

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Le régiment est réorganisé à Douai, le 1er septembre 1814, par le général Zaviel, et l'on y verse quatre compagnies du 9e régiment licencié[31]. Le même jour il es descendu de classe de capitaine[32].

Le 3 février 1815, le 8e d'artillerie quitte Douai pour se rendre à Rennes[33]. Il est employé à l'arsenal de Douai pendant deux mois. Mais il est finalement réintégré pour aller prendre le commandement de la 2e compagnie du 8e Régiment d'artillerie à pied, à Laon.

Il retrouve dans cette ville son ancien colonel Pierre-Louis-Auguste Caron, qui commande en chef l'artillerie du corps d'armée. Il se félicite de l'avoir sous ses ordres[34]. Il est Picard, comme lui. Ils ont fait la campagne de Russie et il a été blessé à la bataille de Lützen, comme Watigny.

Campagne de Belgique (1815)[modifier | modifier le wikicode]

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Watigny est à la bataille de Fleurus (Ligny).

Watigny commande la 2e compagnie du 8e Régiment à Waterloo.

Les guerres napoléoniennes recommencent, cette fois-ci contre la Septième Coalition, au retour de l'Empereur. Antoine Valentin Watigny, rétrogradé par les Bourbons capitaine en second, au 8e Régiment d'artillerie à pied, quitte Laon pour aller combattre à la bataille de Fleurus (16 juin 1815), plus connue sous le nom de bataille de Ligny. Il tire seulement quelques coups de canon couché sur le champ de bataille. Mais le lendemain de la bataille il retrouve son grade de Capitaine en premier.

Antoine Valentin Watigny est présent à la bataille de Mont-Saint-Jean, dite de Waterloo[35]. Dix compagnies (de 1 à 10) font partie du 6e corps (général comte Lobau, de Phalsbourg) et prennent part, le 18 juin, à la bataille de Waterloo, où leur valeur et leur abnégation est exemplaire [36].

Watigny écrit :

Vuidé mes caissons de pied ferme. Envoyé officiers, sous-officiers du train à la réserve pour avoir des munitions par trois fois... point de réserve... point de retour, le désordre était déjà sur le derrière de l'armée. Plusieurs batteries ont eu le même sort.

L'ennemi n'a pas eu de mal à nous charger. Au soleil couchant n'ayant plus aucun coup de canon à tire, mon général est venu lui-même dans la batterie pointer quelques coups de canon, me disant Watigny nous sommes perdus, n'ayant plus rien dans nos caissons, impossible de tirer. Nous battons en retraite (on entend crier "Sauve qui peut"). Je croyais ce jour là aller manger la soupe à Bruxelles. J'ai encore perdu à cette bataille mon porte-manteau. J'étais de pied ce jour là. J'ai enfourché un mauvais cheval du train, qui m'a abîmé le faissier en arrivant à Charleroy, par une déroute que les cuirassiers français ont encore crié : "Sauve qui peut", pendant que l'ennemi était plus de vingt lieues derrière nous. C'était encore pour faire les cosaques où ils ont jetté encore leurs cuirasses, la route depuis Charleroy jusqu'à Mézières en était couverte, chose qui m'a été très sensible car j'avais été à l'arsenal de Douay pour recevoir toutes ces cuirasses [37].

Napoléon au soir de la défaite de Waterloo du 18 juin 1815, face a la débâcle de son armée.

En ces lieux, le 18 juin 1815, les 1er et 2e Compagnies du 8e Régiment d'artillerie à pied du Colonel Caron ont appuyé de leurs feux efficaces le 6e Corps d'Armée français.

Napoléon au soir de la défaite de Waterloo du 18 juin 1815, face a la débâcle de son armée. Watigny parle de soldats fuyant en criant Sauve qui peut.

DU TEMPS DE LA RESTAURATION (1816 - 1824)[modifier | modifier le wikicode]

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Régiment de Rennes[modifier | modifier le wikicode]

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1816-1820. Artillerie à Pied. Colonel en tenue de Ville, Capitaine-Commandant en grande tenue.

A la seconde Restauration, son régiment est licencié en novembre 1815. Antoine Valentin Watigny est licencié le 15 avril 1816[38].

Watigny est remis en activité comme capitaine d'artillerie de 1re classe dans un nouveau régiment d'artillerie à pied, sous le titre de régiment de Rennes le 15 avril 1816[39]. Il tient garnison à Rennes (1816-1819). Ses compagnies sont formées par des canonniers appartenant aux cinq départements de Bretagne (Ille-et-Vilaine, Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan et Loire-Inférieure) et par ceux provenant du département de la Manche. L'établissement de ce nouveau 8e régiment d'Artillerie date du 21 mai 1816. Son colonel est Jean-Baptiste-Charles Gauldrée-Boilleau, futur général et Directeur de Polytechnique[40].

Watigny est Chevalier des ordres royaux et militaires de la Légion d'honneur, le 17 février 1817[41], et de Saint Louis le 15 août 1820[42].

Toulouse[modifier | modifier le wikicode]

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Le 16 août 1820, son régiment il redevient le 8e Régiment d'artillerie à pied, et tient garnison à Toulouse (1820 - 1825).

Il est caserné à Toulouse (1819 - 1820), où il est capitaine[43].

Les Cent Mille Fils de Saint Louis (1823)[modifier | modifier le wikicode]

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Watigny commande une batterie au siège de Pampelune.

Le duc d'Angoulême lors de l'intervention française en Espagne.

Le général Armand Charles Guilleminot, comme Chef de son état-major général, lui précise que le duc d'Angoulême l'autorise à porter la Croix d'or de Chevalier de 1re classe de l'Ordre royal et militaire de Saint Ferdinand.

En 1820, le roi d'Espagne Ferdinand VII doit faire face à un soulèvement populaire conduit par les libéraux. Ce mouvement révolutionnaire lui reproche l'absolutisme de son pouvoir et les nombreuses répressions à l'encontre des libéraux. Ferdinand VII doit alors se soumettre, et remettre en vigueur la Constitution de 1812 et ainsi confier le pouvoir à des ministres libéraux.

Le 8e Régiment d'Artillerie, reconstitué, prend part à la campagne d'Espagne en 1825, campagne destinée à replacer sur son trône le roi Ferdinand VII, déposé par les Cortès et interné à Cadix. Louis XVIII annonce le 28 janvier 1823, que cent mille Français sont prêts à marcher en invoquant le nom de Saint Louis pour conserver le trône d'Espagne à un petit-fils d'Henri IV. Les Espagnols appellent l'armée française : los Cien Mil Hijos de San Luis (les Cent Mille Fils de Saint Louis). Le corps expéditionnaire français comporte en réalité 95 000 hommes.

Les Bourbons sont contraints par la logique des relations internationales établie par le Congrès de Vienne et élaborée par Metternich, d'intervenir en Espagne. Le congrès de Vérone en effet exige de la France qu'elle rétablisse sur son trône le roi d'Espagne Ferdinand VII renversé par cette insurrection menée par les Cortes. Immédiatement, onze compagnies du 8e Régiment d'artillerie à pied sont concentrées à Bayonne[44].

Cette expédition est une véritable promenade militaire: l'argent de la corruption taille en effet des coupes claires dans les rangs de l'armée espagnole. C’est la 3e Compagnie du 8e Régiment d'artillerie à pied qui tire le premier coup de canon de la campagne le 6 avril 1823.

Dès le 7 avril, l'armée des Pyrénées pénètre en Espagne, où elle elle est bien accueillie. Cette campagne militaire est un test pour le Régime, puisqu’il s’agit de s’opposer aux menées séditieuses du colonel Fabvier, un bonapartiste réfugié en Espagne qui entend rallier l’armée à son combat, en vain puisque les boulets du 8 dispersent rapidement ses maigres troupes[45].

Quatre compagnies font partie du premier corps commandé par le maréchal Oudinot qui a repris du service sous le nouveau régime. Elles participent au combat de Logroño le 18 avril. Les 1re, 2e, 5e, 6e, 7e et 11e batteries du 8e Régiment d'artillerie à pied participent au Siège de Pampelune.

Puis le 1er Corps prend le chemin de Madrid, entre le 9 mai à Burgos, et le 24 dans la capitale espagnole.

Puis, sous les ordres du Général Bourke, elles assistent au siège de La Corogne. Commencé le 6 août, le siège est interrompu le 12 : les batteries d'artillerie ont déclenché un incendie dans la ville tant et si bien que les habitants imposent aussitôt la reddition à la garnison[46][47].

Le 30 août, les compagnies du 8e Régiment d'artillerie à pied soutiennent de leur feu les colonnes d'assaut lancées sur la position du Trocadéro qui défend Cadix. Cette dernière n'a plus alors qu'à se rendre. Ferdinand VII est libéré, ce qui met un terme à la campagne.

L'armée française, en imposant une série de revers aux partisans des Cortes, conduit ces derniers à se montrer plus accommodant. Dès que le monarque libéré retrouve son trône, la guerre civile s'éteint d'elle-même.

Le duc d'Angoulême qui a dirigé cette campagne rentre en France le 23 novembre avec la majeure partie des troupes[48].

En réalité, nos soldats ont peu à livrer en Espagne de ces luttes qui ont illustré précédemment nos armes. Sauf quelques sièges, la plupart des opérations sont plutôt des escarmouches, des combats partiels où le rôle de l'artillerie se trouva nécessairement réduit. D'ailleurs, les Espagnols, monarchistes et constitutionnels, se querellent entre eux. La présence de nos soldats, en infligeant aux partisans des Cortès de sérieux échecs, met tous les partis d'accord.

Les quatre compagnies du 8e Régiment d'Artillerie, employées à l'armée d'Espagne, rejoignent à Toulouse la portion principale du régiment à la fin du mois de décembre 1823[49]. Mon parent, Watigny aussi rentre aussi dans ses foyers à Toulouse, où sa femme est enceinte.

Le général Armand Charles Guilleminot, comme Chef de son état-major général, précise à mon parent Antoine Valentin Watigny que le duc d'Angoulême l'autorise à porter la Cruz de la Orden de San Fernando de 1ª Clase (Croix d'or de Chevalier de 1re classe de l'Ordre royal et militaire de Saint Ferdinand), le 18 novembre 1823[50].

Le corps expéditionnaire français en Espagne en 1823.

SA RETRAITE (1824 - 1842)[modifier | modifier le wikicode]

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Sa retraite[modifier | modifier le wikicode]

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Acte de décès d'Antoine Valentin Watigny.

Antoine Valentin Watigny passe sa retraite d'abord à Ly-Fontaine, puis à Vendeuil (Picardie), où naît son premier fils, Louis Charles Eugène Watigny, le 28 juillet 1825.

Antoine Valentin Watigny touche une pension[51] de 1.800 francs pour 50 années et 4 mois de campagne[52]. Les années en campagne comptent double, en réalité trente ans de services, vingt quatre campagnes[53]. Du fait d'une ordonnance royale il est chef de bataillon à la retraite. Il touche 1.800 francs auxquels s'ajoutent ses pensions pour ses médailles.

Watigny décède à Vendeuil le 12 octobre 1842.

Son mariage (1824) et ses six enfants[modifier | modifier le wikicode]

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Église et cimetière de Vendeuil.

Portrait d'une élève la Maison royale de Saint-Denis. Elle porte la médaille d'honneur.

Antoine Valentin Watigny se marie à Louise Jeanne Woinson, le 3 août 1824, à Ly-Fontaine (Picardie)[54]. C'est une fille d'ouvrier qui va les suivre à Ly-Fontaine. Elle est d'origines bretonnes, car son régiment à Rennes est recrée avec des futurs canonniers appartenant aux cinq départements de Bretagne[55]. Il se peut qu'ils vivent déjà maritalement à Rennes. En tous les cas elle est conçue à Toulouse quand il y est capitaine au 8e Régiment d'artillerie à pied, juste avant l’expédition d’Espagne menée en avril 1823. Ils ont six enfants, dont :


¤ Zoé Henriette Joséphine Watigny, née le 16 janvier 1824, à Toulouse. Elle entre à la Maison royale de Saint-Denis, le 16 novembre 1935, car Fille d'un chevalier, père de six enfants, ancien chef d'un bataillon d'artillerie ; il compte trente ans de services, vingt quatre campagnes[56]. En 1821, l'organisation des maisons d'éducation est repensée : Saint-Denis est à partir de cette date réservée aux filles d'officiers supérieurs[57].


¤ Louis Charles Eugène Watigny, né le 28 juillet 1825, à Vendeuil (Picardie), marié à Marthe Sophie Rosa Azambre, le 29 décembre 1877, à Moÿ-de-l'Aisne[58]. Il est Capitaine d'artillerie de 1re classe au 6e Régiment d'artillerie à pied et Chevalier de la Légion d'honneur. De Cologne, où il est prisonnier, il signe la pétition à M. le Rédacteur en chef de L'Indépendance, qui suit :

Les officiers français, soussignés, prisonniers à Cologne, sont résolus à ne prêter jamais et sous aucun prétexte leur concours à une restauration de la famille impériale... [59].

Louis Charles Eugène Watigny décède le 28 octobre 1888[60].

NOTES ET RÉFÉRENCES[modifier | modifier le wikicode]

  1. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  2. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  3. Annuaire de l’état militaire de France, Levrault, 1824.
  4. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  5. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  6. Projet de loi ... portant fixation du budget général de l’exercice, France. Ministère des finances, Imprimerie nationale, 1836, p.956.
  7. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  8. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  9. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  10. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  11. Rebecca Rogers, Les Demoiselles de la Légion d'honneur, Plon, 1992 (ISBN 2-259-02029-1).
  12. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  13. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  14. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  15. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  16. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  17. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  18. Etat militaire du Corps.. de l'artillerie de France, Didot, 1811. p.356.
  19. Annuaire de l’état militaire de France, Levrault, 1824.
  20. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  21. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  22. Carle Vernet, La Grande Armée de 1812.
  23. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  24. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  25. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  26. Alain Pigeard, Dictionnaire des batailles de Napoléon, Tallandier, 2004. p. 509. (ISBN 2-84734-073-4).
  27. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  28. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  29. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  30. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  31. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  32. Base léonore Antoine Valentin Watigny
  33. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  34. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  35. Waterloo et les 100 Jours et 45 800 soldats
  36. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  37. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  38. Base léonore Antoine Valentin Watigny
  39. Base léonore Antoine Valentin Watigny
  40. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  41. Mémoires d'Antoine Valentin Watigny
  42. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  43. Annuaire officiel de l’armée française, Ministère de la guerre 1820. p. 485.
  44. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  45. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  46. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  47. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  48. Historique du 8ème Régiment d'artillerie
  49. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  50. Base Leonore, Dossier : LH/2748/80
  51. Est-ce l'un des Vôtres ?
  52. Bulletin des lois de la République Française, Éditeur la République, p. 36 et 37.
  53. Projet de loi ... portant fixation du budget général de l’exercice, France. Ministère des finances, Imprimerie nationale, 1836, p.956.
  54. (AD 02. 5Mi1469 - 1790 - 1832)
  55. Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée, Charles Sadoul, Société d'archéologie lorraine. Berger-Levrault (Nancy) : 1912.
  56. Projet de loi ... portant fixation du budget général de l’exercice, France. Ministère des finances, Imprimerie nationale, 1836, p.956.
  57. Rebecca Rogers, Les Demoiselles de la Légion d'honneur, Plon, 1992 (ISBN 2-259-02029-1).
  58. (AD 02. 5Mi1449 - 1870-1879)
  59. L'Armée et Napoléon III. Protestations des officiers français contre la restauration bonapartiste, France. Armée, 1871.
  60. Louis Charles Eugène Watigny
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